Mort de la liberté d’expression

PHILIPPE DAVID

S’il existe un droit humain qui est fondamental, c’est la liberté d’expression. Ce droit nous l’avons, pas parce l’état nous l’accorde, mais parce qu’il nous est inné. Dans un pays qui est réellement libre, ce droit n’est restreint en aucune façon. Nous avons le droit d’exprimer notre de pensée de quelque façon que nous voulons, même si ça offense les autres. Car, voyez-vous, il est impossible de faire plaisir à tout le monde, et quoique vous disiez, il y aura toujours d’autres gens qui seront en désaccord. D’être en désaccord avec vous est leur droit le plus strict, mais ça ne vous enlève pas le droit d’exprimer votre propre opinion, même si celle-ci peut être méprisante ou même haineuse aux yeux de certains. En fait, à moins qu’il peut être prouvé que vos opinons sont mensongère et portent atteinte d’une façon concrète aux droits d’un particulier ou que vous causiez un danger quelconque comme hurler « au feu » dans un cinéma sans raison valable, votre liberté d’expression ne devrait pas être restreinte dans un pays qui se veut réellement libre.

Or, au Canada, la liberté d’expression est sérieusement en péril. Il suffit maintenant d’une seule plainte par une personne outrée, pour que quelque chose soit censuré. C’est ce qui est arrivé la semaine dernière, lorsque suite à une seule plainte, on a banni la chanson « Money for Nothing » de Dire Straits, qui pourtant tournait des toutes les stations de radio depuis 25 ans. Tout ça parce qu’une personne a été offensée par son utilisation du mot « faggot », dont la meilleure traduction que je puisse imaginer serait « tapette ». Bien entendu, dans le contexte de la chanson, ils s’agissait bel et bien d’un sarcasme, mais ça importe peu aux bien pensants imbus de rectitude politique. En fait, au Canada, toutes les excuses semblent bonnes pour tenter de faire taire ceux dont l’opinion nous déplait. Lorsque le magazine McLean’s a publié un extrait du livre « America Alone » de Mark Steyn, relatant sa théorie sur l’islamisation inexorable de l’Europe, cette publication et Mark Steyn lui-même se sont retrouvés devant la Commission Canadienne des Droits de l’Homme, ainsi que celle de la Colombie Britannique, le temps de le dire. Quand Ezra Levant et son journal le Western Standard ont osé reproduire quelques unes des caricatures de Mahomet qui avaient suscité la controverse quand elles avaient été initialement publiées dans le journal danois Jylland Posten, il s’est également retrouvé devant une de nos très risibles Commissions des Droits de la Personne, celle de l’Alberta cette fois. Cette semaine, une représentation du film Iranium, un documentaire sur le développement d’armes nucléaires en Iran a été annulée à cause de menaces qui auraient été reçues de quelques extrémistes.

Il semble évident que le multiculturalisme et la rectitude politique ont sérieusement attaqué l’épine dorsale du Canada et l’ont transformée en gélatine. Mais pis encore, je crois que si nos bureaucrates sont si prêts à sacrifier notre liberté d’expression au profit d’extrémistes marginaux, c’est qu’ils ont peut-être une affinité pour leurs opinions, ou une haine d’eux-même et de leur propre culture. Le Canada a été fondé sur des valeurs libérales où les droits de l’homme étaient considérés comme accordés par notre créateur et inviolables. Nous avons naguère étés libres et fiers. Force m’est de constater que ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Philippe David

Cet article est repris d’un texte de l’auteur de janvier 2011

26 pensées sur “Mort de la liberté d’expression

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    21 janvier 2011 à 10 10 20 01201
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    Ouf… Philippe, je t’aime bien. Parmi les radicaux de ton groupe, tu es probablement le plus civilisé, mais quand tu débordes du domaine économique, c’est beaucoup plus pénible… difficile de ne pas reconnaître les thèmes habituels de Point de bascule dans ce que tu écris. Reprenons quelques extraits de ton texte.

