Dossier Santé (Conclusion): Un choix à faire.


Ceci est la conclusion de mon Dossier Santé dans lequel j’explore divers systèmes de santé à travers le monde dans le but de démontrer comment notre système pourrait être amélioré en puisant des idées qui ont déjà fait leurs preuves ailleurs.


Le constat

Force nous est de constater qu’au Québec, comme dans le reste du Canada, le système de santé accuse de sérieuses lacunes. Les temps d’attentes ne font qu’augmenter. Au Québec, le temps médian d’attente après avoir vu un omnipraticien jusqu’au traitement par un spécialiste est de 18 semaines. Il est monnaie courante de passer plus de 12 heures d’attente à une salle d’urgence. Nous nous sommes habitués à accepter l’inacceptable. De plus, nous n’en finissons plus de payer de plus en plus pour de moins en moins de service. La croissance des dépenses de santé dépasse la croissance des revenus de l’état, ce qui rend notre système insoutenable à long-terme. Le budget du MSSS atteindra bientôt la barre des 50% du budget total du Gouvernement du Québec, étouffant petit à petit les autres missions que se donne notre gouvernement. Même la Cour Suprême du Canada a reconnu que la loi sur l’assurance santé ne remplit plus sa mission et qu’elle met en danger la vie et la santé des québécois. Pourtant, il n’y a rien de nouveau là-dedans. Nous savons depuis des décennies que des changements s’imposent.

L’irresponsabilité politique

Si nous savons que nous avons un problème depuis si longtemps, pourquoi n’avons nous donc rien fait et même au contraire, empiré les choses? Je crois que la responsabilité revient aux politiciens qui promettent du bout des lèvres qu’ils vont régler le problème et qui ensuite se dégonflent devant les nombreux groupes d’intérêts qui trouvent leur compte dans le statut quo. Afin d’éviter de confronter ces groupes, dont certains ont un poids politique démesuré, on essaie d’étouffer le problème avec de l’argent que nous n’avons pas et en pelletant le problème par en avant. Le problème avec cette stratégie est que tôt ou tard, nous allons frapper un mur et c’est même discutable si nous ne l’avons pas déjà atteint. Et puisque nous avons été obsédés par la question nationale pendant les 40 dernières années, il n’y a jamais vraiment eu de débat de fond sur la santé. Que devrions-nous faire?

Les solutions

Heureusement, ce ne sont pas les solutions qui manquent, si nous arrivions seulement à greffer une paire de couilles à nos pleutres de politiciens. Avec ce dossier, j’ai cherché à démontrer comment les choses se font ailleurs dans des pays qui ont du succès à maintenir un système de santé soutenable et efficace. La plus grande erreur que nous avons fait au Québec est de confier notre système de santé à un double monopole, celui du Ministère de la Santé et des Services Sociaux et celui des syndicats de la fonction publique. Dans une dynamique de marché, rien n’est plus inefficace qu’un monopole et le pire des monopoles est un monopole public. Pourquoi? Parce qu’au minimum, un monopole privé dépend de sa clientèle pour générer un revenu. Un monopole public n’a pas à se soucier de sa clientèle parce que son financement est totalement déconnecté du service qu’il offre. Il l’obtient par la force à travers vos taxes. Il n’a donc aucun incitatif réel à servir sa clientèle, autre que la bonne volonté. On n’a qu’à ouvrir les yeux et regarder le manque de productivité dans la plupart des services publics pour s’en convaincre. Aussi n’est-il pas surprenant que tous les systèmes de santé qui dépendent strictement d’un monopole public, comme le NHS britannique, accusent des temps d’attentes excessifs et du rationnement des soins. À l’opposé, des systèmes comme celui de la Suisse et de Singapour démontrent depuis plus de 10 ans qu’une certaine dose de mixité public-privé permet de réduire les coûts, augmenter l’efficacité et assurer l’universalité d’accès aux soins de santé, peu importe le revenu. Certains vont continuer à essayer de vous faire croire que l’inclusion du privé en santé est la semence du Diable en personne. Qu’il est particulièrement vil de profiter de la maladie des autres. Mais si on pousse leur logique tordue jusqu’au bout, il serait tout aussi vil de profiter de la vente de nourriture. Devrions-nous nationaliser cette industrie? Je vous dirais tout de suite qu’à tous les endroits, où ils ont essayé ça, les tablettes des épiceries étaient vides et les gens dépendaient souvent d’un système de carte de rationnement, ou même dans certains cas extrêmes, crevaient de faim. Dans notre système de santé actuel, notre carte-soleil de la RAMQ est devenue très précisément une carte de rationnement. Nous travaillons la moitié de notre année pour nous acquitter de toutes les différentes taxes que nous payons et ce sont des bureaucrates qui décident à quel soins nous avons droit et quand nous pourrons les recevoir. Et si par hasard, les délais sont trop longs, nous n’avons absolument aucune alternative à part aller aux États-Unis. Certains osent appeler ça de la liberté.

Nous avons un choix à faire en tant que citoyens. Soit nous élevons nos voix en exigeant du changement, soit nous continuons de nourrir cette bête jusqu’à ce qu’elle nous dévore en entier:


31 pensées sur “Dossier Santé (Conclusion): Un choix à faire.

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      23 septembre 2010 à 12 12 26 09269
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      Ah oui? Lesquels? Citez m’en!

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    23 septembre 2010 à 9 09 13 09139
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    «Ceci est la conclusion de mon Dossier Santé dans lequel j’explore divers systèmes de santé à travers le monde dans le but de démontrer comment notre système pourrait être amélioré en puisant des idées qui ont déjà fait leurs preuves ailleurs.»

    Effectivement, les idées de gestion ailleurs, ont fait leurs preuves, mais d’autre part, le fait que le privé se conjugue à nos besoins, lui, n’a pas fait ses preuves autres que celles qui suivent; le capital, dans le système capitaliste, se concentre dans les poches d’une minorité affairiste qui, de par sa possession de capitaux préalable, semble devenir indispensable. Or, ce sont précisément leurs capitaux qui le sont, et non pas ceux qui les possèdent.

    Le problème semble donc résider en le fait que le système capitaliste concentre les capitaux dont nous avons besoin, précisément dans ce système en dépendant relativement, dans les poches des; détenteurs de moyens de production, héritiers de riches parents, gagnants de loterie et nulle part dans ce lot, le mérite ne se rend garant de la situation. Sans quoi, il faudra que monsieur David nous dévoile son outil magique, son «méritomètre», qui sert à faire la balance entre le mérite des laborieux prolétaires, et des paresseux bourgeois qui vivent du labeur de ces premiers.

    Certes, le fait de mettre une personne par chambre par exemple, semble donner du carburant aux idées rétrogrades de monsieur David le libertarien, mais de fait, cette idée est faisable dans un monde sans parasite, sans exploitation et donc, sans privé.

    Les constats erronés de monsieur David :

    «Force nous est de constater qu’au Québec, comme dans le reste du Canada, le système de santé accuse de sérieuses lacunes. Les temps d’attentes ne font qu’augmenter. Au Québec, le temps médian d’attente après avoir vu un omnipraticien jusqu’au traitement par un spécialiste est de 18 semaines.»

    Nous accusons également un manque de médecin évident et un manque d’infirmières de première ligne, qui malheureusement, oeuvrent au privé. Elles sont plus de 7000 infirmières à délaisser la cause humaine, pour la cause individualiste. D’ajouter ici et là, des parasites exploitant nos misère, ne les multipliera point. À moins que monsieur David ne nous dise que ces parasites, en plus de détenir des «méritomètres», détiennent des baguettes magiques multipliant les infirmières et le personnel de la santé!

    De fait, le privé n’a rien à voir avec nos manques. Rien du tout, sauf peut-être, justement, le fait que le capital se trouve en leurs poches. Mais cela ne justifie pas leur parasitisme, au contraire. Cela justifie plutôt qu’on se questionne sur le modèle économique capitaliste, qui depuis son existence, n’a cessé de concentrer les richesses créées par le prolétariat dans les poches de la minorité parasitaire bourgeoise.

    Le constat de monsieur David n’a donc rien de scientifique du tout, c’est une autre affirmation capitaliste, comme celle du soit disant «mérite» des bourgeois d’exploiter nos besoins, notre labeur et désormais, nos maladies qu’ils créent soit dit en passant, d’autre part, entre autre, via le labeur qu’ils ne prendront jamais le risque d’accomplir eux-mêmes! L’étude de monsieur David n’a donc rien de pertinent à nous apprendre, mise à part que le capital se trouve dans les poches de cette minorité parasitaire, incapable de créer elle-même la richesse que quémandent les prolétaires, la créant pourtant!

    «Il est monnaie courante de passer plus de 12 heures d’attente à une salle d’urgence. Nous nous sommes habitués à accepter l’inacceptable.»

    Monsieur David en en partie raison ici. Mais la solution qu’il apporte n’en est point une. Il est vrai que le peuple québécois s’est donné des ambitions énormes, mais louables. Mais il n’est pas vrai que le Québec ait tout fait pour se donner les moyens de ses ambitions! Au contraire! L’État québécois, sous péquistes et libéraux, n’a jamais soutenu avec vigueur ses ambitions de soigner universellement son peuple, il a plutôt fait plaisir aux entreprises en devenant le moins imposé des États pour celles-ci. Il a également tout fait pour devenir le paradis fiscal des minières, dont les redevances se font toujours attendre, malgré une maigre loi qui devrait pourtant les obliger de nous verser celles-ci. Et l’État québécois s’apprête maintenant à en faire autant avec les gaz de schiste, malgré que nous n’ayons pas besoin de ceux-ci –sauf dans une perspective capitaliste où les profits sont indispensables (Nous avons un surplus énergétique que nous n’arrivons déjà pas à vendre et nous surconsommons comme bien d’autres États capitalistes!)- et que ceux-là augmenteront le pourcentage de nos maladies. De plus, le Québec devrait nationaliser, tant qu’à polluer nos sources d’eau et notre air, ces moyens de production, afin que les retombées soient toutes pour notre État, pour notre peuple. Mais non, le Québec fera encore des cadeaux aux entreprises privées, qui sont déjà les moins imposées en Amérique du Nord.

    Bref, aucun gouvernement québécois, qu’il soit péquiste ou libéral, ne nous a donné les moyens de nos ambitions! Aucun! Et c’est effectivement inacceptable! Mais il y a d’autres moyens pour régler la situation, que de l’empirer en y conjuguant le privé. D’ajouter des exploitants ici et là, augmentant le coût per capita et limitant l’accessibilité (étude de l’IRIS), tout en ne réduisant aucunement les files d’attentes des pauvres, plus souvent malades, ne règlera pas notre problème, au contraire! Il empirera celui-là, au profit des amis de monsieur David et à notre détriment à nous, les prolétaires, qui seront forcés d’enrichir ces pseudo-méritants, n’ayant pour seul mérite, que leur possession préalable de capitaux!

    Il est donc effectivement inacceptable que notre système de santé ne soit pas priorisé, versus les intérêts de l’«entreprise privée» au Québec! Inacceptable!

    «De plus, nous n’en finissons plus de payer de plus en plus pour de moins en moins de service. La croissance des dépenses de santé dépasse la croissance des revenus de l’état, ce qui rend notre système insoutenable à long-terme.»

    Encore là, le regard de monsieur David ne porte sur le sujet, que dans une perspective capitaliste. Totalitaire qu’il est, monsieur David n’ose pas remettre en question les dogmes de son système capitaliste, non-fonctionnel, qui se tape des faillites aux 30-40 ans, à nos frais.

    Le coût exorbitant de notre système de santé n’est ni plus ni moins, celui du regard porté par le FMI, la banque mondiale ou je ne sais quel autre outil bourgeois, qui n’ont point de regard sur l’aspect social de ces décisions prises pour les intérêts capitalistes.

    D’autre part, le privé augmente les coûts per capita, ne change rien aux files d’attente, et en change rien à la qualité des services. Aux États-Unis d’Amérique, le système est mixte et jamais le privé y a réglé quelque problème que ce soit. Au contraire. Et un texte de monsieur Préfontaine exprimait clairement les ratées du privé, versus notre modèle québécois. Par tranche de 100 000 habitants, il y avait plus de morts aux É-U d’Amérique, dans toutes les maladies confondues, qu’ici au Québec.

    Certes, le système de santé coûte cher, mais les avions de chasse aussi, coûtent chers. La guerre en Afghanistan aussi coûte chère. Et encore, le système de santé québécois coûte entre autre cher parce qu’il passe dans certains services, par le privé, et que ces services sont remboursés par l’État, par nous! Or, si ces services n’existaient pas, ces professionnels seraient forcés de travailler dans le secteur public, et cela nous coûterait évidemment moins cher! Bref, avec des solutions comme celle de Québec-solidaire, on règle plusieurs problèmes de «coût», sans s’encombrer de parasites inutiles dont les seuls mérites sont leur possession préalable de capitaux, cela, qu’importe leurs véritables mérites!

    Mais monsieur David ne nous écrit pas des textes pour œuvrer pour nos intérêts, il le fait au contraire, pour aider la cause bourgeoise qu’il a adopté, en défendant le parasitisme qu’offre le système économique capitaliste et en défendant les intérêts de ses petits amis les bourgeois minoritaires et parasitaires!

    Ce qui est insoutenable à long terme, surtout, c’est que le parasitisme persiste, malgré ses ratées économiques, mais malgré ses ratées sociales en premier lieu! Ce qui est insoutenable aussi, c’est que malgré toutes ces ratées sociales évidentes, et que le capitalisme ne se soit pas étendu par la volonté des humains laborieux, mais par celle des armes des impérialistes bourgeois, monsieur David essaie de faire croire au prolétariat, tel le plus crasse des paternalistes, que celui-ci a «besoin» de ses exploitants plus que jamais, même dans ses plus grands malheurs, dans ses plus grandes maladies! Monsieur David prend décidément le lectorat que CentPapiers pour un lot de crétin et le peuple québécois, pour les serviles d’une époque dépassée et désuète!

    Il est plutôt temps de renverser la dictature des bourgeois minoritaires et parasitaires, et de la remplacer par celle des exploités, des prolétaires et du peuple, antérieurement docile à cette propagande insoutenable! Passons à autre chose! Le capitalisme a eu sa…., non!…, ses chances! «Next» comme on dit en Québécois assimilé!

    «Le budget du MSSS atteindra bientôt la barre des 50% du budget total du Gouvernement du Québec, étouffant petit à petit les autres missions que se donne notre gouvernement.»

    Nous apprenions récemment, dans deux diverses études sérieuses, que nous gaspillons plus de 10.7 milliards quant à notre régime de médicament, passant par le privé, et que nous sauverions cette somme en ayant qu’un seul palier public! Décidément, monsieur David est sélectif quant aux études! D’ailleurs, la décision Chaouli qu’il met en lien fut prise par (La juge Deschamps….– ….La juge en chef McLachlin et le juge Major (avec l’accord du juge Bastarache)), quelle surprise! Des capitalistes! Des amis des amis de monsieur David! Et comme par magie, les comptes-rendus de Chaouli sont démentis par d’autres études comme celle de l’IRIS. Car, ne l’oublions pas, le jugement Chaouli fut rendu en fonction du fait que cette décision devait; réduire les coûts per capita, réduire les files d’attentes, et donner plus d’accès aux services de santé! Or, ces trois primordiales missions ne sont pas remplies par le privé, qui brime chacune de ces missions. Le jugement Chaouli n’était que celui de juges conciliants au privé, malgré les faits qui démentent ses soit disant vertus. C’est indéniable. Les études scientifiques, elles, démentent le jugement Chaouli.

    Aux États-Unis d’Amérique, la Cour Suprême légitime les guerres illégales dans les pays étrangers. Et d’autre part, elle rend également illégale la torture. Comme quoi les juges sont sélectifs, ainsi que les États! Monsieur David aussi, est sélectif.

    «Pourtant, il n’y a rien de nouveau là-dedans. Nous savons depuis des décennies que des changements s’imposent.»

    Nous savons surtout depuis des «siècles», que le capitalisme concentre dans les poches des bourgeois minoritaires et parasitaires les richesses pourtant créées par le prolétariat, qui ironiquement, la quémande ensuite, indifféremment des bourgeois exploitant leur labeur! Les changements s’imposent en fait depuis longtemps, c’est vrai! Il faut abolir la propriété privée des moyens de production, au plus vite! Il faut renverser les États capitalistes et le capitalisme lui-même, partout sur Terre. Il faut une alternative économique et sociale conséquemment, qui rendra justice aux prolétaires, créateurs de richesses, afin qu’ils ne quémandent plus jamais aux exploitants non-méritants, le droit de profiter de ce qu’ils créent eux-mêmes! Il faut donc abolir l’exploitation des êtres humains par les êtres humains et remplacer les exploitants par des conseils ouvriers, populaires et bref, par des Soviets. Il est grand temps de passer à autre chose, et il ne faut surtout pas répéter les erreurs du passé de nos ancêtres révolutionnaires. Il faut une véritable dictature du prolétariat sur le peuple, et non pas celle d’un homme ou d’un groupe d’hommes sur le prolétariat!

    «Si nous savons que nous avons un problème depuis si longtemps, pourquoi n’avons nous donc rien fait et même au contraire, empiré les choses? Je crois que la responsabilité revient aux politiciens qui promettent du bout des lèvres qu’ils vont régler le problème et qui ensuite se dégonflent devant les nombreux groupes d’intérêts qui trouvent leur compte dans le statut quo. Afin d’éviter de confronter ces groupes, dont certains ont un poids politique démesuré, on essaie d’étouffer le problème avec de l’argent que nous n’avons pas et en pelletant le problème par en avant.»

    Le problème, il est capitaliste. L’argent que nous n’avons, nous, pas, il se trouve dans les poches des bourgeois, puisque le système permet cette situation où le capital se concentre dans les poches des possédants des moyens de production. Monsieur David refuse de porter un regard sur les explications, qui existent pourtant, de la concentration de ce capital, en les mains d’une minorité parasitaire. Il ne fait que constater qu’une minorité parasitaire détient le capital, et déduit ensuite qu’on a besoin conséquemment de celle-ci. C’est ignoble! Et c’est une insulte à l’intelligence humaine surtout!

    Le problème réside en les dogmes du système capitaliste, appelant à faire toujours plus de profit. La Terre sera sur le point de craquer de toutes parts, que les capitalistes y décèleront une possibilité d’y faire des profits! Ils sont sectaires! Ils n’ont pas à cœur nos intérêts de masse, mais plutôt, au contraire, ceux de la minorité qui nous exploite, qu’ils servent par leurs discours pieux et puériles, mais très émotifs.

    Monsieur David parle de «groupes d’intérêts», tout en niant le fait qu’il défende lui-même, un seul groupe d’intérêts, celui de la minoritaire et parasitaire bourgeoise, qui vit du labeur d’autrui, de ses besoins, et si David en décidait, des maladies d’autrui! C’est pathétique! Il fait en cela, une projection de sa propre personne, le niant et remettant la faute sur ses ennemis majoritaires, les syndicats, les travailleurs salariés et les socialistes. Mais ces derniers n’ont rien d’autre à cœur que l’intérêt de masse, versus celui que David défend. Celui des minoritaires et parasitaires bourgeois! Car de fait, personne n’y gagne à mettre du privé en santé, sauf justement et précisément, la bourgeoisie qui, tout à coup, se voit méritante de profiter de la maladie d’autrui!

    On ne renvoie donc pas le problème en avant, car le véritable problème, c’est le capitalisme! Sans capitalisme, pas de dogmes à la con! O ne doit rien à personne! Sans capitalisme, du jour au lendemain, les dogmes des budgets tombent! Et enfin, les priorités humaines peuvent passer avant ces dogmes, chers à la minorité parasitaire qui en profite aisément, chers à la bourgeoisie!

    D’autre part, comme je l’ai déjà dit à cet idiot utile pour les bourgeois, si les États appliquaient du jour au lendemain les dogmes à la con que préconise cet idiot utile, le peuple renverserait la dictature bourgeoise. On nous fait passer sous forme de contrats sociaux, des soupapes populaires, garnies de pièges bourgeois, enrichissant ces derniers. Mais sans ces soupapes populaires, comme le système de santé public, plusieurs États tomberaient dans les conflits armés intérieurs. D’ailleurs, Pinochet, le héros d’Éric Duhaime, a du mater la population chilienne et renverser un élu démocratique pour imposer, comme le voudrait monsieur David, les dogmes à la con du système capitaliste! D’ailleurs, Singapour y a goûté aussi! La Hongrie est également passée sous plusieurs flambeaux arbitraires et fascistes, dont le stalinisme et l’hitlérisme. Mais monsieur David n’a que faire des peuples, soumis aux diktats bourgeois! La démocratie n’est bonne que lorsqu’elle est du «bon bord»! La preuve?

    Et soit dit en passant, même le PLQ vient de reculer, voyant que c’était impopulaire auprès de la masse, concernant son ticket modérateur, qui dois-je le rappeler, n’a jamais rien réglé (coûts, attente ou accessibilité –Il est certain que les moins nantis ne vont pas se faire soigner quand ils n’en ont pas les moyens!) nulle part au monde!

    Monsieur David dit également que ces groupes sont démesurément pesants, or, ils ne sont même pas l’égal médiatique du; Conseil du Patronat, de QUEBECOR, du FMI, de la BM, du gouvernement capitaliste lui-même, ou des oracles tels l’Institut Économique de Montréal ou de FRASER. Comme quoi, encore une fois, le regard de monsieur David est strictement sélectif!

    «Le problème avec cette stratégie est que tôt ou tard, nous allons frapper un mur et c’est même discutable si nous ne l’avons pas déjà atteint.»

    Le mur idéologique du système capitaliste, lui, on l’a frappé trop souvent déjà! Les faillites trop nombreuses de ce système parasitaire ne se calculent même plus telle ment elles sont nombreuses!

    Sinon, que dire de la consommation prônée par ce système à lacon, alors que la science, elle, nous avertit du mur qui s’en vient concernant celle-ci? N’importe quoi! Là encore, monsieur David est sélectif quant aux murs qui nous confrontent! Il faudrait plus de 5 planètes Terre pour vivre grassement comme les Québécois et Canadiens! Où se trouvent ces planètes? Et monsieur David qui se met à rire de Cuba, elle qui malgré sa pauvreté, nécessiterait près de 2 planètes Terre de ressources s’il fallait globaliser son modèle! Bien désolé mon cher sectaire, mais votre système est bien plus un suicide collectif qu’autre chose, mise à part une dictature évidente de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire, sur le prolétariat pourtant majoritaire! Et voilà pour les confrontations contre les «groupes d’intérêts»!

    «t puisque nous avons été obsédés par la question nationale pendant les 40 dernières années, il n’y a jamais vraiment eu de débat de fond sur la santé. Que devrions-nous faire?»

