Chronique : Irak, le nouveau charnier

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Chérif Abdedaïm
« Comme tous les mois, l’Unani (Mission d’assistance des Nations unies en Irak) dresse le bilan des morts et des blessés en Irak. Selon cet organisme, 1 375 Irakiens ont été tués et 2 007 blessés en janvier 2015. Ces chiffres ne prennent en compte que les victimes enregistrées par lui au sein de la population civiles et des forces gouvernementales. De son côté, le gouvernement irakien fait état de 1 408 morts et 2 008 blessés. En décembre, l’ONU décomptait 1 101 personnes tuées. Ces chiffres ne comprennent pas les morts ou blessés dans l’Etat islamique, au Kurdistan irakien ou au sein des tribus sunnites. », le site de rapporte Gilles Munier.
Récemment, d’après le Communiqué de Human Rights Watch du 15 février 2015, « Les exactions commises par les milices alliées avec les forces de sécurité irakiennes dans les zones sunnites se sont intensifiées ces derniers mois, a déclaré Human Rights Watch. Des habitants de ces zones ont été soumis à des expulsions forcées de leurs domiciles, à des enlèvements et dans certains cas à des exécutions sommaires. Au moins 3 000 habitants de la région de Muqdadiyya, dans la province de Diyala, ont dû fuir leurs maisons depuis juin 2014, et depuis le mois d’octobre, il leur est impossible de retourner chez eux. En outre, Human Rights Watch mène actuellement une enquête sur les récentes allégations selon lesquelles des milices et des forces spéciales d’intervention irakiennes (unités « Special Weapons And Tactics », ou SWAT) auraient tué 72 civils dans les villes de Barwana et de Muqdadiyya ».
Face à ces crimes, le monde Occidental ainsi que ses médias n’en soufflent mot. Et pourtant, il a suffi de l’assassinat d’une douzaine de personnes à Paris pour que le monde politique connaisse une houle de grande envergure.
Cela dit, au risque de faire preuve de naïveté, nous reposerons la question : cet Occident omniprésent sur la scène international avec ses incantations « démocratiques » chercherait-il la paix en imposant la guerre ?
Que non ! Afin de mieux cerner la question, une brève rétrospective s’impose. En Irak, fin 2010, on croyait que la guerre américaine était terminée. Et pourtant, elle avait fait place à une intervention plus ou moins occulte caractérisée à la fois par le terrorisme « religieux » téléguidé depuis Israël et par les activités de mercenaires étrangers « civils » à la Blackwater. Dans une certaine mesure, les envahisseurs américains ont essuyé une défaite. Mais la résistance n’a pas (ou pas encore) réussi à libérer le pays.
En avril 2011, l’aviation israélienne a effectué une série d’exercices nocturnes depuis la base américaine d’Al-Asad (non loin de Ramadi, à l’ouest de Bagdad). Y participaient « un grand nombre de chasseurs de type F-15, F-16, F-18, F-22 ainsi que des avions de ravitaillement KC-10 ». Il s’agissait d’une préparation en vue d’une attaque de grande envergure contre l’Iran. Tandis que le monde entier se demande depuis des années quel itinéraire emprunteraient des avions venus d’Israël pour aller bombarder l’Iran, il est maintenant probable que beaucoup de ces appareils décolleraient de bases militaires US beaucoup plus proches de la frontière iranienne, situées non seulement dans le centre de l’Irak mais aussi dans le nord de ce pays, où les Israéliens (souvent camouflés en militaires ou « fournisseurs de services » américains) font depuis longtemps la pluie et le beau temps.
Le moment venu, il sera difficile de dire qui, des USA ou d’Israël, aura lancé les attaques. Guerre par procuration et guerre directe se confondront.
