Entrée, côté cour.

Bonjour, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, permettez-moi de me présenter: Mon nom est Philippe David. Je suis l’éditeur du blogue Le Minarchiste Québécois et j’ai eu le bonheur de recevoir une invitation à rejoindre l’équipe des 7 du Québec à travers une chronique hebdomadaire à tous les jeudis. C’est avec joie que j’ai relevé le défi que m’a lancé M. Pierre JC Allard.

Kossé qu’ça mange en hiver un minarchiste?

Un minarchiste est quelqu’un qui désire avoir moins de gouvernement dans sa vie. Au sens le plus strict, une minarchie est un  état dont le gouvernement est réduit aux seules fonctions régaliennes soit la défense, la police et le système judiciaire. Son seul rôle légitime est de protéger ses citoyens des agressions d’autres nations, des crimes contre la personne ou la propriété et de résoudre les litiges. De nos jours, nous nous contentons de militer pour limiter les pouvoirs du gouvernement de quelque façon que ce soit. Pour paraphraser George Washington, « le gouvernement ce n’est pas l’éloquence, c’est la force. C’est un serviteur dangereux et un maître impitoyable. » Et aussi cette citation de Frédéric Bastiat qui dit : « L’état est cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’applique à vivre au dépens de tout le monde. » Je compte donc, par mes écrits, tenter de vous convaincre que le gouvernement n’est pas réellement votre ami. Il n’est pas non plus le bienfaiteur altruiste que beaucoup croient qu’il est. En fait, le gouvernement est une entité qui est le plus souvent dirigée par des gens dont l’intérêt est de contrôler la vie des gens et de conserver le pouvoir à tout prix.

C’est l’économie, stupide…

Il existe une bonne raison pourquoi nous n’avons pas de cours d’introduction à l’économie au secondaire, c’est que ceux qui dirigent notre beau pays n’ont pas intérêt à ce que vous sachiez que vous vous faites royalement berner. Il n’existe aucune science qui comporte autant de sophismes que l’économie. Ces sophismes proviennent généralement du fait que la plupart des gens ne prendront pas le soin d’évaluer les conséquences d’une politique à long-terme et pas seulement à court-terme. Sur tous les groupes, pas seulement sur un groupe en particulier. Les politiciens se servent allègrement de ces sophismes pour favoriser un groupe de pression ou un autre, le plus souvent au détriment du reste du monde. C’est-à-dire vous, le contribuable qui paie pour ces largesses. Est-ce vraiment vrai que les gouvernement doivent augmenter leurs dépenses afin de maintenir la demande pendant une récession? Est-ce que la guerre est synonyme de prospérité économique? Est-ce que les subventions aux entreprises, les tarifs douaniers ou les programmes d’achat local sont vraiment bénéfiques? C’est quelques unes des questions que je compte explorer avec vous. Si vous désirez comprendre la politique, il est essentiel de comprendre l’impact que les politiques adoptées par votre gouvernement à Québec ou à Ottawa ont sur votre portefeuille et sur vos libertés individuelles. Je crois que vous serez surpris comment certaines politiques bien intentionnées peuvent avoir un impact négatif sur votre liberté, votre propriété et votre bien-être en général. J’espère vous convaincre, à travers ma chronique hebdomadaire que le gouvernement n’est pas la solution à vos problèmes. Le gouvernement est le problème.

J’espère que vous y participerez en grand nombres par vos questions et commentaires. Je vous y donne rendez-vous à tous les jeudis à partir du 14 janvier 2010. Bonne année à tous et à toutes.

Philippe David

Le Minarchiste Québécois.



62 pensées sur “Entrée, côté cour.

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    1 janvier 2010 à 0 12 10 01101
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    Bonjour Philippe

    Bienvenu à bord. Chausser les bottes de Gaetan qui prend sa « sabbatique » est déjà un grand défi. Vous joindre à nous dont la majorité sommes… disons, un peu plus a gauche que vous, en est un autre. Je vous en remercie. C’est la mission des 7 de favoriser ces étincelles. dont jaillit la lumière.

    Une bonne année à tout le monde.

    Pierre JC Allard

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    1 janvier 2010 à 3 03 29 01291
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    Du sang neuf! Bienvenue Philippe, c’est avec intérêt que nous te lirons.

    Bonne préparation mentale!

    François Marginean

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    1 janvier 2010 à 7 07 07 01071
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    Bienvenue

    Je tenterai de suivre et participer à vos articles.

    @ Pierre JC Allard
    « Plus à gauche que vous »

    Là il y a une très longue discussion à avoir .
    Ce qui signifie « être à gauche » de votre côté de l’Atlantique est très différent que sur le vieux continent .

    Aussi je vous avoue, Monsieur Allard, souvent hésiter à commenter certains articles à cause de cela : Hors sujet assuré afin de recentrer la base de réflexion du débat .

    Souvent je m’amuse de constater que de votre côté de l’Atlantique même nos hommes politiques les plus à droite vous sembleraient de dangereux bolchéviques .

    J’ai pour réflexe de toujours me poser la question : « A qui profite le crime » .
    Ma conclusion est toujours la même : Le pays de l’hégémonie …

    Imaginez donc l’Europe incluant la Russie désormais libérale largement plus diabolisée actuellement que la Russie … (La perestroïka c’est bien Russe et non Chinois que je sache)

    Et pour ce qui est de l’histoire n’en parlons même pas, que la Russie soit Tsariste, Communiste, Libérale, elle est toujours présentée comme un « ennemi » … (Pas la Chine, c’est flagrant …)

    La probité morale, la justice et l’honnêteté ne sont vraiment pas de notre côté même si en face nous n’avons pas à faire à des saints . (au moins ils ne tentent pas de se faire passer pour tel contrairement à nous …)

    La tyrannie et l’extrémisme religieux c’est les autres parait-il.
    Pourtant quand je regarde nos orientations depuis 2001 j’ai bien l’impression que la tyrannie et l’extrémisme religieux de « l’axe du bien » c’est bien de chez nous …

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    1 janvier 2010 à 7 07 45 01451
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    Il y a effectivement des débats à avoir. J’espère seulement que les visiteurs qui n’ont pas de maîtrise en économie ne se feront pas traîter d’incultes et d’imbéciles comme on peut le constater sur les sites libertariens, voire minarchistes. À mon avis, il faut faire attention de ne pas discréditer le discours de la gauche politique en l’associant continuellement aux ratés des gouvernements.

    La gauche ne rêve pas d’un état de plus en plus gros. La gauche ne cherche pas à limiter les libertés individuelles et à contrôler la vie des gens. La gauche rêve d’une démocratie. Démocratie dans laquelle les citoyens – et non les contribuables – auront leur mot à dire dans la gestion des affaires étatiques. La gauche rêve au jour où les chambres de commerce seront remis à leur place et cesseront d’influencer – de façon légale ou illégale – la conduite de l’appareil gouvernemental. La gauche perçoit l’état comme un outil qui contribue à assurer le bien-être de tous les citoyens. Une approche collective. La même que celle utilisée par les compagnies d’assurances; sans les profits toutefois…

    J’espère également que les « gauchistes » qui voudront participer au débat ne seront pas associés à des courants politiques qui n’ont rien à voir avec leurs idéaux. Combien de fois ai-je été témoin d’insultes et de sophismes, où un libertarien s’amusait à associer un militant de la gauche à Staline, à Castro ou à Chavez.

    Oui pour les débats civilisés afin – qui sait – de trouver des terrains d’entente qui nous permettront d’unir nos forces por améliorer le sort des québécois. C’est ce que nous cherchons, n’est-ce pas?

    Bonne année Philippe et bon succès dans ces pages. Une bonne année également à tous les rédacteurs, collaborateurs et visiteurs. Paix et amour à tous.

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    1 janvier 2010 à 8 08 11 01111
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    @ Pierre JC Allard

    Merci pour la bienvenue. Je dois vous avouer que je préfère me définir sur l’axe de l’autoritarisme plutôt que le vieux paradigme droite-gauche, même si on m’associe comme étant de droite. Mon approche se résume à promouvoir les libertés individuelles vs promouvoir l’état.

    @ Lutopium

    Il y a effectivement des débats à avoir. J’espère seulement que les visiteurs qui n’ont pas de maîtrise en économie ne se feront pas traîter d’incultes et d’imbéciles comme on peut le constater sur les sites libertariens, voire minarchistes. À mon avis, il faut faire attention de ne pas discréditer le discours de la gauche politique en l’associant continuellement aux ratés des gouvernements.

    Mon but ici sera plus d’éduquer. Je veux essayer une approche plus pédagogique. Je ne considère personne d’inculte lorsqu’il cherche à apprendre.

    La gauche ne rêve pas d’un état de plus en plus gros. La gauche ne cherche pas à limiter les libertés individuelles et à contrôler la vie des gens. La gauche rêve d’une démocratie. Démocratie dans laquelle les citoyens – et non les contribuables – auront leur mot à dire dans la gestion des affaires étatiques. La gauche rêve au jour où les chambres de commerce seront remis à leur place et cesseront d’influencer – de façon légale ou illégale – la conduite de l’appareil gouvernemental. La gauche perçoit l’état comme un outil qui contribue à assurer le bien-être de tous les citoyens. Une approche collective. La même que celle utilisée par les compagnies d’assurances; sans les profits toutefois…

    Sans vouloir t’offenser, l’idéal de la gauche semble toujours aboutir vers un état totalitaire parce que la gauche ne peut pas concevoir que certains chérissent leur liberté personnelle plus que vos idéaux. La philosophie que je défend ne cherche pas à imposer sa vision par la violence de l’état. L’état n’est pas un outil à être utilisé pour imposer votre vision. C’est là la différence entre vous et moi.

    Combien de fois ai-je été témoin d’insultes et de sophismes, où un libertarien s’amusait à associer un militant de la gauche à Staline, à Castro ou à Chavez.

    Parce que Staline, Castro et Chavez ne sont pas à gauche?

    @ tous

    Merci de vos mots de bienvenue et Bonne année.