    D’accord sur le principe. La liberté est la base de la démocratie libérale, à l’intérieur des conventions prescrites par les lois. C’est ensuite que ça dérape. Le cas de censure de la chanson de Dire Straits est ridicule, nous l’admettons tous, mais de là à l’ériger en symbole de la décadence du droit d’expression, il y a toute une marge. Au lendemain de la décision, des radios ont démarré des marathons Dire Straits où la pièce « interdite » a été jouée des dizaines de fois. Résultat ? Aucune plainte. Pas de descente policière. Rien. C’était simplement une décision stupide sur médiatisée. Pas une preuve.

    Il y a une contradiction évidente dans ce paragraphe. Si la liberté d’expression est absolue, pourquoi les extrémistes devraient-ils se taire ? Si un journal s’en prend à une religion et à ses symboles, pourquoi les représentants de cette religion devraient-ils se résoudre au silence ? Il ne peut pas y avoir de double standard, tel que permettre à ceux qui dénoncent l’islamisme de publier leurs textes, mais interdire aux islamistes de répliquer en utilisant des recours légaux (la violence et les menaces sont toujours condamnables, toutefois). Sinon, c’est seulement de l’hypocrisie.

    En outre, suggérer que les fonctionnaires et autres travailleurs publics ont des affinités avec les extrémistes est une diffamation grossière et indigne. Ce sont eux, à tous les jours, qui doivent trouver des solutions aux problèmes posés par la cohabitation de la liberté d’expression et celle de conscience. Ça s’appelle le monde réel, celui du compromis.

    Si on pousse ton raisonnement à la limite, nous devrions exclure de notre société tous ceux qui ne partagent toutes les valeurs que tu défends, puisqu’ils représenteraient une menace potentielle à nos libertés. Évidemment, ce sont les immigrants, et plus spécifiquement ceux qui proviennent de pays musulmans. C’est une forme de racisme qui n’ose pas porter pas son nom et qui s’abrite derrière l’étendard de la liberté.

    C’est vrai que nous faisons face à un défi d’intégration, c’est pour cela que nous trouvons des compromis et balisons certaines libertés pour éviter les abus. C’est aussi ça, la démocratie.

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    21 janvier 2011 à 10 10 22 01221
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    Prise deux… les balises n’ont pas fonctionnées.

    Ouf… Philippe, je t’aime bien. Parmi les radicaux de ton groupe, tu es probablement le plus civilisé, mais quand tu débordes du domaine économique, c’est beaucoup plus pénible… difficile de ne pas reconnaître les thèmes habituels de Point de bascule dans ce que tu écris. Reprenons quelques extraits de ton texte.

    « S’il existe un droit humain qui est fondamental, c’est la liberté d’expression. Ce droit nous l’avons, pas parce l’état nous l’accorde, mais parce qu’il nous est inné. Dans un pays qui est réellement libre, ce droit n’est restreint en aucune façon. Nous avons le droit d’exprimer notre de pensée de quelque façon que nous voulons, même si ça offense les autres. »

    D’accord sur le principe. La liberté est la base de la démocratie libérale, à l’intérieur des conventions prescrites par les lois. C’est ensuite que ça dérape. Le cas de censure de la chanson de Dire Straits est ridicule, nous l’admettons tous, mais de là à l’ériger en symbole de la décadence du droit d’expression, il y a toute une marge. Au lendemain de la décision, des radios ont démarré des marathons Dire Straits où la pièce « interdite » a été jouée des dizaines de fois. Résultat ? Aucune plainte. Pas de descente policière. Rien. C’était simplement une décision stupide sur médiatisée. Pas une preuve.

    «Il semble évident que le multiculturalisme et la rectitude politique ont sérieusement attaqué l’épine dorsale du Canada et l’ont transformée en gélatine. Mais pis encore, je crois que si nos bureaucrates sont si prêts à sacrifier notre liberté d’expression au profit d’extrémistes marginaux, c’est qu’ils ont peut-être une affinité pour leurs opinions, ou une haine d’eux-même et de leur propre culture.»

    Il y a une contradiction évidente dans ce paragraphe. Si la liberté d’expression est absolue, pourquoi les extrémistes devraient se taire ? Si un journal s’en prend à une religion et à ses symboles, pourquoi les représentants de cette religion devraient se résoudre au silence ? Il ne peut pas y avoir de double standard : permettre à ceux qui dénoncent l’islamisme de publier leurs textes, mais interdire aux islamistes de répliquer en utilisant des recours légaux (la violence et les menaces sont toujours condamnables, toutefois). Sinon, c’est seulement de l’hypocrisie.