Si l’Iran réagit comme il se doit à l’agression annoncée, l’Irak se trouvera automatiquement impliqué dans le conflit. Ce sera sans doute la fin de ce semblant de paix qui règne depuis quelques années dans le pays malgré l’occupation. Inutile de préciser que personne ne demandera au « gouvernement » fantoche de Baghdad, que « dirige » le chiite Nouri Al-Maliki, de donner son avis sur la question. Quoi qu’il en soit, ce sera la fin de l’équilibre instable entre les USA et l’Iran, qui marque la situation irakienne depuis l’invasion de 2003, et surtout depuis 2007-2008.
Point final ? Fin décembre 2011, la Maison Blanche annonce la fin officielle de la guerre américaine en Irak, une fin que le site libanais Al-Manar décrit ainsi :
« Les dirigeants américains se sont attelés ces derniers jours à transfigurer leur défaite factuelle en Irak en une victoire illusoire. Les Etats-Unis qui ont envahi ce pays riche en pétrole, n’ont certainement pas dépensé plus de mille milliards de dollars et perdu des milliers de leurs soldats pour l’offrir à leur ennemi juré l’Iran. L’administration américaine a tout fait pour garder des bases militaires à proximité de l’Iran et des milliers de ses soldats sous le titre de « formateurs américains », mais elle s’est affrontée à un refus ferme de la part des Irakiens. Malgré cela, les dirigeants américains persistent dans le mensonge. »
« L’opinion publique n’a pas oublié le « ‘grand mensonge » de Bush sur les armes de destruction massive en Irak, propagé pour justifier l’invasion du pays en 2003. Aujourd’hui, son successeur, Barack Obama, semble adopter la même voie de falsification des faits, en qualifiant de « réussite extraordinaire » le retrait humiliant d’Irak… »
En ce qui concerne les pertes américaines réelles ou probables, chacun sait depuis le début de la guerre qu’elles n’ont rien à voir avec le bilan officiel. Un rapport récent estime que le nombre réel de morts américains en neuf ans de guerre dépasse largement celui du Viêt-Nam (58.000 morts officiels). Il serait, en Irak, de près de 74.000. Dans un cas précis, les restes d’au moins 274 soldats américains tués ont été retrouvés dans une décharge d’ordures de Virginie, une fin symbolique pour des ordures en uniforme payées pour tuer et se faire tuer.
Quant aux morts irakiens, dont personne n’a pris la peine de faire le décompte, leur total pourrait atteindre voire dépasser le million.
Le retrait américain ne signifie pas que l’Empire abandonne totalement l’Irak. L’occupation continue sous une autre forme : elle n’est plus le fait de militaires, mais de « conseillers », « consultants » et autres « fournisseurs de services ». Les troupes de combat ne rentrent pas toutes chez elles. Beaucoup se retrouvent en Afghanistan ou, en prévision des prochaines guerres voulues par Israël, en Jordanie (avec pour cible la Syrie) ou dans les pays du Golfe (avec pour cible l’Iran).
Les USA n’ont pas terminé cette guerre par « amour de la paix » mais parce qu’ils ont cédé une partie du pouvoir qu’ils détenaient en Irak, à leur ennemi iranien… qu’ils s’apprêtent maintenant à attaquer de front. Ce n’est pas là le moindre paradoxe de cette guerre… Depuis le début ou, de façon visible, depuis l’insurrection de Nadjaf d’août 2004, l’Iran officiel a collaboré en Irak avec le « Grand Satan » américain. En lui permettant de quitter l’Irak la tête haute, et non en catastrophe comme au Viêt-Nam, Téhéran a rapproché l’heure de l’agression contre son propre pays.
Après la guerre, c’est encore la guerre. Suite au retrait des forces combattantes américaines, et comme pour « prouver » que les Irakiens sont incapables de vivre en paix quand on les abandonne à eux-mêmes, le pays s’enfonce progressivement dans le chaos et le terrorisme, deux fléaux mis sur le compte du sectarisme religieux de ses habitants. Pas un jour ne s’écoule sans attentat ; on compte environ 20 à 30 morts par jour, toujours bien « répartis » entre sunnites et chiites – les sponsors du terrorisme savent faire la part des choses – L’horreur au quotidien.