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    1 janvier 2010 à 9 09 53 01531
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    Philippe David

    Je pense que nous vivrons sur la même longueur d’onde si j’en crois votre texte.
    BIENVENUE

    MEILLEURE année possible à toute l’équipe et participants.

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    1 janvier 2010 à 11 11 05 01051
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    Vous dites : le gouvernement n’est pas réellement votre ami… Allez-vous me faire accroire que Walmart ou Monsanto sont mes véritables amis ?

    Bonne chance !

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    1 janvier 2010 à 12 12 28 01281
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    Bonjour Phillipe et bonne année.

    Voici un rapport récemment publié par Sanjay B. Varshney, le doyen de la faculté de sciences économiques de l’Université California State, lequel évalue, en dollars US, l’impact de la réglementation de l’État de la Californie sur l’activité économique dans cet état.

    Le rapport évalue à 492 milliards $ annuellement (!!!) le coût total de la réglementation sur l’activité économique, ce qui équivaut à 1/3 du produit brut de cet état.

    http://www.sba.ca.gov/Cost%20of%20Regulation%20Study%20-%20Final.pdf

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    1 janvier 2010 à 13 01 44 01441
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    @ Philippe David

    Nous risquons d’avoir de sacrées conversations, pour référence un de mes commentaires sur un autre article içi :

    « Qu’ils dorment dehors et qu’il bossent jusqu’à la mort, nous on se prépare les nouveaux super bonus.
    Nous les méritons avec le nombre de maisons qu’on vend à un prix défiant toute concurrence actuellement …
    Il faut dire qu’on se marre bien, les vendeurs ne sont pas regardants sur les prix, ils vendent leurs dettes et ils continuent à payer ces mêmes dettes, nous on vend leur maison à un autre qui payera un crédit sur le même bien, cela fait que la même maison nous rapporte deux fois plus mensuellement .
    Ha ha ha ha…

    En plus leur gouvernement de pauvres emprunte à 3% pour nous prêter à 4%, ça nous évite de nous fatiguer à chercher du pognon et en plus on peut prêter ce même pognon venant des impôts des pauvres aux pauvres, tout en se faisant entre 4 et 8% de bénéfice au passage …

    Ben oui, qu’est-ce que vous croyez, on arrive à leur soustraire un bénéfice même sur le fric qu’ils nous prêtent les bons chtis citoyens…

    Car les emprunts à l’état c’est leur pognon à eux mais ils payent un pourcentage pour le récupérer.

    Ha ha ha, qu’ils sont cons, on les ruine, on leur emprunte et en plus ils payent pour bénéficier de leur propre pognon.

    Ils sont tellement cons qu’on recommencera la même opération dans 3 ou 4 ans et on pourra continuer à leur faire payer leur pognon …  »

    Je vous rassure, ça ne les empêche pas de dormir ni de recommencer à spéculer dans les mêmes travers .
    Ils vont dans le mur mais ils accélèrent et ils klaxonnent en plus, ils s’en foutent c’est la communauté qui paye pour eux car on ne peut pas se passer d’eux …
    C’est de l’ordre du syndrome de Stockholm, ils savent qu’ils nous enterrent mais que quoi qu’ils fassent on ne les laissera pas crever (à tord) …

    Le gros hic pour ceux qui nous gouvernent c’est qu’ils ne demandent plus de comprendre car la culture s’est assez démocratisée pour que nous puissions voir leur incompétence dans nos domaines respectifs . ( embêtant pour eux, ils auraient aimé vivre au moyen âge )

    Pourtant les hérésies dans le monde pratique proférées au nom de l’économicon sont légion …

    Le meilleur résumé d’économie qui soit se télécharge içi :

    http://www.savoir-sans-frontieres.com/download/fre/economicon.htm

    L’économie telle que nous la connaissons était censée « pacifier le monde » et nous faire vivre dans le meilleur des mondes depuis sa création il y a 60 ans …
    Quelle jolie fable n’est-ce pas …

    A mon sens tant que les CA des entreprises seront supérieurs aux PIB des états nous continuerons dans la déviance :
    Une entreprise n’est pas philanthropique ni même humaniste, ce n’est pas son rôle .

    Un état moins puissant que l’entreprise est loin de pouvoir se prétendre démocratique au sens commun du terme (financement des partis et lobbying etc…) .

    Nous disons vivre en démocratie, censée être le reflet des aspirations de la majorité.
    Dans les faits qui commande, fait et défait des élections, si ce n’est l’économie ????

    Dès lors cessons de parler de « démocratie », parlons de pognon-cratie .

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    1 janvier 2010 à 17 05 01 01011
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    Je crois que le nombre de gouvernements importe peu car les pires systèmes sont le collectivisme matérialiste de gauche et l’individualisme matérialiste de droite .
    Seul le centre peut permettre un véritable gouvernement pour tous et ici au Québec il manque deux gouvernements pour que nous devenions une nation normale, un gouvernement élu des régions et un gouvernement nommé des pays -nations de monde ( nos ambassadeurs Québecois dans les deux cent pays du monde et dans la centaine d’institutions internationales ).
    Votre proposition minimaliste ressemble étrangement à ce qui se passe dans tous les pays sous développés .
    Le seul gouvernement de trop est le gouvernement colonial de la fausse fédération canadian

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    1 janvier 2010 à 22 10 35 01351
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    Citation de lutopium
    « La gauche rêve au jour où les chambres de commerce seront remis à leur place et cesseront d’influencer – de façon légale ou illégale – la conduite de l’appareil gouvernemental »

    Au fédéral, au provincial, au É-U et dans la plupart des pays, le pouvoir est partagé entre deux partis seulement. Et ces partis sont redevable aux compagnies qui les ont financés. Ils sont donc au service des entreprises et non des citoyens. Et ces entreprises sont au service des actionnaires. Et les actionnaires sont au service des actions qui sont au service de la croissance des profits. Pour y arriver, l’entreprise devra atténuer ou éliminer les contraintes et le gouvernement fait parti de ces contraintes. Il y aura donc pression pour dérèglementer le marché et favoriser un appareil gouvernemental minarchiste…

    J’ai une éducation de droite, je suis du côté des entrepreneur et des capitalistes, j’ai des placements et j’ai une formation universitaire en administration. Avec le temps, j’ai réalisé que le gouvernement doit règlementer les marchés pour agir comme chien de garde car le libre marché se fait au détriment de la santé de l’environnement et des individus tout en accélérant l’appauvrissement de la population et la cristallisation des capitaux dans les mains des plus nantis. Cette lourde tendance nous mène vers une crise social, une crise environnement et une guère civile. Ce n’est pas pour rien que les mesures de sécurité sont resserré par l’instauration progressive de la loi martiale au É-U et partout dans le monde.

    Les ressources naturelles doivent être nationaliser et les profits des PPP ne retourne pas à la population, ce sont des sommes que nous perdons.

    Je comprends qu’il y a énormément de gaspillage dans l’appareil publique et qu’il faut une gestion responsable. Ce n’est pas les politiciens qu’il faut blâmer car c’est une refonte complète du système que nous devons reformer.

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    1 janvier 2010 à 22 10 23 01231
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    @ MichelG

    Vous dites: les pires systèmes sont;

    1) le collectivisme matérialiste de gauche

    et

    2) l’individualisme matérialiste de droite .

    *

    D’accord avec le premier… et les structures étatiques permettant cela sont connues… et facilement identifiables.

    Mais pour le # 2… quels système/structure permettent ça, selon vous ?

    *

    Et que quel système -selon vous- responsabilise l’humain et le rend solidaire et généreux avec ses semblables ?

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    2 janvier 2010 à 4 04 54 01541
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    @ iota

    « libre marché » ???

    ‘Z’êtes’ sérieux ? Nous sommes un des pays les plus réglementé au monde et tant que l’argent sera irréel, le libre marché ne sera qu’une illusion.

    Tant que cette monnaie de Monopoly existera, toutes les justifications au monde (lire réglementations), seront présentes pour compenser l’injustice, la pollution et les inégalités qu’elle(i.e. cette fausse monnaie) crée.

    Vous savez un beau discours, mais il ressemble beaucoup trop au message des médias de masse (qui est tout à faut faux, même s’il est répété ad nauséam).

    Je suis prêt à débattre -de façon très dirtecte mais respectueuse- de tout ça… même si cela fait 1 000 fois déjà que je le fais et ce, autant avec des gens qui se disent à gauche, qu’à droite, de -l’illusoire- échiquier politique

    p.s.
    Lorsque vous dites: « J’ai une éducation de droite »… est-ce que pendant votre éducation, il a été question d’analyser la position des Keynes et Friedman de ce monde et ce, par rapport aux politiques monétaires ? Selon vous, et par rapport à ce sujet précis, étaient-ils de droite ou de gauche ?

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    2 janvier 2010 à 5 05 33 01331
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    @ lutopium qui écrit:

    « J’espère également que les “gauchistes” qui voudront participer au débat ne seront pas associés à des courants politiques qui n’ont rien à voir avec leurs idéaux. »

    (…)

    « Oui pour les débats civilisés afin – qui sait – de trouver des terrains d’entente qui nous permettront d’unir nos forces pour améliorer le sort des québécois. C’est ce que nous cherchons, n’est-ce pas? »

    ***

    Tout à fait d’accord avec vous. Les généralisations et catégorisations faciles sont justement ça: trop faciles et elles rendent impossibles tous débats qui vont à la racine de nos problèmes.

