QUEL AVENIR POUR LE MOUVEMENT SOCIAL EN COURS ?

Par Organisation des Communistes de France (OCF). Le 8.04.2018.  Sur  Polpresse.

 

50 ans après Mai 1968 certains se prennent à rêver. Et si l’histoire allait se répéter ? Tous unis dans une grève générale pour en finir avec ….. Avec quoi, au fait ?

 

Sur quoi finit Mai 68 ?

Sur la satisfaction de revendications salariales au demeurant vite reprises par le patronat.

Est-ce à cela que nous devons rêver ?

Dès après la Libération et dans la volonté de maintenir son pouvoir la bourgeoisie a « lâché du lest ». Instaurant une politique tout à la fois de collaboration avec les syndicats (Thorez demandant aux mineurs de retrousser leurs manches en 1945 et les partis de « gauche » – dont le P « c »F – qui participent au gouvernement) et d’affrontement avec ces mêmes partis (création de FO, répression féroce des manifestations ouvrières).

D’aucun rêvent aujourd’hui des « jours heureux » du Conseil National de la Résistance (CNR), CNR dont le programme se concluait ainsi : « Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale. ». Tous ces « rêveurs » ne rêvent au fond que d’un soi-disant « bon vieux temps » qui n’a jamais existé.

 

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Ce sont les mêmes illusions mortelles, celles qui ont mis à genou la classe ouvrière de notre pays dès la fin de la guerre, celles qui ont stoppé l’élan de la jeunesse et des ouvriers avec les Accords de Grenelle et la rencontre de Charlety en Mai juin 1968. Ces illusions le parti « communiste » français (PCF) en a été le colporteur principal au travers du syndicat CGT dont la direction était entièrement contrôlée par lui. En 1945, ils voulaient être ministres et ils le furent avant d’être chassés du gouvernement. Surtout il fallait que les ouvriers, le peuple, votent.

Ils avaient demandé que l’on rende les armes. Il ne leur restait que les urnes ! Avaient-ils « oublié » qu’à ce jeu là la bourgeoisie à toujours gagné ? La classe bourgeoise peut tout acheter et la presse tout particulièrement. Mais était-ce un oubli ou une volonté politique ? Dans le cercle étroit des dirigeants du parti « communiste » français la ligne électoraliste, de conquête pacifique du pouvoir a triomphé. Les exclusions de grands dirigeants historiques du parti (Marty, Tillon, puis de grands responsables de la Résistance comme G. Guingouin, permirent à ce groupe d’imposer sa ligne. Il n’y a rien de tel pour juger de la qualité ou de la trahison d’un groupe politique que de prendre de la distance.

Électoraliste à l’intérieur avons-nous écrit, et à l’extérieur, quelle position le P « c » F avait-il sur les « colonies » ? La France était et resta, après la Libération un pays impérialiste. Dès 1945 les algériens comprennent que le moment de leur libération est venu. Pourquoi la « métropole » comme on disait à l’époque et pourquoi pas eux ! A Sétif et Guelma les manifestants refusent de plier le drapeau algérien. La police tire. La révolte se propage et l’armée (donc des FFI et des FTP de la Résistance) bombarde et massacre (50 000 morts).

Que va dire le P « c »F : « A Sétif, attentat fasciste le jour de la victoire. Des éléments troubles d’inspiration hitlérienne se sont livrés à Sétif à une agression armée contre la population qui fêtait la capitulation hitlérienne ». L’Humanité du 12 mai 1945 poursuivait : « les instruments criminels de la grosse colonisation sont le MTLD et le PPA et ses chefs, tels Messali et les mouchards à sa solde, qui, lorsque la France était sous la domination nazie, n’ont rien dit et rien fait et qui, maintenant, réclament l’indépendance. Ce qu’il faut, c’est châtier impitoyablement les organisateurs des troubles. »  Et quelques années plus tard, lorsque la guerre d’indépendance de l’Algérie éclate (1954), c’est toujours Thorez qui en 1955 propose au parti socialiste de former un gouvernement commun : « un gouvernement qui appliquera les solutions de négociations et de conciliation en Afrique et travaillera à créer une véritable Union française ». Thorez et la direction du P « c »F était aux avant-postes de ce que Kroutchev et sa clique en Russie imposèrent au Mouvement Communiste International en 1956, peu après la mort de Staline : « la coexistence pacifique ».

