Corporatisme éhonté

Philippe David

La saga du remplacement des wagons du Métro de Montréal ne peut être décrite autrement que comme un exercice de corporatisme éhonté de la part du gouvernement libéral par le biais du ministre Claude Béchard. Plutôt que de laisser la STM faire un appel d’offre international comme ils se doit, M. Béchard a préféré intervenir en faveur d’une entente directe avec Bombardier (comme si cette compagnie de bénéficiait pas d’assez de largesses de l’état). Bombardier aurait fabriqué les voitures dans son usine de La Pocatière, dans le comté d’un certain ministre… Naturellement, cette entente a été dénoncée et contestée par la compagnie Alstom avec le résultat qu’Alstom s’est associée à Bombardier et soudainement, le nombre de voiture à remplacer augmente et les coûts du projet viennent de doubler et même tripler. Au lieu du 1,2 milliard original, on commence à parler de 3 ou 4 milliards. Rien n’est trop beau, il ne s’agit que de l’argent des contribuables après tout!

Mal leur a pris puisque selon les lois de commerce internationales, la STM a du envoyer un avis à tous les fabricants du changement du nombre de wagons. Deux nouveaux compétiteurs sont maintenant entrés dans le jeu. La firme chinoise Zhuzhou a présenté un projet qui fut rejeté à cause qu’il était basé sur des roues métalliques et non pneumatiques. D’autre part, une firme espagnole, CAF, a placé une offre jugée acceptable par une firme indépendante et les experts de la STM. L’apparition de ce nouveau joueur forcera la STM à lancer un nouvel appel d’offre cet automne, tel qu’elle aurait dû faire dès le départ. Pour ce qualifier, CAF devra construire 60% des composantes au Québec et livrerait la marchandise à 15 à 20% moins cher que le consortium Bombardier/Alstom. Sur un contrat de 3 milliard, c’est une somme non-négligeable.

La tentative du gouvernement du Québec de dérailler le processus normal d’appel d’offre aurait pu coûter très cher au contribuable afin de favoriser une compagnie qui ne devrait pas avoir besoin de passe-droit pour obtenir un contrat et d’acheter des votes pour un certains ministre libéral dans son comté. Elle aura aussi retardé de 4 ans la livraison de nouveau matériel roulant qui devient de plus en plus cher à entretenir et qui souffre de bris de plus en plus fréquent. C’est un exemple flagrant de gaspillage de fonds publics au nom de politicailleries de bas étage. C’est ce genre de manœuvre qui me rend de plus en plus sceptique quand aux promesses de notre cher ministre des finances quand à la réduction du déficit.

27 pensées sur “Corporatisme éhonté

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    15 juillet 2010 à 6 06 42 07427
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    Sans vouloir défendre Béchard, je crois qu’il a dit cela pour la forme et surtout parce-que Bombardier est dans son compté. Je ne crois pas qu’il soit contre l’appel d’offre.

    Petite question: si vous étiez à la place de Charest et que CAF présente une offre inférieure de 10% à Bombardier pour exactement la même chose, est-ce que vous y aller avec CAF?

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      15 juillet 2010 à 10 10 03 07037
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      @ Iota

      Selon les journaux de ce matin, Béchard se dit déçu de la décision de la STM d’aller en appel d’offre et Bombardier boude dans son coin.

      Petite question: si vous étiez à la place de Charest et que CAF présente une offre inférieure de 10% à Bombardier pour exactement la même chose, est-ce que vous y aller avec CAF?

      Considérant que les conditions du contrat stipulent qu’au moins 60% des composantes et l’assemblage final doivent être faits au Québec, je n’aurais aucun problème d’accepter l’offre de CAF.

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    15 juillet 2010 à 9 09 30 07307
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    Comment Caf peut vraiment savoir qu’il offrira 10% de moins sans avoir fait tout le précédent suivie qu’a fait Bombardier, cela me semble vraiment improbable que cela se puisse.