Dans le nord du pays (Kurdistan irakien autonome), les clivages religieux ne sont pas applicables faute de chiites. Le terrorisme téléguidé, moins virulent mais néanmoins existant, obéit au scénario des « rivalités ethniques » : Kurdes contre Arabes ou Kurdes contre Turkmènes. L’effet est similaire, bien que les attentats soient plus rares. Il est vrai que la mainmise sur le pétrole par les « investisseurs » étrangers y est plus avancée.
A Bagdad, le chiite Nouri Al-Maliki est depuis 2006 à la tête du « gouvernement », par la grâce de Washington et avec l’accord de Téhéran. Comme un certain nombre d’opposants chiites à Saddam Hussein, Maliki a passé plus de 20 ans en exil et n’est rentré en Irak qu’en 2003, avec les chars américains. Pendant la guerre irako-iranienne des années 1980, il se trouvait en Iran : on a déjà fusillé des gens pour moins que ça… Dire que Maliki est la marionnette de Téhéran, qu’il est mal placé pour unifier les Irakiens, et qu’il a beaucoup d’ennemis parmi eux (même au sein de la majorité chiite), est une banalité.
Le « ministre des Affaires étrangères » de l’Irak est le Kurde Hoshyar Zebari. Vu qu’il a été nommé à ce poste en septembre 2003, six mois après l’invasion américaine, on imagine quels intérêts il sert. Il a passé le plus clair de sa vie à l’étranger (Grande-Bretagne, USA, Jordanie). Le « président de la République », Jalal Talabani, est également kurde et également en poste depuis l’ère américaine. Qui plus est, son épouse entretient des liens étroits avec le Mossad (rapporte Al-Manar).
Fin juillet 2013, des attaques de commandos contre deux prisons (Abou-Ghraïb et Taji) ont conduit à la libération d’un millier de détenus sunnites, principalement des djihadistes. Il est probable que les forces spéciales américaines ont donné un petit coup de main dans cette opération : la Légion arabe de la CIA, comme l’appelle le journaliste américain Webster Tarpley, a besoin de renforts islamistes. On ignore si des prisonniers politiques « normaux » se trouvaient parmi les libérés.
Une question se pose d’ailleurs : existe-t-il encore une résistance laïque issue du parti Baas ?… Difficile à dire, bien qu’un mouvement répondant au nom de « Front du Djihad et de la Libération » et dirigé par un certain Izzat Ibrahim Al-Douri, qui se dit chef du Baas clandestin, fasse de temps à autre parler de lui. Gilles Munier, réputé spécialiste de l’Irak, s’en fait parfois l’écho. Le seul problème, c’est que Al-Douri, qui « considère les leaders d’Al Qaïda comme ses frères dans le djihad » (sic), déclare qu’il « ne veut pas croire que des militants d’Al-Qaïda, honnêtes et sincères, soient les auteurs des crimes horribles qui endeuillent l’Irak, et pense que le nom de l’organisation islamiste est utilisé à son insu par les services secrets iraniens et leurs collaborateurs ». Ben voyons, le Mossad n’aurait pas dit mieux… « Djihad et libération », c’est à peu près aussi crédible et logique que « sionisme et démocratie » – et d’autant plus bizarre que le vrai Izzat Ibrahim Al-Douri, un personnage important du parti Baas, serait mort en 2005…
Quoi qu’il en soit, les médias occidentaux parlent de plus en plus souvent de « guerre civile » à propos de l’Irak, tout comme ils parlent de « guerre civile » à propos de la Syrie voisine – alors que dans un cas comme dans l’autre, on a affaire à une agression extérieure organisée et financée par le camp américano-islamiste au service d’Israël. Le but est de morceler les pays attaqués : on a prévu trois entités pour remplacer l’Irak (une arabe sunnite, une arabe chiite, une kurde sunnite) et trois autres pour la Syrie (une arabe sunnite, une arabe alaouite, une kurde sunnite). Pas sûr que la manœuvre réussisse, mais à défaut de réussite, on se contentera de chaos généralisé. Le principal, c’est que personne ne songe à se solidariser avec l’Iran quand la guerre débutera contre ce pays.
