Leurs objectifs et notre réalité

Recherche menée par Robert Gil

objectifComment voulez-vous qu’une Europe dont l’économie est basée sur le système économique de l’école de Chicago de Milton Friedman, et dont les brillants effets ont été testés grandeur nature au Chili durant les années Pinochet, avec les résultats dévastateurs que l’on sait, puisse apporter une solution à l’avenir de l’humanité ? C’est impossible. Le système est vicié à la base. Dépecer l’Etat pour tout confier « au marché » ne marche que dans les esprits lobotomisés des fervents défenseurs du système capitaliste !

Baser son économie sur l’argent dette, et sur une croissance exponentielle continue dans un monde aux ressources finies, est le comble de l’absurdité. Dans un tel système, ceux qui s’enrichissent sont ceux qui sont déjà très riches. Et on ne dira pas comment leur grande richesse leur est parvenue. Il y aurait dans ce domaine une bonne recherche à faire avec au bout certainement des surprises pas spécialement glorieuses, comme disait Balzac : « derrière chaque fortune il y a un crime ! »

C’est une évidence tellement manifeste que l’on peut se poser la question de savoir pourquoi des gens pourtant intelligents poursuivent envers et contre tout cette fuite en avant ? La réponse est simple, et malheureusement assez simple : l’objectif de ces gens n’est pas et n’a jamais été la prospérité de leurs peuples respectifs, malgré toutes leurs déclarations hypocrites depuis des décennies. Si tel avait été le cas, il y a longtemps que nous devrions être dans une prospérité extraordinaire. Mais comme de toute évidence c’est exactement le contraire qui se passe, c’est que ces gens nous ont menti et continuent à nous mentir pour justifier leur spoliation des peuples. Et le mot n’est pas trop fort.

Les politiciens et économistes en tout genre sont au service d’une oligarchie dont l’ambition finale est de mettre le monde en coupe réglée. Leur finalité est d’emmagasiner toujours plus d’argent, plus de pouvoir, quitte à mettre à feu et à sang la planète, afin de pouvoir régner sur une population d’esclaves à leur service. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à organiser le chaos, qu’il soit économique, social, religieux ou politique. Car c’est en plongeant les masses dans le chaos que les élites peuvent profiter de leurs positions et perpétuer leurs privilèges.

Toutes ces « crises », économiques et financières, politiques ou sociales, lorsqu’elles ne sont pas créées artificiellement, ou méthodiquement organisées, sont récupérées par le système à son avantage. L’on fait croire aux peuples que tout ceci est dû à la conjoncture internationale, et que malgré tous les efforts des classes dirigeantes, il s’agit d’une fatalité qui dépasse les clivages habituels, ce que s’empresse de démontrer les nouveaux gouvernements. Et les médias aux ordres confirment cette réalité en organisant de nombreux débats avec de nombreux experts : experts de l’ordre établi, évidement ! Alors que la réalité est encore une fois beaucoup plus simple, c’est tout simplement la lutte des classes, le capital contre le travail, la rente contre les peuples.

Il nous appartient de nous réveiller, de rejeter massivement ce qui n’est en aucun cas une fatalité, mais une volonté délibérée de nuisance de la part de cette oligarchie. Refusons ces diktats, établissons un autre type de société basé sur un autre paradigme, qui met les êtres humains, tous les êtres humains, et leur épanouissement sur tous les plans, au centre des préoccupations, et non l’enrichissement exponentiel et crapuleux d’une toute petite minorité d’individus.

Si nous ne faisons rien, l’adversaire, lui, fait son travail. Et il sera trop tard, lorsqu’il aura verrouillé son système, de se mettre à gémir et dire : « Ah si on avait su ! » Mais vous saviez et vous n’avez pas bougé. Ensuite il sera trop tard pour se plaindre, et il vous faudra supporter les conséquences de vos actes, de votre passivité, de votre résignation. Ce ne sera pas la faute des autres, non, ce sera votre faute !

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