Le boulet

Philippe David

On commence à le voir un peu partout. La Grèce est en train de sombrer et doit être rescapée par l’UE et l’IMF, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Icelande, et l’Irlande ne sont pas très loin derrière. Aux États-Unis, plusieurs grandes villes ont de la difficulté à payer leurs employés et sont écrasées par les déficits actuariels de leurs plans de pensions, même son de cloche pour plusieurs états, notamment la Californie et l’Illinois. Tous ces différentes administrations publiques ont quelque chose en commun: elles vivent au dessus de leurs moyens et sont à la merci des syndicats des employés publics qui cherchent coûte que coûte à protéger leurs acquis. Le Québec ne fait pas exception. Nous avons les plus haut taux de syndicalisation de l’Amérique du Nord, surtout dans le secteur public.

Pourquoi les syndicats du secteur public? Parce qu’ils sont de loin les groupes de pression les plus dangereux pour les politiciens et depuis des lunes, les politiciens nous endettent pour acheter la paix avec eux. Les services publics sont des monopoles qui n’ont aucune compétition dans l’entreprise privée. Ça donne un pouvoir démesuré aux syndicats qui eux ont le monopole de la main d’oeuvre de tous ces services. Exemple simple: puisque l’état contrôle tout le secteur de l’éducation, si les syndicats partent en grève, il n’y a plus d’éducation et de nombreux parents doivent trouver des moyens de faire garder ceux encore trop jeunes pour se garder tout seuls. Si maintenant les syndicats des éducatrices de garderies s’en mêlent, imaginez le chaos. Tout d’un coup, le taux d’absentéisme dans tous les autres secteurs monte en flèche. Ça c’est ce qu’on appelle avoir du pouvoir.

Si jadis ce pouvoir avait été utilisé pour obtenir la justice pour certains travailleurs, ce pouvoir existe maintenant pour maintenir les privilèges d’un groupe relativement restreint au détriment de tous les autres. Pratiquement tous les gouvernements des pays industrialisés auront bientôt les mêmes choix que la Grèce et devront adopter des mesures d’austérité plutôt radicales. Leur plus gros obstacles seront les syndicats. Il n’y a qu’à observer ce qui se passe en Grèce alors que les protestations syndicales tournent à l’émeute qui vont jusqu’à volontairement incendier une banque, causant trois décès pour réaliser qu’ils ne reculeront devant rien. Pourtant, leur discours était toujours au nom de la vertu et du bien public. Eh bien, il est où le bien public quand le pays est sur le bord de la faillite et que ces mêmes syndicats combattent pour pouvoir piger tout ce qu’ils peuvent dans le plat de bonbons avant qu’il ne soit complètement vide?

Le cas du Québec n’est pas aussi avancé, mais les similitudes sont frappantes: population vieillissante, programmes sociaux trop généreux, un fort taux d’endettement et aucun contrôle monétaire. Si le Québec continue en mode « business as usual », nous subirons bientôt une décote et nous dépendrons probablement du gouvernement fédéral pour nous tirer d’affaire et ça risque de nous coûter cher en termes de notre position constitutionnelle. La grande majorité des québécois ne réalisent pas encore à quel point notre situation est précaire et le gouvernement de Jean Charest n’a pas les couilles d’affronter les syndicats et autres lobbies. C’est pourquoi ils ont tenté de nous jeter la poudre aux yeux avec leur dernier budget. Mais les québécois ne sont pas totalement dupes. Beaucoup commencent à comprendre que les choses ne peuvent durer. C’est pourquoi nous avons eu cette démonstration spontanée le 11 avril dernier. Les libéraux nous prennent pour des idiots. Le fameux « sommet du denim » (ou sommet du déni) et cette entrevue de Monique Gagnon-Tremblay au 98,5 sont autant de monuments à leur incompétence et leur irresponsabilité. Malheureusement, ni le PQ ou l’ADQ ou QS ne feraient mieux.

