Dossier Santé (4ieme partie): La Hollande


Ceci est la 4ieme partie de mon Dossier Santé dans lequel j’explore divers systèmes de santé à travers le monde dans le but de démontrer comment notre système pourrait être amélioré en puisant des idées qui ont déjà fait leur preuve ailleurs. Cette semaine, je ferai une survol du système de la Hollande.

Pourquoi la Hollande?

La Hollande est un cas intéressant à étudier car elle partage certaines caractéristiques démographiques communes avec le Canada. Ce sont deux pays riches avec un âge médian et une espérance de vie similaires, et un taux de fécondité relativement bas qui fait les rend assez comparables au niveau du vieillissement de leurs populations respectives. En 2006, les hollandais ont entrepris une réforme en profondeur de leur système de santé qui a vu son gouvernement passer de gestionnaire principal du système au rôle de régulateur et qui a confié la gestion du financement, des coûts et de la prestation des soins par les assurances, les professionnels de la santé et les administrations d’hôpitaux. Leur système a beaucoup en commun avec celui de la Suisse. Il est devenu un marché contrôlé où les principaux acteurs sont les assureurs, les pourvoyeurs et les patients.


La Hollande en chiffres.

Canada

Hollande

Population (2007) en millions

32 876

16 419

Âge médian

39

4o

PIB par habitant ($ PPA int.)

35 310

39 310

Dépenses de santé % du PIB (2006)

10,0

9,4

Dépenses de santé par habitant ($ PPA int.)

3 673

3 481

Espérance de vie à la naissance (2007)

81

80

Nbre de Médecins par 10 000 habitants

19

37

Nbre d’infirmières et sages-femmes par 10 000 habitants

101

146

Nbre de lits d’hôpitaux par 10 000 habitants

34

48

(Source: OMS)

Les données de l’OMS de la Hollande se comparent favorablement avec les moyennes européennes, mais comme vous pouvez le constater, la Hollande surpasse de loin le Canada au niveau de la densité du personnel soignant et des lits d’hôpitaux. D’après mes lectures, il existerait des listes d’attentes dans certaines spécialités, mais elles deviennent de moins en moins longues. Malheureusement, puisque leur réforme est relativement récente, il n’existe pas de données assez récentes pour pouvoir constater s’il y a eu des améliorations, mais si on se fie aux résultats de la Suisse, on pourrait s’attendre à voir une différence.

Financement

Avant la réforme de 2006, le financement des soins était assuré par une mixité d’assurance publique obligatoire doublée d’assurances supplémentaires volontaires d’assureurs privés. La réforme de 2006 a tout changé. Les soins sont maintenant financés à 100% par des assureurs privés dans un marché régulé par l’état. Comme la Suisse, il existe une assurance de base obligatoire à tous et relativement peu coûteuse (90 euros/mois par adulte, gratuit aux moins de 18 ans). Contrairement à la Suisse, les Hollandais ont très peu à débourser de leurs poches, ce qui rend les soins très accessibles, mais augmente le risque moral. En n’étant pas exposés au coûts réel des soins, les hollandais ne seront pas aussi encouragés à changer certaines habitudes de vie, comme le font les suisses et les singapouriens et presque un hollandais sur deux est considéré comme obèse. Par contre, vu que le gouvernement ne s’est conservé qu’un rôle de régulateur de marché, les décisions médicales, les négociations des prix et des coûts sont maintenant entre les médecins, leurs patients et les assureurs.

L’assurance de base couvre:

  • Tous les soins médicaux prodigués par des médecins généralistes, spécialistes et hôpitaux
  • Les séjours dans un hôpital
  • Les soins dentaires jusqu’à l’âge de 18 ans. (Après quoi vous n’êtes couvert que pour les soins dentaires spécialisés et les prothèses et couronnes)
  • Appareils médicaux et orthopédiques
  • Médicaments
  • Soins pré-nataux
  • Transport par ambulance
  • Soins paramédicaux


En bref, presque tout. Les compagnies d’assurances ne peuvent refuser aucune application pour l’assurance de base. Par contre il est possible de souscrire à une assurance supplémentaire sous forme d’assurance-groupe ou personnelle pour couvrir ce qui n’est pas inclus dans le plan de base. Le gouvernement rembourse les frais encourus par l’achat de l’assurance de base par les moins nantis selon leurs revenus. Ce n’est pas une couverture mur à mur comme au Québec, mais ça assure l’universalité d’accès aux soins tout aussi bien. Les hollandais sont libre de souscrire avec l’assureur de leur choix et peuvent changer d’assureur une fois par an. Les assureurs ne peuvent imposer des tarifs basés sur l’âge et le niveau de risque, mais peuvent se faire compétition sur leur prix et la qualité de leur service. Soit dit en passant, 80% des assureurs en Hollande fonctionnent sur une base à but non-lucratif.

La prestation des soins.

Les soins primaires sont assurés par les médecins omnipraticiens en pratique privé dans des bureaux individuels ou en clinique groupée. Ils agissent en gardiens de barrière pour le reste du système. On ne voit de spécialiste que sur référence et ceux-ci sont généralement dans les hôpitaux. La plupart des hôpitaux à soins de courte durée en Hollande sont publics, tandis que ceux à soins de longue durée sont privés, dont plusieurs à but non-lucratifs. La Hollande possède aussi un réseau extensif de soins à domicile administré en grande partie par les municipalités. Seule ombre au tableau, la densité d’appareils sophistiqués de diagnostic comme les MRI et les CT Scan est relativement faible. L’accès au pharmaceutiques y est cependant excellente. Et ils n’ont certainement pas de problèmes de pénuries de médecins et d’infirmières.

Conclusion.

Le système de santé hollandais est un système à surveiller. Il sera intéressant de voir l’impact de leur récente réforme sur leurs statistiques. La nouvelle dynamique de leur système mets les décisions et les moyens dans les mains des gens sur le terrain, plutôt que dans les mains de bureaucrates et ça ne peut que le rendre plus efficace. Je m’attendrais à voir ce système rivaliser avec la Suisse à très court-terme.

Sources:

European Observatory on Health Systems and Policies Netherlands HiT (2010)

The Grass Is Not Always Greener: A Look at National Health Care Systems Around the World.

OMS: Statistiques Sanitaires Mondiales 2010

Autres articles dans ce dossier:

  1. Dossier Santé: Introduction
  2. Dossier Santé (1ere partie): La Suisse
  3. Dossier Santé (2ieme partie): Singapour
  4. Dossier Santé (3ieme partie): Cuba – L’apartheid médical

12 pensées sur “Dossier Santé (4ieme partie): La Hollande

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    16 septembre 2010 à 8 08 15 09159
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    Jusqu’ici, rien n’est mieux que le système Suisse. Vous aviez raison de le présenter en premier.

    André Lefebvre

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      16 septembre 2010 à 13 01 23 09239
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      @ André Lefebvre

      Jusqu’ici, rien n’est mieux que le système Suisse. Vous aviez raison de le présenter en premier.

      La Suisse a certainement un excellent système et c’est une des raisons que je l’ai présenté en premier. Mais je dois admettre que je trouve la formule des comptes d’épargne-santé de Singapour extrêmement intéressante et innovatrice.

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    17 septembre 2010 à 10 10 17 09179
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    «…la Hollande surpasse de loin le Canada au niveau de la densité du personnel soignant et des lits d’hôpitaux. D’après mes lectures, il existerait des listes d’attentes dans certaines spécialités,…»

    Mais cela n’explique t-il pas le fait qu’il y ait moins d’attente, justement? Cela n’a donc rien à voir avec le privé. De toute façon, nous avons fait le tour de la question l’autre jour. Le privé ne fait que cela, permettre plus d’«achats», parce que tout à coup, le capital concentré chez les riches par le système capitaliste, devient accessible. Pas de miracle, mais seulement des constats de faits bien précis, relatifs, eux, à des conditionnements bien précis également.

    «La réforme de 2006 a tout changé. Les soins sont maintenant financés à 100% par des assureurs privés dans un marché régulé par l’état. Comme la Suisse, il existe une assurance de base obligatoire à tous et relativement peu coûteuse (90 euros/mois par adulte, gratuit aux moins de 18 ans).»

    Liberté? Quelle liberté? Les gens sont «obligés» de palier à l’enrichissement personnel, de gens parfaitement non-méritants, mais seulement, ceux-là sont détenteurs des capitaux nécessaires à l’élaboration –ce qui fait d’eux, tout à coup, des méritants des utilisateurs des soins de santé, de tout le monde à vrai dire, puisqu’ils sont obligés de prendre ces assurances!- d’entreprise d’assurances privées. C’est du totalitarisme pour les contribuables. Rien d’autre.

    Voilà encore, qu’on a fait le tour de la question. Vous concédez à des gens en ayant les moyens, de profiter de la maladie d’autrui. Tout simplement. S’il y avait un autre système économique en place, et que la richesse était mieux répartie, du coup, les bourgeois que vous vénérez se retrouveraient tout aussi utiles, que n’importe qui dans la société. Votre faille se trouve là. Vous concédez des pouvoirs à ceux qui détiennent la plus grande part de capitaux, omettant de faire le constat suivant : le capitalisme concentre les capitaux chez une minorité possédante. Ne vous en déplaise monsieur David, vous êtes totalitaire dans vos observations. Ce système économique plaît à vos amis, et vous plaît en tant qu’aspirant profiteur de la maladie d’autrui. Désolé pour le procès d’intention, mais c’est toujours mieux que de vous traiter d’aliéné…

    On peut comprendre d’ailleurs qu’au Québec, et ailleurs dans le monde, ce ne sont que les bourgeois qui prônent fortement ces idées rétrogrades, de confier à des parasites minoritaires –qu’ils sont- et surtout, inutiles dans notre évolution humaine, la «liberté» de nous exploiter via tous nos besoins, puériles comme essentiels. Outre ces vautours, on peut apercevoir, quelque fois, des oracles tel : l’Institut FRASER, l’Institut Économique de Montréal ou le Conseil du Patronat –bizarre que l’union des travailleurs, ça soit mal pour eux, qui s’unissent pour les intérêts de leurs employeurs…- répertorier «nos besoins», en faisant en réalité, leur devoir de défendre les besoins de leurs employeurs, ceux de la bourgeoisie en l’occurrence. Avant longtemps, on suggèrera de privatiser notre air, pour le peu qui sera respirable, tout en ne tenant pas compte que ce seront les ancêtres de ceux qui en profiteront, qui l’auront pollué! No parasan! Le parasitisme n’est pas un «must», il ne sert que les intérêts d’une classe minoritaire, privilégiée par notre docilité et notre servilité. Levons-nous, et renversons la dictature bourgeoise!

