La racine de l’argent.

Par Philippe David.

Ce matin, j’ai décidé de faire un peu de philosophie. Le sujet est un peu pertinent car je crois que le peuple québécois a une attitude malsaine envers l’argent et la richesse en général. Atlas Shrugged , le roman d’Ayn Rand a été publié en 1957 et est toujours dans les tops sur la liste des Best-sellers aux États-Unis, malgré son âge. Il semble même y avoir un regain d’intérêt pour ce livre: les ventes ont plus que triplé en 2009 grandement dû aux similarités de la crise économique actuelle et le scénario du livre, ce qui le rend étrangement préscient. Le roman est en réalité plus qu’un roman, il est aussi une représentation imagée de la philosophie objectiviste de Rand dont les concepts sont expliqués à travers le discours de John Galt. Malheureusement, il n’existe pas encore de traduction « officielle » de ce livre en français. Une traduction pirate circulait il y a quelques mois, mais elle a dû être retirée. Il y a environ un an et demi, je m’étais amusé à traduire un extrait de ce livre portant sur la conception Randienne de l’argent : Le discours de Francisco d’Anconia. Je la reproduis ici pour votre bénéfice, mais si vous vous débrouillez bien avec la langue de Shakespeare, je vous encourage fortement à lire le livre (Disponible chez Archambault et Indigo/Chapters. Chez Renaud-Bray, ils ont jamais entendu parler).

Une petite mise en contexte: Francisco d’Anconia est un magnat des mines de cuivre et un des principaux personnages du livre. Lors d’une réception de mariage, il se tenait juste à coté d’un groupe qui menait une conversation quand l’un d’eux déclare que « l’argent est la racine de tout mal ». D’Anconia l’interpelle donc de cette façon:


Le discours de Francisco d’Anconia

Par Ayn Rand. Extrait du livre «Atlas Shrugged» et traduit en français par Philippe David

« Alors vous pensez que l’argent est la racine de tout mal? » dit Francisco d’Anconia. « Avez-vous déjà demandé quelle est la racine de l’argent? L’argent est un outil d’échange qui ne peut exister à moins d’avoir des biens produits et des hommes capables de les produire. L’argent est la forme du principe que les hommes qui veulent transiger entre eux doivent le faire par le commerce et donner valeur pour valeur. L’argent n’est pas l’outil des chapardeurs, qui réclament votre produit par les larmes, ou des pillards, qui le prennent par la force. L’argent est rendu possible par les hommes qui produisent. Est-ce cela que vous considérez comme le mal? »

« Lorsque vous acceptez de l’argent en paiement de vos efforts, vous ne le faites que dans la conviction que vous l’échangerez pour le produit de l’effort des autres. Ce ne sont pas les chapardeurs et les pillards qui donnent la valeur à l’argent. Pas un océan de larmes, ni tous les fusils du monde peuvent transformer ces bouts de papier dans votre portefeuille en pain pour vous laisser survivre demain. Ces bouts de papier, qui auraient dû être de l’or, sont un gage d’honneur– votre réclamation de l’énergie des hommes qui produisent. Votre portefeuille est l’expression d’espoir que quelque part dans le monde autour de vous il y a des hommes qui ne prendront pas à défaut ce principe moral qui est la racine de l’argent. Est-ce cela que vous considérez comme le mal? »

« Avez-vous déjà cherché la racine de la production? Examinez une génératrice électrique et osez vous dire qu’elle a été créée par l’effort musculaire de brutes écervelées. Essayez de faire croître une graine de blé sans le savoir laissé par les hommes qui ont dû le découvrir la première fois. Essayez d’obtenir votre nourriture par le seul moyen de mouvements physiques — et vous apprendrez que l’esprit de l’homme est la racine de tous les biens produits et de toute la richesse qui ait existé sur terre. »

« Mais vous dites que l’argent est fait par les forts aux dépens des faibles? De quelle force parlez-vous? Ce n’est pas la force des muscles et des fusils. La richesse est le produit de la capacité humaine de penser. Alors l’argent est fait par l’homme qui invente un moteur aux dépens de ceux qui ne l’ont pas inventé? Est-ce que l’argent est fait par l’intelligent au dépens du sot? Par le capable au dépens de l’incapable? Par l’ambitieux au dépens du paresseux? L’argent est fait — avant qu’il puisse être pillé ou chapardé — fait par l’effort de chaque honnête homme, chacun selon son habileté. Un honnête homme est celui qui sait qu’il ne peut pas consommer plus qu’il n’a produit. »

« De transiger par l’argent est le code des hommes de bonne volonté. L’argent repose sur l’axiome que chaque homme est propriétaire de son esprit et de ses efforts. L’argent n’alloue aucun pouvoir de prescrire la valeur de votre effort, excepté par le choix volontaire de l’homme qui veut l’échanger avec son effort en retour. L’argent vous permet d’obtenir pour vos biens et votre labeur ce qu’ils valent aux yeux des hommes qui les achètent, mais pas plus. L’argent ne permet aucune entente sauf celles par bénéfice mutuel avec le jugement non-forcé des commerçants. L’argent vous demande la reconnaissance que les hommes doivent travailler pour leur propre bénéfice, et non pour leur tort, pour leur gain et non pour leur perte — la reconnaissance qu’ils ne sont pas des bêtes de somme, nés pour porter le poids de votre misère — que vous devrez leur offrir des valeurs, et non des blessures. — que le lien commun entre les hommes n’est pas l’échange de souffrances, mais l’échange de biens. L’argent demande que vous ne vendiez pas votre faiblesse à leur stupidité, mais votre talent à leur raison; il demande que vous n’achetiez pas le pire qu’ils offrent, mais le meilleur que votre argent puisse trouver. Et lorsque les hommes vivent de l’échange — avec la raison et non la force comme arbitre final — c’est le meilleur produit qui gagne, la meilleure performance, l’homme avec le meilleur jugement et la meilleure habileté — et le degré de la productivité d’un homme est le degré de sa récompense. C’est le code de l’existence pour laquelle l’outil et le symbole est l’argent. Est-ce cela que vous considérez le mal? »

« Mais l’argent n’est qu’un outil. Il vous emmènera où vous voulez, mais il ne vous remplacera pas comme chauffeur. Il vous donnera les moyens de satisfaire vos désirs, mais il ne vous donnera pas de désirs. L’argent est le fléau des hommes qui tentent de renverser la loi de la causalité — les hommes qui cherchent à remplacer l’esprit en saisissant les produits de l’esprit. »

« L’argent n’achètera pas le bonheur à l’homme qui n’a aucune idée de ce qu’il veut: l’argent ne lui donnera pas un code de valeurs, s’il ne sait à quoi attribuer une valeur, et il ne lui donnera pas un but, s’il ne sait ce qu’il doit chercher. L’argent n’achètera pas l’intelligence au sot, ou l’admiration au trouillard, ou le respect à l’incompétent. L’homme qui tente d’acheter le cerveau de ses supérieurs pour le servir, avec l’argent pour remplacer son jugement, finit par devenir la victime de ses inférieurs. Les hommes d’intelligence le désertent, mais les tricheurs et les fraudeurs accourent à lui, attirés par une loi qu’il n’a pas découverte: qu’aucun homme ne peut être plus petit que son argent. Est-ce la raison pour laquelle vous dites que c’est le mal? »

« Seul l’homme qui n’en a pas besoin, est digne d’hériter la richesse — l’homme qui ferait sa fortune peu importe où il a commencé.Si un héritier est l’égal de son argent, il le servira; sinon, il le détruira. Mais vous le regardez et vous criez que l’argent l’a corrompu. Vraiment? Ou a-t-il corrompu son argent? N’enviez pas un mauvais héritier; sa richesse n’est pas la vôtre et vous n’auriez pas fait mieux avec. Ne pensez pas qu’elle aurait dû être distribuée entre vous; chargeant le monde de cinquante parasites au lieu d’un, ne ramènerait pas la vertu morte qu’était la fortune. L’argent est une puissance vivante qui meurt sans sa racine. L’argent ne servira pas l’esprit qui ne peut l’égaler. Est-ce la raison pourquoi vous dites que c’est mal? »

« L’argent est votre moyen de survie. Le verdict que vous prononcez sur la source de votre gagne-pain est le verdict que vous prononcez sur votre vie. Si la source est corrompue, vous avez damné votre existence. Avez-vous obtenu votre argent par la fraude? En jouant sur les vices ou la stupidité des hommes? À servir les sots en espérant recevoir plus que votre habileté ne mérite? En abaissant vos standards? En faisant un travail qui vous écœure pour des acheteurs que vous méprisez? Si c’est le cas, votre argent ne vous apportera pas un moment ou la valeur d’un sou de joie. Alors tout ce que vous achèterez ne deviendra pas un tribut, mais un reproche; pas un accomplissement, mais un rappel de honte. Alors vous crierez que l’argent est mauvais. Mauvais, parce qu’il ne remplace pas votre respect de vous-même? Mauvais, parce qu’il ne vous laisse pas jouir de votre dépravité? Est-ce cela la racine de votre haine de l’argent? »