Dans les prochaines années, des forces s’affronteront pour défendre le statu quo ou pour ramener notre province vers la saine gestion des finances publiques. Je serai certainement de ceux qui défendront cette dernière option. Dans quel camp serez-vous? Ferez-vous partie du problème ou de la solution?

71 pensées sur “Le boulet

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    6 mai 2010 à 6 06 45 05455
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    Le taux de syndicalisation de la Grèce est de 24%, le portugal de 25% et l’Espagne de 18% alors que la moyenne en Europe est de 38%
    Source: http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/stats/0/2000/fr/PF/carte/PF.UNIN.ACCE.LBR.ZS/x.html

    Je ne dis pas que vous avez tort. Mais je conçois que le problème de l’endettement public provient aussi du privé. Car après tout, les politiciens ont derrière eux des lobbys très puissant qui dictent leur comportement. L’argent du public, nos sous, sont détournés pour le profit de ces lobbys, ces entreprises. Cela explique une bonne part du gaspillage, encore plus important que l’argent perdu par la mafia syndicale. Le prof Lauzon, Chartrand et Falardeau n’ont pas tord malgré leurs positions diamétralement opposé à la vôtre.

    L’endettement, la pollution, l’individualisme sont tous des caractéristique inhérente en nous et s’explique par un simple adage. Prend tout de suite ce que tu peu prendre pendant que ça passe, sinon ce sera les autres qui le feront…. Et demain, on verra et trouvera sans doute une solution, nous sommes si bon pour nous adapter…. La forme de vie qui s’approche le plus de nous au niveau fondamental du comportement est le parasite.

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      6 mai 2010 à 9 09 57 05575
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      @ Iota

      Les causes du problème sont plus précisément dues au clientélisme et à l’irresponsabilité de politiciens qui utilisent allègrement les fonds publics pour acheter des votes. Mon analyse porte plus sur ce qui sera le frein au redressement de la situation. On peut raisonnablement s’attendre à ce que les syndicats soient la plus grand force opposée au changement. Ils ont le plus à perdre.

      @ Minarchiste

      J’admets que j’ai lu le vôtre avant d’écrire le mien. Mais j’ai choisi un angle un peu différent.

      @Le Gentil Astineux

      Pour être honnête, vous devez corriger une partie de cette affirmation. Le PQ peut faire mieux parce qu’il a déjà fait mieux en de telles circonstances.

      Le PQ, sous ce méchant lucide néolibéral Lucien Bouchard, a fait grand cas de ramener la province au déficit zéro, mais à peine deux ans plus tard, ils recommencaient à ajouter des services sociaux coûteux et à s’en féliciter. N’est-ce pas à eux qu’on doit notre charmant système de garderies? De plus, son chef actuel a été un des pires ministres des finances que nous ayons eu et tous ces « méchants lucides » ont déserté le parti. Alors croire que le PQ ferait mieux de nos jours relève de la pensée magique. À moins que vous ne connaissiez un moyen de sortir M. Bouchard des boules à mites…

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    6 mai 2010 à 6 06 48 05485
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    Bon matin tout le monde. Avant tout, identifiez vous. Êtes-vous des êtres humains créés par Dieu pour respecter ses dix commandements avec un droit de propriété légitime
    ou
    êtes-vous des êtres humains juridiques de la scientologie juridiques des avocats NAPOLÉONAIS du Grand Orient et du Grand Maître Rosicrutien Napoléon Bonaparte ?

    Vous êtes les auteurs de cette oligarchie dans l’anarchie désordonnée du mondialisme.

