Chronique : Terrorisme, dites-vous ?

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CHÉRIF ABDEDAÏM :

« On a tort de penser que le terrorisme serait l’instrument des faibles. Comme la plupart des armes meurtrières, le terrorisme est surtout l’arme des puissants. Quand on prétend le contraire, c’est uniquement parce que les puissants contrôlent également les appareils idéologiques et culturels qui permettent que leur terreur passe pour autre chose que de la terreur. » (Noam Chomsky, dans son article Terrorisme, l’arme des puissants paru en décembre 2001 dans le Monde Diplomatique). « La guerre est le terrorisme des riches »(Peter Ustinov)

« Le terrorisme moderne est le moyen par lequel les oligarchies mènent contre les peuples une guerre clandestine qu’il serait politiquement impossible de mener ouvertement… Le terrorisme est intrinsèquement une activité contrôlée par une faction du gouvernement, agissant probablement sous l’influence de groupuscules financiers qui sont généralement l’ultime source d’autorité sur notre planète mondialisée. »

(Webster G. Tarpley, dans La Terreur fabriquée ).Enfin, « Ceux qui admettent que l’on peut avoir de bonnes raisons de faire la guerre doivent admettre pareillement que l’on peut en avoir aussi pour recourir au terrorisme. En fait, cette méthode n’est utilisée que par ceux qui n’ont pas d’autres moyens militaires à leur disposition, dès lors ‘lutter contre le terrorisme’ veut seulement dire museler les pauvres »(Thierry Meyssan – Réseau Voltaire).
Cela dit, il est beaucoup question de terrorisme depuis la fin des années 1960, et plus encore depuis le 11 septembre 2001. Tout le monde en parle, tout le monde appelle à combattre ce fléau. Mais qu’est-ce au juste que le terrorisme ?

Les définitions ne manquent pas. Aux Nations-Unies, malgré des années de discussion en vue d’aboutir à une convention internationale, il n’a pas été possible de se mettre d’accord sur la signification de ce terme. Dire, comme le fait le Petit Larousse, qu’il s’agit de « l’ensemble des actes de violence commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité ou renverser le gouvernement établi », c’est ne prendre en compte qu’une partie du problème.

Un des deux points de divergence au sein de l’ONU réside précisément dans la distinction à faire ou à ne pas faire entre organisations terroristes et mouvements de libération. L’autre a trait au terrorisme d’Etat, dont certains vont jusqu’à nier l’existence.

La première utilisation du mot « terrorisme » – dans un sens assez différent de celui d’aujourd’hui – remonte à la révolution française, à Robespierre et à son régime de justice expéditive. C’est ce que le chef des Jacobins appelait lui-même « la terreur sans laquelle la vertu est impuissante », terreur à laquelle il finit lui aussi par succomber. S’agissait-il de terrorisme d’Etat ou de violence exercée par un groupe politique sur un autre afin d’imposer un changement radical ?

On en a longuement débattu, on pourrait en débattre encore. Le phénomène s’est reproduit plus d’un siècle plus tard avec la révolution russe de 1917, en s’amplifiant considérablement. La « terreur rouge », élevée au rang de vertu révolutionnaire en réponse à la « terreur blanche », a longtemps survécu à cette dernière.

Mais la terreur institutionnalisée de Robespierre ou de Staline – on en parle d’autant plus qu’eux-mêmes se sont vantés de la pratiquer – n’a pas été la première qu’ait connue l’histoire humaine. La crucifixion de milliers d’esclaves dans la Rome antique ou l’extermination de centaines de milliers d’Indiens d’Amérique sont antérieures. Il est vrai toutefois que ces excès passent rarement pour des actes de terrorisme. Pas plus que le massacre de 30.000 Parisiens, perpétré par les tueurs versaillais d’Adolphe Thiers en mai 1871, sous l’œil bienveillant de l’occupant prussien. Ou encore le génocide Palestinien orchestré par un régime voyou, impuni sous les applaudissements de la « communauté internationale ».

En revanche, les assassinats individuels de rois, de princes, de présidents, d’hommes politiques, d’industriels ou de banquiers, tels qu’ils se pratiquent depuis le 19ème siècle, sont considérés comme terroristes.

