Lettre-Ouverte à Monsieur le Président de la République

Monsieur Emmanuel MACRON
Président de la République
Palais de l’Elysée
55 rue du faubourg Saint-Honoré.
75008 Paris

Monsieur le Président,

Le 11 avril 2016 je vous faisais parvenir, après votre passage sur France2 un courrier, resté sans écho de votre part, dans lequel j’écrivais :

 

« Je vous ai écouté sur France2, hier soir, avec tout l’intérêt que l’on doit porter à toutes les personnes porteuses d’initiatives qui ont l’ambition de créer une rupture avec la lente, mais certaine, dérive de la France vers le totalitarisme, le néant.

 

Je vous ai écouté toutefois, sans perdre de vue que vous êtes issu de l’ENA dont je souhaite quant à moi la suppression, et de facto, avez été haut fonctionnaire. Je ne peux également pas, sans vous faire pour autant un procès d’intention, oublier que vous avez appartenu à la Banque Rothschild. Cela comme le président Pompidou qui en déclarant «Je veux une France en cols blancs» a porté un coup bas à l’apprentissage. Ce dont le Pays et les jeunes subissent encore aujourd’hui les désastreuses conséquences.

 

En septembre 2016 je vous ai transmis, comme à tous les candidats  potentiels, un autre envoi. Ce dernier n’a pas, comme le précédent, justifié de réponse de votre part.

 

Il énonçait les réserves émises par nombre de Français et cela ne vous concernait pas uniquement :

 

«Aujourd’hui, alors que se révèlent les ambitions présidentielles, quel que soit l’Homme providentiel ou la Femme providentielle – même en dehors du personnel politique – qui serait paré de toutes les vertus démocratiques et morales, des compétences nécessaires et indispensables, l’on peut affirmer que Il ou Elle ne serait pas en capacité de faire bouger « les lignes »et de faire renaître la confiance si les réformes institutionnelles indispensables présentées, depuis 1989, par l’association Blanc c’est exprimées ne sont pas votées.»

 

Elles touchent, toutes, en fait, à la Démocratie.

 

C’est au titre de la démarche qui est la mienne depuis 1989 au sein de l’association citoyenne «non partisane» Blanc C’est Exprimé que je vous fais parvenir cette «lettre-ouverte.» Pour les raisons évoquées plus avant, elle ne justifie pas de réponse de votre part autre que celles d’actes qui aillent dans le sens, du respect des Citoyens, dans un esprit d’équité et de solidarité.

 

En effet, malgré le souhait que je forme pour que la France se redresse, je regrette, que la confiance que j’appelais de mes vœux pour que la Démocratie reprenne des couleurs et pour que le Pays connaisse le redressement annoncé, soit fortement ébranlée depuis votre avènement.

 

Comment en serait-il autrement après la nomination d’un politicien fonctionnarisé Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur qui, peu de temps auparavant, s’était tristement illustré en déclarant, de manière indécente, dans le contexte social, «qu’il vivait un « cauchemar » depuis que son salaire a été réduit à… 4000 euros!» Conséquence de son absentéisme…qui le plaçait pourtant de facto en situation de suspicion d’emploi fictif !

 

Comment en serait-il autrement après la déclaration du premier ministre concernant «la grande surprise qui a été la vôtre – alors que vous participiez au gouvernement qui l’a présenté – à l’annonce de la découverte du déficit abyssal «du budget insincère» qui oblige à remettre à plus tard certaines des réformes annoncées.

 

Comment en serait-il autrement lorsque, sur le plan institutionnel, après votre annonce, lors du Congrès de Versailles, donnant beaucoup d’espoirs aux Régions et à leurs habitants, de la tenue d’une «conférence des territoires» afin de conclure «de vrais pactes girondins» – donc en opposition avec la gouvernance jacobine centralisatrice si destructrice pour le Pays et toutes les décisions que vous avez prises portant atteinte à l’autonomie et à la gouvernance des Régions.

 

Comment en serait-il autrement après l’augmentation de la CSG qui touche les retraités au même moment où est fait un cadeau «royal et peu républicain» avec la suppression de l’ISF sans contreparties citoyennes?

 

Comment en serait-il autrement après la suppression de la taxe d’habitation qui touche les recettes budgétaires des Collectivités locales qui ne manqueront pas de rechercher des compensations avec des augmentations d’impôts pour les…contribuables?

 

Au nombre des propositions présentées par l’association Blanc C’est Exprimé, pour redonner confiance aux citoyens, figurait «l’inéligibilité à vie.»

 

Or le retrait de la proposition de loi, touchant à l’obligation d’un casier judiciaire vierge, au motif  qu’elle comportait… un « risque d’inconstitutionnalité (*) par ouvrait grande la porte à une autre proposition faite par l’association. A savoir «l’interdiction faite aux deux Chambres de voter des lois d’amnistie, en faveur de leurs pairs.»

 

La démocratie repose sur la confiance que doivent avoir les citoyens dans leurs Institutions et la Classe politique. Je souhaite quant à moi que celle-ci revienne en France qui est aujourd’hui classée comme étant une «Démocratie imparfaite…»

 

En politique, dans le monde de l’économie, des médias  ou dans la société, la confiance ne se décrète pas. Elle se mérite.

Je reste à votre entière disposition.
Je vous assure, Monsieur le Président de la République, de mon respect citoyen.
Gérard Gautier
Saint-Brieuc 7 novembre 2017

(*) http://www.blanccestexprime.fr/?p=886

Ancien Conseiller Régional de Bretagne
Président Association «Blanc c’est Exprimé»
18 rue de Penthièvre 22000 Saint-Brieuc – Téléphone  02.96.33.50.34
Site: www.blanccestexprime.fr   Courriel : servicecompris@wanadoo.fr

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétaire depuis 40 années.

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