Un verre, ça va, deux, c’est mieux

On nous le claironne à tour de bras, l’alcool nuit gravement à la santé, et voilà qu’en fouillant un peu, on découvre que d’autres, des docteurs, des scientifiques, préconisent le vin pour soigner des maladies.

Nous voilà donc dans « les vignes du soigneur ».

Hippocrate, père de la médecine moderne, écrivait que : «  le vin est une chose merveilleusement appropriée à l’homme, si, en santé comme en maladie, on l’administre avec à propos et juste mesure, suivant la constitution individuelle » et il ajoutait « le vin à lui seul est un remède ; il nourrit le sang de l’homme, réjouit l’estomac et amortit chagrin et souci ».

L’un de ses quasis contemporains, Théophraste élabora les premiers vins médicinaux.

Pline l’ancien, quant à lui, évoquait l’usage médicinal du vin dans son « traité d’histoire naturelle ». lien

Il affirmait « le vin à lui seul est un remède ».

D’ailleurs, des graffitis retrouvés sur les murs de Pompéi confirment les recommandations thérapeutiques romaines de l’époque. lien

Saint Benoit recommandait à ses compagnons de boire un ¼ de litre de vin à chaque repas.

Rabelais, que l’on n’est pas surpris de trouver ici, affirmait que « le jus de la vigne clarifie l’esprit et l’entendement, chasse tristesse et donne joie » et il concluait par « Beuvez toujours ne meurrez jamais ».

Rien de nouveau donc sous le soleil.

Mais plus près de nous, l’un des premiers à évoquer le vin qui guérit s’appelle le Docteur Emmerick Adrien Maury, et son livre « Soignez vous par le vin, éditions du jour » a connu un bon succès populaire et a même été réédité aux « éditions Universitaires ».

Ce diplômé de la Faculté de Médecine de Paris, a répertorié 60 maladies et les vins qui peuvent les soigner.

L’aérophagie se soigne par deux flutes de Champagne, (lequel guérit aussi les rhumatismes et fait tomber la fièvre), l’anémie se guérit par 4 verres de « Côtes-de-Grave » par jour, le Cholestérol en faisant alterner Médoc et cotes de Provence, l’eczéma par le vin blanc. lien etc.

Ce même Médoc limite les séquelles des traitements antibiotiques, soigne les troubles intestinaux et a des effets bénéfiques sur l’ostéoporose.

Médoc, n’est-il pas le terme argotique de médicament ?

Un autre scientifique, le Docteur Marc Lagrange par exemple, dans le cadre de l’Unesco a animé le 27 Mai 2009 une conférence sur « le vin et le médecin, une longue histoire ». lien

S’il rappelle que « le vin, c’est à 85% de l’eau », il n’oublie pas pour autant que, de tout temps, le vin a toujours été aussi considéré comme un produit thérapeutique. lien

En Egypte, pour soigner l’aménorrhée, on servait un mélange d’oignon et de vin.

Les Chinois utilisaient le vin, à base de ginseng, comme tonique.

Les Grecs soignaient les plaies avec du vin et du cresson.

Les Romains plongeaient les nouveaux nés dans un bain de vin, pour favoriser le premier cri, et les vieillards romains prenaient du vin au fenouil pour réveiller leur libido.

Le raisin est l’un des fruits les plus répandus, et les plus anciens de notre Terre, et le vin aurait apparu, il y a 7000 ans en Chine et dans le Caucase.

Comme le dit Richard Beliveau, docteur en biochimie, « le vin rouge a toujours été associé à des bénéfices santé, avec raison (…) le vin rouge et les molécules qui le composent, cela fait partie également des molécules qui ont été identifiées comme ayant des rôles dans la prévention du cancer (…) des études ont montré des effets importants au niveau de la réduction des maladies cardiaques au niveau même de la formation des accidents vasculaires cérébraux ». lien ou vidéo

Des chercheurs de « l’university of California » de San Diego ont démontré que la consommation d’un verre de vin quotidien serait bénéfique pour notre foie. lien

Certains proposent pour soigner l’hypertension du « vin de gui » en faisant macérer pendant 8 jours 40 grammes de feuilles fraîches de gui (surtout pas les baies ! elles sont toxiques) dans un litre de vin blanc, et d’en boire1 verre avant chaque repas. lien

Une consommation très modérée de vin rouge permet une réduction de 20 à 30% de la mortalité totale lien

Comme le dit Jean Pierre Gauffre, l’alcool conserve : la doyenne des Française s’appelle Eugénie Blanchard, elle a 114 ans, vit aux Antilles, et ne cache pas son amour du Rhum qu’elle prend dès le matin.

Le précédent doyen des français, Félix Maximilien Rostaing, nous a quittés le 31 décembre dernier, il avait 109 ans et il était plutôt pour l’Armagnac. lien

Mais avant de songer à mourir, il faut naître, et une enquête danoise menée par Mette Juhl de l’ISE (institut de sérologie de l’état) portant sur 30 000 femmes, publiée par la revue «  Dagens Medecin » nous apprend que les femmes qui boivent modérément du vin, tombent plus rapidement enceintes que les autres. lien

Alors pourquoi s’étonner aujourd’hui de la naissance du « premier salon virtuel 3D du Vin ». lien

Les vendanges 2010 approchent à grand pas, (mi-septembre) la cuvée sera plus importante que la précédente, nous n’aurons donc plus la moindre raison de rester malades.

Car comme disait une vieille amie polonaise : « C’est l’ivrogne qui est coupable, pas le vin ».

2 pensées sur “Un verre, ça va, deux, c’est mieux

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    30 août 2010 à 9 09 23 08238
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    Voilà un auteur qui aime le vin eet qui nous fait aimer le vin. À votre santé (rires)

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  • avatar
    30 août 2010 à 9 09 34 08348
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    Enfin j’ai trouvé un remplaçant de mon médecin de famille.

    Merci

    André Lefebvre

    Répondre

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