Cyber-terrorisme

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CHÉRIF ABDEDAÏM :

S’il faut parler de la cybercriminalité, ne faudrait-il peut-être loucher vers ces grands industriels de l’informatique et de la « sécurité » qui, attentats « terroristes » aidant, sont devenus les pionniers du cyber-terrorisme ?

A commencer par Microsoft. Prenant prétexte des événements du 11 septembre et invoquant une prétendue menace terroriste sur l’informatique, le monstre de Seattle accroît son pouvoir tentaculaire et s’incruste toujours plus avec son nouveau système d’exploitation XP (système d’exploitation est vraiment le terme qui convient). Inquiété sous Clinton, le muti-milliardaire sort renforcé de la bataille judiciaire et profite à fond de l’hystérie générale qui sévit actuellement. Sa politique de mainmise et de contrôle universels cadre parfaitement avec les visées totalitaires des maîtres de l’Amérique.

Après Windows XP, Microsoft nous prépare Windows 1984. En collaboration avec Intel et les géants du cinéma, de la musique et des loisirs, Bill Gates s’apprête à lancer le projet TCPA/Palladium , qui permettra grâce à une puce électronique fixée sur la carte-mère de chaque ordinateur (ou intégrée au microprocesseur central), de détecter tous les logiciels et fichiers jugés « illégaux » et de les rendre inutilisables. C’est la porte grande ouverte à tous les abus: élimination totale de la concurrence, pouvoir illimité de la mafia informatique et audio-visuelle, surveillance sans faille de tous les utilisateurs, censure publique et privée, commercialisation à outrance d’Internet – le tout au nom de la « sécurité ». Avec le soutien du pouvoir politique, toute opposition au coup de force des pirates monopolistes serait automatiquement criminalisée.

Début 2007, Vista réalise les objectifs visés. Bruce Schneier décrit ainsi le nouveau système d’exploitation de Microsoft : « Vista comporte toute une série de « features » dont personne n’a besoin et que personne ne veut. Ces dispositifs rendent votre ordinateur moins fiable et moins sûr, plus instable et plus lent. Ils sont la cause de nombreux problèmes techniques, requièrent une mise à jour de la plupart des périphériques et logiciels utilisés et ne vous apportent strictement rien ; au contraire, ils travaillent contre vous. En fait, il s’agit d’outils de contrôle DRM (Digital Rights Management) mis en place pour le plus grand bien de l’industrie de l’audio-visuel. Vous n’avez aucune possibilité de les refuser. »

Les DRM, que certains traduisent par Digital Restrictions Monsterware, permettent à Microsoft et à la mafia électronique de décider à votre place quelles fonctions et quels logiciels vous pouvez utiliser sur votre ordinateur, quels nouveaux programmes vous devez installer, et à quels fichiers et programmes déjà existants vous avez le droit d’accéder ou pas.
Et comme dit Schneier, « si le système est lent, c’est parce que Vista consacre une bonne partie des ressources de l’unité centrale à vous surveiller, imaginant que vous essayez de faire ce qu’il considère comme interdit ».

Novembre 2009 on apprend à travers un article que la NSA avait participé au développement de Windows7.

Il serait grand temps d’opter pour Linux – même si ce système est encore loin d’être optimal pour l’utilisateur non initié. (Mais quand on sait que 95 % des particuliers sont à la merci de Microshit, on ne peut pas se faire trop d’illusions.)

En 2013, il ne fait plus aucun doute que Microsoft et tous les autres géants de l’Internet et de la téléphonie participent activement à l’espionnage systématique des utilisateurs pour le compte de la NSA et des autres structures de l’Etat policier, aux Etats-Unis, en Europe et partout ailleurs.

