Féminicides

 

Comment tu as fait pour tuer ta femme ?

Je ne l’aurais jamais fait si ce n’était pas la mienne…

Encore un usage abusif du pronom possessif ?

Tout est question de grammaire ! Pour sa fille, pour sa femme comme pour sa mère. C’est kif-kif !

Comme quoi, il ne suffit pas d’avoir les mêmes droits, il faut aussi avoir le même poids. Un point et ce n’est pas tout. 85 femmes ont été abattues par leur conjoint entre janvier et juin.

Un nouveau mot pour l’occasion a été forgé, celui de féminicide, un peu sexiste mais c’est soit disant pour dénoncer le sexisme alors qu’on ne fait que l’exacerber en excitant tous les perturbés. Je lui préfère homicide ou alors altruicide en langage un peu plus soutenu et un peu moins convenu. En attendant 85 femmes sont passées de l’autre côté, sans piété, ni pitié ; victimes d’une violence qui n’a rien d’extraordinaire, je dirais même qu’elle est familière : la violence conjugale qui met un peu en relief chaque jour le mal qu’a le mâle à supporter sa femelle. L’union ne fait plus la force, le temps est aux divorces… aux ruptures de bail avec la canaille. Aïe ! Aïe ! Aïe !

 

Cessons disent les femmes libérées d’être des poules mouillées, renonçons à notre lit douillet et dénonçons tous les coqs qui continuent de nous dérouiller.

Mais qu’est-ce qu’elles ont fait, toutes ces femmes pour précipiter l’heure de leur décès ?

Sont-elles victimes de l’usure ou de la démesure ? d’Ibliss comme on dit en Orient pour configurer le diable ? Ou d’Hybris comme on dit en Occident pour dévisager le démon ?

N’ayez surtout pas l’outrecuidance d’évoquer le hasard ou les coïncidences, pour ne pas froisser toutes les femmes en instance de constituer des poches de résistance pour contenir cet effroyable regain de violence.

Comme quoi, le cœur de l’homme n’a pas changé. Toujours les mêmes regrets et aucun progrès à signaler… L’heure passe mais les mœurs ne passent pas. En Italien : Non si può avere la botte piena e la moglie… comme en Français : tu ne peux pas avoir le tonneau plein et la femme ivre…

La femme fera toujours : Miaou ! Miaou ! Miaou ! En sortant ses griffes de sexe chétif…

Et l’homme après avoir tiré son coup, à bout portant lui rétorquera : Boom Boom Ciao ! Pour lui signifier que c’est un régal de venir à bout de son égal… Boom Boom Ciao !

 

https://www.lejournaldepersonne.com/2019/08/feminicides/

 

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Personne

Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d'actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d'assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L'humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n'est l'otage d'aucun parti, prisonnier d'aucune opinion, dupe d'aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l'événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats : https://www.lejournaldepersonne.com

3 pensées sur “Féminicides

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    8 août 2019 à 8 08 11 08118
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    C’est un peu court et même très serré que d’affirmer :  » la violence conjugale qui met un peu en relief chaque jour le mal qu’a le mâle à supporter sa femelle. »

    Quelle différence y a-t-il entre un homme qui tire sur sa femme et un homme qui tire sur une foule dans un super marché (219 attentats du genre aux USA depuis janvier) ou un homme d’une gagne-bande de rue qui poignarde des membres d’une autre gagne de rue (59 à Toronto depuis janvier) ?

    Psychologiquement et socialement il n’y en a aucune. C’est évident que la société capitaliste est schizophrène – paranoïaque – autiste et narcissique et qu’elle produit des individus conformes à son pattern social.

    Les petites gens sans pouvoir commettent des petits crimes sans envergure – les puissants lancent leurs mercenaires terroristes contre le peuple syrien et en massacre un million hommes, femmes, enfants, vieillards. Ce n’est pas le petit crime de rue ou de foyer qui trace la voie au crime de guerre mais l’inverse.

    Robert Bibeau Éditeur.