« L’argent demeurera toujours un effet et refuse de vous remplacer en tant que la cause. L’argent est le produit de la vertu, mais il ne peut pas vous donner la vertu et il ne rachètera pas vos vices. L’argent ne vous donnera pas ce qui n’est pas mérité, ni en matériel, ni en spirituel. Est-ce cela la racine de votre haine de l’argent? »

« Ou disiez-vous que c’est l’amour de l’argent qui est la racine du mal? Aimer quelque chose, c’est connaître et aimer sa nature. Aimer l’argent est connaitre et aimer le fait que l’argent est la création de la meilleure puissance en vous, et la clef pour échanger votre effort pour l’effort du meilleur d’entre les hommes. C’est l’homme qui vendrait son âme pour une pièce de cinq cents, qui proclame le plus fort sa haine de l’argent — et il a de bonnes raisons de l’haïr. Ceux qui aiment l’argent ont la volonté de travailler pour. Ils savent qu’ils peuvent se le mériter. »

« Laissez-moi vous livrer un indice au caractère des hommes: L’homme qui maudit l’argent, l’a obtenu déshonorablement; l’homme qui le respecte, l’a gagné. »

« Sauvez-vous de quiconque vous dit que l’argent est mauvais. Cette phrase est la clochette de lépreux qui sonne l’approche d’un pillard. Aussi longtemps que les hommes vivront ensemble sur terre et auront besoin de transiger un avec l’autre — leur seul substitut, s’ils abandonnent l’argent, est la bouche d’un fusil. »

« Mais l’argent vous demande les plus hautes vertus, si vous voulez en faire ou le garder. Les hommes qui n’ont aucun courage, aucune fierté ou estime de soi, les hommes qui n’ont pas le sens moral de leur droit à leur argent et qui n’ont pas la volonté de le défendre comme s’ils défendaient leur vie, les hommes qui s’excusent d’être riches — ne demeureront pas riches pour longtemps. Ils sont l’appât naturel des foules de pillards qui se cachent sous les roches depuis des siècles, mais qui rampent hors de leur cachette à l’odeur de l’homme qui demande pardon pour la culpabilité de posséder de la richesse. Ils se dépêcheront de lui prendre sa culpabilité — et sa vie, comme il le mérite. »

« Alors vous verrez la montée des hommes au double standard — des hommes qui vivent par la force, mais qui comptent sur ceux qui vivent de la traite pour donner de la valeur à leur butin — des hommes qui sont au crochet de la vertu. Dans une société morale, ils sont les criminels, et les statuts sont écrits pour vous en protéger. Mais lorsqu’une société établit des criminels-de-droit et des pillards-en-loi — des hommes qui utilisent la force pour saisir la richesse de victimes désarmées — alors l’argent devient le vengeur de son créateur. De tels pillards croient qu’il est sûr de voler des hommes sans défense, une fois qu’ils ont passé une loi pour les désarmer. Mais leur butin devient l’aimant des autre pillards, qui l’obtiennent d’eux de la même façon. Alors la course ne va pas à ceux qui sont les plus adeptes à la production, mais à ceux qui sont les plus impitoyables à l’usage de la brutalité. Lorsque la force est la norme, le meurtrier gagne sur le pickpocket. Et alors que la société disparaît, dans une propagation de ruines et de boucherie. »

« Souhaitez-vous savoir si ce jour arrive? Surveillez l’argent. L’argent est le baromètre de la vertu d’une société. Lorsque vous voyez que les échanges sont faits, non par consentement, mais par la contrainte — quand vous voyez que pour produire, vous devez obtenir la permission de gens qui ne produisent rien. — lorsque vous voyez que l’argent coule vers ceux qui traitent non pas en biens, mais en faveurs — lorsque vous voyez que les hommes s’enrichissent plus par la corruption et l’influence que par le travail, et que vos lois ne vous protègent pas contre eux, mais les protègent contre vous — lorsque vous voyez la corruption récompensée et que l’honnêteté devient un sacrifice — vous saurez que votre société est condamnée. L’argent est un médium si noble qu’il n’accepte aucune concurrence avec les armes et n’accepte aucun termes avec la brutalité. Il ne permet pas qu’un pays puisse survivre mi-propriété, mi-butin. »

« Lorsque des destructeurs apparaissent parmi les hommes, ils commencent par détruire l’argent, puisque l’argent est la protection des hommes et la base de leur existence morale. Les destructeurs saisissent l’or et laissent aux propriétaires une pile de papier trafiqué. Ce qui détruit toute norme objective et qui livre les hommes au pouvoir arbitraire d’un régulateur de valeurs arbitraire. L’or était une valeur objective, un équivalent de richesse produite. Le papier est une hypothèque d’une richesse qui n’existe pas, soutenu par une arme pointée vers ceux qui sont supposé le produire. Le papier est un chèque tiré par des pillards légaux d’un compte qui n’est pas le leur: sur la vertu de leurs victimes. Surveillez le jour où il rebondira, marqué «compte à découvert». »

« Lorsque vous faites du mal le moyen de survie, ne vous attendez pas à ce que les hommes restent bons. Ne vous attendez pas à ce qu’ils restent moraux et perdent leurs vies pour devenir la proie des immoraux. Ne vous attendez pas à ce qu’ils produisent alors que la production est punie et le pillage récompensé. Ne demandez pas «Qui détruit le monde?». C’est vous. »

« Vous vous tenez au milieu des plus grands accomplissements de la plus grande et productive civilisation et vous vous demandez pourquoi elle s’écroule autour de vous, alors que vous maudissez son essence de vie — l’argent. Vous considérez l’argent comme les sauvages avant vous, et vous vous demandez pourquoi la jungle se resserre autour de vos villes. À travers l’Histoire, l’argent a toujours été saisi par des pillards d’un type ou l’autre, dont les noms ont changé, mais dont les méthodes sont restées les mêmes: saisir la richesse par la force et garder les producteurs liés, humiliés, défâmés et privés d’honneur. Cette phrase au sujet du mal de l’argent que vous babillez avec imprudence, vient d’une époque ou la richesse était produite par le travail des esclaves — esclaves qui répétaient les mouvements déjà découverts par l’esprit de quelqu’un et laissés sans amélioration pendant des siècles. Aussi longtemps que la production était dominée par la force et que la richesse était obtenue par la conquête, il y avait peu à conquérir, pourtant à travers les siècles de stagnation et de famine, les hommes ont exalté les pillards, comme aristocrates d’épée, aristocrates de naissance, ou aristocrates de bureau, et méprisé les producteurs comme esclaves, traiteurs, marchands — et industriels. »

« À la gloire de l’humanité, il y avait, pour la première et seule fois de l’Histoire, un pays d’argent — et je ne peut donner de tribut plus élevé ou plus révérend à l’Amérique puisque ça veut dire: un pays de raison, justice, liberté, production, accomplissement. Pour la première fois, l’esprit et l’argent de l’homme ont été libérés, et il n’y avait plus de fortunes par conquête, mais seulement des fortunes par le travail, et au lieu d’hommes d’épée et d’esclaves, il est apparu le véritable créateur de richesse, le plus grand travailleur, le plus valeureux type d’être humain — le parvenu — l’industriel américain. »

« Si vous demandez quelle est la plus fière distinction des américains, je choisirait — parce qu’elle inclue toutes les autres — le fait qu’ils sont le peuple qui a créé l’expression «faire de l’argent». Aucun autre langage ou nation n’a jamais utilisé ce terme avant; les hommes ont toujours considéré la richesse comme étant une quantité statique — à saisir, mendier, hériter, partager, piller ou obtenir en guise de faveur. Les américains furent les premiers à comprendre que la richesse doit être créée. Les mots «faire de l’argent» contiennent l’essence de la moralité humaine. »

« Pourtant ce sont les mots pour lesquels les américains ont été dénoncés par les cultures pourries des continents de pillards. Maintenant le crédo des pillards vous a amené à considérer vos plus grands accomplissements comme une marque de honte, votre prospérité comme culpabilité, vos plus grands hommes, les industriels, comme des abuseurs, et vos magnifiques usines comme le produit et la propriété du travail musculaire, le labeur des esclaves sous le fouet, comme les pyramides d’Égypte. La fripouille qui minaude qu’il ne voit pas de différence entre le pouvoir du dollar et le pouvoir du fouet, devrait apprendre la différence sur sa propre peau — comme, je crois, il le fera. »

