Connaissez-vous les PFNL ?

bleuets

DOMINIQUE BOISVERT :

Connaissez-vous les produits forestiers non ligneux (PFNL) ? Ceux-ci regroupent toutes les ressources que l’on peut tirer de la forêt, excluant le bois (matière ligneuse). Les PFNL englobent une large gamme de produits pouvant être employés à des fins alimentaires, médicinales, cosmétiques et industrielles.

De tous temps, les humains ont eu recours aux produits de la forêt pour répondre à leurs besoins de base. Encore aujourd’hui, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), environ 80 % de la population des pays en voie de développement utilisent les PFNL pour se soigner et se nourrir.

« Des exemples de PFNL comprennent des produits alimentaires et leurs additifs (noix comestibles, champignons, fruits, herbes, épices et condiments, plantes aromatiques, etc.), des fibres (utilisées dans la construction, des meubles, des vêtements ou des ustensiles), résines, des gommes, et des produits d’origine animale ou végétale utilisés à des fins médicinales, cosmétiques ou culturelles. Les PFNL peuvent être récoltés dans la nature ou produits dans les plantations forestières, les systèmes agroforestiers et des arbres hors forêt. »

Même si l’expression peut être nouvelle pour vous, vous avez probablement déjà consommé des PFNL. Au Québec, le sirop d’érable en représente l’une des plus importantes productions commerciales. Nos forêts nous offrent une grande variété de produits comestibles que nous gagnerions à découvrir, ou à redécouvrir, car ils étaient bien connus des Amérindiens et des premiers colons. Sans être exhaustifs, mentionnons les champignons, les noix, les fougères (têtes de violon), les petits fruits, comme les bleuets sauvages, différents rhizomes et racines… À cela s’ajoutent de nombreuses plantes aux propriétés pharmaceutiques ou nutraceutiques, comme l’extrait de l’if du Canada, le ginseng et la gomme de sapin.

Selon le Service canadien des forêts, il existerait au Canada un potentiel de 600 PFNL. Leur mise en valeur pourrait créer de 100 000 à 200 000 emplois à travers le pays, surtout dans les régions rurales.

Les produits de la forêt ne pourraient évidemment pas combler tous nos besoins alimentaires. Par contre, considérant que les changements climatiques et la hausse des coûts de l’énergie pourront éventuellement restreindre et même compromettre l’approvisionnement alimentaire à partir de sources de production éloignées, nous avons tout intérêt à recourir le plus possible aux ressources locales. Dans cette perspective, la forêt pourrait nous procurer des produits complétant l’offre provenant de l’agriculture de proximité.

Pour en savoir plus : Les cueilleurs des bois

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Dominique Boisvert

Membre du Barreau pendant 20 ans, Dominique Boisvert a choisi de travailler essentiellement en milieux populaires dans les domaines de la solidarité internationale, des droits humains, des immigrants et des réfugiés, de l'analyse sociale, de la paix et de la nonviolence et des questions spirituelles. Co-fondateur du Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV) en 2000, il a publié aux éditions Écosociété L'ABC de la simplicité volontaire (2005) et ROMPRE! ou Le cri des « indignés » ( 2012). Il a également publié aux Éditions Novalis, Québec, « tu négliges un trésor ! Foi, religion et spiritualité dans le Québec d'aujourd'hui » (2015) et La « pauvreté » vous rendra libres !, Essai sur la vie simple et son urgente actualité (2015). Il anime, depuis 2010, le blogue du RQSV (www.carnet.simplicitevolontaire.org) et il a aussi son propre site (www.dominiqueboisvert.ca) depuis le printemps 2014.

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