    Aucun rapport! Le système de santé universel du Québec a vu le jour, entre autre, à cause des ratées du système privé le précédant. Monsieur David a même une mémoire sélective de l’histoire du Québec, faut le faire!

    Et ça fait plus d’un siècle que le système capitaliste existe, malgré ses ratées économiques patentes et ses ratées sociales encore plus évidentes!

    «Heureusement, ce ne sont pas les solutions qui manquent, si nous arrivions seulement à greffer une paire de couilles à nos pleutres de politiciens. Avec ce dossier, j’ai cherché à démontrer comment les choses se font ailleurs dans des pays qui ont du succès à maintenir un système de santé soutenable et efficace. La plus grande erreur que nous avons fait au Québec est de confier notre système de santé à un double monopole, celui du Ministère de la Santé et des Services Sociaux et celui des syndicats de la fonction publique.»

    Alors que les bourgeois auraient fait mieux? Oui, oui. C’est ça Philippe David, comme aux STATES? Eh bien! Ou comme au Ghana! Et comme en Argentine de Carlos Menem?!? Pourquoi pas! Pathétique!

    Les syndicats forment la majorité du personnel soignant du Québec. Faites avec! Et les travailleurs ont, au même titre que les employeurs, le droit de s’unir, pour unir leurs forces! Et malgré la grosseur des syndicats, l’État n’en fait pas moins à la tête des bourgeois, trop souvent! Ne prenons que l’aplatie des gouvernements lors de «lock-out», où les décideurs mettent des lois spéciales renvoyant les prolétaires au labeur, quand il s’agit d’une grève! Allez monsieur David, patinez! Vous avez déjà le tour de la glace 54 fois plutôt qu’une!

    «Dans une dynamique de marché, rien n’est plus inefficace qu’un monopole et le pire des monopoles est un monopole public.»

    Monsieur David a en partie raison. Il faut se débarrasser du système de «marché»! Notre santé avant les affaire$!

    «Il l’obtient par la force à travers vos taxes.»

    Eh bien! La démocratie ne vous plaît pas monsieur David? C’est que, le public est le choix de la population, voyez-vous? Ensuite, le gouvernement impose moindrement les minières et les entreprises (PME comprises!) par la force également! Alors! Mettez-vous la où je pense votre solution! T’sé monsieur David, la guerre aussi se fait avec nos taxes, par la force des choses! Et le renversement de Salvaldor Allende aussi, fut fait avec les taxes de certains! Les bombes que Washington envoie à Israël, pour que celle-ci massacre impunément des civils palestiniens, elles sont aussi payées par les taxes! Vaut mieux se payer des taxes pour avoir un système de santé universel, accessible à tout le monde, moins cher per capita, que de se faire taxer par des non-méritants, totalement inutiles à l’évolution humaine, pour obtenir la même qualité de soins en bout de ligne! Je dis NON à l’engraissement personnel de vos amis bourgeois à notre détriment, ma santé n’est pas à vendre!

    «Il n’a donc aucun incitatif réel à servir sa clientèle, autre que la bonne volonté. On n’a qu’à ouvrir les yeux et regarder le manque de productivité dans la plupart des services publics pour s’en convaincre.»

    L’étude de l’IRIS dément cette propagande digne d’un film de science fiction. La productivité n’a rien à voir avec l’incitatif, mais tout à voir avec les horaires surchargés des professionnels de la santé si peu nombreux, versus nos besoins! Certes, nous pourrions discuter des gestions, mais cela, sans s’encombrer de parasites inutiles, n’ayant pour mérite, que leur possession préalable de capitaux. Les gestionnaires sortent des écoles de gestion, ça n’est pas inné. Alors les syndicats n’auraient qu’à en faire autant, tout en augmentant d’autre part, leur nombre. Au Canada, 16.4 médecins par 10 000 habitants, et 60.? Pour Cuba par 10 000 habitants. On peut donc palier à ce manque, en cessant de prôner des ouvrages tantôt productifs, tantôt chancelants! Il faut se donner des priorités et ma foi, bien que je n’en aie pas, ma priorité à moi est bien plus ma santé, et celle du peuple, que la performance de telle ou telle entreprise à l’international, répondant à des dogmes à la con d’un système faillitaire et n’enrichissant que la minorité parasitaire bourgeoise. Comme je dis souvent, à chacun ses priorités!

    Quand on va à Cuba, on peut constater la pauvreté, comme on la constate en République dominicaine ou à Haïti. Mais on ne constate néanmoins pas la même productivité quant à la santé, comme quoi les dires de monsieur Davis sont encore sélectifs quant aux arguments!

    «Aussi n’est-il pas surprenant que tous les systèmes de santé qui dépendent strictement d’un monopole public, comme le NHS britannique, accusent des temps d’attentes excessifs et du rationnement des soins.»

    Au contraire, on peut constater que le système britannique doit lui aussi composer avec les dogmes à la con du système capitaliste, et qu’en cela, l’État limite les dépenses dans le domaine, en fonction de ces dogmes, tout en envoyant pour des milliards de dollars, des troupes en Afghanistan ou en Irak, pour y maintenir des dictatures militaires! Encore là, l’argumentaire de monsieur David est sélectif!

    Qu’y a-t-il de plus important que notre santé de toute façon? Les profits? Ah oui? Avez-vous un sondage qui confirme cette tendance? Cré monsieur David! Cré capitalistes!

    «À l’opposé, des systèmes comme celui de la Suisse et de Singapour démontrent depuis plus de 10 ans qu’une certaine dose de mixité public-privé permet de réduire les coûts, augmenter l’efficacité et assurer l’universalité d’accès aux soins de santé, peu importe le revenu.»

    Encore une fois, vous faites fi des débats, comme les autres capitalistes. Vous n’êtes qu’un idéaliste! J’ai très bien expliqué dans vos autres torchons que le privé n’expliquait pas les réussites ici et là, tant au Singapour qu’en Suisse. J’ai fait le tour des questions, prouvant plutôt qu’il s’agissait de «gestions différentes» des nôtres, plutôt que du fait de la participation du privé.

    Mais encore! Même si nous regardions ensembles l’apport du privé, nous constaterions que ce n’est que de leur capital dont il s’agit, et non pas de l’apport des possédants de ce capital. Cela se nomme du totalitarisme mon cher Philippe David! Eh oui! Vous passez outre le débat des mérites, pour vous concentrer à défendre le fait que les capitaux que ces parasites possèdent, sont indispensables dans un système carburant au capital! C’est pathétique! Et totalitaire! Carrément! On fait ici le débat du sexe des anges, sans débattre de l’existence de ceux-ci! Ça fait pitié! Mais c’est pourquoi je vous adore monsieur David! Avant longtemps, je vous considèrerai comme ma pinàta préférée! Un bon exemple à donner dans les cours de philosophie, en tant qu’idéaliste philosophique!

    «Certains vont continuer à essayer de vous faire croire que l’inclusion du privé en santé est la semence du Diable en personne.»

    Je n’ai pour ma part, jamais parlé de Diable, je ne suis pas croyant! J’ai parlé de parasites! Et je vous mets au défi de me prouver quelconque mérite des bourgeois, versus ceux des prolétaires! Allez! On vous lit!

    «Qu’il est particulièrement vil de profiter de la maladie des autres. Mais si on pousse leur logique tordue jusqu’au bout, il serait tout aussi vil de profiter de la vente de nourriture. Devrions-nous nationaliser cette industrie? Je vous dirais tout de suite qu’à tous les endroits, où ils ont essayé ça, les tablettes des épiceries étaient vides et les gens dépendaient souvent d’un système de carte de rationnement, ou même dans certains cas extrêmes, crevaient de faim.»

    Oui! Bonne idée! Et soit dit en passant, ce n’est pas le socialisme qui dépourvu les épiceries de bouffe, mais au contraire, l’application d’une dictature sur le prolétariat. Dans une dictature du prolétariat, les localités décident pour elles-mêmes, sans regard de l’État. D’ailleurs, le socialisme en bout de ligne, vise la disparition de l’État, versus l’apparition de conseils populaires, de conseils ouvriers, etc..

    En Russie, les tablettes se sont vidées (Et j’ai lu sur la situation soit dit en passant.) parce que l’État, où les pouvoirs étaient plutôt centralisés, imposait SA doctrine aux campagnes et aux comités de celles-ci. D’ailleurs, Moscou envoyait son armée imposer SA vision des choses, plutôt que de laisser aller les soviets –certes en retard des nouvelles- à leur guise. Encore là, les explications de votre part sont sélectives.

    Oui, il faudrait nationaliser les moyens de production, tout en laissant la population posséder ses moyens de production, via des coopératives par exemple, où les profits réels au dépend des autres, sont impossibles.

    Quant à la maladie, vous faites encore fi du débat, comme toujours. Recommençons-le alors!

    Le capital, dans le système capitaliste, se concentre dans les poches de ceux qui possèdent les moyens de production, puisqu’ils tirent profit du labeur d’autrui, cela, sans travailler plus que cet autrui, généralement plus nombreux que le possédant. Le capital possédé préalablement devient donc un outil indispensable, dans un système carburant au capital. Le possédant de ce capital devient donc, inévitablement, dans ce système capitaliste précisément, un acteur indéniable au sein du système lui-même, puisque dépendant des capitaux possédés par les bourgeois, ces derniers deviennent inévitablement indispensables.

    Possédant donc les moyens d’interagir au sein du système parasitaire capitaliste, le bourgeois peut se permettre de démarrer une entreprise. Ou de s’approprier les moyens de soigner un peuple. Il ne s’agit donc pas de «mérite de le faire», mais de conditions précises expliquant ce soit disant «mérite de le faire». D’ailleurs, on ne peut pas calculer le mérite par quelconque outil. Ni d’ailleurs, les sacrifices! On peut affirmer, comme les capitalistes, que le bourgeois possédant du capital, est méritant. Mais cela n’impose en rien une vérité immuable! Au contraire! Lorsque l’on fait étalage des mérites de chacun, on s’aperçoit vite que les prolétaires travaillent de loin plus fort que les bourgeois, et surtout, qu’ils sont les outils indispensables à la création de richesses, et de la PLUS VALUE. Certes, le labeur, la force de travail de ces prolétaires, doit inévitablement passer via les moyens de production, possédés comme nous le disions par la bourgeoise, assez fortunée pour s’approprier ces moyens de production. Ce n’est donc pas le bourgeois qui est indispensable, mais le prolétariat, conjugué aux moyens de production. Et puisque nous savons que ce sont les capitaux qui permettent l’élaboration de ces moyens de production, nous savons également que le mérite des bourgeois, passe inévitablement par leur possession préalable de ces moyens de production, et antérieurement, de leur possession préalable de capitaux.

    Les risques pris par la bourgeoisie? Soit, ils prennent le risque de mettre dans la balance, leurs capitaux. Mais contre ce risque de pacotille, le prolétaire, lui, tout en risquant de perdre son emploi à cause d’une mauvaise gestion bourgeoise, risque également d’y perdre la santé, et la vie ultimement. Au Québec seulement, ce sont en moyenne (2009) 190 salariés qui perdent la vie au travail! Ils sont des milliers à se blesser! Ils vivent eux aussi les stress et les pressions, tout en donnant une grande partie de leur vie à la création de la richesse, dont se gargarisent les bourgeois parasitant leur labeur.

    Maintenant, parlons donc des efforts! La bourgeoisie se targue d’avoir fait plus d’efforts que les autres pour expliquer son mérite. Or, rien n’est plus faux en regard des efforts du prolétariat! Sans le prolétariat, c’est bien simple, la plupart des objets transformés autour de nous n’existeraient point. Le métal extrait des mines se trouverait encore au fond de la terre. Les arbres ne se couperaient pas seuls! La chaise où le bourgeois pose ses flasques fesses n’existerait pas non plus! Les chemins de fer ne seraient que volonté! Et sans exception presque, l’ensemble des choses modifiées par un labeur n’existerait point. Alors que par ailleurs, si nous nous débarrassions de la bourgeoisie, et que nous prenions leurs capitaux pour élaborer nos propres moyens de production, la demande persisterait, et l’offre aussi! L’un ne va pas sans l’autre, alors que l’autre va très bien sans l’un! Le bourgeois est dispensable. Il n’est qu’un intermédiaire entre nos besoins en capitaux, la demande et l’offre. Une barrière totalement inutile à l’évolution humaine, qui limite le partage des richesses, et le partage du pouvoir inévitablement!

    Bref, non, il ne faut surtout pas octroyer aux non-méritants qui n’ont comme «mérite imaginaire», que leur possession préalable de capitaux, le droit d’exploiter nos maladies! Ils ne sont justement pas des dieux ou des démons, mais précisément, des êtres humains comme les autres! Et en cela, il n’y a aucune raison pour que ceux-ci aient des droits divins, telle l’exploitation de nos maladies! Aucune raison!

    Le constat de monsieur David s’affaire à nous convaincre de l’indispensabilité des bourgeois, parce qu’ils détiennent les capitaux. Mais justement, le problème EST qu’ils détiennent les capitaux, parce que le modèle capitaliste permet cette concentration de richesse en leur petit nombre! Ce n’est donc pas des bourgeois dont nous sommes redevables, amis des capitaux qu’ils possèdent, parce que le système capitaliste est incapable de les partager en fonction des véritables mérites! Notre problème n’est donc pas le manque de capital, mais le système capitaliste lui-même, concentrant ces capitaux chez cette minorité parasitaire, détenant les moyens d’exploiter leur prochain, le prolétariat en l’occurrence. Et pour palier à cette situation insoutenable, il n’y a qu’une seule solution, et c’est la véritable révolution, et non pas celle prônée par monsieur David, de pacotille et quantitative, mais une véritable révolution qualitative, d’ordre économique, changeant le pouvoir de mains! Le prolétariat doit prendre le pouvoir et remettre ces parasites bourgeois au labeur! Là, seulement, nous aurons une véritable démocratie populaire!

    Les bons gestionnaires de toute façon, seront élus par les conseils populaires ou ouvriers. Ils n’ont rien à craindre d’autre, que le fait qu’ils puissent perdre leur droit de s’enrichir sur le labeur d’autrui, sur leurs besoins et/ou sur leurs maladies! D’ailleurs, monsieur David ne défend ici, rien d’autre que leur divin droit d’exploiter leur prochain, ne l’aviez-vous pas remarqué?

    Et soit dit en passant, si le prolétariat ne se laissait plus exploiter, ce sont les bourgeois qui crèveraient de faim! Non pas les socialistes!

    «Dans notre système de santé actuel, notre carte-soleil de la RAMQ est devenue très précisément une carte de rationnement. Nous travaillons la moitié de notre année pour nous acquitter de toutes les différentes taxes que nous payons et ce sont des bureaucrates qui décident à quel soins nous avons droit et quand nous pourrons les recevoir. Et si par hasard, les délais sont trop longs, nous n’avons absolument aucune alternative à part aller aux États-Unis. Certains osent appeler ça de la liberté.»

    Quelle farce! C sont les États-uniens vont se faire soigner en cachette à Cuba! Quel con ce Philippe David! Pas croyable! Ils sont près de 55 millions (1/5 de la population de ce pays!) à ne pas avoir accès aux soins de santé! Ils sont autant à faire la file pour manger une «soupe populaire» dans ce même pays! Faut le faire, prendre les STATES comme exemple!

    Quant aux libertés de ce pays, parlons-en aux exilés, qui ont refusé d’aller renverser l’État irakien ou afghan et d’y maintenir des dictatures! Comme au temps du Viet-Nam! Eh bien!

    Sinon, parlons-en aux manifestants qui se font arrêter préventivement, faute d’avoir préparé des salades pour d’autres manifestants! Les «pauvres»! Ils se sont fait arrêter par les SWAT avant le congrès de la clique de monsieur David (McCain)!

    Les Cubains sont désormais libres de ne pas se faire exploiter leur santé par des parasites s’enrichissant sur les besoins, sur le labeur et sur les misères d’autrui! La liberté n’est pas un mot appartenant aux libertariens, faussement identifiés! Imposture!

    «Nous avons un choix à faire en tant que citoyens. Soit nous élevons nos voix en exigeant du changement, soit nous continuons de nourrir cette bête jusqu’à ce qu’elle nous dévore en entier:»

    Eh bien! Deux choix seulement? Suis-je surpris d’après vous? Le prolétariat a un autre choix également! Il peut renverser ce système capitaliste et la dictature bourgeoise par conséquent, et installer sa propre dictature! Ainsi, les dogmes à la con concernant les coûts de ce qui nous est le plus cher au monde, prendront le même chemin que les bourgeois, les oubliettes!

    Notre santé n’est pas à vendre aux parasites bourgeois, inutiles à l’évolution humaine! Passons à autre chose, le socialisme, lui, n’a jamais eu sa véritable chance, sans intervention de l’impérialisme capitaliste!

    Et soit dit en passant, votre torchon idéologique est bel et bien digne du ramassis de vomis des autres sectes types TEA PARTY! Bonne continuation! Et merci d’exister, vous me servez d’exemple dans des formations philosophiques! Vous êtes MON idiot utile!

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      23 septembre 2010 à 10 10 21 09219
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      Petit rappel de ce que M. Guillemette et ses communistes de salon veulent comme système:

      Et ce que moi je considère comme des modèles à suivre:

      À vous de choisir…

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        23 septembre 2010 à 11 11 35 09359
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        Les vidéos de monsieur David ne démentent en rien mon argumentaire. À vous de choisir, cher lectorat, entre les vidéos «chocs» de monsieur David, et les faits selon les arguments.

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          23 septembre 2010 à 11 11 57 09579
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          Monsieur David, sort des vidéos, plutôt que de s’attaquer à mon argumentaire béton. Libre à lui, mais en tout respect, rien dans ces vidéos ne vient infirmer mes dires, et rien dans ces vidéos ne suggère que l’exploitation de nos maladies par de parfaits non-méritants soit indispensable! Au contraire! Et des vidéos sur le système états-unien, il y en a des milliers sur Internet. Des milliers.

          Alors que monsieur David infirme mes dires en mettant des vidéos, on n’aperçoit dans celles-ci, aucune infirmation de mes dires sur la dispensabilité du privé. Je le répète, ce ne sont pas des bourgeois dont nous avons besoin, mais des capitaux qui se concentrent en leur petit nombre, parce que le système le permet, indéniablement.

          Alors meilleure chance la prochaine fois monsieur David. Et même si monsieur Allard se sent complaisant envers votre torchon, ce dernier n’en est pas moins un torchon totalitaire, faisant fi de la concentration de la richesse chez les bourgeois, conséquemment qu’ils détiennent les moyens de production.

          Alors bref, nous n’avons pas besoin, en plus de nous faire exploiter notre labeur et nos besoins, de nous faire exploiter nos maladies! Il est dans votre petite tête de linotte, le problème…

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        23 septembre 2010 à 12 12 04 09049
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        Et en passant petit fils de riches, je suis prolétaire! Je crée la richesse dont se gargarisent vos amis! Crétin!

        Y fait pitié monsieur David, tout ce qu’il trouve pour tenter, et je dis bien «tenter» de détruire mon argumentaire, c’est mettre des vidéos chocs dignes de CNN ou de FOX NEWS, totalement in-relativement avec des pays de puissance économique égale à celle de Cuba.

        Cuba s’en tire mieux, malgré ces vidéos, que n’importe lequel des pays de son calibre économique! N’importe lequel! Et je mets ici au défi monsieur David de prouver le contraire, et par conséquent, de démentir mon argumentaire! S’il en a le courage!

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    23 septembre 2010 à 11 11 19 09199
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    @ Normand Guillemette

    Vos commentaires sont trop longs. Je parierais que la plupart des lecteurs les sautent tout simplement. Ecrivez donc plutôt des articles.

    Je pense moi aussi que le capitalisme est mort, mais ici on parle d’un système de santé. J’ai écrit 80 articles sur un système de santé optimal. Pas idéal, « optimal », Hic et nunc. Je ne les mettrai pas ici en commentaires 🙂

    Sur trois (3) points – au moins – l’auteur a raison.

    1: La totale gratuité en santé, pour tout et pour tous, est une impossibilité. Il faut faire des choix. Il s’agit de savoir comment les faire.

    2: Les corporatismes, à divers paliers, sont en santé comme ailleurs les pires ennemis de l’efficacité et du mieux être pour tous. Il n’y a pas de victoire finales contre ces corporatismes qui sont inhérents à la nature humaine; il faut seulement leur mener une lutte incessante

    3: C’est la satisfaction de l’utilisateur d’un service qui doit déterminer la rémunération du fournisseur du service. Mais, dans une société complexe de division du travail, ce n’est pas aussi simple qu’il y parait…

    Cela dit, il faut garder le débat sous l’égide d’un principe qui transcende tout: on s’en sort tous mieux en société que seul sur un atoll du pacifique.. et sans solidarité une société ne peut exister

    PIerre JC Allard

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      23 septembre 2010 à 11 11 51 09519
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      Libres aux lecteurs de sauter mon argumentaire, cela n’en réduit pas par conséquent la pertinence monsieur Allard.

      «Sur trois (3) points – au moins – l’auteur a raison.»

      Et j’ai au moins raison sur plus de trois points moi aussi…

      1- Le privé ne réduit pas le coût per capita.

      2- Le parasitisme est dispensable.

      3- Les bourgeois ne sont méritants que de posséder du capital et par conséquent, ce n’est pas d’eux dont nous avons besoin, mais de leur capital, que le système capitaliste concentre en leur petit nombre.

      Maintenant, pour vos arguments.

      «1: La totale gratuité en santé, pour tout et pour tous, est une impossibilité. Il faut faire des choix. Il s’agit de savoir comment les faire.»

      Qui ici, a parlé de gratuité totale? Moi? Non. Alors, où prenez-vous cela? Les systèmes de santé universels ont comme coût, l’effort collectif par l’imposition progressive. Et encore, même un système dépourvu de capital, serait relatif aux efforts de la collectivité. Personne ici ne prétend le contraire. Mais pour sûr, monsieur David prétend que le privé coûte moins cher, et c’est d’une fausseté abyssale!

      «2: Les corporatismes, à divers paliers, sont en santé comme ailleurs les pires ennemis de l’efficacité et du mieux être pour tous. Il n’y a pas de victoire finales contre ces corporatismes qui sont inhérents à la nature humaine; il faut seulement leur mener une lutte incessante»

      Effectivement, ce, pourquoi je suis socialiste, et non pas, stalinien ou maoïste. Donc, en contrepartie de votre argumentaire, je ne suis ni pour les monopoles étatistes, ni pour les monopoles privés! Et tout démontre jusqu’ici, qu’avec ou sans intervention de l’État, les intérêts privés se concentrent aussi bien que ceux de l’État.