Un autre article à propos de Monsanto et Blackwater, révèle également le rôle joué par le fondateur de Microsoft, le multimilliardaire Bill Gates, dans le flicage, le pillage et la dépopulation de la planète : « La fondation Bill et Melinda Gates a acheté 500.000 actions de Monsanto, au prix de plus de 23 millions de dollars, faisant ainsi tomber leur masque de philanthropes. C’est une association de criminels qui n’a rien de surprenant. Bill Gates contrôle plus de 90 % du marché des licences dans le monde de l’informatique, en plus de promotionner des campagnes de vaccination pour les laboratoires génocidaires, tout en étant responsable d’expérimentation illégale de médicaments dans des pays sous-développés ; pendant que Monsanto contrôle 90 % du marché mondial des graines transgéniques et des graines commerciales au niveau mondial… En d’autres termes, il n’existe pas de pires monopoles dans le secteur industriel, ni d’aussi immenses. L’existence même de ces sociétés implique que la Terre est sous le joug d’un régime financier totalitaire qui nie les principes de ‘compétitivité’ et de ‘libre commerce’. Bill Gates aussi bien que Monsanto sont extrêmement agressifs quand il s’agit de défendre leurs monopoles mal acquis.. » »

« Exécutant les ordres de la famille Rothschild, Bill Gates et Monsanto se consacrent à détruire l’agriculture organique dans le monde entier, ce qui débuta avec la création de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) qui œuvra comme un cheval de Troie pour enlever les graines traditionnelles aux pays africains pauvres et les remplacer par des graines transgéniques. Pour cela, la fondation engagea Robert Horsch en 2006, qui était alors directeur de Monsanto. Maintenant Gates obtient de grands bénéfices en se soumettant aux politiques de dépeuplement mises en œuvre par la banque sioniste mondiale… »

Le cancer « sécuritaire » : Il s’étend de jour en jour à la faveur de la folie collective qui s’est emparée du monde. De nombreuses firmes sans scrupules s’enrichissent en lançant sur le marché leurs immondes produits pour le contrôle des communications, la surveillance vidéo, la détection biométrique, l’espionnage et le fichage de la vie quotidienne, etc., etc… En janvier 2001, à l’occasion du Superbowl de Tampa (Floride), les 70.000 spectateurs ont été systématiquement scannés par des caméras de détection : un nouveau système développé par la Visionics Corporation a permis de localiser dans la foule deux douzaines de délinquants mineurs recherchés par la police. George Orwell dans son roman 1984 n’avait anticipé la réalité que d’une vingtaine d’années.

La provocation du 11 septembre accélère considérablement l’avènement de structures dictatoriales et réduit plus facilement au silence tous les opposants, assimilés maintenant à des terroristes. Fin 2002, dans le cadre de la loi sur la Homeland Security, la mise en place du programme TIA (Total Information Awareness = Connaissance totale de l’information) fait appel aux profiteurs haut de gamme. Parmi eux on trouve Raytheon, déjà concerné par le domaine de l’armement.

La surveillance systématique n’est plus de la science-fiction. Dans ce contexte, les articles de Denis Duclos, « Ces industries florissantes de la peur permanente », ou encore, celui d’Amy Worthington, « Police State USA – Big Brother’s Most Cool Tool », sont assez révélateurs.

Les deux journalistes mettent en exergue cette politique qu’in retrouve chez Orwell. A cela faudrait-il ajouter les différents marchands. A commencer par les marchands de vent. Plus explicite encore cet article intitulé «

Escroquerie anti-terroriste » – ou comment les entreprises britanniques ATSC et Global Technical fabriquaient et vendaient très cher des matériels totalement inefficaces, soi-disant destinés à détecter les voitures piégées. Quand le scandale a éclaté, en janvier 2010, on a appris que ces appareils nommés « ADE 651 » ou « GT 200 » étaient vendus entre 17.000 et 41.000 euros pièce pour un coût de fabrication d’à peine 170 euros. Le « gouvernement » irakien en a acheté 1.500 exemplaires ; beaucoup d’autres pays sont également tombés dans le panneau.