    «En n’étant pas exposés au coûts réel des soins, les hollandais ne seront pas aussi encouragés à changer certaines habitudes de vie, comme le font les suisses et les singapouriens et presque un hollandais sur deux est considéré comme obèse.»

    Encore des foutaises. On le sait combien qu’on paie pour nos soins. On a des rapports annuels, et les sbires de la bourgeoisie comme vous, s’assurent qu’on connaisse le coût du système de santé public hebdomadairement…, et soit dit en passant, il est moins coûteux per capita que s’il était privé! Aussi, si vous avez regardé les nouvelles cette semaine, on a appris que nous pourrions sauver encore 10.7 milliards de dollars avec une société d’État comme Pharma-Québec, proposée par Québec-solidaire (à travers le Canada cette fois…). En Nouvelle-Zélande, et vous devriez le savoir, une telle initiative a abaissé le coût des médicaments de plus de 70%. Ce n’est pas dérisoire. Mais comme ça n’enrichit pas vos amis (Ou vos parents, qui sait?), ça ne vous intéresse surement pas.

    «Par contre, vu que le gouvernement ne s’est conservé qu’un rôle de régulateur de marché, les décisions médicales, les négociations des prix et des coûts sont maintenant entre les médecins, leurs patients et les assureurs.»

    Voir le constat de deux études; une de l’IRIS, l’autre de monsieur Gagnon. Je viens de vous en donner une courte partie ci-haut. Et quant à moi, je préfèrerais que l’État se charge de mes coûts, que le parasite bourgeois, qui se paiera du bon temps au dépend de ma maladie! Au moins, ce que je paie à l’État, me revient en soins, alors que ce que je paie au parasite bourgeois, il en fait ce qu’il veut –Tout en concentrant la richesse chez la minorité possédante, comme Karl Marx le prédisait dans les années 1800.-!

    «Par contre il est possible de souscrire à une assurance supplémentaire sous forme d’assurance-groupe ou personnelle pour couvrir ce qui n’est pas inclus dans le plan de base.»

    Et voilà la deuxième vitesse! Ainsi, les capitalistes catégorisent les méritants, selon leur salaire. Que c’est édifiant! Où se trouve cet outil, maintenant, pour mesurer le mérite? Eh bien! Surement au même endroit que l’argumentaire défendant le mérite des bourgeois de nous exploiter via tous nos besoins! Quelque part…

    Le mérite n’est pas quantifiable. Et surtout, le bourgeois n’a aucun mérite supérieur à celui des prolétaires, puisque le capital qu’il possède, il le doit entre autre, à ses conditionnements, et au labeur d’autrui –j’ai bien parlé d’un bourgeois, donc d’un possédant des moyens de production et en ce sens, il exploite le labeur d’autrui, indéniablement et peu importe l’entente conclue entre les deux parties –classes-.-. Alors, oui, on parle encore de constats totalitaires ici, comme quoi ils n’y a pas juste des Kim-Jong-Il et des Staline pour s’en assurer…

    «Les hollandais sont libre de souscrire avec l’assureur de leur choix et peuvent changer d’assureur une fois par an. »

    Mais ils ne sont pas libres de ne pas engraisser ces parasites. Drôle de liberté! Ah! Je sais! C’est une liberté sélective, à l’image des argumentaires capitalistes! Les doubles-mesures, pour ceux-ci, n’existent pas.

    «Les soins primaires sont assurés par les médecins omnipraticiens en pratique privé dans des bureaux individuels ou en clinique groupée.»

    Mais qui a les moyens de se partir en affaires déjà? Ne serait-ce pas ceux qui méritent? Ah non! C’est vrai! Ce sont ceux qui ont les conditionnements opportuns! Eh bien! Donc, tout le monde ne peut pas se partir en affaire$…. Quel constat! Les autres, selon ces sbires de capitalistes parasitaires, seront toujours libres d’être jaloux!

    «On ne voit de spécialiste que sur référence et ceux-ci sont généralement dans les hôpitaux.»

    Ah! Voilà là, quelque chose d’intéressant! Mais ici, on parle de gestion, et non pas de financement! Ce n’est pas la même chose! D’ailleurs, à Cuba, vous ne voyez les spécialistes qu’aux grands hôpitaux, soit celui surtout, de La Havane. C’est quelque chose que l’on peut mettre en pratique au Québec, sans s’encombrer des parasites bourgeois. Le tout n’est pas relativement dépendant de l’existence de parasites et de droits de parasiter. Ne mêlons pas les choses je vous prie.

    «La Hollande possède aussi un réseau extensif de soins à domicile administré en grande partie par les municipalités.»

    Pareil constat. Cela peut exister sans le privé.

    «Seule ombre au tableau, la densité d’appareils sophistiqués de diagnostic comme les MRI et les CT Scan est relativement faible. L’accès au pharmaceutiques y est cependant excellente. Et ils n’ont certainement pas de problèmes de pénuries de médecins et d’infirmières.»

    Le capital étant concentré chez la bourgeoisie dans ce système parasitaire, il faudra supplier celle-ci… Répartissons plutôt les richesses, via des coopératives de solidarité et de travail, ensuite, il sera plus facile de trouver les capitaux pour NOS BESOINS à toutes et tous.

    D’autre part, la pénurie de médecins et d’infirmières ici, n’est relative qu’aux commandants du bateau. Dans la défense nationale du Canada, on recrute facilement, mais ce n’est pas sans attirer la chair à canon avec des «cadeaux» ici et là. Pourquoi ne pas attirer la relève dans ce domaine, de la même façon, avec des incitatifs et des obligations de soigner un minimum d’années au Québec? Aussi, fermons les agences privées d’infirmières, qui nous coûtent plus cher soit dit en passant, que d’entretenir nous-mêmes leur gestion. Elles sont quoi? Plus de 7000 je crois? À Joliette, on ne manque que de 200 infirmières. Pas de 1000! Pas de 2000! Pas de 7000!

    Sinon, on voit les véritables priorités de notre capitaine Haddock! Avant la santé, ce sera l’amphithéâtre de Québec! À chacun ses priorités! Mais il aura le temps d’en couler de l’eau sous les ponts, avant que cet amphithéâtre ne vienne financer notre système de santé, bien que le gouvernement de plus, ne veuille pas le financer en fonds public seulement. Et jusque là, une grande guerre nous guette. Alors…

    «Le système de santé hollandais est un système à surveiller. Il sera intéressant de voir l’impact de leur récente réforme sur leurs statistiques. La nouvelle dynamique de leur système mets les décisions et les moyens dans les mains des gens sur le terrain, plutôt que dans les mains de bureaucrates et ça ne peut que le rendre plus efficace. Je m’attendrais à voir ce système rivaliser avec la Suisse à très court-terme.»

    Conneries… La gestion n’est pas l’affaire du privé seulement. Toutes les méthodes de gestion prises par la Suisse et la Hollande, sont possibles dans un contexte sans privé. Vous manipulez le lectorat, mais libre à vous. Il vous jugera pour cela. C’est tout de même, de la malhonnêteté intellectuelle de votre part. Il n’y a de fait, aucune des méthodes prises par ces pays, qui ne soient pas transférables au secteur public. D’ailleurs, même la gestion, moins centralisée, de nos hôpitaux y changerait quelque chose.

    Je suis socialiste, moi, ne l`oubliez pas. En bout de ligne, je désire le contrôle total des hôpitaux, par ceux qui s’y trouvent. Je n’ai pas besoin d’un parasite pour palier à la bureaucratie. C’est une «solution unique» selon vous?

    Pareil comme vos autres textes, celui-ci appelle à ne tenir que comptes des faits du jour, soit que la bourgeoisie possède l’ensemble des capitaux et qu’il faille donc, obstinément, conjuguer avec elle. C’est du totalitarisme, selon la définition de ce terme. Indéniablement.

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      17 septembre 2010 à 20 08 33 09339
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      @ Sylvain Guillemette

      Pour en finir avec vos sornettes…

      Mais cela n’explique t-il pas le fait qu’il y ait moins d’attente, justement? Cela n’a donc rien à voir avec le privé. De toute façon, nous avons fait le tour de la question l’autre jour. Le privé ne fait que cela, permettre plus d’«achats», parce que tout à coup, le capital concentré chez les riches par le système capitaliste, devient accessible. Pas de miracle, mais seulement des constats de faits bien précis, relatifs, eux, à des conditionnements bien précis également.

      La théorie de la concentration du capital de Marx et depuis longtemps désuète, comme le reste de ses théories, réfutées par des économistes qui en savent un tantinet plsu que vous. Si elle avait été vraie, il y aurait longtemps que tout le monde serait dominé par une poignée de monopoles. Or les seuls monopoles qui arrivent à subsister bien longtemps sont de monopoles protégés par l’état. Donc rian à voir avec le capitalisme ou le libre-marché.

      Liberté? Quelle liberté? Les gens sont «obligés» de palier à l’enrichissement personnel, de gens parfaitement non-méritants, mais seulement, ceux-là sont détenteurs des capitaux nécessaires à l’élaboration –ce qui fait d’eux, tout à coup, des méritants des utilisateurs des soins de santé, de tout le monde à vrai dire, puisqu’ils sont obligés de prendre ces assurances!- d’entreprise d’assurances privées. C’est du totalitarisme pour les contribuables. Rien d’autre.

      Seul l’état peut octroyer des privilèges non-mérités (subventions, protectionnisme, garanties de prêt, brevets, etc). Le libre-marché consiste justement à éviter les privilèges indus. Qui êtes-vous pour prétendre savoir qui mérite quoi?

      Le libre-marché implique que les échanges sont faits par deux parties consentantes qui échangent quelque chose de façon mutuellement profitable, sinon l’échange ne se ferait pas. Donc si les gens peuvent choisir quelle compagnie avec qui transiger et à quel prix, ils ont un choix. La seule chose que je réprouve dans le système hollandais est que l’assurance soit obligatoire et donc prive les gens du choix de ne pas souscrire à une assurance et payer leurs soins de leurs poches, mais la plupart des gens considèrent ça un moindre mal.