      Bref, le socialisme n’a rien à voir avec les monopoles, qu’offrent les États capitalistes ou, dits socialistes.

      «3: C’est la satisfaction de l’utilisateur d’un service qui doit déterminer la rémunération du fournisseur du service. Mais, dans une société complexe de division du travail, ce n’est pas aussi simple qu’il y parait…»

      Effectivement, mais cela, non obligatoirement en passant par l’exploitation de nos maladies, via des cliniques privées, détenues par des intérêts privés. Une population est capable de s’entendre pour décider du salaire des médecins, via des services universels, dont personne ne peut profiter personnellement.

      Quant à la nature humaine monsieur Allard, elle n’est pas nécessairement celle que vous décrivez. La preuve? Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, et des millions d’autres socialistes sont du même avis que moi.

      En tout respect…

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    23 septembre 2010 à 12 12 01 09019
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    Et c’est Sylvain Guillemette, je vous en prie…

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    23 septembre 2010 à 12 12 28 09289
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    Et soit dit en passant, le débat est vieux comme la Terre, mais les capitalistes, comme toujours, se réfugient derrière des épouvantails, plutôt que de s’attarder aux débats.

    Je mets ici au défi monsieur David et son acolyte de nous prouver que le bourgeois a des mérites, et que ceux-ci dépassent de loin deux des prolétaires, cela, expliquant ce, pourquoi, les bourgeois peuvent exploiter les besoins, le labeur et la maladie d’autrui.

    J’attends.

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    23 septembre 2010 à 13 01 18 09189
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    @ Sylvain Guillemette

    Désolé pour le « Normand ». Un vieil ami qui a resurgi. Mais ne sommes nous pas tous un peu « normands » quand nous parlons de politique 🙂 ?

    Revenant au débat. L’utilité d’un débat est de créer des consensus par rapprochements successifs.

    Pour l’instant:

    1. Je suis d’accord avec vous que ce n’est pas le critère « public » vs « privé » qui détermine le coût des services de santé: c’est l’utilisation optimale des ressources. Au premier degré, c’est l’État qui détermine cet optimum même, dans une médecine privée, en prenant 20 ou 30 ans plus tôt les décisions de formation et d’investissements qui détermineront les allocations POSSIBLES de ressources 20 ou 30 ans plus tard. Au second degré, même dans une médecine publique, ce sont des intérêts personnels et donc privés qui auront été a l’origine de ces décisions de l’État. Sur ce point, une TRES LONGUE discussion serait nécessaire. Concrètement, ici, je vous donne raison: ce n’est pas le critère « public » vs « privé » qui détermine le coût des services de santé.

    2. Ce n’est pas des capitalistes dont nous avons besoin, mais de leur capital, que le système capitaliste concentre en leur petit nombre. Nous sommes parfaitement d’accord; mais il ne faut pas confondre capitalisme et entrepreneuriat.

    3. Je prends acte que nous sommes d’accord ; 1) qu’une totale gratuité est impossible, 2) que les corporatismes et les monopoles sont des obstacles à détruire et que 3) c’est la satisfaction de l’utilisateur d’un service qui doit déterminer la rémunération du fournisseur du service.

    Nous ne divergeons que sur un point, mais FONDAMENTAL : notre jugement sur la nature humaine. Vous dites: des millions d’autres socialistes sont du même avis que moi… mais les incorruptibles sont si peu nombreux qu’on les abat, comme Jaures, et qu’on leur élève des statues.

    – La moitié des « Grands de la Gauche » en France ce sont vendus a Sarkozy et les autres semblent attendre une offre…

    – Un milliard de Chinois sont passés du communisme pur à l’entrepreneuriat sans s’en plaindre, au contraire.

    – Vous savez aussi, sans doute mieux que moi, que la majorité des gens qui tiennent votre langage – je souligne que je ne vous vise personnellement en aucune façon – sont des taupes infiltrées et des agents provocateurs.

    Je me bat pour un système TRES à gauche, dans le sens de la solidarité, qui puisse satisfaire les besoins de Humanité, mais qui corresponde à ce que les humains veulent. C’est leur premier besoin.

    PIerre JC Allard

    PS: Ce commentaire est le plus long que j’ai fait sur ce site. Vous êtes contagieux 🙂

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    23 septembre 2010 à 13 01 43 09439
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    «2. Ce n’est pas des capitalistes dont nous avons besoin, mais de leur capital, que le système capitaliste concentre en leur petit nombre. Nous sommes parfaitement d’accord; mais il ne faut pas confondre capitalisme et entrepreneuriat.»

    Entièrement d’accord avec vous! ? Les entrepreneurs ont d’ailleurs leur place au sein de coopératives par exemple.

    «Nous ne divergeons que sur un point, mais FONDAMENTAL : notre jugement sur la nature humaine. Vous dites: des millions d’autres socialistes sont du même avis que moi… mais les incorruptibles sont si peu nombreux qu’on les abat, comme Jaures, et qu’on leur élève des statues.»

    Certes, mais les conditionnements pour créer ces «Jaures» ne sont-ils pas absents –ou pratiquement- de notre société capitaliste, plus encline à créer des «monsieur David?»? Moi, je crois que le système lui-même conditionne à l’individualisme et que par conséquent, un conditionnement socialiste créerait plus de «Jaures» -mais ça coûterait cher en statue, ha ha!-.

    «- La moitié des « Grands de la Gauche » en France ce sont vendus a Sarkozy et les autres semblent attendre une offre…»
    Mais vous oubliez les tenants, les anticapitalistes par exemple. Il y a des exceptions monsieur Allard, vous le savez. J’en suis.

    «Un milliard de Chinois sont passés du communisme pur à l’entrepreneuriat sans s’en plaindre, au contraire.»

    Je n’appellerais pas le système maoïste un système communiste pur. D’abord, l’État y était toujours, et celui-ci deuxièmement, dictait au prolétariat, plutôt que celui-ci ne dicte. Le communisme à mon humble avis, n’a jamais existé. Il n’existera peut-être jamais. Je ne crois pas que les aboutissements du socialisme se nommeront «communisme». On verra, mais je ne connais pas l’avenir pour ma part.

    «- Vous savez aussi, sans doute mieux que moi, que la majorité des gens qui tiennent votre langage – je souligne que je ne vous vise personnellement en aucune façon – sont des taupes infiltrées et des agents provocateurs.»

    Effectivement monsieur Allard, mais je vous jure être un simple prolétaire, mis au chômage récemment, ce qui explique le temps que je puisse passer ici, en attendant les appels d’employeurs. Je ne possède que mon équivalence en secondaire 5 comme scolarité, ayant plus jeune préféré picoler que d’aller aux études. J’adorais également les jolies filles à cet âge. J’en ai profité et je ne regrette rien. J’ai toujours trouvé façon de gagner ma vie dignement, gagnant même celle des bourgeois m’exploitant au passage. Et c’est sur internet, sur les blogues comme celui-ci plus particulièrement, que j’ai appris à écrire.

    Et comme tant d’autres prolétaires, pas tous soit dit en passant, j’ai une hypothèque à payer, une voiture à payer, trois enfants à nourrir, un chien et un chat à nourrir également, et un terrain à entretenir. P’tite vie comme on dit, sauf quand on sait l’apprécier. Et j’apprécie celle-ci. Mais cela ne m’empêche pas de constater qu’il ya exploitation, quoiqu’elle soit d’«entente» commune, comme le disent les libertariens. Une exploitation consentante, en attendant de mettre autre chose en place.

    «Je me bat pour un système TRES à gauche, dans le sens de la solidarité, qui puisse satisfaire les besoins de Humanité, mais qui corresponde à ce que les humains veulent. C’est leur premier besoin.»

    Je vous inviterais bien prendre un café, mais le pot se vide à vue d’œil, et je ne connais pas votre localité. Je milite aussi pour un système très à gauche, mais cela, ne sachant pas ce qui en sortira en bout de ligne pour être franc. C’est que, nous changeons tous les jours, n’est-ce pas? Une chose est certaine, je n’accepterai jamais l’exploitation des uns par les autres.

    Désolé pour les longueurs! Je ne vois pas le temps passer, ni les lignes! Ça sort comme ça…

    😉

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      23 septembre 2010 à 23 11 35 09359
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      @ Sylvain Guillemette

      Arguments de béton? Laissez-moi rire…

      Effectivement, les idées de gestion ailleurs, ont fait leurs preuves, mais d’autre part, le fait que le privé se conjugue à nos besoins, lui, n’a pas fait ses preuves autres que celles qui suivent; le capital, dans le système capitaliste, se concentre dans les poches d’une minorité affairiste qui, de par sa possession de capitaux préalable, semble devenir indispensable. Or, ce sont précisément leurs capitaux qui le sont, et non pas ceux qui les possèdent.

      Le problème semble donc résider en le fait que le système capitaliste concentre les capitaux dont nous avons besoin, précisément dans ce système en dépendant relativement, dans les poches des; détenteurs de moyens de production, héritiers de riches parents, gagnants de loterie et nulle part dans ce lot, le mérite ne se rend garant de la situation. Sans quoi, il faudra que monsieur David nous dévoile son outil magique, son «méritomètre», qui sert à faire la balance entre le mérite des laborieux prolétaires, et des paresseux bourgeois qui vivent du labeur de ces premiers.

      Le capital se crée et s’accumule, il n’apparait pas par magie. Des types comme Bill Gates ne sont pas nés milliardaires. Ils travaillent, accumulent leurs épargnes, se bâtissent une réputation et une cote de crédit et savent se fixer des buts. Ils ont de l’ambition (chose qu’apparemment vous n’avez pas). Le capital, ce sont eux qui le créent. Sans eux, il n’y aurait pas de capital. Mais il faudrait vous donner tout un cours d’économie pour vous expliquer comment ils font, chose que je n’ai pas le temps de faire ici. Il n’y a que des types comme vous qui se croient méritants alors qu’ils ont passé leur vie à s’asseoir sur leur steak au lieu d’étudier et maintenant sont condamnés a errer d’une jobine à une autre. Votre prédicament n’est pas la faute des bourgeois, elle est la vôtre.

      Nous accusons également un manque de médecin évident et un manque d’infirmières de première ligne, qui malheureusement, oeuvrent au privé. Elles sont plus de 7000 infirmières à délaisser la cause humaine, pour la cause individualiste. D’ajouter ici et là, des parasites exploitant nos misère, ne les multipliera point. À moins que monsieur David ne nous dise que ces parasites, en plus de détenir des «méritomètres», détiennent des baguettes magiques multipliant les infirmières et le personnel de la santé!

      De fait, le privé n’a rien à voir avec nos manques. Rien du tout, sauf peut-être, justement, le fait que le capital se trouve en leurs poches. Mais cela ne justifie pas leur parasitisme, au contraire. Cela justifie plutôt qu’on se questionne sur le modèle économique capitaliste, qui depuis son existence, n’a cessé de concentrer les richesses créées par le prolétariat dans les poches de la minorité parasitaire bourgeoise.

      Le constat de monsieur David n’a donc rien de scientifique du tout, c’est une autre affirmation capitaliste, comme celle du soit disant «mérite» des bourgeois d’exploiter nos besoins, notre labeur et désormais, nos maladies qu’ils créent soit dit en passant, d’autre part, entre autre, via le labeur qu’ils ne prendront jamais le risque d’accomplir eux-mêmes! L’étude de monsieur David n’a donc rien de pertinent à nous apprendre, mise à part que le capital se trouve dans les poches de cette minorité parasitaire, incapable de créer elle-même la richesse que quémandent les prolétaires, la créant pourtant!

      Le manque de médecins et d’infirmières provient de l’inefficacité de la gestions publique. C’est le gouvernement qui a mis des milliers de médecins et infirmières à la retraite prématurément. C’est le gouvernent qui contrôle des admissions à la faculté de médecine et aux sciences de la Santé. Dans un marché libre, ces problèmes n’existeraient tout simplement pas. Tous ceux qui voudraient étudier en médecine le pourraient. Soit-dit en passant, ne venez pas me dire que seuls les riches pourraient avoir accès à de telles études. Mon père était issu d’une famille de huit enfants et son père n’avait pas les moyens de lui payer ses études et il a quand même décroché un doctorat en médecine en travaillant pour ses études. On peut aller loin quand on fait l’effort. C’est ça le système capitaliste.

      Bref, aucun gouvernement québécois, qu’il soit péquiste ou libéral, ne nous a donné les moyens de nos ambitions! Aucun! Et c’est effectivement inacceptable! Mais il y a d’autres moyens pour régler la situation, que de l’empirer en y conjuguant le privé. D’ajouter des exploitants ici et là, augmentant le coût per capita et limitant l’accessibilité (étude de l’IRIS), tout en ne réduisant aucunement les files d’attentes des pauvres, plus souvent malades, ne règlera pas notre problème, au contraire! Il empirera celui-là, au profit des amis de monsieur David et à notre détriment à nous, les prolétaires, qui seront forcés d’enrichir ces pseudo-méritants, n’ayant pour seul mérite, que leur possession préalable de capitaux!

      La solution pensée magique communiste: Taxons les riches et les entreprises! Mais voyez-vous M. Guillemette, si vous aviez quelques notions d’économie, vous comprendriez que des taxes trop élevées font fuir les riches et les entreprises qui vont aller s’établir ailleurs avec leurs capitaux, ce qui fait que passé un certain point, les recette de l’état diminuent au lieu d’augmenter et le fardeau fiscal retombe sur les épaules de la classe moyenne. C’est une des raisons pourquoi les pays communistes sont tous pauvres.

      Encore là, le regard de monsieur David ne porte sur le sujet, que dans une perspective capitaliste. Totalitaire qu’il est, monsieur David n’ose pas remettre en question les dogmes de son système capitaliste, non-fonctionnel, qui se tape des faillites aux 30-40 ans, à nos frais.

      Le coût exorbitant de notre système de santé n’est ni plus ni moins, celui du regard porté par le FMI, la banque mondiale ou je ne sais quel autre outil bourgeois, qui n’ont point de regard sur l’aspect social de ces décisions prises pour les intérêts capitalistes.

      D’autre part, le privé augmente les coûts per capita, ne change rien aux files d’attente, et en change rien à la qualité des services. Aux États-Unis d’Amérique, le système est mixte et jamais le privé y a réglé quelque problème que ce soit. Au contraire. Et un texte de monsieur Préfontaine exprimait clairement les ratées du privé, versus notre modèle québécois. Par tranche de 100 000 habitants, il y avait plus de morts aux É-U d’Amérique, dans toutes les maladies confondues, qu’ici au Québec.

      Ah bon? Alors expliquez-moi pourquoi les coût de santé en Suisse ne croissent que de 4% par année alors qu’au Canada c’est 7.4% ? Vous ne cessez de citer les États-Unis en exemple et il est vrai qu’aucun pays ne paie plus cher pour ses soins de santé, mais ce que vous ignorez, c’est que les coût de santé aux É-U sont gonflés par les programmes Medicare et Medicaid, ainsi que par leur système d’assurances qui souffre d’un manque de compétitivité à cause des règlementations prohibant la vente de polices d’assurance-santé d’un état à un autre. Avant de critiquer un système, il faudrait vous documenter. Et au contraire, mis à part les États-Unis, les systèmes de santé les plus performants au monde incorporent une mixité publique et privée. Vous remarquerez que je n’ai jamais suggéré une privatisation complète du système de santé, car contrairement à vous, je ne me laisse pas aveugler par l’idéologie. Un système 100% privé ne passerait certainement pas au Québec dans le contexte actuel, alors je serais parfaitement satisfait si dans l’immédiat, on réformait le système de façon à laisser le public et le privé se faire compétition. La compétition réduit les coûts M. Guillemette, c’est une réalité économique incontournable.

      Nous savons surtout depuis des «siècles», que le capitalisme concentre dans les poches des bourgeois minoritaires et parasitaires les richesses pourtant créées par le prolétariat, qui ironiquement, la quémande ensuite, indifféremment des bourgeois exploitant leur labeur!

      Pendant des siècles avant l’avènement du capitalisme, les seuls riches étaient ceux qui s’appropriaient la richesse par le pillage ou par les faveurs de leur souverain et qui passaient leur titre par héritage. Depuis que le capitalisme existe, jamais le niveau de vie des masses n’a été aussi élevé. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas eu la jugeotte d’obtenir des qualifications pour un meilleur emploi que votre employeur vous exploite. Vous êtes payé selon vos qualifications. Vous vous attendiez peut-être qu’on vous offre le bureau du Président avec votre secondaire V?

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        24 septembre 2010 à 8 08 50 09509
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        «Le capital se crée et s’accumule, il n’apparait pas par magie. Des types comme Bill Gates ne sont pas nés milliardaires. Ils travaillent, accumulent leurs épargnes, se bâtissent une réputation et une cote de crédit et savent se fixer des buts. Ils ont de l’ambition (chose qu’apparemment vous n’avez pas). Le capital, ce sont eux qui le créent. Sans eux, il n’y aurait pas de capital. Mais il faudrait vous donner tout un cours d’économie pour vous expliquer comment ils font, chose que je n’ai pas le temps de faire ici. Il n’y a que des types comme vous qui se croient méritants alors qu’ils ont passé leur vie à s’asseoir sur leur steak au lieu d’étudier et maintenant sont condamnés a errer d’une jobine à une autre. Votre prédicament n’est pas la faute des bourgeois, elle est la vôtre.»

        Eh bien! Qui le crée ce capital? Des gens comme Bill Gates? Ou ses employés? William avait de l’argent jeune, ses parents du moins. Il a eu du temps pour «zigoner», pendant que d’autres cherchaient du travail, ou créaient déjà la richesse. Le temps qu’il ait pu ramasser des montants X ou Y, d’autres devaient les dispenser pour leur santé, déjà privatisée aux États-Unis d’Amérique de cette époque. Voilà où nous mènent vos constats totalitaires à la con.

        D’autre part, la PLUS-VALUE n’est pas créée par le bourgeois, mais précisément par le prolétaire, qui ajoute aux moyens de production, sa force de travail, qu’il vend contre un salaire. Ce qui est indéniable. D’ailleurs, si on laisse poiroter monsieur Gates tout seul dans son garage, qu’un prolétaire a du construire soit dit en passant, il ne créera aucun capital. Le capital ne tombe pas des arbres mo n cher fils de riche qui n’a pas eu besoin d’errer d’une jobine à l’autre. Et soit dit en passant, les «jobbeux» comme moi sont indispensables aux imbéciles de bourgeois incapables de créer eux-mêmes la richesse, tout comme le «Mexicain illégal» est indispensable à l’économie chancelante des États-Unis d’Amérique, comme il l’a toujours été. Les «jobbeux» sont un «cheaplabor» dont ne peuvent se départir les parasites.

        D’autre part, bien que je n’aie pas d’étude, cela ne vous donne pas le droit de m’accuser de rester sur mon «steak». Je suis rarement sur le chômage, et si tout le monde sur le chômage devait faire face à vos accusations émotives, nous serions un beau gros tas de paresseux à travers l’Amérique du nord. Mais vos attaques puériles me glissent sure le dos, comme le reste de votre argumentaire erroné et «cheapshot». Et soit dit en passant, le temps que j’ai passé au travail, pendant que je n’étudiais pas, je créais la richesse pauvre imbécile et du coup, je faisais vivre vos non-méritants préférés.

        Des gens comme moi dans le Québec, il y en a des tas. Et ils travaillent quand même. La construction par exemple, ne demande pas beaucoup d’étude. Accuserez-vous ces travailleurs de mollesse? De paresse? Je suis cariste, je cherche un emploi de cariste, pas une «jobbine» ici ou là, pauvre crétin. J’ai mon cours de cariste, et sans les caristes, les marchandises créées par des autres prolétaires les créant, resteraient sur le quai. Je fais ma part dans la société. Vous avez quelque chose contre les caristes?

        Et vous dites également que chacun est responsable de sa situation? Eh bien! Moi qui aie fait confiance à l’orienteur qui me disait que les «jobs» de cariste, ça «trouait le cul» comme on dit! Et le fils de pauvre, lui, est-il responsable de la situation de ses parents? Et en passant, le système parasitaire capitaliste permet d’échapper à votre logique, ne prenons que Péladeau ou René-Charles Dion. Comme quoi tout le monde n’a pas le même départ. Les loteries et les héritages s’assurent de vous démentir!

        Et si je n’avais pas détruit votre torchon puéril et dépourvu d’argument, rédigé pour les analphabètes et les imbéciles aliénés, là on pourrait dire que je n’ai pas d’ambition!

        Moi, ce que je vois, c’est un petit arriviste, fils de riche, qui crache sur les moins nantis de la société, pour adorer les riches et les bourgeois minoritaires de celle-ci, qui se prélasse de conditions avantageuses, quant à celles des autres. Du mépris pour les prolétaires, voilà ce que vous crachez ici. Et soit dit en passant, je suis très pro-actif quant aux emplois, je n’aime pas demeurer assis sur mon «steak», car contrairement aux bourgeois, j’ai besoin, pour ma part, de me sentir utile dans la société! Ce qu’ils ne seront jamais! Puisqu’ils sont dispensables en tant que bourgeois!

        Nous aurons toujours besoin des entrepreneurs, mais nous n’avons jamais eu besoin de nous faire exploiter par ceux qui en avaient les moyens. Jamais! Et jusque là, le simple fait d’affirmer des mensonges à propos de Gates, ne vous suffira pas pour argumenter leur «mérite» de nous exploiter via nos besoins, notre labeur et nos maladies!

        Incompétent! Quand il ne vous reste que l’insulte pour argumenter, c’est que vous avez atteint vos limites intellectuelles!

        Et comme ça, Bill Gates crèverait de faim si les prolétaires ne lui confectionnaient pas des nouvelles cartes-mère, de nouvelles bébelles, et si les prolétaires ne faisaient pas l’extraction des matériaux pour ce, ainsi de suite. Gates est redevable au labeur des prolétaires, ne vous en déplaise! Et sans Gates, les prolétaires vivraient d’autre chose! Alors que dans le cas contraire!

        Et tant qu’à moi, dès qu’on fait sa part dans la société, pour créer la richesse, ou donner un service, on est méritant. Mais personne n’est méritant de vivre du labeur d’autrui, cela n’est qu’une autre de VOS affirmations dépourvues d’argument logique! Je vous le répète, Gates crèverait de faim si les conditions ne lui avaient pas été favorables, par exemple s’il serait né au Niger, et si le prolétariat et les moyens de production ne lui avaient pas été octroyés. Si tout le conditionnement de Gates n’avait pas été de ce monde, il ne serait qu’un homme, parmi tant d’autres, avec de bonnes idées! Et l’histoire se terminerait là…

        Mets-en que mon argumentaire est béton! Gates n’est aucunement méritant d’exploiter les autres. Point final!