    Toutes mes analyses ont un seul but: améliorer la vie de l’homme (et de sa fiancée). Et ce que je trouve le plus dommage, c’est qu’aujourd’hui, les gens qui se disent « à gauche »(et je cite un passage que j’ai trouvé sur un autre blogue et que j’ai légèrement modifié): « veulent trop souvent passer des lois sur tout, veulent un État toujours plus imposant pour le ‘bien commun’, veulent ‘préserver’ ceci et celà, ils idéalisent -trop souvent- un monde pré-capitaliste, etc, alors que, vouloir secouer cet ordre établi, cette véritable dérive collectiviste où il y a plus moyen de s’allumer une clope dans un bar, est en fait la vraie position ‘révolutionnaire’. La vraie dichotomie gauche/droite est changement/ordre établi. Je sais où je loge »

    En tout cas, j’ai exactement les mêmes désirs (ou plutôt: objectifs), que TOUS les gens de gauche, mais je sais -aujourd’hui- que toutes leurs solutions nous mènent (sans exceptions) tous vers un cul-de-sac monumental. Cela va être aussi désastreux que si nous laissions la ‘drédrette’ avoir tout le pouvoir.

    Finalement, je termine sur une petite confidence: pendant longtemps, j’ai déjà été un farouche collectiviste/étatiste… et ensuite un farouche gars de -ce que j’appelle avec dédain- de la ‘drédette binaire’ (pour ces gens: si la gauche dit qq chose, et qu’ils prônent exactement le contraire, ils pensent que c’est mieux), ensuite, j’ai été un minarchiste et aujourd’hui je ne suis plus ‘rien’ (*) …

    Je ne suis qu’une personne qui essaye de rechercher la réalité en tout(et donc, possiblement, les bonnes solutions) et ce, dans l’espoir de rendre la vies des gens meilleure. Phoque les chapelles idéologiques. Vraiment !

    *(sauf que pour moi: les libertariens identifient le mieux les problèmes qui nous affligent et nous affligeront avec encore plus d’acuité dans les prochaines années. Pour les solutions par contre: elles sont selon moi, souvent soient mal expliquées ou soient pas assez ‘étapistes’, car il est impossible de tout changer d’un coup, sans tout ‘casser’)

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    2 janvier 2010 à 5 05 44 01441
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    @ Garamond qui écrit:

    « Allez-vous me faire accroire que Walmart ou Monsanto sont mes véritables amis ? Bonne chance ! »

    Non, ils ne le sont pas plus… je laisse les gens de la ‘drédrette’ défendre l’indéfendable…

    Par contre, plus d’État, n’est pas la solution, car ce sont des politiques monétaires *de l’État* + réglementation *de l’État* qui rendent leur existence possible…

    Dans un véritable libre marché (ce mot a été diabolisé à tort), des milliers d’entreprises se feraient une saine compétition(ce mot également a été diabolisé à tort) et ce, pour le plus grand bénéfice de TOUT le monde…

    Et je peux facilement le démontrer… suffit de vouloir comprendre.
    😉

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    2 janvier 2010 à 7 07 38 01381
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    @ Sébas

    Le gros souci est exactement celui-là : L’économie réelle .

    Voici belle lurette que l’argent n’est plus indexé sur l’or, ni sur quoi que ce soit de réel d’ailleurs …

    Les surprises sont devant nous, nous vivons sur du virtuel depuis bien plus longtemps que l’internet n’existe .

    Le mensonge et la tricherie commencent à être évidents .
    Pour ma part il est impossible de croire aux vertus de la libre concurrence alors que les ententes illicites et le lobbying au cœur de l’état sont des évidences .

    Pour nous avoir vanté les vertus du marché et de son autorégulation, tous les grands spécialistes de l’économie auraient du empêcher tous les gouvernements d’intervenir au sauvetage du système financier …

    Ce sauvetage nous indique clairement un système de solidarité à sens unique : L’état et le citoyen philanthropes pour l’économie mais l’économie philanthrope pour personne …

    En réalité l’état providence à l’attention d’intérêts multinationaux privés .

    Un véritable bolchévisme économique et antisocial .
    D’ailleurs « le nouvel ordre mondial » (l’internationale) était un des sujets cité comme dangereux et dictatorial quand les communistes en parlaient …

    Je ne vois pas pourquoi cette idée de malade dite par des communistes deviendrai subitement une idée géniale un fois dite par des néo-cons .

    Pour le « plus d’état ce n’est pas la solution », c’est vrai depuis que la corruption de nos politiques est évidente . (cherchez donc « L’argent dette » de Paul Grignon…)

    Ce qui va nous faire le plus mal à l’avenir c’est que les pays émergents dont la Chine, ont une économie bien plus réelle que la nôtre tout en n’étant pas les moins bons dans le virtuel …

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    2 janvier 2010 à 9 09 07 01071
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    Sun Tzu:
    Je pas mal d’accord avec tout ce que vous dites. Que proposez-vous?

    p.s. J’ai communiqué avec Paul Grignon et je n’aime pas du tout sa solution. Ces constats sont pas mal bons par contre…

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    2 janvier 2010 à 9 09 16 01161
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    Mon but ici sera plus d’éduquer. Je veux essayer une approche plus pédagogique. Je ne considère personne d’inculte lorsqu’il cherche à apprendre.

    Si je n’adhère pas à vos enseignements, suis-je inculte?

    Sans vouloir t’offenser, l’idéal de la gauche semble toujours aboutir vers un état totalitaire parce que la gauche ne peut pas concevoir que certains chérissent leur liberté personnelle plus que vos idéaux. La philosophie que je défend ne cherche pas à imposer sa vision par la violence de l’état. L’état n’est pas un outil à être utilisé pour imposer votre vision. C’est là la différence entre vous et moi.

    Tu te trompes. La majorité des gens qui se disent « de gauche » ne souhaitent pas un état totalitaire. J’en ai marre de vous entendre parler de liberté individuelle comme si le concept vous appartenait et que vous seriez les seuls à le défendre. Vous ne savez pas ce que sait la liberté. Demandez à un iranien, il vous en causera du manque de libertés individuelles. Et c’est vous qui dénoncez les sophismes? Alors pourquoi toujours utiliser le terme « violence » lorsque les gens discutent de solutions pour la collectivité? Et la compagnie d’assurance qui refuse de rembourser vos frais dentaires, elle est violente?

    Je persiste à croire que derrière ces belles idées du « bonheur-individuel-garanti-aux-plus-forts » se cache le miroir d’un égoisme démesuré.

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    2 janvier 2010 à 9 09 35 01351
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    iota

    Parfaitement d’accord avec vous.
    Moi je pense qu’au contraire les politiciens sont à blâmer parce que ce sont eux qui doivent nettoyer le système et remettre dans le droit chemin l’administration publique.
    Ils doivent faire des lois pour par exemple empêcher l’évasion fiscale et répartir la richesse au pays ou dans la province.
    Depuis les années 60, aucun parti politique n’a travaillé pour la population excepter faire des lois « perforées » comme l’assurance maladie ou un controle strict aurait dû être établi pour empêcher les abus autant du côté des patients étrangés que des administrations médicales.
    Le système anglais qui fait que les partis politiques reçoivent des argents des compagnies et de personnages quelconques, devrait « disparaître ».
    Le Québec, par exemple, possède une station de TV, TÉLÉ QUÉBEC qui pourrait servir aux partis politiques, gratuitement et d’une façon égale, pour expliquer à la population leur programme respectif durant une campagne électorale ou en d’autres circonstances.
    Pas de pancarte ou de message publicitaire dans les stations payantes.
    Tout devrait être mis en place pour que justice et égalité soient « appliquées » pour toutes et tous………..

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    2 janvier 2010 à 11 11 10 01101
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    Moi qui a toujours cru que le minarchisme était un peu comme travailler en dessous de la table, je viendrai sûrement lire vos chroniques en espérant repartir les poches pleines de bacon non-imposable!

    Salutations à Koval et a Drwn! 🙂

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    2 janvier 2010 à 12 12 15 01151
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    Depuis 1945 suite au massacre de plus de 54 millions de citoyens par les deux systèmes de droite et de gauche matérialistes , l’humanité à fait des pas vers un équilibre au centre en allant chercher le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche pour des mesures sociales au centre sans le pire dela droite et de la gauche
    Tous les pays du monde qui n’ont pas encore accédés à cette justice sociale au centre se retrouvent à l’extrème droite capitaliste individualiste des totalitaristes minimalistes ou à l’extrème gauche des collectiviste totalitaristes .
    Donc des pays de goulags de gauche ou de camps de concentration de droite .
    L’erreur mortelle des capitalistes est de donner plus de pouvoir à des individus et à des partis qu’aux nations et l’erreur mortelle des collectivistes est de donner plus de pouvoir au parti unique qu’aux individus et aux nations .
    Ces deux extrèmes droite -gauche sont des aberrations individualistes irrespectueuses des collectivités et collectivistes irrespectueuses des individus . Mais les deux ne respectent pas les nations
    Au Québec ces deux aberrations en mouvement sont le QS à deux faces et l’ADQ Dumont
    Et le PLQ c’est n’importe quoi et n’importe , une coalition coloniale royaliste totalitaire canadian pour détruire la nation Québecoise

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    2 janvier 2010 à 14 02 18 01181
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    Je pense qu’il n’y a pas de solution miracle. Comme Philippe David, je ne suis pas entièrement contre l’idée d’un gouvernement, mais il faut repenser celui-ci. Selon moi, l’idée qu’une minorité de personne dirige une population entière est complètement tordue.

    Je crois qu’après avoir expérimenté l’individualisme et la surconsommation, il y aura une sorte de transformation de notre société qui se fera. Changement de valeurs, de vision du monde, politique participative, etc. Ça se fait tranquillement…

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    2 janvier 2010 à 18 06 58 01581
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    Bonjour Philippe,
    Bienvenue sur les 7. Je me disais, aussi, que le Minarchiste, c’était une bonne idée…
    Mes souhaits sont comblés… 🙂
    Avec hâte de vous lire…

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    2 janvier 2010 à 18 06 06 01061
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    @ lutopium

    Vous dites:
    « Si je n’adhère pas à vos enseignements, suis-je inculte? »

    Ce n’est pas une question d’être inculte ou pas…

    Voilà, en plus des insultes et généralisations/catégorisations faciles qui empêchent tout débat (et je l’ai fais moi-même hier en parlant de la drédrette et je le regrette), il y a ceux qui affirment que ‘tout est relatif’ ou que ‘tous les opinions se valent’, qui agissent comme une sorte d’éteignoir à ces débats.