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    15 juillet 2010 à 12 12 55 07557
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    Quel gaspillage éhonté de fonds publics. Les politiciens et hauts fonctionnaires vivent sur une autre planète. Je suis certain qu’on pourrait réparer les wagons existants et les faire durer un autre 10 ans, et que ça ne coûterait pas 50 millions$.

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    15 juillet 2010 à 13 01 00 07007
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    Aucune de ces entreprises ne survivraient dans un système de libre entreprise.

    Le système est c-o-n-ç-u pour VOUS maintenir dans un état de servitude, via le système monétaire, les impôts, et le système juridique.

    L’achat de wagons, comme dans le présent cas, n’est qu’un prétexte pour créer des dettes publiques, assurer l’asservissement de vos enfants et petits-enfants via les impôts, et siphonner des fonds publics au profit de la classe dirigeante et de ses petits zamis (toujours les mêmes).

    Impossible de fonctionner dans un système pourri et corrompu comme ça.

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    15 juillet 2010 à 19 07 53 07537
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    http://maps.google.ca/maps?hl=fr&tab=wl

    Je vous envoie une carte google pour vous montrer la réalité de la région. En haut, à droite, c’est Saint-Pascal. Je ne sais pas si vous me voyez, mais j’habite là.
    1. La réalité. L’usine est une des seules de la région à payer des salaires décents. Tous ces petits villages, alentour, vivent de ce gros nid. Du moins plusieurs. Au point ou je peux vous compter mes voisins qui attendent leur « place chez Bombardier ».
    À moins d’être un professionnel, ici, vous roulez au salaire minimum. Professionnel, ou employé du gouvernement.
    Ou un homme d’affaires qui sait louvoyer…
    2. La réalité du contrat gré à gré n’est pas une offre de petits « zamis » pour Bombardier. Elle est une longue suite de pression du syndicat qui s’est battu pendant des années et qui se vante d’avoir – de ses employés et du reste – l’expertise pour faire le travail.
    3. Ce gré à gré était alors un droit qu’affirme également le syndicat et tous les responsables du dossier. Faudrait-il alors blâmer la STM? Son président dit avoir reporté pour faire des économies de 10% à 15%.
    Depuis que le dossier traîne, on l’a perdu ces 10% et 20%.
    4. Plusieurs experts doutent du fait que la compagnie espagnole puisse bien faire le travail. Pas des experts de Bombardier, des spécialistes sans lien avec le gouvernement ou la compagnie.
    5. Les chinois n’ont pas la bonne roue… Non. Mais parions qu’ils sont en train de faire des plans pour relancer une offre encore meilleure avec une roue « appropriée ».
    Bang! On relance l’armée d’avocats et de paperasse qui se lèchent les babines. Les causes qui traînent sont les plus payantes.
    6. Ce système de fous va à l’ouverture des marchés mondiaux. Sans doute craint-on de perdre d’autres contrats à venir, ou des possibles, sans froisser les « autres ».
    Les petits « zamis » mondiaux existent et ont plus de pouvoir que jamais.
    Avec la mondialisation arrive la lutte de lutteurs Sumo.
    7. Comme toute transaction importante les gras et lourds lutteurs Sumo s’engraissent même dans la lutte.
    C’est pour ça qu’ils sont gros…
    8. Ce n’est pas de la petite politique, c’est du gros mondialisme.
    9. Si le gré à gré n’était pas conforme à la règlementation, il s’agit alors là d’une bavure énorme et d’une incompétence qui s’explique mal quand on a les conseillers pour vous diriger.
    Si le contrat de départ était de 1,2 milliard, sans doute aurait-il été un peu plus élevé en raisons de coûts élevés de matériaux ou de je ne sais quoi, mais on peut compter un demi milliard de plus pour l’imprévu.
    10. LA POLITIQUE.
    S’il y a quelqu’un qui corne contre la politique et les malheurs qu’elle enfante, c’est bien moi.
    Paul Crète, le député fédéral d’alors, Bloquiste, était également à lutter pour garder ce capital de 1000 travailleurs à SALAIRE DÉCENT.
    On devait licencier 180 employés, avant hier…
    Or, le 14 juillet, on a obtenu un contrat qui permettra de les garder pour un temps indéterminé. Du moins une partie d’entre eux.
    1000 à 60. C’est ce qu’on prévoit pour l’avenir de l’usine si rien ne se passe….
    C’est ce qui restera de ce fleuron (sic) du Bas-du-Fleuve, né d’un fondateur local qui avait fondé une industrie de motoneiges.
    L’usine a été acheté par Bombardier dans les années 60.
    11. ÉPARGNER
    600 travailleurs d’une ville de 5000 h. entourée de petits villages de 500, 600, 700h, c’est tout un coup de pouce à l’économie régionale et même québécoise. Les retombées économiques sur la régions sont énormes en vertu du salaire décent que je mentionne. La masse salariale, si vous voulez.
    Épargner quoi?
    On n’épargnera pas d’argent, c’est foutu. Plus on retarde, plus le trou se creuse.
    On n’épargnera pas les travailleurs – les humains – de la région.
    C’est déjà foutu: une grande majorité se sont lassés d’attendre, ont déménagé ou se sont repliés dans de petites usines.
    @ Aimé,
    Je ne défend aucun politicien dans cette affaire, comme tu dis, les zamis s’engraissent entre eux à nos dépends … Mais ils ont des compte à rendre aux gros zamis.
    Et les gros zamis ne sont pas toujours fiables.
    __________
    En 1998, j’avais écrit les textes d’un drame musical pour montrer les erreurs des ouvertures des marchés. Je parle des humains, pas de l’argent…
    Nous y sommes… Les dégâts sont là.
    Plus le politicien est petit, plus l’affaire est grosse, plus le tampon gras d’avocats et de singeries inutiles mais coûteuses vont vous empoisonner la vie.
    Il faudra refaire une société à partir de cellules plus petites dotées de membranes solides…