        «Le manque de médecins et d’infirmières provient de l’inefficacité de la gestions publique. C’est le gouvernement qui a mis des milliers de médecins et infirmières à la retraite prématurément. C’est le gouvernent qui contrôle des admissions à la faculté de médecine et aux sciences de la Santé. Dans un marché libre, ces problèmes n’existeraient tout simplement pas. Tous ceux qui voudraient étudier en médecine le pourraient. Soit-dit en passant, ne venez pas me dire que seuls les riches pourraient avoir accès à de telles études. Mon père était issu d’une famille de huit enfants et son père n’avait pas les moyens de lui payer ses études et il a quand même décroché un doctorat en médecine en travaillant pour ses études. On peut aller loin quand on fait l’effort. C’est ça le système capitaliste.»

        Ha ha! Quel con celui-là! Le gouvernement était péquiste, et comme le PLQ, le PQ opte pour un choix privé en santé. Quoi de mieux que de torpiller son propre bateau, pour en acheter un nouveau? C’est du sabordage!

        Maintenant, la gestion états-unienne est privée, qu’allez-vous dire pour étayer votre position pauvre incapable?

        Ensuite, pour ce qui est des admissions, là encore, vous me donnez raison! Un État capitaliste ne voit pas en cela, une option logique, parce que ce qu’il prône, c’est la privatisation, même quand il s’agit d’un gouvernement péquiste hypocrite!

        Quant à votre père, il fait partie d’un lot et tout le monde, avec les mêmes ambitions, n’ont tout simplement pas les capacités physiques ou mentales, ou les habiletés, pour décrocher un doctorat. Et encore! Les conditions de ceux-ci, différentes de celles de votre père (Mon père et ma mère viennent tous deux, de famille de 15 enfants chacune! Les parents de ma mère la faisaient mendier, parce que le père était un alcoolique fini! Eh bien! On dirait qu’ils n’avaient pas les mêmes conditionnements!), les ont amené à des conditions finales différentes. Et à travers le Québec, tout le monde ne peut pas atteindre les mêmes sommets. De toute façon, à ce que je sache, si tout el monde décroche i doctorat, qui va donc faire les «jobbines», indispensables à la création de richesse?!? Ce que vous êtes con quand vous voulez! Qui créera la richesse, si tout le monde a un doctorat? Du mépris pour les «jobbeux», ça vous mènera loin! Dire que sur Politicoblogue, il y avait de ces «jobbeux» qui défendaient vos idées! Pathétique!

        Pour revenir au système de santé, si le gouvernement était socialiste, cela ferait tout simplement partie de ses priorités, et pour ce, il irait jusqu’à nationaliser les moyens de production! Ou comme Stephen Harper l’ait fait pour recruter de la chair à canon, afin de maintenir la dictature Karzaï capitaliste –premières actions de Karzaï en Afghanistan, privatisation des ressources humaines et naturelles!-, le gouvernement ferait une publicité, ajouterait des incitatifs, etc.., pour faire fonctionner la machine. C’est d’ailleurs ce que font les bourgeois, pour en faire de même dans quelconque secteur! Et soit dit en passant, les incitatifs que vous présenteriez, ne sont pas nécessairement ceux que je présenterais. Et comme je le disais à monsieur Allard en tout respect, il s’agit là encore, de conditionnements! Un être humain conditionné à recevoir de smillions de dollars pour créer une ampoule, s’attendra à ces millions de dollars pour en créer une autre! Tout comme on pourrait,, ultimement, favoriser d’autres privilèges octroyés, que ces droits d’exploitation, relatifs aux capitaux préalablement possédés!

        Vous n’êtes qu’un imbécile monsieur David! Ne voyez-vous pas que je me plais à débattre avec vous? Vous m’aidez à améliorer mon argumentaire, vous me servez de pinàta!

        Pour les histoires personnelles comme celle de votre père : Dans le système capitaliste pour finir, on peut travailler très fort, sans jamais obtenir pour autant, le droit d’exploiter le labeur d’autrui, ou sans jamais obtenir autant de capitaux que Bill Gates. Il y a des gens qui travaillent physiquement 100 fois plus fort que monsieur Gates, et tout ce qu’ils gagnent, ce sont des hernies lombaires, des maux de dos, etc.! Je le répète, tout le monde ne peut pas atteindre le sommet de la pyramide, dans un système économique et social, pyramidal! Il n’y a qu’un sommet, si étroit que seulement 10 000 000 de millionnaires se trouvent sur Terre, pour satisfaire votre logique! Cela représente 0.15% de la population mondiale! Wow! Nous ne sommes donc qu’un tas de paresseux! Eh bien!

        Et je le répète là encore, Bill Gates serait déjà mort de faim, si l’exploitation du labeur d’autrui n’avait pas été permise! Alors que les prolétaires, dans un autre système que le capitalisme, eux, auraient trouvé offre à leur demande! Le prolétariat peut se départir des bourgeois, alors que les bourgeois, eux, ne peuvent se départir de ceux qui les font vivre!

        Et votre crachas sur les prolétaires «jobbeux», ne fait que servir mon argumentaire pour convaincre les prolétaires qu’ils n’obt9endront jamais le respect des pourritures comme vous, qui lèchent visiblement le cul de ceux qui vivent du labeur de ces «jobbeux»! Si vous croyez que vous allez convaincre le prolétariat en les méprisant, soit dit en passant majoritairement pauvre sur Terre, vous vous mettez le doigt dans l’œil!

        0.15% de la population mondiale est millionnaire sur Terre! C’est aussi ça le capitalisme! 45 Coups d’État perpétrés par Washington, devenu impérialiste, et des millions de morts de l’anticommunisme, ou de pauvreté, c’est aussi ça, le capitalisme! Un suicide collectif sans pareil, où de nombreuses Terre de rechange seraient nécessaires pour globaliser le modèle nord-américain, c’est aussi ça, le capitalisme! Allez vendre votre secte à des tarés, ils vont gober, eux!

        «La solution pensée magique communiste: Taxons les riches et les entreprises! Mais voyez-vous M. Guillemette, si vous aviez quelques notions d’économie, vous comprendriez que des taxes trop élevées font fuir les riches et les entreprises qui vont aller s’établir ailleurs avec leurs capitaux, ce qui fait que passé un certain point, les recette de l’état diminuent au lieu d’augmenter et le fardeau fiscal retombe sur les épaules de la classe moyenne. C’est une des raisons pourquoi les pays communistes sont tous pauvres.»

        Quels pays communistes? Le communisme, c’est l’absence totale d’État. La dictature des soviets –conseils populaires-. Cela n’a jamais existé mon pauvre ignare.

        Ensuite, Sylvain Guillemette, moi-même, ne prône pas une plus grande taxation des riches, mais le renversement de leur dictature, par le renversement du capitalisme. Et la mise en place d’une économie alternative, socialiste. Alors le partage des richesses, il se fera via le système, non pas en taxant ce qui n’existera plus dans un tel système pauvre ignare!

        Vous vous dites le roi de l’économie, mais vous ne connaissez visiblement rien au système socialiste, alternatif au système parasitaire capitaliste. Vous n’êtes qu’une imposture. Un prétendant, rien d’autre! La seule économie que vous connaissez, n’en est même pas une! Elle se tape des faillites aux 30-40 ans, que l’État soit moindre ou absolu! Carlos Menem en Argentine nous a bien démontré les limites de votre secte!

        Quant aux prétendus «pays communistes», aucun pays capitaliste ne serait en mesure de fonctionner, s’il était isolé dans un pays seul, ou dans quelques pays moins d’une dizaine. D’ailleurs, le capitalisme a du s’étendre de force, s’inventer des capitaux imaginaires et massacrer des tas de gens pour prendre son expansion maladive et suicidaire. Et il n’a même pas réussi à ne pas faire faillite! On imprime chaque fois, aux 30-40 ans, des billets de banque, pour palier aux multiples ratées, et économiques, et sociales de ce foutu système, que bon pour les parasites que vous défendez! C’est pitoyable! Ça fait plus d’un siècle que votre système est, déjà mort!

        «Ah bon? Alors expliquez-moi pourquoi les coût de santé en Suisse ne croissent que de 4% par année alors qu’au Canada c’est 7.4% ? Vous ne cessez de citer les États-Unis en exemple et il est vrai qu’aucun pays ne paie plus cher pour ses soins de santé, mais ce que vous ignorez, c’est que les coût de santé aux É-U sont gonflés par les programmes Medicare et Medicaid, ainsi que par leur système d’assurances qui souffre d’un manque de compétitivité à cause des règlementations prohibant la vente de polices d’assurance-santé d’un état à un autre. Avant de critiquer un système, il faudrait vous documenter. Et au contraire, mis à part les États-Unis, les systèmes de santé les plus performants au monde incorporent une mixité publique et privée. Vous remarquerez que je n’ai jamais suggéré une privatisation complète du système de santé, car contrairement à vous, je ne me laisse pas aveugler par l’idéologie. Un système 100% privé ne passerait certainement pas au Québec dans le contexte actuel, alors je serais parfaitement satisfait si dans l’immédiat, on réformait le système de façon à laisser le public et le privé se faire compétition. La compétition réduit les coûts M. Guillemette, c’est une réalité économique incontournable.»

        Ah bon? Eh bien! Les études de l’IRIS démentent vos affirmations et remettent sur la «gestion» cette responsabilité. D’autre part, il est tout à fait logique que le privé coûte plus cher per capita, puisque tout à coup, vous avez un parasite qui demande sa cote, du marketing obligatoire, justement pour faire compétition à un pou l’autre des adversaires –plutôt que des partenaires, d’où le sectarisme de votre idéologie!-.

        Ensuite, tous les pays du monde, justement, n’ont pas la même méthode de gestion, les mêmes maux, et les mêmes tampons socialistes universels que le Québec. Ils n’ont pas non plus, les mêmes partenaires économiques que nous, ne sont pas nécessairement pliés à l’«aplatventrisme» dont nous sommes pliés, nous, au Québec, en ce qui concerne, justement, l’imposition des entreprises. Et c’est totalement faux de prétendre que les bourgeois se sauveront dès qu’on les fera payer leurs redevances, et leurs justes impôts! Épouvantails! Ailleurs, comme en Nouvelle-Zélande par exemple, vos amis de droite préparaient l’opinion publique à s’effrayer de l’arrivée d’une société d’État en matière de médicaments, il n’est finalement rien arrivé! Le privé est demeuré, parce que la part du gâteau continuait de les satisfaire. Mais encore!

        Encore une fois, c’est la menace du capital fuyant! Comme si l’humanité devait se buter aux faits présents, soit aux faits que la bourgeoisie détenait les capitaux, et qu’il faille faire avec! Ce ne sont là encore, que vos prétentions, et sachez par ailleurs, que je ne vois la révolution possible que si elle est mondiale. Je ne crois pas que le Québec ferait du socialisme, un projet de pays, c’est inconcevable. Cuba nous le prouve et le capitalisme isolé seul sur Cuba, nous prouverait également que quelconque économie ne peut se contenter de vivre isolée.

        Maintenant, à savoir si le privé pourrait abaisser les coûts per capita, si, il le pourrait, mais en réduisant quelque part, ses propres coûts. Ce qui est inimaginable. Il faudrait alors, pour ce, abaisser les conditions de travail des employés de ces entreprises, ou remettre la facture au client –ce qui viendrait démentir vos prétentions-. Et jusqu’ici, le privé n’a jamais réduit les coûts, où que ce soit, sans faire ce que je viens de décrire. Et encore, pourrais-je ajouter que le bourgeois possédant ces moyens de production, pourrait en détenir d’autres, et tricher par conséquent, en se servant de son autre moyen de production pour palier à ses manques.

        Mais il est un mythe que le privé réduise les coûts, c’est out simplement impossible. Maintenant, la gestion, elle, peut y changer quelque chose, et la, tout le monde à peu près s’entend pour dire que celle-ci est toujours perfectible! Même la nôtre, et peut-être, surtout la nôtre. Je ne suis pas de ceux qui se brancardent derrière les syndicats, en fermant les yeux sur la perfectibilité. Celle-ci doit s’imposer, mais le privé ne nous est pas une solution. Je le répète, d’ajouter un parasite, que parce qu’il détient les capitaux, c’est faire fi du débat qui s’impose sur le mauvais partage des richesses dans ce système capitaliste. Avant de nous ajouter un parasite qui «gère» différemment, regardons plutôt son mode de gestion, plutôt que de nous encombrer d’un inutile parasite, qui n’est, et vous ne pouvez le nier –vous ne l’avez pas encore fait!-, que méritant d’avoir possédé le capital, au bon moment, au bon endroit, dans le bon système!

        Et n’oublions pas non plus qu’en déshabillant Pierre, pour habiller Paul, Pierre aura froid! Nous manquons dramatiquement de médecins de première ligne, et de médecins de famille, je ne vois pas en quoi nous augmenterons l’offre, qu’en transférant les médecins d’endroits! C’est absurde! Cela ne les multipliera pas. Là, nous avons problème d’application des priorités, rien d’autre! S’il est prioritaire de créer des types qui font des avions, ou s’il est prioritaire de former de la chair à canon qui n’est bonne que pour appliquer l’Impérialisme du capitalisme, nous manquerons nécessairement notre coup sur d’autres priorités! Comme sur la santé! Et comme je dis souvent, à chacun ses priorités!

        Comprenez-moi bien monsieur David, je n’ai contre les entrepreneurs, comme je le disais à monsieur Allard, au contraire! Mais pour les encourager à entreprendre, je crois qu’on peut les arroser d’autre chose que de droits d’exploiter les besoins, le labeur et les maladies d’autrui! Et à mon humble avis, vous vous trompez dans la chronologie de la création de la richesse! Les Bil Gates et les Paul Desmarais qui peuvent s’approprier les assurances privées, les cliniques privées, etc.., sont d’abord minoritaires, mais leur richesse dépend également du labeur d’autrui, de leurs besoins, et de leurs maladies. Un autre monde est possible, surtout que le système capitaliste plante aux 30-40 ans, et reprend vie à nos frais. Nous sommes une humanité, prise sur le même caillou, et je ne suis pas d’accord pour dire qu’il faille aller vers un système de plus en plus «chacun pour soi».

        Et soit dit en passant, le système de santé états-unien est mixte, pas totalement privé. Soit, mais 55 millions d’États-uniens n’ont pas accès à la santé. Du moins, ils n’avaient pas accès à celle-ci, avant d’être «obligé» de faire affaire avec le privé, s’obligeant ainsi, d’accord ou non avec cette «idéologie», à engraisser des parasites bourgeois, une minorité du monde entier.

        Au Québec par ailleurs, nous avons 180 000 employeurs. Versus le prolétariat, ce n’est un grand nombre. Mais néanmoins, ce seront ces mêmes qui seront capables de se partir en affaires pour profiter de la maladie d’autrui. Et c’est en passant, ce qui me choque le plus. Car je ne suis pas d’accord avec vous pour dire que le système capitaliste permet à chacun de se démarquer, rien n’est plus faux. Les conditions de chacun sont différentes, parce que les conditionnements de chacun le sont aussi. Ainsi, les processus, malheureusement pour votre pauvre argumentaire, expliquent d’autres processus. Bref, votre père issu d’une famille de 8 enfants n’a pas connu les mêmes conditions, et conditionnement par conséquent, que les 15 enfants de la famille de mon père, oud e celle de ma mère. Et vice-versa en rapport avec toutes les familles du Québec.

        Tout le monde sait bien que la p’tite clique des jeunes libéraux par exemple, n’a pas eu le même parcours que d’autres jeunes, issus, eux, de familles moins nanties! Cela explique d’ailleurs que les jeunes libéraux soient pour le dégel des frais de scolarité par exemple –Certains se font payer les études! Parions que René-Charles et Péladeau se font payer les leurs!-, alors que de l’autre versant, le parcours est tout autre!

        C’est pareil en santé. La privatisation, comme celle d’Hydro-Québec en partie par exemple, ne permet qu’à quelques Québécois, et non AUX Québécois, de s’approprier ces moyens de s’enrichir d’avantage. Alors certes le fait de payer plus cher per capita me dérange, mais c’est bien plus le fait que certaines personnes, plus aisées, non par mérite nécessairement comme vous l’affirmez faussement –mais parfois par héritage, égoïsme ou la loterie par exemple…-, puissent s’approprier ces moyens qui font du système capitaliste, un système parasitaire et totalement injuste, ne se fiant qu’aux conditions de chacun, chacune, tout en soustrayant les conditionnements apportant ces dites conditions.

        Bref, il n’y a rien de scientifique de dire que les riches sont riches parce qu’ils le méritent, ou que les pauvres sont pauvres parce qu’ils sont toujours assis sur leur «steak». La majorité laborieuse, le prolétariat, risque d’ailleurs bien plus que la minorité parasitaire bourgeoise –parasitaire parce qu’elle parasite!- dans sa confection de la richesse. Elle y risque sa santé, sa vie, et même de tout perdre, comme le bourgeois, parce que le bourgeois pourrait mal gérer SON entreprise. Alors qu’une coopérative par exemple, où personne n’exploite, ne sera redevable qu’envers elle-même si elle se plante économiquement.

        Vous dites que vous êtes différent de moi, que vous ne vous laissez pas aveugler par l’idéologie, or, vous me prouvez ici tout à fait le contraire! Vous défendez, coûte que coûte, et c’est le cas de le dire!, l’idée qu’il y a des méritants, et qu’ils sont méritants parce qu’ils détiennent le capital à un endroit donné, à un moment donné. C’est n’importe quoi, et rien n’est plus idéologique que cela! Je vous ai demandé de m’expliquer, par de véritables arguments, le «mérite» des bourgeois, vous m’avez répondu que Sans Gates, il n’y aurait pas de richesse! Or, cela est évidemment une fausseté! Tout le monde sait bien que sans les bourgeois, les cultivateurs cultivent quand même! Ou que sans bourgeois, les gens ont quand même faim, et qu’ils s’aideront à créer des outils pour taire leur appétit!

        Vous confondez les entrepreneurs avec les bourgeois, ce n’est décidément pas la même chose pourtant! Personne ici, ne crache sur les entrepreneurs, je crache sur le fait qu’on leur octroie un droit d’exploitation du labeur, des besoins et des maladies d’autrui! C’est tout autre! Et c’est là, l’essence même du débat ici! Et vous le méprisez, ce débat, comme vous méprisez les véritables créateurs de richesses, les simples travailleurs qui dans ce système, n’ont pas d’autre choix que d’exploiter, ou de vendre leur force de travail pour vivre! C’est du totalitarisme, c’est à vous je crois, de revoir la définition de ce terme travesti par les capitalistes! Le capitalisme, est un système totalitaire, qui se refuse de faire débat sur le mérite. Vous nous le prouvez constamment!

        Et quand vous dites que la compétition est un incontournable, pour réduire les coûts, mon idéologie à moi me permet de lire, «le perfectionnisme réduit les coûts»! Et pour ce, l’exploitation du labeur d’autrui n’est pas indispensable!

        «Pendant des siècles avant l’avènement du capitaliste, les seuls riches étaient ceux qui s’appropriaient la richesse par le pillage ou par les faveurs de leur souverain et qui passaient leur titre par héritage. Depuis que le capitalisme existe, jamais le niveau de vie des masses n’a été aussi élevé. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas eu la jugeotte d’obtenir des qualifications pour un meilleur emploi que votre employeur vous exploite. Vous êtes payé selons vos qualifications. Vous vous attendiez peut-être qu’on vous offre le bureau du Président avec votre secondaire V?»

        N’importe quoi encore! Le fait que je sois consentant, ou que j’aie telle, ou telle qualification, ne change rien au fait que quelqu’un m’exploite, s’il tire profit des fruits de mon labeur! Quel drôle de logique! La vache laitière ne se fait donc pas exploiter si je vous suis, c’est ça? Puisqu’elle n’a pas d’autre qualification que de donner du lait! Eh bien! Vous me surprendrez toujours, vous, les capitalistes aveuglés par leur idéologie!

        Ensuite, le capitalisme, rendu à son apogée, se fie depuis longtemps sur l’Impérialisme pour s’étendre à travers le monde. Vous n’allez tout de même pas nier que Washington, Paris ou Londres ont imposé cette idéologie par les armes toujours? Ce serait le comble!

        Mais encore! Nous savons tous, et je le démontre assez bien merci sur la bloguosphère, au lectorat d’en juger, que ce n’est pas la jugeotte des gens qui change quoique ce soit à leur sort, à leur condition, mais qu’il s’agit plutôt d’un conditionnement X ou Y, propre à chacune des conditions, qui fait de nous un riche ou un pauvre. Même les études en psychologie démontrent que la «volonté» de chacun est relative aux conditionnements qui leur sont propres! C’est simple en fait! Vous êtes constamment, tel que le disait monsieur Politzer sur les idéalistes de votre espèce, à sens contraire de la science! Votre jugeotte à vous, en tout cas, même si aussi faible que celle d’un âne, ne semble pas vous avoir bloqué trop, trop! George Walker Bush Jr d’ailleurs, échappe également à votre argumentaire! Et d’autres encore, échappent à celui-là, qui n’a rien de scientifique en soi, dois-je ajouter!

        Mon secondaire V m’a permis de gagner ma vie dignement, et me permet à moi, de combler mes besoins. Je n’envie personne soit dit en passant, je ne fais qu’observer. Si je démontrais quelconque jalousie envers les riches, je comprendrais votre attaque puérile, mais il n’en est rien. Je ne fais qu’observer des faits, dont : Quand on a les moyens, on peut s’approprier des moyens de production, intelligent ou non, et profiter des besoins, du labeur et des maux d’autrui. Et cela démontre clairement qu’il sera toujours impossible de partager les richesses au sein de ce système, même si on peut aisément affirmer que nos conditions se sont améliorées! Cela n’a rien à voir avec le fait que, dans ce système parasitaire, les richesses se concentrent chez la minorité possédant ces moyens de production, et la majorité laborieuse, elle, quémande ensuite les richesses qu’elle crée pourtant elle-même, de son labeur conjugué aux moyens de production appropriés par la bourgeoisie –ayant les moyens de ses les approprier!-. Et je peux également affirmer que les bourgeois sont dispensables, quand on imagine un autre mode économique, comme le socialisme. Le bourgeois est dispensable, parce que son seul mérite n’est que celui de détenir le capital nécessaire pour acheter ou produire –faire produire par le prolétariat!- des moyens de production, qui l’enrichiront d’avantage! Avec ce nouveau capital amassé, créé par la force des prolétaires conjuguée aux moyens de production, les bourgeois peuvent ainsi multiplier les sources de revenus, et concentrer de la sorte les richesse en leur sein. C’est pourtant logique!