    Pout ma part, en ce siècle ou les impressions servent trop souvent de réalité, j’affirme qu’au contraire il y a UNE réalité pour tout et que c’est notre subjectivité, nos manques de connaissances, nos préjugés, notre éducation, etc, qui nous empêchent de la saisir…

    La seule façon -pour moi en tout cas- d’améliorer notre monde, c’est 1) poser les bons diagnostiques basés sur des faits et des philosophies saines-qui restent à définir et 2) d’agir en conséquence.

    **

    Vous dites:

    « Alors pourquoi toujours utiliser le terme “violence” lorsque les gens discutent de solutions pour la collectivité?  »

    Parce que dans « décisions collectives consensuelles », il y automatiquement oppression…

    A part ce qui touche nos droits individuels universels, rien de peut être ‘collectif’ sans être aussi, oppressif.

    J’ai écrit ça sur un autre site:

    « Si le ‘bien commun’ est toujours un concept subjectif et est toujours décidé par une très petite minorité de personnes (qui s’arrogent ce droit ultime), peut-on encore parler de bien commun ?

    Et si ce concept était trop subjectif pour être défini ?

    Et si seule la protection de nos droits individuels « universels » était un concept objectif qui peut être qualifié de ‘bien commun à protéger’, alors ne sommes-nous pas dans un cul-de-sac ‘collectif’ ? 🙂

    En tout cas, Louis et tous les autres collectivistes (de gauche OU de droite), vous dénoncez un paquet de trucs qui doivent être dénoncés, mais pourquoi ne pas chercher -ce qui constitue à mes yeux en tout cas- la source philosophique de toutes ces dérives ? »

    ***

    Vous dites:

    « Et la compagnie d’assurance qui refuse de rembourser vos frais dentaires, elle est violente? »

    Tant qu’aucune assurance (et qui dit assurance, dit protection contre les catastrophes SEULEMENT), sera obligatoire (comme les fausses assurances imposées par les gouvernements, i.e. ass. med.; ass santé; ass. parentale; ass auto; etc), votre exemple ne peut utilisé.

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    2 janvier 2010 à 18 06 11 01111
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    Oups:
    « toutes les opinions se valent »
    « j’affirme qu’au contraire, qu’il y a UNE réalité pour tout »
    « votre exemple ne peut être utilisé. »

    p.s.
    En 2010, je brise temporairement ma résolution de ne pas prendre de résolution, le temps de prendre la résolution de vérifier résolument mes textes avant de me résoudre à d’appuyer sur le piton-manon…

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    2 janvier 2010 à 18 06 22 01221
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    @ MichelG:

    Je ne comprends pas ce que signifie pour vous ces 2 expressions;

    « deux systèmes de droite et de gauche matérialistes »

    Je vous ai posé une question… la revoici:

    ***

    @ MichelG

    Vous dites: les pires systèmes sont;

    1) le collectivisme matérialiste de gauche

    et

    2) l’individualisme matérialiste de droite .

    *

    D’accord avec le premier… et les structures étatiques permettant cela sont connues… et facilement identifiables.

    Mais pour le # 2… quels système/structure permettent ça, selon vous ?

    *

    Et quel système -selon vous- responsabilise l’humain et le rend solidaire et généreux avec ses semblables ?

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    2 janvier 2010 à 18 06 41 01411
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    @ Rémi:

    Vous dites:

    « Je pense qu’il n’y a pas de solution miracle. »

    D’accord avec vous qu’il ne faut pas s’attendre à des miracles. Par contre, même si l’humain est imparfait, pour moi il existe un système qui peut palier à presque toutes ces imperfections, et favoriser au maximum les beaux côtés de l’humain. C’est mon incessante quête, en tout cas.

    *

    Vous dites:

    « Comme Philippe David, je ne suis pas entièrement contre l’idée d’un gouvernement, mais il faut repenser celui-ci. Selon moi, l’idée qu’une minorité de personne dirige une population entière est complètement tordue. »

    Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii et c’est la triste histoire de l’humanité. Nous avons TOUJOURS été dirigé par une minorité de collectivistes de tout acabit (même dans la soi-disant démocratie athénienne), qui disaient travailler pour ‘le bien commun de tous’… et l’histoire est là pour nous démontrer leurs lamentables échecs répétitifs…

    *

    Vous dites:

    « Je crois qu’après avoir expérimenté l’individualisme et la surconsommation »

    J’ai écrit ça sur un autre blogue:

    « Ouais, nous sommes une société de plus en plus étatique et collectiviste et les gens deviennent de plus en plus égoïstes et individualistes… paradoxal ou ceci étant le fruit de cela ?
    😉 »

    « La multiplication des lois, des interventions liberticides, la collectivisation/étatisation/judiciarisation de nos vies… ne nous oppressent pas et ne nous rendent pas de moins en moins solidaires et de plus en plus individualistes et la concentration du capital entre de moins en moins de mains, ne créent pas de plus en plus d’injustices et ne nous gâchent pas la vie? »

    Et je vais rajouter ceci:
    Les multinationales ne pourraient pas exister sans la présence d’interventions gouvernementales (politiques monétaires et réglementaires). Elles ne sont pas des créatures naturelles du libre marché.

    *

    Vous dites:

    « il y aura une sorte de transformation de notre société qui se fera. Changement de valeurs, de vision du monde, politique participative, etc. Ça se fait tranquillement… »

    Euh, tout ce que je vois, c’est de plus en plus d’interventions gouvernementales (qui nous dirigent tous vers une dictature ‘soft’, mais dictature quand même), pour régler ce qui est -à la base- un problème d’interventions gouvernementales, justement. Voulez-vous au moins essayer d’entrevoir cette possibilité ?

    Triste époque… car trop de gens croient les médias, et les faux paradigmes entourant la droite et la gauche.

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    2 janvier 2010 à 19 07 29 01291
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    @ Lutopium

    Si je n’adhère pas à vos enseignements, suis-je inculte?

    Inculte? Non. Inconsciente ou mal informée peut-être.

    Tu te trompes. La majorité des gens qui se disent “de gauche” ne souhaitent pas un état totalitaire. J’en ai marre de vous entendre parler de liberté individuelle comme si le concept vous appartenait et que vous seriez les seuls à le défendre. Vous ne savez pas ce que sait la liberté.

    Je vais te citer un petit passage de Road to Serfdom de Hayek:

    « Few are ready to recognize that the rise of fascism and naziism was not a reaction against the socialist trends of the preceding period but a necessary outcome of those tendencies. This is a truth which most people were unwilling to see even when the similarities of many of the repellent features of the internal regimes in communist Russia and National Socialist Germany were recognized. As a result, many who think themselves infinitely superior to the aberrations of naziism and sincerely hate all its manifestations, work at the same time for ideals whose realization would lead straight to the abhorred tyranny. »

    Ceci s’applique également au communisme et au socialisme. Vous croyez que je ne sais pas ce qu’est la liberté? Dites-moi, croyez-vous sincèrement que la liberté est imposée par diktat? Alors pourquoi croyez-vous que la collectivité doit imposer ses diktats à l’individu? Est-ce la liberté que d’être contraint aux voeux de la collectivité?

    Demandez à un iranien, il vous en causera du manque de libertés individuelles. Et c’est vous qui dénoncez les sophismes?

    L’Iranien ne vis pas dans un régime libéral. Il vit dans une théocratie qui n’est rien d’autre qu’une autre forme de collectivisme. C’est pourquoi il ne jouis pas de libertés individuelles

    Alors pourquoi toujours utiliser le terme “violence” lorsque les gens discutent de solutions pour la collectivité? Et la compagnie d’assurance qui refuse de rembourser vos frais dentaires, elle est violente?

    L’état impose ses « solutions » par la force. Toutes ses lois sont des contraintes qui sont enforcées au besoin par des arrestations policières, amendes et emprisonnement. Par exemple, parce que certains bien pensants de gauche et de droite ont décidé que de consommer des drogues était malsain, des centaines de milliers sont emprisonnés à chaque année pour avoir commis un acte qui n’affecte qu’eux-mêmes. Selon eux, aucun individu n’est propriétaire de son propre corps et responsable de ce qu’il ingère.

    Je ne sais pas à propos de vous, mais quand j’ai souscrit à ma police d’assurance dentaire, il était indiqué dedans exactement quels actes étaient remboursés à quel pourcentage, ainsi que du remboursement maximum annuel auquel j’avais droit et j’avais le choix de plusieurs niveaux de couverture à différents prix. J’avais la liberté de choisir la couverture qui me convenait. J’avais aussi la liberté de ne pas y souscrire du tout, ou d’aller souscrire à une assurance autre que celle de mon employeur. Dis-moi, quels choix aie-je eu avec la RAMQ? Elle est où la liberté là-dedans? Non seulement n’aie-je aucun choix, mais parce que c’est l’état qui paie pour mes soins, ça lui permet aussi de me dicter si et où je peux fumer ou ingérer de la malbouffe. Ce que je mange ne devrait regarder que moi et si mes soins de santé étaient à ma charge, personne n’aurait le droit de me dicter ce que je devrais manger. C’est ça la liberté.

    Je persiste à croire que derrière ces belles idées du “bonheur-individuel-garanti-aux-plus-forts” se cache le miroir d’un égoisme démesuré.

    Charité bien ordonnée commence par soi-même. Nous croyons au bonheur individuel garanti pour tous, pas seulement pour les plus forts et la seule raison que les forts sont plus fort, c’est qu’ils ont l’état derrière eux.

    @Sun Tzu

    Pour nous avoir vanté les vertus du marché et de son autorégulation, tous les grands spécialistes de l’économie auraient du empêcher tous les gouvernements d’intervenir au sauvetage du système financier …

    Je ne sais pas où vous prenez vos informations, mais je vous signale qu’aucun économiste qui vante les vertus du marché et de son autorégulation n’a approuvé des plans de sauvetage. Le Cato institute a publié une pétition signée par plus de 1000 économistes contre ces plans de relance dans le Wall Street Journal. Les seuls soi-disants experts économiques qui approuvent de ces transferts de richesse des pauvres vers les riches sont ceux qui approuvent de l’interventionnisme d’état dans l’économie.

