CHOIX DE SOCIÉTÉ II (La Charte des valeurs)

DOMINIQUE BOISVERT :

J’ai dit, la semaine dernière, toute la difficulté que j’ai, depuis des mois, à me faire une opinion personnelle sur la Charte des valeurs. J’ai discuté la question avec plein de gens qui avaient, le plus souvent, une opinion tranchée : POUR ou CONTRE celle-ci. Chanceux sont-ils (?) d’avoir une idée claire et simple dans un débat aussi complexe et, avouons-le, aussi mal engagé que celui-là!

À défaut d’avoir une opinion claire et définitive sur la question, je vais tenter aujourd’hui d’au moins démêler les enjeux. Peut-être sera-t-il un peu plus facile, par la suite, de se faire une opinion.

Intérêts électoralistes

Que le Parti Québécois ait eu, ou non, des intérêts électoralistes à lancer le débat comme il l’a fait sur la Charte des valeurs québécoises (comme il avait choisi de l’appeler au début), je laisse ce jugement à chacunE. Et je ne tiendrai pas compte de ce que j’en pense moi-même dans mon analyse de la valeur objective du projet proposé.

Quoi qu’il en soit des intentions de départ, il est devenu absolument clair que tant le Parti Québécois que le Parti Libéral du Québec discutent maintenant de la Charte avec les yeux rivés sur ce qu’ils croient être leurs meilleurs intérêts électoraux. Donc tout le contraire d’un débat objectif, serein et non partisan, comme celui auquel on a assisté dans le dossier « Mourir dans la dignité ». Et donc tout le contraire d’un débat axé avant tout sur ce que chacunE croit être le « bien commun » de notre société.

L’exemple le plus probant de ce que j’affirme est le refus obstiné du gouvernement d’adopter, dans un premier temps, tout ce qui fait largement consensus dans les divers partis politiques comme dans la société québécoise et de scinder, pour un débat plus approfondi, les questions sur lesquelles nous sommes profondément divisés.

Les « valeurs québécoises »

Alors que la justification répétée du débat était la nécessaire « laïcité » de l’État, le gouvernement a délibérément fait d’abord porter la Charte sur les « valeurs québécoises » : façon désastreuse, à mon avis, de détourner la question vers le « NOUS » le plus frileux et le plus conservateur, tout en l’opposant inévitablement à « EUX » et à leurs « valeurs non québécoises ».

Un tel choix du PQ était déjà contreproductif du point de vue de la souveraineté (voulons-nous faire un « pays » pour « NOUS » seulement, basé sur la ceinture fléchée, les fèves au lard et la survivance du français en Amérique?). Mais il était aussi dangereux en opposant les réflexes d’un « Québec cassé en deux » : d’un côté les régions peu exposées à l’altérité et à l’immigration, et de l’autre Montréal, ville cosmopolite et multiculturelle.

Ce choix du PQ était d’ailleurs tellement mal avisé que le gouvernement a dû modifier le titre de la Charte proposée pour le recentrer davantage sur la « laïcité » (mais le mal était déjà largement fait et le débat, mal engagé).

Réponse à un problème réel?

Je laisse à chacunE de juger s’il y avait vraiment, ou non, actuellement un « problème sérieux » (ou pire encore, une « crise ») à régler au Québec à ce sujet. Personnellement, j’en doute un peu.

Cette question sérieuse du « comment vivre ensemble » comme société de plus en plus exposée aux migrations multiples est commune à tous les pays occidentaux (dans plusieurs cas de manière beaucoup plus aiguë qu’ici). Et si elle n’est pas actuellement, à mon avis, un problème sérieux au Québec, elle risque de le devenir davantage au cours des années qui viennent. En ce sens, le débat actuel est un débat important et utile, s’il est bien mené, pour baliser un « problème » à venir.

Laïcité de l’État et religions des personnes

Officiellement, tout ce débat est né de la nécessaire réaffirmation (ou renforcement?) de la laïcité de l’État et du besoin d’un meilleur encadrement des « accommodements raisonnables ».