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    15 juillet 2010 à 20 08 26 07267
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    Coporatisme éhonté, vous ne sauriez mieux dire.

    Et Béchard d’en rajouter : il ne regrette pas d’avoir procéder comme il l’a fait en 2006. Le comble de l’arrogance et du mépris!

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    15 juillet 2010 à 20 08 47 07477
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    @aimé laliberté

    Je ne suis pas spécialiste de la question mais a ce que je sache, les wagons qui seront remplacés datent de l’ouverture du métro en 1967. Je crois qu’ils ont étés restaurés souvent et qu’ils sont vraiment passé date.

    @Philippe David

    Si Bombardier s’imagine qu’il a automatiquement le contrat et gonfle la facture de façon éhonté, je suis d’accord pour faire de la pression en regardant ailleurs. Mais même si leur prix est de 10 , 15 voir même 20 ou 25% de plus que les autres, il vaut mieux a mon avis faire affaire avec eux. Pas par favoritisme politique mais par raisonnement purement économique. Il faut considérer qu’un partie non négligeable de cette dépense va revenir dans les coffres de l’état par l’impôt et les taxes que paieront les travailleurs d’ici. Alors qu’il n’y a évidemment aucun retour lorsque l’argent est dépensé ailleurs. Cela, vous semblez l’ignorer dans votre raisonnement qui semble plus tenir de la frustration autour de Béchard.