    En outre, suggérer que les fonctionnaires et autres travailleurs publics ont des affinités avec les extrémistes est une diffamation grossière et indigne. Ce sont eux, à tous les jours, qui doivent trouver des solutions aux problèmes posés par la cohabitation de la liberté d’expression et celle de conscience. Ça s’appelle le monde réel, celui du compromis.

    Si on pousse ton raisonnement à la limite, nous devrions exclure de notre société tous ceux qui ne partagent toutes les valeurs que tu défends, puisqu’ils représenteraient une menace potentielle à nos libertés. Évidemment, ce sont les immigrants, et plus spécifiquement ceux qui proviennent de pays musulmans. C’est une forme de racisme qui n’ose pas porter pas son nom et qui s’abrite derrière l’étendard de la liberté.

    C’est vrai que nous faisons face à un défi d’intégration, c’est pour cela que nous trouvons des compromis et balisons certaines libertés pour éviter les abus. C’est aussi ça, la démocratie.

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    21 janvier 2011 à 10 10 53 01531
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    @ Philippe,

    Bonne année vieille branche. Bien d’accord avec ton article.

    @ Hérétik,

    ‘La liberté est la base de la démocratie libérale…’, je n’ai pas vu le mot ‘démocratie’ dans l’article de Philippe. Il parle de ‘valeurs libérales’, de ‘droits de l’homme’, de ‘droit inné’ , de ‘créateur’ et ‘d’inviolable’ .

    Liberté et démocratie ne sont pas des synonymes.

    Va lire l’AANB et dis moi ou tu vois écrit le mot ‘démocratie’.

    Le Canada est une monarchie constitutionnelle. Si tu ne crois pas ça, regarde le billet de banque dans ta poche.

    Par contre, comme toi, je ne pense pas qu’il faut attribuer aux musulmans les atteintes à notre liberté d’expression.

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    21 janvier 2011 à 11 11 27 01271
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    Excellent article écrit dans un contexte de rectitude politique, bravo!
    Il est triste et frustrant de voir que cette liberté d’expression à littéralement disparu depuis l’événement du 11/9. Je remarque que le Canada est maintenant scotché aux valeurs et modus operandi de son voisin du sud qui ne tolère aucune critique. La même chose s’applique aussi à certains groupes ou confessions religieuses qui ont pris racine au pays et possèdent un puissant lobby à Ottawa pour bloquer et condamner toute critique à leur égard.
    Les seuls que l’on peut critiquer librement dans les journaux et à haute voix sont les fondateurs et pionniers de notre pays. Quelle honte!
    Ces comportements mène directement vers le ras-le-bol et les mouvements d’extrême droite que l »on retrouve en France, en Allemagne et au USA…
    Vu la nature plutôt conciliante des canadiens, la tolérance est encore une valeur partagée mais pour combien de temps encore?
    Gazou

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    21 janvier 2011 à 11 11 47 01471
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    @ Aimé

    Je tique un peu sur ta définition de démocratie. Qu’est-ce que c’est pour toi ?

    La Constitution américaine a clairement reconnu le suffrage universel par une série d’amendements, qui tenaient compte de l’évolution de la société (15e amendement pour la race, 19e amendement pour le sexe, 26e amendement pour l’âge). Quant au Canada, comme son modèle britannique, la tradition démocratique s’est lentement taillée une place dans le système parlementaire, en éliminant par des lois successives les barrières au droit de vote (le cens, la race, le sexe, l’âge).

    On doit suspendre le suffrage universel ? On devrait revenir à la monarchie de droit divin ou à une République aristocratique, sous prétexte que les textes fondateurs ne prévoient pas la démocratie ? Si c’est le cas, c’est du pur fondamentalisme, à l’image de ces évangéliques qui veulent revenir à «l’église primitive» ou les islamistes qui veulent imposer la charia, alors que les sociétés ont dépassé ce stade depuis belle lurette et ne voudront pas revenir en arrière.