      Voilà encore, qu’on a fait le tour de la question. Vous concédez à des gens en ayant les moyens, de profiter de la maladie d’autrui. Tout simplement. S’il y avait un autre système économique en place, et que la richesse était mieux répartie, du coup, les bourgeois que vous vénérez se retrouveraient tout aussi utiles, que n’importe qui dans la société. Votre faille se trouve là. Vous concédez des pouvoirs à ceux qui détiennent la plus grande part de capitaux, omettant de faire le constat suivant : le capitalisme concentre les capitaux chez une minorité possédante. Ne vous en déplaise monsieur David, vous êtes totalitaire dans vos observations. Ce système économique plaît à vos amis, et vous plaît en tant qu’aspirant profiteur de la maladie d’autrui. Désolé pour le procès d’intention, mais c’est toujours mieux que de vous traiter d’aliéné…

      1- Pour la concentration du capital: Voir plus haut
      2- Pour ce qui est de profiter du mal d’autrui, puisque vous êtes un illétré économique complet, il vous est impossible de comprendre la fonction du profit dans toute entreprise et comme un idiot, vous villéfiez ce que vous ne comprenez pas. Le profit est la motivation première à donner le meilleur de soi-même dans son travail. À quoi bon travailler si nous ne pouvons pas en tirer profit. À quoi bon inventer quelque chose, si nous ne profitons pas de cette invention qui est notre propriété du fait que nous l’avons créé? Votre système ne fait qu’étouffer l’initiative et l’innovation et pousse les gens à la paresse. À quoi bon travailler quand, dans un régime socialiste on peut se laisser vivre par l’état? Vous prenez les gens pour des idiots.

      On peut comprendre d’ailleurs qu’au Québec, et ailleurs dans le monde, ce ne sont que les bourgeois qui prônent fortement ces idées rétrogrades, de confier à des parasites minoritaires –qu’ils sont- et surtout, inutiles dans notre évolution humaine, la «liberté» de nous exploiter via tous nos besoins, puériles comme essentiels. Outre ces vautours, on peut apercevoir, quelque fois, des oracles tel : l’Institut FRASER, l’Institut Économique de Montréal ou le Conseil du Patronat –bizarre que l’union des travailleurs, ça soit mal pour eux, qui s’unissent pour les intérêts de leurs employeurs…- répertorier «nos besoins», en faisant en réalité, leur devoir de défendre les besoins de leurs employeurs, ceux de la bourgeoisie en l’occurrence. Avant longtemps, on suggèrera de privatiser notre air, pour le peu qui sera respirable, tout en ne tenant pas compte que ce seront les ancêtres de ceux qui en profiteront, qui l’auront pollué! No parasan! Le parasitisme n’est pas un «must», il ne sert que les intérêts d’une classe minoritaire, privilégiée par notre docilité et notre servilité. Levons-nous, et renversons la dictature bourgeoise!

      Eh oui, selon M. Guillemette tous ceux qui épargnent l’argent qu’ils gagnent à la sueur de leur front et qui ensuitent l’investissent pour créer de la richesse et de l’emploi sont des parasites. Mais les gouvernements qui confisquent l’argent durement gagné de leurs citoyens pour faire vivre une bureaucratie de plus en plus obèse et inutile n’est pas un parasite.

      Encore des foutaises. On le sait combien qu’on paie pour nos soins. On a des rapports annuels, et les sbires de la bourgeoisie comme vous, s’assurent qu’on connaisse le coût du système de santé public hebdomadairement…, et soit dit en passant, il est moins coûteux per capita que s’il était privé! Aussi, si vous avez regardé les nouvelles cette semaine, on a appris que nous pourrions sauver encore 10.7 milliards de dollars avec une société d’État comme Pharma-Québec, proposée par Québec-solidaire (à travers le Canada cette fois…). En Nouvelle-Zélande, et vous devriez le savoir, une telle initiative a abaissé le coût des médicaments de plus de 70%. Ce n’est pas dérisoire. Mais comme ça n’enrichit pas vos amis (Ou vos parents, qui sait?), ça ne vous intéresse surement pas.

      Combien coûte un remplacement de hanche? Un triple pontage? Allez voir s’ils ont ces informations au MSSS… Et combien de gens se donnent le trouble de vérifier ça avant de sortir leur carte soleil? Et pourquoi donc que le prix des médicaments génériques au Canada est plus élevé que presque partout ailleurs? (Au cas où vous l’ignoreriez, c’est que la RAMQ accepte de payer environ 30% au-dessus des prix du marché pour ces médicaments)

      Et voilà la deuxième vitesse! Ainsi, les capitalistes catégorisent les méritants, selon leur salaire. Que c’est édifiant! Où se trouve cet outil, maintenant, pour mesurer le mérite? Eh bien! Surement au même endroit que l’argumentaire défendant le mérite des bourgeois de nous exploiter via tous nos besoins! Quelque part…

      Le mérite n’est pas quantifiable. Et surtout, le bourgeois n’a aucun mérite supérieur à celui des prolétaires, puisque le capital qu’il possède, il le doit entre autre, à ses conditionnements, et au labeur d’autrui –j’ai bien parlé d’un bourgeois, donc d’un possédant des moyens de production et en ce sens, il exploite le labeur d’autrui, indéniablement et peu importe l’entente conclue entre les deux parties –classes-.-. Alors, oui, on parle encore de constats totalitaires ici, comme quoi ils n’y a pas juste des Kim-Jong-Il et des Staline pour s’en assurer…

      Une bonne chance pour les hollandais que la plus basse vitesse n’est pas la marche arrière comme à Cuba… Si vous vous promenez en Lada, tout le monde doit se promener en Lada, c’est ça?

      Le capital se mérite M. Guillemette. Vous l’accumulez en épargnant. Quelque chose que n’importe qui avec un peu de jugeotte est capable de faire.

      «Les hollandais sont libre de souscrire avec l’assureur de leur choix et peuvent changer d’assureur une fois par an. »

      Mais ils ne sont pas libres de ne pas engraisser ces parasites. Drôle de liberté! Ah! Je sais! C’est une liberté sélective, à l’image des argumentaires capitalistes! Les doubles-mesures, pour ceux-ci, n’existent pas.

      Vous avez sûrement manqué la partie qui disait que 80% des assureurs hollandais sont à but non-lucratif, ce qui veut dire qu’ils ne font pas de profit. Les hollandais peuvent donc librement souscrire avec ces compagnies. Mais votre alternative serait de tout simplement confisquer leur argent à la pointe du fusil pour ultimement engraisser les bureaucrates.

      Mais qui a les moyens de se partir en affaires déjà? Ne serait-ce pas ceux qui méritent? Ah non! C’est vrai! Ce sont ceux qui ont les conditionnements opportuns! Eh bien! Donc, tout le monde ne peut pas se partir en affaire$…. Quel constat! Les autres, selon ces sbires de capitalistes parasitaires, seront toujours libres d’être jaloux!

      Et c’est qui encore qui vous a conféré cette sagesse de savoir qui est méritant et qui ne l’est pas?

      «On ne voit de spécialiste que sur référence et ceux-ci sont généralement dans les hôpitaux.»

      Ah! Voilà là, quelque chose d’intéressant! Mais ici, on parle de gestion, et non pas de financement! Ce n’est pas la même chose!

      c’est pour ça que c’était dans la section sous-titré « Prestation des soins », plutôt qu’en dessous de celle sous-titrée « financement ». Que vous êtes perspicace!! Là-dessus, c’est plutôt similaire au Québec à la différence qu’ils ne sont pas en pénurie de spécialistes en Hollande et que leur temps opératoire n’est pas limité.

      D’ailleurs, à Cuba, vous ne voyez les spécialistes qu’aux grands hôpitaux, soit celui surtout, de La Havane. C’est quelque chose que l’on peut mettre en pratique au Québec, sans s’encombrer des parasites bourgeois. Le tout n’est pas relativement dépendant de l’existence de parasites et de droits de parasiter. Ne mêlons pas les choses je vous prie.

      Dans les hôpitaux pour les touristes et les apparatchiks. Le reste doivent fournir leurs draps, leur bouffe, leur pansements, leurs sutures, etc…

      «La Hollande possède aussi un réseau extensif de soins à domicile administré en grande partie par les municipalités.»

      Pareil constat. Cela peut exister sans le privé.

      C’est pour ça que c’est pour ainsi dire inexistant au Québec?

      Le capital étant concentré chez la bourgeoisie dans ce système parasitaire, il faudra supplier celle-ci… Répartissons plutôt les richesses, via des coopératives de solidarité et de travail, ensuite, il sera plus facile de trouver les capitaux pour NOS BESOINS à toutes et tous.

      Vous ne démordez pas, mais où sont donc passés le capitaux de Cuba qui était un des pays les plus prospères de l’Amérique Latine avant que Castro n’arrive.

      Avant la révolution castriste:

      – Son taux de mortalité infantile était le 13e plus bas au monde
      – Son taux d’alphabétisation de 76% était le 4e plus élevé en Amérique Latine
      – Cuba était 3e en Amérique Latine en terme de consommation alimentaire.
      – Cuba était 5e au monde pour le nombre de téléviseurs per capita.
      – Cuba avait 58 journaux indépendants et était 8e au monde pour le nombre de stations de radio.

      Maintenant les cubains se construisent des bicoques en styrofoam pour fuir.

      D’autre part, la pénurie de médecins et d’infirmières ici, n’est relative qu’aux commandants du bateau. Dans la défense nationale du Canada, on recrute facilement, mais ce n’est pas sans attirer la chair à canon avec des «cadeaux» ici et là. Pourquoi ne pas attirer la relève dans ce domaine, de la même façon, avec des incitatifs et des obligations de soigner un minimum d’années au Québec? Aussi, fermons les agences privées d’infirmières, qui nous coûtent plus cher soit dit en passant, que d’entretenir nous-mêmes leur gestion. Elles sont quoi? Plus de 7000 je crois? À Joliette, on ne manque que de 200 infirmières. Pas de 1000! Pas de 2000! Pas de 7000!

      C’est qui qui fait venir des immigrants diplômés en médecine et qui refuse de reconnaitre leurs compétences tant qu’ils n’ont pas refait leur formation quasi complète dans une de nos universités?

      Qui a mis des centaines d’infirmières et de médecins à la retraite tout en continuant de les payer l’équivalent du même revenu après impôts?

      Qui contrôle les admissions aux facultés de médecine?