 

Mais pourquoi, pourront dire certains, nous raconter tout cela. Quel rapport avec le mouvement social en cours ?

Nous répondrons qu’il faut apprendre de l’histoire et refuser de la laisser se répéter. Refuser le diktat du soi-disant «bon vieux temps». Refuser les apparences.

Tout mouvement social est un rapport de forces.

Et celui qui va à la bataille avec des illusions perdra la bataille.

On parle beaucoup des cheminots ces temps-ci. Mais on oublie que la SNCF a été démantelée depuis longtemps et par des gouvernements tous élus, qu’ils soient de droite ou de « gauche ». Service public ? Mais de quoi parle-t-on ? On (les syndicats) a laissé fermer, détruire des infrastructures du « réseau secondaire » qui irriguait le territoire pourquoi ? Pour que des cadres puissent travailler à Paris et rentrer chez eux à Lyon le soir, en TGV. Ou encore, que ceux qui le peuvent partent aux sports d’hiver sans perdre de temps.

La notion de service public ne peut prendre son vrai sens que dans une autre société ; dans une société de solidarité, une société socialiste. Sous le régime capitaliste elle est pure illusion. Le simple fait de recevoir un salaire de l’État ne suffit pas à caractériser qu’on est au service du « public » (CRS, gendarmerie, armée, police, télévision, radio sont aussi des « services publics », mais au service de qui ?).

Le statut des cheminots fait partie des conventions collectives spéciales fixées par décret en 1950, comme EDF, GDF, RATP, etc …. On était alors dans une période caractérisée par : la proximité de la Libération : des organisations ouvrières puissantes et surtout une modification du caractère du capitalisme à l’échelon national qui tend à se transformer en capitalisme monopolistes d’État.

 

Les propriétaires capitalistes qui avaient largement collaborés avec le nazisme ne pouvaient plus – en tant que tels – diriger l’économie comme avant. Ils décidèrent donc de s’effacer provisoirement devant l’appareil d’État qui apparu pour la plupart des gens comme « neutre ». En nationalisant, créant des fonctionnaires, intervenant dans les directives de production et d’échanges l’État ne fait que prendre dans les poches des plus nombreux ce qui est nécessaire au plus riches pour reconstruire leur appareil industriel, préparer leur retour direct aux affaires (ce qui arriva dans les années 70 en France), c’est le peuple, le peuple seul qui a permis à la sueur de son front ce qu’on appelle à tort les « 30 glorieuses ». Et parmi ce peuple il faut souligner que si beaucoup devinrent fonctionnaires des millions d’autres furent arrachés à leur pays (Maghreb, Espagne) pour les sales boulots, cantonnés dans des bidonvilles ou des cités concentrationnaires. C’est la plus-value extorquée à ces prolétaires qui a financé le travail parasitaire de la bureaucratie d’État – Ne l’oublions jamais !

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Sur le plan idéologique le capitalisme monopoliste d’État représente la plus grande illusion que les capitalistes puissent utiliser face au peuple. Désormais les « citoyens » travaillent pour un soi-disant intérêt général qui n’a jamais existé (dans la société capitaliste seul l’intérêt privé compte). Sur le plan social/idéologique la création de fonctionnaires en grande quantité permet aux capitalistes une division très importante au sein même de la classe ouvrière et du peuple.

Entre 1950 et 1958, les fonctionnaires civils et militaires sont passés de 866 000 à 2 182 000, dans la même période les fonctionnaires territoriaux ont vu leur nombre passer de 0 en 1950 à 1 404 000 en 1987. En 2016 les fonctionnaires (tout confondu) représentaient 5 670 000 agents.

