La tragédie grecque

La Grèce et le reste de l’Europe retiennent beaucoup l’attention ces temps-ci. Un signe avant-coureur de ce qui risque de se passer un peu partout dans la monde avant très longtemps. Le plan de sauvetage de la Grèce par l’Allemagne, la Banque centrale européenne et le FMI est ni plus ni moins que du vol de grand chemin qui transfère la richesse des moins nantis vers les grandes banques françaises et allemandes qui étaient les plus gros détenteurs de la dette grecque. Il ne faut pas se leurrer, nous payons tous pour ce sauvetage.

Le problème, c’est que cette solution n’en est pas une. La Grèce n’est pas sortie du bois pour autant. Pour éviter de faire défaut, il leur faut faire des coupes draconiennes dans leur budget, chose que les observateurs doutent fort et augmenter le fardeau fiscal de leurs citoyens qui sont déjà fortement taxés. Assez fortement d’ailleurs pour que les hausses de taxes soient totalement inefficaces, parce que comme l’économiste Arthur Laffer l’a démontré avec sa célèbre courbe, passé un certain point les hausses de taxes causent une diminution des revenus de l’état au lieu de les augmenter. Les grecs ont beau mettre leur pays à feu et à sang, ça ne les aidera pas à sortir de l’impasse. Ils n’arriveront pas à conserver leurs privilèges quoi qu’ils fassent. Dans un an ou deux, le gouvernement grec retournera voir le parlement européen avec le chapeau tendu. Un second sauvetage sera probablement nécessaire pour éviter qu’ils ne soient encore pris en défaut. Mais il est peu probable que le reste de l’Europe puisse les aider cette fois-la. La solution logique serait d’accepter la faillite. Au moins, les banquiers mangeraient leurs bas et les grecs pourraient essayer de reconstruire et s’adapter à la réalité. Ils pourront remercier leurs politiciens de les avoir roulés avec des fausses promesses qui ne pouvaient pas possiblement être tenues.

Pendant ce temps, l’Espagne et le Portugal sont aussi en difficulté et maintenant qu’on a « sauvé » la Grèce, il sera difficile de ne pas faire de même pour eux. Où va s’arrêter la folie? Les États-Unis ne sont pas vraiment en meilleure posture. Leur dette touche maintenant la marque de 94% de leur PIB et ils n’incluent pas les dettes de Fannie Mae et Freddie Mac qui ont été nationalisés et donc sont la responsabilité du trésor américain, ni les dettes actuarielles de la sécurité sociale, de Medicare et Medicaid qui totalisent 60 billions (trillions en anglais). En ajoutant ces obligations, le gouvernement américain aurait une dette qui dépasse 500% de son PIB. C’est beau la comptabilité créative. Contrairement aux pays de la zone Euro, les américains peuvent utiliser la planche à billet pour monétiser leur dette et ils le feront probablement. Dites-moi, qui d’entre vous croit qu’on peut s’enrichir en imprimant de l’argent à partir de rien? Tous les détenteurs de dollars américains vont en souffrir, les plus pauvres en particulier. Parce qu’éventuellement, une dette astronomique remboursée avec l’aide de l’assouplissement quantitatif ne peut aboutir qu’à un résultat: la destruction de la devise.

Certains y voient la fin du capitalisme, mais c’est plutôt la fin des monnaies fiduciaires. Comme dans toutes les autres expériences du passé à tenter de faire fonctionner une économie avec de l’argent de papier créé ex nihilo, comme la monnaie de cartes en Nouvelle France ou les assignats français ou les continentals et les greenbacks américains; cette nouvelle expérience avec ce type de monnaie se soldera par l’échec et l’effondrement. La raison est simple: nous ne pouvons pas remplacer du capital réel créé par l’épargne par de l’argent créé à partir de rien. Cet argent n’ajoute rien à la richesse et au contraire, il ne sert qu’à diluer la richesse qui existe déjà. L’épargne est une fraction de notre production que nous mettons de côté pour consommation future ou pour l’investir. L’argent que les banques produisent à parti de rien est en réalité une dette. Depuis des décennies, nous vivons sous l’illusion que cet argent-dette nous rend plus riches, alors qu’en réalité il nous appauvrit. Ce n’est pas l’économie de marché elle-même qui cause le transfert de richesse des pauvres aux riches, c’est le système de fausse monnaie que nous lui avons greffé et dont le marché pourrait très bien se passer. C’est aussi ce système qui a permis l’apparition de l’état-providence qui en dépend pour financer ses programmes sociaux et sa bureaucratie toujours plus obèse. Lorsque les banques s’effondreront, l’état-providence tombera également, affamé parce qu’aucune quantité de taxation directe ne pourrait le soutenir.

Ceux qui comprennent vraiment le fonctionnement des marchés savent que la stimulation artificielle de l’économie par la création monétaire et la manipulation des taux d’intérêts, sème les graines de sa propre destruction. En 2001, suite à l’éclatement de la bulle Nasdaq, l’économie américaine aurait dû passer à travers une sévère récession. Seulement, George Bush et Alan Greenspan ont refusé de laisser l’économie se réorganiser et ont baissé le taux d’intérêt à 1%. La récession qui aurait dû corriger les marchés à cette époque n’a jamais eu lieu, mais ça n’a fait que pelleter le problème vers l’avant. La nouvelle injection de crédit facile est venue nourrir une nouvelle bulle, la bulle immobilière et cette fois encore, ils ont réduit les taux à 0,25%. Notre classe politique, se reposant sur de dangereux mythes économiques, ne cesse de vouloir essayer de guérir un patient victime d’une overdose en pompant toujours plus de drogue dans son système. Il vient un temps ou la drogue n’a plus d’effet (c’est la fameuse « trappe de liquidité » keynésienne), mais ce qu’ils refusent de comprendre, c’est les dommages qu’ils causent. Comme pour le cas du drogué, les principaux organes commencent à défaillir parce qu’on refuse de laisser le système éliminer le poison. Les gouvernements de ce monde seront bientôt à cours de moyens et l’effondrement est inévitable.

Qu’est-ce qui viendra par la suite est un mystère. Certains semblent croire qu’une dictature mondiale émergera de l’effondrement du système actuel. J’espère sincèrement que ce ne sera pas le cas. Tous ceux et celles qui désirent rester maitres de leur destinée ont tout intérêt à combattre cette éventualité. Comme le soulignait Lord Acton, le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. Les dictature sont rarement des havres de liberté.

Ne soyez pas si surpris par ma dénonciation dans ce billet. Le système monétaire et bancaire actuel sont la plus grande fraude jamais perpétrée dans l’histoire et aucun libertarien qui se respecte ne soutient ce système. Ron Paul n’est-il pas le fer de lance du mouvement pour abolir la Réserve Fédérale américaine? Ce système n’a rien à voir avec un marché libre et tout à voir avec une économie planifiée. L’effondrement qui vient ne sera pas le résultat d’un capitalisme sauvage, mais de près d’un siècle de planification centrale monétaire et d’inflation monétaire à outrance.

Pour ceux qui ont une affinité avec la langue de Shakespeare, je vous suggère de regarder ce documentaire et abandonner vos lunettes roses.

35 pensées sur “La tragédie grecque

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    20 mai 2010 à 1 01 06 05065
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    «Qu’est-ce qui viendra par la suite est un mystère. Certains semblent croire qu’une dictature mondiale émergera de l’effondrement du système actuel. J’espère sincèrement que ce ne sera pas le cas. »

    Effectivement, il ne semble pas y avoir d’autre issue possible que l’effondrement…
    Qu’est-ce qui émergera d’un tel effondrement ?
    L’histoire nous dit que ce ne sera rien de bon…
    Les gens dénoncerons les banques, la richesse…
    Ils vont demander plus de controle sur la société.
    Ils vont demander un retour à l’illusion précédente. Qui va promettre cela ?
    Les seuls capable de promettre celà seront ceux qui ont un agenda bien différent que celui de la liberté individuelle…

    Est-ce que ce gouvernement sera mondial ? J’en doute fort.
    Face à un tel effondrement, la réaction ne sera pas de s’unir pour être plus fort mais de se diviser pour mieux profiter des miettes du voisin…
    Tant mieux car cela ne serait vraiment pas une bonne idée mais la perspective d’un gouvernement global n’est pas une menace à mon avis.

