Illégal

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« La manifestation est déclarée illégale » titrait pompeusement LaPresse.ca. Mais qu’est-ce que la légalité d’une manifestation ? À la base, le simple fait de bloquer une rue, ou même de s’attrouper, n’est-il pas illégal ? Si on applique la loi à la lettre, je suis sûr qu’on pourrait arrêter à peu près n’importe qui, que ce soit pour avoir craché par terre, traversé au feu rouge, bloqué la circulation… Pourquoi cette fois-ci est-elle différente ?

À la base, une manifestation constitue un geste de défiance. C’est illégal par essence parce qu’on sort du cadre législatif pour entrer dans un pur rapport de force. D’un côté, le gouvernement ; de l’autre, la rue. D’un côté, la loi ; de l’autre, des milliers de manifestations. Alors oui, manifester, c’est faire la lutte à la légalité, c’est cesser d’être un individu pour devenir une collectivité.

Au sein d’une société normale, équilibrée, ce geste de défiance est assimilé, c’est-à-dire qu’il est toléré. On décide d’appliquer une vision élastique de ce qui constitue la légalité parce qu’on a compris que les conséquences d’un tel refus seraient pires que celles d’une entrave temporaire à la circulation. On a compris qu’on a davantage à perdre d’interdire une brève entorse à la légalité que d’appliquer la loi d’une manière plus stricte.

Ce qui se produit aujourd’hui constitue un changement important : de plus en plus rapidement et de plus en plus facilement déclare-t-on une manifestation illégale. Le message lancé est le suivant : on ne veut plus vous entendre, on ne veut plus vous tolérer. Sous prétexte de quelques « casseurs », on pénalise les milliers de citoyens qui font valoir le droit fondamental de toute démocratie : celui de manifester.

Ce geste de fermeture policière suit exactement le geste de fermeture de la ministre, qui a exclu la principale organisation étudiante gréviste de soi-disant négociations où, selon Martine Desjardins de la FEUQ, celle-ci n’a été présente qu’une heure sur quarante. Cette fermeture suit également une intensification de l’utilisation de l’appareil judiciaire par des sous-fifres du Parti Libéral qui considèrent que le fait de ne pas donner un cours serait un geste « illégal ».

La vraie question devrait être : veut-on vivre dans un monde légal ?

Sérieusement, veut-on de ce monde où tous les rapports sociaux se résument à la légalité ? Un monde d’avocailleux et de politichiens qui, plutôt que de gérer les excès propres à toute expression de la volonté collective, se font les serviteurs de l’ordre imposé par une élite individuelle et égoïste ?

J’ai toujours trouvé folklorique le slogan usé lancé dans les manifestations : « La police, au service des riches et des fascistes ! ». Les dernières semaines, et plus spécifiquement les derniers jours, me poussent à voir les choses différemment. L’intransigeance des forces de « l’ordre », l’intransigeance gouvernementale, l’intransigeance des gosses de riches mwa-mwa, tout ceci me laisse un arrière-goût d’une société qui ne me plaît pas du tout.

Légale ou pas, je préfère une manifestation violente, expression de l’exaspération et de la colère légitimes d’une génération méprisée et infantilisée par le gouvernement, à une société de loi et d’ordre où les seuls rapports sociaux sont la résultante des rapports de force individuels et où toute forme de liberté collective est écrasée sous le poids de désirs égoïstes propulsés par le rouleau-compresseur de la droite économique.

Louis Préfontaine

Repris du site http://ledernierquebecois.com/

27 pensées sur “Illégal

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    28 avril 2012 à 0 12 33 04334
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    Slogan crié par les étudiants lors de la manifestation de ce soir:
    « CHAREST DEHORS! ON VA TE TROUVER UNE JOB DANS LE NORD!!!

    Les manifestant on empêcher certains « casseurs » de faire leur dégâts et, semble-t-il, on même aidé les policiers à les mettre sous arrêt. La manifestation fut une réussite « pacifique » malgré qu’elle fut déclarée « illégale » 1/2hre après son départ.

    Ce qui me mets en rogne est cette connerie du premier ministre qui affirme que le coût de la hausse sera de 50 cents par jour ce qui n’est pas suffisant pour justifier la violence. Ce qu’il ne mentionne pas c’est que le coût de 50 cents par étudiant est sur un budget de 13,000 dollars; tandis que pour lui, c’est un coût de 4 cents par étudiants sur un budget de 73 milliards de dollars. Est-ce suffisant, à ses yeux, pour risquer la sécurité publique?

    Comme je l’avais dit ailleurs, notre PM ne veut rien entendre d’un « médiateur » qui selon lui, « prendra les décisions à sa place ». Il ne connaît même pas le rôle d’un médiateur. À moins qu’il nous prenne pour des crétins en pensant que c’est nous qui ne le connaissons pas.

    Le parti Libéral double sa caisse électorale lorsqu’il est au pouvoir; elle passe de 4 millions à 8 millions donc, depuis 9 ans la caisse s’est enrichie de 36 millions.

    Cet investissement de ses ti-z-amis de 36 millions, a fourni une rentabilité (retour d’ascenseur) de 5 milliards de dollars en crédits d’impôts à l’ensemble des sociétés ces trois dernières années. L’excuse est qu’avec ces crédits d’impôts on « attire » les entreprises d’ailleurs. La réalité est complètement contraire.
    Voir:
    http://tvanouvelles.ca/video/801104363001

    CHAREST DEHORS!! ON VA TE TROUVER UNE JOB DANS LE NORD!!!

    André Lefebvre

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    28 avril 2012 à 1 01 00 04004
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    Si vous voulez savoir pourquoi le gouvernement s’acharne à salir l’image de Gabriel Nadeau-Dubois, 21 ans, porte parole de la CLASSÉ, je nomme Jean Charest, Line Beauchamp et le Ministre Robert Dutil (Sécurité publique), lisez ceci:

    http://www.bloquonslahausse.com/vers-la-greve-generale/vers-une-greve-sociale/

    « …« budget d’austérité ». Peu importe le nom que les gouvernements donnent à ces mesures, on comprend qu’il s’agit en définitive du démantèlement des services publics visant à privatiser ce qu’il reste du commun. »

    André Lefebvre

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    28 avril 2012 à 13 01 07 04074
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    Les étudiants , doivent rester solidaire , et je viens de lire quelque part , que la  »GAGNE » de la Haute qui étudie , ne sont pas avec eux. === Hi! les jeunes , c’est tout le monde Étudiants dans la  »RUE ». Ceux qui ne participent pas sont ceux qui vont vous  »CROSSER » , demain et je parle en connaîssance de cause.

    Tous ceux qui prêtent le serment des  »HYPOCRITES » , leurs études fini , dans la rue sacrament et mettez-les en première ligne , guaranti que aucun cheval ne va leurs toucher. 2 jours et la grève est fini.
    Jean-Marie De Serre.

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    28 avril 2012 à 13 01 29 04294
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    C’est sûr que la majorité de leur gagne sont correct et j’en connais plusieurs , mais qu’il y aie autant d’avocats dans les Gouvernements , je me pose beaucoup de question et cela fait 10 ans que je m’en pose. Je suis désolé d’avoir pris autant de temps avant de comprendre , mais je ne savais pas que les  »FILS ET FILLES DE TROUS-DU-CUL » suivaient des cours pendant que d’autres vont au combat.

    Salut Ti-Jean De La Charette , La  »Jaws » Beauchamp et la  »LUMIÈRE » des Libéraux , Zivon Vallière. === On se reparle au sujet du Code d’éthique et de Déontologie , aussitôt que j’ai 2 minutes , peut-être milieu semaine prochaine. === Cette affaire-là , c’est comme la grève des Étudiants , vous m’avez  »CRISSER »-ça dans la face et on va savoir uniquement près de Noël ce qui arrive avec le D.G. qui ; RETRAITE , MODIFIE ou détruit des documents officiels.
    Jean-Marie De Serre.

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    28 avril 2012 à 13 01 47 04474
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    @ A.L.

    Yves Boisvert dit:
    « Mais ça fait une solide majorité d’étudiants qui ne jugent pas la hausse suffisamment dramatique pour justifier de suspendre leurs études ou mettre en péril leur trimestre. »

    Rien ne prouve que ceux qui étudient présentement sont d’accord avec la hausse. En fait plusieurs disent qu’ils ne le sont pas. On verra bien, lorsque le trimestre sera terminé, combien iront « dans la rue ». Je conseille à John James de régler le conflit bien avant cette date.

    Il dit également:
    « Le fond des choses est que l’université québécoise, en particulier l’université francophone, perd du terrain par rapport aux autres universités canadiennes. »

    Ce qui me semble faux, puisque nous assistons à une émigration des « cerveaux ». La réalité est que ce sont les entreprises qui contrôlent les universités pour exiger que la recherche ne se fasse que dans les secteurs « rentables » à l’économie en délaissant les autres secteurs. La notion de « recherche pure » est disparue.

    L’autre réalité est que le gouvernement diminue graduellement ses investissement dans les universités, comme ce fut le cas de 1988 à 2002 où la participation de l’État dans le financement en éducation est passée de 87% à 71%.

    On ne peut aborder ce problème de façon aussi superficielle que le fait le gouvernement. C’est pourquoi les étudiants veulent discuter sur l’ensemble de la situation actuelle. Ils ont parfaitement raison.

    Hier avant-midi, lorsque les représentants des professeurs de collège, Cégep et recteurs d’universités ont fait un point de presse, au moment ou la partie « recteur » faisait son allocution, celui-ci fut coupé et on n’a jamais revu ce point de presse aux nouvelles. Le représentant des recteurs était incroyablement dur pour le gouvernement.

    Amicalement

    André Lefebvre

    André Lefebvre

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    28 avril 2012 à 14 02 19 04194
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    André,

    Selon l’article précité, ce sont les étudiants des départements de sciences sociales et humaines et d’arts sont ceux qui font la grève, tandis que les étudiants ‘en sciences, en économie, en commerce, en maths, en droit, en génie, en médecine et en pharmacie sont hors du mouvement’.

    Toujours selon cet article :

    ‘Un étudiant en philo paie 40% de sa formation. Statistiquement, ses perspectives de revenus ne sont pas mirobolantes. Une hausse de 75% en cinq ans, ou de 82% en sept ans, est beaucoup plus injuste pour lui que pour l’étudiant en médecine.

    Ce dernier ne paie pas 10% de sa formation. Et même en étant 10 ans hors du marché du travail à étudier, il touchera en moyenne 2 millions de plus qu’un titulaire de DEC dans sa carrière médicale.

    Pour l’étudiant en médecine, la formation, même à deux fois le prix actuel de 2200$ par année, est une aubaine. Ce n’est pas pour rien que les banques leur courent après dès leur première année de médecine.’

    Fait-t-on exprès pour créer une crise?

    Il y a plusieurs façons pour le gouvernement d’augmenter les revenus provenant des droits de scolarité. Le gouvernement pourrait trouver les fonds ailleurs ou répartir le fardeau de la hausse différemment.

    Selon l’article :

     »Tous les programmes ne se valent pas, mais ils coûtent tous le même prix. Certains certificats donnés par des chargés de cours mal payés ne valent pas ce que donnent des facultés bien garnies où enseignent des chercheurs de haut niveau. »

    Ils coûtent tous le même prix, mais n’ont pas tous la même valeur!!!

    Donc, on voit que le problème est plus complexe que ce qu’on pourrait penser à première vue, mais le gouvernement ne veut pas discuter de cet aspect du problème, et les associations étudiantes non plus.

    Selon l’article :

     »Sauf qu’au gouvernement comme dans les associations étudiantes, personne ne veut parler de variation dans les droits de scolarité. Une solution unique pour tout le monde: ce traitement «égal» force certains à absorber plus qu’ils ne le devraient; les votes de grève l’expriment. »

    Matière à réflexion…

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    28 avril 2012 à 16 04 35 04354
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    Messieurs André Lefebvre et A.L, , comme j’aimerais savoir tout ce que vous savez , mais je suis comme les  »ÉTUDIANTS » , j’apprends et je ne comprends pas que l’on puisse en arriver au commentaire de Monsieur Lefebvre de 2011 et oublier.

    Je l’ai dit et le redis , les Québécois-Canayens on a l’oeil , Salut Ti-Jean , Pauline et Legault , Monieur Amir Kadir , étendez vos couleurs……..Soyez assûré que l’on va être Solidaire. === Par contre ne vous trompez pas trop trop, les TI-JEUNES , vont vous avoir à l’oeil.

    Monsieur Amir Kadir , personnellement , je trouve que vous êtes un type bien. Si vos idolles , sont Mabame Shirrin Ébadi et Amahinejab, Fidel Castro et le Président du Vénézuéla M.Hugo Chavez et tous les autres Président , qui dans ce coin là se tiennent debout , je crois que tous les jeunes devraient se rallier à votre  »PARTI(QUÉBEC SOLIDAIRE).
    Jean-Marie De Serre.

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    28 avril 2012 à 16 04 47 04474
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    JMDS,

    Je n’en sais pas beaucoup plus que vous. J’essaye de comprendre ce qui se passe. En ce qui concerne Québec Solidaire, je n’ai rien à voir avec ce parti. Je n’appui aucun parti.

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    28 avril 2012 à 17 05 07 04074
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    Monsieur A.L. , uniquement le fait que vous ayez un oeil là-dessus , c’est  »ÉNORME’.
    Bonne fin d<apr'es-midi Monsieur A.L. , Mais qu<est ce qui ce passe , m<en donn/ en quelque part^ Un m<en donn/ je me remets 'a faire des fautes.=== Est-ce que c<est l<oeil d<en haut de la <<PYRAMIDE<< qui fait des <<FREES GAMES<< ^
    Jean-Marie De Serre.

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    28 avril 2012 à 21 09 12 04124
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    @ A.L.
    Entièrement d’accord, « selon l’article précité »; mais il est rare que je m’en tiens à un seul article sur un sujet. Je suis convaincu que c’est la même chose pour toi.

    L’article est contestable par manque de certitude sur un point:
    « …on ne peut plus dire qu’on bloquera l’accès à qui que ce soit. »

    André Lefebvre

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    28 avril 2012 à 23 11 29 04294
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    André,

    Je ne dis pas de prendre l’article pour du cash. L’article explique pourquoi certains n’ont aucun intérêt à faire la grève et pourquoi d’autres voient ça différemment. Si un groupe d’étudiants est subventionné à hauteur de 90 % (comme en médecine) et que l’autre l’est uniquement à hauteur de 40 % (comme en sciences humaines), les étudiants qui sont moins subventionnés vont chiâler plus que ceux qui ne payent que 10 % du coût réel de leurs cours. En plus, si ceux qui sont plus subventionnés, une fois diplômés, gagneront le double et plus que ceux qui sont moins subventionnés, ceux qui doivent payer une plus forte part de leur poche vont chiâler plus, ce qui explique l’entêtement du 30 % qui fait la grève et le silence du 70 % qui continue à suivre ses cours.

    Il me semble qu’on se fait rouler dans la farine.

    Si c’est une ‘aubaine’ à 2 200 $/année pour certains étudiants, comme en médecine par exemple, pourquoi ne pas leur charger un montant qui est plus représentatif de la vrai valeur du cours, pour qu’éventuellement tous soient subventionnés au même niveau ou à un niveau comparable?

    Il y a quelque chose de fondamentalement tordu dans la façon dont les cours sont subventionnés.

    La valeur du cours dépend certainement du potentiel de gain du diplômé. Si l’étudiant en médecine peut gagner 2 millions $ de plus que le diplômé en arts, son diplôme vaut certainement plus. Pourquoi le prix du cours serait le même? Il n,y a aucune logique là-dedans.

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    28 avril 2012 à 23 11 36 04364
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    Il me semble que si le gouvernement chargeait 60 % de la valeur du cours aux étudiants en médecine, au lieu de 10 % comme c’est le cas présentement, les futurs médecins feraient la grève et descendraient dans la rue comme les étudiants d’arts et de sciences humaines le font présentement.

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    28 avril 2012 à 23 11 37 04374
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    Dans mon commentaire précédent, j’ai dit 60 % mais j’aurais dû dire 40 %.

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    29 avril 2012 à 7 07 37 04374
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    « Si c’est une ‘aubaine’ à 2 200 $/année pour certains étudiants, comme en médecine par exemple, pourquoi ne pas leur charger un montant qui est plus représentatif de la vrai valeur du cours, pour qu’éventuellement tous soient subventionnés au même niveau ou à un niveau comparable? »

    Parce que le résultat devient, à ce moment-là, que tous sont « bloqués au même niveau ». C’est le genre de solution identique au « nivellement par la base ». Une solution « systémique » appliquée à une « société humaine ».

    L’instruction est quelque chose qui doit être accessible sans conditions par chacun des individus de notre société, SI L’INDIVIDU EST INTÉRESSÉ À L’ACQUÉRIR. L’instruction n’est pas une paire de « reebox ».

    Ce n’est pas parce qu’elle serait gratuite que tous s’en prévaudrait; loin de là.

    Plusieurs continueraient de vouloir aller travailler rapidement pour « gagner de l’argent » au lieu d’acquérir des connaissances. Rendre l’instruction « gratuite » n’est pas de la rendre « obligatoire ».

    André Lefebvre

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    29 avril 2012 à 10 10 01 04014
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    André,

    Je ne prétends pas qu’augmenter les frais pour tous est une solution. Je fais simplement remarquer que le problème est plus complexe qu’il n’y parait à première vue, et que ceux qui sont le plus affectés par la hausse sont ceux qui font la grève.

    Si on pousse le raisonnement un peu plus loin, on pourrait même dire que la réaction des 30 % des étudiants les plus affectés par la hausse étaient prévisible.

    Si on avait voulu créer une crise, on n’aurait pu difficielement faire mieux.

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    29 avril 2012 à 11 11 30 04304
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    Je veux bien croire que l’éducation devrait être accessible à tous, mais il y a certainement des limites, d’une part, et d’autre part, il y a beaucoup d’étudiants qui voudraient aller en médecine, par exemple, mais les programmes sont très contingentés, même si on a besoin de médecins.

    Pourquoi on ne modifie pas les critères d’admission pour que tous ceux qui veulent devenir médecins puissent le devenir? Même raisonnement pour les avocats, les pharmaciens, les ingénieurs etc…

    Tout le monde doit avoir la même chance. Ça s’arrête ou tout ça et qui décide qui est admis ou non à la faculté et qui sera médecin et qui sera aide-infirmier?

    Il n’y a pas de réponse facile. Personnellement, ce que j’ai vu dans ma vie de plus de 50 ans, c’est que chaque fois que tu donne 1 $ au gouvernement pour payer un supposé service dont un concitoyen aurait besoin, le concitoyen va être chanceux de toucher 0,25 $ en services sur le dollar en question après tous les frais administratifs entre les mains du gouvernemamamn.

    On oublie trop facilement les problèmes fondamentaux par le fait que l’éducation est entre les mains de l’état, soit le gaspillage de fonds, la bureaucratie inutile, l’inefficacité, les coûts plus élevés résultant des conventions collectives, des avantages et de la présence des syndicats et, surtout, la pensée unique qui résulte du fait que l’éducation de toute la population provient ultimement de la même source… l’état.

    Je ne suis pas en faveur de l’éducation fournie pas l’état, qui mène au collectivisme et à la négation des libertés individuelles. Il y a d’autres moyens d’arriver aux mêmes fins, mais il faut cesser de nourrir la bête. La bête n’est pas ton ami, tsé veux dire.

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    29 avril 2012 à 11 11 58 04584
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    C’est pour cette raison que l’éducation devrait être fournie par la collectivité et non par l’État. Il faut cesser de croire que l’État est la collectivité. L’État est une oligarchie élue parce que la collectivité veut se déresponsabiliser de toutes décisions.

    Une démocratie directe devient « incontournablement » une collectivité RESPONSABLE.

    C’est ce genre de démocratie que nous démontrent les étudiants de la CLASSÉ. Ne cherchez plus pourquoi le gouvernement veut les ÉCRASER et que l’opposition se rapprochent d’eux en marchand sur des oeufs. La CLASSÉ est le plus grand danger qu’à eut à faire face, jusqu’ici, notre système politico-économique pourri.

    André Lefebvre

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    29 avril 2012 à 11 11 59 04594
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    Le problème de fond au Québec est que l’état occupe une place beaucoup trop importante dans toutes les sphères de l’économie. IEn plus, il y a un problème de corruption qui existe quasiment depuis toujours qui n’est pas prêt d’e^tre réglé. Il faudrait réduire au maximum les pouvoirs de l’état , les agences gouvernementales, municipales, régionales etc…, réduire les impôts en conséquence, modifier la politique linguistique pour attirer les petits entrepreneurs et laisser le libre marché faire son oeuvre.

    Mais au Québec, cela est impossible, parce que je viens d’écrire est contraire à l’opinion de 95 % des Québécois. Donc, rien ne changera selon moi. Ça va juste aller en empirant.

    Les Québécois ne décrocheront pas du gouvernemaman de sitôt. Ils vont en demander plus. C’est ça qu’on voit présentement. C’est ça qu’on va voir dans l’avenir quand d’autres groupes vont être touchés par les mesures d’austérité. Tout le monde va être dans la rue pour en redemander. L’armée va mâter tout ça, et on n’aura plus de liberté.

    C’est ça qui va arriver si on ne commence pas à réfléchir sérieusement à ce qui se passe autour de nous et comment on est arrivé là.

    Parce que tout le monde qui a étudié la question sait que c’est le système monétaire qui est la cause de tout ça. Il est là le problème.

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    29 avril 2012 à 12 12 03 04034
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    André,

    Certainement qu’une démocratie directe est préférable à une démocratie bidon dite représentative, mais i les libertés individuelles ne sont pas garanties et reconnues comme étant intouchables, ce n’est pas nécessairement mieux. Les jeunes qui font la grève ne se comportent pas comme des soumis et sont frondeurs. Les bien-pensants de la vielle capitale n’aiment pas ce genre d’attitude. Bravo aux étudiants. Je ne suis pas contre les étudiants, mais ce système est pourri.

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    29 avril 2012 à 12 12 04 04044
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    @ A.L.

    J’espère que tu comprends que le « collectivisme » dont tu parles n’est pas ce que serait une collectivité responsable.

    André Lefebvre

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    29 avril 2012 à 13 01 56 04564
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    J’appuie personnellement le mouvement étudiant.

    Mais là, je vois que ça parle de «libertés individuelles» et de systèmes libres… Écoutez bien, si on appuie le mouvement étudiant, sérieusement, les libertés individuelles deviennent un concept à la con car le temps est à la guerre. On es-tu à’ guerre ou on es-tu pas à’ guerre ?.

    Faut être sérieux en bout de ligne. Si on est en guerre, dans ce cas-là, il faut mettre les droits individuels sur la glace et foncer dans le tas jusqu’à temps que nous et nos alliés ayons eu gain de cause ou que l’Ennemi nous ait abattu une fois pour toute. Si on n’est pas en guerre, alors on demeure sur le neutre, passifs.

    Mais il faut s’attendre à du costaud : l’époque des valises de chars risque de refaire surface. Les pancartes, les taser guns et les boules de pétanque risquent d’être convertis en autre chose …

    L’Ennemi et ses sbires nous diront : «le mouvement étudiant revendique actuellement beaucoup plus que le gel des frais de scolarité». C’est vrai. Pourquoi ? Parce que l’Ennemi a un seul plan et il le met de l’avant, depuis des générations, avec un succès épeurant : l’implantation du New World Order. Puis, voyez-vous, il y a des gens, encore aujourd’hui, qui s’opposent à l’arrivée d’un tel système, système qui veut la suppression de tous les droits et libertés individuels ! On peut ne pas être en phase avec le mainstream idéologique présent dans les groupes étudiants, mais pourtant, ces derniers (bien intentionnés), ne veulent pas d’un système pourri où des tierces décideront à leur place. Comme beaucoup d’entre nous, ils s’objectent.

    Plus il y en aura, mieux ce sera. Surtout qu’il est minuit moins quart avant l’arrivée officielle du NWO.

    Fraddé

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    29 avril 2012 à 14 02 41 04414
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    Si on veut parler de corruption que, pour l’instant les étudiants appellent « mauvaise gestion », on peu inclure la descente de l’UPAC chez la cie CATANIA la semaine dernière.

    Catania fut accusée en 2010 d’avoir fourni 150,000 dollars à la caisse du PLQ.

    Reste à savoir si l’UPAC a pour mission de couper les ponts entre Catania (et même Zambino) et la commission d’enquête Charbonneau?

    Cependant une chose est certaine; les étudiants ne manquent pas de raisons valables à vouloir « revoir » toute l’administration des universités avant d’accepter une hausse de scolarité.

    Personne n’a encore souligné que la CLASSÉ s’objecte à cette hausse mais que la condition (pour considérer cette hausse) est de revoir l’administration des universités. Autrement dit: après la révision de cette administration …on verra; comme dirait Leguault . Ce n’est donc pas une position indécrottable contre la hausse comme l’est la position indécrottable (parce que trop crottée) du gouvernement pour la hausse.

    Ajoutons(dernière nouvelle) que le contrat de Teluq actuellement en négociation démontre une « erreur » de 430,000 dollars en faveur des architectes et de l’ingénieur.

    Encore une « erreur » découverte par quelqu’un qui n’est pas vraiment impliqué.

    Finalement, sans l’émission JE et l’émission ENQUÊTE, le PLQ serait blanc comme neige et aucune collusion ou corruption n’entacherait ce gouvernement.

    Pourquoi MARTEAU ou l’UPAC, quand tout le travail est fait par des journalistes?

    L’administration des université n’a-t-elle pas été entachée par des projets faramineux qui furent des « flops »?

    Un projet « faramineux » ou pas n’implique-t-il pas des compagnies d’Ingénierie?

    Les compagnies d’ingénieries ne sont-elles pas celles qui sont visées par l’enquête Charbonneau?

    La guerre des étudiants est beaucoup plus importante pour nous et plus dangereuse pour le gouvernement, qu’elle ne le paraît.

    Dévaloriser Gabriel Nadeau-Dubois n’est probablement pas une tactique électoraliste et Charest ne veut peut-être pas d’élections au printemps. Mais dans ce cas, il ne reste que le danger que GND représente pour l’implication du gouvernement dans la corruption pour le détruire.

    André Lefebvre

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    29 avril 2012 à 15 03 33 04334
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    Une petite question à laquelle j’espère quelqu’un pourra ne donner la réponse:

    Est-ce qu’un étudiant qui veut aller au post-secondaire, dont les parents gagnent moins que 45,000 $, reçoit automatiquement une bourse d’étude au pro rata de ses besoins?

    André Lefebvre

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    29 avril 2012 à 21 09 41 04414
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    Fraddé,

    T’as pas tort. C’est justement à cause du NOM que les étudiants doivent faire attention, demeurer paisibles, et ne tolérer aucune casse. Les autorités cherchent toujours de nouveaux prétextes pour restreindre les libertés individuelles. Mais il y a beaucoup de moutons au Québec, qui vont penser régler les problèmes actuels en votant pour un autre parti aux prochaines élections. Mais ça ne changera rien si vous élisez une gang d’enfants de choeur qui ne comprennent même pas à quoi ou à qui ils ont affaire. Faut pas compter sur les moutons.

    Répondre

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