Ces employés de l’État ou des collectivités locales par leur existence même laissent à penser au reste de la population que l’Etat « s’occupe de nous », qu’il gère un soi-disant « service public ». Il leur semble qu’ils ont un rôle important et les avantages de leur statut (stabilité de l’emploi, salaires assurés) les éloigne peu à peu de la lutte de classe pour s’orienter vers l’électoralisme puisqu’après tout l’État est leur patron et ce quels que soient les partis de gouvernement ! C’est cette couche sociale qui va fournir, jusqu’à nos jours, les rangs de tous les partis dit de gauche. C’est cette couche sociale qui se sent désormais inutile et veut en revenir « au bon vieux temps » et qui ne comprend pas l’évolution du capitalisme. Le capital financier n’a plus besoin d’illusions et d’illusionnistes politiques pour gérer SON  État. Mais c’est aussi cette couche sociale qui est largement responsable de la collaboration de classe qui a conduit à la marginalisation puis la disparition de la classe ouvrière en tant que force politique.

Ainsi en est-on arrivé à la situation actuelle où les syndicats de collaboration de classe sont en train de trahir y compris cette couche qui leur a permis d’exister en tant que « partenaires sociaux » (comme si le capitalisme pouvait avoir des partenaires !).

La loi travail est passée, toutes les lois contre les libertés publiques sont passées, le gouvernement n’a même pas besoin des ordonnances il a, au parlement, une majorité totale et Mr le dirigeant de la CGT a lui-même appelé à voter Macron ! Le capitalisme a pris sa revanche et Mitterrand a organisé cette reprise en mains dès 1981. Le temps est venu du règne du capital financier et celui-ci fera table rase de tout ce qui l’a précédé et l’entrave dans son développement, dans sa soif de profits.

Le mouvement social en France, dont les cheminots sont actuellement les agents les plus visibles, est condamné d’avance. Il y a eu trop de trahison, trop d’illusions démocratico-électoralistes pour que la bourgeoisie ne cède quoique ce soit. Il y a dans les syndicats – tous « partenaires » sociaux – tous financés par le capital une caste de bureaucrates, du sommet jusqu’au plus petit échelon local, qui mangent au râtelier des capitalistes.

 

 

Comment tous ces éléments pourraient-ils concourir à quelque « victoire que ce soit » ? Il faut être bien idéaliste, totalement dans l’illusion, pour envisager une telle chose.

Comment ne pas voir que les syndicats, corps parasites sur les ouvriers, n’ont comme horizon que les élections professionnelles dans la fonction publique qui auront lieu en décembre 2018. Ils ont beaucoup à perdre ou à gagner. Ils doivent montrer à la bourgeoisie qu’ils savent « gérer » une grève jusqu’à la trahison complète. Leurs salaires de fonctionnaires du syndicat et de l’État est à ce prix.

La forme même de la grève des cheminots ne peut que produire un lent essoufflement. La bourgeoisie qui contrôle tous les médias aura largement le temps de chauffer à blanc les « usagers pris en otage ». Et curieusement puisque cela concerne le service public, pourquoi TOUS les fonctionnaires de ce pays ne font-ils pas grève ? Parce qu’il faut liquider les luttes par petit morceau et cela est une tactique très éprouvée par les directions syndicales. Pourquoi aussi, plutôt que de bloquer la circulation les trains ne circuleraient ils pas gratuitement ?

 

Dans les circonstances actuelles de prise du pouvoir d’Etat directement par le capital financier (fin du processus enclenché avec Mitterrand) la bourgeoisie ne reculera pas et utilisera s’il le faut la violence et sa justice contre les «fauteurs de trouble».

Force est de constater que la période ouverte en 1945 se termine. En fait, elle était en voie d’achèvement depuis des décennies, et gouvernements de droite comme de gauche ont chacun apporté leur pierre à la construction de l’époque nouvelle. Cette époque nouvelle nous devons l’aborder sans illusions, dire la vérité même si elle blesse.

Sans parti communiste, sans syndicat révolutionnaire, sans organisation de masse, sans dénonciation des méfaits de notre impérialisme dans le monde entier (exploitation des peuples étrangers, interventions militaires) ; il n’y aura aucune issue révolutionnaire à la situation actuelle.