    Tout est fiction. Il y a un siècle nous étions à l’époque de l’homme de NÉANDERTAL Un siècle plus tard nous contrôlons la température, nous avons développé les fréquences permettant les éruptions volcanique et les tremblement de terre comme à Haïti. Les tours micro onde sont stratégiquement installées pour le contrôle des populations. Les armes à destructions massives prolifèrent pour un nettoyage planétaire organisé. LE PIRE: j’ai fait part des interdictions nécessaires dans notre système de santé publique aux États-Unis comme ici au Canada. J’ai démontré l’interdiction à toute créature humaine de Dieu dans nos pays démocratiques du droit de propriété et du droit à son identité à ses mœurs ou coutumes et à ses traditions légitimes. Votre identité vous a été volé par l’État le jour de votre baptême. Cette identité que vous possédez en propre vient de vos parents. À l,article 5 du Code civil de l’État du Québec vous exercez vos droits civils par le nom que vous avez reçu de l’État le jour de votre naissance de personnalité juridique, pas l’identité de créature humaine de Dieu que vous avez reçu de vos parents le jour de votre baptême. Comprenez-vous pourquoi il fallait que l’État se débarrasse de l’enseignement religieux chrétien dans nos école de l’État délinquant du Québec. Croyez-vous que le Québec sous son statut délinquant d’État et sa législature délinquante unicamérale et anticonstitutionnelle peut vous imposer l’obligation de payer une dette intarissable qu’il a contracté dans la pure délinquant en vous privant comme créature humaine de Dieu de votre droit de propriété. Je suis l’exemple de la pure identité humaine en AMÉRIQUE. J’ai mis plus de 15 ans de débat judiciaire pour faire reconnaître mon identité de créature humaine de Dieu. À cet effet je suis le représentant de l’immatriculation d’assurance sociale 231 249 525 du permis de conduire N6555130651-05 du certificat d’assurance maladie NORJ51061311. Je mets cette personnalité juridique en vente. Le premier à posséder le privilège de dominer cette personnalité juridique c’est l’État canadien assujetti dominateur de sa créature juridique 231 249 525 etc. Ne me parlez surtout pas de dette et de chaos financiers des pays. La maturité et la souveraineté de votre identité vous permet de corriger les banquiers qui dirigent par les multinationales les gouvernements et leurs peuples. Voir sur GOOGLE Jacques-Antoine Normandin, informez vous au barreau de l’État du Québec à l’Agence du Revenu du Canada, à Revenu Québec, qui est Jacques-Antoine Normandin. Ne craignez plus la fiction, DOMINEZ LA.

    Au Canada la masse monétaire en circulation est de 40 milliards sans valeur refuge sauf celle de l’esclavage humain

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    6 mai 2010 à 7 07 29 05295
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    Cette histoire de décote et de «ça va mal au Québec», cé d’la marde.

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    6 mai 2010 à 8 08 50 05505
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    M. David, vous dites que « Malheureusement, ni le PQ ou l’ADQ ou QS ne feraient mieux. »

    Pour être honnête, vous devez corriger une partie de cette affirmation. Le PQ peut faire mieux parce qu’il a déjà fait mieux en de telles circonstances. Je vous recommande, encore une fois, de venir lire

    http://gentiblogue.blogspot.com/2010/05/quand-les-liberaux-gerent-ca-vous.html
    sur mon blogue, n’ayez crainte, mon site est aussi propre et sécure que le vôtre.

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    6 mai 2010 à 10 10 11 05115
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    « Sortir Lucien Bouchard des boules à mites »…. : pourquoi les autres « méchants lucides » refusent-ils de former un parti « lucide et libertarien » alors ?

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      6 mai 2010 à 12 12 03 05035
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      @ Le Gentil Astineux

      pourquoi les autres “méchants lucides” refusent-ils de former un parti “lucide et libertarien” alors

      Qu’est-ce qui vous dit qu’il n’y en a pas un en cours de formation? Un parti politique ne se crée pas du jour au lendemain.

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    6 mai 2010 à 10 10 48 05485
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    @ Philippe et Minarchiste:

    Pour que le « complot libertaire » joue son rôle indispensable, à côté du « complot solidariste » de la Gauche – pour éliminer la clique des banquiers qui ont coduit le monde… là où l’on en est – il faut que vous soyez complémentaires….

