A PROPOS DU SOMMET DE LUANDA (AFRIQUE)

Source:  COALITION PANAFRICAINE POUR LA SÉCURITÉ, L’UNITÉ ET L’INTÉGRATION DE L’AFRIQUE.

Email : panafrican.coalition2016@gmail.comCommuniqué de presse le 28.10.2016.

 

Crise politique en République Démocratique du Congo

                                     

Réunie à Banjul (Gambie) à l’occasion de la 59ème session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) qui se tient du 21 octobre au 4 novembre, la Coalition Panafricaine pour la Sécurité, l’Unité et l’Intégration de l’Afrique vient d’apprendre avec indignation, tristesse et déception le communiqué final du Sommet des Chefs d’États la Conférence Internationale pour la Paix dans la région des Grands Lacs (CIRGL) qui vient de se tenir à Luanda, en date du 26 octobre 2016 sur la crise politique qui secoue la RDC.

 

Après examen minutieux du communiqué final de Luanda, la Coalition Panafricaine souhaite informer la communauté internationale et l’opinion congolaise de ce qui suit.

 

La « crise » politique congolaise actuelle a pour causes principales l’agression armée du Congo-RDC par le Rwanda et l’Ouganda en 1996, le parachutage du Rwandais «Joseph Kabila » au sommet de l’État congolais par les puissances occidentales en janvier 2001.

 

Le refus de « Joseph Kabila » de respecter la Constitution congolaise qui lui interdit de briguer un troisième mandat ainsi que son obstination à gouverner coûte que coûte le Congo-RDC par défi au-delà du délai constitutionnel ne sont que la suite logique des causes principales mentionnées ci-dessus.

 

Depuis janvier 2001 jusqu’à ce jour, le peuple congolais a, à maintes reprises, exprimé son rejet total du Rwandais « Joseph Kabila » comme Président de la République Démocratique du Congo.

 

Sa filiation mensongère avec Laurent-Désiré KABILA, ses origines nationales rwandaises confirmées par plusieurs sources sérieuses et concordantes et son implication avérée dans plusieurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à l’encontre du peuple congolais depuis 1996 ont conduit ce dernier à organiser une résistance farouche contre ses dérives totalitaires, comme l’ont démontré les manifestations populaires du 19 au 21 janvier 2015 et celles du 19 septembre 2016, toutes sauvagement réprimées dans le sang.

 

Depuis le parachutage du Rwandais « Joseph Kabila » au sommet de l’Etat congolais, en 2001, par les puissances occidentales, le Congo-RDC est devenu la capitale mondiale du viol. Les assassinats ciblés d’opposants politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme congolais ne se comptent plus.

 

Des parlementaires de l’opposition, des militaires patriotes, des religieux et des défenseurs des droits de l’homme comme CHEBEYA Bahizire Floribert et Fidèle BAZANA EDADI, assassinés le 1er juin 2010 par l’Inspecteur Général de la Police Nationale Congolaise, John NUMBI, sur ordre personnel de « Joseph Kabila », ainsi que de nombreux journalistes ont payé de leur vie leur engagement pour la libération de la République Démocratique du Congo de l’occupation rwando-ougandaise.

 

Le Rapport Mapping du Haut-Commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme publié le 1er octobre 2010 a largement documenté des centaines de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide, commis par « Joseph Kabila » en République Démocratique du Congo de 1993 à 2003, en complicité avec les présidents Paul KAGAME du Rwanda et Yoweri Kaguta MUSEVENI de l’Ouganda.

 

Plusieurs autres rapports d’organisations internationales non gouvernementales sérieuses et crédibles ont fait état, depuis 2001, de centaines de cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires, d’assassinats par empoisonnement, d’enlèvements, de harcèlements et d’exploitation illicite des ressources naturelles du Congo-RDC.

 

Les massacres à répétition, jamais élucidés, des populations civiles de Beni à l’Est du Congo, illustrent à maints égards l’implication directe de « Joseph Kabila », du Rwanda et de l’Ouganda dans la déstabilisation de la RDC.

 

Au regard de ce qui précède, la Coalition Panafricaine considère le Sommet de la CIRGL qui a réuni, le 26 octobre à Luanda (Angola) des dictateurs pour sauver du naufrage politique « Joseph Kabila » comme une conspiration contre la Sécurité, la Stabilité et la Paix en Afrique.

 

Ces dictateurs invétérés, aux mains tachées de sang, et violant quotidiennement les Constitutions de leurs pays respectifs, ont insulté le peuple congolais et craché sur les millions de morts congolais, victimes du Rwanda et de l’Ouganda. Ils ont choisi d’ignorer la volonté du peuple congolais clairement exprimée à travers les marches de protestation, et de fouler aux pieds les dispositions pertinentes de la Constitution congolaise qui interdisent à « Joseph Kabila » de briguer un troisième mandat à la tête de la RDC.

 

Le projet criminel des conspirateurs de Luanda visant à lever une armée coalisée pour briser toute forme  de résistance populaire contre le maintien de « Kabila » à la tête de la République Démocratique Congo, doit donc être dénoncé et combattu avec vigueur et fermeté par tous les patriotes congolais et par tous les démocrates du monde qui œuvrent pour la libération totale et véritable du continent africain.