« Jusqu’à ce que et à moins que vous ne découvriez que l’argent est la racine de tout bien, vous demandez votre propre destruction. Quand l’argent cesse d’être l’outil avec lequel les hommes transigent entre eux, alors les hommes deviennent les outils des hommes. Le sang, les fouets, les fusils — ou les dollars. Faites votre choix — il n’y en a pas d’autre — et votre temps tire à sa fin. »

Dans ce texte, il y a deux paragraphes que j’aime particulièrement et qui sont très pertinents dans le contexte d’aujourd’hui:

« Alors vous verrez la montée des hommes au double standard — des hommes qui vivent par la force, mais qui comptent sur ceux qui vivent de la traite pour donner de la valeur à leur butin — des hommes qui sont au crochet de la vertu. Dans une société morale, ils sont les criminels, et les statuts sont écrits pour vous en protéger. Mais lorsqu’une société établit des criminels-de-droit et des pillards-en-loi — des hommes qui utilisent la force pour saisir la richesse de victimes désarmées — alors l’argent devient le vengeur de son créateur. De tels pillards croient qu’il est sûr de voler des hommes sans défense, une fois qu’ils ont passé une loi pour les désarmer. Mais leur butin devient l’aimant des autre pillards, qui l’obtiennent d’eux de la même façon. Alors la course ne va pas à ceux qui sont les plus adeptes à la production, mais à ceux qui sont les plus impitoyables à l’usage de la brutalité. Lorsque la force est la norme, le meurtrier gagne sur le pickpocket. Et alors que la société disparaît, dans une propagation de ruines et de boucherie. »

Belle dénonciation du corporatisme, non? Et il y a encore celui-ci:

« Lorsque des destructeurs apparaissent parmi les hommes, ils commencent par détruire l’argent, puisque l’argent est la protection des hommes et la base de leur existence morale. Les destructeurs saisissent l’or et laissent aux propriétaires une pile de papier trafiqué. Ce qui détruit toute norme objective et qui livre les hommes au pouvoir arbitraire d’un régulateur de valeurs arbitraire. L’or était une valeur objective, un équivalent de richesse produite. Le papier est une hypothèque d’une richesse qui n’existe pas, soutenu par une arme pointée vers ceux qui sont supposé le produire. Le papier est un chèque tiré par des pillards légaux d’un compte qui n’est pas le leur: sur la vertu de leurs victimes. Surveillez le jour où il rebondira, marqué «compte à découvert». »

Ce qui résume assez bien ma position sur la monnaie fiduciaire.

AJOUT:

Un lecteur a été assez gentil de m’envoyer une copie électronique de la traduction non-officielle de Atlas Shrugged. Pour ceux qui sont intéressés, vous la trouverez ici.

45 pensées sur “La racine de l’argent.

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      25 février 2010 à 7 07 10 02102
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      @PJCA

      Le seul litige entre nous sur ce sujet, c’est au sujet de la monnaie fiduciaire, donc le dernier paragraphe du billet. Ayn Rand expose assez bien sa haine de l’argent de papier dans ce texte, c’est pourquoi c’était plutôt risible quand on accusait Alan Greenspan d’être un disciple de Rand. Aucun objectiviste n’accepterait de diriger la Fed sinon pour la démanteler. Pour Rand la monnaie ne pourrait être autre chose que l’or et l’argent et je suis plus que d’accord avec elle. Mais je reviendrai certainement là-dessus en plus grand détail bientôt. Ici, je me contente surtout de faire une petite suggestion de lecture…

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    25 février 2010 à 7 07 41 02412
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    Il y a presque 30 ans maintenant, après une discussion animée avec un copain de travail, celui-ci décida de me prêter sa collection de « soft-covers » d’Ayn Rand. Je me percevais comme une personne détachée de l’argent et environnementaliste, mais j’ai dévoré ces livres et il y en avait une boîte pleine! Too bad qu’ils ne sont pas traduits, en effet. La façon de voir d’Ayn Rand et son habileté à expliquer ses idées fait réfléchir et aide à comprendre bien des choses de la vie.

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      25 février 2010 à 12 12 01 02012
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      @ Johanne

      Considérant que vous vous dites détachée de l’argent et environnementaliste, de vous rallier au point de vue d’Ayn Rand a dû être un grand revirement. Mais il est vrai qu’elle est très persuasive. Malheureusement, elle est difficile à traduire avec justesse. Espérons qu’il finiront par publier la traduction française. Celle qui avait fait la traduction l’a léguée à l’héritier d’Ayn Rand.

      @ Minarchiste

      Je dirais plutôt qu’à certains endroits dans le texte, le terme monnaie aurait peut-être été plus approprié, mais j’ai pensé dans la plupart des cas que « argent » était plus juste (i.e. « making money »).

      Effectivement le paragraphe décrit plutôt bien ce que nous voyons aujourd’hui.

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    25 février 2010 à 10 10 37 02372
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    @PJCA

    Dans votre billet vous dîtes:

    « Ce qu’il faut, c’est assurer une meilleure distribution de la richesse. »

    Cela implique de piller, en utilisant la force, ceux qui produisent beaucoup pour donner à ceux qui produisent moins.

    C’est cette immoralité que Rand dénonce à travers D’Anconia.

    @Philippe

    Bonne traduction, mais je remplacerais le mot « argent » par le mot « monnaie ».

    Ma partie préférée est :

    « Lorsque vous voyez que les échanges sont faits, non par consentement, mais par la contrainte — quand vous voyez que pour produire, vous devez obtenir la permission de gens qui ne produisent rien — lorsque vous voyez que l’argent coule vers ceux qui traitent non pas en biens, mais en faveurs — lorsque vous voyez que les hommes s’enrichissent plus par la corruption et l’influence que par le travail, et que vos lois ne vous protègent pas contre eux, mais les protègent contre vous — lorsque vous voyez la corruption récompensée et que l’honnêteté devient un sacrifice — vous saurez que votre société est condamnée. « 

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    25 février 2010 à 13 01 36 02362
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    @ Philippe David

    Merci pour ce texte. Vous me faites découvrir une auteure que je ne connaissais pas et qui semble très intéressante.

    @Minarchiste

    Pas d’accord concernant la meilleure distribution de la richesse. Présentement, l’argent est dans les mains de ceux qui ne produisent rien, tel les banques et autres financiers. Il y aurait 400 personnes qui se partagent 70% de la richesse mondiale. Pendant ce temps, les petits travailleurs se partagent le 30% restant. Alors, oui, il faut redistribuer l’argent volé par les criminels-de-droits et les pillards-en-loi pour redistribuer aux travailleurs et aux producteurs. Parce que présentement, c’est exactement ce qui se passe. Les bankters ont pillé par la force les travailleurs, pour donner de gros bonus à des gens qui ne produisent absolument rien. Que suggérez-vous pour sortir de ce modèle? Instaurer un laisser-faire encore plus grand qui permettra à ces criminels en cravate de nous saigner encore plus?
    On nage dans l’immoralité et la corruption et je ne crois pas que c’est avec moins de règles qu’on parviendra à s’en sortir, mais avec des règles différentes de celles qui ont eu court depuis une trentaine d’années.

    Bref, plutôt d’accord avec J.C. Allard

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      25 février 2010 à 14 02 59 02592
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      @ Thérèse L.

      Pas d’accord concernant la meilleure distribution de la richesse. Présentement, l’argent est dans les mains de ceux qui ne produisent rien, tel les banques et autres financiers. Il y aurait 400 personnes qui se partagent 70% de la richesse mondiale. Pendant ce temps, les petits travailleurs se partagent le 30% restant. Alors, oui, il faut redistribuer l’argent volé par les criminels-de-droits et les pillards-en-loi pour redistribuer aux travailleurs et aux producteurs. Parce que présentement, c’est exactement ce qui se passe. Les bankters ont pillé par la force les travailleurs, pour donner de gros bonus à des gens qui ne produisent absolument rien. Que suggérez-vous pour sortir de ce modèle? Instaurer un laisser-faire encore plus grand qui permettra à ces criminels en cravate de nous saigner encore plus?
      On nage dans l’immoralité et la corruption et je ne crois pas que c’est avec moins de règles qu’on parviendra à s’en sortir, mais avec des règles différentes de celles qui ont eu court depuis une trentaine d’années.

      Vous avez raison de dénoncer ces inégalités, mais c’est la solution qui n’est pas bonne. Ces inégalités existent parce que l’état établit des règles qui favorisent les criminels-de-droit et les pillards en loi. Un régime de laisser-faire ne signifie pas qu’il n’y aurait pas de règles, mais que celles-ci ne favorisent aucun individu ou groupe en particulier. Dans un tel monde, la richesse serait automatiquement mieux répartie et il ne serait pas nécessaire de le faire par la force. Ce que Minarchiste (et Ayn Rand) dénonce, c’est de forcer quelqu’un à payer un certain montant d’argent honnêtement gagné, strictement parce qu’il y en a qui réussissent leur vies moins bien que lui. La charité doit être volontaire. La charité faite à la pointe du fusil est du vol.