    @ Aimé Laliberté

    Voici un rapport récemment publié par Sanjay B. Varshney, le doyen de la faculté de sciences économiques de l’Université California State, lequel évalue, en dollars US, l’impact de la réglementation de l’État de la Californie sur l’activité économique dans cet état.

    Le rapport évalue à 492 milliards $ annuellement (!!!) le coût total de la réglementation sur l’activité économique, ce qui équivaut à 1/3 du produit brut de cet état.

    N’est-il pas surprenant que la Californie est l’état américain avec les finances publiques les plus malsaines et qu’il sera bientôt en faillite s’il n’est pas renfloué par le gouvernement fédéral au dépends des contribuables des 49 autres états?

    La grande fiction par laquelle tout le monde essaie de vivre au dépends de tout le monde.

    @ Garamond

    Vous dites : le gouvernement n’est pas réellement votre ami… Allez-vous me faire accroire que Walmart ou Monsanto sont mes véritables amis ?

    Walmart et Monsanto ne sont les amis de personne mais dans un marché libre de tout intervention gouvernementale (donc de toute subvention et bailouts et d’entraves à la compétition), il ont un plus grand intérêt à bien vous servir que le gouvernement qui a toujours été le pire des monopoles.

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    2 janvier 2010 à 19 07 39 01391
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    « Walmart et Monsanto ne sont les amis de personne mais dans un marché libre de tout intervention gouvernementale (donc de toute subvention et bailouts et d’entraves à la compétition), il ont un plus grand intérêt à bien vous servir que le gouvernement qui a toujours été le pire des monopoles. »

    Non seulement ce que vous dites Philippe, mais dans un véritable libre marché (qui dit libre, dit ‘monnaie libre’ aussi!), il ne pourraient vraiment et carrément pas apparaître/exister.

    Je disais justement que les libertariens manquaient souvent de pédagogie… et sur CE point (sur tous les autres, je vous trouve généralement bon…), vous n’êtes pas différents des gens comme antagoniste qui ‘oublient’ que dans un système où les mécanismes optimaux d’un libre marché opèrent à 100%, les multinationales ne pourraient pas exister. Ça change vraiment tout… et la-dessus, nous devons nous améliorer… car la gauche a tellllllllllllllllement raison de dénoncer tout ce qu’elle dénonce par rapport à leurs exactions (en parlant des ‘multis’, toujours)

    Pour le reste, je trouve vos arguments très bons.

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    2 janvier 2010 à 20 08 59 01591
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    @ Gaëtan Pelletier.

    Merci de votre mot de bienvenue. Je suis certain que j’ai de grandes chaussures à remplir, mais j’aime les défis.

    @ Sébas

    Je n’irait peut-être pas jusqu’à affirmer que les multinationales seraient impossibles dans un marché libre, cependant elles seraient certainement plus rares. Il ne faut pas confondre multinationale et monopole. Théoriquement, il est beaucoup plus difficile de maintenir une position de monopole dans un marché libre, mais ce n’est certainement pas impossible pour une même compagnie d’opérer dans plusieurs pays, ce qui est par définition une multinationale. C’est en réalité seulement le système corporatif qui n’existerait pas.

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    3 janvier 2010 à 1 01 56 01561
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    Salut Philippe David, l’informaticien de profession. J’aimerai bien connaitre ta formation initiale vu les autodidactes que regorgent cette profession.

    Ton projet est ambitieux est délicat car il faut pour arriver a bon port et pas se noyer corps et âmes bien maitriser l’économie, l’histoire politique, la philosophie et la logique indispensable pour un raisonnement cohérent. Cet ensemble de choses est rare a trouver de ce que je constate autour de moi.

    Alors ca fait tjs plaisir de voir les gens discutaient politique mais j’ai déjà donné pour m’embarquer sur un simple radeau.

    Bon vent !

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    3 janvier 2010 à 3 03 00 01001
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    @ Philippe:

    Vous dites:

    « Je n’irait peut-être pas jusqu’à affirmer que les multinationales seraient impossibles dans un marché libre, cependant elles seraient certainement plus rares. »

    Ouais, possiblement…
    Par contre, vous conviendrai avec moi, que dans un véritable libre marché (donc à des années lumières de notre système actuel), il y aurait des centaines et des centaines de ces ‘ »multis’, – plus innovatrices les unes que les autres- et ce, dans chaque secteur…

    Vous dites:

    « Il ne faut pas confondre multinationale et monopole. Théoriquement, il est beaucoup plus difficile de maintenir une position de monopole dans un marché libre »

    Ça serait même impossible…
    😉

    *

    Vous dites:

    « mais ce n’est certainement pas impossible pour une même compagnie d’opérer dans plusieurs pays, ce qui est par définition une multinationale. »

    Tout à fait d’accord…

    *

    Vous dites:

    « C’est en réalité seulement le système corporatif qui n’existerait pas »

    Pas certain de comprendre votre argument…
    Je ne pense pas que le système corporatif soit LE problème par rapport à notre recherche d’un marché vraiment libre et optimal…

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    3 janvier 2010 à 5 05 45 01451
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    @ MichelG

    Je n’aurais jamais su le dire tout aussi bien, c’est exactement le fond de ma pensée .

    @ Philippe David
    Ils est vrai que certains économistes n’étaient pas du tout d’accord avec le plan de sauvetage.

    Cependant nous avons tous pu constater que d’accord ou pas d’accord toutes les banques ont encaissé le pognon, aucune n’a refusé !

    Mieux encore, celles ayant bénéficié de cette manne financière n’ont pas même respecté leurs engagements de redistribuer ces prêts dans l’économie réelle .
    De là nombre d’entreprises ont du fermer leurs portes.
    C’est dingue ce que les banques sont regardantes à prêter le pognon qu’elles ne voulaient pas …

    —————–

    -« Les seuls soi-disant experts économiques qui approuvent de ces transferts de richesse des pauvres vers les riches sont ceux qui approuvent de l’interventionnisme d’état dans l’économie.. »

    Seriez-vous en train de parler de dangereux gauchistes, non ?
    Parce que la seule règle de l’économie ultra-libérale est justement d’asservir le plus faible, de l’absorber …
    Pas de place à la « bio-diversité » en économie, le but n’est pas de vivre et laisser vivre mais d’être le plus fort et le plus gros, celui qui impose sa loi …

    Entrons-donc au cœur du sujet sans fard, pensez-vous que les guerres made in USA soient indépendantes de l’économie ?

    En Irak et en Afghanistan les USA se battent contre ceux qu’ils ont eux-même formé et armé pour des raisons de lobbying économique (gaz pétrole) mais aussi en façade pour des raisons politiques (en façade seulement)…

    La démocratie c’est les citoyens, une majorité .
    L’utra-libéralisme économique c’est une minorité qui impose ses décisions à la majorité (donc à la démocratie) par différents types de pression : Lobbying, délocalisation, licenciements, infiltration des milieux politiques etc…

    L’ultra-libéralisme est simplement une forme de dictature rampante et antisociale .
    La dictature c’est bien asservir la majorité des citoyens au bénéfice d’une minorité…

    Le nouvel ordre mondial c’est bien l’idée de l’internationale communiste mise à la sauce « internationale ultra-libérale » .

    Les points communs sont nombreux entre ultra-communisme et ultra-libéralisme, seule la forme change …

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    3 janvier 2010 à 5 05 55 01551
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    Vos discussions polies à tous sont une délectation pour mon âme de patriarche 😉

    Je pense que nous sommes au début d’une méritoire mise à mort des concepts éculés de gauche et de droite… après quoi le discours politique prendra du mieux, et on arrivera peut-être à défendre des propositions concrètes plutôt que des préjugés.

    Dans un premier temps , nous devrions peut-être nous mettre d’accord pour remplacer gauche-droite par le fameux graphique à deux axes – (aujourd’ui je n’ai pas le nom en tête, le premier qui s’en souvient svp le met) qui oppose dans une dimension autoritarisme vs concertation et dans l’autre solidarite vs initiative.

    Quand on le fait, on discute plus tranquillement, car TOUT LE MONDE est pour pour l’ordre contre l’anarchie, pour le consensus contre l’arbitraire, pour la solidarité contre l’égoïsme et pour l’initiative contre l’immobilisme. Il faut seulement placer les curseurs…. Si on continue de parler raisonnablement on pourra proposer des décisions politiques objectives: c’est ça, placer les curseurs

    Pierre JC Allard

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    3 janvier 2010 à 8 08 29 01291
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    Je pense que nous sommes au début d’une méritoire mise à mort des concepts éculés de gauche et de droite…

    Peu importe Pierre, peu importe. J’adhère encore aujourd’hui à cette symbolique de la gauche et de la droite. Elle indique qu’il faut choisir son camp. Vous décidez d’appuyer l’aristocratie et les nobles ou vous vous rangez derrière les travailleurs et les démunis de ce monde. Et ça n’a rien à voir avec des expériences ratées qui ont eu lieu au cours des deux derniers siècles. Encore une fois, utilisation de sophismes:

    As a result, many who think themselves infinitely superior to the aberrations of naziism and sincerely hate all its manifestations, work at the same time for ideals whose realization would lead straight to the abhorred tyranny.

    Je n’en reviens toujours pas de voir les libertariens et les minarchistes associer les militants de la gauche québécoise, des gens modérés qui ne cherchent qu’à promouvoir l’égalité, le bien-être des gens et le partage équitable de la richesse… Votre caractère gras ne m’atteint pas. Et dites les choses dans vos propres mots, vous, je n’en ai rien à foutre de Hayek.