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    21 janvier 2011 à 14 02 55 01551
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    Hérétik,

    Je comprends ce que tu veux dire. L’idéal démocratique est largement accepté comme un objectif souhaitable, mais dans son application, il ne produit pas le résultat espéré, pour diverses raisons.

    Je crois qu’on est conditionné à accepter que si la majorité en a décidé ainsi, c’est légitime et acceptable. Mais la majorité des électeurs semble avoir perdu son compas moral depuis un bon bout de temps, de sorte que le vote de la majorité est devenu le vote de la minorité qui vote, les autres boycottant le processus électoral, et parmi cette monorité de voteurs, le parti de la plus grande minorité formera le gouvernement (minoritaire ou faiblement majoritaire) et dictera les politiques aux autres.

    Au bout du compte, comme on voit au Canada et au Québec, 15 % au plus de la population a voté pour le gouvernement en place, qui fait la loi au 85 % restant.

    Une république et/ou une monarchie fondée sur des principes constitutionnels qui reconnait des droits individuels innés et inaliénables assure une meillleure garantie tous les points de vue seront entendus et, au bout du compte, que les droits et libertés individuelles de chacun seront respectés.

    Présentement, on a des fictions juridiques, des corporations qui ont plus de droit que les individus, et qui dictent les politiques aux gouvernements. On peut bien trouver ça dur. Si on revient à des principes plus sains que de s’en remettre à des entités et à des fictions juridiques, plutôt qu’au bon jugement des individus agissant à titre individuel, et non cachés derrère une corporation, on a de bien meilleures chances de mieux vivre. Si on laisse d’autres décider pour nous, sur des bases pseudos démocratiques, on se ramasse ou en est présentement. Il faut se reprendre en mains, sur la base de principes solides que tous les gens de bonne foi pourront accepter.

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    21 janvier 2011 à 16 04 18 01181
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    @ Hérétik

    Le cas de censure de la chanson de Dire Straits est ridicule, nous l’admettons tous, mais de là à l’ériger en symbole de la décadence du droit d’expression, il y a toute une marge. Au lendemain de la décision, des radios ont démarré des marathons Dire Straits où la pièce « interdite » a été jouée des dizaines de fois. Résultat ? Aucune plainte. Pas de descente policière. Rien. C’était simplement une décision stupide sur médiatisée. Pas une preuve.

    Et le film Iranium?

    Il y a une contradiction évidente dans ce paragraphe. Si la liberté d’expression est absolue, pourquoi les extrémistes devraient se taire ? Si un journal s’en prend à une religion et à ses symboles, pourquoi les représentants de cette religion devraient se résoudre au silence ? Il ne peut pas y avoir de double standard : permettre à ceux qui dénoncent l’islamisme de publier leurs textes, mais interdire aux islamistes de répliquer en utilisant des recours légaux (la violence et les menaces sont toujours condamnables, toutefois). Sinon, c’est seulement de l’hypocrisie.

    Je n’ai aucun problème à ce que les autres puissent utiliser des recours légaux. Le problème avec les Commissions des droits de la personne et que ça ne coûte absolument rien d’y porter plainte mais ça coûte des milliers aux personnes poursuivies pour s’en défendre. Les causes contre McLeans, Steyn et Levant ont toutes fini par être rejetées, mais ont imposé des frais qui vont en faire réfléchir beaucoup avant de publier des critiques de l’Islam. S’il veulent vraiment faire valoir leurs droits, qu’ils embauchent un avocat et qu’ils fassent une poursuite en diffamation ou en libelle à la Cour civile. Les Commissions des Droits sont une farce!

    En outre, suggérer que les fonctionnaires et autres travailleurs publics ont des affinités avec les extrémistes est une diffamation grossière et indigne. Ce sont eux, à tous les jours, qui doivent trouver des solutions aux problèmes posés par la cohabitation de la liberté d’expression et celle de conscience. Ça s’appelle le monde réel, celui du compromis.