      Sinon, on voit les véritables priorités de notre capitaine Haddock! Avant la santé, ce sera l’amphithéâtre de Québec! À chacun ses priorités! Mais il aura le temps d’en couler de l’eau sous les ponts, avant que cet amphithéâtre ne vienne financer notre système de santé, bien que le gouvernement de plus, ne veuille pas le financer en fonds public seulement. Et jusque là, une grande guerre nous guette. Alors…

      Vous êtes pitoyable. Aucun libertarien ne favorise la construction d’un amphitéatre avec des deniers publics. Si c’était profitable, il n’aurait pas besoin de financement public pour redistribuer la richesse vers des promoteurs et des joueurs de hockey millionnaires. Avant de critiquer quelqu’un faudrait peut-être vous renseigner…

      «Le système de santé hollandais est un système à surveiller. Il sera intéressant de voir l’impact de leur récente réforme sur leurs statistiques. La nouvelle dynamique de leur système mets les décisions et les moyens dans les mains des gens sur le terrain, plutôt que dans les mains de bureaucrates et ça ne peut que le rendre plus efficace. Je m’attendrais à voir ce système rivaliser avec la Suisse à très court-terme.»

      Conneries… La gestion n’est pas l’affaire du privé seulement. Toutes les méthodes de gestion prises par la Suisse et la Hollande, sont possibles dans un contexte sans privé. Vous manipulez le lectorat, mais libre à vous. Il vous jugera pour cela. C’est tout de même, de la malhonnêteté intellectuelle de votre part. Il n’y a de fait, aucune des méthodes prises par ces pays, qui ne soient pas transférables au secteur public. D’ailleurs, même la gestion, moins centralisée, de nos hôpitaux y changerait quelque chose.

      Je suis socialiste, moi, ne l`oubliez pas. En bout de ligne, je désire le contrôle total des hôpitaux, par ceux qui s’y trouvent. Je n’ai pas besoin d’un parasite pour palier à la bureaucratie. C’est une «solution unique» selon vous?

      Primo, je ne propose pas de système strictement privé, mais historiquement, la gestion publique a toujours été plus efficace que la gestion privée. C’est pour ça que Cuba vient de « slacker » 500 000 fonctionnaires. Raoul Castro a compris ce que vous refusez de voir.

      Pareil comme vos autres textes, celui-ci appelle à ne tenir que comptes des faits du jour, soit que la bourgeoisie possède l’ensemble des capitaux et qu’il faille donc, obstinément, conjuguer avec elle. C’est du totalitarisme, selon la définition de ce terme. Indéniablement.

      C’est drôle, mais votre définition du totalitarisme n’est pas la même que le reste du monde. Mais bien entendu, Sylvain Guillemette est bien plus brillant que nous tous!

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    18 septembre 2010 à 0 12 50 09509
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    «Pour en finir avec vos sornettes…»

    Ah oui? On va bien voir…

    «La théorie de la concentration du capital de Marx et depuis longtemps désuète, comme le reste de ses théories, réfutées par des économistes qui en savent un tantinet plsu que vous. Si elle avait été vraie, il y aurait longtemps que tout le monde serait dominé par une poignée de monopoles. Or les seuls monopoles qui arrivent à subsister bien longtemps sont de monopoles protégés par l’état.»

    Effectivement. Des États capitalistes, dont les élus sont dictés d’une loi capitaliste, d’une dictature qu’on ne peut pas élire, soit la bourgeoisie.

    «Donc rian à voir avec le capitalisme ou le libre-marché.»

    Quelque fois, en effet, des États défendent et sauvent de grandes entreprises, protégées d’ailleurs par un protectionnisme enlevant toute allure capitaliste pure, mais souvent, ces soupapes –comme celle que Bush a octroyé à ses amis…- sont installées parce que la bourgeoisie constate une potentielle révolution, à tout de moins, des révoltes ici et là, dépassant les simples manifestations pacifistes. Vous, les valets, ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Vous n’êtes que leurs idiots utiles après tout.

    Dans les faits, le capitalisme pur et dur –Même vos exemples démontrent que l’État doit intervenir en tant que régulateur!- concentre bel et bien les capitaux dans les poches d’une minorité. Monsieur David peut dire ce qu’il veut, sans État pour remédier à cette réalité, il y aurait encore moins de bourgeois millionnaires. Pour l’instant, dans le monde où le capital se partage selon monsieur David, il y a 10 000 000 de millionnaires sur Terre, soit donc, 0.15% de la population mondiale. Dommage que les faits ne s’adaptent pas aux dires de monsieur David.

    Le capitalisme libre marché, ce n’est pas loin du Ghana, ou de la Somalie. Ce n’est pas fort. Les seigneurs de guerre y ont leur place à coup sûr. Si l’exploitation des besoins, de notre labeur et de nos maladies sont déjà permises dans le modèle «capitalisme pas pur» actuel, j’imagine alors le reste dans un capitalisme sauvage à la sauce Tea party… Liberté mon cul, oui! Celle des bourgeois minoritaires et parasitaires de vivre au dépend de la majorité laborieuse, ça oui! Le prolétariat n’a pas besoin de vos employeurs, ni de ses valets. Le prolétariat n’a pas besoin de se faire parasiter par des non-méritants, totalement inutiles à l’humanité. Les gestionnaires, soit. Mais ils n’ont pas à nous exploiter, ils n’ont qu’à faire leur part, nous ferons la nôtre. Sans que personne ne s’exploite. Libérons-nous, justement, de ce joug, de cette dictature qu’on ne peut pas élire et qui, à chaque faillite de votre système parasitaire préféré, se set des États pour renflouer ses propres coffres. Buffet s’est empiffré, il peut bien en redonner des miettes ici et là. Il est désormais en partie propriétaire du monde. Avec quelques autres.

    Votre monde idéal, c’est de la merde, et notre cancer. L’humanité doit s’unir, sur ce petit caillou, et vivre, certes en harmonie, mais pour cela, il faut que chacun se respecte. Commençons donc par interdire l’exploitation des êtres humains par les êtres humains. Nous verrons ensuite.

    «Seul l’état peut octroyer des privilèges non-mérités (subventions, protectionnisme, garanties de prêt, brevets, etc). Le libre-marché consiste justement à éviter les privilèges indus. Qui êtes-vous pour prétendre savoir qui mérite quoi?»

    La question vous a été posée avant, je vous prie.

    Ensuite, les États, je me répète, sont au service de la bourgeoisie. Car pour sûr, le capitalisme, donc leur dictature –les bourgeois-, n’est pas remise en cause. Nous pataugeons dans ce totalitarisme, où vous, les «idiots utiles» de l’époque, en demandez plus encore, aux sauveteurs du système parasitaire –pas assez pur pour vous- qui fait faillite économique et sociale aux 30-40 ans. Sincèrement, aujourd’hui, c’est vous qui portez ce chapeau d’idiot utile.

    Les George Walker Bush Jr sauvent votre système, que vous le condamnez de le faire, non conscient que nous vous aurions cassé la gueule. L’État persiste… Il vous sauve le train. C’est vous, qui vous vous en tirez avec vos dogmes à la con. Le système capitaliste fut sauvé par son «sauvetage», c’est un fait, même s’il est à nos frais. Nous avons effectivement endetté nos enfants pour perpétuer notre exploitation. Et vous, vous en demandez plus encore? Votre liberté pour les attardés, vous pouvez vous la mettre où je pense. Le prolétariat n’a surtout pas besoin de gens comme vous, sachez-le.

    Et tenez-vous le pour dit, un État sert les intérêts du parti qui le contrôle, et encore. Vous ne me ferez pas gober, ici, devant tout le lectorat, que les milliardaires n’ont pas d’effet sur les gouvernements. Quand même!

    «Le libre-marché implique que les échanges sont faits par deux parties consentantes qui échangent quelque chose de façon mutuellement profitable, sinon l’échange ne se ferait pas.»

    Les prolétaires ont les choix d’exploiter, ou d’être exploités. Et encore, leur potentialité d’exploiter leur prochain ne repose pas que sur leurs compétences, car même celles-ci reposent sur les conditionnements. Alors bref, la liberté, ici, n’est que celle des mieux nantis de profiter, comme toujours, des moins nantis.

    C’est à vous de nous dire en quoi nous gagnons, à nous faire exploiter, alors que la gestion pourrait être entreprise, dans une coopérative, par une partie du groupe? En quoi est-ce que nous gagnons, nous les salariés, à nous faire exploiter, dites-le moi… Ce n’est pas à moi de vous convaincre que ce serait mieux pour moi, que je ne sois pas exploité, mais le contraire je crois.

    La vache laitière est heureuse dit-on, elle aime la musique classique, ça la relaxe… Mais elle n’en est pas moins exploitée pour son lait.

    S’il y a des ententes entre exploitants minoritaires et exploités majoritaires, c’est sur les modalités de l’«exploitation», entendons-nous!

    «Donc si les gens peuvent choisir quelle compagnie avec qui transiger et à quel prix, ils ont un choix.»

    Ils n’ont que le choix de la densité de leur exploitation. Vous faites un idiot utile remarquable!

    «La seule chose que je réprouve dans le système hollandais est que l’assurance soit obligatoire et donc prive les gens du choix de ne pas souscrire à une assurance et payer leurs soins de leurs poches, mais la plupart des gens considèrent ça un moindre mal.»

    Oui, car comme votre commentaire précédent, votre observation se limite à votre conception totalitaire de la liberté d’exploiter son prochain. En fait, vous êtes totalitaire à peu près dans tout ce que vous écrivez. Car les préalables de vos observations se limitent au fait que les riches sont riches, et que les pauvres sont pauvres. Autrement dit, vous ne voulez pas savoir pourquoi l’un est plus riche que l’autre, vous êtes, vous monsieur David, capable de faire sans cette information, et décider ensuite, que ce possédant, qu’importe l’historique de sa possession en capitaux, est un méritant du fruit du labeur d’autrui. C’est du totalitarisme. À la façon du gars qui veut débattre du sexe des anges, sans débattre de l’existence des anges. Ma fille de 6 ans verrait le poteau rose dans vos démarches…

    «1- Pour la concentration du capital: Voir plus haut»

    Pour le faits, sortez dehors, regardes les faits. Il n’y a qu’une poignée de gens sur Terre, qui possède l’ensemble des richesses. Et ne vous en déplaise, les États, sauf celui de Cuba, servent à peu près tous les intérêts de la bourgeoisie en maintenant cette dictature bourgeoise, qu’est le système capitaliste, soit un système qui permette l’exploitation de l’homme par l’homme. (Hommes, femmes, les prolétaires, bref…)

    Et il y a concentration de richesses, chez les possédants d’entreprise. Sinon, la bourse ne servirait à rien. Et on ne m’annoncerait pas les disparitions d’entreprise, aux profits d’autres. Franchement monsieur David, vous faites pitié là. Vous en êtes à nier qu’un moyen de production puisse enrichir d’avantage que rien du tout. N’importe quoi. Vous pouvez bien faire le «sélectif» quant à vos sources. Et soit dit en passant, Reporters Sans Frontières, ce sont des terroristes. Des putchistes. Alors vous prenez donc des sources putchistes et terroristes par association. Quand même ironique, mais je parie que là encore, vous êtes sélectif…

    «2- Pour ce qui est de profiter du mal d’autrui, puisque vous êtes un illétré économique complet, il vous est impossible de comprendre la fonction du profit dans toute entreprise et comme un idiot, vous villéfiez ce que vous ne comprenez pas.»