Dès l’origine, il y a donc bien deux poids et deux mesures dans la manière d’appréhender cette question, tant pour ce qui est de la « couleur » du terrorisme que pour l’échelle à laquelle il se pratique (ce que le politologue américain Michael Parenti appelle « wholesale terrorism » et « retail terrorism » c’est-à-dire terrorisme en gros ou au détail – ou comme l’a dit quelqu’un d’autre: « le terrorisme d’Etat est au terrorisme groupusculaire ce que la grande distribution est au petit commerce »).

Si l’on en croit les enragés de l’après-11 septembre, le terrorisme serait le fait d’organisations radicales d’inspiration politique ou religieuse, jalouses de la liberté et du bien-être dont jouit la civilisation occidentale. Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur cette fameuse « liberté », sur ce « bien-être » et sur cette « civilisation », mais c’est une autre affaire… Quoi qu’il en soit, la jalousie n’explique pas grand-chose. L’envieu convoite les biens d’autrui ou cherche à se les approprier par des moyens légaux ou illégaux, mais pourquoi irait-il les détruire ? C’est d’autant plus absurde que les chefs terroristes comme Oussama Ben Laden et quelques autres disposent eux-mêmes de plus de richesses et de liberté que la plupart des habitants de la planète.

De toute évidence, le monde musulman cultive d’autres valeurs que celles qui obnubilent l’Occident. Contrairement à l’Occident, et quelle qu’en soit la raison, il est certain que « le sexe et le fric » ne sont pas des sujets de conversation prioritaires dans l’univers islamique. Aussi anachronique que cela puisse paraître, principes et idéaux y ont encore un certain poids.

Ceux qui, en Occident, s’insurgent à propos d’un foulard porté à l’école, d’un mouton égorgé selon la tradition musulmane ou d’un rite vaudou pratiqué dans un HLM de banlieue, devraient essayer d’imaginer l’état d’esprit de personnes contraintes de supporter l’intrusion incessante dans leur vie quotidienne de mœurs européennes ou américaines qu’elles trouvent pour le moins étranges, quand ce n’est pas franchement repoussantes ou décadentes. La société occidentale invoque sans cesse la liberté, mais il s’agit toujours de la « liberté » pour les autres de s’aligner sur elle. Il est évident que l’impérialisme culturel entraîne chez ceux qui en sont victimes frustration et révolte.
Une autre cause de révolte réside dans l’agression étrangère permanente à laquelle sont soumis certains peuples (occupation des territoires palestiniens, guerre contre l’Irak, la Syrie, interventions militaires multiples un peu partout dans le monde). L’impuissance face à la brutalité et à l’arrogance de l’agresseur conduit infailliblement à des actes de désespoir.

Le terrorisme est donc souvent – mais pas toujours – un signe de faiblesse qui se manifeste lorsque tous les autres moyens de lutte collective sont inexistants ou inefficaces. Il émane en général d’une organisation, aussi rudimentaire soit-elle, et n’est que rarement l’acte d’un individu isolé.

Comme la frustration nationale et la frustration culturelle, la frustration sociale peut elle aussi déboucher sur une riposte violente.

Par ailleurs, le terme « terrorisme » ayant une valeur péjorative, plus personne ne s’en réclame. A chacun donc d’apprécier si une organisation doit être qualifiée de terroriste ou si, au contraire, il convient de la classer parmi les mouvements de libération, considérés eux comme tout à fait légitimes. (Dans son préambule, la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU reconnaît implicitement le droit « à la révolte contre la tyrannie et l’oppression ».)

A cet égard, le comportement de la plupart des gouvernements est assez schizophrène. On voit des Etats issus d’une lutte de libération nationale refuser à d’autres ce pour quoi eux-mêmes se sont battus, suscitant ainsi une résistance qui revêt souvent l’aspect du terrorisme. Ailleurs, des pays qui refusent l’autonomie à certaines de leurs provinces s’érigent chez les autres en champions de la « liberté » (à commencer par la Grande-Bretagne et la France qui dénient à l’Irlande du Nord ou à la Corse ce qu’elles revendiquent pour la Tchétchénie ou le Tibet).