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      16 juillet 2010 à 7 07 54 07547
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      @ Iota

      Si Bombardier s’imagine qu’il a automatiquement le contrat et gonfle la facture de façon éhonté, je suis d’accord pour faire de la pression en regardant ailleurs. Mais même si leur prix est de 10 , 15 voir même 20 ou 25% de plus que les autres, il vaut mieux a mon avis faire affaire avec eux. Pas par favoritisme politique mais par raisonnement purement économique. Il faut considérer qu’un partie non négligeable de cette dépense va revenir dans les coffres de l’état par l’impôt et les taxes que paieront les travailleurs d’ici. Alors qu’il n’y a évidemment aucun retour lorsque l’argent est dépensé ailleurs. Cela, vous semblez l’ignorer dans votre raisonnement qui semble plus tenir de la frustration autour de Béchard.

      C’est déjà fait. Le contrat de départ était de 1,2 milliard et a été gonflé à 3 ou 4 milliards. C’est ce qui arrive quand on limite la compétition. Si Bombardier veut ce contrat, c’est à eux de le gagner fair and square en nous offrant le meilleur rapport qualité/prix. C’est ça le but d’un appel d’offre et c’est pour ça qu’il est inapproprié qu’un ministre s’ingère dans l’attribution d’un tel contrat en forçant une entente gré à gré. Je n’ignore pas les retombés que ce contrat puisse avoir, c’est pourquoi 60% des composantes doivent être de fabrications canadienne et que l’assemblage final doit être fait ici. CAF devra ouvrir une usine au Québec, ce qui créera des emplois ici qui génèreront également taxes et impôts. Ce que je tiens aussi en ligne de compte, c’est qu’une économie de côuts de 15 à 20%, c’est un gros fardeau de moins pour les contribuables qui peut servir ailleurs. Mes reproches à M. Béchard ne changent rien à la donne. Il n’y a aucune raison rationnelle de payer plus cher et donner le contrat à Bombardier sur un plateau d’argent juste parce que c’est un fleuron québécois et que son usine est dans le comté de M. Béchard.

      Je ne suis pas spécialiste de la question mais a ce que je sache, les wagons qui seront remplacés datent de l’ouverture du métro en 1967. Je crois qu’ils ont étés restaurés souvent et qu’ils sont vraiment passé date.

      Présentement, Il est question de remplacer tous les wagons actuel, plus quelques 260 wagons additionnels en option. Ceci comprend ceux construits en 1967 et les MR73 construits pour l’expansion du réseau dans les années 1970 (pour accommoder les JO de 1976). Dans les deux cas, ce n’est pas un luxe.

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    15 juillet 2010 à 21 09 10 07107
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    Gaetan,

    Je ne doute pas un seul instant de l’expertise des travailleurs de Bombardier. Ils sont certainement compétents, Ce dont je doute, ce sont ces contrats qui coûtent toujours 1 milliard $ et plus en fonds publics et qui semblent toujours profiter à la même petite clique.

    De plus, les montants me semblent grossièrement exagérés.

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    15 juillet 2010 à 23 11 36 07367
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    @ Aimé,
    1,2 milliard… Ce n’était pas cher … 🙂
    Rendu à 3 ou 4, ça n’a plus de sens.
    A-t-on pensé que ce métro ne profitera qu’à Montréal? Qui commence à siphonner la province au complet?
    Dans ce cas, ou ces cas, ou si bien démanteler un peu ces grosses compagnies et répandre la manne partout.
    Et pour nous achever, ce cher Canada est en train de passer un contrat de 16$ milliards pour l’achat de 65 chasseurs furtifs « nouvelle vague ».
    Si ça continue, on va nous refiler une nouvelle taxe pour « effort de guerre », comme dans le temps.
    On va faire fondre nos chaudrons…
    Déjà qu’on fond…

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    16 juillet 2010 à 10 10 09 07097
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    Aille les gars, vous me faites rire.

    Pensez-vous que c’est le rôle du gouvernement de créer des sociétés de transport en commun, avec toute la bureaucratie que cela comporte.

    Pourquoi pensez-vous que le Québec est si endetté, que les Québécois sont si pauvres?

    Le Québec est presque aussi endetté, per capita, que la Grèce ou l’Islande.