    C’est un argumentaire ça, cher illettré social? Il vous est donc impossible, si je comprends, bien, de comprendre les besoins sociaux, vous en êtes illettré, n’est-ce pas. Et en passant cher illettré, vous êtes bourré de fautes d’orthographe. Allez donc commencer par apprendre à écrire plutôt que de faire ici, de la projection populiste et crasse.

    «Le profit est la motivation première à donner le meilleur de soi-même dans son travail. À quoi bon travailler si nous ne pouvons pas en tirer profit. À quoi bon inventer quelque chose, si nous ne profitons pas de cette invention qui est notre propriété du fait que nous l’avons créé? Votre système ne fait qu’étouffer l’initiative et l’innovation et pousse les gens à la paresse. À quoi bon travailler quand, dans un régime socialiste on peut se laisser vivre par l’état? Vous prenez les gens pour des idiots.»

    C’est vous, ici, l’idiot, et l’idiot utile en plus. D’abord, le socialisme prône ultimement l’abolition de l’État et la décentralisation des pouvoirs dans des comités populaires locaux, donc conscients des enjeux locaux, de toute évidence. Les coopératives ont d’une certaine façon, ultimement, leur place. Autrement dit, sans dire que les moyens de production sont les vôtres, ils le sont tout de même. En augmentant les gains de la toile sociale, celle-ci en profite. Ailleurs, ça existe. Ça existe même ici, au Québec.

    Quant aux motivations qui «vous motivent», elles ne sont, elles aussi, que l’habitude, que notre conditionnement qui d’ailleurs, reflète exactement la dictature dans laquelle nous vivons et évoluons. On nous apprend que c’est ainsi, très jeune, et c’est ainsi d’ailleurs, dans CE système capitaliste, bien en place et certainement pas prêt de disparaître par lui-même. Il faudrait pour ce, que les bourgeois n’y trouvent plus leur compte, qu’ils n’aient plus ces libertés, que seule une minorité parasitaire partage de fait. Ces libertés d’exploiter son prochain, parce que «nos moyens le cautionnent»…

    Je suis content de ne pas être affecter par l’aliénation patente qui vous habite. Mais ce qu’on ne sait pas, ne nous fait pas mal… (Je me demande ce que fait Philippe David dans la vie. Je me demande combien gagnent ses parents. Je me demande dans quel quartier il habite. Ça expliquerait bien des choses si….)

    Ce n’est pas l’exploitation du prolétariat, qui le motive à créer la richesse, mais l’espoir de manger demain, et de se payer quelques babioles inutiles à son émancipation. Qu’il se soit entendu pour les modalités de son exploitation n’en diminue point le fait qu’il soit exploité, par quelqu’un qui, de fait, n’a que le capital possédé, vanté comme mérite. C’est bon pour les faibles d’esprit qui embarquent dans les sectes votre affaire. Un attrape-nigaud.

    «Eh oui, selon M. Guillemette tous ceux qui épargnent l’argent qu’ils gagnent à la sueur de leur front et qui ensuitent l’investissent pour créer de la richesse et de l’emploi sont des parasites.»

    Quelque soit l’historique de leur capital, cela ne légitime aucunement l’exploitation du labeur d’autrui. Ensuite, ce ne sont pas les bourgeois qui créent les emplois, mais les capitaux qu’ils possèdent, indispensables à l’élaboration de moyens de production. L’offre est donc remplie par le labeur du prolétariat, qui crée la richesse –N’attribuez pas aux bourgeois, le mérite des prolétaires en plus ciboire! Faut le faire!- de sa force de travail, qu’il concède en échange d’un capital –peu importe l’entente, c’est une entente sur les modalités de l’exploitation-. De sorte que, la demande, elle, est remplie de fait par le prolétariat,, avec les moyens de bourgeois, qui pour se les attribuer, se devait de posséder un montant X de capitaux. C’est n’importe quoi! C’est du totalitarisme! Et c’est encore sélectif! Parce que René Charles Dion, lui, n’aura pas à suer et à économiser, t’sé! PKP non plus, il n’a pas sué, pour obtenir un Empire, que les exploités de son père ont créé, d’ailleurs!

    C’est simple en fait. Nous ne sommes redevables qu’aux capitaux possédés par ces bourgeois, dans un système parasitaire qui concentre les capitaux chez cette minorité bourgeoise, parasitaire! Alors quand on veut du capital pour bâtir une usine de «papier cul», il nous faut appeler «chose bine», qui a le «ca$h»! C’est sectaire votre affaire! C’est à tout de moins, du totalitarisme.

    Alors oui, quelque part, quiconque s’octroient des moyens de production –quelque en soient ses inspirations et desseins- afin d’exploiter le labeur d’autrui, parasite justement, ce labeur. Un voleur est un voleur, un violeur…, un violeur, un parasite, un parasite! Et je le répète, les entrepreneurs seront toujours les bienvenus et pourront gérer leurs projets via un modèle socialiste, tenant compte des libertés communes d’abord, comme celle ne de ne pas se faire exploiter.

    «Mais les gouvernements qui confisquent l’argent durement gagné de leurs citoyens pour faire vivre une bureaucratie de plus en plus obèse et inutile n’est pas un parasite.»

    Ne me mettez pas dans la bouche des mots que je ne dirai jamais. Je suis pour l’abolition de l’État, mais je ne suis pas pour son abolition immédiate. Je dois d’abord renverser la vapeur et décréter l’exploitation des êtres humains par les êtres humains, illégale. Pour ce, j’aurai besoin de l’État pour écraser la contrerévolution. Les vôtres n’accepteront jamais la fin de leur régime. Même si c’est démocratiquement que ça se fait. Allende… Chavez en 2002, ce fut raté, mais quand même! Et vos amis de Reporters Sans Frontières ont participé à la tentative de Coup d’État de 2002, soutenant des stations privées télévisées qui appelaient au meurtre d’Hugo Chavez. De grands démocrates, vos amis…

    Bref, je suis pour l’abolition ultimement, de l’État, pour une dictature des conseils populaires, dont les élus seront révocables en tout temps, et où l’exploitation des uns par les autres, ne sera plus jamais possible. Quant aux «profits» qui vous animent, on peut certainement palier à ce manque, s’il en est un, par autre chose que le droit d’exploiter le labeur d’autrui.

    «Combien coûte un remplacement de hanche? Un triple pontage? Allez voir s’ils ont ces informations au MSSS… Et combien de gens se donnent le trouble de vérifier ça avant de sortir leur carte soleil? Et pourquoi donc que le prix des médicaments génériques au Canada est plus élevé que presque partout ailleurs? (Au cas où vous l’ignoreriez, c’est que la RAMQ accepte de payer environ 30% au-dessus des prix du marché pour ces médicaments)»

    Je connais la chanson, mais vous sortez de ma citation un tantinet. En fait, vous n’en parlez plus. Quant aux coûts, ce sera toujours moins cher au public, via des coopératives par exemple –formant une toile sociale- ou autre, que dans des modèles où les bourgeois parasitent.

    «Une bonne chance pour les hollandais que la plus basse vitesse n’est pas la marche arrière comme à Cuba… Si vous vous promenez en Lada, tout le monde doit se promener en Lada, c’est ça?»

    N’importe quoi. La Hollande et Cuba maintenant! Ouf! Il est sérieux ce monsieur David! Il compare l’économie de Cuba, à celle de la Hollande. Parce que c’est ça en fait, que vous faites ici. Et pourtant, Cuba recule moins en arrière, que les pays de son calibre économique. Vous prenez le lectorat pour des idiots. C’est vous, ici, l’idiot utile du village.

    Quand on compare Cuba à des pays de son calibre économique, elle n’est en rien envieuse de ses semblables au niveau social, tant en santé qu’en éducation. Je vous défie de prouver le contraire.

    «Le capital se mérite M. Guillemette. Vous l’accumulez en épargnant. Quelque chose que n’importe qui avec un peu de jugeotte est capable de faire.»

    Comme si «n’importe qui» avait tous les mêmes tracas. Pas fort. Il n’a pas mangé souvent du Kraft Diner celui-là… Et comme si c’était la faute du chômeur, si son entreprise avait mal géré. D’ailleurs, ça me fait rappeler, quand un bourgeois gère mal ses affaires, tout à coup, les prolétaires prennent le risque de perdre leur emploi! Eh bien! Pas croyable! C’est qu’il n’a…., qu’un peu de jugeotte!

    «Vous avez sûrement manqué la partie qui disait que 80% des assureurs hollandais sont à but non-lucratif, ce qui veut dire qu’ils ne font pas de profit. Les hollandais peuvent donc librement souscrire avec ces compagnies. Mais votre alternative serait de tout simplement confisquer leur argent à la pointe du fusil pour ultimement engraisser les bureaucrates.»

    Il en reste 20%.

    Ensuite, je ne parle nulle part de prendre un fusil. Je vous prie de me démontrer où j’ai dit cela. Je propose plutôt de prendre le pouvoir démocratiquement, et nous savons très bien tous les deux que vous, votre camp, prendrez les armes bien avant nous, de peur qu’on ne mettre fin à ce capitalisme pas assez sauvage. Je suis contre les Coups d’État. Et votre clan en a commis des tas. Je condamne d’emblée, les Coups d’État qui n’ont pas de soutien populaire. Ceux perpétrés par votre camp n’ont jamais eu ces soutiens, d’ailleurs. Ils écrasaient, plutôt, ces mouvements populaires.

    Nous proposons donc la prise du pouvoir démocratiquement, si c’est possible. Et si nous sommes majoritaires, nous réformons de fond en comble le régime capitaliste, pour en extraire les «libertés» d’exploiter son prochain.