Très peu de gens (et c’est un euphémisme!) au Québec contestent la séparation de(s) Église(s) et de l’État, de même que la laïcité de ce dernier. Il n’y a donc pas là matière à un long débat de société! Celui-ci porte plutôt sur la signification politique du mot « laïcité » : laïcité ouverte ou fermée? laïcité républicaine? laïcité sans qualificatif?

Bien sûr, la signification que l’on donne au mot « laïcité » a des conséquences concrètes sur la présence, plus ou moins grande et visible, de la religion (et des Églises) sur la place publique. Et cette partie du débat ne fait pas l’objet de consensus au Québec. Mais la laïcité de l’État, elle, fait consensus. Quant à savoir si cette laïcité a besoin d’être réaffirmée ou renforcée, et par quel moyen il vaut mieux le faire (loi? charte?), il n’y a vraiment pas là de quoi ameuter et diviser le Québec comme on le fait depuis presque six mois!

Le débat des « accommodements raisonnables »

Seconde raison essentielle du débat actuel, le besoin de mieux encadrer la pratique des « accommodements raisonnables » est certes plus réel et préoccupant (que la « laïcité »). C’est d’ailleurs presque toujours autour de cette question d’accommodements que le débat refait périodiquement surface à la « une » des médias et que les émotions s’échauffent. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire (surtout en raison des « cas » qu’on choisit de publiciser), le nombre des accommodements demandés (du moins tel que recensés dans les écoles) ne vient pas majoritairement des musulmans ou des juifs orthodoxes mais des chrétiens!

Même si le problème des accommodements raisonnables refait périodiquement surface, je ne suis pas du tout convaincu que la partie de la Charte qui tente de mieux encadrer le traitement de ces demandes (articles 15 à 18) va changer quoi que ce soit de substantiel à la situation actuelle! J’ai bien peur que même après l’adoption de ces articles, des « cas » d’accommodements particulièrement polémiques ou discutables vont continuer d’apparaître dans les médias ou d’être contestés devant les tribunaux. Si bien que la Charte, du moins à cet égard, n’aura pas réglé grand-chose.

Les fameux « signes religieux ostentatoires »

Mais le cœur du débat (ce qui divise le plus –et de loin—les Québécois) porte sur la possibilité ou l’interdiction, pour les employéEs de l’État, de porter des signes religieux « ostentatoires » (ce qui est probablement une erreur linguistique puisque la consultation du dictionnaire montre que l’adjectif « ostensible » serait plus approprié). Et ce débat touche indistinctement « tous » les signes religieux (voile, croix, kippa, turban, etc.).

Et officiellement, le projet d’interdire le port de tels signes religieux se justifie pour respecter la laïcité et la neutralité de l’État à l’égard de tous ses citoyens.

Mais dans les faits, le vrai fond du débat est tout autre. Et comme il n’est ni politiquement correct, ni même politiquement acceptable, peu ou pas de politicienNEs ou de personnes en autorité osent l’aborder ouvertement ou directement. Ce qui, au fond, justifie le projet de Charte pour ses promoteurs et la plupart de ses supporteurs, c’est essentiellement la crainte de la « montée de l’Islam » et, à travers elle, la montée de l’islamisme, avec tout particulièrement son effet sur la condition des femmes (la fameuse justification de la Charte par la nécessaire égalité homme-femme).

Autrement dit, si l’Islam n’était pas présent au Québec, ou si l’islamisme n’était pas considéré comme une menace grandissante dans de nombreux pays (musulmans d’abord et avant tout, mais également occidentaux), il n’y aurait pas de Charte ni de débat sur celle-ci au Québec! Ce ne sont certainement pas les kippas juives qui font problème, ni dans les écoles, ni dans les hôpitaux. Ni même les croix, quelle qu’en soit la grosseur, à part pour certains groupes laïcards très minoritaires au Québec. Ni les turbans ou les kirpans sikhs qui dérangent vraiment. Ni les habillements ostensibles des Juifs hassidim : leur isolement (le fait qu’ils semblent vous exclure de leur monde) est souvent plus désagréable ou dérangeant que leurs papillotes ou la longueur de leurs jupes.