    Si les wagons de métro sont encore capables de rouler, c’est du luxe de les remplacer, contrairement à ce que certains croient.

    Quand t’es insolvable, comme le gouvernement du Québec et la STM, tu t’arranges avec les moyens du bord, et tu ne fais aucune dépense qui n’est pas absolument nécessaire.

    De toute façon, tout ce que touche le gouvernement est largement inefficace et coûte la peau des fesses.

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    16 juillet 2010 à 10 10 46 07467
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    @philippe David

    Merci pour les infos, il y avait des éléments que je ne savais pas. M. Béchard semble effectivement plus agir par opportunisme que par logique. C’est comme si il n’avait pas d’autres discours possible… Les corporations dans notre pseudo-démocraties sont de toutes façon situés bien au dessus des politiciens qui les représentent alors qu’ils devraient représenter les citoyens. Ça ressemble à l’histoire de Dessau et les compteurs d’eau à Montréal…

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      16 juillet 2010 à 11 11 34 07347
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      @ Iota

      En fait, ce qui me dérange le plus dans l’intervention de Béchard, c’est les 4 ans qu’on a perdu en tataouinage.

      @ Aimé Laliberté

      Aille les gars, vous me faites rire.

      Pensez-vous que c’est le rôle du gouvernement de créer des sociétés de transport en commun, avec toute la bureaucratie que cela comporte.

      Pourquoi pensez-vous que le Québec est si endetté, que les Québécois sont si pauvres?

      Le Québec est presque aussi endetté, per capita, que la Grèce ou l’Islande.

      Si les wagons de métro sont encore capables de rouler, c’est du luxe de les remplacer, contrairement à ce que certains croient.

      Quand t’es insolvable, comme le gouvernement du Québec et la STM, tu t’arranges avec les moyens du bord, et tu ne fais aucune dépense qui n’est pas absolument nécessaire.

      Effectivement, il faudrait vivre selon nos moyens et idéalement, je préconiserait plus un système de transport en commun privé. Mais je tenais à dénoncer les magouilles qu’on essaie de nous passer en douce. Par contre, à savoir si le remplacement des voitures de métro est un luxe ou non est une question de combien coûte le remplacement de ces voiture, vs les coûts d’entretien et le temps perdu causé par les bris d’équipement.

      De toute façon, tout ce que touche le gouvernement est largement inefficace et coûte la peau des fesses.

      Encore une chance! Imaginez les dommages qu’ils feraient s’ils étaient efficaces… 😉

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    16 juillet 2010 à 12 12 28 07287
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    @ iota

    « Mais même si leur prix est de 10 , 15 voir même 20 ou 25% de plus que les autres, il vaut mieux a mon avis faire affaire avec eux. Pas par favoritisme politique mais par raisonnement purement économique. Il faut considérer qu’un partie non négligeable de cette dépense va revenir dans les coffres de l’état par l’impôt et les taxes que paieront les travailleurs d’ici »

    Je ne suis pas d’accord.

    Imaginons que le contrat est accordé à une firme étrangère et que tout est construit à l’étranger. De plus, imaginons que ces étrangers conservent tout l’argent qu’ils auront gagné. Dans ce cas, comment se résumerait la situation du point de vue canadien?

    Eh bien voilà: on aurait un métro flambant neuf et en échange on n’aurait qu’à imprimer 3-4 millairds de dollars. Ce serait l’idéal: si la firme étrangère conserve l’argent, on peut l’imprimer sans causer d’inflation!

    Bon, bien sûr, on peut envisager que la firme étrangère ne conservera pas cet argent et que d’une façon ou d’une autre celui-ci reviendra au pays. Mais si c’est le cas, c’est qu’ils achèteront des produits canadiens fabriqués par des Canadiens qui seront de toutes façons imposés…

    Alors pourquoi payer plus?