    «Et c’est qui encore qui vous a conféré cette sagesse de savoir qui est méritant et qui ne l’est pas?»

    Je vous pose, à votre clan et vous, et sur Politicoblogue, la même question, demeurée sans réponse!

    Qu’est-ce qui vous confère à vous, le droit de dire que le bourgeois, pour le simple fait qu’il possède le capital, est le méritant; du fruit du labeur d’autrui, d’exploiter les besoins d’autrui et maintenant, d’exploiter leurs maladies via des soins de santé privés? C’est votre système qui nous est imposé, pas le mien! Répondez-donc!

    Ça fait des mois que je pose la question, et aucun de vous n’y a jamais répondu! Aucun! Pathétique! Je ne prétends rien, moi, c’est vous qui prétendez ici, que les bourgeois, parce qu’ils ont du capital, deviennent des méritants des maux d’autrui. Franchement…

    «Là-dessus, c’est plutôt similaire au Québec à la différence qu’ils ne sont pas en pénurie de spécialistes en Hollande et que leur temps opératoire n’est pas limité.»

    Ça nous coûte une beurrée en infirmière du privé et soins privés de toutes sortes. Nous n’avons pas la même économie, les mêmes circonstances économiques, la même histoire, ni les mêmes intérêts (Au Canada, ce n’est pas la santé, ce sont les avions pour 16 milliards de dollars! Au Québec, ce sont les amphithéâtres!). On compare encore des pommes avec des pommes. Nous nous sommes donné un système de santé universel, mais personne ne l’a entretenu. Et si moi, je ne fais pas mon changement d’huile sur ma voiture, tantôt, l’huile sera épaisse, visqueuse et noircie…

    «Dans les hôpitaux pour les touristes et les apparatchiks. Le reste doivent fournir leurs draps, leur bouffe, leur pansements, leurs sutures, etc…»

    Si c’est vrai, c’est néanmoins mieux que ce qui existe dans les pays du calibre de Cuba.

    «C’est pour ça que c’est pour ainsi dire inexistant au Québec?»

    Ce n’est pas parce que le Québec ne l’a pas mis en place, que ça ne peut pas exister. Vraiment, comment demeurer sérieux avec un pareil clown? Hey! Suivant votre logique tordue, on pourrait dire que le Québec ne doit peut pas faire d’exploitation des gaz de schiste! Ben non! Il n’en a jamais fait! Hey, pas de programme spatial! Pis un coup parti, on n’aurait jamais du avoir de barrage, pace qu’avant d’en avoir un, on n’en avait pas! Pas croyable! Cré Philippe David! L’école d’humour plutôt, oui!

    «Vous ne démordez pas, mais où sont donc passés le capitaux de Cuba qui était un des pays les plus prospères de l’Amérique Latine avant que Castro n’arrive.»

    C’est faux cher illettré social et seule l’élite en profitait. Il n’y avait que 6000 médecins à Cuba sous Batista, et ils étaient réservés à l’élite (En 1970, il y en avait plus de 15 000!). Les terres appartenaient à plus de 90% (ainsi que les entreprises) aux États-Uniens, qui depuis l’amendement Platt, avaient confisqué des terres aux Cubain. L’île n’a jamais été mieux socialement, et indéniablement. Je vous prie de nous prouver le contraire. Les Cubains étaient majoritairement illettrés, comme vous. Il fallait lécher les couilles de bourgeois à cette époque, époque où les manifestants étaient tirés en pleine rue, bien qu’ils ne soient même pas armés. Batista a pris le pouvoir par un Coup d’État. L’île a toujours été un bordel flottant pour les Marines états-uniens. Des trous de cul. Comme vous. J’ai bien lu sur Cuba, j’ai ici des données qui diffèrent totalement des vôtres! D’ailleurs, à l’ère de Batista, la population des campagnes n’était même pas recensée! Comme quoi ils s’en fichaient pas mal, de la population…

    Cuba avait à la veille de la Révolution des taux de mortalité infantile nettement inférieurs à ceux de la plupart des pays d’Amérique du sud et comparables à ceux de certains pays européens, ce qui peut indiquer que le système de santé cubain était déjà à cette date meilleur que celui de la plupart des pays d’Amérique du sud. Les taux de mortalité infantiles restent aujourd’hui très faibles par rapport à ceux des mêmes pays sud-américains, et le nombre de médecins pour 10 000 habitants est passé de 10 à 59 entre 1957 et 2002 [105] .

    Beaucoup d’étrangers viennent se faire soigner à Cuba. Tous les hôpitaux ainsi que les traitements sont gratuits. Les Cubains sont aussi très avancés dans le domaine de la biotechnologie. Dès 1963, des médecins cubains ont été envoyés en Algérie, indépendante depuis peu [106] . 35 pays du Tiers-monde ont bénéficié de l’aide médicale (ainsi qu’éducative) de Cuba en 1979. Cuba offrit aux enfants victimes de la catastrophe de Tchernobyl des soins gratuits, dès 1990; au total, 20 000 Ukrainiens ont été traités [107] . Après le tremblement de terre du 8 octobre 2005 qui a ébranlé le Pakistan, de nombreux blessés furent soignés par les médecins cubains participant au secours internationaux [106] .

    Cuba a réussi à former plus de 78 000 médecins et à aider une centaine de pays. Cette coopération concerne actuellement 78 nations [108] . Les Nations unies ont salué la contribution de Cuba dans le domaine de la santé [109] ; actuellement plus de 20 000 médecins cubains sont à l’étranger dans le cadre d’opérations d’aide au développement, particulièrement au Venezuela qui en accueille 14 000. [106]

    À Cuba, on trouve un médecin pour 166 habitants [88] , contre un médecin pour 1385 habitants en 1970. En 1999, le gouvernement a créé l’École latino-américaine de médecine (Elam) qui accueille gratuitement 7’200 d’étudiants venus de 24 pays. [106] [10]

    L’industrie pharmaceutique cubaine est l’une des six au monde produisant une protéine nommée interferon (INF). Il produit aussi le facteur de croissance épidermique, utilisé dans des crèmes très efficace contre les brûlures; le vaccin contre l’hépatite B; le vaccin antiméningocique de type B, la streptokinase recombinante utilisée dans l’infarctus du myocarde et l’embolie pulmonaire, des modulateurs immunologiques, antihypertenseur, hypocholestérolémiant et médicaments anticancereux [110] .

    Les cubains peuvent depuis 2008 faire une opération afin de changer de sexe. Cette opération est gratuite comme tout le reste de la médecine cubaine [111] .

    Le 5 juillet 2004, les dirigeants de Cuba et du Venezuela lancent un programme de coopération médicale qui porte le nom d’Operación Milagro (« Opération Miracle »). Ce programme consiste à proposer des soins ophtalmologiques gratuits pour les peuples d’Amérique du Sud, mais aussi du reste du monde. Rendre la vue à de nombreux aveugles est l’un des buts affichés. Selon les chiffres fournis par Cuba, à ce jour plus de 1 500 000 personnes issues de 35 pays ont bénéficié de l’opération [113] .

    Cent Québécois sont allés se faire soigner à Cuba en 2008 [114] .

    Éducation :

    Fidel Castro a, dès 1961, nationalisé les universités, et autres écoles, et les a rendues gratuites. Il n’y a pas de frais pour les étudiants. Cependant, avec les difficultés de 1990, l’éducation de qualité s’est montrée dure à appliquer.
    Avant la révolution cubaine, le taux d’alphabétisation à Cuba, était déjà de 78 %, alors que la moyenne mondiale était de 44 % [101] , [102] . Selon le PNUD, Cuba se situe au troisième rang mondial avec un taux d’alphabétisation de 99,8 % aujourd’hui [103] ), à égalité avec l’Estonie et devant les États-Unis (93,3 %).

    Et pour l’économie cubaine, eh bien, vous savez déjà ce que j’en pense. Je ne crois pas qu’elle survivra seule, isolée, comme je ne crois pas que le capitalisme ferait mieux, s’il était à son tour, isolé sur île dans les Caraïbes. Aussi, notons que toute production à Cuba, était enfargée de du Blocus de Washington, puisque toutes les usines cubaines, et les machineries, étaient de fabrication états-uniennes, et ils n’en avaient plus les pièces de rechange. Certaines compagnies ont désiré faire quand même affaire avec Cuba, mais l’«État bourgeois» de Washington a sévi. Tout à coup, l’État était de votre bord, on dirait…

    «Maintenant les cubains se construisent des bicoques en styrofoam pour fuir.»

    On a fait le tour de la question et j’ai mis ici des sources de ce que je disais. Cuba n’est plus celle qui expédie le plus de gens vers les States. En fait, 9 autres pays de l’Amérique tout entière en envoie plus que Cuba. Alors faudra revoir votre argumentaire, il se fait vieux. (Cette tendance qu’ont ces capitalistes de répéter leurs erreurs…)

    «C’est qui qui fait venir des immigrants diplômés en médecine et qui refuse de reconnaitre leurs compétences tant qu’ils n’ont pas refait leur formation quasi complète dans une de nos universités?»

    «C’est qui qui fait venir des immigrants diplômés en médecine et qui refuse de reconnaitre leurs compétences tant qu’ils n’ont pas refait leur formation quasi complète dans une de nos universités?
    Qui a mis des centaines d’infirmières et de médecins à la retraite tout en continuant de les payer l’équivalent du même revenu après impôts?
    Qui contrôle les admissions aux facultés de médecine?»

    Un gouvernement bourgeois, sabordant nos services sociaux, pour mieux nous présenter, en rechange, la solution miracle du privé, de ses amis. L’État, ici encore, servait les intérêts de vos amis bourgeois. Désolé de vous l’apprendre. Et je ne suis pas péquiste en passant, vous l’aviez surement deviné.

    «Vous êtes pitoyable. Aucun libertarien ne favorise la construction d’un amphitéatre avec des deniers publics. Si c’était profitable, il n’aurait pas besoin de financement public pour redistribuer la richesse vers des promoteurs et des joueurs de hockey millionnaires. Avant de critiquer quelqu’un faudrait peut-être vous renseigner…»

    Vous m’accusez bien, vous, de vouloir imposer aux autres, par le bout de mon fusil, que je ne possède pas soit dit en passant, mon idéologie? Non? Désolé…

    Quoique maintenant que la porte est ouverte…, je ferais construire cet amphithéâtre avec le capital public, à la seule condition d’y détenir, encore publiquement, l’équipe des Nordiques! Pourquoi pas!