    Cher Nicolas, va jeter un coup d’oeil à l’interrogation d’Ezra Levant pour la Commission des Droits albertaine pour le fun….

    http://www.youtube.com/watch?v=3iMNM1tef7g

    Si on pousse ton raisonnement à la limite, nous devrions exclure de notre société tous ceux qui ne partagent toutes les valeurs que tu défends, puisqu’ils représenteraient une menace potentielle à nos libertés. Évidemment, ce sont les immigrants, et plus spécifiquement ceux qui proviennent de pays musulmans. C’est une forme de racisme qui n’ose pas porter pas son nom et qui s’abrite derrière l’étendard de la liberté.

    Balivernes! Le droit de liberté d’expression est beaucoup mieux protégé aux États-Unis et c’est probablement un des pays les plus complaisants envers les musulmans.

    C’est vrai que nous faisons face à un défi d’intégration, c’est pour cela que nous trouvons des compromis et balisons certaines libertés pour éviter les abus. C’est aussi ça, la démocratie.

    Désolé, mais la liberté d’expression est un droit inaliénable, seul un tribunal et un jury devrait déterminer ce qui constitue un abus.

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      21 janvier 2011 à 16 04 36 01361
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      Oh, et en passant, juste d’être insulté par les propos ou écris de quelqu’un ne devrait pas être matière à poursuite, sinon je passerais beaucoup de temps en Cour…

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    22 janvier 2011 à 11 11 07 01071
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    @Philippe David, Hérétik, Aimé Laliberté,
    Mon commentaire est davantage terre à terre que le vôtre… Je suis pour la libeté d’expression. Cependant, «toute vérité n’est pas bonne à dire».
    Jadis, ce dicton qui avait cours «il faut se tourner la langue sept fois avant de parler» nous imposait une certaine retenue. Aujourd’hui, depuis l’avènement des médias sociaux, et par conséquent, depuis que les individus écrivent au lieu de dire, certains d’entre-eux ont trouvé la meilleure tribune pour exprimer leur opinion sans retenue et de n’importe quelle manière; gratuite, futile, parfois grossière, méprisante et parfois haineuse. L’expression publique, où l’individualisme prime, devient de plus en plus un lieu de défoulement général du commun des mortels mais aussi de certains animateurs publics. Nous avons justes à nous régaler de certains commentaires édités dans les médias pour s’en convaincre.
    Le respect des individus, des institutions, des conventions, des traditions, la courtoisie, le civisme (dont la définition est une foule de petites choses) foutent le camp.
    Or l’exagération, les excès, les abus qui de manières insidieuses mènent à la violence, au soulèvement populaire conduisent toujours aux restrictions et briment nécessairement les droits civils et humains.

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      22 janvier 2011 à 13 01 23 01231
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      @ Céline Lagacé

      Aujourd’hui, depuis l’avènement des médias sociaux, et par conséquent, depuis que les individus écrivent au lieu de dire, certains d’entre-eux ont trouvé la meilleure tribune pour exprimer leur opinion sans retenue et de n’importe quelle manière; gratuite, futile, parfois grossière, méprisante et parfois haineuse.

      C’est vrai, mais je m’opposerais à y imposer une limite. Qui dans ce monde a vraiment la sagesse de déterminer où est la ligne entre l’abus et le bon goût? Règle générale, ceux dont le discours est trop extrême ne trouvent pas de bien grands auditoires. Ils auront donc bien peu d’influence. Il ne sied pas d’imposer une conduite restrictive à la majorité pour contrer une poignée de marginaux.

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    22 janvier 2011 à 13 01 35 01351
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    @ Céline Lagacé

     »Or l’exagération, les excès, les abus qui de manières insidieuses mènent à la violence, au soulèvement populaire conduisent toujours aux restrictions et briment nécessairement les droits civils et humains. »

    Cela fait plusieurs décennies que les habitants du Québec et du Canada subissent des excès et des abus, sous diverses formes. Je ne voispas le soulèvement populaire dont vous parlez. Par contre, je vois les restrictions aux libertés et les violations des droits civils et humains auxquels vous référez. La source de ces excès, abus, restrictions et violations est à peu près toujours la même, et ce n’est certainement pas le citoyen ou autre qui exprime sa frustration sur un blogue.

    Les autorités sont en mode restriction de liberté, comme en Chine communiste.