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    16 juillet 2010 à 15 03 38 07387
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    J’aborde dans le sens de
    Iota
    Merci!
    _________
    Le temps qu’on a perdu.
    On n’a pas fini d’en perdre… Je vous parie que le métro ne sera pas là avant 2017…
    J’ai le temps d’aller visiter la Papousie, la Pseudonésie, et le reste de la planète…
    La Terre est une pomme qui appartient aux avocats…
    Dans la genèse il y avait des vers, on les a.

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    16 juillet 2010 à 22 10 25 07257
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    « le coût de construction total du réseau initial du métro de Montréal complété en 1966 avait été de 213,7 millions $. »
    En 43 ans et des inflations moyennes annuelles de 3,4 ou 5%, nous devons multiplier (si je ne me trompe pas; pas fait d´économie) par:
    (1,03)^43=3,56 ou 213,7*3,56=761 millions $ de 2010
    (1,04)^43=5,40 ou 213,7*5,40=1154 millions $ de 2010
    (1,05)^43=8,15 213,7*8,15=1742 millions $ de 2010
    Je viens de trouver ceci :
    « Le taux d’inflation annuel moyen depuis 1966 est de 4,4 %. »
    dans:
    http://www.finance-investissement.com/nouvelles/industrie/pas-de-commission-parlementaire-sur-la-caisse/a/nouvelles/indus

    Donc: (1,044)^44=6,65 213,7*6,65=1420 millionsd $ de 2010
    Je suppose que les 213 millions de $ n´incluaient pas le coût de la construction des tunnels et des gares, car sinon c´est incompréhensible puisque la seule rénovation des trains coûte maintenant 1,2 milliard de $ d´aprés Philippe.

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      17 juillet 2010 à 8 08 28 07287
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      @ Sopadeajo

      Selon la calculatrice d’inflation de la Banque du Canada, c’est $1 428 351 149,43. Vous n’étiez pas très loin de la marque. Ça représente une augmentation nominale de 568,39%. C’est dire que le pouvoir d’achat du dollar depuis 1966 est effarant. Le taux annuel selon la calculatrice est 4,41.

      Je suppose que les 213 millions de $ n´incluaient pas le coût de la construction des tunnels et des gares, car sinon c´est incompréhensible puisque la seule rénovation des trains coûte maintenant 1,2 milliard de $ d´aprés Philippe.

      Puisque s’est supposé être le coût total, j’assume que ça inclue la construction des tunnels. Malheureusement, il n’y a pas que l’inflation qui fait gonfler les prix. Mais il faut dire que le nombre de voitures était beaucoup plus bas en 1966.

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    17 juillet 2010 à 13 01 17 07177
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    Pouvons nous calculer le coût de la construction des tunnels et des stations en 1966?
    Oui.

    Appelons « t » le coût des tunnels, stations, infrastrucrures mécaniques et électriques pour que les voitures roulent et appelons « v » le coût des voitures y compris la traction (moteurs, etc..) : tous prix de 1966.
    J´ai pu obtenir l´information que les voitures à acheter sont 765 (avec une option d´achat de 288 autres, je crois); alors qu´en 1965/66 le metro avait débuté avec 336 voitures. Cela fait donc 765/336=2,28 fois les voitures de 1966.
    Une inflation moyenne annuelle de 4,41% produit une multiplication des prix en 44 ans de (1,0441)^44=6,68 soit une augmentation des prix en pourcentage de (6,68-1)*100=558 % depuis 1966.
    Si nous supposons, comme le dit le représentant de CAF, que le prix d´une voiture est de 2 millions de $ en 2010, cela fait 765*2=1530 millions de $
    Nous avons donc :
    t+v=213,7 (en 1966)
    (2,28*v)*6,68=1530 (en 2010)
    Et donc v=100,5 millions de dollars était le coût des 336 voitures de 1966.
    Par conséquant le prix des tunnels, stations,.. était de t=113,2 millions de $
    Je pensais que le coût de la construction des tunnels et des stations devrait être plus grand que celui des voitures, de l´ordre de 1,5 ou 2 fois plus grand.En fait il est assez équilibré, presque égal.
    C´était un problème facile, de niveau de classe de seconde ou de première…