Il y a enfin un dernier trait à souligner sur toutes ces protestations, remises en cause du système capitaliste, grèves. C’est l’absence totale de référence au socialisme. Pourtant l’humanité a connu des régimes politiques ou les biens étaient des biens communs, ou les travailleurs bénéficiaient en contrepartie de leur travail de services de transports gratuits, d’une couverture sociale intégrale gratuite, de frais de scolarité gratuits, de logement à bas couts, de non-discrimination homme femmes, nationaux-étrangers…..

 

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Tous ces protestataires, grévistes, pseudos gauchisants, sociologues bien-pensants ….. Tous ne pensent soit qu’à stabiliser une situation qui par définition ne peut pas l’être, soit de proclamer « c’était mieux avant ». Avec de tels « programmes » ils se condamnent eux-mêmes et ceux qui les écoutent à rester des esclaves du capital. La lutte économique à ses limites. Les augmentations de salaires, les statuts spéciaux, la sécurité du contrat de travail, la sécurité sociale, l’école gratuite, tout cela est fini. …… L’heure est désormais à la lutte politique et comme elle ne fait que commencer, commencez par rejeter vos illusions.

Si vous souhaitez la justice dans la société c’est la société en entier qu’il faut changer. Et nous n’avons pas le choix ! Il faudra détruire le capitalisme avant qu’il ne nous détruise.

 

O.C.F.  Avril 2018

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

5 pensées sur “QUEL AVENIR POUR LE MOUVEMENT SOCIAL EN COURS ?

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    9 avril 2018 à 10 10 38 04384
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    @ CAMARADES DE L’ocf

    J’ai lu votre communiqué

    Excellent – bon texte Bravo. Il sera en ligne dans 3 heures

    Quelques remarques pourtant

    1. Pourquoi n’est-il aucunement question de socialisme dans cette grève demandez-vous

    Pour deux raisons A) l’expérience des prolétaires depuis un siècle exactement est à l’effet que le « socialisme » c’est l’horreur, la trahison, la collaboration, des démagogues psychopates qui s’emparent du pouvoir, des mégalomanes, le culte de la personnalité, des ineptes au pouvoir, des prisons, des murs, des assassinats de masse – et ici j’arrose large de la Chine jusqu’à Paris en passant par la Roumanie, l’eurocommunisme et tout le reste et j’en passe

    Je ne dis pas que le capitalisme fut meilleur évidemment mais l’ouvrier ne se mobilisera pas pour changer 1 euro contre un euro

    B) Parce que ce fut le travail de la petite-bourgeoisie (bureaucrates syndicaux – ONG, militants de la go-gauche toute secte confondues) que de bien dénaturer et dénigrer le socialisme et de séparer la lutte de classe sur le front économique – politique et idéologique = et voilà le résultat

    Pour ma part je ne tente pas de fusionner idéalistement ces luttes sur les TROIS FRONTS DE LA LUTTE DE CLASSE – Cette fusion se fera organiquement dans le cours même du processus de lutte sans être imposé par l’avant-garde (sic). Elle se fera si les conditions objectives et subjectives s’y prêtent

    2. Il est incorrect de dénigrer cette lutte de classe sur le front économique (la lutte gréviste) et de prétendre vouloir l’opposer à la lutte de classe sur les fronts politique et idéologique. La luette de classe est unique et symbiotique et les trois instances sont interreliées La lutte économique sera toujours la première à se manifester – à surgir spontanément car c’est sur ce terrain que viendra toujours l’attaque de la classe dominante – Dans le cours de la lutte de résistance (une lutte sur le front économique est toujours de résistance) l’impératif politique finira par s’imposer SI ET SEULEMENT SI la lutte atteint un certain niveau d’acquitté. Dans le cas d’une petite grève isolée l’ampleur ne sera pas suffisante pour poser la question du pouvoir et de l’État mais dans une grève de cette ampleur si en plus elle s’élargit la question de la répression étatique et de la riposte politique et du pouvoir étatique finira par se poser et alors ce sera aux révolutionnaires prolétariens (s’étant bien différentié des socialistes et des communistes et des gauchistes) de mettre l’avant la question ultime.