    Quelles sont les perspectives d’avenir pour que des peuples adoptent une économie saine ?
    Bien faibles…
    On crash systémique est la pire avenue. (Et elle est sans doute inévitable un jour ou l’autre).

    Que reste-t-il alors ? Convaincre le plus de gens possible avant ce crash. Ce qui est du domaine de l’illusion. Autant parce que le taux de réussite à «réveiller» les gens est très bas que parce que le temps manque.

    Espérer que suite à ce gouvernement totalitaire que suivra ce crash, de plus en plus de gens soient sensibilisé à l’importance de la liberté (politique évidemment dans un gouvernement totalitaire ) et économique et renverseront éventuellement la tendance…

    Espérer que le système survivra le plus longtemps possible mais avec assez de signaux pour réveiller les gens à l’importance de l’économie.

    D’une façon ou d’une autre, l’avenir n’est pas rose.
    Quelqu’un a une autre vision de l’avenir proche à me proposer ?

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    20 mai 2010 à 5 05 25 05255
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    Bien des points sont pertinents dans cet article, cependant nous n’avons pas les mêmes analyses et mêmes remèdes .

    « La spéculation », voilà la plus grande escroquerie que je connaisse, une escroquerie mondialisée.
    Comment ne pas voir qu’il n’y a souvent aucun lien entre la réalité économique cours de l’action d’une entreprise.
    Comment croire qu’une entreprise puisse valoir des milliards aujourd’hui et plus rien demain, ou même l’inverse.
    Par exemple B.P a vu son action à la hausse depuis qu’ils ont déclenché une catastrophe écologique.(un exemple parmi tant d’autres)

    La « libre non-concurrence », encore une jolie arnaque pour laquelle personne n’a besoin d’être économiste pour comprendre à quel point les ententes illicites sur les marchés sont habituels.
    Un forfait internet ?
    C’est 30 euros par mois pour TOUS les opérateurs et exactement les mêmes prestations.
    Quelle bataille acharnée pour remporter des parts de marché ! [rires]

    Le marché Français de l’électricité s’ouvre à la concurrence, au lieu que « les vertus de la concurrence » se fassent sentir au contraire, l’électricité augmente de 15% en un an !
    Électricité nucléaire, qui nous a été vendue pour infinie et à très bas prix afin de nous faire avaler les risques quotidiens que prennent les 60 millions de citoyens du pays le plus nucléarisé au monde …

    La spéculation risque d’être décrite par les générations future comme le plus grand système de racket du XX éme siècle.
    Il est largement temps qu’on casse leur jouet dangereusement débile !

    Nous parler d’écologie et de développement durable avec une économie reposant sur le très court terme c’est de la schizophrénie .

    Si nous voulons sembler moins débiles il nous faut cesser d’alimenter le casino des actionnaires qui empoisonne la planète.
    Le règne de actionnariat c’est le règne de la minorité qui empoisonne le quotidien de la majorité.
    Une forme de dictature déguisée, la dictature du marché qui ne repose sur aucune réalité.

    Spécifiquement le problème de la Grèce qui n’en est pas un, c’est un contrat gagnant/gagnant pour la Grèce et pour les banques :
    Les banques feront beaucoup plus de bénéfices en prêtant à la Grèce et les politiques Grecs peuvent enfin imposer un inévitable plan de récession sans en porter la moindre responsabilité « c’est pas de notre faute c’est à cause de l’Europe » .

    Je vais arrêter là, je pense que l’auteur a compris le fond de ma pensée …

    « La folie c’est de refaire la même chose en sachant que cela ne fonctionne pas tout en espérant que cela fonctionne »

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      20 mai 2010 à 7 07 47 05475
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      @ Sun Tzu

      “La spéculation”, voilà la plus grande escroquerie que je connaisse, une escroquerie mondialisée.

      Ah oui. Les « usual suspects ». Ces méchants spéculateurs. Je ne vous dirai pas que ce sont des anges. Il n’ont qu’un seul but, celui de faire de l’argent et ils ont une soif sans limite. Cela dit, ils font des boucs émissaires de choix puisque la plupart des gens préfèrent la compagnie des rats. Trop facile de les pointer du doigt. En réalité, ils ne sont que des parieurs. Ils parient pour ou contre la réalisation de certains évènements. Ils remportent gros s’ils gagnent leurs paris, mais comme les parieurs dans une course de chevaux, ils n’y sont la plupart du temps, pour rien dans le résultat. Cependant, vous pouvez être certain que s’ils mettent un pari en faveur du négligé, ils ont certainement des informations que les autres n’ont pas. Si une compagnie a un squelette dans le placard, qu’ils trafiquent leur livres, etc., les spéculateurs seront dessus comme de piranhas. Si des spéculateurs s’acharnent sur une compagnie, vous pouvez parier qu’il y a probablement anguille sous roche. Enron était un bon exemple. Sa comptabilité créative n’a pas été flairée par la SEC ou une autre agence régulatoire qui coûte des milliards par an au contribuable américain, ce sont les spéculateurs qui l’ont mis au grand jour.

      Dans le cas de la Grèce, ce ne sont pas les spéculateurs qui ont endetté le pays de façon insoutenable, ce ne sont pas eux non plus qui ont masqué ce fait au reste du monde pour que la Grèce puisse être acceptée dans l’Union Européenne alors qu’elle ne se qualifiait pas. (Ce qui à mon sens constitue une fraude) Mais ce sont les spéculateurs qui ont mis cette fraude au grand jour.

      Si vous croyez que je me trompe, examinez d’où proviennent ces informations qui pointent toujours les spéculateurs du doigt. Leurs accusateurs les plus vocaux sont les politiciens. Comment pouvez-vous être si certain que ces accusations ne sont pas simplement pour détourner l’attention des vrais coupables. Ceux qui détiennent le vrai pouvoir: les politiciens et les banquiers.

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    20 mai 2010 à 5 05 44 05445
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    J’oubliais, le cas de la Grèce est une monumentale arnaque, la nouvelle offensive des financiers contre les états.

    Les financiers gagnent sur le tradding en spéculant sur la dette Grecque mais gagnent également sur le taux d’intérêt des prêts consentis à la Grèce.

    Jamais nous n’avons entendu « faillite d’un pays » cela n’a aucun sens, même si la Grèce est en position de faillite le pays ne va pas fermer ses portes et demander à tous ses citoyens de partir pour qu’un « concurrent » puisse racheter le pays .

    Il faut que le marché cesse de prendre les gens pour des cons avec la complicité active de nos « élites corrompues » complices du trucage des marchés.

    Si le marché était « si vertueux » il n’y aurai pas besoin de dessous de table et de commissions occultes autour de chaque grand contrat.

    La vertu du capitalisme je la cherche encore, en revanche personne ne cherche longtemps pour en trouver les méfaits…

    ——————–
    Prenez un enfant

    et faites-en un roi

    Couvre-le d’or et de diamants

    Cachez-vous en attendant

    Vous n’attendrez pas longtemps

    Les vautours tournent autour

    de l’enfant

    Le blé a les dents acérées

    Et les hyènes vont le dévorer

    Le môme deviendra banquier

    Ou le môme sera lessive, lessive

    Je dis, argent, trop cher,

    trop grand

    La vie n’a pas de prix

    pas de prix (x2)

    Prends ton meilleur ami,

    fais-en un ennemi

    Je t’achète et je te vends

    Vautre dans le coma

    du commun des mortels

    Mon pote, t’es comme un rat,

    t’es commun, c’est mortel

    Les vautours tournent autour

    toujours

    Criez NON a l’esclavage

    Et payez-leurs

    de nouvelles cages

    Faites installer des piages

    La ou commence la rage,

    la rage

    je dis, argent, trop cher,

    trop grand

    La vie n’a pas de prix

    pas de prix (x2)

    Un compte bloque,

    l’autre a découvert

    Maintenant, banque !