        Et épargnez-nous les risques qu’ils prennent pour ce, ils sont moindres que ceux des prolétaires, tous confondus! Quand la «shop» ferme, le prolétaire aussi, se ramasse dans la merde. Et les blessures, elles, ne sont possibles que lorsqu’on prend de tels risques de se blesser, c’est-à-dire, ne sont possibles que pour ceux qui ne sont justement pas assis sur leur steak, à attendre que les prolétaires fassent tout pour eux! Pareil pour les efforts! On ne se fera pas croire que les bourgeois travaillent «plus fort» que les prolétaires. Sinon, comme je vous ai déjà demandé, sortez-nous votre méritomètre!

        Cré Philippe David! L’idiot utile de salon, des capitalistes!

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      24 septembre 2010 à 10 10 05 09059
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      Continuons…

      Nous apprenions récemment, dans deux diverses études sérieuses, que nous gaspillons plus de 10.7 milliards quant à notre régime de médicament, passant par le privé, et que nous sauverions cette somme en ayant qu’un seul palier public!

      Des références svp? Le seul fait que vous mentionniez ces études ne les rendent pas pertinentes, j’aimerais y jeter un coup d’oeil. Par ailleurs, le prix des médicaments génériques au Canada est beaucoup plus élevé qu’aux États-Unis , justement à cause des effets pervers de notre régime d’assurance-médicament.

      C’est indéniable. Les études scientifiques, elles, démentent le jugement Chaouli.

      Quelles études?

      Le problème, il est capitaliste. L’argent que nous n’avons, nous, pas, il se trouve dans les poches des bourgeois, puisque le système permet cette situation où le capital se concentre dans les poches des possédants des moyens de production. Monsieur David refuse de porter un regard sur les explications, qui existent pourtant, de la concentration de ce capital, en les mains d’une minorité parasitaire. Il ne fait que constater qu’une minorité parasitaire détient le capital, et déduit ensuite qu’on a besoin conséquemment de celle-ci. C’est ignoble! Et c’est une insulte à l’intelligence humaine surtout!

      Le problème réside en les dogmes du système capitaliste, appelant à faire toujours plus de profit. La Terre sera sur le point de craquer de toutes parts, que les capitalistes y décèleront une possibilité d’y faire des profits! Ils sont sectaires! Ils n’ont pas à cœur nos intérêts de masse, mais plutôt, au contraire, ceux de la minorité qui nous exploite, qu’ils servent par leurs discours pieux et puériles, mais très émotifs.

      Monsieur David parle de «groupes d’intérêts», tout en niant le fait qu’il défende lui-même, un seul groupe d’intérêts, celui de la minoritaire et parasitaire bourgeoise, qui vit du labeur d’autrui, de ses besoins, et si David en décidait, des maladies d’autrui! C’est pathétique! Il fait en cela, une projection de sa propre personne, le niant et remettant la faute sur ses ennemis majoritaires, les syndicats, les travailleurs salariés et les socialistes. Mais ces derniers n’ont rien d’autre à cœur que l’intérêt de masse, versus celui que David défend. Celui des minoritaires et parasitaires bourgeois! Car de fait, personne n’y gagne à mettre du privé en santé, sauf justement et précisément, la bourgeoisie qui, tout à coup, se voit méritante de profiter de la maladie d’autrui!

      Parlé en bon marxiste… M. Guillemette est fru de ses propres échecs et veut utiliser la force de l’état pour rétablir la balance en sa faveur au détriment de ceux qui ont travaillé pour faire quelque chose de leurs vies. La seule réalité est que le profit est un mécanisme essentiel à l’économie. Ça n’a rien à voir avec une quelconque moralité, c’est tout simplement ce qui oriente les ressources en fonction des besoins des consommateurs. Ce mécanisme fonctionne admirablement bien pour fournir toute sortes de produits et services à tous les jours, mais curieusement, quand il s’agit de soins de santé, on s’imagine que c’est différent.

      M. Guillemette blâme le capitalisme pour tous les maux de la terre, mais l’idéologie marxiste qu’il a a offrir n’a jamais pu tenir debout malgré toutes les tentatives de l’implémenter. Voudriez-vous sérieusement vivre à Cuba? ou en Corée du Nord? Les marxistes eux-même connaissent les failles de leur système. Ils ont tenté d’y remédier en « simulant » l’économie de marché dans leur système. Eh oui, en « simulant », en essayant de pousser leurs gestionnaires à agir en entrepreneurs et en se fabricant un système de prix factice. Ça n’a pas fonctionné. Il n’y a rien comme l’original.

      D’autre part, comme je l’ai déjà dit à cet idiot utile pour les bourgeois, si les États appliquaient du jour au lendemain les dogmes à la con que préconise cet idiot utile, le peuple renverserait la dictature bourgeoise. On nous fait passer sous forme de contrats sociaux, des soupapes populaires, garnies de pièges bourgeois, enrichissant ces derniers. Mais sans ces soupapes populaires, comme le système de santé public, plusieurs États tomberaient dans les conflits armés intérieurs. D’ailleurs, Pinochet, le héros d’Éric Duhaime, a du mater la population chilienne et renverser un élu démocratique pour imposer, comme le voudrait monsieur David, les dogmes à la con du système capitaliste! D’ailleurs, Singapour y a goûté aussi! La Hongrie est également passée sous plusieurs flambeaux arbitraires et fascistes, dont le stalinisme et l’hitlérisme. Mais monsieur David n’a que faire des peuples, soumis aux diktats bourgeois! La démocratie n’est bonne que lorsqu’elle est du «bon bord»! La preuve?

      L’état n’impose pas le capitalisme, l’état impose le socialisme. Le capitalisme est caractérisé par une absence d’intervention de l’état dans l’économie, alors que le mode socialiste doit être imposé par la force. Quant à Pinochet, un dictateur est un dictateur. Ni mieux, ni pire que les idoles de M. Guillemette. Mais, étrangement, le Chili va beaucoup mieux maintenant.

      Et soit dit en passant, même le PLQ vient de reculer, voyant que c’était impopulaire auprès de la masse, concernant son ticket modérateur, qui dois-je le rappeler, n’a jamais rien réglé (coûts, attente ou accessibilité –Il est certain que les moins nantis ne vont pas se faire soigner quand ils n’en ont pas les moyens!) nulle part au monde!

      Nous avons déjà un ticket modérateur M. Guillemette. Ça s’appelle « attendre 16 heures à la salle d’urgence ». C’est pourquoi un $25 par visite ne ferait aucune différence.

      Monsieur David dit également que ces groupes sont démesurément pesants, or, ils ne sont même pas l’égal médiatique du; Conseil du Patronat, de QUEBECOR, du FMI, de la BM, du gouvernement capitaliste lui-même, ou des oracles tels l’Institut Économique de Montréal ou de FRASER. Comme quoi, encore une fois, le regard de monsieur David est strictement sélectif

      Je ne sanctionne aucun groupe de pression, sauf ceux qui représentent le contribuable qui doit ultimement payer pour toutes les largesses de l’état. Mais dans le dossier de la santé, aucun des groupes ci-haut ne fait le poids contre les centrales syndicales. Le problème n’est pas le capitalisme, c’est le corporatisme. Le copinage de l’état et des groupes d’intérêts, peu importe leur agenda.

      Sinon, que dire de la consommation prônée par ce système à lacon, alors que la science, elle, nous avertit du mur qui s’en vient concernant celle-ci? N’importe quoi! Là encore, monsieur David est sélectif quant aux murs qui nous confrontent! Il faudrait plus de 5 planètes Terre pour vivre grassement comme les Québécois et Canadiens! Où se trouvent ces planètes? Et monsieur David qui se met à rire de Cuba, elle qui malgré sa pauvreté, nécessiterait près de 2 planètes Terre de ressources s’il fallait globaliser son modèle! Bien désolé mon cher sectaire, mais votre système est bien plus un suicide collectif qu’autre chose, mise à part une dictature évidente de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire, sur le prolétariat pourtant majoritaire! Et voilà pour les confrontations contre les «groupes d’intérêts»!

      Encore de la rhétorique déconnectée. Encore une fois, M. Guillemette trahit sa totale ignorance de l’économie. Nous n’avons qu’égratigné la surface de toutes les ressources des la Terre. Nous ne connaissons même pas l’étendue de nos ressources, mais M. Guillemette estime que ça prendrait 5 fois ces ressources pour soutenir notre niveau de vie. Des chiffres bidons sans base dans la réalité. Mais sur la base de ces chiffres, M. Guillemette voudrait que nous réduisions tous notre niveau de vie à celui de Cuba, où il est quasi impossible d’obtenir une bouteille de Tylenol.

      Les syndicats forment la majorité du personnel soignant du Québec. Faites avec! Et les travailleurs ont, au même titre que les employeurs, le droit de s’unir, pour unir leurs forces! Et malgré la grosseur des syndicats, l’État n’en fait pas moins à la tête des bourgeois, trop souvent! Ne prenons que l’aplatie des gouvernements lors de «lock-out», où les décideurs mettent des lois spéciales renvoyant les prolétaires au labeur, quand il s’agit d’une grève! Allez monsieur David, patinez! Vous avez déjà le tour de la glace 54 fois plutôt qu’une!

      Je me demande combien d’entre eux choisiraient de se syndiquer si ce n’était pas de la formule Rand? Je n’ai rien contre la liberté d’association, mais le revers de la médaille est la liberté de dissociation. Dans le monde syndical du Kébekistan, cette liberté n’existe pas, alors qu’elle se porte très bien ailleurs.

      Oui! Bonne idée! Et soit dit en passant, ce n’est pas le socialisme qui dépourvu les épiceries de bouffe, mais au contraire, l’application d’une dictature sur le prolétariat. Dans une dictature du prolétariat, les localités décident pour elles-mêmes, sans regard de l’État. D’ailleurs, le socialisme en bout de ligne, vise la disparition de l’État, versus l’apparition de conseils populaires, de conseils ouvriers, etc..

      En Russie, les tablettes se sont vidées (Et j’ai lu sur la situation soit dit en passant.) parce que l’État, où les pouvoirs étaient plutôt centralisés, imposait SA doctrine aux campagnes et aux comités de celles-ci. D’ailleurs, Moscou envoyait son armée imposer SA vision des choses, plutôt que de laisser aller les soviets –certes en retard des nouvelles- à leur guise. Encore là, les explications de votre part sont sélectives.

      Oui, il faudrait nationaliser les moyens de production, tout en laissant la population posséder ses moyens de production, via des coopératives par exemple, où les profits réels au dépend des autres, sont impossibles.

      Et il me traite d’idéaliste! Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi votre idéal socialiste ne s’est jamais réalisé M. Guillemette? Ça n’a rien à voir avec les méchants américains. Le problème c’est qu’une fois que votre chère révolution du prolétariat arrive et que certains individus prennent le pouvoir pour implémenter votre idéal de nationalisation des moyens de production, ils y prennent goût et ne veulent plus « décentraliser » le pouvoir. C’est pourquoi ça ne s’est jamais réalisé, ni en URSS, ni en Chine, ni au Viet Nam, ni en Corée du Nord et ni à Cuba.

      Le capital, dans le système capitaliste, se concentre dans les poches de ceux qui possèdent les moyens de production, puisqu’ils tirent profit du labeur d’autrui, cela, sans travailler plus que cet autrui, généralement plus nombreux que le possédant. Le capital possédé préalablement devient donc un outil indispensable, dans un système carburant au capital. Le possédant de ce capital devient donc, inévitablement, dans ce système capitaliste précisément, un acteur indéniable au sein du système lui-même, puisque dépendant des capitaux possédés par les bourgeois, ces derniers deviennent inévitablement indispensables.

      Possédant donc les moyens d’interagir au sein du système parasitaire capitaliste, le bourgeois peut se permettre de démarrer une entreprise. Ou de s’approprier les moyens de soigner un peuple. Il ne s’agit donc pas de «mérite de le faire», mais de conditions précises expliquant ce soit disant «mérite de le faire». D’ailleurs, on ne peut pas calculer le mérite par quelconque outil. Ni d’ailleurs, les sacrifices! On peut affirmer, comme les capitalistes, que le bourgeois possédant du capital, est méritant. Mais cela n’impose en rien une vérité immuable! Au contraire! Lorsque l’on fait étalage des mérites de chacun, on s’aperçoit vite que les prolétaires travaillent de loin plus fort que les bourgeois, et surtout, qu’ils sont les outils indispensables à la création de richesses, et de la PLUS VALUE. Certes, le labeur, la force de travail de ces prolétaires, doit inévitablement passer via les moyens de production, possédés comme nous le disions par la bourgeoise, assez fortunée pour s’approprier ces moyens de production. Ce n’est donc pas le bourgeois qui est indispensable, mais le prolétariat, conjugué aux moyens de production. Et puisque nous savons que ce sont les capitaux qui permettent l’élaboration de ces moyens de production, nous savons également que le mérite des bourgeois, passe inévitablement par leur possession préalable de ces moyens de production, et antérieurement, de leur possession préalable de capitaux.

      Les risques pris par la bourgeoisie? Soit, ils prennent le risque de mettre dans la balance, leurs capitaux. Mais contre ce risque de pacotille, le prolétaire, lui, tout en risquant de perdre son emploi à cause d’une mauvaise gestion bourgeoise, risque également d’y perdre la santé, et la vie ultimement. Au Québec seulement, ce sont en moyenne (2009) 190 salariés qui perdent la vie au travail! Ils sont des milliers à se blesser! Ils vivent eux aussi les stress et les pressions, tout en donnant une grande partie de leur vie à la création de la richesse, dont se gargarisent les bourgeois parasitant leur labeur.

      Maintenant, parlons donc des efforts! La bourgeoisie se targue d’avoir fait plus d’efforts que les autres pour expliquer son mérite. Or, rien n’est plus faux en regard des efforts du prolétariat! Sans le prolétariat, c’est bien simple, la plupart des objets transformés autour de nous n’existeraient point. Le métal extrait des mines se trouverait encore au fond de la terre. Les arbres ne se couperaient pas seuls! La chaise où le bourgeois pose ses flasques fesses n’existerait pas non plus! Les chemins de fer ne seraient que volonté! Et sans exception presque, l’ensemble des choses modifiées par un labeur n’existerait point. Alors que par ailleurs, si nous nous débarrassions de la bourgeoisie, et que nous prenions leurs capitaux pour élaborer nos propres moyens de production, la demande persisterait, et l’offre aussi! L’un ne va pas sans l’autre, alors que l’autre va très bien sans l’un! Le bourgeois est dispensable. Il n’est qu’un intermédiaire entre nos besoins en capitaux, la demande et l’offre. Une barrière totalement inutile à l’évolution humaine, qui limite le partage des richesses, et le partage du pouvoir inévitablement!

      Bref, non, il ne faut surtout pas octroyer aux non-méritants qui n’ont comme «mérite imaginaire», que leur possession préalable de capitaux, le droit d’exploiter nos maladies! Ils ne sont justement pas des dieux ou des démons, mais précisément, des êtres humains comme les autres! Et en cela, il n’y a aucune raison pour que ceux-ci aient des droits divins, telle l’exploitation de nos maladies! Aucune raison!

      Le constat de monsieur David s’affaire à nous convaincre de l’indispensabilité des bourgeois, parce qu’ils détiennent les capitaux. Mais justement, le problème EST qu’ils détiennent les capitaux, parce que le modèle capitaliste permet cette concentration de richesse en leur petit nombre! Ce n’est donc pas des bourgeois dont nous sommes redevables, amis des capitaux qu’ils possèdent, parce que le système capitaliste est incapable de les partager en fonction des véritables mérites! Notre problème n’est donc pas le manque de capital, mais le système capitaliste lui-même, concentrant ces capitaux chez cette minorité parasitaire, détenant les moyens d’exploiter leur prochain, le prolétariat en l’occurrence. Et pour palier à cette situation insoutenable, il n’y a qu’une seule solution, et c’est la véritable révolution, et non pas celle prônée par monsieur David, de pacotille et quantitative, mais une véritable révolution qualitative, d’ordre économique, changeant le pouvoir de mains! Le prolétariat doit prendre le pouvoir et remettre ces parasites bourgeois au labeur! Là, seulement, nous aurons une véritable démocratie populaire!

      Les bons gestionnaires de toute façon, seront élus par les conseils populaires ou ouvriers. Ils n’ont rien à craindre d’autre, que le fait qu’ils puissent perdre leur droit de s’enrichir sur le labeur d’autrui, sur leurs besoins et/ou sur leurs maladies! D’ailleurs, monsieur David ne défend ici, rien d’autre que leur divin droit d’exploiter leur prochain, ne l’aviez-vous pas remarqué?

      Et soit dit en passant, si le prolétariat ne se laissait plus exploiter, ce sont les bourgeois qui crèveraient de faim! Non pas les socialistes!

      Toujours la même rengaine marxiste, reposant sur des arguments périmés. La théorie de l’exploitation de Marx est basée sur une incompréhension totale du capital et comment il est créé et utilisé. Marx considérait que c’était le labeur qui donnait la valeur à un produit, reprenant une des plus grosse failles des théories d’Adam Smith. Malheureusement pour lui et pour M. Guillemette, d’autres économistes sont venus par la suite expliquer comment la valeur n’avait aucun lien direct avec le labeur, mais qu’il était plutôt influencé par d’autres facteurs comme la rareté et l’évaluation subjective de son utilité par le consommateur. Même un diamant parfaitement taillé peut n’avoir aucune valeur si vous êtes seul sur une île déserte et le fruit de votre labeur ne vaut strictement rien si personne ne veut l’acheter.

      Dans le vrai monde (pas dans le monde imaginaire de M. Guillemette), les employeurs et les employés forgent des ententes qui sont mutuellement bénéfiques. L’employé vend son labeur et ses qualifications à l’employeur en retour d’un salaire et des bénéfices. Je ne peux pas parler pour M. Guillemette, mais si je signe un contrat d’emploi, c’est que je crois que le salaire et les bénéfices reçus valent plus que mon effort, sinon j’irais voir ailleurs. Même chose pour mon employeur. Naturellement, certains ont plus à offrir que d’autres. Si vous faites une entente mutuellement bénéfique par consentement mutuel, comment est-ce de l’exploitation?

      Maintenant, le travail de qui vaut le plus? Celui dont la seule qualification consiste à tourner quelques manivelles, et qui peut être remplacé du jour au lendemain par les 10 000 autres tourneurs de manivelles ou celui de quelqu’un qui est capable de programmer un ordinateur et inventer un logiciel qui permet d’augmenter la productivité de millions de travailleurs? Dans le monde de M. Guillemette, le second devrait avoir la permission d’un comité pour pouvoir inventer son logiciel, et puisqu’il ne pourrait pas être récompensé pour ses efforts plus que les tourneurs de manivelles, il ne se donnerait probablement pas le trouble de l’inventer.

      M. Guillemette ne cesse de répéter que l’importance est dans le capital et non dans celui qui le détient. Pourtant, certaines personnes, si on leur donnait un million demain matin, partiraient en balloune et le dépenseraient le temps de le dire et se ramasseraient à leur point de départ. D’autres prendraient ce million et l’investiraient et leu multiplieraient par 10. En cours de route, ces investissements auront aidé à financer des centaines d’entreprises qui auront créé des milliers d’emplois, mais selon M. Guillemette, celui qui multiplie son capital n’a aucun mérite. C’est un parasite.

      Quelle farce! C sont les États-uniens vont se faire soigner en cachette à Cuba! Quel con ce Philippe David! Pas croyable! Ils sont près de 55 millions (1/5 de la population de ce pays!) à ne pas avoir accès aux soins de santé! Ils sont autant à faire la file pour manger une «soupe populaire» dans ce même pays! Faut le faire, prendre les STATES comme exemple!

      Évidemment, puisque Cuba réserve le meilleur des ses ressources de santé pour le tourisme médical au détriment des soins à sa propre population. Ils offrent des traitements à rabais pour attirer des dollars dans leur pauvre économie. Pourquoi les américains n’en profiteraient-ils pas? Quand au 55 millions, c’est plutôt 45 et ça inclue ceux qui choisissent (parce qu’aux É-U ils ont ce choix) de ne pas engraisser les méchantes compagnies d’assurances.

      Les Cubains sont désormais libres de ne pas se faire exploiter leur santé par des parasites s’enrichissant sur les besoins, sur le labeur et sur les misères d’autrui! La liberté n’est pas un mot appartenant aux libertariens, faussement identifiés! Imposture!

      Et dans quelle direction vont les radeaux qui traversent le Détroit de la Floride?

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        24 septembre 2010 à 12 12 29 09299
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        «Des références svp? Le seul fait que vous mentionniez ces études ne les rendent pas pertinentes, j’aimerais y jeter un coup d’oeil. Par ailleurs, le prix des médicaments génériques au Canada est beaucoup plus élevé qu’aux États-Unis , justement à cause des effets pervers de notre régime d’assurance-médicament.»

        V ne regardez pas les nouvelles? Les effets pervers de notre assurance-maladie passe précisément par des intérêts privés, et c’et que ce conclue les études soit dit en passant, rappelant que le public nous éviterait de débourser 10.7 milliards de dollars! Moi, vivant en région, je n’ai pas la haute vitesse cher adversaire maladroit! Mais je me force quand même, voyez-vous? Parce que je suis tenace, même si je n’ai qu’un secondaire V!
        http://www.iris-recherche.qc.ca/docs/Note-sante_2008.pdf
        http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=2498

        http://www.policyalternatives.ca/newsroom/news-releases/un-r%C3%A9gime-universel-dassurance-m%C3%A9dicaments-pan-canadien-pourrait-%C3%A9viter-des-d

        «Quelles études?»

        IRIS et celle de monsieur Gagnon, meilleure chance la prochaine fois! Maintenant, où sont les vôtres? Au FMI? À la Banque Mondiale, gouvernée par ces bourgeois aux conflits d’intérêts multiples? Allez… Ah non! Je sais! Chez l’Institut économique de Montréal, financée par les bourgeois! Sinon chez Fraser! Financée, elle aussi, par ces mêmes parasites!

        «Parlé en bon marxiste… M. Guillemette est fru de ses propres échecs et veut utiliser la force de l’état pour rétablir la balance en sa faveur au détriment de ceux qui ont travaillé pour faire quelque chose de leurs vies. La seule réalité est que le profit est un mécanisme essentiel à l’économie. Ça n’a rien à voir avec une quelconque moralité, c’est tout simplement ce qui oriente les ressources en fonction des besoins des consommateurs. Ce mécanisme fonctionne admirablement bien pour fournir toute sortes de produits et services à tous les jours, mais curieusement, quand il s’agit de soins de santé, on s’imagine que c’est différent.»