    3. Il se peut que vous ayez totalement raison sur l’issue de cette grève qui ne peut qu’être perdue – puisque le grand capital n’a aucune marge de manoeuvre et ne peut reculer – et il imposera sa loi nous le savons vous et moi. MAIS la bataille du rail a quand même lieu d’être ne serait-ce que parce que des centaines de milliers de travailleurs y croient et veulent mener cette guerre. Gagnée ou perdue cette grève apprendra des choses à la classe dans sa lutte contre l’ennemie antagoniste et sur l’État des riches. Cette grève est un terrain d’entrainement pour la guerre de classe et tous les prolétaires révolutionnaires doivent y prendre part avec lucidité et franchise… comme vous le faites dans votre communiqué.

    4. Je ne crois pas que le capital financier vienne sur le devant de la scène pour s’emparer directement du pouvoir politique. Ils se positionneraient alors comme cible qui galvaniserait la classe prolétarienne contre elle. Ils n’ont pas besoin de le faire (oubliez l’intermède TRUMP qui s’effrite rapidement auprès de la classe prolétarienne américaine), leurs marionettes petites-bourgeoises font le travail sans risque pour les Bolloré de ce monde.

    5. La question des fonctionnaires que vous traitez très bien et vous dites la vérité mais vous oubliez un aspect très important = la dynamique de classe, en ce sens que les 5 millions de fonctionnaires vivent des impôt et taxes payez par la classe ouvrière et avec la crise économique (que vous n’introduisez pas dans votre analyse je crois) ILS, CES FONCTIONNAIRES, courent tous à la paupérisation et à la déclassification – (la bataille des cheminots en est la manifestation évidente). Les fonctionnaires soyez magnanime avec eux – ils seront un jour dans les rangs du prolétariats – il faudra juste s’assurer qu’avec leur grande gueule ils ne prennent pas le leadership de la lutte pour la liquider.

    6. Enfin, pour ma part j’étudie un aspect très précis de la lutte de classe dans cette grève … la question de la « bataille de l’opinion publique » – terrain de lutte où la bourgeoisie domine très largement et sur lequel elle souhaite entrainer les grévistes afin de leur imposer une première défaite qui servira aux bureaucrates syndicaux pourris à déclarer forfait. À mon avis il n’y a pas de bataille de l’opinion publique car il n’y a pas une chose telle que « L’opinion publique »

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    9 avril 2018 à 17 05 00 04004
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    A propos de l’OCF. D’accord avec l’indispensable dénonciation de la conduite des directions des syndicats et partis qui canalisent le mouvement social vers le maintien de la dictature capitaliste.
    Pour autant, je pense qu’il ne faut pas condamner le mouvement, au point où il en est actuellement, parce que tel qu’il est, avec ses dirigeants syndicaux et politiques traîtres conscients ou non, il participe, avec ses illusions comme avec son conservatisme, à l’évolution vers le socialisme.
    Il n’est pas juste de conclure comme le fait l’article, « Tous ces protestataires, grévistes, pseudos gauchisants, sociologues bien-pensants ….. Tous ne pensent soit qu’à stabiliser une situation qui par définition ne peut pas l’être, soit de proclamer « c’était mieux avant ».
    Le travail des communistes est toujours le même : s’organiser et intervenir, au sein du mouvement prolétarien pour le mettre sur la bonne route, en lui signalant les pièges et trahisons, en ne séparant pas la lutte économique de la lutte pour le pouvoir, afin comme le dit la conclusion de l’OCF, de détruire le capitalisme avant qu’il ne nous détruise.

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    30 juin 2018 à 10 10 52 06526
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    l’auteur appelle à mettre fin au capitalisme, mais se garde bien de dire comment ! ni par quoi !
    Pourtant il faudrait y réfléchir, concrètement et pas à coup de slogans vagues ! Or depuis quelques années Bernard Friot fait des conférences, écrit des livres, a créé un site « Réseau Salariat » et ses analyses ouvres des perspectives enfin à la fois rationnelles, pas utopiques, et pourtant totalement radicales.

    http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2017/07/20/la-fonction-publique-5964790.html

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