    Les vautours tournent autour

    de nous maintenant

    Tu en as, tu n’en n’as pas

    Tu n’as pas vraiment le choix

    Un mur de briques devant toi

    Il est temps, dépense-toi,

    dépense-toi

    Je dis, argent, trop cher

    trop grand

    La vie n’as pas de prix

    pas de prix

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    20 mai 2010 à 8 08 30 05305
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    @ Philippe David

    Vous serez surpris d’apprendre que je suis à 100% d’accord avec votre commentaire mais également avec votre article .
    Notre seule différence c’est de ne pas opter pour les mêmes remèdes .

    Oui les spéculateurs ne sont pas responsables, c’est bien pour cela que je suis extrêmement sévère avec nos politiques. (y compris toute la gauche de France)

    C’est au pouvoir législatif, donc politique, de créer un cadre législatif fiable.
    Ma cible c’est bel et bien les politiques ET les banques tous deux complices.

    Parlons également des agences de notation, une escroquerie monumentale que la crise a mis en évidence.
    Si le marché « s’auto-régulait » plus aucune agence de notation de 2009 n’existerai.

    Vous avez raison de parler de l’Europe à géographie et géométrie variable, c’est réellement devenu n’importe quoi. (et nos politiques y sont pour beaucoup)

    Cependant il n’est pas le rôle des spéculateurs de « chasser » les délinquants c’est un effet collatéral .

    Nous avions des juges spécialisés dans les escroqueries politico-financières, Sarkozy a supprimé cette spécialité .
    (il faut dire que ses plus proches amis et politiques ont été inculpés pour des abus de biens sociaux, commissions occultes et tant d’autres choses : Les Balkany, Chirac, Pasqua, Balladur…)

    Désormais les affaires politico-financières sont sous « secret défense », ce qui permet absolument toutes les dérives.

    Je suis à 100% pour que nous détruisions le système spéculatif, la loterie XXL .
    L’économie se doit d’être fondée sur du réel, sur des bilans annuel en lieu et place des effets d’annonce.

    Relisez mes commentaires, les exemples sont argumentés, ils prouvent simplement que le marché n’est en rien vertueux.
    (à moins qu’une femme se vendant au plus offrant puisse être qualifiée de vertueuse)
    ———–

    PS: »Cependant, vous pouvez être certain que s’ils mettent un pari en faveur du négligé, ils ont certainement des informations que les autres n’ont pas.  »

    C’est très souvent illégal et ça porte un nom : Délit d’initié .

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      20 mai 2010 à 12 12 24 05245
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      @ Sun Tzu

      Parlons également des agences de notation, une escroquerie monumentale que la crise a mis en évidence.
      Si le marché “s’auto-régulait” plus aucune agence de notation de 2009 n’existerai.

      Vous êtes-vous arrêté à penser que les gouvernements de ce monde font tout pour ne pas laisser les marchés s’auto-réguler? Qu’est-ce que vous croyez que tous ces plans et stimulus sont, si ce n’est justement une façon d’empêcher les marchés s’autoréguler. Vous croyez que Goldman Sachs ne serait pas en faillite si on avait laissé les marchés s’auto-réguler? ou AIG? Vous croyez que les banquiers de Wall Street auraient pu se payer tous ces gros bonus si on laissait le marché s’auto-réguler? Le gros problème dans ce genre de critique est cette assertion que ce que nous avons ici est même une approximation d’un marché libre.

      Cependant il n’est pas le rôle des spéculateurs de “chasser” les délinquants c’est un effet collatéral .

      Croyez-moi, je réalise pleinement qu’ils ne le font pas par altruisme. Ils le font pour devenir riches et certains d’entre eux sont très adeptes. Mais il n’empêche que ce qu’ils font est utile au marché à bien des niveaux. Par exemple, en achetant une commodité alors que le prix est bas, et en la revendant alors que le prix est haut, ils aident à stabiliser les prix de cette commodité. Lorsqu’ils achètent, ils font monter le prix et diminuer la demande (empêchant la surchauffe) et lorsqu’il revendent, ils font redescendre le prix en augmentant l’offre alors que la commodité est plus rare (prévenant une pénurie). Comme vous dites, c’est collatéral, mais c’est quand même utile.

      Relisez mes commentaires, les exemples sont argumentés, ils prouvent simplement que le marché n’est en rien vertueux.
      (à moins qu’une femme se vendant au plus offrant puisse être qualifiée de vertueuse)

      L’économie n’est pas morale ou immorale. Ce n’est pas une question de vertu. Tout ce que le marché a à faire, c’est de fournir les produits qu’on veut au meilleur prix possible en gaspillant le moins de ressources possible. Et il peut faire ça admirablement quand on le laisse.

      @ François M.

      Il est clair que vous ne comprenez pas que la spéculation a un rôle utile dans l’économie et votre réaction est irrationnelle. Les spéculateurs ne sont en rien responsables de la chute de la Grèce, ils ont juste déterré le cadavre. Votre aversion des spéculateurs est nourrie par la propagande des étatistes. Que les spéculateurs soient responsables de tous ces fiasco est exactement ce que les banquiers veulent que vous croyez. Pendant ce temps, ils sont morts de rire.

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        20 mai 2010 à 12 12 41 05415
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        La pyramide du pouvoir d’être être établie comme suit:

        1- À la tête, le Peuple;

        2- L’outil du Peuple, le gouvernement ou une forme organisation sociale quelconque;

        3- Les compagnies privées, les multinationales, les entreprises privées, les corporations, appelez-les comme vous voulez.

        En ce moment, c’est l’inverse qui prévaut.

        En passant, vous savez qui serait à la tête du pouvoir dans une économie vraiment libre?

        Le consommateur…

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    20 mai 2010 à 10 10 14 05145
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    @Sun Tzu

    Vous parlez des télécommunications et de l’électricité pour blâmer le libre-marché?

    Ce sont des industries hautement règlementées et ce ne sont pas des marchés libres, surtout en France.

    Voyez mon analyse sur le marché de l’électricité Californien:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/10/16/la-crise-de-lelectricite-californienne-de-2000-2001-lechec-du-marche/

    Ensuite, vous blâmez la spéculation?

    L’économie virtuelle est bénigne, et même utile, lorsqu’elle n’est pas sur-amplifiée par la création de monnaie qui permet le levier financier.

    Grâce à l’économie virtuelle, un fermier peut, dès le mois d’avril, utiliser un produit dérivé pour verrouiller le prix qu’il recevra pour sa récolte de blé. Qui est la contre-partie? Un méchant spéculateur! Que le prix monte ou descende, le fermier recevra le prix avec lequel il est confortable sans stress, alors que le spéculateur pourra faire du profit si le prix monte (ou perte s’il descend). Cela est tout à fait logique et légitime; tout le monde y trouve son compte.

    Cependant, lorsque le spéculateur utilise une ligne de crédit peu dispendieuse (grâce à la création de monnaie) pour multiplier sa position par 10, là le marché n’est plus intègre; le prix ne reflète plus la réalité; il est artificiellement manipulé. C’est à ce moment que la spéculation devient néfaste pour l’économie. Mais cela n’est pas un problème de spéculation, c’est un problème de création de monnaie!!

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    20 mai 2010 à 11 11 23 05235
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    Mort aux spéculateurs qui spéculent sur le prix des denrées de base. Mort aux spéculateurs qui ont fait monté le prix du baril de pétrole à $140 durant l’été 2008 et qui a fait triplé le prix du blé et du riz il y a deux ans, entrainant la pauvreté extrême de 40 millions de personnes de plus mondialement.

    S’ils sont des drogués à l’argent, qu’ils spéculent entre eux, sur des combats de coqs ou des courses de coquerelles et qu’ils laissent l’économie réelle en paix. Si le fermier a besoin d’argent, il peut se créer des banques coopératives de fermiers ou de faire comme dans le cas des fermes participatives où les gens peuvent acheter à l’avance leurs paniers de légumes et autre produit pour l’été à un coût fixe.

    Je suis, moi aussi, d’accord avec ce texte de Philippe, mais en désaccord avec les solutions.