Non pas qu’il n’existe pas de frictions occasionnelles avec l’un ou l’autre de ces groupes ethniques ou de ces communautés immigrantes. Mais ces problèmes normaux de n’importe quel « vivre ensemble » dans des milieux non homogènes se règlent généralement d’eux-mêmes, ou au cas par cas. Nul besoin de Charte pour cela.

L’Islam qui divise et qui fait peur

Je veux être clair : je n’ai RIEN contre l’Islam, bien au contraire. J’ai, a priori, une grande estime pour TOUTES les religions du monde, y compris pour la grande et riche tradition islamique.

Mais je dois reconnaître qu’ici même, au Québec, comme un peu partout en Occident depuis le 11 septembre 2001, l’Islam fait peur. Bien sûr, il s’agit d’une simplification et d’une généralisation abusive! Bien sûr, il existe toutes sortes de Musulmans, de toutes sortes d’origines nationales ou géographiques, des plus fervents ou aux plus indifférents, des plus radicaux aux mieux intégrés à l’Occident, de ceux qui prônent un État théocratique partout où ils sont majoritaires à ceux qui travaillent au contraire à l’instauration d’une démocratie véritable en pays musulmans.

Et plus encore que l’Islam et la présence croissante de MusulmanEs au Québec, c’est la montée plus ou moins nébuleuse de l’islamisme dans le monde qui fait peur. Une peur inconsciente, souvent irraisonnée ou fantasmatique, mais une peur bien réelle et profonde quand même. D’autant plus sournoise qu’elle est rarement admise consciemment. D’autant plus que bien peu de QuébécoisES accepteraient de se reconnaître comme racistes.

Ce dont presque tous les QuébécoisES veulent s’assurer, qu’ils soient pour ou contre la Charte, c’est que JAMAIS l’accroissement de la présence musulmane au Québec ne puisse imposer les valeurs musulmanes à notre société. Que jamais la Charia ne puisse s’appliquer ici, même pour régler des litiges entre musulmans. Que jamais on ne puisse obliger quelque femme que ce soit, ni musulmane, ni non musulmane, à porter un voile pour aller à l’école, à la garderie ou pour y travailler. Que jamais la polygamie ne puisse être pratiquée ici avec l’appui de l’Islam. Que jamais les musulmans ne puissent rêver d’une théocratie au Québec, même s’ils devenaient numériquement majoritaires. Et que jamais le Québec ou les QuébécoisES ne contribuent, directement ou indirectement, à la montée de l’islamisme ailleurs dans le monde.

Mais la Charte ne parle pas de cela, ne peut pas parler de cela : il est impensable de discuter ou d’adopter une Charte pour calmer notre peur de l’Islam ou de l’islamisme.

L’égalité des femmes et des hommes

Le Québec est certainement l’une des sociétés où la lutte des femmes pour l’égalité a entraîné le plus de progrès (de l’égalité juridique à la féminisation du langage, en passant par les innombrables transformations culturelles).

Les femmes du Québec, avec raison, ne veulent absolument pas que l’immigration de l’étranger vienne fragiliser ou même menacer les acquis durement gagnés. En ce sens, qu’elles soient particulièrement sensibles au danger de subordination, ou pire encore de domination, que risque de représenter le voile islamique pour les femmes qui le portent, rien de plus normal et de plus sain!

De même, que le voile représente symboliquement, particulièrement dans l’Islam, un certain « effacement » de la femme dans l’espace public (fût-ce pour des motifs défendables de pudeur ou de discrétion), cela est indéniable et inévitable. Même pour des femmes musulmanes qui choisissent, le plus librement du monde, de le porter. Le voile musulman, même s’il n’est pas une obligation prescrite par le Coran, n’est certainement pas une façon de « valoriser » la femme ou d’en favoriser la pleine égalité avec l’homme. D’où la résistance de nombreuses femmes québécoises à voir leurs « sœurs » se soumettre, même librement, à une coutume ou un geste qu’elles refuseraient pour elles-mêmes.

