SELON GATTAZ: « le code du travail est le fléau N° 1 des patrons français »

Recherche menée par Robert Gil

Nous le savions, le patronat est contre l’ordre public social, contre l’état de droit dans les entreprises, contre le code des lois essentielles qui protègent les salariés dans notre République.  Mais là Gattaz dit sa vérité : c’est le retour au travail sans droit et sans horaire qu’il veut.

Nous avons une des directions du patronat dans le monde, les plus anti sociales, la plus exploiteuse, la plus féroce. C’est ce qui explique les retards de la France et l’ampleur de sa crise. Si on a tant de chômeurs et si ce que fait le gouvernement en leur donnant des dizaines de milliards ne sert a rien, c’est à cause de ce patronat typique rétrograde. C’est eux le fléau du pays.

Ils ne veulent pas embaucher. L’embauche leur apporte moins que la spéculation. Ils ne veulent pas sortir de la crise, ils ne produisent qu’à 70 % de leurs capacités de production. Ils ne veulent pas investir et plus ils reçoivent de cadeaux, jusqu’ à 220 milliards d’aides au total, moins ils rendent à la collectivité, ils siphonnent, ils pompent, ils accumulent, ils détournent. Ils n’aiment pas les salariés, ils les sous-paient, ils les précarisent, ils les licencient, ils les maltraitent et veulent leur enlever toute dignité.

Déjà Laurence Parisot s’esclaffait « la liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail ». Là Gattaz s’en prend au code de lois qui est l’indice le plus élevé du degré d’une civilisation : car il s’agit de savoir comment sont traités les millions de salariés qui produisent toutes ses richesses.

Qu’est-ce qu’un patron sans salarié ? Rien, zéro + zéro. Un patron ne donne rien à un salarié. Il lui achète sa force de travail le moins cher possible pour en tirer la plus-value la plus forte possible. Là, Gattaz exige de pouvoir le faire sans entrave, sans loi. Il veut des salariés soumis sans résistance. Car Gattaz comme ses congénères du Medef, ne cessent d’augmenter leurs biens en même temps que le chômage de masse, ils ne veulent partager ni les richesses qu’ils accaparent, ni le travail de ceux qu’ils exploitent. Tout ce qu’ils appellent « crise » est là.

Quand je vois certains, à droite, parler d’assistanat alors que des gens sont au RSA, que des gens galèrent au chômage, cela me déplait profondément. C’est une honte. Parce que la vraie facture de l’assistanat en France, c’est celle de l’assistanat des entreprises, ce montant représente l’équivalent de l’impôt sur les sociétés, plus l’impôt sur le revenu, plus les charges sociales patronales. C’est cette manne d’assistanat qu’il faut reprendre, pour remettre le patronat au travail si j’ose dire.

Pour Gattaz le code du travail traumatise les patrons au point qu’ils ne peuvent embaucher, car c’est bien connu c’est le code du travail qui fabrique du chômage et dans l’esprit MEDEF, plus de code du travail, plus de chômage, bon sang, mais c’est bien sûr comme dirait Maigret, les choses sont d’un simple et il suffit de partir du postulat Gattaz pour éradiquer tous les maux de notre société, quelques exemples :

  • pour enrayer la baisse de la consommation il faut supprimer le code de la consommation
  • plus de code du commerce, plus de déficit
  • plus de code forestier, plus de déforestation,
  • plus de code monétaire et financier plus de dette
  • plus de code pénal, plus de délinquance
  • et enfin, l’apothéose, plus de code de la route et plus d’accident
  • C’est tout bête hein!!!!!

N’adorez pas les entreprises où règnent de tels patrons !   Combattez-les ! Luttez pour hausser vos salaires et pour un salaire maxima qui les empêche de se goinfrer sur notre dos. Vive le droit du travail. C’est le renforcement et le respect du droit du travail qui permet le droit au travail pour tous. Plus il y a de droit du travail, moins il y a de chômage. C’est la déréglementation, la loi de la jungle qui font le chômage, les inégalités, la misère, la « crise » dont se goinfrent  Gattaz et ses épigones.

Source

« Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d’abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l’intérêt général »…Karl Marx

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sorcieres

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