Petit abécédaire de Sarkozy

En quelques mois de campagne puis 5 ans de mandat, Sarkozy nous aura tout fait et tout dit. Tout et le contraire de tout, en surfant au gré des sondages ou de ses difficultés sur les thèmes les plus divers. Président, Premier ministre, titulaire de tous les portefeuilles gouvernementaux, il s’est mêlé de tout, souvent à contretemps, presque toujours de manière inefficace, exception faite des cadeaux à ses amis du grand capital. Retour alphabétique sur l’avènement du sarkozysme et sa désastreuse gestion du pays…

A    Abrutis : tous ceux qui entourent Sarkozy. / Agressivité : une constante de l’attitude présidentielle, maintes fois illustrée par Le Canard Enchaîné, vis-à-vis des adversaires politiques, mais aussi des collaborateurs. / Augmentation : 172 % pour le locataire de l’Élysée, à comparer avec les 5 à 7 % reçus par les Français durant le quinquennat. / Autosatisfaction : un numéro bien rôdé qui ouvre tous les Conseils des ministres sous les regards ironiques.

B    Barthes Roland : célèbre essayiste que Sarkozy confond manifestement avec un footballeur chauve : chacun ses valeurs ! / Berlin : Sarkozy a prétendu s’y être rendu dans les premières heures de la chute du Mur alors qu’il n’y est allé qu’une semaine plus tard. / Bras d’honneur : celui que Sarkozy a fait symboliquement aux classes populaires depuis son entrée en fonction. / Botaniste : un talent caché de Sarkozy ; c’est grâce à lui qu’il a séduit Carla, impressionnée d’apprendre qu’en latin rose se dit « rosa » et tulipe « tulipa » !

C    Connards : tous ceux qui entourent Sarkozy. Mais aussi les Bretons, et les fonctionnaires, et l’ensemble des corps intermédiaires. / Carla la Collectionneuse : après avoir épinglé de très nombreux mâles du show-biz et de la Jet Set, il lui manquait un président. Question : acceptera-t-elle de rester au côté d’un « loser » ? / Chouchou : surnom donné à son homme par la Première Nunuche de France ; ridicule, certes, mais plus gentil que le sobriquet dont les Chinois ont affublé Sarkozy : « Sha Ke ki » (l’idiot en colère) ! / Chanoine de Saint-Jean de Latran : titre reçu par Sarkozy à Rome, comme quoi on accepte n’importe qui parmi les dignitaires de l’Église ! / Culture de Sarkozy : comme la confiture, moins il en a, plus il l’étale ! / Clipperton : île du Pacifique et panier de crabes (ils sont 11 millions) où des millions de Français rêvent d’envoyer Sarkozy comme gouverneur des crustacés.

D    Débiles : tous ceux qui entourent Sarkozy. / Dictateurs : « Ah, qu’il est bon de recevoir des amis chez soi ! » Ainsi devait penser Sarkozy en recevant en grandes pompes Bongo, Khadafi ou El Assad ; ce dernier a même eu droit à la tribune d’honneur le 14 juillet. / Dreyer : officiellement, le cinéaste favori de Sarkozy ; on ne rigole pas ! / Dépendance : comme le pouvoir d’achat et la lutte contre le chômage, dossier remis aux calendes grecques. / Dette : la spécialité de Sarkozy ; rappelons que les trois périodes au cours desquelles la dette a le plus enflé en France sont à mettre à son actif, comme ministre du Budget de Balladur, ministre des Finances de Raffarin, et président de la République.

E    Epad : établissement public soumis en 2009 à une tentative de népotisme ; ce que l’on a raté : 115 millions d’euros de budget confiés à un gamin à peine sorti de son youpala. / Etec : grâce à l’un de ses Falcon, le frère du précédent a bénéficié d’un rapatriement sanitaire depuis l’Ukraine ; coût net de l’opération pour les contribuables français : 33 000 euros, la tourista la plus chère de l’histoire. / Environnement : après l’avoir jouée verte pour draguer les écologistes et vendre son « Grenelle », Sarkozy a sifflé la fin de la partie en 2010 : « L’environnement, ça suffit ! » a-t-il à des agriculteurs, ravis de pouvoir garder leur 3e place mondiale en matière d’épandage de pesticides.