    Minarchiste et Philippe pensent que seuls les politiciens/politiques/gouvernements sont responsables des troubles actuels. Ils tracent une ligne distinctive entre le capitalisme (sauvage), les compagnies privées, etc, et le gouvernement, banques centrales et cie. Je perçois plutôt les deux complètement fusionnés, servant et assurant leurs intérêts communs et complémentaires.

    Vous dites que les spéculateurs ne sont pas responsable de l’endettement de la Grèce à outrance, mais il ont spéculé sur sa chute, la précipitant vers le gouffre où y souffrent des vrais personnes en chaire et en os. Si c’est leur « méthode » de révéler des coin de moisissures, je pense qu’ils sont en fait des accessoires à un crime, des profiteurs de la misère, des vautours, des rats, autant que les politiciens en général. Ils sont pareils.

    « Il n’ont qu’un seul but, celui de faire de l’argent et ils ont une soif sans limite. » C’est ça. Des psychopathes dérangés. Je ne suis pas du tout croyant ni religieux, mais je trouve spécial que Jésus a déclaré quelque chose du genre que ceux qui cherchent à faire de l’argent avec de l’argent devraient sont des ennemis qui devraient être pendus!

    La pyramide du pouvoir d’être être établie comme suit:

    1- À la tête, le Peuple;

    2- L’outil du Peuple, le gouvernement ou une forme organisation sociale quelconque;

    3- Les compagnies privées, les multinationales, les entreprises privées, les corporations, appelez-les comme vous voulez.

    En ce moment, c’est l’inverse qui prévaut.

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    20 mai 2010 à 11 11 47 05475
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    @ Sun Tzu:

    Je suis en accord avec vous. Effectivement, le rôle du gouvernement est de mettre en place un cadre législatif (un système de punition-récompense) qui envoie les bons signaux aux décideurs, c’est-à-dire toute sa population. Si les spéculateurs respectent les règlent, ils n’ont rien, absolument rien à se reprocher. Pas plus que n’importe qui qui utilise une déduction pour son REER dans sa déclaration de revenu: si c’est permis, on ne peut pas te reprocher de l’utiliser.

    Il faut punir les fraudes, les délits d’initié, la comptabilité créative et autres arnaques. Il faut que la Grèce souffre pour ce qu’elle a fait. Il faut que les créanciers de la Grèce paient car ils savaient que c’étaient des prêts risqués.

    Le sauvetage de la Grèce me dit ceci: pourquoi acheter des obligations de l’Allemagne qui rapportent peu car elle a une bonne cote de crédit alors que je peux acheter des obligations de l’Espagne qui offre un taux d’intérêt légèrement supérieur? De toute façon, je récupérerai mon argent car l’Allemagne volera au secours de l’Espagne si c’est nécessaire.

    Vous dites: « Parlons également des agences de notation, une escroquerie monumentale que la crise a mis en évidence. »

    Et je suis également d’accord. Je trouve que les agences de notation sont particulièrement complaisantes envers les états occidentaux. J’aimerais bien voir une agence de notation annoncer que la cote de crédit des USA est sous surveillance. Et je crois qu’il aurait été normal qu’elles se manifestent lors du plan de sauvetage de la Grèce: le risque associé à la France et l’Allemagne ne sont-ils pas plus élevés depuis qu’ils se sont engagés financièrement?

    Pour être plus précis, je n’aurais rien contre l’aide à la Grèce si les agences de notation avaient décoté les pays contributeurs. Mais là, on dirait que tout le monde gagne et personne ne perd. Et ça, je n’y croit pas.

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    20 mai 2010 à 12 12 42 05425
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    @ Minarchiste

    Tout ce qui était jadis public en France est désormais privatisé au nom des règles Européennes.

    Pensez-vous que les prix ont baissé ou que la concurrence soit réelle ?
    NON, absolument pas la concurrence est si peu en compétition que les prix ont augmenté chez tous les fournisseur même chez les fournisseurs jadis publics ! (électricité, eau, gaz etc…)

    Je vous invite à vous renseigner sur l’augmentation de la facture depuis que les USA ont « privatisé » certains secteurs de leur défense nationale .
    Un rapport du sénat Américain prouve que tout ce qui a été privatisé coute 30% plus cher que ce que l’état faisait.

    http://www.lesmotsontunsens.com/le-pentagone-plombe-par-ses-sous-traitants-vive-les-fonctionnaires-6600

    La spéculation utile ?
    Utile à qui ou à qui et utile à quoi à part une minorité oligarchique ?

    La seule chose utile et vérifiable c’est l’économie réelle, tout le reste c’est du vent à un prix fou pour les petites gens et de l’or en barre pour les escrocs « légaux » en bande organisée.

    ————–
    @ Jack

    Vous avez tout compris : « Le sauvetage de la Grèce me dit ceci: pourquoi acheter des obligations de l’Allemagne qui rapportent peu car elle a une bonne cote de crédit alors que je peux acheter des obligations de l’Espagne qui offre un taux d’intérêt légèrement supérieur? »

    C’est exactement ce qui s’est passé pour les crédits qui ont mis des millions d’Américains à la rue .

    Tout est bon pour justifier l’injustifiable, car en matière de crédit les taux ne devraient pas varier entre 3 et 22% c’est de la discrimination de faire 3% à l’un et 22% .
    Sans compter les atteintes à la vie privée puisque vous devez mettre votre vie à nu pour accéder au crédit , vous n’avez plus aucun secret pour votre banquier .

    Les banques devraient répartir les risques entre population à risque et population sans risque .
    En l’état, faire payer le risque à son client ce n’est pas la démarche d’une banque mais celle d’une assurance .
    Usurpation du métier d’assureur c’est une escroquerie, ne vous inquiétez-pas, votre banque est assurée contre les mauvais payeurs !!!

    ——————-

    La banque est un des rares métiers dans lequel ont peut humilier son client, lui faire la leçon comme à un enfant de 5 ans et juger de sa vie personnelle.
    Dans tout autre métier l’entreprise perdrait son client !

    Un spéculateur est un type aussi mûr et responsable qu’un gamin devant sa console de jeu, sauf que le gamin ne détruit aucune vie en jouant alors que le spéculateur prend pour un jeu le fait de détruire des vies dans le monde réel .

    Si seulement les spéculateurs devaient se retrouver face à leurs victimes …
    Bien au contraire, spéculateur c’est le crime parfait : On ment, on vole, on détruit des vies, on fait et défait des réputations, tout cela caché derrière un écran d’ordinateur sans jamais avoir à assumer ses actes devant les victimes .
    (Il suffit de lire le livre de Jérome Kerviel pour le comprendre)

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    20 mai 2010 à 12 12 48 05485
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    @Philippe

    Je ne comprends clairement pas et je suis irrationnel. Je n’ai pas dit qu’ils en sont responsables directement, bien que des spéculateurs comme Goldman Sachs a aidé à cacher les dettes réelles de la Grèce pour ensuite spéculer contre elle, mais ils sont les vautours qui savent profiter de la misère. C’est aussi eux qui ont fait que j’ai payé mon essence $1.40/L en 2008, les rats.

    Je suis autant anti-étatiste que spéculateurs. Est-ce que j’ai dit que les spéculateurs sont responsables de tous ces fiascos, ou si c’est que vous ne lisez pas bien, ou encore que vous déformez ce que j’ai écrit? Les banquiers, les politiciens et les spéculateurs sont tous responsables de ces fiascos.

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      20 mai 2010 à 14 02 17 05175
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      @ François M.

      Je ne comprends clairement pas et je suis irrationnel. Je n’ai pas dit qu’ils en sont responsables directement, bien que des spéculateurs comme Goldman Sachs a aidé à cacher les dettes réelles de la Grèce pour ensuite spéculer contre elle, mais ils sont les vautours qui savent profiter de la misère. C’est aussi eux qui ont fait que j’ai payé mon essence $1.40/L en 2008, les rats.

      Pour moi de dire mort aux spéculateurs est un propos irrationnel et il vise la mauvaise cible. La spéculation ne devient un problème que lorsque le marché est inondé de crédit facile. Alors ultimement, ça revient encore sur le perron des banques centrales. Comme je disais, je ne défend certainement pas le caractère des spéculateurs, mais la spéculation sur le pétrole en 2008 a servi en réalité à refroidir la demande mondiale de pétrole et à faire baisser les prix. Mais principalement, quand la Fed crée de l’argent ex nihilo à la tonne, cet argent doit aller quelque part et il est allé en partie. dans le pétrole.