    Le Christ lui-même – tout en faisant l’apologie d’une opération de népotisme et de corruption, ce qui surprend toujours ceux qui l’ont lu en diagonale – a dit que les « enfants de la Lumiere » doivent avoir autant d’astuce que les « enfants des ténèbres ». Consultez-vous, les uns-les autres… 🙂 Et pourquoi pas un petit document simple, disant PRÉCISÉMENT ce que les Libertariens voudraient confier à l’État

    Pierre JC Allard

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    6 mai 2010 à 11 11 07 05075
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    @ Jacques-Antoine Normandin

    D’abord, je m’identifie: je suis un laïque pratiquant. – pratiquant la laïcité, bien sûr – et ce qu’on pourrait appeler un libertaire de gauche: Je voudrais un socle collectif de solidarité auquel l’individu consent quand il entre en société… puis un piano nobile de liberté où je fais tout ce que je veux qui ne fait de mal à personne.

    Je suis aussi le modérateur permissif et parfois négligent de ce blogue. Votre commentaire est ici hors- d’ordre. Pas mauvais, juste à la mauvaise place. Pour l’instant, il devrait être ici au babillard, mais je laisse courir, ce qui permettra de transférer en bloc votre commentaire avec les commentaires qui y répondraient.

    Pour l’instant, vous êtes à la mauvaise place, mais ne changez rien ! D’ici quelques jours, il y aura sur CentPapiers – le site « journal » avec lequel nous des 7 entretenons une relation qui n’a rien de secret – un forum-babillard où ce que vous dites ici sera accueilli avec gratitude: il faut que les gens pensent spiritualité.

    Mon commentaire précédent vous envoie la rondelle juste devant le filet. Si vous vous inscrivez à CentPapiers en cliquant ici même et vous identifiantnous pourrons y avoir d’intéressants débats. Et bien plus de gens entendront votre message

    Pierre JC Allard

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    6 mai 2010 à 12 12 31 05315
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    M. David, je voulais juste savoir si vous aussi avez recours à la pensée magique concernant un parti vraiment et seulement libertarien.
    ****
    Question : à quel âge devint-on lucide et libertarien au Québec : 40 ans, 50 ans ?

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      6 mai 2010 à 12 12 45 05455
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      @ Le gentil Astineux

      Question : à quel âge devint-on lucide et libertarien au Québec : 40 ans, 50 ans ?

      Personnellement, j’en connais de tous les âges et ils commence à avoir de plus en plus de jeunes. En particulier parce qu’ils réalisent qu’ils sont en train de se faire rouler et devront payer pour les générations précédentes.

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    6 mai 2010 à 15 03 18 05185
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    Philippe,

    Je suis en accord avec vos vues libertaires, mais votre constat et discours économique me désole.
    De mon point de vue, je vois que vous notez des phénomènes existants, mais vous leur attribuez de fausses causes et donc des solutions erronées en grande partie.

    Je m’explique.

    On commence à le voir un peu partout. La Grèce est en train de sombrer et doit être rescapée par l’UE et l’IMF, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Icelande (en français: Islande), et l’Irlande ne sont pas très loin derrière. Aux États-Unis, plusieurs grandes villes ont de la difficulté à payer leurs employés et sont écrasées par les déficits actuariels de leurs plans de pensions, même son de cloche pour plusieurs états, notamment la Californie et l’Illinois.

    Ce constat est correct. Presque tous les pays occidentaux sont gravement en dettes et déficit budgétaire.

    Tous ces différentes administrations publiques ont quelque chose en commun: elles vivent au dessus de leurs moyens et sont à la merci des syndicats des employés publics qui cherchent coûte que coûte à protéger leurs acquis. Le Québec ne fait pas exception. Nous avons les plus haut taux de syndicalisation de l’Amérique du Nord, surtout dans le secteur public.

