Sus à la crise!

Recherche menée par Robert Gil

triopheOn vit dans un monde merveilleux, ce sont les salariés qui produisent les richesses et ce sont les rentiers et les actionnaires qui encaissent les bénéfices. Ce sont les banquiers et les capitalistes qui sont responsables de la crise et ce sont les salariés, les chômeurs et les pauvres qui vont payer les pots cassés ! La crise est un fameux prétexte pour détruire un peu plus les protections sociales et nous exploiter un maximum ! Si la crise ne profitait à personne, il n’y aurait pas de crise !

Le financement du système de retraites mis en place après la guerre est maintenant obsolète, car grâce a une meilleure productivité et à l’automatisation de nombreuses taches, il y a de moins en moins besoin de main d’œuvre. En quelques années des sociétés ont doublé leurs bénéfices avec 30% de salariés de moins ! En 20 ans la richesse de notre pays a été multipliée par 2 avec moins de salariés, et une redistribution de plus en plus inégalitaire. Le financement des différents systèmes de protection sociale doit être alimenté par la richesse produite et non par les actifs.

Il faut que le financement des retraites et des protections sociales se fassent sur la richesse produite. Le partage de la richesse produite est passé de 70% pour les salariés et 30% pour les actionnaires à 60% et 40%, soit un hold-up de presque 200milliards que les actionnaires ont pris dans les poches des salariés ! Et lorsque ces voleurs mettent l’ensemble de la population en danger en jouant au Monopoly, l’état s’endette pour sauver ceux qui nous exploitent !

Les États, donc nous, ont investi des centaines de milliards pour soutenir l’activité. Ce qui a eu comme résultat l’envolée de l’endettement public. Nos gouvernants sautent sur l’occasion pour nous dire que cela va rendre indispensable les réformes que l’on repousse depuis 20 ans : à commencer par les retraites, puis la sécurité sociale. Les banquiers ont ruiné la planète, les contribuables ont payé prés de 3000 milliards de dollars pour éviter l’effondrement du système, et l’on nous dit que les retraites vont être baissées et la sécu réformée car il n’y a plus d’argent pour les payer. Ceux qui sont responsables vont s’en sortir sans soucis, et les autres vont devoir se serrer la ceinture. Jusqu’à quand allons-nous l’accepter.

La crise n’est qu’un prétexte pour nous déposséder un peu plus de nos acquis, et pour augmenter les leurs. Les nôtres sont sans cessent remis en cause, les leurs ne cessent d’augmenter. L’argent public a été généreusement distribué sans aucune contre partie, et une partie a même servi à payer les supers bonus des traders. Ils n’ont plus aucune retenue, ils se servent dans la caisse que nous alimentons avec nos impôts et notre travail, ils sont sûr de nous avoir domestiqué, sûr que nous ne nous révolterons pas.

Il faut effectivement réformer notre pays en profondeur, il faut que les richesses produites profitent à tous et pas seulement à une bande de rentiers. La principale mesure que l’Etat doit prendre, c’est imposer un partage équitable des richesses. Les actionnaires, les banquiers et les patrons des groupes du CAC40 pensent que leur seule mission est d’encaisser les bénéfices, toucher des subventions et détruire les acquis sociaux. Si c’est leur seule utilité, l’autogestion ou des pôles nationalisés sous contrôle de la population sont la seule solution.

«La disparition du rentier ou du capitaliste sans profession et parasitaire n’exige aucune révolution»…KEINES

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