Les marchands de peur. « Menace terroriste » et chiffres d’affaires. Ce qui est mis en exergue par l’article « Wargame à Washington : la cyber-guerre arrive » – Quand les « islamistes soudanais » s’apprêtent à paralyser les USA via un serveur russe, il est grand temps de réagir. Heureusement que le Pentagone est équipé du nouvel anti-virus Symantec et des derniers gadgets de General Dynamics. (Saviez-vous que les alqaïdesques barbus de Khartoum sont bien plus dangereux que tous les cyber-terroristes de l’axe israélo-américain ?…)

Dans tout cela, quelle est l’Israel connection ?
Dans son livre The Shock Doctrine – The Rise of Disaster Capitalism (2007), Naomi Klein mentionne quelques entreprises « sécuritaires » israéliennes qui s’enrichissent non seulement grâce à la guerre permanente menée contre les Palestiniens (mur de l’apartheid, points de contrôle) mais aussi (et surtout) du fait de l’hystérie générale de l’après-11 septembre aux Etats-Unis, en Europe et partout ailleurs dans le monde. Par exemple : Nice Systems (surveillance audio-visuelle, analyse des appels téléphoniques reçus par les services de police) ; Verint et Comverse (systèmes de surveillance dans les aéroports, les transports en commun, les ministères, etc.) ; SuperCom (cartes sécurisées, passeports biométriques) ; Check Point (pare-feux et autres systèmes de protection pour réseaux informatisés) ; New Age Security (détection électronique des comportements « suspects » dans les aéroports) ; The Golan Group, Magal, Elbit, etc… (Elbit fournit le matériel électronique qui équipe le mur de la honte.)

Par ailleurs, comme le signale le journaliste investigateur américain Webster Tarpley, c’est une société contrôlée par Israël, AMDOCS, qui a installé le système de communications de la Maison Blanche. AMDOCS assure en outre l’assistance téléphonique, l’archivage des appels et la facturation pour les 25 plus grandes compagnies de téléphone des Etats-Unis, ce qui lui permet de disposer des listes de tous les appels effectués et de placer n’importe quel appareil sur écoute quand elle (ou le Mossad) le désire. Telrad, la plus importante entreprise de télécommunications israélienne, est elle aussi très active aux USA.

Narus, compagnie « californienne » fondée par l’Israélien Ori Cohen, collabore étroitement avec la NSA (agence fédérale américaine pour l’espionnage électronique). Le système NarusInsight permet la surveillance systématique des communications Internet.
ICTS, autre entreprise israélienne, s’occupe du contrôle des passagers dans plusieurs aéroports américains (dont Boston, d’où sont partis deux des avions du 11 septembre) ; elle est également présente dans de nombreux aéroports d’Europe (dont Roissy). Le personnel d’ICTS se recrute parmi les anciens agents du Shin Beth israélien, ce qui permet de faire passer à bord de n’importe quel avion autant d’armes et de « terroristes arabes » que l’on veut.

Magal et ICTS sont également chargées de la « sécurité » des silos nucléaires aux Etats-Unis. Il faudra s’en souvenir lorsque « Poutine » aura déclenché la Troisième Guerre mondiale – d’autant plus que c’est un Israélien, Michael Chertoff, qui dirige la Homeland Security américaine. (En janvier 2009, la sioniste juive Janet Winer Napolitano reprend le flambeau.)

En mars 2011, à l’occasion de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima (Japon), on apprend que c’est l’entreprise israélienne Magna BSP qui assurait la « sécurité » des lieux. Pour les sionistes, le mot « sécurité » signifie toujours « sécurité pour nous », c’est-à-dire insécurité pour les autres. C’est la porte ouverte au Mossad pour d’éventuels actes d’espionnage ou de sabotage. Il est probable que la plupart des installations nucléaires, au Japon et ailleurs dans le monde, sont ainsi « sécurisées » par des agents de l’Etat terroriste juif.

En 2008, plusieurs grandes villes américaines donnent carte blanche aux « experts » israéliens pour le contrôle total des aéroports. A Los Angeles, la ville a « engagé » trois de ces « spécialistes ». Ils touchent chacun 1.000 dollars par jour, plus indemnité de transport, logement gratuit et remboursement de tous leurs frais.

Après l’attentat bidon de Détroit, fin décembre 2009, le Chertoff Group du sioniste « américain » Michael Chertoff, qui « conseille » le gouvernement en matière de « sécurité » et réclame depuis longtemps la généralisation des scanners corporels, s’attend à une explosion… de ses bénéfices.