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    25 février 2010 à 15 03 27 02272
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    @Thérèse

    Philippe vous a bien répondu.

    Vous êtes dégoûtée par les riches banquiers qui font du profit sur notre dos? Vous avez parfaitement raison!

    Cependant, si ces banquiers peuvent nous « saigner » comme vous dîtes et faire tous ces profits, ce n’est pas grâce au « laisser-faire » (au contraire!), mais bien grâce à la collaboration de l’État et de sa règlementation.

    J’ai publié énormément sur le sujet, voici deux articles qui offrent une bonne base:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/10/comment-les-banques-creent-de-largent/

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/20/comment-les-banques-creent-de-largent-partie-2/

    Finalement, j’ajouterais qu’un banquier honnête (ce qui n’existe pratiquement pas en occident à cause de l’État) est un producteur d’un service tout à fait légitime.

    Vous me demandez:
    « Que suggérez-vous pour sortir de ce modèle? »

    La liberté!
    Lisez Ayn Rand et vous comprendrez…

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    25 février 2010 à 17 05 22 02222
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    Je suis toujours détachée de l’argent et environnementaliste plus que jamais: lire Ayn Rand ne m’a pas changée, mais m’a fait voir clairement certaines choses de la société humaine qui me rendaient mal à l’aise. Le monde idéal d’Ayn Rand ne parle pas seulement d’argent.

    Un des messages d’Ayn Rand, c’est que l’homme (et la femme) est heureux quand il est honnête avec lui-même, qu’il se fixe une éthique à lui, un but dans la vie, qu’il se connaît lui-même et apprécie ses propres talents et agit en conséquence de ce qu’il sait de lui-même. L’homme n’est pas heureux quand il agit en fonction de ce que les autres pensent de lui ou de ce que les autres veulent qu’il fasse: il ne fait pas quelque chose contre son éthique seulement parce que quelqu’un d’autre le paye pour le faire, ou parce que les autres veulent qu’il le fasse. Il y 30 ans, quand j’ai lu les livres d’Ayn Rand, çà m’a drôlement consolé de voir que je n’étais pas la seule à penser ainsi, parce que j’étais entourée de personnes malheureuses parce qu’elles agissaient en fonction des goûts des autres.

    Un autre message d’Ayn Rand, c’est qu’en effet, il y a des gens qui agissent et vivent de leurs actes, et d’autres personnes vivent du travail des autres, sont des parasites de la société, en quelque sorte. Elle prend soin d’expliquer qu’un homme heureux qui agit selon ses principes ne se laisse pas devenir esclave de ces parasites.

    En tout cas, 30 ans plus tard, ce sont quelques unes des leçons que j’ai retenues de mes lectures d’Ayn Rand. Je suis peut-être à côté de la track, mais çà montre quand même la richesse des écrits de cette dame!

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    25 février 2010 à 18 06 24 02242
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    Bonjour à tous,

    Pour votre information, la prémisse de cette discussion, à savoir que l’argent est la racine de tous les maux est inexacte.

    Le véritable dicton est tiré de la bible VKJ (Timothé 6 :10) et se lit comme suit :

    Timothé 6 :10: Car l’amour de l’argent est la racine de tous les maux ; ce que quelques-uns ont convoité, ils se sont égarés [loin] de la foi, et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs.

    http://www.kingjamesfrancaise.com/54%20-%201_timothee.html.htm

    Donc, ce n’est pas l’argent qui est la source du mal, mais bien l’AMOUR de l’argent.

    Par ailleurs, l’argent dont vous parlez n’existe plus depuis un bon bout de temps, Les billets de banque constatent une créance, et non un actif.

    C’est dûr de prendre ces discussions sur l’économie au sérieux, si on doit constamment faire abstraction de la réalité.

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      25 février 2010 à 21 09 29 02292
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      @ Aimé Laliberté

      Avez-vous vraiment lu le texte? Vous semblez manquer complètement le point

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    25 février 2010 à 18 06 55 02552
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    Divergence…

    Une monnaie, n’a pas de valeur intrinsèque: elle représente impartialement la valeur de toute le reste. Si elle a une valeur propre – comme l’or ou l’argent – elle est une denrée comme les autres. Sa valeur peut varier et tous les autre échanges sont biaisés par cette variation indépedante. Imaginez le métre-étalon en caoutchouc…

    C’est pour cette raison que la monnaie idéale est dématérialisée, n’étant pas autre chose que la garantie de l’État. Cette garantie des poids et mesures a été une des premières fonctions de l’État et le sceau du roi sur la monnaie a été la consécration de ce rôle

    Le problème aujourd’hui est que l’État a abdiqué son rôle et ce sont des bandits qui l’ont en main, Ils trichent et toutes les mesures sont fausses. Toute autre forme de vol devient triviale.

    PJCA

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      25 février 2010 à 21 09 27 02272
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      @ PJCA

      Une monnaie, n’a pas de valeur intrinsèque: elle représente impartialement la valeur de toute le reste. Si elle a une valeur propre – comme l’or ou l’argent – elle est une denrée comme les autres. Sa valeur peut varier et tous les autre échanges sont biaisés par cette variation indépedante. Imaginez le métre-étalon en caoutchouc…

      Et ça a merveilleusement fonctionné pendant des siècles… La valeur intrinsèque de l’or ou l’argent ne font qu’ajouter à leur pouvoir d’achat. Il ne sont pas venus à être utilisés comme monnaie par décret, mais par le vote de millions de transactions sur le marché. La où il y a eu catastrophe et exploitation, c’est chaque fois qu’on a tenté de créer de l’argent à partir de rien. Que ce soit l’assignat français, Les billets de John Law et la Compagnie du Mississippi, la monnaie de carte de Nouvelle France ou les continentals et les greenbacks américains, ils ont tous causé des catastrophes économiques.

      C’est pour cette raison que la monnaie idéale est dématérialisée, n’étant pas autre chose que la garantie de l’État. Cette garantie des poids et mesures a été une des premières fonctions de l’État et le sceau du roi sur la monnaie a été la consécration de ce rôle

      Les rois dépréciaient leur monnaie régulièrement en limant les pièces ou en les alliant à des métaux de moindre valeur. L’état s’est toujours servi de ce pouvoir à mauvais escient.

      Le problème aujourd’hui est que l’État a abdiqué son rôle et ce sont des bandits qui l’ont en main, Ils trichent et toutes les mesures sont fausses. Toute autre forme de vol devient triviale.

      Les politiciens ne sont pas de moindres bandits que les banquiers, ils ont seulement des motivations différentes. Vous devriez lire la Route de la servitude de Hayek, plus particulièrement le chapitre qui explique pourquoi ce sont les mauvais hommes qui finissent sur le dessus.

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    25 février 2010 à 21 09 10 02102
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    @ Minarchiste

    C’est le conflit scolastique entre justice « commutative » et « distributive ».

    Je propose une société parfaitement entrepreneuriale… au delà d’une seuil de solidarité, sans lequel à mon avis une société n’a plus de raison d’être et ne peut de toute façon exister.

    Vous dites:

    « La charité doit être volontaire. La charité faite à la pointe du fusil est du vol. « 

    JE SUIS D’ACCORD !!!!

    MAIS…

    Je dis et j’ai écrit que l’appartenance à une société doit être un acte volontaire. Un contrat. Ce contrat implique le consentement à une redistribution sans laquelle une société ne peut pas fonctionner. Qui ne veut pas accepter cette condition n’a pas sa place en société.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/08/29/pouvoir-et-societe-civile/

    Pierre JC Allard

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    25 février 2010 à 22 10 31 02312
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    PD… vous avez raison, je n’avais pas lu le texte. Maintenant que je l’ai lu, je suis d’accord que c’est un excellent texte.

    C’est toujours le même problème qu’on rencontre partout… comment se protéger des pillards?

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      26 février 2010 à 8 08 11 02112
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      @ Aimé Laliberté

      C’est toujours le même problème qu’on rencontre partout… comment se protéger des pillards?

      Le seul moyen que je connaisse qui ait une certaine dose de bon sens, c’est de les empêcher d’utiliser la force de l’état et la seule façon qu’on puisse réaliser cet objectif, c’est de démanteler la corporation que nous appelons « Gouvernement » et en reconstruire une qui sera au service du peuple et non des groupes d’intérêts.