Dans un monde orwellien où les puissants prétendent agir au nom de la « démocratie » et des « droits de l’homme », où la mise en condition de la population est permanente, et où l’on peut faire croire n’importe quoi à n’importe qui, dès lors qu’on dispose des médias, l’histoire remet rarement les choses en place. Pour un Nelson Mandela réhabilité de toute accusation de terrorisme, combien d’autres conservent cette estampille infamante, à commencer par feu Yasser Arafat.

Dénigrer l’adversaire a toujours été de bon aloi, mais l’ère de la communication a fait de cette activité une arme idéologique de très gros calibre devant laquelle plus d’un groupe dissident a dû capituler. Les organisations clandestines sans accès aux outils modernes de persuasion de masse ne peuvent survivre que si elles jouissent par ailleurs d’une large assise populaire, comme par exemple l’IRA irlandaise ou l’ETA basque, pour ne citer qu’elles.

Sur un autre plan, les gouvernements et leurs appareils ne se contentent pas de combattre la dissidence verbalement. Ils interviennent depuis longtemps sur le terrain, chez eux et à l’étranger : mise en place ou infiltration de groupes terroristes, préparation et organisation d’attentats, provocation, désinformation… Un des exemples les plus évidents et les plus « réussis » de manipulation est sans doute celui des Brigades rouges italiennes dans les années 1970-1980. Les services secrets italiens, épaulés par les Américains, réussirent alors à placer un de leurs hommes à la tête de l’organisation clandestine et purent ainsi télécommander diverses actions, dont l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro, un homme politique de droite jugé « dangereux », car partisan du « compromis historique » avec le parti communiste. Depuis, la tactique italienne a souvent été copiée un peu partout dans le monde. (Lire ici Types of Terrorism and 9/11 par George Pumphrey.)
Aux Pays-Bas, en 1970, le service de renseignement BVD alla même jusqu’à créer de toutes pièces un parti « marxiste-léniniste maoïste » (le MLPN) afin d’infiltrer les milieux « pro-chinois » que l’on croyait violents et manipulés par Pékin (en fait Mao se fichait éperdument des gauchistes hollandais). L’épisode du MLPN a été rendu public trente ans plus tard par un des responsables, mais parallèlement des douzaines d’autres cas similaires en Europe occidentale sont plus ou moins restés dans l’ombre.

Quand une bombe explose quelque part, qu’un avion est détourné ou s’écrase contre un gratte-ciel, on est donc parfaitement en droit de se poser la question: qui a vraiment fait le coup, à qui profite le crime ?… La question est pertinente, même lorsqu’une organisation revendique la paternité de l’attentat – et à plus forte raison quand ce n’est pas le cas.
Le dessous des cartes est rarement dévoilé au grand public. Avec l’aide de la presse, les responsables veillent à ce que rien ne transparaisse. Dans ces conditions, les services secrets peuvent se permettre d’exagérer à dessein l’importance d’organisations occultes existantes, organisations qu’ils ont parfois eux-mêmes contribué à créer (Al-Qaïda, par exemple); ou de « ressusciter » des groupes disparus depuis longtemps (Brigades rouges italiennes ou Sentier lumineux péruvien); ou encore de créer de toutes pièces une « nouvelle génération » terroriste (Daech). Américains et Israéliens sont sans doute les plus actifs et les plus imaginatifs en matière de manipulation, même si leurs trouvailles sont souvent cousues de fil blanc.

A titre d’exemple, lire ici deux articles de Joe Vialls sur les attentats de Bali (octobre 2002) et du Kenya (novembre 2002). La procédure employée un an plus tard à Istanbul n’est pas très différente (traduction d’un article paru dans le journal turc Yeni Safak à propos du rôle joué par les services secrets américains, britanniques et israéliens dans la manipulation des groupuscules terroristes islamistes et dans les attentats « antisémites » perpétrés dans cette ville). Depuis le 11 septembre, cette forme de manipulation tend à devenir systématique.