    C’est là que ça se gâte. Votre biais de la droite en économie fausse la donne et l’analyse objective. Oui, les politiciens dépensent souvent trop, mais ce n’est pas ce qui ruine le système. C’est la nature du système économique même, son mode de fonctionnement, qui ruine les États et leur population. Dès qu’il entre en fonction, le système fractionnaire bancaire fait qu’il y a toujours plus d’argent qui est dû qu’il n’en existe.

    Ce qui en découle, c’est une dette toujours plus grandissante et un service de la dette qui coute de plus en plus. C’est rendu qu’on fait de l’assouplissement quantitatif (quantitative easing), on monétise la dette. Ensuite, il y a le problème de la spéculation et des marchés des produits dérivés comme en parlait Marc Thomas en disant que c’est Goldman Sachs qui a caché les dettes de la Grèce pour qu’elle entre dans l’UE en 2000 pour après miser sur sa banqueroute. L’Angleterre, la France, l’Italie et les États-Unis sont dans une situation aussi pire, sinon pire que la Grèce. Mais ils ne s’écroulent pas.

    Il a été révélé dans les médias et par Max Keiser que la Grèce est dans le pétrin parce que les Américains, qui cherchent à éviter la descente en enfer de leur dollar, ont décidé d’attaquer l’Euro pour maintenir l’intérêt face au dollar. Ils s’en sont pris au maillon le plus faible et comme un effet domino, il entrainera le reste de la zone économique européenne. Nous assistons à du terrorisme économique, point à la ligne. Regardez cette vidéo de Kaiser.

    Vous accusez les syndicats du secteur public parce qu’ils sont de loin les groupes de pression les plus dangereux pour les politiciens et qu’ils ont un monopole? Vous vous plaignez que la fonction publique et son syndicat ont du pouvoir? Que voulez-vous, qu’on soit à genoux devant le gouvernement?

    Je ne comprends pas votre logique. Comment faire d’un mince facteur la cause principale des déboires des finances d’État? Si nous n’avions pas tout cet argent à payer en dette et service sur la dette, sur les guerres inutiles, à rembourser au banquiers privés au lieu de l’imprimer quasiment sans frais et sans intérêts nous-mêmes, en campagnes de fausses épidémies de H1N1, etc, peut-être que nous aurions amplement d’argent pour payer les employés de l’État ET pour assurer un revenu minimum à chaque individu pour assurer les besoins de base et assurer la dignité humaine.

    Si les idiots corrompus qui gèrent nos fonds de pension n’avaient pas investi notre argent dans les hedge funds, nous n’aurions pas perdu cet argent. Ce n’est pas ces employés d’État avec leurs syndicats qui nous coutent cher, ce sont les requins financiers et ce système économique basé sur la DETTE. Ce n’est pas en appauvrissant encore plus un segment de la population qu’on va régler nos problèmes.

    Je serais d’accord pour réduire la taille de l’appareil bureaucratique qui rend nos vies si lourdes et fastidieuses. On garde le nombre nécessaire d’employer pour que les choses soient efficacement gérées, et on paie bien ces employés. Pas besoin des autres qui ne font que rajouter de la misère à nos vies avec de la bureaucratie inutile. Mais ce n’est pas le facteur le plus important, loin de là.

    Pratiquement tous les gouvernements des pays industrialisés auront bientôt les mêmes choix que la Grèce et devront adopter des mesures d’austérité plutôt radicales. Leur plus gros obstacles seront les syndicats.