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    22 janvier 2011 à 14 02 27 01271
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    La liberté d’expression n’est pas en péril au Canada, elle n’a jamais complètement existée…

    Il est impensable de se débarrasser du multicul-cul d’État sans se séparer du Cacanada!

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    22 janvier 2011 à 14 02 29 01291
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    D’ailleurs, j’ai une question pour vous: Pour nuire à quel mouvement politique québécois Pet Troudeau a-t-il créé le concept de multicul d’État?

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      23 juillet 2013 à 7 07 51 07517
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      RIDICULE les péquistes – Ce n’est pas PET qui a inventé le courant culturel du multiculturalisme – ce courant de pensée culturel et ethnologique s’est développé aux USA et en Europe occidental ou le transferts d’immigrants étaient massif à cette époque – il ne fait qu’augmenter depuis la crise systémique du capitalisme.
      EH les nationaleux péquistes arrêtez de regarder votre province et votre idole fasciste père de votre RACE comme le centre du monde – vous êtes trop petit pour influer sur les courants de pensées mondiaux.

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    22 janvier 2011 à 14 02 39 01391
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    @Hérétik

    « C’est ensuite que ça dérape. Le cas de censure de la chanson de Dire Straits est ridicule, nous l’admettons tous, mais de là à l’ériger en symbole de la décadence du droit d’expression, il y a toute une marge.  »

    Peut-être pas de la décadence, mais de la non-existence de ce droit, oui!

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    22 janvier 2011 à 14 02 42 01421
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    Ceci dit, je vous suggère de lire ce texte de François Tremblay:

    http://francoistremblay.wordpress.com/2010/08/25/against-free-speech/

    « However, that’s not where the problem is. I agree that individuals speaking for themselves in the company of equals (and the individual is, after all, the smallest minority) does not present any issue, and there should be absolutely no restrictions to what an individual, speaking for himself or herself, can say, type or transmit. All restrictions in the name of “intellectual property” (no such thing as property), “hate speech” (defined scrupulously as to exclude anything the power elite says or does, like all other laws), or any other such considerations need to be debunked and abolished. This, we can all agree on. Without such a freedom, freedom of thought is sterile, useless, and ideas cannot change. No one has ever changed any ideas by staying within the envelope. »

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    22 janvier 2011 à 14 02 51 01511
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    « Il y a une contradiction évidente dans ce paragraphe. Si la liberté d’expression est absolue, pourquoi les extrémistes devraient se taire ? Si un journal s’en prend à une religion et à ses symboles, pourquoi les représentants de cette religion devraient se résoudre au silence ? Il ne peut pas y avoir de double standard : permettre à ceux qui dénoncent l’islamisme de publier leurs textes, mais interdire aux islamistes de répliquer en utilisant des recours légaux (la violence et les menaces sont toujours condamnables, toutefois). Sinon, c’est seulement de l’hypocrisie. »

    Le droit au recours légal pour censurer une opinion qui ne nous plaît pas n’a rien à voir avec la libre expression de sa propre opinion. Si des fanatiques religieux souhaitent exprimer leur propagande haineuse liberticide, je n’ai aucun problème à ce qu’ils l’expriment, mais qu’ils ne viennent surtout pas censurer les opinions des autres!

    Selon votre propre standard, les athées devraient avoir le droit d’obtenir des recours légaux pour censurer les fanatiques religieux, si je comprends bien?

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    22 janvier 2011 à 14 02 56 01561
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    « mais interdire aux islamistes de répliquer »

    Il n’y a pas d’interdiction de répliquer là-dedans!

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    22 janvier 2011 à 15 03 02 01021
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    « En outre, suggérer que les fonctionnaires et autres travailleurs publics ont des affinités avec les extrémistes est une diffamation grossière et indigne. Ce sont eux, à tous les jours, qui doivent trouver des solutions aux problèmes posés par la cohabitation de la liberté d’expression et celle de conscience. Ça s’appelle le monde réel, celui du compromis.  »

    Peut-être, mais en aucun cas cela ne justifie les décisions liberticides prises par ces bourreaucrates!