Fin 2002, on apprend aussi que le Shinbet (police secrète israélienne) recrute des Palestiniens afin de former une « cellule locale d’Al-Qaïda ». Rien de bien nouveau dans cette démarche, quand on sait que les services de l’Etat juif ont toujours manipulé les islamistes. Vingt ans plus tôt, Menahem Begin (tueur de l’Irgoun devenu premier ministre du Likoud) soutenait et encourageait la création du Hamas palestinien, dans le seul but d’affaiblir Arafat et les forces de gauche de l’OLP. A Tel Aviv comme à Washington, les gouvernants adorent jouer avec le feu, quitte à pousser des cris lorsque leurs créatures s’émancipent.

Le politologue Aymeric Chauprade (fin mars 2012) : « Le terrorisme est d’abord un fait étatique. C’est le fait de services de renseignement qui ont la volonté, les moyens et la logistique pour mener à bien ce type d’opérations en utilisant des illuminés, des idéologues, des fanatiques. On infiltre les milieux radicaux, qu’ils soient d’extrême droite, d’extrême gauche, islamistes, ultrareligieux, etc… On détecte, par des méthodes parfaitement rodées psychologiquement, les profils susceptibles d’aller jusqu’au bout de l’acte, on canalise l’énergie de ces gens-là, on les amène jusqu’à la réalisation des attentats en les orientant. Puis, ceux qui ont préalablement infiltré les cellules, qui appartenaient aux services étatiques, disparaissent dans la nature… »

Avec « Al-Qaïda », on a affaire à « des islamistes croyant se battre contre les Etats-Unis, « l’impérialisme occidental » ou le sionisme. Mais en même temps, ce sont des gens qui ne sont pas commandés par leurs propres idées. Ils sont pilotés à distance par des individus qui se marrent bien et qui doivent se dire : quelle bande de crétins qu’on arrive à amener à se faire exploser avec des ceintures en pensant lutter contre nous, alors qu’ils servent directement nos intérêts. »

Quant au terrorisme d’Etat, paradoxalement, c’est celui dont on parle le moins. De même que le vol sanctionné par la loi ou favorisé par les rapports de force ne vaut pas comme tel, la terreur ponctuelle ou de masse perpétrée au nom de la raison d’Etat est toujours qualifiée d’un autre nom: mesure de défense, opération de maintien de l’ordre, pacification, acte humanitaire, riposte, lutte contre ceci ou cela – les étiquettes ne manquent pas. Qu’il s’agisse de banals actes de sabotage des services secrets (comme par exemple la destruction d’un navire de Greenpeace en Nouvelle-Zélande) ou de vastes opérations télécommandées (massacre en Indonésie ou putsch au Chili), le palmarès du terrorisme d’Etat est incroyablement long. Depuis 1945, ses victimes se comptent par millions.

La terreur sioniste en Palestine a causé et cause encore cent fois plus de morts que la terreur dite islamiste (qui est une forme de résistance). Si cette dernière est aveugle, la première semble plus sélective, frappant de préférence les quartiers populaires et les camps de réfugiés. C’est que le terrorisme d’Etat est soigneusement préparé, ses exécutants disposent de tous les moyens et appuis nécessaires pour obtenir l’effet « optimal ». Ils courent rarement le risque d’être découverts avant d’avoir pu achever leur forfait.

Aux USA, depuis 1961, le terrorisme anticubain a toujours été encouragé, soutenu et même organisé par le pouvoir. Rien n’a changé après le 11 septembre 2001. Au contraire, lorsque le gouvernement de La Havane prend de sa propre initiative des mesures d’autodéfense pour empêcher des attentats sur son sol, ce sont les antiterroristes que la « Justice » américaine condamne pour « terrorisme ». Les tueurs protégés par Washington, comme par exemple Posada Carriles, responsable de l’attentat contre un avion de la Cubana qui fit 73 morts en 1973, vivent bien tranquillement en Floride en attendant que « leur » pays soit « libéré ».

