Spéculer sur la mort

GILLES BONAFI

L’industrie financière imagine sans cesse de nouveaux produits « innovants ». Evalué à 35 milliards de dollars, le business de la mort ne pouvait échapper à la rapacité des financiers.

La spéculation sur la mort, un marché en pleine vitalité, permet en effet des rendements à deux chiffres.

GILLES BONAFI

4 pensées sur “Spéculer sur la mort

  • avatar
    15 mai 2013 à 11 11 16 05165
    Permalink

    Pourquoi ne pas spéculer sur la disparition des espèces animales et végétales sur la terre, wow ce serait une excellente idée pour l’institue économique de Montréal. L’argent contre la vie, faites vos paries. Vive l’entropie économique!

    Répondre
  • avatar
    15 mai 2013 à 23 11 38 05385
    Permalink

    Vous êtes complètement ignorant de ce qu’est la finance! C’est une prise de risque en échange de rendement. Le principe de l’assurance c’est de couvrir un risque (dans le cas de l’assurance-vie, le risque de mourir) en payant un spéculateur qui prend le risque à votre place en échange d’un rendement. Si vous mourez jeune, le spéculateur/investisseur doit débourser et aura reçu peut de primes, alors que si vous mourez vieux, le spéculateur est gagnant, car il aura encaissé plus de prime que ce qu’il doit débourser à votre mort. Il n’y a rien de scandaleux là-dedans… Et ce que propose cette inovation c’est de vendre votre assurance pour avoir de l’argent avant votre mort ce qui est bien pour quelqu’un qui en a besoin, Le spéculateur qui rachète l’assurance prend le risque que vous ne mourriez pas tout de suite et qu’il ait à payer des primes pendant plusieurs années encore. C’est gagnant-gagnant si les 2 parties sont d’accords, le spéculateur peut faire de l’argent (ou en perdre) et vous vous profitez de votre argent avant de mourir. Peut-être que les milliers de dollars que le spéculateur donne à la personne en fin de vie servira à payer ses soins médicaux et à vivre plus longtemps! Dans ce cas, le spéculateur fera un rendement moindre. Tous les risques du monde sont assurables et pour couvrir ces risques, il doit y avoir un investisseur de l’autre côté. Un nombre incalculable de fermiers et de fournisseurs alimentaires s’assurent contre les catastrophes…

    Répondre
    • avatar
      17 mai 2013 à 16 04 42 05425
      Permalink

      « Vous êtes complètement ignorant de ce qu’est la finance ! »

      Oui, et c’est d’ailleurs pour cela que j’écris dans des journaux spécialisés en finance et économie.
      Je vous signale qu’il s’agit d’achat d’assurances-vie à des personnes gravement malades.
      Peut-être n’avez-vous pas perçu le caractère pour le moins abject de tout ceci.
      Votre commentaire illustre à merveille l’état actuel de délabrement des consciences.

      Répondre
      • avatar
        21 mai 2013 à 23 11 44 05445
        Permalink

        Quand tout devient spéculation, il n’y plus place pour la compassion, l’éthique et une certaine conscience morale, jouer à l’argent est le seul langage de ces gens-là. En effet, moi-même je trouve cette pratique abject et je partage votre conviction sur ce sujet.

        Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *