La cyberguerre

 

C’est le véritable grain de sable dans les rouages de la cybernétique.

Splendeur et misère de l’informatique, je veux parler de la cyberguerre que se livrent les islamistes et les nihilistes, sans miel et sans absinthe…

Chacun des deux cherche et trouve les raisons de devenir le maître du jeu.

L’enjeu : l’être ou le néant, le diable ou le bon dieu.

 

Pour les islamistes, il n’y a qu’une menace : le nihilisme de tous ceux qui croient en tout et en rien, celui des incroyants, des mécréants, des infidèles, le nihilisme de ceux qui n’ont ni entendu, ni retenu la parole de Dieu.

Pour les nihilistes, il n’y a qu’un danger : le terrorisme de tous ceux qui croient qu’il n’y a pas d’autre vérité que celle qui leur a été révélée et qui se radicalisent pour la faire triompher, l’imposer en déposant des bombes ou en creusant des tombes.

Les deux protagonistes qui occupent le cyberespace ne se font aucun cadeau.

Deux ennemis d’un type nouveau, avec une raison numérique, une pensée systémique et une volonté informatique… qui pratiquent jour et nuit la culture de la neutralisation, de l’éradication.

On se suit à la trace, pour effacer la menace du camp d’en face.

Qu’est-ce qu’un cyber-nihiliste pour un cyber-islamiste ?

Qu’est-ce qu’un cyber-islamiste pour un cyber-nihiliste ?

Un virus dont il faut se débarrasser de toute urgence.

Dans le monde virtuel, la vie n’est pas plus belle que dans le monde réel : ou tu domines ou tu te fais dominer. Il n’y a pas de troisième terme.

Aucun des deux ne peut se reproduire sans réduire l’impact de l’autre… sans l’envahir avec ses trolls et ses agents de contrôle.

Pour bien cerner la spécificité de la cyberguerre sainte, il faut la distinguer d’un jeu d’échecs et l’assimiler à un jeu de dames… Ce n’est pas le même jeu de pouvoir ou de savoir.

Parce que le cyberespace n’est pas comparable à un échiquier, mais plutôt à un damier… TAC… TAC… TAC… on privilégie l’attaque.

Parce que la cyberguerre n’a pas de pièce codée avec une valeur déterminée comme une tour ou un cavalier… Tout est indifférencié.

Toutes les pièces sont semblables, sans identité remarquable, ce n’est pas leur composition mais leur position qui est avantageuse ou désavantageuse sur le damier.

Autrement dit tout pion constitue une menace qui peut contaminer tout le cyberespace, et représenter un danger pour tous les interconnectés…

Tout mouvement est suspect et peut rompre à tout moment la paix.

Et le pion sans âme peut se muer en dame et le courant électrique en Coran éclectique. Boum… boum !

http://www.lejournaldepersonne.com/2016/11/la-cyberguerre/

 

Campagne de soutien du film de Personne Le procès d’un procès sur Nietzsche : http://www.lejournaldepersonne.com/campagne-de-soutien-film-proces-dun-proces/

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Personne

Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d’actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d’assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L’humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n’est l’otage d’aucun parti, prisonnier d’aucune opinion, dupe d’aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l’événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats : https://www.lejournaldepersonne.com

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