      @ PJCA

      Si on utilise comme monnaie quoi que ce soit qui a une valeur propre, la variation de cette valeur propre biaise les transactions où cette monnaie est utilisée.

      Même si c’est vrai, est-ce vraiment un problème?

      Seul l’État – parce qu’il a la force – peut garantir le rapport à la réalité de la valeur de quoi que ce soit que l’on utilise comme monnaie.

      Désolé, mais c’est faux. Le marché peut le faire et beaucoup mieux. Historiquement, c’est toujours l’état qui a été à l’origine des problèmes monétaires. Il est immensément préférable que le pouvoir de créer de la monnaie soit dilué que concentré. Le pouvoir absolu corrompt absolument.

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    25 février 2010 à 23 11 20 02202
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    @PD:

    On ne peut répondre à un question générale en accumulant des exemples particuliers. Donc, indépendamment de ce qui parfois marche ou ne marche pas. Pourriez vous me dire si vous êtes d’accord avec cette proposition :

    Si on utilise comme monnaie quoi que ce soit qui a une valeur propre, la variation de cette valeur propre biaise les transactions où cette monnaie est utilisée.

    Que l’État se serve de son pouvoir à mauvais escient ou que les politiciens soient mal motivés n’est pas ici en cause. Non plus que l’opinion de Hayek. En pure logique, pourriez vous me dire si vous êtes d’accord avec cette proposition :

    Seul l’État – parce qu’il a la force – peut garantir le rapport à la réalité de la valeur de quoi que ce soit que l’on utilise comme monnaie.

    PJCA

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    26 février 2010 à 9 09 19 02192
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    @PJCA

    « Si on utilise comme monnaie quoi que ce soit qui a une valeur propre, la variation de cette valeur propre biaise les transactions où cette monnaie est utilisée. »

    Au contraire, c’est une bonne chose! La valeur de l’or (par exemple), contrairement à un vulgaire bout de papier, a un plancher garanti par les autres utilisations qu’on peut en faire en tant que métal(bijoux, industrie, etc). C’est pourquoi les gens ont toujours eu confiance en l’or comme moyen d’échange, parce que son pouvoir d’achat repose sur quelque chose de concret.

    Les autres raisons pourquoi l’or a été un moyen d’échange efficace est qu’il peut être fondu et refondu à volonté et qu’il est relativement rare. La quantité totale d’or extrait depuis le début de l’humanité pourrait être contenue dans la base de la Statue de la Liberté!

    « Seul l’État – parce qu’il a la force – peut garantir le rapport à la réalité de la valeur de quoi que ce soit que l’on utilise comme monnaie. »

    Tout comme Philippe, je ne suis pas du tout d’accord avec ça. En présence de monnaie fiduciaire, l’État utilise toujours ce pouvoir pour financer son expansion et ses guerres.

    Le marché peut très bien accomplir cette tâche de façon objective. Par exemple, sous l’étalon-or, si le pouvoir d’achat de l’or augmente, la production d’or sera stimulée et les choses se ré-équilibreront automatiquement. Pas besoin d’intervention!

    Répondre
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    27 février 2010 à 4 04 25 02252
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    re:

    « Si on utilise comme monnaie quoi que ce soit qui a une valeur propre, la variation de cette valeur propre biaise les transactions où cette monnaie est utilisée. »

    @ Philippe

    Je prends acte que nous sommes d’accord sur le fait que la valeur intrinsèque de la monnaie biaise les transactions, en ajoutant ou en réduisant la valeur réelle de la monnaie de l’engagement monétaire qui représentente l’apport de l’une des parties a la transaction.

    Vous demandez si c’est vraiment un probleme. Vous êtes trop jeune pour vous souvenir des bouleversements qu’a causés le passage de sa valeur de l’or, de USD$ 35 à USD$890 dollars, mais je vous assure que OUI, il y a eu un problème.

    Avec la quantité de papier monnaie sans aucune valeur en circulation, avez vous une idée du prix qu’atteindrait l’or qui deviendrait aujourd’hui la monnaie de réference ? Toute cette monnaie actuelle doit être retirée du marché CALMEMENT. Meme si le calme est maintenue par des CRS a tous les carrefours.

    @ Minarchiste:

    Si vous mettez un plancher là où il n’y en a pas, vous biaisez certainement la situation ! Biaiser n’est pas nécessairement une perte, ça peut être un gain. Si on me dit que 2+2 = 5, ce n’est pas mieux que de me dire que ça fait 3… 🙂

    PJCA

    ( Je dois sortir; je vous reviens sur l’autre question dans quelques heures)

    Répondre
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    27 février 2010 à 6 06 33 02332
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    Re:

    « Seul l’État – parce qu’il a la force – peut garantir le rapport à la réalité de la valeur de quoi que ce soit que l’on utilise comme monnaie. »

    @ Philippe

    Je suis dans la cohérence d’une monnaie qui n’a pas de valeur intrinsèque. Si vous prenez quoi que ce soit qui en ait une, elle la garde indépendamment de tout autre facteur, y compris l’État. Mais vous l’exprimez en quoi, cette valeur ? Dire que 100 onces d’or vautt 100 onces d’or n’est pas tres instructif. En fait, vous n’avez pas de monnaie…, ce qui n’est pas pratique. Vous devriez vraiment lire ce lien.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/12/19/01-la-richesse-et-son-double/

    Minarchiste

    « l’État utilise toujours ce pouvoir pour financer son expansion et ses guerres »

    Oui, le pouvoir fait des betises… mais on ne peut faire fonctionner une societe sans pouvoir. Il faut mettre en place une meilleure structure de controle.

    Le marché peut très bien accomplir cette tâche de façon objective. Par exemple, sous l’étalon-or, si le pouvoir d’achat de l’or augmente, la production d’or sera stimulée et les choses se ré-équilibreront automatiquement. Pas besoin d’intervention!

    Le probleme d’avoir une denrée comme monnaie, c’est que la quantité disponible n’est pas infinie. Si elle n’est pas rare, elle ne vaut pas grand chose… si elle est rare, vous ne pouvez pas dire « la production d’or sera stimulée et les choses se ré-équilibreront automatiquement » la disponibilité de l’or même est une variable qui est très significative

    PJCA

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      27 février 2010 à 9 09 38 02382
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      @ PJCA

      Je suis dans la cohérence d’une monnaie qui n’a pas de valeur intrinsèque. Si vous prenez quoi que ce soit qui en ait une, elle la garde indépendamment de tout autre facteur, y compris l’État. Mais vous l’exprimez en quoi, cette valeur ? Dire que 100 onces d’or vautt 100 onces d’or n’est pas tres instructif. En fait, vous n’avez pas de monnaie…, ce qui n’est pas pratique. Vous devriez vraiment lire ce lien.

      La valeur intrinsèque de l’or ou de l’argent n’affectent en rien leur habileté à être utilisés comme monnaie d’échange. À l’origine, un dollar était tout simplement 1/20e d’une once d’or et la livre sterling était justement une livre d’argent ou 1/5e d’once d’or et le franc était 1/100e d’once d’or. Puisque que la valeur de votre monnaie est fixe en terme d’un certain poids, les fluctuations de la valeur intrinsèque de l’or ou de l’argent n’affectent que le pouvoir d’achat de la monnaie. Le marché est parfaitement capable d’ajuster les prix en conséquent. Que vous fassiez vos transactions en dollars ou en onces ou grammes d’or, ça ne fait pas vraiment de différence. En réalité, d’utiliser une denrée comme de l’or a même un avantage: son pouvoir d’achat peut augmenter même si elle dort dans un coffret de sûreté ou enterrée dans votre cour. Personnellement, je préfère de loin une monnaie qui a une tendance à augmenter son pouvoir d’achat dans le temps qu’une dont le pouvoir d’achat s’érode continuellement avec l’inflation.

      Avec la quantité de papier monnaie sans aucune valeur en circulation, avez vous une idée du prix qu’atteindrait l’or qui deviendrait aujourd’hui la monnaie de réference ? Toute cette monnaie actuelle doit être retirée du marché CALMEMENT. Meme si le calme est maintenue par des CRS a tous les carrefours.

      C’est la même chose que d’introduire n’importe quelle autre monnaie. Il suffit d’établir un ratio. On peut également faire une système bimétallique où l’argent servirait aux petites transactions et l’or aux plus grandes dénominations

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    27 février 2010 à 9 09 59 02592
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    PD…

    Tu écris :

     »Que vous fassiez vos transactions en dollars ou en onces ou grammes d’or, ça ne fait pas vraiment de différence. »

    En es-tu vraiment si certain? N’est-ce pas là une grande partie du problème. Quand on utilise du papier monnaie, on a besoin de l’état pour créer des obligations garanties par les citoyens afin d’émettre les dollars.

