Qui suis-je ?

Je montre la plupart du temps une grande impulsivité dans mes actions. Je fais également preuve d’une non moins grande irritabilité qui peut-être déclenchée par les évènements les plus anodins.

Je suis indifférent aux autres, insensible à eux, imperméable à leurs sentiments et à leurs problèmes. Corollaire évident : je montre une forte tendance au narcissisme, à l’égotisme et à l’omnipotence.

Je suis, au sens propre, irresponsable, et je refuse de me plier aux lois, aux règles sociales et, de manière générale, aux contraintes qui me sont imposées. De surcroit, je refuse de voir la réalité en face : c’est elle qui doit s’adapter à moi et non l’inverse.

Je souffre parfois de bouffées délirantes caractérisées par un fort sentiment de persécution, le cas échéant provoquées par des sujets mineurs. Des bouffées délirantes également à l’origine d’un sentiment de mégalomanie cumulable avec le sentiment de persécution. Dans ces moments-là, il m’arrive d’être parcouru de tics nerveux caractéristiques.

Je mens et je manipule pour parvenir à mes fins, aussi bien par intérêt que par plaisir. J’aime dévaloriser et humilier non seulement ceux qui se mettent en travers de ma route mais également des personnes de mon entourage qui ne manifestent pourtant pas d’hostilité à mon égard.

Je suis capable de relations sociales, mais la plupart du temps incapable de les faire durer

Je ne supporte pas la frustration et je deviens facilement coléreux, voire agressif, si je n’obtiens pas ce que je désire. Je peux également être sujet à des sautes d’humeur et manifester des comportements agressifs sans réel motif apparent.

Je ne suis jamais coupable, pas même lorsque j’ai commis des fautes manifestes, y compris si celles-ci ont donné lieu à des sanctions, quelle qu’en soit la nature. Je ne connais ni les regrets ni les remords. N’étant responsable de rien, je ne m’excuse jamais, ou si je le fais, c’est le cadre d’un dessein manipulateur.

Je rejette systématiquement mes difficultés sur les autres, avec une conviction déconcertante et souvent avec du talent dans l’argumentation. Je n’en suis que plus difficilement intégrable, mais cela ne m’empêche pas de progresser car je suis craint.

Á l’évidence, je ne suis ni un philosophe, ni un sage, ni une personne équilibrée au sens où l’entendent les foules. Je ne suis pas davantage un « honnête homme » au sens du 18e siècle, ni un individu sans problème, pas plus qu’un paisible père de famille. Bref, je n’ai rien d’un quidam sans relief ni saveur.

Je suis… je suis… Encore un effort, vous brûlez…

Eh oui, gagné : je suis un psychopathe.

Toute ressemblance avec une personnalité publique existante serait, cela va sans dire, purement fortuite et, en tout état de cause, totalement indépendante de la volonté de l’auteur de ce billet.

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