    J’ai également une assurance collective avec mon employeur. Leurs politiques ne viennent pas à la cheville de celles de la RAMQ. Franchises, plafonds, nombre d’interventions maximales… Et ils ont le culot de baser leurs remboursements sur des honoraires qui datent de deux ans. Je préfère, et de loin, l’approche « collectiviste » sans but lucratif de la RAMQ que ce soi-disant libre marché qui ne fait que donner un 15% d’honoraires à des compagnies d’assurance qui ne font que faciliter le paiement entre le client et le fournisseur de services…

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    3 janvier 2010 à 8 08 31 01311
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    Je n’en reviens toujours pas de voir les libertariens et les minarchistes associer les militants de la gauche québécoise… (avec les nazis)

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    3 janvier 2010 à 9 09 47 01471
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    Bonjour à tous,

    Phillipe écrit qu’il faudrait un cours d’économie à l’école. Je suis bien d’accord avec lui, mais il faudrait aussi un cours de sciences juridiques.

    À mon avis, au moins 90 % des gens sont des illétrés juridiques à peu près complets. Ils ne comprennent même pas les régles juridiques les plus élémentaires, comme ce qu’est un contrat, ou qu’est-ce que le consentement.

    Ce n’est pas normal, et c’est une grave lacune qui empêche de comprendre bien des choses, selon moi.

    Lutopium,

    Ça te sécurise de t’accrocher au paradigme gauche-droite, nous -vs- eux?

    N’as-tu pas encore compris que la gauche et la droite, c’est deux doigts de la même main, que le PQ, l’ADQ, le PLQ, le PLC, le PC, le BQ, et le NDP sont tous dans la même équipe?

    Si j’ai bien compris, tu décris ta gang  »comme des gens modérés qui ne cherchent qu’à promouvoir l’égalité, le bien-être des gens et le partage équitable de la richesse. »

    C’est ainsi que tu te perçois, mais ce n’est pas la réalité.

    La réalité, c’est que ta gang, comme la gang d’en face (gauche-droite) avez chacun une certaine conception des choses (qui est erronnée, en passant), laquelle vous croyez légitime d’imposer par la force, via l’état, et les lois et règlements adoptés par l’état.

    Vous ne connaissez que les  »lois », impôts, taxes, permis et amendes pour règler toutes les choses qui ne concordent pas avec votre vision du  »bien commun », sans égard aux droits et libertés des individus.

    Le pire, c’est que ta gang et les autres gangs de voteurs, qui croyez à cette illusion de  »démocratie » ne représentez même pas 50 % de toute la population. En fait, c’est à peu près 35 % des adultes qui votent.

    Et dans ce 35 %, il y a tout ceux qui sont  »intéressés » parce qu’ils travaillent dans la fonction publique, ou reçoivent des contrats du gouvernement, ou reçoivent des bénéfices (ass-chômage, bien-être social, ass-maladie) etc…

    Donc, 1/3 (mal informé et largement dépendant) de la population tient en otage le reste de la population, en continuant de participer dans un processus dont le seul but est de conférer une apparence de légitimité à un système et à un gouvernement largement illégitime, selon l’opinion de la majorité qui refuse de participer à la masquarade des élections.

    Au bout du compte, ceux qui votent n’aident pas les choses.

    Les gens comme toi me découra

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    3 janvier 2010 à 9 09 50 01501
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    Pardon, à la toute fin, il faut lire »me découragent ».

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    3 janvier 2010 à 11 11 49 01491
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    @ Lutopium et A.L

    Je n’ai aucune hésitation à prendre le parti des démunis. Mais pour se comprendre, il faut bien se dire que Staline et Jaures, ce n’est pas la même Gauche et que Villepin et Mussolini, ce n’est pas la même Droite…. Comme Castro, qui est indubitablement à droite si on pense autoritarisme, n’en devient pas l’équivalent de Battista….

    Important car la dérive populaire vers la droite en France, aujourd’hui, est vers l’autoritarisme, mais absolument pas vers une réduction des mesures sociales!

    Pierre JC Allard

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    3 janvier 2010 à 13 01 35 01351
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    @ Pierre JC

    Dans un premier temps , nous devrions peut-être nous mettre d’accord pour remplacer gauche-droite par le fameux graphique à deux axes – (aujourd’ui je n’ai pas le nom en tête, le premier qui s’en souvient svp le met) qui oppose dans une dimension autoritarisme vs concertation et dans l’autre solidarite vs initiative.

    Pour ma part, j’adhère au paradigme de l’autoritarisme. C’est une échelle qui place l’anarchisme à l’extrême gauche au totalitarisme à l’extrême droite. Sur cette échelle, les minarchistes comme moi sont les centristes.

    @ Lutopium

    Je n’en reviens toujours pas de voir les libertariens et les minarchistes associer les militants de la gauche québécoise… (avec les nazis)

    Le naziisme et le communisme, ne vous en déplaise, ce sont tous les idéaux du socialisme poussés à leur conclusion logique. Lorsqu’on s’engage dans cette voie, on doit nécessairement aboutir à une tyrannie. Si vous prêchez la voie socialiste, vous êtes sur la route de la servitude. C’est une des chose que j’argumenterai dans un billet futur.

    je n’en ai rien à foutre de Hayek.

    C’est là ton problème. Si tu prenais la peine de lire son « Road to Serfdom », tu comprendrais pourquoi plus on donne du pouvoir à l’état, plus on perd notre liberté.

    L’état qui est assez fort pour tout te donner est aussi assez fort pour tout t’enlever. Vas aussi relire ma citation de Washington. Les pères fondateurs américains ont acquis leur liberté en menant un dur combat à ce qui était la superpuissance du temps qui était gouvernée par un despote. Ils étaient très conscients des dangers d’un gouvernement trop puissant.

    Je préfère, et de loin, l’approche “collectiviste” sans but lucratif de la RAMQ que ce soi-disant libre marché qui ne fait que donner un 15% d’honoraires à des compagnies d’assurance qui ne font que faciliter le paiement entre le client et le fournisseur de services…

    C’est ça. C’est l’fun de bénéficier de tous les services possibles et imaginables quand c’est les autres qui paient! Votre idée du système parfait, c’est de forcer d’autres que vous à payer pour vos soins. Vous voulez tout pour rien. Peu importe si d’autre doivent contribuer à la pointe d’un fusil. Et si tu n’approuve pas de mon usage du terme « force », essaie de voir ce qui arrive si tu refuse de payer tes impôts. Les effets négatifs de la redistribution forcée de la richesse sera certainement le sujet d’un billet futur aussi.

    @Sun Tzu

    Cependant nous avons tous pu constater que d’accord ou pas d’accord toutes les banques ont encaissé le pognon, aucune n’a refusé !

    Si vous croyez sincèrement que vous pouvez offrir 800 milliards à des banquiers irresponsables pour renflouer leurs pertes et qu’ils refuseraient, vous êtes un très mauvais juge de la nature humaine et vous ne méritez pas le nom du philosophe que vous avez choisi comme sobriquet.

    Tout de même, vous serez quand même surpris d’apprendre que certains banquiers ont effectivement refusé l’aide du gouvernement et d’autre ont été forcés de l’accepter sous la menace d’un audit par la FDIC.

    L’idée est que le gouvernement aurait dû laisser les banques irresponsables faire faillite et être remplacées pas celles qui ont su jouer plus prudemment. Contrairement à la croyance populaire, le système bancaire ne se serait pas écroulé.

    Mieux encore, celles ayant bénéficié de cette manne financière n’ont pas même respecté leurs engagements de redistribuer ces prêts dans l’économie réelle .
    De là nombre d’entreprises ont du fermer leurs portes.
    C’est dingue ce que les banques sont regardantes à prêter le pognon qu’elles ne voulaient pas …

    C’est là que la logique se perd. On blâme les banques d’avoir été irresponsables pour avoir prêté à des insolvables. Ensuite on récompense leur irresponsabilité en compensant leurs pertes afin qu’ils puissent continuer à prêter de façon irresponsable. Et ensuite on s’offusque parce qu’au contraire, les banques adoptent une attitude plus prudentielle et ne prêtent plus à n’importe qui.

    Vous êtes-vous arrêté à penser que peut-être ces entreprises qui font faillite n’étaient pas solvables au départ et que celles qui le sont savent que maintenant n’est pas le temps d’emprunter pour investir? Donc que les seules entreprises qui cherchent à emprunter sont celles qui devraient faire faillite pour libérer les ressources qu’elles accaparent pour être utilisées par les entreprises qui sont efficacement gérées. Que peut-être que le rôle d’une récession est de se débarrasser du bois mort afin de repartir sur une base plus solide plutôt que de consacrer des précieuses ressources limitées à maintenir des entreprises moribondes?

    Seriez-vous en train de parler de dangereux gauchistes, non ?

    Je parle de quiconque tente d’utiliser la force de l’état pour imposer sa vision aux autres. Qu’ils soient de gauche ou de droite. Communistes ou Néocons. Je ne lutte pas contre la gauche ou la droite, je lutte contre le totalitarisme au profit de la liberté individuelle.

    Parce que la seule règle de l’économie ultra-libérale est justement d’asservir le plus faible, de l’absorber …
    Pas de place à la “bio-diversité” en économie, le but n’est pas de vivre et laisser vivre mais d’être le plus fort et le plus gros, celui qui impose sa loi …

    Vous confondez le corporatisme actuel pour une économie libérale. Vous faites erreur. Une économie n’a pour seul rôle d’utiliser les ressources limitées de la façon la plus efficace possible afin de créer des biens de consommations qui sont désirés par tous les consommateurs. Le modèle libéral d’économie est simplement le modèle le plus efficace.

    Ce à quoi vous faites allusion, c’est l’oligarchie qui se fait passer pour une démocratie et qui est créée du mariage entre politiciens et un monopole étatique de banquiers en charge de gérer notre système monétaire. Ce système n’a rien de libéral, c’est de la planifications centrale comme celle du communisme ou du fascisme. C’est ça qui est la cause des inéquités, pas le libéralisme.

    Entrons-donc au cœur du sujet sans fard, pensez-vous que les guerres made in USA soient indépendantes de l’économie ?