    Si on utilisait de l’or ou de l’argent, on n’aura pas besoin de cet intermédiaire pour créer l’argent.

    L’autre aspect dont tu ne tiens pas compte, c’est que de l’or c’est un bien tangible, un actif. Même si on ne peut mager de l’or (ou de l’argent), sa valeur est reconnue universellement, depuis toujours.

    Des billets de banque, c’est la preuve qu’une obligation a été créée pour justifier leur émission. C’est la preuve de l’existence d’une dette, d’un passif.

    Même quand tu vas à la banque emprunter 100 000 $ pour une maison, tu dois signer un billet promissoire, lequel est négocié afin de créer les fonds qui te sont prêtés.

    Chaque dollar en circulation trouve sa source dans la création d’une DETTE.

    Transiger avec de l’or ou de l’argent -vs- transiger avec des dollars en papier, ça ferait toute une différence.

    Répondre
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      27 février 2010 à 10 10 45 02452
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      @ Aimé Laliberté

      En es-tu vraiment si certain? N’est-ce pas là une grande partie du problème. Quand on utilise du papier monnaie, on a besoin de l’état pour créer des obligations garanties par les citoyens afin d’émettre les dollars.

      Si on utilisait de l’or ou de l’argent, on n’aura pas besoin de cet intermédiaire pour créer l’argent.

      C’est justement le point. La création monétaire ne serait plus arbitraire et plus difficilement manipulable. Les gouvernements ne peuvent plus financer des guerres simplement en créeant de l’argent à partir de rien.

      L’autre aspect dont tu ne tiens pas compte, c’est que de l’or c’est un bien tangible, un actif. Même si on ne peut mager de l’or (ou de l’argent), sa valeur est reconnue universellement, depuis toujours.

      Par définition, un échange commercial se fait valeur pour une autre valeur au bénéfice des deux partis. Il est normal que l’argent ait une valeur réelle. Ce qui est anormal, c’est qu’il n’en ait pas. D’autres denrées ont déjà été utilisées comme monnaie d’échange comme les cigarettes dans les camps de prisonniers de guerre à la 2e Guerre Mondiale. N’importe quoi peut servir de monnaie d’échange, mais les meilleures denrées pour ce rôle sont celles qui sont durables, divisibles et qui ont un haut rapport de valeur par rapport à leur poids.

      Chaque dollar en circulation trouve sa source dans la création d’une DETTE.

      C’est ça le problème.

      Transiger avec de l’or ou de l’argent -vs- transiger avec des dollars en papier, ça ferait toute une différence.

      Oui, on aurait de l’argent avec un pouvoir d’achat qui n’est pas manipulable par les banquiers ou les politiciens. Toute une différence en effet.

      Répondre
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    27 février 2010 à 23 11 10 02102
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    Wow !

    C’est vraiment une des plus belles discussions que j’ai lu sur ce sujet !

    @ PJCA qui écrit:

    Vous demandez si c’est vraiment un problème. Vous êtes trop jeune pour vous souvenir des bouleversements qu’a causés le passage de sa valeur de l’or, de USD$ 35 à USD$890 dollars, mais je vous assure que OUI, il y a eu un problème.

    Comme pour tous les autres idées que vous sortez concernant la monnaie, vous faites encore fausse route… (et oui: pas UNE seule fois, vous décrivez LA réalité -qui entoure la monnaie- avec exactitude!)

    Le passage de la valeur de l’or de 35$ à 890$ est causé par la trop grande création de monnaie fiduciaire-dématérialisée… ce n’est donc pas l’or qui augmente de valeur, c’est la monnaie-étatique-de-pacotille-et-imposée-de-force-, qui perd de sa valeur…

    Le pouvoir d’achat de l’or est presque stable… depuis… euh… toujours…

    C’est lorsque la valeur de nos étalons d’échanges est décidée de façon ARBITRAIRE et ce, par QUELQUES HUMAINS FAILLIBLES et PUISSANTS (donc, exactement ce que vous prônez -comme tant d’autres dominateurs étatistes, rois, etc, avant vous ), que toutes les dérives qui détruisent des sociétés arrivent.

    RIEN dans le monde matériel ne donne plus de pouvoir que le CONTRÔLE de la monnaie…

    Rien.

    Et c’est justement pour ça qu’il ne faut pas que ce contrôle soit entre les mains de quelques-uns… et encore moins s’ils peuvent en déterminer sa valeur.

    C’est justement ÇA NOTRE système actuel et c’est JUSTEMENT ça qui va détruire notre société.

    Je suis souvent d’accord avec vos constats par rapport à nos dérives sociétales, mais pas en ce qui concerne les questions monétaires. Vos solutions sont connues et elles ne fonctionnent pas, ACTUELLEMENT.

    Il faudrait vraiment que vous appreniez quelques notions de base concernant la monnaie…

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    27 février 2010 à 23 11 31 02312
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    C’est incroyable de lire des trucs comme ça:

    « Oui, le pouvoir fait des betises… mais on ne peut faire fonctionner une societe sans pouvoir. Il faut mettre en place une meilleure structure de controle »

    NOMMEZ-MOI une seule chose (à part des actes criminels) qui requiert plus de contrôle pour que notre société fonctionne mieux ?

    JAMAIS, depuis que l;e monde est monde, une société n’a eu autant de LOIS et de REGLEMENTS et pourtant, « tout va chez le yable »

    Et vous dites qu’il faut « de meilleurs controles » ?

    Et si c’était EXACTEMENT le contraire? Que les contrôles amènent justement -à terme- l’anarchie… ?

    Et si c’était EXACTEMENT le contraire? Que les contrôles amènent justement -à terme- la déresponsabilisation ?

    Et si c’était EXACTEMENT le contraire? Que les contrôles amènent justement -à terme- la mort de l’initiative personnelle ?

    Répondre
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    27 février 2010 à 23 11 37 02372
    Permalink

    @ PJCA qui écrit:

    « Avec la quantité de papier monnaie sans aucune valeur en circulation, avez vous une idée du prix qu’atteindrait l’or qui deviendrait aujourd’hui la monnaie de réference ? Toute cette monnaie actuelle doit être retirée du marché CALMEMENT. Meme si le calme est maintenu par des CRS a tous les carrefours. « 

    Décidément, les questions entourant la monnaie… ce n’est vraiment pas votre force…

    La réalité ? C’est que cela n’a vraiment aucune importance, mathématiquement parlant.

    Si le prix de l’or augmente de disons 10 000 % pour « égaler » la valeur de la totalité de la monnaie artificielle actuelle, le prix de tout va aussi augmenter d’autant… donc… conclusion… ?

    Est-ce que vous comprenez cette simple réalité ?

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    28 février 2010 à 0 12 32 02322
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    @ P.D, A.L. Minarchiste, Sebas…

    Ce qui me chagrine, c’est que non seulement je partage la plupart des diagnostics que vous faites, mais les solutions que je propose ne se distinguent souvent des vôtres que par les mots.

    J’ai écrit tant de textes depuis si longtemps, que je saute sans doute parfois des étapes que je crois avoir expliquées… et que j’ai bien, en effet, expliquées… mais ailleurs.

    Tenez, Sebas me dit :

    … ce n’est donc pas l’or qui augmente de valeur, c’est la monnaie-étatique-de-pacotille-et-imposée-de-force-, qui perd de sa valeur…

    Est-ce que je n’ai pas dit la même chose souvent ? Mais en pratique, allez-vous vous promener avec des petits sacs de poudre d’or, comme les prospecteurs du Klondyke ?

    Si vous voulez prendre l’or comme étalon, vous vous retrouverez néanmoins avec des papiers émis par des institutions qui maintiennent ce qu’on appelle des « comptes-metal ».. et il faudra qu’une AUTORITÉ confirme l’authenticité de votre petit papier… Il faut contrôler cette autorité.

    Un détail ? Oui, mais « le diable est dans les détails ». J’ai environ 1 200 articles qui proposent des projets… en tenant compte des détails.

    Quand vous demandez que ce qui sert de monnaie ait une valeur propre, vous revenez vers un économie de troc. Mais vous troquez quoi, sauf du papier, quand vous achetez un brevet ou une licence ? On vous donne quoi, sauf un connaissement quand vous achetez une cargaison, quoi d’autre qu’un titre de propriété quand vous achetez une maison.

    Tout se qui a la moindre valeur se transige par symboles. Je ne puis pas, comme un escargot, traîner ma maison sur mon dos. Il faut que je puisse avoir dans ma poche la PROPRIÉTÉ effective, indiscutable, transmissible de ma maison. Vous ne pouvez l’avoir que si un symbole existe qui fait consensus.