        La seule réalité, c’est que depuis trop longtemps, vous êtes dépourvu d’argument pour détruire mes dires et que vous vous en remettez à l’insulte à l’intelligence des lecteurs de Centpapiers! D’autre part, je gagne ma vie dignement et si je comprends bien, vous méprisez tous les bas salaires du Québec. Eh bien! Comme quoi monsieur David a du respect pour les «serveux» de Big Mac, autant que pour les pourritures qui s’enrichissent sur les bas salaires qu’ils procurent! Méchant bel argumentaire!

        Quant aux profits, ils ne sont que vos dogmes, d’une économie, justement dogmatique et sectaire! Le profit à tout prix, on sait ce que ça donne! On en est rendu à mettre un prix sur les gaz du fond de l’Arctique, plutôt que de s’inquiéter de la fonte des glaces de cette région! Vous faites partie d’une minorité sectaire de la planète monsieur David, faites avec!

        Quant aux produits qu’on sert tous les jours mon pauvre ignare, ne saviez-vous pas que le modèle de consommation nord-américain nécessiterait près de 5 planètes Terre de rechange? Vous allez la vendre à qui, votre secte, quand la Terre sera foutue, si ce n’est pas déjà le cas pour les humains? Aux Martiens? Votre connaissance économique se borne au capitalisme, une secte bourrée de dogmes, d’injustices économiques et sociales par conséquent. Le système capitaliste est un système parasitaire, qui permet le parasitisme, sans qu’il n’y ait jamais eu de débat sur la question. D’ailleurs, ce sont les armes qui ont permis au capitalisme de faire le tour de la Terre, toute la Terre, elle, le sait! Allez en parler aux pays sous-développés, de vos dogmes de profit!

        Il n’y a pas de partage de richesse, seulement une plus grande répartition des miettes, parce qu’on produit trop, pour la capacité de la Terre. Ce sont des études scientifiques qui affirment que votre modèle, non seulement ne partage pas les richesses, mais n’est pas viable à très court terme en fonction de l’âge de la Terre. Pas des communistes de salon, plus laborieux que vos paresseux de pacotille, vivant du labeur des prolétaires!

        «M. Guillemette blâme le capitalisme pour tous les maux de la terre, mais l’idéologie marxiste qu’il a a offrir n’a jamais pu tenir debout malgré toutes les tentatives de l’implémenter. Voudriez-vous sérieusement vivre à Cuba? ou en Corée du Nord? Les marxistes eux-même connaissent les failles de leur système. Ils ont tenté d’y remédier en « simulant » l’économie de marché dans leur système. Eh oui, en « simulant », en essayant de pousser leurs gestionnaires à agir en entrepreneurs et en se fabricant un système de prix factice. Ça n’a pas fonctionné. Il n’y a rien comme l’original.»

        Je ne blâme pas le capitalisme de tous les maux de la Terre, je le blâme d’excuser et de permettre l’exploitation des êtres humains par les êtres humains, monsieur qui met des mots dans la bouche de ses adversaires, tellement il est dépourvu d’argument! Je le blâme également de ne pas partager les richesses et la richesse concentrée au sein d’une p’tite poignée de gens ne fait que prouver mes dires! Et ici, c’est l’incapacité de trouver des arguments qui vous oblige à mettre des mots dans ma bouche!

        Ensuite, regardez ce que vous faites petit ignare, vous me mettez encore d’autres mots dans la bouche, comme si j’avais déjà soutenu, où que ce soit, la Corée du Nord!?! La Corée du Nord est une dictature d’un seul homme, sur le prolétariat! La Corée du Nord n’a jamais été communiste, elle est la dictature d’un seul homme. C’est un régime stalinien, carrément et je condamne les régimes staliniens. Alors allez jouer à débattre avec votre miroir, si comme seuls arguments, il ne vous reste que la projection, et la mise en bouche de propos à vos ennemis! Pathétique!

        Quant à Cuba, j’aimerais bien mieux y vivre, que de vivre en République dominicaine! Car, contrairement à monsieur David, je suis capable de faire la part des choses, et de comparer par conséquent Cuba à des pays de son calibre économique! Monsieur David, ce patent ignare, demande à des gens riches, s’ils voudraient vivre à Cuba, un pays du tiers-monde ciboire! Ben non Philippe David! Je n’échangerais pas mon Québec contre Cuba, mais de loin, je préfèrerais y vivre que dans n’importe quel pays de son calibre, dit capitaliste! Et l’OMS, l’OCDE, l’UNESCO et l’ONU semblent d’accords avec moi petit arriviste, fils de riche!

        Ensuite l’ignare de service, le communisme prône la dictature des soviets, des conseils populaires en bon français. Donc, les entrepreneurs y trouvent aisément leur place! Vous êtes tellement ignare que vous ne vous rendez même pas compte que vous ne savez pas de quoi vous parlez! La Corée du Nord, la Russie et la Chine, n’ont jamais aboli leur État, pour remplacer sa dictature par celle des prolétaires, dont les élus auraient du être révocables en tout temps. Jamais les entrepreneurs Chinois, Russes ou Nord-Coréens n’ont géré eux-mêmes leurs moyens de production, ils ont du s’en remettre à la dictature de l’État, sensé disparaître pour laisser place à la dictature de ces entrepreneurs, via des soviets, où pour leurs compétences, ils auraient été élus, tout bonnement! Donc, vous êtes, encore une fois, dans une pathétique erreur! Vous n’êtes qu’un sot, un sectaire et votre secte vous aveugle.

        Et je le répète, si votre système parasitaire partageait les richesses, dans toutes nos sociétés capitalistes, les richesses ne se concentreraient pas dans les poches de 2% à 4% de la population! Or….

        «L’état n’impose pas le capitalisme, l’état impose le socialisme. Le capitalisme est caractérisé par une absence d’intervention de l’état dans l’économie, alors que le mode socialiste doit être imposé par la force. Quant à Pinochet, un dictateur est un dictateur. Ni mieux, ni pire que les idoles de M. Guillemette. Mais, étrangement, le Chili va beaucoup mieux maintenant.»

        L’État n’impose pas le capitalisme «purzédur», une chance! Car si l’État se devait de laisser agir les forces occultes du capital, ce dernier serait encore plus concentré que jamais dans les poches de ces parasites que monsieur David idolâtre!

        Quant au Chili, certes qu’il va mieux pauvre crétin! Les opposants de Pinochet, comme en Corée du sud ce fut aussi le cas, ont été exterminés! Sombre idiot utiles des tueurs de masse!

        «Nous avons déjà un ticket modérateur M. Guillemette. Ça s’appelle « attendre 16 heures à la salle d’urgence ». C’est pourquoi un $25 par visite ne ferait aucune différence.»

        Pauvre ignare, cette attente n’a rien à voir avec le financement, mais tout avec les conditions actuelles du Québec. Sinon, pour jouer à votre jeu, il n’y a pas d’attente à Cuba, c’est drôle, non? Alors qu’en République dominicaine, la seule raison pour que les Dominicains n’aient pas à attendre, c’est de ne tout simplement pas aller se faire soigner, faute de moyens! Pas fort, pas fort! Et le ticket modérateur ne sert à rien, quand on s’occupe de ses priorités. Il ne fait qu’obstruer l’accès aux soins de santé, point final.

        «Je ne sanctionne aucun groupe de pression, sauf ceux qui représentent le contribuable qui doit ultimement payer pour toutes les largesses de l’état. Mais dans le dossier de la santé, aucun des groupes ci-haut ne fait le poids contre les centrales syndicales. Le problème n’est pas le capitalisme, c’est le corporatisme. Le copinage de l’état et des groupes d’intérêts, peu importe leur agenda.»

        Mais le libertariens du Ghana ne semblent pas d’accords avec vous, ni ceux de la Somalie.

        Le corporatisme existera, même sans État! Jamais les bourgeois ne cesseront de copiner entre eux, et en cela, le corporatisme existera toujours, ne vous en déplaise.

        Et oui, certains groupes d’intérêts jouent un grand rôle dans la privatisation de la santé, dont monsieur Desmarais.

        «Encore de la rhétorique déconnectée. Encore une fois, M. Guillemette trahit sa totale ignorance de l’économie. Nous n’avons qu’égratigné la surface de toutes les ressources des la Terre. Nous ne connaissons même pas l’étendue de nos ressources, mais M. Guillemette estime que ça prendrait 5 fois ces ressources pour soutenir notre niveau de vie. Des chiffres bidons sans base dans la réalité. Mais sur la base de ces chiffres, M. Guillemette voudrait que nous réduisions tous notre niveau de vie à celui de Cuba, où il est quasi impossible d’obtenir une bouteille de Tylenol.»

        Vos sources? Car la Terre, elle, se plaint déjà du cancer qui la ronge, le capitalisme sauvage à la Davidienne! Vous êtes en train d’infirmer les dires de scientifiques, j’espère que vous avez des études prouvant le contraire. Et c’est exactement ce que je disais plus haut! La Terre craquera de toutes parts, que les capitalistes y verront encore une façon de créer les profits, comme si l’humanité en profitait, plutôt que la bourgeoisie qu’il défend bec et ongles.

        Monsieur David parle de sous-sols de la Terre, mais comment respirerons-nous, quand les arbres et les océans –et c’est déjà commencé!- auront cessé de transformer les gaz carboniques en oxygène, parce que trop saturés en CO2? Ah! C’est vrai! Ce sera monnayable, ça aussi! Quel con! Une chance que vous avez l’État pour vous défendre, et défendre vos dogmes à la con, les êtres humains se débarrasseraient sinon de vous, illico presto! Et vous pourrez compter sur moi pour monter une de ces armées humaines, pour les droits humains, de ne pas se faire exploiter par une minorité parasitaire!

        Déjà, une grande partie de l’humanité n’a pas accès à l’eau. Les céréales grimpent en prix, et la demande énergétique va jusqu’à faire des seules terres arables qui nous restent, des champs maïs non-comestible, prévus pour l’éthanol… Ouf! Allez monsieur David, patinez!

        Et en passant, aux États-Unis d’Amérique, où le système est mixte, comme vous le souhaitez, 55 millions d’États-uniens, soit un cinquième de la population, n’a pas accès aux soins de santé.

        Ailleurs, comme en Argentine, où le FMI régnait sous la marionnette Carlos Menem, le pays a fait faillite! Et il a manqué de Tylénol, tout à coup, lui aussi!

        En République dominicaine, on espère qu’une vedette comme Jennifer Lopez passe par là, pour avoir une clinique ou une école de fortune! Comme à Cuba sous Batista! Il faut lécher les derrières flasques de ces paresseux bourgeois pour manger, boire et vivre!

        «Je me demande combien d’entre eux choisiraient de se syndiquer si ce n’était pas de la formule Rand? Je n’ai rien contre la liberté d’association, mais le revers de la médaille est la liberté de dissociation. Dans le monde syndical du Kébekistan, cette liberté n’existe pas, alors qu’elle se porte très bien ailleurs.»

        Mais les syndicats sont quand même légitimes, et la formule Rand n’est pas de nous. Ensuite, sans les syndicats, qui sait dans quelles conditions nous travaillerions? On fonctionnerait encore aux coups de fouet! Et sans salaire minimum!

        Et où ça se porte bien ailleurs –j’aimerais des exemples!-, je parie que la bourgeoisie, elle, se porte encore mieux également!

        «Et il me traite d’idéaliste! Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi votre idéal socialiste ne s’est jamais réalisé M. Guillemette? Ça n’a rien à voir avec les méchants américains. Le problème c’est qu’une fois que votre chère révolution du prolétariat arrive et que certains individus prennent le pouvoir pour implémenter votre idéal de nationalisation des moyens de production, ils y prennent goût et ne veulent plus « décentraliser » le pouvoir. C’est pourquoi ça ne s’est jamais réalisé, ni en URSS, ni en Chine, ni au Viet Nam, ni en Corée du Nord et ni à Cuba.»

        Vous travestissez l’idéalisme contemporain de celui de la philosophie pauvre ignare. Par ailleurs, si les imposteurs n’ont pas respecté leur idéologie première dans les pays que vous citez -Cuba ne peut pas être incluse, on ne peut pas donner à un peuple conditionné au capitalisme, le devoir de mettre lui-même en place, ce qu’il ne connait même pas…-, cela ne remet quand même pas le socialisme en question.

        Ce n’est pas parce que je dis que je vais taper dans mes mains, en vous avertissant du bruit potentiel qui pourrait s’en dégager, que si je ne frappe pas dans mes mains, ce bruit ne s’en dégagerait pas si je tapais dans mes mains!

        «Toujours la même rengaine marxiste, reposant sur des arguments périmés. La théorie de l’exploitation de Marx est basée sur une incompréhension totale du capital et comment il est créé et utilisé. Marx considérait que c’était le labeur qui donnait la valeur à un produit, reprenant une des plus grosse failles des théories d’Adam Smith. Malheureusement pour lui et pour M. Guillemette, d’autres économistes sont venus par la suite expliquer comment la valeur n’avait aucun lien direct avec le labeur, mais qu’il était plutôt influencé par d’autres facteurs comme la rareté et l’évaluation subjective de son utilité par le consommateur. Même un diamant parfaitement taillé peut n’avoir aucune valeur si vous êtes seul sur une île déserte et le fruit de votre labeur ne vaut strictement rien si personne ne veut l’acheter.»

        Ben voyons donc! Un diamant découpé, vaut bien plus cher qu’un brut! Comme une roche, non transformée, vaut bien plus chère transformée! Cela ne nie pas les observations faites quant à la rareté! Mais ce que nie ici monsieur David, c’est l’existence même des profits autrement dit! Si personne n’a besoin de travailler, pourquoi les bourgeois les engagent-ils alors? Par bonne volonté? Quand même! Faut le faire! Monsieur David tente de démentir des faits indéniables. Sans labeur des prolétaires, la rareté de l’aluminium resterait enfouie au fond de la Terre! Comme celle de l’or! CE n’est pas croyable!

        Karl Marx ne donnait pas que la valeur d’un objet, selon le labeur ajouté du prolétaire. Il ajoutait cette force de travail ajoutée, à la valeur des objets à assembler par exemple, puis démontrait hors de tout doute –Marx n’a jamais été ravisé par quiconque quant à cette observation! C’est du matérialisme, ce n’est que l’observation de faits!-, qu’une valeur était ajoutée aux objets initiaux.

        Je n’ai jamais vu pareil crétin! Jamais! Nier la valeur en soi du labeur des prolétaires, c’est remettre en question leur emploi à travers le monde! Si les bourgeois n’avaient qu’à prendre des objets rare set les vendre, pourquoi dans ce cas, emploient-ils des prolétaires? Crétin! Pas fort! Une logique de Hamster!

        «Dans le vrai monde (pas dans le monde imaginaire de M. Guillemette), les employeurs et les employés forgent des ententes qui sont mutuellement bénéfiques. L’employé vend son labeur et ses qualifications à l’employeur en retour d’un salaire et des bénéfices. Je ne peux pas parler pour M. Guillemette, mais si je signe un contrat d’emploi, c’est que je crois que le salaire et les bénéfices reçus valent plus que mon effort, sinon j’irais voir ailleurs. Même chose pour mon employeur. Naturellement, certains ont plus à offrir que d’autres. Si vous faites une entente mutuellement bénéfique par consentement mutuel, comment est-ce de l’exploitation?»

        Les ententes, dans le vrai monde, ne sont que des ententes sur les modalités de l’exploitation par le bourgeois, du labeur du prolétaire! Et une entente sur les modalités d’une exploitation n’est jamais bénéfique équitablement, pour les deux parties!

        Si les prolétaires ne créaient pas la richesse, pourquoi alors, se faire croire qu’il n’y a pas de recherche de profit quant à l’employeur?

        Il y a donc exploitation, puisqu’il y a profit. Et s’il y a profit, ce profit vient bel et bien de quelque part. Du labeur du prolétaire, ajouté aux moyens de production. Sans quoi, les bourgeois n’engageraient personne.

        Le monde imaginaire de monsieur David nie donc le profit, qu’il dit lui-même la source et le cœur de son système parasitaire préféré. C’est incroyable!

        Et du moment qu’il y a profit créé sur le labeur d’autrui, il y a sans doute possible, indéniablement, exploitation. Et ce n’est pas parce que l’exploité y trouve son compte, comme la vache laitière, qu’il n’y a pas d’exploitation. C’est une affirmation des plus absurdes! Sinon, j’invite tout de suite les bourgeois à mettre leurs employés à la porte, puisqu’ils ne servent à rien!

        «Maintenant, le travail de qui vaut le plus? Celui dont la seule qualification consiste à tourner quelques manivelles, et qui peut être remplacé du jour au lendemain par les 10 000 autres tourneurs de manivelles ou celui de quelqu’un qui est capable de programmer un ordinateur et inventer un logiciel qui permet d’augmenter la productivité de millions de travailleurs? Dans le monde de M. Guillemette, le second devrait avoir la permission d’un comité pour pouvoir inventer son logiciel, et puisqu’il ne pourrait pas être récompensé pour ses efforts plus que les tourneurs de manivelles, il ne se donnerait probablement pas le trouble de l’inventer.»

        Maintenant, l’exemple de monsieur David est des plus ridicules! S’il ne fallait que manipuler quelques manivelles pour créer la richesse, il n’y aurait que des cours de manivelle au CEGEP ou à l’université! Franchement!

        Ensuite, nous sommes capables de reconnaître les «mérites» d’entreprenariat d’un être humain, sans pour autant lui excuser l’exploitation du labeur des autres. Avant qu’on ne crée les ordinateurs, que monsieur n’a pas créé, monsieur Gates n’aurait pas pu créer ses logiciels. Et si les prolétaires n’avaient pas tourné les manivelles pour extraire les richesses du sol, puis si les prolétaires n’avaient pas transformé ces minerais, etc.., Gates n’aurait tout simplement rien pu faire dans ce domaine.

        Un bon gestionnaire, accepterait de gérer sans pour autant exploiter son prochain, comme il reconnaîtrait d’ailleurs, le labeur du comptable, du tourneur de manivelle, etc.. les uns ne vont pas sans les autres, et l’exploitation du labeur d’autrui est dispensable.

        Quant à l’exemple de mon soit disant monde, il s’agit, là encore, d’un exemple donné hors contexte, dans un conditionnement précisément capitaliste. Dans des conditionnements capitalistes, tout le monde s’attend à des peanuts en guise de remerciement pour les pirouettes, plutôt que d’un «merci» de la société. Et rappelons que les comités seraient locaux, et non central, comme ce fut le cas en Russie, ou dans tous les autres exemples staliniens de ce type.

        Et je le répète, sans le labeur des exploités de monsieur Gates, même s’ils sont très bien exploités –rémunérés-, Gates crèverait de faim!

        «M. Guillemette ne cesse de répéter que l’importance est dans le capital et non dans celui qui le détient. Pourtant, certaines personnes, si on leur donnait un million demain matin, partiraient en balloune et le dépenseraient le temps de le dire et se ramasseraient à leur point de départ. D’autres prendraient ce million et l’investiraient et leu multiplieraient par 10. En cours de route, ces investissements auront aidé à financer des centaines d’entreprises qui auront créé des milliers d’emplois, mais selon M. Guillemette, celui qui multiplie son capital n’a aucun mérite. C’est un parasite.»

        Encore là, il s’agit de conditionnement. Dont le conditionnement à gérer! Les gestionnaires ne sortent pas du ventre de leur mère gestionnaires, t’sé! Cré monsieur David! Et cela dit, les gestionnaires ont leur place dans un système socialiste, mais ne pourront tout simplement pas profiter du labeur d’autrui, c’est tout. Aux parties de s’entendre sur son salaire.

        Et effectivement, celui qui vit du labeur d’autrui, n’a pas le mérite des fruits du labeur d’autrui, c’est un parasite! Reconnaissons les gestionnaires pour leur bonne gestion, et les prolétaires pour leur création de richesses! À chacun sa spécialité!

        L’argumentaire de monsieur David persiste donc en ce sens qu’il nie la valeur ajoutée par le labeur des travailleurs salariés, et qu’il nie l’exploitation pourtant fort évidente, et qu’il nie que les conditionnements –par exemple les cours de gestion mènent aux bons gestionnaires!- mènent aux conditions. L’argumentaire de monsieur David n’est d’onc qu’affirmations, sur affirmations, dénuées d’argument. C’est de l’aveuglement volontaire, idéologique!

        «Évidemment, puisque Cuba réserve le meilleur des ses ressources de santé pour le tourisme médical au détriment des soins à sa propre population. Ils offrent des traitements à rabais pour attirer des dollars dans leur pauvre économie. Pourquoi les américains n’en profiteraient-ils pas? Quand au 55 millions, c’est plutôt 45 et ça inclue ceux qui choisissent (parce qu’aux É-U ils ont ce choix) de ne pas engraisser les méchantes compagnies d’assurances.»

        Les États-Uniens en profitent parce que ce n’est pas abordable au privé, chez eux!

        Et non, les États-uniens, avec la nouvelle loi d’Obama en ce sens, n’ont pas le choix, d’engraisser ou non ces parasites du privé.

        On va y passer la journée! Dérange pas! On a par contre déjà épuisé tous vos pseudo arguments!

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        25 septembre 2010 à 6 06 17 09179
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        Le Chili est un pays riche, versus Cuba. La comparaison ne se fait pas. Ce sont des pommes, versus des oranges, et le Chili sous Pinochet n’a jamais été isolé, au contraire, il jouissait d’un soutien inconditionnel de Washington, malgré le fait que le gouvernement était issu d’un Coup d’État.

        Le règne de Pinochet fut traumatique pour le peuple chilien. Des meurtres de masse, des disparitions à ne plus les compter, de la torture, des enlèvements et de de la séquestration sans précédent.

        On voit comment les amis de monsieur David mettent en place leurs belles idées! Par des Coups d’État et des dictatures sanguinaires, à l’instar du stalinisme!

        Pro-putchistes! Pro-dictateurs! Hypocrite!

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    23 septembre 2010 à 16 04 20 09209
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    Où voyez-vous un « système de santé »?

    Désolé, mais ma carte d’assurance-maladie, je peux très bien m’en passer car en adulte conscient et responsable que je suis, je sais conserver mon corps en santé et je n’ai pas besoin d’une « assurance maladie ».

    De plus, si je suis malade, eh bien je sais me soigner en utilisant les plantes.

    Quant aux urgences (ex: quelqu’un se casse un bras), eh bien LÀ je suis d’accord: il est INNACCEPTABLE de faire attendre les gens de la sorte alors que nous payons très cher pour ce système!

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    24 septembre 2010 à 12 12 33 09339
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    Et quant à Pinochet mon cher monsieur David, n’oubliez pas tous les bâtons mis dans les roues du gouvernement Allende, ni les années pré-Allende, comme celles pré-Chavez au Venezuela!