      Quand aux prix de denrées alimentaires comme le blé, allez plutôt blâmer ceux qui ont eu la brillante idée de subventionner la production d’éthanol qui a privilégié la culture du maïs au détriment de celle du blé et autre cultures essentielles.

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    20 mai 2010 à 12 12 51 05515
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    @ Philppe David

    « En passant, vous savez qui serait à la tête du pouvoir dans une économie vraiment libre?
    Le consommateur… »

    C’est vrai c’est pour cela que le citoyen élit son porte-parole : Le gouvernement .
    (Discuter avec 65 million d’interlocuteurs ce n’est pas très efficace …)

    Quand des banques et des multinationales privées sont plus puissantes que des gouvernements (qui représentent des millions de personnes) il est clair que la démocratie est morte et qu’il est temps de redonner le pouvoir aux détenteurs légitimes : Le peuple !

    Des types non élus qui ne représentent rien d’autre que leur petite personne et qui dirigent le monde de façon « non démocratique » cela porte un nom : DICTATURE
    Dictature économique mais dictature tout de même !

    Ce qui est rassurant c’est que tous les dictateurs finissent très mal « jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien » ce qui compte ce n’est pas la chute mais l’atterrissage !

    On ne meurt jamais d’avoir accéléré mais on meurt souvent d’avoir freiné trop vite… …contre un arbre par exemple …

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      20 mai 2010 à 14 02 27 05275
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      @ Sun Tzu

      C’est vrai c’est pour cela que le citoyen élit son porte-parole : Le gouvernement .
      (Discuter avec 65 million d’interlocuteurs ce n’est pas très efficace …)

      Plus efficace que vous croyez quand chaque dollar ou euro dépensé par ces 65 millions devient un vote.

      Quand des banques et des multinationales privées sont plus puissantes que des gouvernements (qui représentent des millions de personnes) il est clair que la démocratie est morte et qu’il est temps de redonner le pouvoir aux détenteurs légitimes : Le peuple !

      Et qui leur a donné ce pouvoir? Les multinationales et les banques sont dépendantes du consommateur pour tout si elles ne peuvent pas profiter des largesses de l’état pour leur conférer un avantages. Il ne faut pas l’oublier. Nous élisons un gouvernemnt pour nous représenter, mais il y a belle lurette que ce gouvernement nous a trahis. Les gouvernements de ce monde ne servent plus le peuple, ils servent les groupes d’intérêts et les lobbies, c’est pourquoi leur pouvoir doit être limité.

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    20 mai 2010 à 14 02 18 05185
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    @ Philippe David

    Désolé, je n’avais pas vu votre réponse.
    -« Vous croyez que Goldman Sachs ne serait pas en faillite si on avait laissé les marchés s’auto-réguler? ou AIG? Vous croyez que les banquiers de Wall Street auraient pu se payer tous ces gros bonus si on laissait le marché s’auto-réguler?  »

    C’est bien ça le souci, les états ont tellement laissé faire que si ces entreprises se cassent la figure les conséquences politiques seraient énormes.

    -« Par exemple, en achetant une commodité alors que le prix est bas, et en la revendant alors que le prix est haut, ils aident à stabiliser les prix de cette commodité. »

    C’est peut-être utile mais cela va à l’encontre de la loi du marché réel dictée par le consommateur, c’est un moyen comme un autre pour truquer les marchés .
    Cela me fait penser au pétrole à part que pour le pétrole personne n’achète pour réguler le marché, il suffit de gros mensonges du style « nous n’aurons plus de pétrole en 2020 » (désormais c’est minimum jusqu’en 2100…)

    -« Tout ce que le marché a à faire, c’est de fournir les produits qu’on veut au meilleur prix possible en gaspillant le moins de ressources possible. »

    Cette phrase là est un peu trop angélique, les prix c’est une chose mais les marges ?
    C’est ce qui fait qu’un producteur de lait touche 20 centimes du litre, le distributeur arrive à le vendre entre 5 et 10 fois plus …

    (Parlons aussi de Monsanto là c’est encore pire en ce qui concerne toutes les règles de libre concurrence, personne ne peut plus vendre quoi que ce soit derrière les OGM alors les vertus de la concurrence … )

    Gaspiller moins de ressources ?
    Là c’est une blague, il suffit de regarder les excédents alimentaires qui finissent détruits pour ne pas faire écrouler les prix du marché.

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      20 mai 2010 à 15 03 22 05225
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      @ Sun Tzu

      C’est bien ça le souci, les états ont tellement laissé faire que si ces entreprises se cassent la figure les conséquences politiques seraient énormes.

      Au contraire, le concept de « too big to fail » est absurde. Les gouvernements on convaincu tout le monde qu’il faut absolument socialiser les pertes pour préserver le système. De un, s’il faut faire ça pour préserver le système, il ne vaut pas la peine d’être préservé. De deux en faisant ça on garantit que des firmes comme Goldman Sachs peuvent prendre tous les risques qu’ils veulent sans jamais avoir à subir les conséquences. Un marché libre signifie que lorsqu’on fait des erreurs, on paie pour. Point à la ligne. Les acteurs du marché sont beaucoup plus frileux au risque lorsqu’ils savent qu’ils paient pour les pots cassés.

      C’est peut-être utile mais cela va à l’encontre de la loi du marché réel dictée par le consommateur, c’est un moyen comme un autre pour truquer les marchés .

      Au contraire, ce genre d’intervention peut assurer, par exemple, qu’il y ait des pommes ou du blé au marché toute l’année plutôt que juste après une récolte.

      C’est ça que je veux dire quand je parle du véritable rôle de la spéculation dans l’économie.

      Cette phrase là est un peu trop angélique, les prix c’est une chose mais les marges ?
      C’est ce qui fait qu’un producteur de lait touche 20 centimes du litre, le distributeur arrive à le vendre entre 5 et 10 fois plus …

      Les marges sont déterminées par la différence entre le prix obtenu selon l’offre et la demande et la somme des coûts de tous les facteurs de production. Généralement, la seule chose qui permet d’avoir des profits démesurés dans un marché libre est le manque de concurrence, et lorsque c’est le cas, ces profits attirent de nouveaux concurrents sur le marché à moins qu’il n’y ait une barrière à l’entrée.

      (Parlant de barrière à l’entrée, Monsanto jouit d’un quasi-monopole justement grâce à ses brevets, un autre privilège de l’état)

      Là c’est une blague, il suffit de regarder les excédents alimentaires qui finissent détruits pour ne pas faire écrouler les prix du marché.

      Ah oui? Les seuls qui peuvent se permettre de gaspiller de la sorte sont des cartels ou monopoles. Au Canada, nous avons un monopole syndical qui maintient un système de gestion de l’offre qui impose des quotas aux producteurs, ce qui les force à détruire leurs excédents. Encore une fois, quelque chose qui n’a rien à voir avec un marché libre.

      Une fois de plus, vous faites l’assertion que nous vivons dans un marché libre. C’est loin d’être le cas.

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        20 mai 2010 à 15 03 41 05415
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        Blame Governments, Not Speculators for High Oil Price

        by Stefan M.I. Karlsson

        Since August 2007, the price of oil has nearly doubled from under $70 per barrel to more than $135 per barrel. This is of course a big problem for the world economy. Not only will it cause massive redistribution of resources from consumers to producers, but by making transportation and production that uses petroleum products as an input, it will slow economic growth. And many consumers, particularly in America, are shocked and angered by the high prices. And since it is election year in America, this means the politicians all say they will try to fix the problem.

        But as we will see, it is politicians which have caused the problems in the first place, and as no prominent politician except for Ron Paul recognize this and wants to abolish these policies, they instead create false scapegoats. The most popular scapegoats right now are speculators. Investing in commodities has in recent years been increasingly popular and certainly a very successful investment strategy, the case for which libertarian investment superstar Jim Rogers laid out in his book Hot Commodities that I reviewed on the Ludwig von Mises Institute web page. The politicians and their collaborators now charge Jim Rogers and others who have followed his strategy of causing the commodity price boom they predicted and profited from.

