Shutdown, dette : le Congrès américain vote in extremis le "sursis du condamné"

LE YETI :
Mercredi soir dernier, c’était bouclé : un accord était enfin scellé au Sénat américain sur la dette. Le président Obama félicitait chaleureusement les dirigeants du Sénat (à majorité démocrate) pour ce compromis in extremis. Les républicains semblaient enclins à “concéder la défaite”.
Oh bien sûr, restaient quelques incorrigibles sceptiques, au mieux attentistes, comme l’économiste Jacques Sapir : Suspens ?

Gueule de bois

Non, comme prévu, à quelques heures de l’exécution fatidique (la mise en défaut de paiement de la “première puissance mondiale” était programmée ce 17 octobre), le Congrès adoptait à une large majorité l’accord sur le budget et sur le plafond de la dette. On apprenait alors le détail de cet “accord” que d’aucun préférait appeler “compromis” :

  • le financement du budget était garanti jusqu’au 15 janvier ;
  • le plafond de la dette relevé jusqu’au 7 février.

L’accord était bel et bien ce que nous avions dit qu’il serait : un laborieux “sursis du condamné” repoussant l’échéance fatale de trois mois pour le budget, à peine quatre pour le plafond de la dette. Nul doute que ceci va être de nature à rassurer les créanciers. Certain que les trois mois où le sujet va être remis sur la table vont être apaisant. Le président Obama a déjà mis tout le monde sur le pied de guerre avec des accents à allure de gueule de bois (en omettant de citer les créanciers étrangers, chinois en particulier)  :

« Nous pouvons commencer à lever le voile d’incertitude et d’inconfort qui pesait sur nos entreprises et sur le peuple américain. »

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