    En Irak et en Afghanistan les USA se battent contre ceux qu’ils ont eux-même formé et armé pour des raisons de lobbying économique (gaz pétrole) mais aussi en façade pour des raisons politiques (en façade seulement)…

    L’objet de ces guerres n’est pas l’économie mais le pillage. Il n’est rendu possible que parce que les américains détiennent la monnaie de réserve et qu’ils peuvent depuis 40 ans l’imprimer ex nihilo sans aucune restriction pour les financer. Nous vivons présentement dans une économie fantoche basée sur la notion que l’argent peut pousser sur les arbres. Cette philosophie est sur le point de frapper un mur. La question est par quoi sera-t-elle remplacée?

    La démocratie c’est les citoyens, une majorité .

    La démocratie n’est pas une fin en elle-même. Elle n’est pas non-plus garante de liberté. La démocratie peut être 50%+1 qui vote pour brimer les libertés des 49, 9% qui restent. Un viol collectif peut être un exemple de démocratie en action. C’est pourquoi les constitutions et les chartes de droit existent pour protéger les droits des minorités contre la tyrannie de la majorité.

    @ Paul Napoli

    Salut Philippe David, l’informaticien de profession. J’aimerai bien connaitre ta formation initiale vu les autodidactes que regorgent cette profession.

    Dans mon CV, le seul diplôme qui apparait est un diplôme collégial en informatique assorti d’une certification A+ de technicien informatique.

    Ce que j’ai acquis de connaissance en économie, je l’ai acquis en lisant des ouvrages d’économistes comme Henry Hazlitt, Frédéric Bastiat, Ludwig von Mises, Murray Rothbard, Friedrich Hayek, Adam Smith et Eugen von Böhm-Bawerk, pour ne nommer que quelques-uns. À travers ces lectures, je crois avoir développé une assez bonne compréhension de la théorie du capital pour émettre des critiques valides de la plupart des politiques actuelles. Mes billets reposeront sur ces écrits.

    Et vous?

    Ton projet est ambitieux est délicat car il faut pour arriver a bon port et pas se noyer corps et âmes bien maitriser l’économie, l’histoire politique, la philosophie et la logique indispensable pour un raisonnement cohérent. Cet ensemble de choses est rare a trouver de ce que je constate autour de moi.

    J’entend marier ma compréhension de l’économie à la logique du gros bon sens, ce qui effectivement n’est pas évident. Mais à la base, l’art de l’économie est beaucoup plus un exercice de logique qu’un amas de modèles et de statistiques économétriques.

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    3 janvier 2010 à 13 01 43 01431
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    D’ailleurs si la gauche et ses goulags existent c’est pour faire contrepoids à la droite et ses camps de concentration .
    1) Si le collectisme totalitaire existe c’est pour faire contrepoid à l’individualisme totalitaire
    2) Le seul système politique de l’avenir consiste à bien équilibrer au Centre le respect envers les individus et à la fois le respect envers la nation et à la fois le respect envers toutes les nations
    3) Je suis donc un individu un nationaliste non impérialiste et un multinationaliste démocratique ( anti communiste anti royaliste anti capitaliste , anti totalitariste , anti impérialiste anti colonialiste etc…)
    4) Il ne faut jamais être individualiste sans être à la fois nationaliste et internationaliste
    5) Vive le Québec libre à trois niveaux de gouvernements
    Le régional ( élu non législatif)
    Le national ( élu législatif)
    l,international ( non élu mais nommé diplomatique )

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    3 janvier 2010 à 13 01 55 01551
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    @ Pierre JC

    Je n’ai aucune hésitation à prendre le parti des démunis. Mais pour se comprendre, il faut bien se dire que Staline et Jaures, ce n’est pas la même Gauche et que Villepin et Mussolini, ce n’est pas la même Droite…. Comme Castro, qui est indubitablement à droite si on pense autoritarisme, n’en devient pas l’équivalent de Battista….

    Il existe des totalitaristes aussi bien à gauche qu’à droite et quand tout est fait et dit, ils n’ont à coeur qu’une chose: le pouvoir. Le petit petit peuple n’est que le moyen à leurs fins et ils le piétinent allègrement pour y parvenir. La seule solidarité qui vaille est celle qui est volontaire, pas celle qui est dictée à la pointe du fusil.

    @ Aimé Laliberté

    Comme j’envie votre nom! 🙂

    Pour le reste, je suis 100% d’accord avec votre dernier commentaire.

    @ Sébas

    Pas certain de comprendre votre argument…
    Je ne pense pas que le système corporatif soit LE problème par rapport à notre recherche d’un marché vraiment libre et optimal…

    Si on définit corporatisme comme le mariage état-banques-big business, le corporatisme c’est le problème

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    3 janvier 2010 à 13 01 58 01581
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    PJCA…

    Je ne vois pas comment tu peux me répondre la même chose que pour Lutopium, avec lequel je suis en désaccord.

    L’étatisme n’a aucune couleur pour moi. C’est toujours la même histoire avec les dépendants de l’état, peu importe le parti politique!

    L’état n’est pas mon dieu.

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    3 janvier 2010 à 15 03 14 01141
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    Tout peut devenir des paradis artificiels;

    -les jeux de hasard
    -la drogue légale comme l’alcool
    -la drogue illégale
    -le travail
    -le sexe
    alouette…

    et

    -les paradigmes… (i.e. une dépendance du cerveaux aux paradigmes rassurants).

    Mais comme pour tout le reste, il y a un remède:

    La technique de « la feuille blanche » (oui, c’est de mon cru), qui consiste à remettre en question toutes les idées reçues pour trouver les failles de nos croyances. De ce processus apparaît un approfondissement de nos idées et une analyse qui ne peut faire autrement -si répétée continuellement- que de nous rapprocher de LA réalité.
    😉

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    3 janvier 2010 à 15 03 20 01201
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    @ Philippe:

    Vous dites:

    « Si on définit corporatisme comme le mariage état-banques-big business, le corporatisme c’est le problème »

    Ah dac.

    Je croyais que vous remettiez en question l’existence ‘morale’ (dans les 2 sens), des corporations… (ce qui pourrait aussi faire l’objet d’un autre débat…)

    Je suis d’accord avec votre affirmation, en autant que nous affirmions aussi que ce corporatisme n’est possible qu’en l’absence de démocratie réelle (donc directe) et de monnaie réelle….

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    3 janvier 2010 à 17 05 59 01591
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    @ Pierre JC Allard

    Dans un premier temps , nous devrions peut-être nous mettre d’accord pour remplacer gauche-droite par le fameux graphique à deux axes – (aujourd’ui je n’ai pas le nom en tête, le premier qui s’en souvient svp le met)

    Vous faites allusion au political compass ou au graphe de Nolan peut-être?

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    3 janvier 2010 à 20 08 58 01581
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    @ AL

    Une seule réponse a vous et à Lutopium, parce que j’ai l’impression de trouver quelque part entre vous deux…

    @ P.D

    Merci. À partir d’une certain âge, si on n’a pas des blancs de mémoire, on n’a plus de place pour griffoner :-))

    PJCA

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    4 janvier 2010 à 6 06 23 01231
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    @ Philippe David

    Merci pour vos réponses franches et claires .

    Pour ce qui est de réinjecter dans l’économie réelle je parlais de crédit aux entreprises viables.
    En France l’état a été obligé de créer un organisme de contrôle tant les prêts aux entreprises étaient arbitraires . (pour le Québec je ne sais pas si les banques sont moins des truands)

    -« Une économie n’a pour seul rôle d’utiliser les ressources limitées de la façon la plus efficace possible afin de créer des biens de consommations qui sont désirés par tous les consommateurs. »

    Là vous parlez de la façon dont nous a été vendu ce système économique, l’imposture originelle.
    La réalité nous la connaissons avec sa cohorte de scandales, de corruption, de lobbying au cœur des états …

    -« L’objet de ces guerres n’est pas l’économie mais le pillage »
    Là nous sommes à 100% d’accord !
    Nous avons bonne mine à donner des leçons aux autres tout en soutenant inconditionnellement les USA …
    Tout pays qui aurai le passé des USA serai placé sous curatelle renforcée depuis longtemps .

    La guerre froide est terminée depuis longtemps, pourtant tous nos gouvernements (corrompus) font de nos pays des pays suiveurs qui défendent les intérêts US avant même de défendre nos intérêts nationaux .

    Depuis l’ouverture du marché Européen c’est une évidence pour nous .
    Il y a des règles pour les pays partenaires Européens, des règles pour les non Européens mais aussi quasiment pas de règles pour les USA .

    Le libre marché transatlantique qui se met en place entre l’Europe et les USA est une hérésie afin de ne pas toucher à l’hégémonie US .

    C’est tellement vrai que les USA en arrivent à nous imposer la Turquie comme « partenaire européen » dans l’union de la méditerranée … (question de géostratégie au moyen orient…)

    Dans ce cas pourquoi ne pas intégrer la Russie bien plus proche ???
    (pour préserver l’hégémonie US en Europe !)

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    4 janvier 2010 à 8 08 21 01211
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    @ Sun Tzu

    Pour ce qui est de réinjecter dans l’économie réelle je parlais de crédit aux entreprises viables.
    En France l’état a été obligé de créer un organisme de contrôle tant les prêts aux entreprises étaient arbitraires . (pour le Québec je ne sais pas si les banques sont moins des truands)

    Nous n’avons pas vraiment eu de crise de crédit au Québec… encore. Je faisais plutôt référence à Wall Street qui est plus près de la source de cette récession.

    Là vous parlez de la façon dont nous a été vendu ce système économique, l’imposture originelle.
    La réalité nous la connaissons avec sa cohorte de scandales, de corruption, de lobbying au cœur des états …

    Non, c’est réellement la définition du mot économie, si celle-ci était libre. Le problème que vous décrivez provient du fait que la monnaie, la force vitale même d’une économie est contrôlé par l’état et un cartel de banques dirigé par une banque centrale. Sous leur contrôle, ce pouvoir sert à enrichir les amis des états et des banquiers au dépends de tout le reste du monde.