Il est évident que le conflit qui fait rage en Syrie depuis 2011 a des répercussions sur l’Irak – et inversement. Des islamistes sunnites d’origine irakienne combattent l’armée régulière de Damas et les Kurdes syriens, lesquels jouissent eux-aussi de l’autonomie mais sans être hostiles au pouvoir central. La CIA et le Mossad s’efforcent de faire adopter aux Kurdes du PYD syrien une position favorable à « l’Axe du Bien », à l’instar de celle des partis kurdes irakiens – sans grand succès jusqu’à présent. Ankara, de son côté, essaie d’empêcher tout rapprochement des minorités kurdes de Turquie, de Syrie et d’Irak, ce qui conduirait plus ou moins vite à l’éclatement de la Turquie. Bien que dans le même camp, Ankara et Tel Aviv ne poursuivent pas le même but : Israël veut démembrer ses voisins ; la Turquie, elle-même potentiellement menacée de démembrement, s’efforce de devenir une puissance régionale.
Pour les djihadistes irakiens, la frontière syrienne n’existe pas. Ils vont et viennent à volonté et font bien entendu dans leur pays ce qu’ils ont fait quelque temps plus tôt chez le voisin. Cela explique en partie la recrudescence du terrorisme en Irak.
Dans l’autre camp, des chiites irakiens, moins nombreux que les islamistes sunnites, combattent aux côtés de l’armée syrienne un ennemi beaucoup plus « concret » que dans leur pays, et dans un combat plus politique que religieux. D’autre part, un certain nombre de Kurdes irakiens prêtent main-forte à leurs compatriotes de Syrie : là aussi, les objectifs sont plus politiques (qu’ethniques). En Syrie, si les agresseurs affichent des motifs religieux, la résistance qu’ils rencontrent est avant tout politique.
Indépendamment de cela, le « gouvernement » de Bagdad permet aux Iraniens de survoler son territoire afin d’acheminer en Syrie les armes et le matériel dont ont besoin les troupes de Damas (et accessoirement celles du Hezbollah libanais).
Pour ce qui est du terrorisme en Irak, Gilles Munier s’interroge, fin juillet 2013 : Qui arrêtera le massacre ? et ajoute : « Pas le gouvernement, illégitime et impuissant. Pas les Etats-Unis et la « communauté internationale », responsables de la déstabilisation du pays. Alors qui ?… »
Juin 2014 : Vers un démembrement de l’Irak. Les islamistes sunnites (irakiens et autres) regroupés dans l’Emirat islamique en Irak et au Levant (EIIL – en arabe Daesh) ont conquis ces derniers temps de vastes territoires à la fois dans le nord-est de la Syrie (province de Raqqa) et dans l’ouest de l’Irak (province d’Al-Anbar, Ramadi, Falloudja). L’EIIL est un projet américano-israélo-saoudien. Le Réseau Voltaire écrit à son propos : « L’EIIL est commandé par Abou Bakr Al-Baghdadi pour le compte du prince Abdul Rahman Al-Faiçal (frère du ministre saoudien des Affaires étrangères et de l’ambassadeur saoudien à Washington). Il est co-financé et encadré par des officiers états-uniens, français et saoudiens. Depuis un mois, il dispose d’armement nouveau en provenance d’Ukraine, où l’Arabie saoudite a acquis une usine d’armement, et via la Turquie, qui a installé une ligne spéciale de chemin de fer à proximité d’un aéroport militaire pour approvisionner l’EIIL. »
Le 6 juin 2014, les islamistes s’emparent de la province de Ninive (avec la ville de Mossoul) et poursuivent leur offensive en direction de Bagdad. L’armée irakienne d’Al-Maliki s’effondre, des dizaines de milliers de militaires désertent. Ceux qui ne fuient pas assez vite et qui n’ont pas la bonne religion sont exécutés par les djihadistes : (voir article « L’EIIL massacre 1.700 soldats irakiens de confession chiite »). Les civils quittent par centaines de milliers les régions conquises par les fanatiques religieux.