    «Primo, je ne propose pas de système strictement privé, mais historiquement, la gestion publique a toujours été plus efficace que la gestion privée. C’est pour ça que Cuba vient de « slacker » 500 000 fonctionnaires. Raoul Castro a compris ce que vous refusez de voir.»

    Si le capitalisme était isolé sur Cuba, il aurait fait faillite depuis belle lurette. Hey! Attendez! C’est vrai! Ils ont fait faillite depuis longtemps les capitalistes, et mis des tas de «centaines de milliers» de travailleurs à la porte, aux 30-40 ans! Et chaque fois, au détriment de ces travailleurs, on a imprimé des billets de banques pour perpétrer la connerie! Eh bien! Une chance que les «STATES» ont eu toute la planète pour s’émanciper, t’sé! Imaginons qu’ils aient été pognés sur Cuba, isolé et entouré de socialistes! Cré Philippe David! Pitoyable vous-même! Vous en êtes déjà, de toute façon, à faire l’apologie de la dictature de Batista, une horreur pour la majorité des Cubains. Comme votre copain Duhaime, qui se tape celle de Pinochet… Qui se ressemblent s’assemblent après tout.

    L’économie de Cuba est isolée et comme un système sanguin, aucune économie ne peut fonctionner en un seul pays, avec ses seules ressources. Le capitalisme, non seulement fait déjà faillite, mais ferait probablement pire que le socialisme, étant donné qu’il est basé en soi, sur l’expansion. N’importe quoi… Si j’étais bête, je serais Philippe David.

    «C’est drôle, mais votre définition du totalitarisme n’est pas la même que le reste du monde. Mais bien entendu, Sylvain Guillemette est bien plus brillant que nous tous!»

    Relisez vite ce qu’est le totalitarisme, vous en sortirez grandi! Et en passant, je n’ai jamais soutenu Mao, je ne suis pas nationaliste, ni maoïste. Meilleure chance la prochaine fois.

    Et si moi je ne suis pas maoïste, on ne peut pas dire que votre mouvement soit totalement anti Pinochet, pour ne prendre que ce populiste crasse d’Éric Duhaime. Tout un perdant!

    Sinon, y a le Sha, installée par vos amis, que vous reniez aujourd’hui, mais qui ont tout de même étendu les limites du capitalisme, de force, non de gré, aux extrémités du monde, même dans les cas de mouvements populaires anticapitalisme!

    Y a aussi Suharto.

    Batista.

    Bref, il y a plus de 45 Coups d’État perpétrés depuis moins d’un siècle par l’État bourgeois de Washington. Ils ont tué tout ce qui avait «rouge», ce n’est pas compliqué. Au Nicaragua, la Ronald Reagan a fait financer les Contras et fait massacrer des dizaines de milliers de civils innocents, de peur qu’ils soient socialistes.

    Vietnam? 4 millions de morts! Parce qu’ils osaient remettre en question vos dogmes à la con! Ils en crèvent encore! Et Monsanto est libre, comme vous le souhaitez! Et s’il n’y avait pas eu d’État, il n’y aurait pas eu de Monsanto, ni de guerre au Vietnam, et probablement que les États-Unis d’Amérique seraient plongés dans une guerre civile, dont les buts ne seraient que ceux des nouvelles seigneuries -de guerre-.

    Autre chose. On peut se débarrasser aisément de nos exploitants, sans nous demander si demain, nous aurons encore des demandes à répondre. Alors que si nous nous passions du prolétariat, duquel le bourgeois dépend…

    Merci bonsoir! Oh! Bon matin!

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    18 septembre 2010 à 0 12 51 09519
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    Aussi, je précise, je n’ai jamais soutenu Mao, je ne suis pas maoïste. Je suis troskyste.

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    18 septembre 2010 à 1 01 45 09459
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    Pauvre loser, si Bush et Obama n’avaient pas sauvé votre «moindre mal capitaliste», l’idiot utile que vous êtes ferait face à des dizaines, sinon des centaines de millions de prolétaires sans logis, sans bouffe, sans éducation et sans système de santé.

    La crise se serait répandue jusqu’ici, et s’en serait suivie rapidement, à ce nombre, la chute des États-Unis d’Amérique.

    Du coup, les grandes puissances émergentes se seraient emparé du pouvoir. Vous êtes redevable à Bush et Obama, remerciez-les! Car l’État bourgeois tombé au Québec et au Canada, nous vous aurions chassé du pouvoir, rapidement!

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      21 septembre 2010 à 8 08 54 09549
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      @ Sylvain Guillemette

      Pauvre loser, si Bush et Obama n’avaient pas sauvé votre «moindre mal capitaliste», l’idiot utile que vous êtes ferait face à des dizaines, sinon des centaines de millions de prolétaires sans logis, sans bouffe, sans éducation et sans système de santé.

      Vous devriez vous forcer à apprendre au moins un minimum sur l’économie. Ça vous éviterait des embarras.

      Voilà ce qu’ont donné les fameux stimulus de Bush et Obama qui ont supposément « sauvé le capitalisme »

      Bush et Obama n’ont rien sauvé du tout. Ils ont empiré les choses. Tout ce qu’ils ont accompli est de bourrer les poches de leurs bailleurs de fonds à Wall Street au dépens des contribuables américains et ne songez pas une seconde que je soit en faveur d’une telle aberration. C’est exactement une exemple d’un gouvernement qui octroie des faveurs non-méritées. Quant à vos prolétaires, aux États-Unis, ils ont déjà amorcé leur révolution. Ça s’appelle les Tea Parties.

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    22 septembre 2010 à 6 06 29 09299
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    «Vous devriez vous forcer à apprendre au moins un minimum sur l’économie. Ça vous éviterait des embarras.»

    Pauvre crétin, si les milliards n’avaient pas été octroyés, c’est sur le coup que les prolétaires seraient descendus dans la rue! Leurs comptes seraient vides, ils n’auraient plus rien à manger, ni à boire, étant donné que même l’eau, dans certains états, est privatisée! Et ainsi de suite, les travailleurs seraient rapidement tombés sur le chômage, les uns après les autres. Le Canada aussitôt, petit arriviste, serait sur le déclin également, lui qui exporte majoritairement aux États-Unis d’Amérique -qui n’auraient plus rien acheté!-.

    Pas croyable d’être aussi nul que vous-même en économie! 1+1=2! Si les STATES n’achètent plus, le Canada n’exporte plus. Tout le mode tombe, même la Chine.

    Mais moi non plus, je ne suis pas pour cette aide. Car s’il n’y avait pas eu cette aide, le système capitaliste serait véritablement mort, et on ne l’aurait pas ressuscité! Sur WallStreet, en 2008 et 2009, ce sont les marxistes qui se tenaient debout devant les banques, avec leur chandail de Marx, et non leur tasse de Tea.

    «Quant à vos prolétaires, aux États-Unis, ils ont déjà amorcé leur révolution. Ça s’appelle les Tea Parties.»

    Et en passant pauvre ignare de merde, une révolution est un changement qualitatif, et non un changement quantitatif. Le Tea party propose carrément de continuer sur la même voie, qui ne fonctionne pas soit dit en passant, mais en pire encore! Il n’y a pas de changement qualitatif, mais un changement quantitatif. Et de plus, une maigre partie des STATES soutient cette bande d’illuminés. Dont vous.

    Plutôt sectaire, ouin!

    Certes, nous le savions que le sauvetage à la con ne fonctionnerait pas, mais comme je vous le dis, c’est sur le coup que la grogne se serait emparé de la population. Et ne comptez pas sur les démocrates pour soutenir le Tea Party, alors que même certains républicains le regardent avec dégoût. Et n’allez pas compter sur les 45 millions d’hispaniques ou ces autres 40 millions d’afro-états-uniens pour soutenir la secte de Glenn Beck.

    Quelle bande de débile d’ailleurs. Une poignée de débile! Les mêmes crétins qui scandaient haut et fort, «vive Bush», avant son plan de sauvetage! Vous n’êtes qu’une bande, minoritaire encore, d’idiots utiles! Des rats! Et on va se voir le 23 octobre à Québec, si je comprend bien!

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      22 septembre 2010 à 6 06 35 09359
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      Aussi, votre mouvement est totalement déconnecté de la réalité. Le climat, le partage des richesses, les guerres et l’islamophobie, des vrais débiles! Des idiots utiles, débiles!

      Voilà ce que je pense de votre mouvement de putchistes et de terroristes:

      Les rats, c’est connu, convergent lorsqu’il y a des tragédies comme; des inondations, des débuts d’incendie, des tremblements de terre, etc.. Et c’est pareil en politique, lorsque les Empires s’effondrent ou approchent de leur implosion…, ou de leur explosion.

      Ce fait établi jusqu’ici, nous de même, Québécoises et Québécois, concourons à cette même fin d’Empire, du moins, nous commençons en à apercevoir les fissures. Et à travers ce processus, nous observons les clivages d’une société. Des clivages qui se traduisent néanmoins en des divisions déjà observées par le passé. L’une d’elles, est celle entre les classes et les intérêts de chacune de celles-ci.

      Une plaie ouverte sur notre social entre les capitalistes, certes motivés par leurs conditions issues de meilleurs conditionnements, et les socialistes, conditionnés eux, à percevoir rapidement les amorces dissimulées par ces premiers et les solutions pour se débarrasser de toute exploitation néfaste pour leur classe, le prolétariat -les salariés-.

      Et au Québec, aujourd’hui, on peut déceler cette subdivision des capitalistes à travers cette explosion diverse, de leurs extrémismes. L’un de ceux–là en particulier attire toutefois d’avantage mon attention que les autres, même si celui-ci ne prendra vie que le 23 octobre prochain (2010).

      C’est un mouvement d’extrême droite-économique qui désire, comme le Tea Party états-unien, réduire l’État à son plus petit, à sa disparition en fait. Ce mouvement libertarien s’inspire des idées capitalistes les plus sauvages, celles qui carrément, ne tiennent que compte des conditions de chacune et chacun, même sachant que ces conditions sont pourtant elles, issues de conditionnements bien précis. Sachant donc que tous les humains ne peuvent bénéficier de toutes luxures –incluant le droit à la santé, à l’eau, à tout, bref, pour cette droite-là- dans le mode de partage offert par le capitalisme sauvage, ces égoïstes, très individualistes, n’en déroutent pas moins de leur itinéraire idéologique.