Si les Etats-Unis avaient jusqu’alors pour habitude d’entourer leurs opérations terroristes du plus grand secret (on ne va pas crier sur les toits qu’on a tenté d’assassiner Fidel Castro) ou de les camoufler en aide militaire (Amérique centrale), ils ont, en 2002, abandonné tout scrupule. Comme les tueurs du Mossad, ceux de la CIA et du Pentagone se vantent maintenant de leurs exploits, par exemple l’assassinat de six « terroristes » au Yémen, à l’aide d’un missile tiré à partir d’un avion sans pilote. Peu importe qu’une de leurs victimes ait été un citoyen américain.

Sur le terrorisme d’Etat tel que le pratique Washington en vertu de sa nouvelle doctrine militaire, lire l’article de Thierry Meyssan « les milices de l’empire » (http://www.voltairenet.org/article8884.html)

La pire forme de terrorisme d’Etat reste bien sûr la guerre d’agression directe, comme en Afghanistan, en Irak ou au Liban.

Mais le terrorisme d’Etat américain ne frappe pas seulement à l’étranger. En 1993, à Waco (Texas), le FBI assassinait 80 membres d’une secte, dont une vingtaine d’enfants. Leur crime : avoir osé défier l’autorité de l’Etat. Deux ans plus tard, c’était l’étrange attentat d’Oklahoma City, rendu possible grâce à l’intervention occulte de divers services américains. Et pour couronner le tout : l’attentat du 11 septembre, l’acte terroriste le plus pervers jamais perpétré par un gouvernement US contre ses propres citoyens.
Ceci étant, prétendre aujourd’hui combattre les terroristes de Daech prête à beaucoup de questionnements sur les tenants et les aboutissants de cette nouvelle « croisade ».

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Chérif Abdedaïm

Chérif Abdedaïm est journaliste écrivain algérien. Auteur de plusieurs essais et recueils de poèmes dont « Aux portes de la méditation », « Le Bouquet entaché », « Abdelhafid Boussouf, le révolutionnaire aux pas de velours », « Constantine, la saga de beys », « la Contrée désolée », etc.

5 pensées sur “Chronique : Terrorisme, dites-vous ?

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    2 janvier 2016 à 8 08 10 01101
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    Le terrorisme bourgeois est le problème numéro un du monde postmoderne. Il n’y a malheureusement qu’une seule solution contre ce mal, détruire la source, la bourgeoisie et sa culture décadente.

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      2 janvier 2016 à 21 09 39 01391
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      Vous porterez alors l’infâme titre de  » terroriste » et pour le restant de votre vie. Pourtant…

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        4 janvier 2016 à 8 08 36 01361
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        C’est la bourgeoisie occidentale qui a déclaré la guerre au reste du monde afin de faire revivre sur la planète l’age d’or bourgeois occidentale du 19ième siècle. Un de leur outils est le terrorisme financier, un autre de leur outils est le mercenariat pour répandre la terreur au niveau mondial. Me désigner comme terroriste n’est qu’une inversion sémantique produit par le discours bourgeois décadent et relayer par les conformistes ignorants.

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          7 janvier 2016 à 10 10 55 01551
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          Les états impérialistes (dominés par la bourgeoisie) ont de tout temps procédé à des inversions sémantiques, c’est même leur arme de prédilection. Observez comment d’authentiques terroristes sont présentés comme des combattants en Syrie, Lybie etc… et d’authentiques résistants sont présentés comme terroristes à l’exemple du Hezbollah,

          Rassurez-vous cependant, ce n’est pas vous que je traitais de terroriste loin s’en faut, j’ai assez de respect pour vos contributions.

          Amicalement

          Zekri

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    2 janvier 2016 à 10 10 24 01241
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    @ Chérif

    Merci pour cet article Chérif…. On voit que tu as investigué et que tu maitrise le dossier.

    J’en profite our indiquer à nos lecteurs qu’a compter de mardi de la semaine prochaine LES7DUQUÉBEC.COM publieront en exclusivité (hors d’Alger) un reportage en cinq volets sur DAESH L’État islamique écrit par notre collaborateur Chérif Abdedaim . Des révélations et une entrevue avec un expert belge de ces questions.

    À ne pas manquer.

    Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

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