    Note: l´exactitude des calculs dépent plus des marchés que des mathématiques (dépent du fait que l´inflation ait été réellement celle utilisée et du fait que l´on considère que le prix des voitures de métro soit demeuré stable; en fait l´amélioration des méthodes de fabrication devrait avoir fait baisser les prix des voitures par rapport à 1966 et donc ces calculs seraient faux). Connaître le prix exact des 336 voitures de 1966 nous permettrait de savoir combien le prix des voitures à baissé (sans compter l´inflation) depuis lors.

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    17 juillet 2010 à 13 01 28 07287
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    Correction:
    « une augmentation des prix en pourcentage de (6,68-1)*100=558 % depuis 1966. »
    doit être:
    une augmentation des prix en pourcentage de (6,68-1)*100=568 % depuis 1966.

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    17 juillet 2010 à 14 02 17 07177
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    http://www.stm.info/en-bref/mepmet9.htm
    donne cette information:

    « Au total, le coût des trois premières lignes s’est élevé à 213,7 millions de dollars. Pour leur réalisation, 105 contrats ont été attribués dont le plus important (45,5 millions de $) est allé à la Canadian Vickers pour l’étude de la fabrication, la construction et la livraison des voitures de métro. »

    Si l´inflation moyenne annuelle au Québec a été vraiment de 4,4 % depuis 1966 et si elle a été similaire en Europe et en Amérique du Nord, alors le prix de la construction de voitures de métro s´est multiplié, sans compter l´inflation, de 100,5/45,5=2,2 fois.On aurait pu penser le contraire, que le prix de fabrication avait baissé, comme dans le cas des ordinateurs ou des televisions. Est-ce que l´acier, le fer, le plastique , ¿le cuivre pour les moteurs?,les matières premières pour la construction de trains ont-elles augmenté plus que l´inflation ces dernières 44 années? Est-cele coût de la main d´oeuvre qui a augmenté beaucoup plus que l´inflation? Quelle est l´explication économique?

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    18 juillet 2010 à 14 02 45 07457
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    Si j’étais à la place du député, je me battrais bec et ongles afin de procurer de l’emploi aux gens de ma circonscription. Quitte à être sévèrement jugé par certains. L’emploi, c’est le poumon du développement.

    Nous sommes des producteurs d’énergie électrique, nos infrastructures devraient être aménagées en fonction de cet atout majeur. Les transports en commun et autres modes de transport, devraient aller dans cette direction.

    Développons, installons, produisons de l’énergie vraiment propre, des équipements, de la technologie, des infrastructures axés sur ce créneau. Nous sommes des inventeurs, novateurs ingénieux. Nous avons un potentiel énergétique absolument formidable, allons-y allègrement car les emplois d’aujourd’hui et de demain sont exactement là.

    Faisons travailler notre monde, instruisons-nous, développons-nous d’une façon originale comme nous savons tellement bien le faire. N’ayons pas peur d’investir, de dépenser, développer dans le domaine de l’énergie et des transports collectifs puisque nous sommes extrêmement bien positionnés pour devenir les champions du développement, de l’économie et de l’emploi durables.

    Nous avons laissé filer le moteur-roue, évitons de toujours commettre les mêmes erreurs. Cessons de croire que les autres sont plus capables que nous. Reconnaissons nos forces et exploitons-les au maximum pour le plus et mieux-être de notre société. Si le Québec sait faire les bons choix dans la décennie qui vient, il sera parmi les États les plus avant-gardistes. Nous pourrons faire bénéficier le monde de notre expertise.

    Le Québec entrera ainsi de plein pied dans le vingt-et-unième sciècle.

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