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    8 août 2019 à 12 12 52 08528
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    La maladie mentale est un concept mal défini, tabou, non pris au sérieux, ignoré, encore traité aux dangereux anti-dépresseurs et au prozac alors qu’il se trouve au coeur de La violence conjugale et d’une multitude de crimes dont les causes sont non résolues depuis la nuit des temps ! la violence envers les femmes n’en est qu’un iceberg qui couvre la montagne, et qui est hélas une réalité qui n’épargne aucun continent et aucune culture sur la planète, et qui est non seulement un trait héréditaire des sociétés humaines même celles qu’on dit  »civilisées » depuis des siècles, mais il semble que notre époque fournit d’autres  »alibis » pour  »justifier » le meurtre ! du coup, en dehors des viols suivi d’assassinats qui ne soient pas conjugaux…, la jurisprudence moderne parle naïvement de crimes  »passionnels » lorsqu’il s’agit de couples…minimisant ou ignorant encore le facteur principal  »maladie mentale »…. car aux yeux d’un législateur paresseux et au service de la bureaucratie, il est en effet difficile d’exclure le facteur de la  »passion » dans ce genre de  »crimes de cœur », comme il est difficile d’exclure le facteur  »culturel » dans les crimes  »d’honneur », du coup ce sont toujours des femmes qui trinquent, et on continuera de trouver des excuses pour des hommes malades en réalité qui commettent ce genre de crimes en dehors des viols, vols, agressions suivis de meurtres de parfaites innocentes ne connaissant pas leur bourreau !

    il faut dire aussi que le problème non résolu et non défini des  »maladies mentales » dans le corpus scientifique, la médecine et chez les instances gouvernementales fait que chaque pays ne peut aborder la question de la violence conjugale en dehors des législations universellement admises pour que chaque pays doive éduquer et former les corps d’autorité, la police, les assistantes sociales, les juges, les avocats, les associatifs, le personnel d’écoles, d’hôpitaux, le service public en gros, mais il reste qu’on a pas encore promulgué des  »conventions’ internationales pour inciter les pays à mieux prendre en charge les maladies mentales d’ordre familial qui peuvent survenir à tout moment et affecter beaucoup de monde à priori saint de corps et d’esprit, et mieux éduquer les sociétés humaines sur les symptômes compromettant le respect mutuel entre sexes dans le couple, en famille et dans un foyer ! c’est à mon avis la prochaine étape à laquelle devrait s’astreindre la société et les pays à notre époque partout sur la planète et sans égard à la culture, la religion ou le niveau de développement économique, un peu comme ce qu’on fait pour les droits de l’homme.

    Du coup il faut pas s’étonner que la violence conjugale encore mal définie et non prise au sérieux avec tout ce qu’on lui attribue comme définitions vagues et imprécises, comme clichés, comme mécanismes policiers, et législations sexuellement orientées finisse par induire en erreur le grand public et la société encore aujourd’hui. Devenue chez certaines professions un gagne pain sûr et une machine bien huilée qui alimente des systèmes de justice défaillants axés sur la cupidité des avocats, et une panoplie de dysfonctionnement bureaucratiques et sociales. les spécialistes, souvent des psychologues, impliqués généralement lorsque c’est trop tard et que les crimes sont déjà commis, savent bien que la violence psychologique exercée par un homme sur une femme ou vice versa peut aussi déboucher sur de la violence physique ou le meurtre et il faut présumer que c’est en effet le cas dans la majorité des cas… d’autant que la violence conjugale s’exerce aujourd’hui dans les deux sens et par les deux sexes lorsqu’on parle de violence psychologique, de chantage émotionnel, de chantage tout court, de pression familiale, financière, et de toutes les causes touchant à la dignité humaine en général.

    Bref, on a pas besoin de demander au législateur de changer ou réinventer les rapports entre sexes à notre époque, ou de trouver des solutions miracles de cohabitation dans les couples, mais simplement d’obliger les états, les instances concernés et même les médias et réseaux de télévision et autres canaux grands public de remplir des obligations un peu plus sérieuses et engagées pour éduquer la société dans ce sens, car c’est le support et prise en charge en matière de maladie mentale dont la société à besoin et non passer les 30 dernières années à colporter des préjugés sur les sexes qui résoudra quoi que ce soit !

    le monde gagnerait plus à rendre la consultation chez le psy systématique, obligatoire et prise en charge totalement par l’état, et briser tous les tabous de la maladie mentale, c’est vraiment de ça qu’on a besoin, et pas qu’en matière familiale ou conjugale, je dirais dans tous les domaines car des psychopathes hommes et femmes sont hélas monnaie courante, et j’en croise tous les jours même au volant sur nos autoroutes !

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    8 août 2019 à 12 12 55 08558
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    Correction du premier paragraphe : la violence conjugale n’est que la partie visible de l’iceberg….:)) à force d’aller vite, on se mêle les pinceaux…

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