Mais plus profondément, ce qu’un très grand nombre des femmes québécoises souhaitent (non seulement chez les « Jeannette », mais même chez de nombreuses opposantes à la Charte), c’est que l’on puisse aider TOUTES les femmes musulmanes à être totalement libres de porter ou non le voile (ou tout autre symbole religieux). Car qu’on le veuille ou non, il est évident que même au Québec, de nombreuses femmes musulmanes ne sont pas vraiment libres de leur choix en cette matière.

Reste à se demander si la seule (ou la meilleure) façon de leur donner accès à cette liberté face au voile est… de les obliger à ne pas le porter! D’autant plus que les changements de valeurs ou de mentalités ne se réalisent que bien rarement à coups de lois ou d’impositions.

La tolérance a ses limites

Dernier point, mais non le moindre : le tchador, le niquab et la burka. J’avoue ici mes propres limites : malgré toute mon estime pour l’Islam et mon respect pour la diversité culturelle des immigrantEs, je suis « heurté » chaque fois que je rencontre une ou plusieurs femmes portant l’un ou l’autre de ces vêtements (légèrement moins dans le cas du tchador, je dois l’admettre).

Quelles que soient les raisons que l’on donne pour accepter ces vêtements ou pour les interdire, ces raisons me semblent toujours une « justification » rationnelle (convaincante ou non) d’une réaction qui est d’abord et avant tout émotionnelle. Ces « prisons de tissus » ne passent tout simplement pas ici, ni pour moi, ni pour un grand nombre de mes concitoyens, hommes ou femmes. Quelque part, malgré les différences évidentes, cette réaction quasi viscérale me fait penser au rejet tout aussi viscéral que l’immense majorité d’entre nous oppose à l’excision, quelles qu’en soient les formes, les origines ou les justifications.

Comme quoi, malgré tous nos efforts pour garder au débat sa dimension rationnelle et logique, il existe certains aspects qui échappent à la seule rationalité et qu’on ne peut ensuite « justifier », dans le discours, que par des pirouettes qui défient toute « logique » : la place du crucifix à l’Assemblée nationale, tout comme le niquab et la burka en font la démonstration. Dans les deux cas, aussi bien le PQ que le PLQ ont dû recourir à de bien inélégantes contorsions pour tenter de justifier le traitement différentiel qu’ils donnaient à ces sujets par rapport à leur position générale sur la Charte!

Alors, que faut-il conclure?

Je n’en sais toujours rien, personnellement. Je crois profondément que les enjeux, tels que je les ai posés ci-dessus, sont plus fidèles à la réalité du Québec et du véritable débat qui se mène sous le couvert de prises de positions plus générales, généreuses et génériques (les Chartes des droits, la liberté de religion et d’expression, le droit au travail, les exigences de l’intégration, etc.).

Je poursuis ma réflexion… Et quand je me serai finalement fait une opinion personnelle avec laquelle je peux durablement vivre, je m’engage à la partager avec vous!

 

 


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Dominique Boisvert

Membre du Barreau pendant 20 ans, Dominique Boisvert a choisi de travailler essentiellement en milieux populaires dans les domaines de la solidarité internationale, des droits humains, des immigrants et des réfugiés, de l'analyse sociale, de la paix et de la nonviolence et des questions spirituelles. Co-fondateur du Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV) en 2000, il a publié aux éditions Écosociété L'ABC de la simplicité volontaire (2005) et ROMPRE! ou Le cri des « indignés » ( 2012). Il a également publié aux Éditions Novalis, Québec, « tu négliges un trésor ! Foi, religion et spiritualité dans le Québec d'aujourd'hui » (2015) et La « pauvreté » vous rendra libres !, Essai sur la vie simple et son urgente actualité (2015). Il anime, depuis 2010, le blogue du RQSV (www.carnet.simplicitevolontaire.org) et il a aussi son propre site (www.dominiqueboisvert.ca) depuis le printemps 2014.