        Yet this accusation is based on a complete misunderstanding of how commodity markets function, whether intentional or not. Considering how complex the functioning of these markets in fact is, it cannot be ruled out that it is unintentional. And even if it isn’t, people need to learn this in order to be able to see through the deception.

        Starting with the basics, commodity markets can be divided into spot markets and futures markets. Spot markets are the markets for immediate delivery, futures markets are the markets for delivery at some future point in time, usually not more than a year or so in advance. As futures contracts are constantly traded, it should be noted that someone who buys a commodity with a futures contracts need not necessarily be the one that buys it at the expiration date. But this is not dissimilar to how someone who bought a commodity with a spot contract can sell the commodity to someone else.

        And just as there is always both a buyer and a seller in a spot contract, there is always a buyer and a seller in a futures contract. Usually though, the buyer is referred to as having a long position while the seller is referred to as having a short position, but that is basically just semantics. People with long positions are in effect buyers while people with short position are in effect sellers.

        What should further be realized is that first of all most commodity speculators invest in futures while what matters for the price of petroleum actually used in the economy is primarily the spot price. Note further that commodity speculators can take both long position and short positions. This implies that commodity speculators may not in fact be contributing to higher prices. If speculators as a group have equally large long and short positions then they will have no effect on futures prices, and if they as a group have larger short positions than long positions then their speculations will in fact lower futures prices.

        Moreover, even if speculators as a group have a net long position, the speculators that pushed up the futures price in the first place will, once the futures contract approaches expiration date, face two choices. Choice number one is to sell the contract or sell the underlying commodity to some consumer once the contract expires. Choice number two is to put the commodity in some physical inventory and keep it there.

        If the speculators choose the first alternative, then this will push down the price back to the level where it would have been in the absence of the original purchase. In this case, speculation will thus have no effect on the spot price.

        If on the other hand the second alternative is chosen, then speculation will indeed contribute to higher prices, at least temporarily. But while that is a possible theoretical scenario, that does not mean it is applicable to the current situation. The fact is that there is no evidence of increased inventories. Indeed, according the Energy Information Administration, U.S. crude oil inventories were 14 % lower in the week ending June 20 than a year ago.

        Some have replied to this argument by saying stock building for speculative purposes need not be above ground, it could also come in the form of producers choosing not to pump oil from the ground. But first of all, oil-producing governments is not what is typically meant by speculators. And the issue being discussed was the role of professional speculators acting on the futures markets, not what the governments of Saudi Arabia or Kuwait choose to do, so this argument is basically a case of changing the subject. And secondly, as it happens, no evidence exist that oil producers are choosing to reduce production for speculative purposes. Spare capacity among oil producers is relatively low, especially if you exclude spare capacity caused by, for example terrorist attacks against oil facilities in Nigeria.

        What then is the cause of high oil prices and what could be done about it? As I indicated in the aforementioned review, the boom is primarily driven by structural long- or medium-term factors. Demand is growing rapidly because of the rise of China and fast growth in other emerging economies. Meanwhile, while global oil production is actually growing, growth is inhibited in the short term both because of various political factors that stop drilling and because of the fact that even where such political obstacles does not exist, it takes several years to actually extract the oil. Brazil has recently found vast new oil reserves, and no political obstacles exist there to prevent drilling, yet it will be several more years before that oil reaches the world market.

        These political factors differ somewhat in their form, but none of them seems likely to go away anytime soon. In Nigeria, as was previously stated, constant attacks against oil facilities are holding down production there, and these attacks looks unlikely to cease. In countries like Venezuela, Mexico and Russia, hostility against foreign investments combined with governments and bureaucrats starving government run oil companies of competence and cash, means that potential oil production is held back. And in the United States, opposition to drilling for environmentalist reasons, mainly by Democrats, prevents increases in oil production.

        Another factor that in the short term has contributed to the sharp increase in the price of oil is the Fed’s inflationary monetary policies. Because the price of oil is much more flexible than most other prices and it is immediately affected by, for example, exchange rate effects, the short-term effect of an inflationary monetary policy is much greater than the short-term effect on the more sticky prices of regular goods in the supermarkets. That the oil price increased so much after the Fed started its aggressive interest rate cuts was not really a coincidence.

        What then can be done about the high oil price? The long-term solution is to reduce or abolish taxation on oil production and to abolish all regulatory restrictions (whether motivated for environmentalist reasons as in the U.S. or nationalist reasons as in Mexico) on oil drilling. Opponents of drilling often reply to this that it won’t provide any short-term relief. But while that is true, but there won’t be any short-term relief without drilling either and the point of drilling is to provide long-term relief. Moreover, their preferred solution of having the government invest in research to invent more so-called renewable sources of energy is likely to take even longer to provide relief (if it ever provides relief).

        To provide short-term relief, different solutions are needed. This means, for example, that the U.S. government should start releasing the oil held in the so-called Strategic Petroleum Reserve, while the Fed should stop its inflationary policies.

        Unfortunately, I don’t think any of these solutions are likely to be implemented anytime soon, which is one of the reasons why I am not as optimistic as Don Armentano about the possibility of a significant price decline in the near future. However, while the oil price is unlikely to go down, we should always remember that it is governments and not speculators that are responsible for the all-too-high oil price we suffer from now.

        June 28, 2008

        Stefan M.I. Karlsson [send him mail] is an economist working in Sweden.

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    20 mai 2010 à 14 02 49 05495
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    @François M.

    Trop drôle que tu parles du prix du pétrole, j’ai justement publié là-dessus aujourd’hui:

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/19/la-petrole-et-linflation/

    @Sun Tzu

    Comment Monsanto fait ses profits selon toi?
    Réponse: grâce à ses brevets.

    Qui protège les brevets de Monsanto?
    Réponse: l’État.

    Monsanto bénéficie d’un monopole artificiel accordé par l’État.

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/03/08/de-la-propriete-intellectuelle/

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    20 mai 2010 à 15 03 41 05415
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    @Philippe

    C’est ce que je disais, je suis irrationnel.

    « La spéculation ne devient un problème que lorsque le marché est inondé de crédit facile. Alors ultimement, ça revient encore sur le perron des banques centrales. »

    Sur le cas des banquiers privés, on s’entend. Pour ce qui est de la spéculation, elle est un problème en tout temps. Qu’ils aillent miser sur des parties de cartes et la météo de demain. Sans parler du marché des produits dérivés. Une abomination d’économie virtuelle de plus de $600 trillions.

    « Comme je disais, je ne défend certainement pas le caractère des spéculateurs, mais la spéculation sur le pétrole en 2008 a servi en réalité à refroidir la demande mondiale de pétrole et à faire baisser les prix. »

    Vous nous prenez pour des idiots, c’est certain!
    Je suis tellement heureux de me faire plumer de mon argent en payant $1.40/L; ouf, au moins ça sert à refroidir la demande mondiale! C’est comme le voleur qui vient te voler ton fric et que tu sois content parce que prétendument ça fait baisser ta demande! Et les prix ont tellement baissé, c’est sûr! On paie maintenant autour de $1/L, wow! Merci les spéculateurs!

    « Mais principalement, quand la Fed crée de l’argent ex nihilo à la tonne, cet argent doit aller quelque part et il est allé en partie. dans le pétrole. »

    L’argent? Il est allé dans les poches de banquiers privés, de financiers et spéculateurs, du gouvernement, dans les guerres, etc. Oui, c’est un problème. Non, ce n’est pas une raison pour en profiter et participer à cette trahison. Qu’on sorte la guillotine!

    « Quand aux prix de denrées alimentaires comme le blé, allez plutôt blâmer ceux qui ont eu la brillante idée de subventionner la production d’éthanol qui a privilégié la culture du maïs au détriment de celle du blé et autre cultures essentielles. »

    Ça, ce n’était vachement pas brillant, je l’avoue. Mais essayeriez-vous de nous passer un sapin en prétendant que les spéculateurs n’y sont pour rien, qu’ils n’ont pas spéculé sur les prix à la hausse des denrées de base comme le blé et le riz?

