Roms, traité Merkozy, Medef, PSA, Sodimédical…Avec Hollande, retour de la droite en 2017 : d’avance, merci, les « socialistes » !

Jour après jour, nous sommes de plus en plus écoeurés par ce gouvernement soi-disant « socialiste ». La honte absolue de la perpétuation de la politique sarkozyste anti-Roms – et le reniement des engagements qu’elle représente -, les déclarations pro-nucléaires des ministres Montebourg et Batho, la porte entrouverte à l’exploitation des gaz de schiste, la ratification parlementaire future du traité Merkozy, qui impose l’austérité à vie pour le plus grand bénéfice des oligarques de la finance contre les peuples, et maintenant l’obscène danse du ventre de onze ministres devant le Medef, onze ! Et Montebourg qui tance les syndicalistes de PSA, qu’il appelle à être « responsables », alors que le plan social est pur scandale (suivez le lien, il vaut vraiment le coup) ! La trahison, c’est maintenant. Et avec une telle politique, la voie est toute tracée pour le retour de la droite en 2017, une droite revancharde, décomplexée, xénophobe et antisociale, qui fera encore pire que sous Sarkozy (si, vous verrez, c’est possible !). Merci Hollande, merci les « socialistes ». Une affaire est emblématique et nous vous renvoyons une fois de plus au camarade Jean-Luc Mélenchon, tant pis pour ceux à qui il donne de l’urticaire, tant il sait clairement appuyer là où ça fait mal. Si mal.

Extrait de son blog : « Sodimédical est la honte des hontes. Je ne raconte pas toute l’histoire. Je m’en tiens au point présent. Les ouvrières ont gagné trente-deux procès. Le dernier a condamné le patron du groupe allemand à payer les salaires et à relocaliser l’activité. Le patron ne veut rien savoir ! Le tribunal a ordonné une amende de 2400 euros par salarié(e) pour chaque jour de retard à exécuter sa décision. C’est clair, net et précis. Une décision de justice de la même clarté que celle au nom desquelles on expulse séance tenante un camp de Roms ! Mais là, pas besoin de changer la loi pour faire cesser la barbarie et les mauvais traitements. C’est le contraire : il faut l’appliquer. Pas besoin de désavouer des décisions de juges. Au contraire il faut les faire respecter. Facile ? Non. Le ministre du Redressement productif qui tenait là une magnifique occasion d’élever la voix en faveur d’une relocalisation d’activité, de la démondialisation concrète, en quelque sorte, qu’a-t-il proposé ? Rien. Le ministre du travail, Michel Sapin, l’homme de « la gauche qui agit » et surtout pas de la « gauche tonitruante, la gauche d’Amérique du sud ». Rien non plus. Ou plutôt si : une honte de plus. Il a nommé un « médiateur ». Vous avez compris ? Une personne est victime d’un vol. Le voleur est condamné à rendre son butin mais il ne veut pas. Que faire ? Un médiateur entre la victime et le voyou, « un médiateur » entre une décision de justice et son exécution. Elle n’est pas belle la « gauche non tonitruante » en action ? Et le procureur qui devrait donner suite aux procès-verbaux de l’inspection du travail constatant que les salaires n’ont pas été versés. Déclenche-t-il la procédure pour infliger au patron voyou les 2400 euros d’amende par salarié ? Non. Le procureur ne fait rien non plus. Ou plutôt si : il fait quelque chose ! Il classe « sans suite » ! Incroyable mais vrai. La justice a décidé, mais elle se fiche de savoir si ce qu’elle a décidé est appliqué ou non. Et que fait la ministre garde des sceaux dont c’est le devoir de donner des instructions sur la politique que doivent appliquer les procureurs ? Rien, comme ses autres collègues. Ou plutôt si, elle fait déclarer par son cabinet : « on ne peut rien pour vous ». Le patron voyou de Sodimédical nargue les ouvriers et refuse d’appliquer la décision de justice, mais « on » ne peut rien pour vous. Vraiment rien. Pendant que j’étais là parmi ces femmes, Jean-Marc Ayrault caressait le Medef. Sans contrepartie, sans un mot pour exiger que cessent ces comportements patronaux, ni un mot pour les syndicalistes ouvriers réprimés ou bafoués. D’ailleurs il n’y a pas eu de loi d’amnistie pour eux. L’urgence gouvernementale était ailleurs : auprès du Medef. »

PS : pendant que le gouvernement ne fait rien, le Parti de gauche amène 12 000 € aux Sodimédical, sans salaire depuis 11 mois.

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