      Pourtant, ailleurs, n’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fit que la Nouvelle-Orléan, une semaine après le passage du célèbre Ouragan, un endroit où l’eau potable n’était toujours pas disponible, où les soins n’arrivèrent toujours pas et finalement, ce qu’elle est toujours aujourd’hui, un décor irakien?

      N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fait des systèmes de santé des pays de l’Amérique du sud, des «moindre performants» vis-à-vis celui de Cuba la socialiste (selon l’OMS)?

      N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fait de la Somalie ou du Ghana, un endroit merdique où vivre pour quiconque sauf les seigneurs de guerre, en plus d’être des plus célèbres paradis fiscaux qui soient, sans couverture médicale pour la «p’tite populasse»?

      N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fit du système banquier états-uniens, l’un des plus corruptibles du monde qui le fit ensuite s’écrouler, puis revivre aux frais du prolétariat de la planète tout entière?

      La droite, dans toutes ses propositions, fait le dénigrement des débats de fond. Elle fait l’aveugle, devant ses propres ratées. Elle joue l’innocente, lorsque ses idées sont mises en place par la force. Éric Duhaime, de ce mouvement prétendu lucide, n’a que faire que la droite chilienne se soit hissée par un Coup d’État horrible, où le premier socialiste –Salvador Allende- élu trois fois de suite, augmentant sa majorité chaque fois, fut détrôné par les armes et la violence. Joanne Marcotte n’a que faire que Cuba soit 100 fois mieux qu’elle était sous Batista, et qu’elle dépasse tant en éducation qu’en services de santé, tous les pays du monde de son calibre économique (Selon l’OMS, l’UNESCO, l’ONU, le FMI et bien d’autres…). Ces capitalistes extrémistes n’ont que faire que l’on détruise leurs mythes. Ils n’ont de toute façon, que faire des débats.

      Cette droite là, extrémiste et aveuglée par ses dogmes, fondera toutefois les bases d’un parti solide, puisque populiste. Les radio-poubelles de Québec soutiennent l’effort de ces cols rouges. Il ne faut pas sous-estimer la bêtise humaine. Rappelons-nous qu’Adolf Hitler avait bouleversé le monde avec le populisme -et la bière-. Celui-ci a ses vertus. Le mouvement grandira. Les rats se réuniront. Ils formeront une Assemblée, comme d’autres l’ont fait avant eux. Et leurs solutions simplistes reviendront, ratées sociales après ratées économiques, tant qu’elles plairont aux véritables plaidants, que ces valets de la bourgeoisie défendent bec et ongles, faisant passer les intérêts de cette vermine pour les nôtres, à nous les prolétaires.

      Ce qu’ils défendent réellement? Ce n’est pas la liberté de toutes et tous, comme ils le prétendent, mais celle d’une classe minoritaire et parasitaire qui détient les rouages de notre économie, ce qui explique l’enrichissement de cette minorité d’ailleurs. Ils défendent par exemple, via le «privé en santé», le droit d’entreprendre en la matière, en octroyant à ceux qui en ont les moyens, les moyens de soigner la population qui conséquemment, en devient dépendante lorsque malade. L’achat et l’exploitation d’une clinique privée permet tout simplement au bourgeois possédant les capitaux nécessaires pour ce, d’exploiter la maladie d’autrui. Voilà son seul mérite d’ailleurs, que de posséder les capitaux pour ce faire. Ce n’est pas la liberté de toutes et de tous qu’on défend ici, mais celle de la minorité capable de se payer une clinique privée, afin, précisément, qu’elle exploite la maladie d’autrui ultérieurement. C’est la bourgeoisie qu’on défend ici.

      Qui gagnerait à la privatisation de l’eau, sauf ceux, finalement, qui pourraient s’acheter des sources d’eau, parce qu’ils en auraient les moyens? Encore une minorité. Et qui s’en trouve automatiquement dépendante? La majorité. Le prolétariat. Les salariés. Et les autres, les pauvres sans emploi, les malades mentaux, les handicapés, etc..

      Qui gagnerait aux libertés d’entreprendre dans l’électricité, en privatisant Hydro-Québec, si ce n’est encore cette minorité affairiste, aux poches bourrées de capitaux, finalement amassés comment, si ce n’est que par une antécédente exploitation, par une loterie ou par un héritage, ce qui conséquemment, détruit les mythes selon lesquels les bourgeois auraient fait plus d’efforts que les autres et qu’ils auraient pris des risques d’avantage, risqués que ces «fainéants prolétaires»? C’est bien évidemment la bourgeoisie et les mieux nantis qui pourraient se permettre cette richesse, relative à notre dépendance hivernale. Et qui perd de ses libertés, encore une fois, en devenant redevable à ces pourritures qui n’ont pour mérite, encore une fois, que le capital qu’ils détiennent? La majorité. Le prolétariat, cette classe créatrice de richesses, exploité par cette minorité. Et cette richesse dont il est question, c’est celle-là même que ce même prolétariat quémande déjà, sans que le capitalisme ne soit sauvage encore. Imaginez ce «meilleur monde» que nous promettent ces libertariens…

      Et de fait, toutes les complaintes de cette droite extrémiste, ne sont qu’affirmations populistes. Par exemple, lorsque les débats s’imposent, on les voit s’en soustraire, ou censurer nos efforts cléricaux, qu’ils vulgarisent en «textes fleuves à la Castro», trop orgueilleux pour avouer qu’ils n’y comprennent rien, ou qu’ils sont incapables de réfuter nos dires. Nombre de fois où j’ai dû expliquer en long et en large, le fait que les processus s’expliquaient les uns par les autres, tout en expliquant les prochains. Nombre de fois où j’ai dû, et où j’ai démontré que les conditionnements étaient eux-mêmes, conditionnés par des conditions, qui elles-mêmes, étaient conditionnées, indéfiniment, par d’autres conditionnements, ainsi de suite… Nombre d’exemples, lesquels j’usai, pour expliquer qu’un arbre à l’ombre, ne pousserait pas comme son jumeau au Soleil. Ce qui par ailleurs, relevait les contradictions et les erronés constats de cette droite populiste qui voudrait punir le pauvre, pour ce qu’il est, sans s’attarder au «pourquoi» il l’est.

      Ce mouvement populiste vise la classe moyenne, pourtant créée elle-même, par les contrats sociaux d’une révolution qui n’avait rien de tranquille et où les constats multiples de diverses ratées sociales, découlant elles, de ratées économiques d’une droite jadis, «plus sauvage», ont donné naissance à cette révolution «socialiste» québécoise. Ainsi, encore une fois, tel que j’expliquai à ces vautours, c’étaient les conditionnements qui donnaient dans les années 1970 au Québec, naissance au «Socialisme Québécois». Les conditions présentes pour ce, elles ont créé les conditionnements pour convaincre la population du Québec du bien fondé d’une telle entreprise collective qui d’ailleurs, fait aujourd’hui du Québec l’un des meilleurs endroits où vivre au monde, entre autre pour nos tampons sociaux, qui rappelons-le, ont fait toute une différence lors de la crise bourgeoise de 2008-2009 sur Wall Street.

      Et d’autant plus que, les fameux «coûts exorbitants» exhibés par nos détracteurs sur nos services sociaux, ne sont que le reflet, de fait, des caprices dogmatiques d’un système parasitaire, n’ayant justement pas fait ses preuves et qui fait faillite aux 30-40 ans, cela, à nos frais à nous, les majoritaires prolétaires exploités par cette minorité qui dicte. Les chiffres des lucides ne sont redevables ici, qu’aux dogmes du système défaillant en place. Il ne faut pas tomber dans le panneau. De plus, les services au privé n’ont que cela de différent, soit le fait que ces services soient encombrés d’un parasite, sans aucun autre mérite que sa possession préalable de capitaux, désirant sa cote sur les besoins d’autrui. Rien d’autre. Car la gestion n’a que faire du financement et vice-versa. Les deux n’ont de fait rien à voir l’un avec l’autre.

      Alors pourquoi ces extrémistes continuent d’avancer leurs idées outre nos débats de fond, qu’ils ignorent certes, si ce n’est qu’ils se fient sur la bêtise humaine, armée de leurs populismes, pour convertir les masses, comme Adolf Hitler le faisait dans une brasserie loufoque allemande. Alors, il ne manque plus que la bière pour ce 23 octobre 2010! Il sera toutefois difficile de prétendre à la lucidité après la brosse!

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    22 septembre 2010 à 6 06 47 09479
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    En fait, c’est très simple! les idées du Tea Party nous amèneraient tout droit vers un régime de seigneurs de guerre! Et moi qui ne parie jamais, là, je suis prêt à tout parier là-dessus!

    Imaginez un monde où, l’État ne vient pas réguler ces parasites qui exploitent tous nos maux et besoins! C’est un retour en arrière, tout droit vers les régimes de seigueurie!

    Glenn Beck et l’autre folle, qui voyait la Russie de son balcon pour s’auto-proclamer «experte en affaires internationales», comme monsieur David s’auto-proclame d’ailleurs, expert en économie, étant donné qu’il est «capitaliste intégriste»… Ça fait dur!

    David n’est même pas capable de comprendre que le peuple états-unien se serait entretué, aussitôt la faillite amorcée, que les magasins auraient été pillés et qu’il se serait développé des régimes de terreur. Ou plutôt, justement, c’est sur ces régimes que David comptait, pour imposer son capitalisme sauvage!

    Ça a bien du sens, étant donné le «panel» de débiles qui forment sa secte! Éric Duhaime, l’apologiste de Pinochet. Joanne Marcotte, qui refuse tous débats! Jacques Brassard, transformé en «climatologue»! Et Roy Eappen! Que dire de cet énergumène extrémiste?!?

    Toute une bande de sectaires qui ne font pas le poids contre les faits, contre la logique et contre la science. Et en passant, Glenn Beck n’est pas aussi aimé que vous le prétendez aux STATES. Ni Sarah! Et soit dit en passant, même si toute la planète les soutenait, cela ne veut pas dire qu’ils auraient raison! Parce que nous serions des milliards à croire que la Terre soit plate, elle serait quand même plutôt ronde, t’sé!

    Tata!

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    27 septembre 2010 à 15 03 44 09449
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    Pour connaître très bien le système Hollandais, même s’il y a quelques lacunes (lequel n’en a pas) – il est – de mon avis bien personnel – le meilleur système sur lequel nous pourrions basés le nôtre.

    Le hic c’est – nous n’avons pas 80% d’assureur à but non lucratif ….

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