    Chavez compose encore avec les nombreuses ratées du système libéral désastreux! Où pour taire la critique, là encore, l’État écrasait celle-ci par la force militaire et les tueries de civils…

    Ouf! Pinochet a tué ses opposants, rappelons-le! Comme le régime sud-coréen, ou de Singapour, qui a ensuite joui des milliards de dollars de Washington!

    Eh bien!

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    24 septembre 2010 à 13 01 57 09579
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    Laissez-nous donc rire! À moins que cela devienne payant aussi!

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    24 septembre 2010 à 14 02 23 09239
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    J’aimerais également avertir l’idiot utile du capitalisme que, je prône une voie, pour l’instant, à l’instar des coopératives, qui elles, ont déjà fait leurs preuves, ici comme aux États-Unis d’Amérique, et il y a plus de 150 ans, en Grande-Bretagne.

    Celles-ci éradiquent le droit d’exploitation, tout en respectant les dogmes à la con de monsieur David.

    De plus, lorsqu’il est temps de faire des sacrifices, les travailleurs de coopérative savent que l’effort en vaut la chandelle.

    D’autre part, sur la côte nord, À Sacré-Coeur, une coopérative détenue par les travailleurs et et les habitants de Sacré-Coeur, assure les emplois, en se défaisant de la dépendance bourgeoise. Tout le monde y gagne, sans se faire exploiter.

    Il est donc possible d’arriver à une alternative aux dogmes de monsieur David, sans pour cela, ressembler à la Corée du nord.

    Et soit dit en passant, je n’ai jamais soutenu le régime de Kim-Jong-Il, soit une dictature SUR le prolétariat, même que je suis pour sa fin, sans gêne.

    Alors pour un socialiste, je démystifie tous les dogmes et mythes de monsieur David.

    Le capitalisme, lui, fait fi des intérêts des travailleurs, pour idolâtrer des privilégiés par leurs propres conditions, issues elles, de conditionnements bien précis. Monsieur David voudrait nous faire croire que dans ce monde capitaliste, tous les arbres poussent au Soleil, avec les mêmes quantités d’eau, mais n’importe quel enfant de cinq saurait répertorier les différences entre un pommier à l’ombre et un pommier au Soleil.

    Il prend son lectorat pour des imbéciles, et il a peut-être raison vis-à-vis certains d’eux!

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    26 septembre 2010 à 0 12 13 09139
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    Les délais sont tout aussi long au États-Unis -position 37e (soit 7 points plus bas que le Canada qui se classe 30e) La pénurie de médecins généralistes est endémique à travers l’Amérique du Nord – il y faut une solution, et celle-ci doit nécessairement inclure la reconnaissance des études d’immigrants médecins et infirmières et l’établissement d’un système pour reconnaître ces études.

    Inclure le privé ? Cela dépend comment l’inclusion se fait. Mais une chose sûre, le système doit demeurer UNIVERSEL tout en s’assurant que le privé ne se finance pas à même le public comme c’est le cas présentement au Québec et tel qu’il l’a été constaté par l’étude de l’OMS de 2000 ! Se retrouver comme aux US avec un système encore plus déficient que le nôtre, ayant en outre plus de 55 millions de personnes sans couverture (plus que la population du Canada), et rajoutant 60% des faillites personnelles causés par les frais de santé, des déductibles et exclusions aberrants – ce n’est pas le genre de privé qu’une société évoluée devrait se targuer de vouloir atteindre. Par ailleurs, le système privé des US est le plus cher de tous les pays industrialisés et le moins performant (donc le mythe voulant que le privé soit plus performant – est un MYTHE). La santé est une domaine de monopole, je préfère que le monopole soit donné au syndicat et gouvernement qu’aux compagnies d’assurance – parce que c’est les 2 seuls choix que nous ayons.
    Une chose sure, les deux ne peuvent pas coexister puisque tel que précisé le privé va faire doubler les frais du public et produire un exode des médecins vers le privé et vidé le public. La nature humaine étant ce qu’elle est, le gouvernement va devoir gérer ce dossier, et réinstituer le rôle de l’état de s’assurer que tous les médecins du Québec aient l’obligation de servir le peuple, peut importe la capacité de payer (universel) – en autant que je sois concernée, les médecins hors RAMQ ne devraient pas exister.

    Nous avons présentement au Canada un PM qui a été président du NCC pendant 5 ans jusqu’à ce qu’il soit nommé PM du Canada – le National Citizen Coalition est un organisme dédié à la privatisation du système de santé depuis 1960 …

    Il est aussi important de noter puisque ce point n’a pas été soulevé, que notre système a toujours été privé puisque chaque médecin est un travailleur indépendant.

    Le problème actuel est « gonflé » hors de proportion. Pour avoir eu affaire avec le système public, je peux dire qu’il est de qualité et si l’attente peut être longue à l’urgence, les attentes ailleurs sont le fruit direct de l’exode des généralistes (25 généralistes en Montérégie hors RAMQ) vers le système privé. Que l’on retire se phénomène, que l’on reconnaisse les immigrants médecins et infirmières, que l’on rajoute des frais additionnels par personne (et selon le revenue )et que l’on exige un minimum de 25 heures semaines de TOUS LES MÉDECINS dédiés au public et une grosse partie du problème sera réglé sans changement majeur.

    Le mot clé n’est pas « privé »: le mot clé est « système universel » – pour tous, nonobstant la capacité de payer.

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    26 septembre 2010 à 12 12 18 09189
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    En Espagne, le système public de santé fonctionne avec des centres de santé construits par l´Etat où vienenent travailler les médecins généralistes et spécialistes, avec une infirmière chacun, pendant un horaire déterminé (en général de 1,5 à 2,5 heures/jour). A part ça les médecins peuvent avoir une consultation privée hors ségurité sociale. Les médecins généralistes ou spécialistes sont complètement gratuits dans ces centres publics ou dans les hôpitaux publics. On nous assigne un centre de santé et un médecin généraliste ainsi que des specialistes (traumatologie, etc…), et il est difficile de changer de médecin et/ou de centre de santé. Les médicaments prescrits par ces médecins de centres de santé sont subventionnés à 80%. On ne paye que 20 % du prix directement au pharmacien. La financiation de cette ségurité sociale universelle et gratuite (tout le monde y a droit) se fait par la cotisation à la sécurité sociale d´employés et d´employeurs. En principe, le bilan financier est bon pour ce sevice public (il n´y a pas de grand déficit, que je sache).
    Si ce service est et doit être universel et gratuit, il n´en est pas moins vrai que ceux qui roulent sur l´or devraient le payer en proportion avec leurs revenus. Je me souviens par exemple, que la femme de Antonio Banderas (l ácteur), l´étatsunienne Mélanie Griffith, avait accouché dans un hôpital public de la sécurité sociale, chez nous, parce qu´Antonio tenait absolumment à lui montrer que notre système de santé public fonctionnait bien, avec efficacité et qualité. Il ne nous manquait cependant plus que cela: que les hyper-riches de Hollywood viennent profiter de nôtre système public sans rien débourser du tout.

    PS: je ne suis cependant pas contraire à ce que lon cherche à améliorer certains aspects des systèmes publics de santé.

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    26 septembre 2010 à 12 12 54 09549
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    Et on commence à parler, chez nous ,d´une offerte valable de tourisme sanitaire avec vols directs avec certaines villes étatsuniennes, pour que les riches étasuniens viennent se faire soigner chez nous à prix de marché dans des cliniques privées beaucoup moins chères que chez eux. Ah ce marché !!, la richesse de ce monde !!! Tourisme sanitaire c´est un euphémisme, un oxymore, qu´est-ce au juste ?
    Et les pauvres du tiers monde où se soigneront-ils ???

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    27 septembre 2010 à 11 11 02 09029
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    Cela fait longtemps que le tourisme médical existe – du moins en Montérégie. Nos cliniques affichent des prix en US (??), et pour tous ceux qui se promènent ici et là, ils seraient surpris de voir l’attente au douane des lignes du Vermont pour venis se faire soigner chez nous.

    Un autre test aisé, faire le tour du stationnement de l’Hôpital général de Montréal – et surveiller les plaques des voitures.

    Le tourisme médical américain est un phénomène qui existe depuis longtemps et qui prend de plus en plus d’ampleur. Récemment, un médecin de la Montérégie a perdu sa license pour avoir fait des prescription à des américains venus (par autobus) chercher des médicaments à rabais chez nous.

    Je ne comprends réellement pas le mutisme des média sur ce phénomène grandissant. C’est comme si on ne voulait pas que les québécois (et les américains) constatent se fait. Chaque fois qu’un Canadien va se faire soigner au Sud, c’est dans les média, mais les américains qui arrivent ici par autobus, mutisme total. Vraiment étrange à mon avis.

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    27 septembre 2010 à 12 12 17 09179
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    @ Louise Prins

    Question : Vous désirez un système universel. Est-ce que le système de distribution des aliments (épiceries) est universel? Existe-t-il une couverture universelle pour la nourriture? Pour éliminer la faim dans le monde, serait-ce préférable de nationaliser la nourriture? Se nourrir est un besoin beaucoup plus essentiel que se faire soigner, on l’utilise tous les jours et il est vital de se nourrir.

    Seconde question : si vous êtes pour l’amour universel et les soins de santé universel et whatever universel… et que la motivation d’avoir un système de santé public c’est pour aider les gens… pourquoi interdire aux gens d’ailleur d’en profiter? Est-ce du racisme de refuser des soins à une personne si elle ne vit pas sur votre territoire? Si votre but est purement altruiste, vous devriez être heureuse de voir les gens d’ailleur l’utiliser? Si vous vous plaignez que les canadiens vont payer pour les autre, n’avez-vous pas une position égoïste?

    Je pose les questions très naivement, je ne fait qu’exposer les failles de vos principe

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    27 septembre 2010 à 13 01 14 09149
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    Je suis conscient que ce que je vais dire est presque hors sujet, mais puisqu´il me semble, je crois entrevoir , qu´il y a des professionnels/elles de la santé sur ce blog, est-ce trop demander , qu´on me conseille sur un super mal au dos que j´ai pris ou qu´on má collé, depuis hier. Le problème est que je ne trouve aucune position debout, assis ou couché (sans faire aucun effort, je n´ai pas fait d´efforts violents ni d´efforts en général) où cela ne fasse pas mal au niveau des muscles. Ce n´est pas la colonne vertebrale, ce sont les muscles du dos (il me semble), mais c´est encore pire que le mal à la colonne vertebrale et le lumbago ou la ciatique, que j´ai déjà malheureusement eu. Je sais donc de quoi je parle.
    Que me conseillez vous ?
    I a-t-il des médicaments efficaces pas trop abrasifs pour l´estomac, un bon traitement ?

    PS: Je pourrais prendre un avion Madrid Montreal pour me faire soigner chez vous, but i am poor. Ne pensez pas cependant que je veuille abuser de votre hospitalité ni de votre savoir.

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    27 septembre 2010 à 15 03 19 09199
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    @ kevin: Un non-sequitur , mais tout de même…
    Chaque pays est responsable des soins et services, de la qualité de vie, de la sécurité civil, de leur armée, de l’économie, du développement durable, des infrastructures, de l’éducation, de la gestion de l’eau, de la pollution, etc.. couvrant leur territoire et assurant à leur citoyen un avancement social qualitatif et collectif.

    La définition d’un « système de santé universel » qui n’a bien sur aucun rapport avec ce que vous tentez de soulever, et est le système qui existe présentement dans tous les pays industrialisés à l’exception des États-Unis et offre une couverture de santé variant de 50% à 89% à tous leurs citoyens – Par exemple au Canada nous sommes couverts à 67% alors qu’en Europe, la couverture va jusqu’à 89%.

    Système de santé Universel est un terme spécifique (voir définition de l’OMS) et non générique. Il définit l’accessibilité , nonobstant leur capacité de payer.

    Un système de santé tel que celui que nous avons (aussi imparfait soit-il) demeure toujours mieux que celui du modèle américain – est aussi garant d’une économie fructueuses (plusieurs entreprises se sont installés au Canada plutôt qu’au US soulevant les coûts faramineux de leur système de santé comme l’une des raisons majeures de leur décision et le manque d’éducation dans certains états forçant l’usage des pictogrammes – 2 entreprises de fabrication d’automobile), d’une répartition équitable des richesses et d’une responsabilités sociale qui fait de nous, un pays civilisé.

    Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les primes d’assurance (style américains) sont tout aussi collectives et basées sur un nombre de facteurs externes (tels pertes et revenus des assureurs, environnement ex: New York paiera plus cher que Utah) – Les assurances dans un système ultra capitalistes (dit capitaliste sauvage) définira qui a des assurances (exclusion), à quels coûts (minimum 350$ par mois) avec quels déductibles (minimum de 1000$ ou 5000$ annuellement par personne par année) dans quel hôpital et avec quel médecin – tout est décidé par l’assureur. Ainsi donc, la capacité d’avoir un service de santé pour une personne souffrant par exemple du cancer sera déterminé par son type d’assurance, sa couverture et son compte de banque. Si l’un de ces critères fait défaut, alors la personne va tranquillement mourir et souffrir sans aucun service. C’est présentement ainsi que cela se passe aux US of A.

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    28 septembre 2010 à 7 07 09 09099
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    Un choix à faire dites-vous? Certes! Lors de la révolution tranquille, le choix fut fait, et non pour rien, mais précisément parce que le privé ne fonctionnait pas, qu’il laissait en plan, les moins nantis incapables de se faire soigner.

    Mon grand-père, depuis belle lurette décédé, s’est marié à ma grand-mère, qui avait déjà 7 ou 8 enfants. L’une des petites s’es retrouvée malade, au point de passer quelques mois à l’hôpital. En ce temps, les frais n’étaient pas couverts et il fallait payer pour ses soins de santé. Mon grand-père a du bûcher l’une de ses terres, convertir les arbres en bois de chauffage, les corder et les vendre. Ça lui a pris des mois, à lui aussi, pour arriver à faire ces étapes, afin de parvenir à ce que tout le monde ne pouvait pas atteindre. Car peu importe sa volonté, chacun n’avait pas sa terre à couper, et à vendre. Et outre ces soucis de santé familiaux, il fallait nourrir le bétail, planter et récolter. S’occuper de la maison familiale, etc..

    Le choix du système de santé universel ne s’est pas fait sur un coup de tête. Il s’est fait en regard des ratées du système privé.

    Ensuite, tout le monde sait très bien qui seront les seuls capables de profiter des maladies d’autrui. Ce seront encore une fois, les mieux nantis, et ainsi, ils donneront raison aux théories et observations de Karl Marx, en concentrant la richesse sur eux.

    Que monsieur David nie que la concentration de richesse soit l’affaire du système capitaliste, que le travailleur salarié ajoute la PLUS-VALUE en conjugaison des moyens de production, niant ainsi l’existence du profit, ce n’est pas mon problème. Mais qu’il fasse croire au lectorat que les systèmes de santé ailleurs, vont bien parce qu’ils sont encombrés de parasites qui en ont les moyens, là, c’est aussi mon affaire. Et celle des prolétaires par conséquent!

    Le privé ne multiplie pas les médecins, comme Jésus n’a jamais multiplié les pains et le poisson. Le privé ne diminue pas les coûts, parce qu’il ajoute précisément un parasite, les augmentant du coup. Le privé n’est pas plus productif, car ce sont les mêmes humains qui usent d’outils semblables, mais au profit des parasites du privé. Tout ce qui change, c’est la gestion! Et celle-ci n’a strictement rien à voir avec le fait que quelqu’un exploite ici ou là, les besoins, le labeur et les maladies d’autrui.

    Le choix des Québécoises et Québécois, il est fait. On ne parle jamais du passé du Québec, pré-révolution tranquille. On devrait en parler!

    Monsieur David pense que le capitalisme actuel est un corporatisme, relatif à l’existence de l’État. Or, l’État ne sert que de courroie entre ces oligarques, et ceux-ci seront toujours copains lorsque l’État sera aboli dans le système libertarien. Ils continueront d’avoir des intérêts communs, et des plans d’affaires communs. La richesse continuera de se concentrer au sein d’une minorité parasitaire, possédant les moyens de production, et ceux d’exploitation des maladies d’autrui.

    Le système libertarien sera, comme le capitalisme dit corporatiste, le système des riches et des bourgeois. Rien ne changera et les luttes de pouvoir se résumeront encore, et encore, à celle des classes, soit les exploités, et leurs exploitants. Dans le merveilleux monde des davidiens, pas de salaire minimum! Dans le merveilleux monde des davidiens, pas de norme du travail! Les pleins pouvoirs aux bourgeois, sans intervention de l’État.

    Ce sera merveilleux! Pour les bourgeois!

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    19 novembre 2010 à 21 09 28 112811
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    Le RLQ vient de faire son arrivée au Québec, comme de nombreux Tea Party sont arrivés sur la place publique états-unienne, à l’instar des compagnies d’assurance qui arrivent aussitôt le déluge passé par chez vous. Aucune coïncidence (sic!). Mais ces regroupements prétendent nous offrir de nouvelles et bonnes idées. Qu’en est-il véritablement et quel est leur but commun réel derrière toutes ces prétentions?

    D’abord, les libertariens ne datent pas d’hier. C’est en fait un vieux courant de pensée, pensé par une classe précise, pour des intérêts précis, mais servi par un mercenariat sans scrupule, voire avide et cupide, peu soucieux des conditions sociales découlant de leurs «pensées magiques». La conciliation d’individus aux allures douteuses y est de mise, et nous pouvons observer que le prolétariat ne colle pas à leurs idées, et pour cause.

    En effet, le prolétariat ne peut coller aux idées du Réseau Liberté Québec, puisque les intérêts qui y sont présentés ne le concernent en rien, sauf en apparence. De belles promesses juteuses, mais pieuses, telle la fin des attentes dans le réseau de la santé, y sont répertoriées, comme la fin des impôts l’est également. On y prêche un moindre État, bref, un État manifestement sensible à leurs intérêts, à rien d’autre. Mais quels intérêts? Et ceux de qui?

    Les libertariens n’arrivent pas à convaincre le prolétariat de la «bonne cause», parce que précisément, les intérêts des exploitants de ces premiers sont à la une. Ainsi, en parfaite contradiction, certains aliénés, exploités eux-mêmes, mais très rares, vont endosser le combat des intérêts de ceux qui les exploitent. Et on ne peut finalement qu’en déduire une faiblesse d’esprit critique, voire une aliénation totale.

    Le RLQ défend sans retenue les intérêts de la bourgeoisie, mais cela, tentant de faire passer le loup pour un mouton. Effectivement, le RLQ, défendant les intérêts de la bourgeoisie, annonce des jours meilleurs pour les payeurs de taxes et d’impôts, en remettant la responsabilité sur chacun d’eux, d’une destinée, ratée ou réussite. Le RLQ considère de la sorte, que tous les humains naissent égaux, niant ainsi les faits réels, que tous les humains ne naissent pas égaux. Mais tel est leur constat, servant de base à leur argumentaire, déjà promis au totalitarisme, conséquemment.

    Faisons le tour des idées des libertariens pour nous en convaincre…, mais d’abord, menons un constat clair, pour éviter les totalitarismes émis par ces libertariens et ne pas tomber dans leur piège, et/ou ne pas répéter leurs erreurs.

    Les conditionnements mènent aux conditions, un processus s’explique toujours par un autre, et en explique toujours un autre également.

    Il est un fait qu’une pomme tombe d’un pommier, comme il est un fait qu’un héritage, constitue un bon point de départ pour quiconque dans la vie. Ainsi, il est permis de constater la relativité, d’un point à un autre, au fil de l’évolution. On peut donc faire le constat suivant : sans pommier, pas de pomme!

    Si donc, les pommiers donnent les pommes, qu’est-ce qui peut expliquer, dans nos sociétés, que des individus, minoritaires, et c’est important pour l’exemple d’en préciser la minorité, puissent amasser plus rapidement que d’autres, majoritaires ceux-là, des sommes considérables, relativisant leur richesse comme supérieure à celles des majoritaires? Une explication s’impose, par l’observation. C’est que certains d’entre nous, possédons des conditionnements, menant à nos conditions de mieux nantis, ou de moins nantis. Et c’est que certains disposent de moyens d’enrichissement «plus rapides» que ceux des autres, par exemple, et celui-ci relativise précisément mes «minoritaires» et mes «majoritaires» cités dans l’exemple ci-haut, certains disposent de moyens de production.

    Qu’est-ce que viennent faire les moyens de production là-dedans? C’est bien simple en fait, ils constituent un moyen d’enrichissement personnel, au détriment du labeur d’autrui, celui en l’occurrence, des employés «majoritaires» du possédant de ces moyens de production. En effet, via ces moyens de production, le propriétaire dispose d’un moyen d’exploiter le labeur de ses employés, en achetant leur force de travail à un prix concurrentiel, assez bas pour que des profits en soient dégagés, via ce qu’on appelle une plus-value, dont la valeur est inconnue jusqu’à la mise en marché du produit. Mais bien qu’elle soit inconnue, cette plus-value aura lieu, si l’entreprise, le moyen de production, en vaut la peine et n’est pas déficiente dans ses plans d’affaires.

    En gros, on peut déjà affirmer que le prolétariat ne pourra jamais acquérir autant de richesses que ne le pourra la bourgeoisie, sauf encore là, et ce n’est jamais arrivé, par l’entremise d’une loterie, ou d’un héritage, ce qui toutefois, viendrait détruire l’argumentaire «des mérites» de cette classe élitiste, que nous proposent pourtant ces libertariens, inconséquents qu’ils sont, en guise d’argumentaire légitimant l’exploitation des besoins, du labeur et des maladies d’autrui.

    Définitivement, la partie possédant ces moyens de production sera toujours avantagée par ses possessions, et ne sera donc jamais égale à la majorité, soit au prolétariat, qu’elle exploite d’ailleurs, pour se hisser au-dessus de celui-ci, et pour expliquer la concentration de la richesse en son sein.

    Et les libertariens ne pourront jamais nier certains faits, dont celui qu’un arbre à l’ombre, ne poussera jamais plus vite qu’un arbre au Soleil, bien arrosé de rosée. Ainsi, on peut déjà, d’emblée, affirmer que le possédant de ces moyens de production, sera toujours plus riche que la moyenne de ces majoritaires prolétaires, exploités d’ailleurs, pour la cause.

    Et puisque j’affirme qu’il y a exploitation, autant argumenter cette affirmation, que je ne saurais laisser en pâture à mes paresseux intellectuels si chéris, que sont les liberta-bon-à-riens.

    L’exploitation existe, n’en déplaise au courant libertarien, conciliant à celle-ci.

