Bronzés, argentés, dorés !

 

Nous ne sommes pas loin, nous autres témoins, d’assister à notre propre procès de victimes coupables de ce qui leur est arrivé… arroseurs, arrosés.

À y regarder de près, nous sommes en effet, sujets et objets du même processus, en tant qu’auteurs ou acteurs de notre propre malheur.

C’est une approche qui ne laisse personne exempt de reproches.

Cherchons bien les vices cachés et nous nous retrouverons tous parmi les complices, ignorant que le service de la vérité est le plus dur des services.

En sachant qu’on ne se rendra pas service tant qu’on n’a pas rétabli le sens de la justice… que dis-je ? – le minimum de Justice.

On a beau dire que rien ne va. On n’a rien dit tant qu’on n’a pas dit ce qui ne va pas, ce qui ne passe pas dans nos tours de passe-passe…

Tout ce qu’on passe sous silence : les véritables impasses, en bronze, en argent ou en or !

 

Première impasse : l’aliénation

Pour miner et dominer tous les lieux, y compris les cieux, on a nominé un Dieu qui a commencé et fini par s’imposer aux crédules comme aux incrédules.

Ce Dieu s’appelle l’argent, la source pathétique ou pathologique de toutes les aliénations économiques ou idéologiques.

La morphine à l’origine de toutes les addictions, de toutes les afflictions ; de toutes les frictions. L’argent est et sera toujours la fin, le but suprême. Les moyens pour l’acquérir, c’est nous, les agents dociles ou indociles.

Chaque centime versé est un fossé de plus creusé entre nous et nous-mêmes.

In fine, tout le monde sera dépossédé, rendu étranger à lui-même pour quelques médailles de plus ou de moins.

 

Deuxième impasse : la marchandisation de tout qui fait de tout, une marchandise. Tout s’achète et tout se vend. Et nous faisons partie des friandises qui ont un prix fixé par le marché mais plus aucune valeur arrachée.

La compétition est l’occasion rêvée pour péter les plombs… tous en sursis puisque tout se négocie.

Parce que pour le marché, il n’y a pas de distinguo entre le vrai et le faux… tout se vaut, donc rien ne vaut… dans un système d’objets où seules importent les transactions, le flux et le reflux, l’influence et l’affluence. Circulez, il y a plein de choses à voir !

 

Troisième impasse : l’idéalisation.

Ce n’est pas le réel qu’il faut transformer mais nos idées. Nos lunettes ne sont pas adaptées.

C’est l’idéal qui fait le plus de mal. Nos croyances, nos espérances et nos connaissances sont sujettes à caution, déformées et déformantes. Elles ne permettent aucune saisie du réel. Bien au contraire, elles contribuent à notre propre dessaisissement.

Ce sont nos propres idéaux qui sont à l’origine de tous les écrans de fumée… nous nous enfumons mutuellement. Nous réussissons tous nos concours de circonstances sans se préoccuper de notre médiocre niveau de conscience.

http://www.lejournaldepersonne.com/2016/08/bronzes-argentes-dores/

 

Campagne de soutien du film de Personne Le procès d’un procès sur Nietzsche : http://www.lejournaldepersonne.com/campagne-de-soutien-film-proces-dun-proces/

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Personne

Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d'actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d'assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L'humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n'est l'otage d'aucun parti, prisonnier d'aucune opinion, dupe d'aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l'événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats : https://www.lejournaldepersonne.com

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