Fin 2008 : Behavioral screening – the future of airport « security ». Des entreprises de « sécurité » de l’Etat terroriste juif, comme Suspect Detection Systems, Athena GS3 ou WeCU Technologies (prononcez : we see you), ont mis au point des systèmes permettant paraît-il de détecter les comportements « terroristes » dans les aéroports : Big Zionist Brother is watching you.

En 2010, WeCU profite à fond de « l’attentat » de Détroit. L’entreprise fabrique des appareils qui permettront, dit-elle, de voir ce qui se passe dans la tête des gens.Ce qui semble relever de la science-fiction repose en fait sur le principe du « détecteur de mensonges ». On enregistre à distance tout ce qui trahit la nervosité (pouls, respiration, tremblements, timbre de la voix, etc.) lorsque le passager aperçoit soudain, dans un endroit inattendu (aéroport), une image qui lui est familière en d’autres circonstances (son « activité terroriste » par exemple). Pure foutaise, bien entendu, mais qu’importe : que l’appareil fonctionne ou pas, il y a de toute manière beaucoup d’argent à gagner, et c’est là l’essentiel. Finalement, l’appareil « fonctionnera » puisque les contrôleurs épingleront toujours des « suspects » (arabes ou musulmans si possible, mais pas uniquement). Avec ou sans aide technique, les sociétés israéliennes de « sécurité » laisseront toujours passer les « hommes d’Al-Qaïda » ou « daesh » que le Mossad leur ordonnera de laisser passer.
IDO Security (société israélienne de New York) a mis au point un scanner à chaussures qui fonctionne sans qu’il soit nécessaire de se déchausser – grâce aux sionistes, on n’arrête pas le progrès… Aussi, déjà active en Colombie, Global CST, signera en 2009, un contrat avec le Pérou. « Cette entreprise rattachée au groupe Mikal (marques : Soltam, ITL, Saymar) est la seconde compagnie privée israélienne d’armement. Présidé par Avraham Gilat, Mikal vend toute une gamme de produits allant des pièces d’artillerie aux blindés légers en passant par l’optronique… Global CST est dirigé par le général Israël Ziv (ancien chef des opérations de l’armée israélienne), qui échoua face au Hezbollah en 2006… En 2008, Global CST a réalisé le « sauvetage » d’Ingrid Betancourt en Colombie et la planification de l’attaque géorgienne contre l’Ossétie du Sud… Le déploiement de Global CST en Colombie et au Pérou doit être mis en perspective avec l’encadrement de la junte hondurienne par d’autres sociétés militaires « privées israéliennes. »

Le secteur israélien de l’armement, avec 150 entreprises, réalise des profits annuels (officiels) de 3,5 milliards de dollars. Les trois principales entreprises appartiennent à l’Etat : Israeli Arms Industry (IAI), Israel Military Industries (IMI) et Rafael Arms Development. En 2010, Rafael a mis au point un nouveau dispositif permettant de tuer des civils palestiniens à l’aide d’une mitrailleuse télécommandée.

Enfin, au moins deux sociétés israéliennes de mercenariat, Interop et Colosseum, sont très actives dans le nord de l’Irak où elles servent de couverture à l’armée de Tel Aviv. Elles assurent l’encadrement et la formation des soldats kurdes, les anciens peshmergas. On sait aussi que l’Etat juif manipule l’organisation terroriste kurde de Turquie PKK et s’en sert pour mener sa petite guerre contre Ankara. Pour éviter d’attirer l’attention, les mercenaires israéliens transitent par Djibouti et sont munis de passeports américains.

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Chérif Abdedaïm

Chérif Abdedaïm est journaliste écrivain algérien. Auteur de plusieurs essais et recueils de poèmes dont « Aux portes de la méditation », « Le Bouquet entaché », « Abdelhafid Boussouf, le révolutionnaire aux pas de velours », « Constantine, la saga de beys », « la Contrée désolée », etc.

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