F     Fait divers : l’occasion pour Sarkozy de manifester sa compassion et de pondre une nouvelle loi sécuritaire ; problème : malgré l’arsenal répressif, rien ne s’arrange ! / Fouquet’s : inutile de présenter ce bistrot « populaire » (Estrosi dixit) où l’on se retrouve entre potes pour écluser une mousse après la journée de turbin. / Fessenheim : très vétuste et située sur une ligne de faille exposée aux séismes, la centrale atomique que le monde entier nous envie ! / Fatitude : ce mot, employé durant la campagne de 2007 par Sarkozy pour « fatuité » a été totalement passé sous silence par la presse qui, à la même époque, se moquait abondamment de la « bravitude » de Royal.

G    Giulia : sa naissance devait rapporter, selon les échotiers, deux à trois points dans les sondages ; ils n’ont pas frémi d’un iota. / Guy Môquet : sa lettre devait être lue dans tous les collèges de France à la demande de Sarkozy. Qui s’en souvient encore ? / Gamelle électorale ou le refrain du mandat : gamelle des régionales, gamelle des municipales, gamelle des cantonales, gamelle des sénatoriales. Sarkozy, roi de la gamelle !

H    Héros de guerre, à l’image de ce grand-père dont Sarkozy a affirmé au moins en deux occasions qu’il avait combattu en 14-18 alors que ce brave homme avait été réformé. / Héritation : mot employé par Sarkozy durant la campagne 2007 à la place d’« héritage ».

I     Imbéciles : tous ceux qui entourent Sarkozy. / Insultes, injures : le quotidien de Sarkozy si l’on en croit les propos rapportés par la presse. Inondations : sans doute un bienfait de la nature pour Sarkozy qui déclarait en 2009 « Il faut rendre constructibles les terrains inondables ». Un avis depuis largement partagé par les victimes de Xynthia.

J     Johnny : exilé fiscal en Suisse et néanmoins ami du président, imposé par Sarkozy pour le concert du 14 juillet 2009 ; coût pour les contribuables : 500 000 euros ! / Jatte : île de Neuilly où, au mépris de la loi SRU, Sarkozy le maire a cédé à prix d’ami à Mme Lasserre, promotrice immobilière, un terrain en vue de construire une luxueuse résidence ; après quoi, Sarkozy le client a acheté là un superbe duplex également à prix d’ami. Elle n’est pas belle, la vie ? / Jambes : celles de Lucky Luke sont arquées ; celles de Sarkozy sont panardes : chacun sa croix !

K    Karachi : la belle affaire que voilà, avec toute une brochette d’anciens et actuels amis de Sarkozy, déjà mis en examen ou appelés à l’être.

L    Limogeage : il est comme cela, Sarkozy, dès qu’il y a un poil de travers, il lui faut un bouc émissaire. Exemples les plus marquants : le préfet de la Manche, coupable de n’avoir su empêcher quelques cris de manifestants de titiller sa présidentielle oreille : dehors ! Ou bien encore le chef de la Sécurité en Corse, coupable d’avoir laissé piétiner la pelouse de l’ami Clavier : dehors ! / Loi Littoral : pourquoi sauvegarder nos côtes alors qu’on peut les livrer aux bétonneurs ? Rien n’est encore fait, mais le projet est toujours dans les cartons de Sarkozy.

M   Menteur, Manipulateur, Mesquin, Mystificateur, Méprisant, Mégalomane : tout Sarkozy est là, dans ce sixtique. Sarko 6 M, en quelque sorte ! / Mis en examen : mieux vaut, pour ne pas l’être, éviter de fréquenter Sarkozy car autour de lui, ça tombe comme à Gravelotte ; et encore a-t-il, via la Chancellerie, gardé la main sur le frein des poursuites ! / Matamore : le héros sur lequel Sarkozy a manifestement calqué ses attitudes et son discours. / Merkel : maîtresse d’un animal de compagnie très docile dont la race rime avec son nom, teckel ; tous les deux adorent la Franc Fort !

N    Nuls : tous ceux qui entourent Sarkozy. / Néandertaliens : en visite à Lascaux en 2010, ce sont leurs œuvres que Sarkozy a cru admirer ; embêtant d’étaler sa culture en disant une ânerie, les peintures pariétales du site ont été réalisées par des hommes de Cro-Magnon. /  Neuilly : sorte de ghetto banlieusard défavorisé d’où est sorti l’homme du Peuple Sarkozy.

O    Obama : sorte de cauchemar pour Sarkozy car l’homme est grand par la taille et, malgré ses échecs, reste grand sur le plan politique.

