Traité européen : et si la solution venait d’Allemagne ?

Pas la peine de réclamer un référendum sur le Traité européen de stabilité financière (TSCG) comme s’y escrime le Front de gauche. Nous ne l’aurons pas. Depuis les débuts de la Ve République, les pouvoirs s’assoient régulièrement sur les résultats des rares référendums organisés, surtout quand ils ne leur conviennent pas.

Vous avez voté contre la régionalisation (1969) ? Vous l’avez eu. Vous avez voté contre le projet de Constitution européenne (2005) ? Vous avez eu le traité de Lisbonne.

Nos chers élus ont même trouvé plus vicelard : déléguer la délégation de pouvoir que nous leur avons confiée lors des élections, à des olibrius qui n’ont plus aucun compte à rendre aux électeurs : la Commission européenne, la BCE.

Une troisième voie aux conséquences possiblement drôles

Ceux-ci, avec la bénédiction de notre brave classe politique, ont même désormais trouvé le moyen de nommer eux-mêmes les responsables exécutifs des pays quand les élus en place ne leur conviennent plus (Mario Monti en Italie). Alors pensez, un référendum…

Mais peut-être reste-t-il quelques îlots de résistance institutionnels en Europe face à cette dissolution galopante de l’expression démocratique ?

Le 10 septembre prochain, la très stricte Cour constitutionnelle allemande (rien à voir avec notre maison de retraite dorée pour présidents déchus) va se prononcer sur le fameux TSCG, cet accord pervers prévu pour essayer de faire payer la note de la dette aux populations via des politiques d’austérité contraintes, et les mettre du même coup sous le contrôle budgétaire entier… de la Commission européenne et de la BCE !

Outre le refus et la validation, la Cour constitutionnelle allemande dispose d’une troisième voie assez piquante : l’exigence d’un référendum populaire en Allemagne ! Or les derniers sondages d’outre-Rhin s’avèrent furieusement nonistes en ce qui concerne l’état actuel de l’UE et de ses brebis galeuses. Avouez que ça serait d’un drôle ?

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