Simultanément, les peshmergas du gouvernement autonome kurde en profitent pour consolider leurs positions, notamment en occupant la ville de Kirkouk disputée aux djihadistes. Les bases sont pour ainsi dire posées pour la création des trois entités irakiennes « indépendantes » prévues au scénario.
Bien entendu, le séisme irakien de juin 2014 n’est pas le fait du hasard mais résulte d’une longue préparation par les puissances de tutelle de l’EIIL, la plus visible d’entre elles étant l’Arabie Saoudite. Paradoxalement, les deux autres puissances cachées derrière l’Arabie, en l’occurrence les USA et Israël, sponsorisent en même temps toutes les parties irakiennes concernées : islamistes, séparatistes kurdes et régime de Bagdad. Mais cette situation n’est paradoxale qu’en apparence quand on se remémore les objectifs visés : chaos général et démembrement.
Le danger islamiste auto-généré est bien pratique pour tenir le public en haleine, bien qu’il n’ait pas partout une valeur égale. Grâce au double langage politico-médiatique, il vaut à fond en Irak (djihadistes massacreurs), mais pas en Syrie où ces mêmes individus sont des « opposants » à soutenir.
Fin juin 2014, par mesure de simplification, les sponsors de l’EIIL rebaptisent leur création « Etat Islamique » tout court. A la demande de ses patrons, le patron de l’EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, se proclame « calife » de l’ensemble des musulmans du monde – rien que ça…
Pour le cas où quelqu’un penserait que le « calife de Bagdad » (il a le titre mais pas encore la ville) doit son nouveau job au Tout-Puissant, la photo où on le voit en compagnie du sénateur américain McCain (alias McAipac), est là pour nous convaincre du contraire.
En août 2014, tandis que les barbares du calife massacrent quiconque ne fait pas partie de leur secte, les Etats-Unis, sous prétexte de « sauver les chrétiens » dont ils se foutent royalement (ce sont des chrétiens orientaux qui ne reconnaissent pas le droit à la suprématie juive), font semblant de bombarder quelques positions islamistes dans le « califat ». Excellente occasion pour relancer leur guerre d’Irak qui n’en finit pas de finir.
Strategika51 : « La stratégie de Washington a atteint les limites de son propre chaos. Orwell n’aurait pas imaginé mieux !… » McCain, pour sa part, trouve que les USA ne vont pas assez loin. Pour lui, une action militaire limitée contre ses protégés de l’EI dans le nord de l’Irak est le signe qu’Obama sous-estime fondamentalement la menace qu’ils représentent. Le sénateur réclame des frappes aériennes contre les positions du groupe… en Syrie.
Il est évident que si les Etats-Unis se mettent à bombarder la Syrie et « confondent », dans le feu de l’action, positions de l’EI et positions de l’armée syrienne, McCain sera le dernier à protester. Finalement, le sénateur McAipac n’est pas si schizophrène qu’il en a l’air, et il n’oublie jamais pour qui il roule.
Egalement en août 2014, Washington et Téhéran sont apparemment d’accord pour remplacer Maliki par un de ses clones, le chiite Haïdar Abadi.
Petit à petit, les « frappes » aériennes des Américains se multiplient contre leurs chouchous islamistes, ne faisant probablement pas plus de victimes ni de dégâts que les roquettes ghazaouies lancées contre Israël. Elles ont la même fonction : « justifier la riposte ». Ce qui, en Irak, signifie augmenter la férocité des terroristes de l’EI et battre le record de morts. Un nouveau charnier.

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Chérif Abdedaïm

Chérif Abdedaïm est journaliste écrivain algérien. Auteur de plusieurs essais et recueils de poèmes dont « Aux portes de la méditation », « Le Bouquet entaché », « Abdelhafid Boussouf, le révolutionnaire aux pas de velours », « Constantine, la saga de beys », « la Contrée désolée », etc.

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