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    22 janvier 2011 à 15 03 10 01101
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    « Cette semaine, une représentation du film Iranium, un documentaire sur le développement d’armes nucléaires en Iran a été annulée à cause de menaces qui auraient été reçues de quelques extrémistes. »

    Je m’oppose vigoureusement à ce genre de menaces. Cependant, lorsqu’un tel pamphlet islamophobe est soutenu par des autorités militaro-terroristes occidentales qui agressent des territoires musulmans, il arrive que l’autre parti réplique dans une telle guerre…

    De plus, dans le contexte actuel, je n’ai aucun problème avec le développement nucléaire en Iran ou en Corée du Nord. Ce « droit » (sic) n’est pas réservé seulement aux Occidentaux…

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      23 juillet 2013 à 7 07 58 07587
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      Tiens prenons cette argumentation à propos de la présentation d’un film et de retrait du programme… Est-ce la question fondamentale dans l’agression étatsunienne contre l’IRAN ? NON évidemment. La question de fond est bien – Depuis quand une superpuissance nucléaire – la seule ayant tuer des centaines de milliers de civils avec ces armes – peut-elle s’arroger le droit d’interdire à un autre pays de s’armer de nucléaire pour se défendre du plus grand prédateur de notre temps Les États-Unis d’Amérique ?
      L’IRAN a tous les droits et même le devoir de s’armer de nucléaire pour dissuader les USA de l’attaquer et de tuer des millions d’iraniens.
      Voila la liberté d’expression à l’œuvre

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    22 janvier 2011 à 20 08 36 01361
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    La liberté d’expression???

    Comme si ça avait déjà existé, dans la pseudo-démocratie qu’est le Canada!!!

    Des organismes gouvernementaux de censure nous disent ce que nous devons écouter et ce que nous ne pouvons pas écouter!!!

    N’a-t-on rien appris de la grande manifestation de juillet 2004 qui s’est déroulée de Québec à Ottawa, pour la liberté d’expression, hein???

    @ David.

    «je n’ai aucun problème avec le développement nucléaire en Iran ou en Corée du Nord»

    Le problème, c’est que ces deux pays-là sont dirigés par des fous qui veulent détruire le monde et qui crachent sur les idéaux des Lumières!!!

    De plus, l’Iran n’est pas à plaindre, puisque le Canada lui a déjà fourni du matériel nucléaire, alors: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/08/le-gouvernement-desmardais-1er-partie.html

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    23 juillet 2013 à 0 12 43 07437
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    La liberté en régime néo-libérale c’est le droit de nuire à son prochain, de le manipuler à son insu et de le frauder. Tous les autres idéologies, c’est un peu la même chose. Mais dans tous le même problème, les œuvres sont toujours en contradiction avec les discours et les narrations.

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    23 juillet 2013 à 22 10 15 07157
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    « Et le film Iranium? » — Philippe David

    Le problème avec Iranium ? Un vulgaire tissu de propagande, le voilà le problème avec Iranium… c’est que l’Iran ne cherche pas à développer l’arme nucléaire, cela a été affirmé et démontré à mainte reprise par l’AIEA, y a que les putains de sionistes tarés dans ton genre et leur lobby qui font pression sur nos gouvernements qui cherche encore à faire croire le contraire ! Et le pire, c’est que votre putain de propagande bâtarde et dégénérée fonctionne avec d’une patie de la populace !

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      23 juillet 2013 à 22 10 22 07227
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      Iranium : « Iranium is a 2011 documentary film by director Alex Traiman, Written and Distributed by pro-Israel organization Clarion Fund. » — wiki

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    18 octobre 2015 à 16 04 23 102310
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    Je vous remercie pour votre bille et je voudrais apporter un nouveau point de vue. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas le même point de vue ni la même croyance, que nous pouvons créer des désaccords ! Ne trouvez-vous pas cela étrange, que nous utilisons la « liberté d’expression » afin de pouvoir dire ou écrire n’importe quoi sur le dos des gens ? Avons-nous oublié de demander la permission, l’accord de l’autre afin de pouvoir démontrer ses erreurs, le ridiculiser ou lui donner tort ?

    N’aimeriez-vous pas que l’autre vous demande votre permission avant de pouvoir émettre quelque chose ?

    Qu’en pensez-vous ?

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