    Des mesures d’austérité? Pourquoi? Pour payer les dégâts des occasionnés volontairement par les banquiers privés et les financiers comme Goldman Sachs, qui on pour conséquence de détruire nos économies et de ruiner la classe moyenne et de créer des millions de nouveaux pauvres? S’il y a un si grand manque à gagner de la part des États, c’est que les supercapitalistes ont décidé d’envoyer nos emplois à l’étranger et venir nous vendre les produits ici. Cela a entrainé tellement de perte d’emplois, combiné avec la crise des subprimes et des hedges funds, qui en plus spéculaient souvent contre ces dettes comme le scandale de GS nous le montre, que les gens n’avaient plus d’argent pour payer leur dettes et hypothèques… et ainsi, leur consommation chute et ils ne paient plus d’impôts à l’État. C’est ça la raison du trou majeur du budget de nombreuses municipalités et États aux É-U.

    Combiné avec les plans de sauvetage des criminels de Wall Street et des banques privés, les guerres criminelles à l’étranger et le budget militaire hors de contrôle, c’est la catastrophe. Mais vous voulez imposer des mesures d’austérité sur le dos du peuple? Indécent et révoltant.

    Ce qui se passe en Grèce et en Islande, c’est une révolte du peuple qui refuse de payer les pots cassés par les politiciens et la clique financière. Et ils font bien. Ils s’agit de dettes odieuses. Ces cons privatisent les profits et socialisent les pertes et les dettes. C’est de l’économie tyrannique. Nous devons résister et nous ne sommes pas responsables de leur dettes ni de leur catastrophe économique. Ce mouvement de révolte va aller en s’intensifiant. Il n’y a aucune raison d’accepter de subir des mesures d’austérité. Nous n’avons jamais demandé, et nous n’avons jamais été consultés pour placer notre argent dans les marchés de produits dérivés et pour baser notre système économique fractionnaire bancaire contrôlé par les banquiers privés et basé sur la dette.

    Ce ne sont pas que des protestations syndicales, c’est la prochaine guerre que l’humanité doit mener pour se libérer de l’esclavage économique:

    LE PEUPLE vs LES BANQUIERS PRIVÉS

    C’est pourquoi vous voyez régulièrement des gens en Grèce incendier des banques, et attendez-vous à en voir de plus en plus. Même aux États-Unis, les banquiers se sont dis « inquiets » et se préparent à un soulèvement social contre eux. Pas un hasard. Rien à voir avec les syndicats. Cessez de les démoniser, c’est malhonnête et vous vous attaquer à un faux problème, ou du moins, un problème vachement mineur.

    Si le Québec continue en mode “business as usual”, nous subirons bientôt une décote…

    Pis? Sommes-nous des esclaves ou pas? Si oui, on est à genoux devant eux et la décote est la fin du monde. Si non, on s’en fout, on les envoie se faire voir et on met en place un système économique qui nous rend souverains économiquement de ces maitres. Mais essayez voir et on verra si on est libre ou pas. La notion de libertarianisme ne signifie pas grand chose si nous ne sommes pas libres économiquement.

    Mais les québécois ne sont pas totalement dupes. Beaucoup commencent à comprendre que les choses ne peuvent durer. C’est pourquoi nous avons eu cette démonstration spontanée le 11 avril dernier.

    Pensez-vous que tous ces manifestants ont démontré leur mécontentement pour les mêmes raisons que vous leur attribuez?

    Dans les prochaines années, des forces s’affronteront pour défendre le statu quo ou pour ramener notre province vers la saine gestion des finances publiques. Je serai certainement de ceux qui défendront cette dernière option. Dans quel camp serez-vous? Ferez-vous partie du problème ou de la solution?

    Une saine gestion oui, mais de dire que cela signifie d’être d’accord avec votre analyse et vos solutions, il y a un sacré pas à franchir! Quelle tactique cheap de demander au monde s’ils seront dans le bon camp! J’en connais un maudite gang, même des professeurs en économie à l’université qui auraient de bien meilleures solutions affrontant les problèmes encore plus profonds que vous soulevez, et ils ne seraient pas dans le camp du « problème » seulement parce que vous le nommez ainsi!