P     Périnée : à l’instigation de Carla, Sarkozy a musclé le sien. Nous avons tous été ravis de l’apprendre car ça  nous a aidé à oublier que le chômage continuait de monter. / Patek Philippe : épinglé pour sa Rolex exhibée de manière ostentatoire, Sarkozy s’est résolu à acheter la montre du pauvre, une bricole à… 40 000 euros. / Psychopathe : rien à voir avec le sujet. Quoi que… / Peuple : plus on en parle, moins on le sert ! / Philatélie : passion de Sarkozy quelque peu passée au second plan depuis 2007, ce qui n’a pas empêché des mauvaises langues de le trouver quand même timbré !

Q    Qatar : les nouveaux grands amis de Sarkozy, toujours prêts à mettre la main aux pétrodollars pour aider. La preuve : grâce à eux, le PSG, club préféré du président, est désormais capable de battre Ajaccio ou Dijon !  

R    Rolex : avant la Patek, c’est une montre de cette marque que portait fièrement Sarkozy. Ce qui prouve que la beauferie a aussi ses codes au plus haut niveau. / RER A : saturé, les voyageurs s’y entassent comme harengs en caque ; par chance, Sarkozy s’est attelé au dossier : il suffit, a-t-il suggéré, de mettre des rames à étages pour doubler la capacité. Á de détail près que l’augmentation de capacité est de… 40 % et qu’il existait déjà de rames à étage. Pas sûr que Sarkozy soit embauché à la RATP le 7 mai prochain. / Ray-Ban : l’un des symboles de la période bling-bling, mises au rancart devant la bronca populaire. / Rom : ethnie indésirable dans la France de Sarkozy et Guéant ; seul côté amusant de ce dossier souvent sordide : Sarkozy serait un nom rom. / Répulsion : geste de recul de Cécilia le jour de l’élection lorsque Sarkozy tente de lui caresser la joue.

S     Sketch :  Sarkozy, au détriment de la dignité de sa fonction, nous a offert quelques moments forts dont le meilleur a été son intervention au G8 d’Heiligendam. / SDF : « Je veux que, dans les ans, il n’y ait plus de SDF dans nos rues » s’exclamait l’abbé Sarkozy en campagne ; tragique résultat : ils sont entre 80 000 et 200 000 en France, et 400 d’entre eux ont été victimes de leur misère en 2011. / Servier : grand ami neuilléen de Sarkozy qui a personnellement remis les insignes de Commandeur de la Légion au concepteur et distributeur du mortel Médiator. / Subprimes : mécanisme financier délirant à l’origine de la crise économique ; Sarkozy voulait pourtant instaurer les subprimes en France durant sont mandat. / Sarkozy : compositeur hongrois auteur d’une symphonie concertante pour clarinette et orchestre, rien à voir avec le nôtre dont le talent se limite à l’usage du pipeau.

T    Tapie : ami de Sarkozy, bénéficiaire, sur instruction du président et avec la complicité de Lagarde, d’une indemnisation extravagante dont 40 millions d’euros (plus de 3000 ans de Smic) au titre du seul… préjudice moral. / Talonnettes : accessoires destinés à rehausser la taille d’un individu ; n’existe malheureusement pas en politique où les nains restent des nains. / Toison d’Or : souvenir ramené d’Espagne par Sarkozy pour amuser Giulia. / Tics : vont de pair chez Sarkozy avec Toc comme la politique qu’il conduit. / Train : moyen de transport imprégné d’une odeur de transpiration prolétaire, à ne prendre qu’une fois en période électorale. / Tabouret : indispensable accessoire présidentiel pour prononcer des allocutions.

U    Univers : prochain espace à sauver pour Sarkozy, après la France, l’Europe et la planète. / Ubiquité : le don que Sarkozy regrette de ne pas posséder, lui qui se veut sans cesse au four et au moulin.

V    Villa Montmorency : Le ghetto du Gotha où Sarkozy demeure le plus souvent chez sa riche épouse. / Vatican : résidence du Pape où Sarkozy, rompant avec les usages protocolaires, arrive en retard, envoie des SMS et amène un pitoyable gugusse aux inspirations scatologiques (Bigard). / Vagal : nom donné pour un président à un malaise cardiaque.

W   WC : si Sarkozy ne s’est pas occupé de ceux de l’Élysée, il s’est en revanche personnellement investi dans ceux de la résidence du Cap Nègre. Sans résultat probant, là non plus.

X    Xénophobie : un filon d’extrême-droite que Sarkozy, plus cynique que jamais, a tenté d’exploiter avec son discours de Grenoble et la dénonciation de boucs émissaires gitans.

Y    Yacht : celui de Bolloré, le Paloma, où Sarkozy confondait manifestement conduite du pays et Jet Set.

Z    Zélé : tel Sarkozy vis-à-vis des grands industriels et financiers. / Zéro : la note de ce calamiteux mandat présidentiel !

 

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