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    4 janvier 2010 à 11 11 54 01541
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    Ce qui me frappe à la suite de ces commentaires c’est une chose. C’est la même que je remarque sur chaque blogue qui amène cet autre aspect de la réalité.

    Au départ, les non initiés à l’économie autrichienne réfutent les théories avancées sans chercher à les comprendre et en revenant dans le bon vieil adage de « le capitalisme c’est mal » et « les corporations c’est le démon » et le spectre « gauche/droite » ou la gauche a le monopole de la vertu. On n’arrive pas à comprendre comment on peut défendre ces « maudits riches ».

    Un autre problème, les contestations se font sur la base de notre système actuel alors que les libertariens et les autrichiens disent justement que le système complet se trouve à être le problème. On associe malheureusement le capitalisme et le libre-marché à ce qu’on observe dans le monde présentement. Malheureusement rien n’est moins vrai.

    Petit conseil à ceux qui se plaise à affronter Philippe David (ce qui ne lui fait pas peur, je suis certain) avant qu’il commence à défendre sa réthorique (aucun billet réel n’a été fait encore): laissez-lui le temps de vous faire l’explication des principes autrichiens. Analysez les d’un point de vue rationnel en laissant l’émotion de coté.

    Vous passerez par la frustration de voir que tout ce qui vous croyez vrai depuis toujours n’est en fait qu’un ramassis de conneries (que l’inflation c’est normal, par exemple). Suite à ça, vous commencerez à accepter la réalité.

    Vous comprendrez alors l’essence même du libertariannisme et de l’économie autrichienne, ces deux visions qui redonnent la vraie liberté à tout le monde.

    Le gouvernement vers qui vous vous tournez au moindre problème vous apparaîtra finalement comme la source de ces problèmes…

    My two cents!

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    4 janvier 2010 à 12 12 35 01351
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    Ça fait du bien de lire les commentaires de gens renseignés, qui vont au-delà des versions  »officielles » enseignées dans les médias et les universités et qui questionnent l’illusion qui nous est présentée comme étant la réalité.

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    4 janvier 2010 à 13 01 39 01391
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    Ça fait du bien de lire les commentaires de gens renseignés, qui vont au-delà des versions ”officielles” enseignées dans les médias et les universités et qui questionnent l’illusion qui nous est présentée comme étant la réalité.

    J’avoue avoir ressenti un certain choc lorsque j’ai réalisé à quel point nous sommes désinformés. Je ne peux donc pas blâmer les gens d’être incrédules lorsque j’essaie de leur ouvrir les yeux. C’est un peu comme dans le film «La Matrice», ce n’est pas tout le monde qui est prêt à être débranché.

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    4 janvier 2010 à 14 02 30 01301
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    Philippe,

    C’est exactement cela. Mais pour ceux qui veulent comprendre plus, n’oubliez pas que tout est affaire de commerce dans la matrice (le système).

    Il faut toujours garder à l’esprit la distinction entre vous-même (homme en chair et en os) et la  »personne » (fiction juridique représentée par votre nom en majuscules) créée pour vous permettre d’opérer dans le système.

    Voici un vidéo qui discute divers aspects de cette question :

    http://www.youtube.com/watch?v=gEk2TuUpYMw

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    5 janvier 2010 à 7 07 01 01011
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    Le guerre en Irak et en Afghanistan a déjà coûté 700 milliards de dollars …

    Par contre, la même année, près de 50 000 citoyens des Etats-Unis sont morts par manque de soins médicaux étant donné qu’ils n’avaient pas d’assurance santé tandis que 600 personnes sont mortes des suites d’intoxication alimentaire (salmonellose) à cause des coupes budgétaires dans les agences des services sanitaires.

    Quand il s’agit de boucher le trou de la Sécu ou de mettre en place (comme aux USA) une couverture médicale publique, les thuriféraires capitalistes secouent la tête et nous disent “une telle charge financière est insupportable pour le contribuable”. Par contre quand il s’agit d’aller faire “La Guerre contre le Terrorisme” dans des pays lointains, personne ne trouve à y redire et les budgets astronomiques sont validés sans moufter.

    Au vu de la faible mortalité engendrée par le terrorisme – quand est-ce qu’on va se décider à investir 700 milliards de dollars dans la santé publique ? Ou bien dans une “Guerre contre la Salmonellose”, bien plus meurtrière pour les américains que deux ou trois tarés barbus dans les montagnes afghanes ?
    ——————–

    Vivant bien plus près de l’Afghanistan que n’importe-quel Américain et ayant des réfugiés Afghans dans ma ville), j’ai bien du mal à comprendre la maladie mentale U.S là où la grand majorité des Européens en a tout simplement rien à faire .

    Deux guerres perdues d’avance pour conserver la mainmise sur le gaz et le pétrole et pour protéger des intérêts privés avec les fonds publics, içi on se dit qu’est-ce qu’ils sont cons ces Ricains !

    700 milliards en vain, car quoi qu’il arrive un puits de forage ou un gazoduc mettent moins d’une minute à être détruits si les populations locales ont envie de se venger de ces guerres inutiles ….

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    5 janvier 2010 à 9 09 26 01261
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    @ Sun Tzu

    Parfaitement d’accord que les 700 milliards de la guerre sont innaceptables.

    Par contre, faites attention quand vous dites :

    « Quand il s’agit de boucher le trou de la Sécu ou … “une telle charge financière est insupportable pour le contribuable”. Par contre quand il s’agit d’aller faire “La Guerre contre le Terrorisme” … personne ne trouve à y redire … »

    L’un n’est pas plus acceptable que l’autre. Dans les deux cas, il s’agit de l’argent des contribuables qui est dépensé sans leur accord (je n’ai pas vérifié, mais probablement autant de gens désapprouve la guerre que la réforme de santé). C’est certain que tant qu’à dépenser 700 milliards, ce serait mieux en santé. Tout le monde est d’accord (j’imagine).

    Par contre, pourquoi pensez-vous que cet argent est investi dans la guerre? N’y aurait-il pas des intérêts corporatiste là-dedans? Ce même système corporatiste qui est la cause de beaucoup de problèmes? Ce système qui est en symbiose complète avec l’état qui a le pouvoir de nous imposer des choses à la pointe du fusil (comprenez l’image)…

    A peu prêt tout le monde que ce soit de la gauche, de la droite, du milieu, socialistes ou libertariens constatent les mêmes choses à régler dans notre société. C’est les causes et les solutions qui diffèrent. Je suis de ceux qui croient que les causes viennent de notre système étatique qui donne trop de pouvoir à trop peu de gens. Peu importe les programmes gouvernementaux, le pouvoir sera toujours donné à une petite clique qui travaillera pour elle, pas pour les autres.

    Que veulent nos politiciens? Notre bien? Non! Se faire réélire…

    Laissons les gens prendre en main leur propre destinée!

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    5 janvier 2010 à 10 10 44 01441
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    Philippe

    Tes réponses son très éloquentes.
    Tu te défends très bien.

    L’État n’a rien; tout ce qu’il a doit être confisqué par la force. Chaque augmentation du pouvoir de l’État vient avec une baisse correspondante du pouvoir du peuple, de la liberté individuelle.

    On peut donc placer un système sur une échelle allant du totalitarisme en bas (l’État est tout et partout, aucune liberté individuelle) à l’anarchisme en haut (aucun État, liberté inviduelle maximale).

    Ce que l’on observe cependant est que cette échelle est sujette à la gravité. C’est à dire que lorsque l’État commence à prendre de l’ampleur, il tend à poursuivre son chemin vers le bas de l’échelle; c’est ce que Hayek a nommé la « route de la servitude », et cette route mène inévitablement au totalitarisme.

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    5 janvier 2010 à 14 02 41 01411
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    @ Minarchiste

    Tes réponses son très éloquentes.
    Tu te défends très bien.

    Merci.

    Ce que l’on observe cependant est que cette échelle est sujette à la gravité. C’est à dire que lorsque l’État commence à prendre de l’ampleur, il tend à poursuivre son chemin vers le bas de l’échelle; c’est ce que Hayek a nommé la “route de la servitude”, et cette route mène inévitablement au totalitarisme.

    Hayek se faisait un point de dire que c’est effectivement évitable tant qu’on a encore le temps de s’en détourner. Mais c’est effectivement une pente glissante.

    @ Sun Tzu

    Par contre, la même année, près de 50 000 citoyens des Etats-Unis sont morts par manque de soins médicaux étant donné qu’ils n’avaient pas d’assurance santé tandis que 600 personnes sont mortes des suites d’intoxication alimentaire (salmonellose) à cause des coupes budgétaires dans les agences des services sanitaires.

    C’est effectivement déplorable. Gardez en tête par contre que si les États-Unis peuvent dépenser 700 mia sur des guerres futiles, c’est qu’ils paient en billets de Monopoly qu’ils impriment à volonté et que le monde se sent obligé d’accepter comme argent.

    Il est certain que cet argent serait mieux dépensé en santé, mais il serait encore mieux dans la poche des contribuables pour être dépensé à leur guise. Les solutions en santé ne passent pas nécessairement par l’état, comme je vous en ai fait part sur mon blogue.

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    6 janvier 2010 à 14 02 35 01351
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    Bonjour M. David.

    J’apprends de votre plume ce qu’est un minarchiste et je me dévouvre en même temps minarchiste. Excellent.

    J’aime bien cet énoncé de la déclaration d’indépendance des États-Unis des Amériques:

    « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.
    Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. »

    Le rôle du gouvernement est de garantir les droits inaléniables du citoyen??
    Le juste pouvoir d’un gouvernement émane du consentement des gouvernés??

    Sa Majesté, Reine du Canada, aurait à redire, ne pensez-vous pas?

    Je me demande également ce que le Premier Ministre du gouvernement de Sa Majesté au Québec en pense également…

    Allez!! Aux scanners pour une belle photo de famille…

    http://www.infowars.com/airports-set-to-become-primary-peddlers-of-child-porn/

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