La République, c’est moi !

 

J’emprunte ce coup de colère à Mélenchon pour en faire un cours, un cours de chant, un cours de chant républicain, pour apprendre à tous les démocrates qui lui sont tombés dessus, à bien nouer leur cravate au lieu de passer leur temps à cirer les savates.

La République, c’est moi : veut dire que la République, c’est aussi toi… mais apparemment, tu ne le sais pas.

C’est d’un niveau de conscience élémentaire : nous sommes frères et fiers d’être frères… c’est sur mon front, c’est sur ton front et sur tous les frontons de la République.

La fraternité n’est pas la dernière, mais la première devise républicaine.

Nous n’avons peut-être pas le même sang qui coule dans nos veines, mais la veine de vouloir le même sens en politique : un sens commun, la même chose politique, la res publica comme force commune que nul ne peut remettre en cause.

Et c’est parce que nous avons quelque chose en commun que je ne vois que ce qui nous rapproche et non ce qui nous sépare, ce qui nous unit et non ce qui nous abrutit.

Pour toi comme pour moi, c’est la Loi…

C’est pour cette raison que Mélenchon a élevé la voix ou crié son désarroi… pour dire : que si tu t’en prends à moi, c’est à toi que tu t’en prends… et ça se comprend.

Et qu’avons-nous donc en commun toi et moi ?

Trois choses :

Un lien, un bien et un destin en partage… qui rendent caduc tout clivage.

Et si Mélenchon crie c’est pour graver dans le marbre, ce message :

Aucun autre moi que moi ne peut m’empêcher d’être chez moi… de me sentir chez moi et de faire valoir ce droit qui est en même temps ton droit… à cette appartenance, à cette transparence qui se moque du jeu des apparences, que les médias encensent.

La République est pour tout un chacun, un refuge, le seul refuge qu’aucun juge ne peut s’adjuger sans rompre le lien sacré et non secret, qui nous lie les uns aux autres.

Mélenchon n’a pas eu tort de vouloir redresser les torts de toute police, de toute justice qui oublie qu’il n’y a que la Loi pour nous servir de fil d’or.

La même pour tous et tous les mêmes devant la porte de la loi. Cela s’appelle : l’égalité.

Nous sommes égaux devant la Loi : les représentés comme les représentants, les inculpés comme les inculpants, les justiciables comme les justiciers… tous logés à la même enseigne qui consacre le règne de la république.

Tous sujets de droit et non sujets aux abois comme sous un régime tyrannique ou despotique.

La République c’est moi, et si Mélenchon en rajoute c’est pour que nul ne remette ce chante en doute.

Parce que c’est le chant de la liberté, celui de la Marseillaise, devise pas tout à fait conquise… mais qu’il faut sans cesse chérir et reconquérir… en poussant la porte ou en repoussant la mauvaise escorte…

Tu ne sais donc pas qui je suis ?

Je suis la Loi.

Et toi qui es-tu pour m’empêcher de faire valoir mon faire valoir ?

Difficile dans ce cas, de garder son sang froid… tous ceux qui l’ont gardé dans l’histoire ont fini broyés dans un abattoir.

Merci et au revoir !

 

https://www.lejournaldepersonne.com/2018/11/la-republique-cest-moi/

 

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Personne

Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d'actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d'assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L'humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n'est l'otage d'aucun parti, prisonnier d'aucune opinion, dupe d'aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l'événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats : https://www.lejournaldepersonne.com

Une pensée sur “La République, c’est moi !

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    14 novembre 2018 à 20 08 23 112311
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    En général, je vous aime bien. Mais là, vous rêvez, Personne!

    Et vous retardez un peu.

    Aux trois mensonges fondamentaux
    (« liberté, égalité, fraternité ») que vous vous plaisez à invoquer dans un silence assourdissant, et pour lesquels ce qu’il vous est convenu de nommer « le sens de l’Histoire » vous a amplement confirmé – depuis 1789 – que de telles choses n’existaient que dans les illusions des bernés et des futurs bernés, « Phénéan Cachir » (un de vos récents présidents; celui qui précédait le bougillon qui vous a recollé dans l’OTAN et qui vous a enfilé en clystère, en parfait mépris de votre décision souveraine, le Traité de Lisbonne par voie parlementaire) vous a imposé un quatrième piège à cons: la « solidarité ». C’est un terme, je crois, dont vous avez eu amplement le temps de mesurer qu’il ne fonctionnait qu’à sens unique, et curieusement jamais dans le vôtre.

    Il y eut bien, jadis, trois principes qui tenaient l’eau que vous avez vu passer quatre années de vaches maigres et de « doryphores » durant. Leur réalité naturelle était indiscutable. Vous vous en êtes laissé dépouiller. Dommage. Car tout sera fait contre nos peuples pour qu’ils n’aient plus jamais une telle alternative. C’est à peine si vous avez encore la latitude de rechercher ce que ces trois termes, si terre-à-terre dans les réalités qu’ils exprimaient, signifiaient en profondeur – car le danger est imminent que vous soyez sacrifié(e?) avant sur l’autel du Veau d’Or.

    L’Histoire – celle que l’on s’applique à nous occulter – ne repasse pas les plats.

    Il est passé Minuit, Personne, faites de beaux rêves!

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