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      20 mai 2010 à 15 03 55 05555
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      @ François M.

      Lisez attentivement l’article que j’ai posté. On peut me reprocher de ne pas avoir de diplôme, mais l’auteur de cet article en a un.

      Ça, ce n’était vachement pas brillant, je l’avoue. Mais essayeriez-vous de nous passer un sapin en prétendant que les spéculateurs n’y sont pour rien, qu’ils n’ont pas spéculé sur les prix à la hausse des denrées de base comme le blé et le riz?

      Parce que la spéculation stabilise le prix sur le long terme. L’augmentation du prix de ces denrées a été causée par une pénurie artificielle.

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      20 mai 2010 à 16 04 15 05155
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      Speculators are Part of the Market

      July 24, 2008 by Art Carden

      In a July 21, 2008 column in the Jewish World Review with a shouting headline of STOP OIL SPECULATION NOW!, Dick Morris and Eileen McGann argued that the government should take action to restrict trading in futures markets. They are mistaken, however, in their assessment of oil speculation. Speculation is an important part of the supply and demand process.

      Futures markets are markets in which people trade the right to specified quantities of a specified commodity to be delivered at some point in the future. For example, one might be able to buy or sell a contract whereby the seller agrees to deliver a barrel of crude petroleum on December 1, 2016 at a price of $150. Traders who believe the price will be below $150 per barrel should sell such a contract. Traders who believe the price will be above $150 per barrel should buy such a contract.

      This has important implications for how resources are allocated across time and space. The price of oil today and the price of oil in the future will tend toward equality after we adjust for the time value of money (one dollar today is worth more than one dollar tomorrow, so anyone who wants a dollar tomorrow will have to pay interest). According to what economists call the law of one price, the discounted present value of oil today will equal the discounted present value of oil tomorrow, all other things remaining equal.

      It is the fact that all other things do not remain equal that produces profitable opportunities for speculators. People with better information about market conditions can profit from their insight and perform the valuable public service of ensuring adequate oil supplies tomorrow.

      Speculation does not interfere with supply and demand. Speculation is part the process by which supply and demand adjust. What Morris and McGann seek to restrict is exactly the kind of behavior that supply-and-demand analysis would predict.

      What Morris and McGann deride as “unbridled gambling” is an essential part of the market process. This may be rhetorically effective but it is analytically erroneous. Morris and McGann seem to think of trading in futures markets as being equivalent to spinning a roulette wheel, and if you don’t know what you’re doing, speculating in futures markets can be just as dangerous. The fact of the matter, however, is that speculators are not gambling in the pure sense of the word. They are acting on the basis of their best understanding of current market conditions and their expectations about future market conditions. They may be incorrect, but they are not “gambling.”

      Morris and McGann write “(i)f there is any doubt that it is speculation, not the supply and demand for oil, that is driving up the price, look at this week’s history of oil prices.” He then cites President Bush’s executive order to permit offshore drilling and OPEC’s statement that oil demand was falling and argues that these were responsible for a $15 price drop even though “(n)o new oil gushed through the system.”

      This is exactly what supply and demand would predict. If offshore drilling is permitted, this will increase the future supply of oil and drive town the future price. People who were holding oil in anticipation of higher future prices will instead release some of that oil onto the market today, increasing the current supply of oil. Nothing untoward is going on: the supply of oil today is changing in response to traders’ revised expectations about the supply of oil in the future. This is literally economics 101: what I have just described is what I teach in my econ 101 lectures on futures markets.

      Morris and McGann conclude that “(o)il is just too important strategically and economically to allow that kind of speculation,” but speculation is the market mechanism by which price volatility is reduced and future supplies are guaranteed. If oil really is that important, we should be loosening the restraints on futures market speculation rather than tightening them.

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    20 mai 2010 à 16 04 33 05335
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    @François M.

    Tu dis:
    « Je suis tellement heureux de me faire plumer de mon argent en payant $1.40/L; ouf, au moins ça sert à refroidir la demande mondiale! C’est comme le voleur qui vient te voler ton fric et que tu sois content parce que prétendument ça fait baisser ta demande! Et les prix ont tellement baissé, c’est sûr! On paie maintenant autour de $1/L, wow! Merci les spéculateurs! »

    Je répète (parce qu’on dirait que tu ne lis même pas les commentaires):

     » lorsque le spéculateur utilise une ligne de crédit peu dispendieuse (grâce à la création de monnaie) pour multiplier sa position par 10, là le marché n’est plus intègre; le prix ne reflète plus la réalité; il est artificiellement manipulé. C’est à ce moment que la spéculation devient néfaste pour l’économie. Mais cela n’est pas un problème de spéculation, c’est un problème de création de monnaie!! »

    Lorsque le prix du pétrole est monté à $140, c’était largement attribuable à la création de monnaie. Blâmer la spéculation est ridicule.

    D’autre part, il est plus qu’évident que tu ne t’es pas donné la peine de lire mon billet d’aujourd’hui sur le pétrole et l’inflation. Ça aiderait à éclairer ta lanterne.

    http://minarchiste.wordpress.com

    « ce qui est de la spéculation, elle est un problème en tout temps. Qu’ils aillent miser sur des parties de cartes et la météo de demain. Sans parler du marché des produits dérivés. Une abomination d’économie virtuelle de plus de $600 trillions. »

    Le marché des dérivés n’atteindrait jamais $600 trillions si ce n’était de la création de monnaie ex nihilo du système bancaire.
    Autrement, la spéculation n’aurait pas un impact si significatif sur l’économie réelle; elle ne ferait que jouer son rôle.

    Mais c’est très difficile d’expliquer ça à quelqu’un qui ne comprend rien aux marchés des capitaux et qui ne sait à peu près rien du fonctionnement d’un produit dérivé à part ce qu’il lit dans les médias mainstream et de la bouche des politiciens (qu’il s’égorge pourtant à blâmer jour après jour).

    Je côtoie ces marchés sur une base quotidienne, j’étudie les marchés des capitaux depuis des années (j’ai quand même une maîtrise là-dedans); tu devrais puiser dans mon expertise plutôt que de la tenter de la réfuter avec des conneries lues ici et là. Je suis très bien placé pour savoir ce qui y fonctionne et ce qui n’y fonctionne pas. Je ne suis pas un « spéculateur » au sens où tu l’entends, mais je dois « dealer » avec leur comportement pour préserver les actifs de mes clients. Et les seuls qui causent vraiment problème sont ceux qui ont les poches pleines d’argent emprunté (grâce aux banques et à la création de monnaie) et qui utilisent leur levier financier pour balayer tout le monde et manipuler le marché.

    Élimine la création de monnaie et le crédit facile et tu élimineras les bulles, qu’elles soient pétrolières, immobilières, ou boursières, puisqu’elles sont toutes gonflées par le crédit facile.

    Tu vise simplement la mauvaise cible.

    En passant, Warren Buffet est un des plus grands opposants aux produits dérivés…le même Buffet qui a investi dans Goldman Sachs l’an passé!