    En effet, le courant libertarien nie l’existence de l’exploitation, puisqu’il y a entente entre deux parties, soit celles que je cite plus haut. Et puisqu’il y a entente entre les prolétaires et les bourgeois, cela signifie t-il que l’exploitation n’existe pas? En fait, je vous pose ma question autrement. Est-ce que le mouton tondu l’est moins parce qu’il se laisse faire? Est-ce que le fait qu’il ne se débatte pas, peut nous permettre de nier l’existence de cette tonte?

    Biens sûr que non! Tout comme l’entente entre deux parties, l’une exploitante, l’autre exploitée, ne peut finalement que se traduire par une entente sur les modalités de l’exploitation en question! Rien de plus logique!

    Autrement dit, le système de salariat, le capitalisme, et d’emblée la propriété des moyens de production, signifie également, sans l’ombre d’un doute, un divin droit d’exploiter le labeur d’autrui, voire autant ses besoins et ses maladies.

    N’en déplaise donc aux libertariens, l’exploitation est un fait bien réel dans le capitalisme, pour expliquer l’enrichissement d’une minorité, dite parasitaire alors, sur le labeur d’autrui, sur les besoins d’autrui et sur les maladies d’autrui.

    Cela signifie donc que les dés du jeu sont pipés, et que le système lui-même conditionne ces inégalités économiques, qui elles, conditionnent à leur tour les inégalités sociales par conséquent, d’autant plus dans un système dont l’État ne joue plus aucun rôle, sauf celui de protéger la dictature du ô kapital, bref, des gens surtout, qui le possèdent.

    Il n’y a donc aucune possibilité d’avoir des être humains nés sous la même étoile, et non pas parce que «c’est simplement ainsi et que ça l’a toujours été», mais bien parce que le système capitaliste crée ces conditionnements et légitime l’exploitation des divers besoins d’autrui, via la potentialité d’acquérir des moyens de production, eux-mêmes conditionnant l’enrichissement personnel d’une minorité, sur le labeur, les besoins et les maux de la majorité.

    Rien d’étonnant alors, à ce que les prolétaires n’engagent pas le lien avec le RLQ, sauf évidemment, par aliénation, ou par aspiration à exploiter à leur tour, le mauvais sort des autres.

    Les idées des libertariens et la réalité

    1-Les libertariens prônent l’abolition du système de santé actuel, pour sa privatisation totale.

    Pourquoi nous sommes-nous donné le système de santé actuel, universel, donc accessible à toutes et tous? Maintenant que nous avons fait le tour de la question du partage des richesses, et bref, des conditions apportées par les conditionnements précis de chacun, et que nous avons conclu que toutes et tous ne naissaient pas égaux, je crois qu’il est aisé de répondre en affirmant que c’était parce que le mauvais partage des richesses d’antan et d’aujourd’hui, ne permettaient et ne permettent toujours pas à tous d’accéder au système de santé, une fois qu’il est privatisé.

    D’autre part, outre le simple accès universel, quelque soient vos moyens d’y accéder, il est surtout important de comprendre qui, d’entre nous, pourra entreprendre «librement» dans de tels systèmes de santé, privatisés. Or, il paraîtra désormais évident au lectorat, que la bourgeoisie minoritaire, chez qui s’est entassée la richesse sur le dos de la majorité prolétarienne, sera la seule potentielle actrice d’une telle initiative.

    Bref, en parfaits totalitaires qu’ils sont, les libertariens vous affirmeront que toutes et tous, «désormais libres d’entreprendre», pourraient entreprendre cette initiative. Or, on s’entendra pour dire qu’il faut du capital pour entreprendre, et que les faits nous portent à croire, ou plutôt à observer, que la minorité parasitaire bourgeoise, chez qui s’est entassée la richesse -ce dont ils nient l’évidence-, sera porteuse de cet entreprenariat, elle seule. Et que bref, le prolétariat pour sa part, ne pourra qu’être libre, lui, de se plier au diktat du ô kapital, concentré chez nos «chers bourgeois», lesquels sont les véritables cibles d’intérêts de nos amis libertariens.

    La privatisation de la santé n’est donc pas une priorité des prolétaires, exploités par les bourgeois minoritaires aptes à entreprendre en la matière, donc à exploiter d’avantages de besoins de ces prolétaires, mais bel et bien celle des bourgeois, précisément, parce que cela constituera, justement, un nouvel outil d’exploitation pour cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, défendue par le RLQ, qui finance d’ailleurs la conciliation des membres de ce groupe sectaire et monolithique.

    La privatisation de la santé, d’ailleurs, coûtera plus chère per capita, puisqu’il est déjà admis, qu’une partie, à savoir cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, voudra sa cote sur cette pratique parasitaire. Indéniablement. Et cela, sans parler des dépenses qui seront ajoutées pour la simple compétition. Pour un être humain sensé, il s’agit là d’efforts dispensables, alors que le libertarien, lui, voit en la coupe à blanc d’une forêt, une opportunité de faire des profits.

    Cette idée n’en vaut donc pas la peine, sauf pour la minorité parasitaire bourgeoise.

    2-Les libertariens prônent l’abolition des services publics.

    Dans le même genre de constat, nous sommes forcés d’observer, encore une fois, que le capital n’est pas partagé dans ce système, et qu’il est concentré au sein d’une minorité avantagée par ses propres conditionnements, et ce, indéniablement.

    Donc, qui dit fin des services publics, dit fin de l’universalité de l’accès à ces services, et bref, cela dit également «fin de la soupape à la grogne populaire» que précipiterait un tel «chacun pour soi».

    Autrement dit, ce que prônent les libertariens, c’est ce «chacun pour soi», et tant pis si vous n’avez pas les moyens d’y parvenir. De telle sorte que, les filles et fils de riches, conditionnés par des parents riches, n’auront pas le même souci que les mômes des moins nantis. Et qu’avant même d’avoir «mérité» leurs «droits», selon un argumentaire biaisé, nous l’avons vu, il leur sera octroyés ces divins droits cités, d’accès à tous les services et même d’exploitation, déjà, selon les moyens de papa et maman, qui sont et seront toujours leur conditionnement, jusqu’à maturité, et encore.

    Donc, certes, on peut abolir tous les services sociaux, mais non sans admettre que cela perturbera profondément le politique, au point d’hausser les intérêts des prolétaires, à faire la lutte de classe. Cela ne servira donc, que temporairement la cause bourgeoise, et celle des sbires de cette classe minoritaire et parasitaire, soit ces libertariens.

    Les prolétaires n’ont donc rien à gagner à suivre un courant politique, s’affichant comme populaire, mais n’étant dans les faits que celui de la minorité parasitaire bourgeoise et de ses valets.

    3-Les libertariens prônent l’in-intervention de l’État

    Les libertariens voudraient donc que l’État se taise, sous peine d’en accuser son existence, des liens qui lient les membres d’une même classe et des plans machiavéliques qu’ils se mettent en place, afin de concrétiser les conditionnements, qui avantageront leurs intérêts communs, dans le but ultime, de se donner des conditions avantagées, évidemment.

    Mais de fait, les libertariens ne désirent pas la disparition de l’État, comme les communistes, mais celle de l’État qui ne se tait pas devant les inégalités sociales, découlant celles-ci des inégalités économiques conditionnées par le système capitaliste lui-même. Bref, les libertariens désirent un État bien à eux, conciliant, voire docile au diktat de ceux qui possèdent le ô kapital.

    Qu’est-ce qu’un État conciliant pour les libertariens? Eh bien, c’est un État qui reconnait toujours la propriété privée, dont celle des moyens de production, mais cela, sans jamais ne tenir compte des conditionnements de chacun, apportant à chacun pourtant, des conditions fort différentes. Bref, le «jem’enfoutismedesautres» s’affiche sans scrupule et prend le dessus. C’est ce que nomment fièrement, les auteurs libertariens, l’individualisme.

    On peut donc conclure que le seul bon État pour les libertariens, c’est celui qui sera docile à la minorité parasitaire bourgeoise et que par conséquent, les prolétaires n’ont rien à gagner à suivre ce courant, qui n’a visiblement rien d’un mouvement «populaire».

    L’état ne crée pas le corporatisme, les libertariens fabulent.

    Les libertariens prétendent que l’État crée le corporatisme. Mais je vous démontrerai à travers ces lignes, que l’État n’est que l’outil que s’est donné cette concertation bourgeoise, mentionnée comme l’élite du système capitaliste, dite corporatiste par les libertariens.

    L’État

    D’abord, l’État, du terme connu, vient historiquement des XVe et XVIe siècles et désignait une forme d’organisation du politique qui s’est développée à partir de la Renaissance. Il n’est pas d’hier comme on dit. Il a été précédé par la Polis grecque, la res publica romaine, le Saint Empire romain germanique etc. (Source :Wikipédia)

    L’État, c’est l’outil de lance et de relance économique et sociale, mais aussi l’outil de répression par excellence, contre l’opposition à la démocratie par exemple, et parfois, malheureusement, contre la démocratie elle-même. L’État représente une concertation populaire, autour d’une «forme de gouvernement». L’État naît donc d’abord du besoin des oligarques d’imposer populairement, ou «populistement» plutôt, leur diktat. L’État sert par conséquent, tant à épauler l’imposition d’un régime démocratique ou non, qu’à donner un semblant de démocratie aux masses populaires, soumises pourtant, aux oligarques qui trônent hiérarchiquement sur eux, si minoritaires soient-ils en comparaison à la majorité populaire, laborieuse celle-ci.

    L’État prendra plus tard une forme propre et relative aux «droits». On parlera alors d’État de droits. Mais là encore, cette forme d’État, comme d’autres, ne fait que concilier exploitants et exploités, sous une docilité semblant commune, mais aux nets avantages bourgeois. La propriété privée devient l’emblème privilégiée par les capitalistes, qui possèdent alors les moyens de production, et les capitaux pour s’en approprier, et/ou d’avantage.

    L’État de droits, certes, constitue une avancée quant aux droits des travailleurs vendant leur force de travail, mais il leur confère également l’obligation de respecter l’ordre établi par les capitalistes qui d’ores et déjà, mettent à profit les nouvelles règles en vigueur. Car qui dit «droit d’entreprendre», dit droit de tirer profit d’opportunités, tant malsaines que saines. Alors qui dit droit de «profiter d’opportunités», dit droit de «profiter du labeur d’autrui» entre autre, via cette potentialité que sont les moyens de production détenus par la bourgeoisie. Cela se coordonne via le besoins en général des prolétaires, et via leurs maladies en pratique, lorsque les réseaux de santé sont privatisés, s’il y a tel réseau.

    L’État de droits sert donc, oui, la cause des travailleurs en ce qui concerne ses droits communs, comme le droit de vivre et d’être respecté en tant qu’être humain, mais il consent également à permettre aux bourgeois le droit d’exploiter le labeur d’autrui et ce faisant, la concentration de richesse au sein de cette classe devient inévitable. Cet État de droits néglige donc les intérêts d’une classe, pour en avantager une autre. Toutes ententes en perspective, demeure favorable à l’une des deux parties. Et les privilèges des uns, mieux conditionnés par leurs conditions, n’est en rien un argumentaire scientifique pour justifier l’oppression des «autres» et cela, encore moins lorsque les autres sont majoritaires, en comparaison aux «uns».

    L’État n’est donc pas l’outil qui mène au corporatisme, mais plutôt, le corporatisme est l’évènement initial qui permet et qui pousse la bourgeoisie à se doter de l’État, ou à user de celui qui existe déjà, sans lequel, elle ne pourrait autrement imposer ses caprices et ses dogmes.

    Car qui dit État, dit également répression, et oppression conséquemment. L’État fait respecter les droits qu’il impose, via le bras armé qu’il se donne, que l’on le nomme la «police» ou l’armée. Qu’importe, l’État demeure donc toujours policier, même s’il ne s’affiche pas.

    Bref survol, certes, mais en ce qui concerne notre époque contemporaine, nous n’aurons pas besoin de survoler toutes les étapes de la progression de l’État pour donner notre verdict. Le constat final n’en sera point perturbé.

    Le capitalisme 101 et le rapport de classes

    Le capitalisme est un modèle économique, son nom le dit, carburant aux capitaux. Il met en valeur des dites lois immuables, consistant à donner des valeurs aux produits d’échange, selon leur offre globale, et leur demande globale. Un produit plus rare, grimpera par exemple en valeur, dû sa rareté, comme un autre, dense et facilement accessible aux couches les moins nantis, sera de moindre valeur. Une certaine logique s’applique, tant qu’on peut suivre les véritables statistiques de ces demandes et de ces offres. Autrement dit, on ne peut pas garantir la parfaite valeur d’un objet, via les outils que nous nous sommes donnés. L’inventaire d’une production par exemple, peut prendre des semaines à se concrétiser en chiffres observés et lorsque ces chiffres sortent, le constat réel n’est déjà plus le même.

    La valeur des produits brièvement expliquée, le capitalisme va au-delà des simples constats de valeur. Il permet, entre autre, d’amasser des capitaux, prétextant en cela, des pouvoirs relatifs y convenant, excusés par ce modèle économique et ses lois. Qui possède des capitaux, possède la possibilité d’entreprendre, bonne idée ou non en soutien. Qui possède les capitaux, peut s’approprier des moyens de production, telle une usine par exemple, sans pour autant démontrer quelconque mérite. Via cette usine, le propriétaire de ces moyens de production peut salarier des travailleurs lui offrant forces de travail en échange. Et qu’en disent les capitalistes purs et durs, l’entente entre ces deux parties ne peut que constituer une entente sur les modalités d’une exploitation, s’il y a profit créé par l’entreprise. La valeur de l’objet aura beau n’être connue qu’en temps et lieu de vente, ou d’achat, celle-ci, la valeur, définira néanmoins le taux d’exploitation du prolétaire, vendant lui, sa force de travail aux propriétaires de ces moyens de production pour créer une certaine richesse relative.

    D‘autre part, le capitalisme est tellement bien adapté pour favoriser un semblant de partage qu’il s’est donné des loteries, et le droit de léguer des «mérites» et des «sacrifices», permettant ceux-là, dans le système capitaliste, de revendiquer le droit d’en profiter, quitte à ce que ce soit au détriment d’autrui. Cette soupape populaire imposée par l’État n’est pas inutile, elle permet entre autre à la bourgeoisie de profiter allégrement de son titre, sans que le prolétariat ne s’en offusque, car celui-ci espère en la loterie, un véritable repartage des richesses. En effet, la loterie maintient la dictature bourgeoise en place, et elle maintient et fait survivre le système capitaliste par conséquent. La loterie serait donc, selon les prolétaires on ne peut plus aliénés, garante de justice sociale.

    Les classes et leurs intérêts

    Outre ce simple rapport entre prolétaires et bourgeois, il y a la réalité de leurs intérêts propres à chacun, en tant que classes précisément distinctes.

    La bourgeoisie détient les moyens de production, elle y trouve donc intérêt en la matière, en fonction de ce qu’elle peut en retirer économiquement. Par ses moyens de production, la définissant comme bourgeoise, la bourgeoisie se distinct inévitablement du prolétariat qu’elle embauche, devenant ce dernier, redevable à la bourgeoisie qui l’embauche, justement. Sans la bourgeoisie dans le modèle capitaliste, les capitaux sont insuffisants et les prolétaires ne peuvent entreprendre, quand même ils auraient de très, très bonnes idées. Il leur faudrait, par exemple, emprunter aux bourgeois la somme dont ils auraient besoin, et cela, aux modalités imposées par la bourgeoisie, qui ne pourrait qu’y voir une opportunité, là encore, de faire des profits.

    Le prolétaire est communément le travailleur salarié. Il vend comme nous le disions, sa force de travail pour subvenir à ses besoins primaires et/ou secondaires. Il vend cette force aux seuls capables de s’offrir son labeur, donc aux bourgeois en possédant les moyens. Le rapport entre cette classe et la classe bourgeoise n’est donc pas innée en l’humanité, mais relatif aux conditionnements qui menèrent lors de la révolution bourgeoise, à la dictature mondiale de celle-ci –dictature qui s’installa sur plusieurs siècles…- et à l’installation impérialiste, d’États pour ce.

    Ces deux classes n’ont donc pas le même intérêt dans leur système capitaliste respectif. L’un emploi l’autre et l’autre lui vend sa force de travail. Le prolétaire retire quelques miettes de la richesse qu’il crée de ses efforts, alors que le bourgeois lui fournissant ses moyens de production pour ce, en retire un véritable profit, profit qui sera nécessaire à la modernisation de ses moyens de production, mais dont il aura tout de même pleinement le contrôle. L’un travaille donc pour que l’autre amasse.

    Cette contradiction s’exerce en fait dans toutes les sphères du système capitaliste. Qu’il s’agisse de l’accès aux matières premières qui serviraient à fabriquer des objets de pacotille, ou des voitures de luxe pompeuses d’essence, tous n’ont pas le même accès à celles-ci. Que l’on ne mentionne que des restaurants merdiques où logent les pauvres, et ceux des riches, où les couverts dépassent la paie hebdomadaire moyenne des prolétaires, on y perçoit déjà une garantie d’injustice sociale. Ensuite, les vêtements, les articles ménagers ou les autres appareils qui pourraient légitimement faire l’envie des prolétaires, ne sont pas tous accessibles à ceux-ci, faute de moyens limités, concentrés ceux-là, chez la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

    Mais c’est surtout lorsque l’on aborde la question de la santé ou de l’éducation que l’écart de richesse vient perturber le débat. C’est que, sans éducation, il est difficile de se sortir de la pauvreté et que, sans santé, il est difficile de vendre sa force de travail, une fois mal en point. Alors que de l’autre versant, le riche, lui, n’a que faire de ces factures de pacotille, qui ne viendront en rien modifier son budget ou l’étouffer socialement. C’est pourquoi le riche n’espère pas autre chose que la privatisation de ces services, puisqu’il est apte à se les offrir et qu’il en profitera largement. Et que le pauvre de son côté, désire le maintien de la soupape sociale que l’on s’est donné via l’État, c’est-à-dire l’universalité de l’accès à ces services.

    D’autre part, on peut également observer l’arrivée d’une autre contradiction concernant la privatisation de la santé. Car certes, la privé en santé rend inévitable les deux vitesses, soit donc que les riches passeront avant les pauvres, parce qu’ils en auront les moyens. Mais il y a un débat tout autre, qu’est celui, précisément, de la capacité d’entreprendre, et de ce faire au détriment d’autrui. L’appropriation donc, des systèmes de santé, nécessite certainement une bonne contribution en capital, ce qui n’est pas d’augure pour tout le monde. Il y a donc une brèche dans la justice sociale, que l’État ne peut éviter que par son propre contrôle de l’universalité des soins, d’où cette révolution lors de la «Révolution Tranquille». Puisque de toute évidence, les moyens de soigner privatisés donneraient aux riches propriétaires de ces moyens, l’opportunité de s’enrichir sur les maladies d’autrui. Il faut noter là, que tous, toutes les classes, n’y trouvent donc pas leur compte.

    Les intérêts de classe se heurtent ainsi donc sans cesse. Ils forment les classes, telles qu’elles le sont. Chaque classe et ses intérêts, ne peut se concilier à l’autre classe et ses intérêts, parce qu’il y a contradiction. Parce qu’une classe sur l’autre, y trouve son compte. Parce qu’une classe en particulier, vit apparemment du labeur, des besoins et des maladies de l’autre classe, ce qui n’est rien de moins que de l’oppression, déguisée en conciliation de classes. Une conciliation qui ne sera jamais totale et qui ne pourra jamais l’être.

    Les intérêts de classe engendrent le corporatisme

    L’État n’est donc pas essentiel pour créer le corporatisme, les intérêts de classe suffisent à concerter les forces de chacune en un front commun. On y décèle par exemple, les syndicats, les outils d’aide aux travailleurs externes tels que les conseillers pour les accidentés du travail. On y trouve également des firmes d’études sans but lucratif comme l’IRIS, qui viennent appuyer demandes et réquisitions des salariés, en apportant celles-ci, des études scientifiques sur la relativité du coût de vie de chaque classe en notre société.

    Du côté des employeurs, l’appareil n’est envieux de celui des prolétaires. Conseil du Patronat, pratiquement collé sur le gouvernement… Diverses firmes d’études, financées par la bourgeoisie, appuient leurs demandes et sont même retranscrites dans divers journaux populistes. Le capitalisme en soi, leur lègue des divins droits, tels ceux que nous avons cité plus haut, dont celui d’exploiter les besoins, le labeur et la maladie d’autrui, par simple fait de posséder les moyens de ce faire. Les journaux eux-mêmes, ont un penchant patronat, puisque ces premiers appartiennent ni plus, ni moins, au patronat! Même son de cloche dans les médias télévisés, puisque les plates-formes, mise à part notre société d’État Radio-Canada, sont tous privées, et appartiennent donc à la bourgeoisie. Il serait fort étonnant de voir ces médias s’en prendre à leurs propres intérêts!

    Bref, même sans l’État, on peut déceler et y constater des intérêts forts différents d’une part et d’autre des classes qui forment notre société. Avec ou sans l’État, le corporatisme est néanmoins bel et bien présent dans nos sociétés capitalistes, et le seraient d’avantage encore, s’il n’y avait justement pas ces États, pour réguler et donner un semblant de justice sociale. Mais le système capitaliste ne nous donnera jamais justice, puisque même celle-ci s’achète avec des capitaux, que toutes et tous ne possèdent pas en même importance, nous l’avons vu.

    Il n’y a donc qu’un seul ingrédient nécessaire pour créer le corporatisme et l’État n’en est pas un. L’État, lui, n’est qu’un outil, créé pour donner au peuple, l’imaginaire émancipation qu’il désirait. Mais rien n’est plus faux. Les intérêts de classe priment et l’État, pour une classe comme pour l’autre, vient parfois embûcher le chemin.

    Par ailleurs, certaines soupapes sociales inscrites dans l’historique des États, sont indispensables au maintien du système prévalant. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu d’universalisation des soins de santé, ceux-là seraient toujours inaccessibles aux moins nantis, et les cliniques privées profiteraient encore plus aux bourgeois, où déjà, la richesse se concentre étant donné les moyens de production concentrés également chez ceux-là. Qui ici, peut avancer que le prolétariat ne se serait pas rebellé sans cette soupape sociale? Les idiots utiles du capitalisme, qui d’autre!

    Conclusion finale

    Les libertariens ne sont donc pas les sauveurs qu’ils prétendent être et n’ont rien de bon à apporter aux prolétaires, qui n’ont pas les mêmes intérêts que la classe minoritaire et parasitaire bourgeoise, que défendent ces libertariens.

    Bref, le RLQ n’est qu’un ramassis de putes à bourgeois, à qui les travailleurs salariés du Québec ne doivent surtout pas faire confiance!

    Certes, ils ont un véhicule plein d’idées, mais d’idées qui ont plus à voir avec les sites d’enfouissement et de compostage qu’autre chose!

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