    Il est totalement impossible de faire fonctionner une économie et une société sans s’en remettre à des symboles. Et un symbole, ce n’est pas 20 kilos d’or porté par un domestique, c’est quelque chose d’autant plus utile qu’il devient dématerialisé

    Pourquoi ne suspendez-vous pas la foi aveugle le temps de regardez AUTRE CHOSE ? L’important, c’est la validité permanente du lien entre une valeur et son symbole. Nous ne l’avons plus et c’est ça la crise. Mais on ne reglera la crise qu’en l’ayant, pas en se racontant que ce lien valide n’est pas nécessaire.

    Pierre JC Allard

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      28 février 2010 à 7 07 04 02042
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      @ PJCA

      Est-ce que je n’ai pas dit la même chose souvent ? Mais en pratique, allez-vous vous promener avec des petits sacs de poudre d’or, comme les prospecteurs du Klondyke ?

      Bien sûr que non.

      Si vous voulez prendre l’or comme étalon, vous vous retrouverez néanmoins avec des papiers émis par des institutions qui maintiennent ce qu’on appelle des « comptes-metal ».. et il faudra qu’une AUTORITÉ confirme l’authenticité de votre petit papier… Il faut contrôler cette autorité.

      Un détail ? Oui, mais « le diable est dans les détails ». J’ai environ 1 200 articles qui proposent des projets… en tenant compte des détails.

      Effectivement, nous sommes d’accord avec vos constats, mais ce que vous semblez ne pas comprendre, c’est que les solutions que vous proposez ne diffèrent que très peu du système actuel et n’adressent pas le cœur du problème mais seulement les symptômes. Le véritable problème est la monnaie fiduciaire et le fait que sa valeur est arbitraire. Dans une économie ou la monnaie d’échange repose sur une denrée particulière, on peut effectivement substituer la denrée en question par du papier, mais contrairement au papier que nous utilisons présentement, la seule autorité qui a besoin de garantir quoique ce soit est la banque où repose l’or qui est représenté par le billet. Ce billet n’est pas juste un symbole, c’est un titre de propriété transférable. Comme le titre de propriété de ma maison, il représente un bien durable. La monnaie de papier que nous utilisons présentement ne représente aucun bien. Ce n’est que du papier et de l’encre qui peut être imprimé à volonté ou conjuré à partir de rien en ajoutant des zéros dans un compte de banque selon les caprices de quiconque a le monopole du contrôle des planches à billets.

      Quand vous demandez que ce qui sert de monnaie ait une valeur propre, vous revenez vers un économie de troc. Mais vous troquez quoi, sauf du papier, quand vous achetez un brevet ou une licence ? On vous donne quoi, sauf un connaissement quand vous achetez une cargaison, quoi d’autre qu’un titre de propriété quand vous achetez une maison.

      Qu’est-ce que la définition d’une monnaie sinon un bien qu’on échange pour un autre? La seule chose qui diffère entre la monnaie et le bien qu’on achète c’est que la monnaie est universellement acceptée par tous dans les transactions, ce qui résout le principal problème du troc, soit la coïncidence des désirs. Dans une économie de troc, pour faire un échange, il faut que quelqu’un qui possède ce que vous désirez ait besoin de ce que vous avez un problème. Un fermier qui a besoin de chaussures ne peut pas échanger son blé contre celle-ci si le cordonnier n’a pas besoin de farine. Alors pour obtenir les chaussure, il fallait que le fermier aille échanger son blé contre un autre bien que le cordonnier désirait. C’est comme ça que la monnaie a été développée. À travers des milliards d’échanges, le marché en est venu à cerner quelques denrées qui peuvent servir de monnaie d’échange et qui satisfassent les critères d’une bonne monnaie soit la portabilité, la durabilité, la divisibilité et une haute valeur par rapport à son poids.

      Pourquoi ne suspendez-vous pas la foi aveugle le temps de regardez AUTRE CHOSE ? L’important, c’est la validité permanente du lien entre une valeur et son symbole. Nous ne l’avons plus et c’est ça la crise. Mais on ne reglera la crise qu’en l’ayant, pas en se racontant que ce lien valide n’est pas nécessaire.

      Sauf votre respect, c’est vous qui avez la foi en quelque chose d’irréel. Ce que nous désirons, c’est une monnaie qui repose sur quelque chose de concret et non qui se conjure à partir de rien. Une monnaie fiduciaire n’est fiable que si l’autorité derrière est fiable et c’est justement le problème. L’autorité est dirigée par des humains avec toutes leur failles.

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    28 février 2010 à 8 08 04 02042
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    @ PD

    «  »La monnaie de papier que nous utilisons présentement ne représente aucun bien » ».

    Je vous propose une monnaie qui représente une partie précise, mesurable, de l’ensemble des biens RÉELS de l’État. Je me résigne à copier un paragraphe de l’article

    « La politique fiscale permettra de connaître la somme totale des biens réels qui existent dans la société et on pourra rendre les comptes globaux de l’État qui en donnent l’image symbolique totalement transparents. Toujours accessibles à tout citoyen en temps réel, à partir de l’Internet. On le fera.

    Dès qu’on le fait, chacun connaît sa richesse et connaît la richesse collective. Chacun sait comment il se situe en relation avec la somme totale des biens qui existent dans la collectivité. Chacun peut à tout moment, pour la gestion de ses affaires personnelles, comparer son propre bilan à celui de l’ensemble des sociétaires et à celui de l’État, voyant vraiment comment lui-même se situe sur le plan monétaire. Chacun peut conaître, à tout moment, le montant de la monnaie en circulation, quelle est et la part de cette somme qui appartient à des individus ou à des sociétés ou, au contraire, est à la disposition immédiate de l’État. « 

    Est-ce que la globalité des biens réels de l’État ne vous suffit pas comme valeur tangible soutenant à 100% la monnaie qui est émise ?

    J’explique le même processus d’émission de monnaie garantie par des biens réels dans cet article, mais ici c’est une chimère. Pas parce que le procédé n’est pas applicable, mais parce qu’il exigerait in consensus international qu’il n’est pas encore réaliste d’espérer.

    En quoi ce que je propose ne vous satisfait-il pas ?

    Pierre JC Allard

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      28 février 2010 à 16 04 11 02112
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      @ PJCA

      Je vous propose une monnaie qui représente une partie précise, mesurable, de l’ensemble des biens RÉELS de l’État. Je me résigne à copier un paragraphe de l’article

      « La politique fiscale permettra de connaître la somme totale des biens réels qui existent dans la société et on pourra rendre les comptes globaux de l’État qui en donnent l’image symbolique totalement transparents. Toujours accessibles à tout citoyen en temps réel, à partir de l’Internet. On le fera.

      Dès qu’on le fait, chacun connaît sa richesse et connaît la richesse collective. Chacun sait comment il se situe en relation avec la somme totale des biens qui existent dans la collectivité. Chacun peut à tout moment, pour la gestion de ses affaires personnelles, comparer son propre bilan à celui de l’ensemble des sociétaires et à celui de l’État, voyant vraiment comment lui-même se situe sur le plan monétaire. Chacun peut conaître, à tout moment, le montant de la monnaie en circulation, quelle est et la part de cette somme qui appartient à des individus ou à des sociétés ou, au contraire, est à la disposition immédiate de l’État. «

      Il existe une raison pour laquelle la planification centrale de l’économie échoue partout où on l’essaie et pourquoi le système actuel est en train de s’écrouler. C’est parce que les planificateurs sont incapables d’obtenir l’information et agir dessus aussi rapidement que le marché laissé à lui-même. L’idée de baser la valeur de votre monnaie sur une quelconque quantité de biens recensé à un moment x présume une économie statique. Or l’économie est très dynamique et le marché s’ajuste de lui-même avec chaque transaction. Ensuite, vous présumez que c’est la quantité de monnaie qui importe, mais c’est faux. Une économie peut toujours s’ajuster à une base monétaire qui reste fixe. La monnaie n’a donc pas à s’ajuster à la quantité de biens dans l’économie.

      Est-ce que la globalité des biens réels de l’État ne vous suffit pas comme valeur tangible soutenant à 100% la monnaie qui est émise ?

      Je présume ici que vous parlez de l’ensemble des biens dans l’économie et non juste ce qui appartient de droit à l’État. Et si la totalité de ces biens n’appartiennent pas de droit à l’État, comment peut-il l’offrir en garantie? Pour que votre argent soit endossé par une valeur quelconque, il doit être échangeable contre quelque chose de concret. Un billet de banque adossé à de l’or représente une quantité de ce bien qui est homogène. Une once d’or est une once d’or et ressemble en tout point à une autre once d’or. Une monnaie qui est adossé à des biens qui n’appartiennent pas à l’État est autant une valeur fictive que la monnaie actuelle. On passe juste les levier de contrôles à quelqu’un d’autre. Ensuite votre prétention que tout serait transparent est, je crois, un peu naïve. S’il y a une entité qui est plutôt opaque que transparente, c’est l’État.