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    20 mai 2010 à 18 06 06 05065
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    Et pendant ce temps là :

    Et pendant ce temps la, la Chine achète TOUS les ports de Grèce :

    “Ils veulent faire du Pirée une porte d’entrée en Europe“, affirme Ta Nea en Une. “Ils“, ce sont les hommes de la China Ocean Shipping Company (Cosco) qui, après avoir racheté une partie du port du Pirée en 2009, “ont exprimé leur intention d’acheter les ports de Thessalonique, Kavala et Alexandroupolis, dans le nord du pays“, explique le quotidien grec.
    En outre, constate le journal, le “manager rouge de Cosco“, Wei Jiafu, “s’intéresse au réseau ferroviaire (trains et gares), à l’industrie de la marine marchande, au tourisme, à la construction et à la gestion d’aéroports en Crète et ailleurs“. Le “Capitaine Wei” a ainsi été reçu par le Premier ministre Georges Papandréou, qui espère des investissements à hauteur de 3 milliards de dollars, ajoute Ta Nea. “La Grèce devient la porte d’entrée de la Chine en Europe“, lui fait écho la Süddeutsche Zeitung.

    http://les27.blog.lemonde.fr/2010/05/20/la-chine-profite-de-la-crise-grecque/

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    20 mai 2010 à 18 06 11 05115
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    Élimine la création de monnaie et le crédit facile et tu élimineras les bulles, qu’elles soient pétrolières, immobilières, ou boursières, puisqu’elles sont toutes gonflées par le crédit facile.
    Ça n’arrivera pas de toute façon , c’est comme penser soudainement qu’on va revenir à votre vision d’un capitalisme épuré ou une autre utopie économique .. on s’en va vers un crash plus ou moins contrôlé du $ Us et de l’Euro , et veut veut pas, ce sont les gens qui en payent le prix pas les cols blancs qui se sont enrichis et qui flotteront au dessus de la merde qui s’approche à grand pas …

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      21 mai 2010 à 9 09 40 05405
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      @ Marc

      Ça n’arrivera pas de toute façon , c’est comme penser soudainement qu’on va revenir à votre vision d’un capitalisme épuré ou une autre utopie économique .. on s’en va vers un crash plus ou moins contrôlé du $ Us et de l’Euro , et veut veut pas, ce sont les gens qui en payent le prix pas les cols blancs qui se sont enrichis et qui flotteront au dessus de la merde qui s’approche à grand pas …

      Et selon vous, qu’est-ce qui risque d’émerger de tout ça?

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    20 mai 2010 à 21 09 03 05035
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    Des fois, être de l’extérieur permet d’avoir un point de vue plus clair que si on a été formé et brainwashé par une clique d’économistes et de sorciers de la finance!

    Non, je n’ai pas lu le texte proposé. Je dois dire que plusieurs points de votre façon de voir les choses me laisse froid, ce n’est pas vendeur, je n’achète pas. Je me fatigue. On connait la chanson. Vous affichez une vision hermétique des choses qui « fit » avec votre idéologie dogmatique. Et nous sommes tous des ignorants qui ne comprennent rien. Sauf vous, bien sûr. Il faut s’en remettre aux experts. Nous, on est bien trop nono pour comprendre tout ça. Ma lanterne est éteinte.

    Vive les spéculateurs qui n’y sont pour rien. Ce n’est que la faute des banquiers privés.

     » There is …a huge tacit conspiracy between the U.S. government, its agencies and its multinational corporations, on the one hand, and local business and military cliques in the Third World, on the other, to assume complete control of these countries and « develop » them on a joint venture basis. The military leaders of the Third World were carefully nurtured by the U.S. security establishment to serve as the « enforcers » of this joint venture partnership, and they have been duly supplied with machine guns and the latest data on methods of interrogation of subversives. »
    — Edward S. Herman, economist, author, and US media and foreign policy critic

    Allez, bien le bonjour!

    Amen.

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    20 mai 2010 à 23 11 10 05105
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    Tient tient, les compagnies US font du lobby au Congrès pour ne pas réguler le marché des produits dérivés. Tient tient tient….

    U.S. companies lobby Congress on derivatives-WSJ

    At least 42 nonfinancial companies and trade associations are lobbying the U.S. Congress to push back on proposals that regulate the over-the-counter derivatives market, the Wall Street Journal said on Friday.

    Webmaster’s Commentary:

    « PLEEZE, Oh please please please keep the Casino OPEN a little while longer. Don’t be like those NAZIs in Germany just shut down the naked shorts and spoiled all thew fun! »

    Kind of makes you wonder just how much of our economic system is being propped up with derivatives’ looting?

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    21 mai 2010 à 7 07 32 05325
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    @ Philippe David

    Merci pour vos explications, je pense que nous ne parlons pas du tout des mêmes choses parfois, mes références étant Franco-Européennes…

    Nous n’avons pas que des points de désaccord mais nous n’avons pas du tout la même vision des choses.
    Ce doit être une déformation professionnelle, dans l’ingénierie nous avons l’occasion d’en voir des inepties … (et en subir..)

    -« Too big to fail »
    N’oublions pas que l’emploi est une arme politique, l’augmentation du chômage peut conduire un gouvernement à ne pas être réélu .

    Toutefois nous sommes d’accord sur un point : La mutation du rôle des politiques et le manque d’indépendance des états vis-à-vis des entreprises…

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    21 mai 2010 à 10 10 21 05215
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    Des êtats en faillitte , un contrôle totalitaire de plus en plus poussé, des inégalités sociales de plus en plus creusées entre les dirigeants / classe sociale aisée et ceux qui produisent , on s’en va vers de plus en plus de batailles de rue, de soulévement populaires … il n’y a qu’ici au Canada ( relativement peu touché) et les Usa ( nation de zombies) que ça ne bouge pas encore … ils vont contrôler la descente des bourses, les monnaies qui vont valoir de moins en moins, monter tous les tarifs, taxer plus, bref on va bosser plus pour moins de cash et eux vont tenter de maintenir un ordre social qu’ils devront fliquer de plus en plus … on est d’ailleurs quasi rendu là ….

    Vu que la majorité du probléme, selon ma perception, vient des Us, ils cherchent un moyen de déstabiliser l’Asie pour garder leur monopole, ça va dégénérer , classique, la tite guerre qui relance la production et permet de cleaner les « useless eaters » en temps de chomage catastrophique, la recette a déjà été mainte fois testée …

    Selon le BIT, le Bureau international du travail, il pourrait y avoir 30 à 51 millions de chômeurs en plus dans le monde.

    « S’appuyant sur les prévisions économiques du FMI, le BIT estime que le chômage devrait rester élevé en 2010, notamment dans les économies développées et l’Union européenne où un surcroît de 3 millions de personnes pourrait grossir les rangs des chômeurs en 2010. Dans les pays industrialisés et l’Union européenne, le nombre de sans-emploi pourrait ainsi croître de 3 millions de personnes et augmenter à 8,9% » (2). La crise pourrait aussi créer, surtout dans les pays en développement, 200 millions de nouveaux travailleurs pauvres qui viendraient s’ajouter au 1 milliard 200 millions déjà existants.

    Ces travailleurs, dont le salaire ne suffit pas pour vivre, représenteraient près de 45% de la population active mondiale « 

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    21 mai 2010 à 10 10 28 05285
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    Tant qu’à être sur le piton 🙂

    Chômage, surendettement, disparition du pouvoir d’achat, misère sociale, et, après avoir perdu toute liberté de manifester, de s’exprimer, de contester, perte de sa maison, de l’accès aux soins…et de toute dignité.

    Une armée de chômeurs, de sans-abris, de citoyens trompés et volés, contre une armée de policiers trompés et volés, bientôt chômeurs pour certains d’entre eux….. Pendant ce temps, les vrais responsables, les incompétents, les « experts » et les spéculateurs se cureront les dents avec une économie virtuelle …

    Tant qu’à moi, la crise sociale, humaine, mondiale, que nous traversons n’est pas une crise de conscience, de lucidité, ni même d’information.

    Je veux dire, avec internet, les réseaux sociaux, le mail, les blogs, même les plus endormis d’entre nous, ceux qui continuent malgré tout à plonger la tête dans le sable, ont accès à toutes les données du problème, ça se voit ici sur les 7, malgré les divergences d’opinions…moi je vois ça comme une future crise de courage et de mobilisation. Une crise de solidarité et de décision.

    En plus d’être peu à connecter les infos, on reste divisé et c’est tout ce qu’ils veulent. Là sera le challenge qui approche …

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    21 mai 2010 à 11 11 43 05435
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    @ Marc:

    Vous citez le BIT dans le message que vous avez ajouté à 10h21. Vous serait-il possible de fournir un lien pour que je puisse contextualiser cette citation?

    Merci!

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    21 mai 2010 à 12 12 13 05135
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    @Jack :
    A quelques heures de l’ouverture officielle du forum économique de Davos, le Bureau international du travail (BIT) vient de communiquer son rapport annuel sur les tendances mondiales de l’emploi. Sans surpise, le rapport indique que la crise a fait exploser le chômage dans le monde entier.

    http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=23477

    Chômage dans le monde : des prévisions inquiétantes :
    http://www.rfi.fr/actufr/articles/109/article_77840.asp

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