 

Le recours à la violence et à la terreur n’entamera pas la ferme détermination du peuple congolais à se débarrasser de l’imposteur rwandais « Joseph Kabila » par tous les moyens légaux. Celui-ci est vomi, honni et haï par le peuple congolais comme aucun autre Chef d’Etat africain au cours de ces dernières décennies.

 

Le Groupe des dictateurs de Luanda feint d’ignorer la vraie nature criminelle du régime en place à Kinshasa et les circonstances troubles dans lesquelles le Rwandais « Joseph Kabila » à été parachuté au sommet de l’Etat congolais en 2001, puis porté à bout de bras en 2006 et en 2011, malgré les fraudes massives, par les puissances occidentales comme les Etats-Unis et la Belgique.

 

La Coalition Panafricaine rejette l’Accord politique global de la Cité de l’Union Africaine du 18 octobre 2016, relatif à l’organisation d’élections crédibles et pacifiques en RDC, destiné à maintenir au pouvoir l’imposteur rwandais « Joseph Kabila » jusqu’en 2018. Car partout dans le monde, aucun pays ne s’est libéré de l’OCCUPATION étrangère par des élections organisées par l’Occupant !

 

L’appui sans réserve apporté par le Sommet des dictateurs de Luanda au prétendu « accord » de la Cité de l’Union Africaine, signé sous la « facilitation » d’Edem KODJO, ne surprend donc guère la Coalition Panafricaine. Car cet accord est une prime à la violation de la légalité constitutionnelle de la RDC.

 

En effet, un médiateur sulfureux et controversé comme Edem KODJO, qui a ruiné, en 1982, le prestige et la crédibilité de l’Union Africaine en admettant à la légère en son sein la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) comme membre à part entière, en violation de la Charte de l’OUA, ne peut être soutenu que par des dictateurs habitués à violer impunément les Constitutions de leurs pays pour se maintenir indéfiniment au pouvoir.

 

Considérant l’obstination forcenée de « Joseph Kabila » à se maintenir à la tête de la RDC, au-delà du délai constitutionnel,  et de son refus de libérer tous les prisonniers politiques ;

 

Face à la poursuite par « Joseph Kabila » des exécutions sommaires et extrajudiciaires, en nette augmentation sur l’ensemble du territoire congolais, selon le dernier rapport du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme à Kinshasa (dont copie en pièces jointes) ;

 

Notant avec grande inquiétude la promesse de soutien militaire faite  par les dictateurs réunis à Luanda, le 26 octobre 2016, à « Joseph Kabila » pour l’aider à écraser et à réprimer dans le sang toute forme de résistance populaire légitime à ses dérives totalitaires ;

 

Au regard de l’extrême gravité des menaces multisectorielles qui pèsent sur le Congo-RDC et son peuple, la Coalition Panafricaine pour la Sécurité, l’Unité et l’Intégration de l’Afrique :

 

–          Appelle la Communauté internationale à déclarer hors-la-loi « Joseph Kabila » et son régime illégitime et sanguinaire, conformément aux prescrits de la Constitution congolaise et à la volonté du peuple congolais maintes fois exprimée dans la rue.

 

–         Appelle la Communauté internationale à condamner fermement et à considérer comme nulles et non avenues les décisions irresponsables et dangereuses pour la paix et la démocratie prises par le Sommet des dictateurs de la CIRGIL réunis à Luanda, le 26 octobre 2016.

 

–         Attire l’attention de la Communauté internationale sur la violation flagrante du Pacte international de Naïrobi sur la Paix, la Stabilité, la Sécurité et le Développement dans la région des Grands Lacs par le Sommet de Luanda. Le Pacte de Naïrobi en effet ne  leur confère aucune prérogative pour se substituer au souverain primaire qu’est le peuple congolais dans le choix de ses dirigeants.

 

–         Invite les Organisations Internationales partenaires du Congo-RDC comme les Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF),  la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC), la Ligue Arabe et l’Union du Maghreb Arabe, à suspendre sans délai toute coopération économique, militaire ou de quelque autre nature avec le gouvernement criminel du Congo-RDC.

 

–         Appelle les leaders des confessions religieuses congolaises, les responsables des partis politiques, les organisations de la société civile et l’armée patriotique congolaise à se mobiliser pour faire échec, par tous les moyens légaux, aux manœuvres criminelles de « Joseph Kabila » et de ses collaborateurs visant à lui octroyer par la force un troisième mandat.

 

–         Invite le peuple congolais à faire preuve d’extrême vigilance et  à se mobiliser partout et dès maintenant, notamment sur la base de l’article 64 de la Constitution congolaise, pour barrer la route à « Joseph Kabila » et aux collaborateurs congolais perdus à jamais qui l’accompagnent et le soutiennent dans sa fuite en avant et sa folie meurtrière.

 

 

Fait à Banjul, le 28 octobre 2016

Le Secrétariat permanent de la

Coalition Panafricaine pour la Sécurité, l’Unité et

l’Intégration de l’Afrique (CPS)

 

 

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

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