      Voyez-vous, ce n’est pas que j’ai une foi aveugle en les vertus du marché libre, c’est plutôt que ma méfiance de l’État est beaucoup plus grande.

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    28 février 2010 à 10 10 23 02232
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    Contrôles -vs- Liberté

    Valeur arbitraire et irréelle -vs- Valeur tangible

    Déresponsabilisation -vs- Responsabilisation

    Étatisation de nos vies -vs- Initiatives personnelles

    Lubies de q

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    28 février 2010 à 10 10 28 02282
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    Suite:

    Lubies de quelques personnes -vs- Réalisme de millions [de personnes]

    ***

    Si demain matin, l’État collectiviste sortait de nos vies et laissaient nos étalons d’échanges 100% libres, l’humain redeviendrait LIBRE, RESPONSABLE et FIER de ce qu’il fait.

    Le système que vous endossez pour ceux que vous suivez (i.e. des personnes très puissantes qui veulent dominer tout le monde), est en train de rendre l’humanité esclave.

    Dans le monde que NOUS (i.e. les libertariens et autres personnes de ‘bonne volonté’), le prix de tout serait très BAS, et même qu’il baisserait avec tout gain de productivité.

    Le prix d’un maison / terrain pendant des centyaines et des centaines d’années était très BAS et très STABLE.

    Dans ‘notre’ système [d’étalons 100% libre], nous pourrions acheter une maison pour quelques pièces d’or. Un terrain pour quelq

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    28 février 2010 à 10 10 32 02322
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    Suite:

    Un terrain pour quelques pièces d’argent. En réalité, tous les étalons qui ont les attributs de ses métaux seraient acceptés par tout le monde.

    Voilà

    ***

    L’humanité va adopter ‘votre’ système, car nos ‘zélites’ actuelles, l’aiment (comme ils aiment Babylone et les pyramides… de dettes…lol). Mais après la catastrophe finale qu’amènera CE système [de contrôle total de nos vies], nous allons enfin revenir les 2 pieds dans la réalité…

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    28 février 2010 à 10 10 35 02352
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    Corrections:

    « Dans le monde que NOUS VOULONS »

    « Le prix d’une maison / terrain ET CE, pendant des centaines et des centaines d’années, étaient très BAS et très STABLE. »

    « [d’étalons 100% libreS] »

    « les attributs de Ces métaux »

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    28 février 2010 à 18 06 33 02332
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    @ Sebas

    Si demain matin, l’État collectiviste sortait de nos vies et laissaient nos étalons d’échanges 100% libres, l’humain redeviendrait LIBRE, RESPONSABLE et FIER de ce qu’il fait.

    Vous êtes maintenant dans la foi pure; indiscutable, dans la mesure où vous êtes heureux et confiant.

    @ P.D

    Il existe une raison pour laquelle la planification centrale de l’économie échoue partout où on l’essaie et pourquoi le système actuel est en train de s’écrouler.

    Oui. Motivation absente et corruption partout. Je vous réitère que je préconise une structure entrepreneuriale…. mais il faudrait que vous mettiez un peu de temps a lire mes textes… 🙂

    C’est parce que les planificateurs sont incapables d’obtenir l’information et agir dessus aussi rapidement que le marché laissé à lui-même.

    Faux. On pourrait maintenant bâtir une table de Leontieff dynamique. Ça n’arrangerait simplement pas, ceux qui contrôlent l’information… et la gardent pour eux

    L’idée de baser la valeur de votre monnaie sur une quelconque quantité de biens recensé à un moment x présume une économie statique. Or l’économie est très dynamique et le marché s’ajuste de lui-même avec chaque transaction.

    Oui. Mais le suivi des flux est aujourd’hui tout a fait possible.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/27/connaitre-la-demande/ ( voir aussi l’article suivant)

    Ensuite, vous présumez que c’est la quantité de monnaie qui importe, mais c’est faux. Une économie peut toujours s’ajuster à une base monétaire qui reste fixe. La monnaie n’a donc pas à s’ajuster à la quantité de biens dans l’économie.

    La quantité de monnaie peut maintenant – et doit – être la représentation exacte de la valeur REELLE, puisque la variable vélocité devient nulle avec la transparence en temps réel. On ne pourra spéculer que sur la base d’anticipations concernant la réalité, pas le monétaire.

    Une monnaie qui est adossé à des biens qui n’appartiennent pas à l’État est autant une valeur fictive que la monnaie actuelle.

    Pas fictive, mensongère. Mais, si vous lisez ATTENTIVEMENT ma proposition, vous verrez que la part de la valeur globale qui appartient à l’État est connue. La monnaie vaut ce qu’elle représente, pas plus, pas moins. Une dette de l’État est garantie par les avoirs réels de l’État dans la mesure exacte de ce qui est indiqué. Si vous trouvez que le rapport se gâte…. achetez de l’or :-).

    Votre prétention que tout serait transparent est, je crois, un peu naïve.

    Je crois qu’elle tient compte des progres des techniques de communication, qui ne sont plus celles du temps où l’on dansait la valse à Grinzig…

    S’il y a une entité qui est plutôt opaque que transparente, c’est l’État.

    Quand le verre est sale, on ne boit pas dans le bol du chat: on lave le verre. :-))

    Pierre JC Allard

    PS: Je ne répondrai plus pour une dizaine de jous, car je serai dans un petit bateau, sous un ciel bleu, sur une mer verte, à 23 C. Si je ne réponds plus jamais, c’est que cette mer est infestée de pirates… Récuperez alors vite mes propositions; elles vaudront… de l’or. :-)) :-))

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    28 février 2010 à 19 07 40 02402
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    @PJCA

    Vous dîtes:

    « Vous êtes trop jeune pour vous souvenir des bouleversements qu’a causés le passage de sa valeur de l’or, de USD$ 35 à USD$890 dollars, mais je vous assure que OUI, il y a eu un problème. »

    Je n’étais peut-être pas né quand l’or s’échangeait
    à $35 l’once, mais je sais tout de même que ce prix avait été décrété et imposé de force par l’État!

    Cependant, je vous crois que la fin de cette politique insoutenable, un véritable affront au libre-marché, ait pu causer des problèmes!

    Ça ne fait que prouver que l’intervention étatique sur la monnaie crée des distorsions économiques non-souhaitables….comme à peu près toute l’intervention étatique sur quoi que ce soit!

    Bonnes vacances!

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    28 février 2010 à 20 08 05 02052
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    Si on oublie les théories monétaires pour un instant, voici ce que le PM Harper propose dans les prochaines semaines …

    Le projet de loi C-15… des sentences minimums pour des infractions mineures comme fumer un joint… enlever au juge le pouvoir de déterminer les sentences,… augmenter la population carcérale… comme aux É-U.

    Si ce projet passe, on pourra dire un gros merci à Gilles Duceppe.

    http://www.youtube.com/watch?v=e65S50gIiCU&feature=related

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    28 février 2010 à 20 08 13 02132
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    Excusez la référence à Gilles Duceppe. En fait, il a voté contre le projet. Bravo M. Duceppe.

    On peut voir dans ce vidéo ceux qui ont voté pour ou contre ce projet de loi, y compris MM. Ignatief, Justin Trudeau, Denis Coderre, et toute une autre gang.

    Souvenez vous de ça la prochaine fois que vous voyez ces gens essayer de vous quêter un vote…

    http://www.youtube.com/watch?v=azCCzlVUYQg&feature=related

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    1 mars 2010 à 10 10 24 03243
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    Au contraire PJCA:

    Lorsque j’écris ça:

    Si demain matin, l’État collectiviste sortait de nos vies et laissait nos étalons d’échanges 100% libres, l’humain redeviendrait LIBRE, RESPONSABLE et FIER de ce qu’il fait.

    Ce n’est pas du domaine de la foi, c’est du domaine de la réalité historique. Lorsque des millions d’humains peuvent choisir librement leurs étalons, ils choisissent… roulement de tambours… TOUT sauf le genre de truc que les ‘zélites’ veulent nous imposer…

    Votre système est basé sur rien de réel… à part faillibilité et l’arbitraire humain.

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    1 mars 2010 à 10 10 28 03283
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    Le dernier message était de Sébas…

    @ PJCA (encore):

    Tout ce résume par une idée:

    VOUS NE FAITES PAS CONFIANCE AU PEUPLE pour être libre… pour diriger leur vie, etc, et vous pensez (comme nos élites « babylonienne/égyptienne » actuelles), que ça prend absolument un état « fort »… sinon cela sera l’anarchie…

    Je me trompe ?

    Répondre

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