3 pensées sur “CHOIX DE SOCIÉTÉ II (La Charte des valeurs)

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    31 janvier 2014 à 11 11 44 01441
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    Merci M. Boisvert pour mettre de l’ordre dans le débat.
    (Et si elle n’est pas actuellement, à mon avis, un problème sérieux au Québec, elle risque de le devenir davantage au cours des années qui viennent. En ce sens, le débat actuel est un débat important et utile, s’il est bien mené, pour baliser un « problème » à venir.)
    Je crois comme vous qu’il vaut mieux y porter attention maintenant que lorsque que le problème sera beaucoup plus sérieux et les réactions beaucoup plus émotives. De toute façon cette situation ne se règlera pas d’elle-même.
    À mon avis il y a trop de sujets traités dans une même discussion c’est pourquoi il est difficile même impossible d’avoir une opinion globale.
    Ce n’est qu’une opinion

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    31 janvier 2014 à 17 05 56 01561
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    Avez pas le sentiment que vous le complexifiez à dessein ce débat d’une limpidité simpliste ??
    Pourquoi jouez les DRAINVILLE et faire semblant de ne pas comprendre ?

    Je résume : Un petit peuple mesquin – chauvin – xénophobe – raciste un tout petit peu sur les bords faisait sa petite affaire sur un grand continent ou il achevait à peine de massacrer les premiers occupants qu’il lassait pourrir dans des réserves sortes de bantoustans pervers.
    Aucun problème à l’horizon si ce n’est la misère de la crise économique partagée par le monde entier… la misère au bout du tunnel mais ce n’était pas la faute des voiles ou des kippas.
    Un député véreux vint à passer par là et imagina une alambique que seul un pernicieux pouvait imaginer
    Il décréta que ce qui n’avait pas fait problème depuis des décennies – qui n’avait pas soulevé problème il y a dix – quinze ans devenait soudain une source d’ennui incommensurable – de déliquescence culturelle et nationale – des femmes avaient été vues donnant des soins a des malades portant voiles et des puéricultrices que leurs enfants adoraient et dont nul ne se plaignait fautaient toutes les vicieuses de porter un voile maléfique – que les parents n’avaient nullement appréhender.
    Il présenta une loi de merde créant le maximum de diversion que tous se mirent à s’invectiver même que certains se déclarèrent incapable de comprendre ce qui survenait (dix ans auparavant rien de tel pourquoi soudain ce vent de suroît ???
    Mais ne vous inquiétez pas aux prochaines élections le fauteur de trouble inutile sera remercié alors qu’il avait ainsi espéré être remercié
    Que nenni qui apporte le vent et la tempête est congédié (;-))

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    31 janvier 2014 à 20 08 04 01041
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    @Dominique Boisvert

    Merci pour cette exhaustive analyse des mobiles profonds qui se cachent dans la Charte des valeurs et qui font réagir.

    En vous lisant et tout particulièrement le texte qui suit, j’avoue que je transporte la même crainte : « Ce dont presque tous les QuébécoisES veulent s’assurer, qu’ils soient pour ou contre la Charte, c’est que JAMAIS l’accroissement de la présence musulmane au Québec ne puisse imposer les valeurs musulmanes à notre société. Que jamais la Charia ne puisse s’appliquer ici, même pour régler des litiges entre musulmans …. »

    Quant au tchador, au niquab et à la burka, je ne peux m’empêcher d’être fort troublée quand il m’arrive de croiser une femme qui en est couverte. C’est peut-être culturel, c’est ainsi, je ne peux le cacher. Je ne ressens absolument rien de détestable envers la femme qui le porte, j’ai pour elle du respect, c’est un malaise que je ressens envers le symbole de ce vêtement. Et, je peux comprendre aussi que ces femmes voilées d’une burka ou d’un niquab peuvent être choquées par notre tenue vestimentaire.

    Carolle Anne Dessureault

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