    Ça me fait penser à Bush qui disait: C’est soit que vous êtes avec nous, ou avec l’ennemi!

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      6 mai 2010 à 18 06 06 05065
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      @ François

      C’est là que ça se gâte. Votre biais de la droite en économie fausse la donne et l’analyse objective. Oui, les politiciens dépensent souvent trop, mais ce n’est pas ce qui ruine le système. C’est la nature du système économique même, son mode de fonctionnement, qui ruine les États et leur population. Dès qu’il entre en fonction, le système fractionnaire bancaire fait qu’il y a toujours plus d’argent qui est dû qu’il n’en existe.

      J’ai souvent dénoncé le système monétaire, c’est pourquoi j’ai même publié sur ce blogue un billet qui e demandait nin plus, ni moins l’abolition. Il est vrai que sans les banques centrales et les reserves fractionnaires, les excès de nos politiciens seraient automatiquement plsu apparents car ils ne pourraient obtenir l’argent que par taxation directe. Le système monétaire actuel permet à l’état de grossir exponentiellement, c’est pourquoi beaucoup de politiciens ne sont pas trop pressés de le changer.

      Ce qui en découle, c’est une dette toujours plus grandissante et un service de la dette qui coute de plus en plus. C’est rendu qu’on fait de l’assouplissement quantitatif (quantitative easing), on monétise la dette. Ensuite, il y a le problème de la spéculation et des marchés des produits dérivés comme en parlait Marc Thomas en disant que c’est Goldman Sachs qui a caché les dettes de la Grèce pour qu’elle entre dans l’UE en 2000 pour après miser sur sa banqueroute. L’Angleterre, la France, l’Italie et les États-Unis sont dans une situation aussi pire, sinon pire que la Grèce. Mais ils ne s’écroulent pas.

      Étant membres de la zone Euro, la France, l’Italie et la Grèce, du moins, n’ont plus l’option de monétiser leur dette. Mais la Grèce s’est montrée un peu plus irresponsable que la plupart des autres membres de l’UE.

      Vous accusez les syndicats du secteur public parce qu’ils sont de loin les groupes de pression les plus dangereux pour les politiciens et qu’ils ont un monopole? Vous vous plaignez que la fonction publique et son syndicat ont du pouvoir? Que voulez-vous, qu’on soit à genoux devant le gouvernement?

      Je ne comprends pas votre logique. Comment faire d’un mince facteur la cause principale des déboires des finances d’État? Si nous n’avions pas tout cet argent à payer en dette et service sur la dette, sur les guerres inutiles, à rembourser au banquiers privés au lieu de l’imprimer quasiment sans frais et sans intérêts nous-mêmes, en campagnes de fausses épidémies de H1N1, etc, peut-être que nous aurions amplement d’argent pour payer les employés de l’État ET pour assurer un revenu minimum à chaque individu pour assurer les besoins de base et assurer la dignité humaine.

      Primo, dans mon billet, je discute principalement de la situation du Québec. Mes références aux autres pays ne sont que pour démontrer que comme eux, nous nous dirigeons vers un mur. Niez-vous ce fait? Dans le Canada, le Québec est la province la plus endettée. Pourquoi? Il ne s’agit pas ici de guerres inutiles, ce n’est pas vraiment un facteur qui rentre dans le cadre particulier du Québec. La campagne de peur du H1n1 n’est qu’une goutte dans le vase aussi. La raison pour laquelle nous sommes si endettés est surtout parce que la plupart de nos programmes sociaux, des garderies au système de santé, en passant par le RRQ sont insoutenables à long terme. Si ces dépenses ne sont pas contrôlées, l’état québécois ne pourra plus offrir aucun service. Les mesures d’austérité dont je parle devront consister à revoir la mission et la taille de l’état à la baisse, ce qui est certainement inacceptable aux syndicats de la fonction publique.

      Soit dit en passant, les employés de la fonction publique jouissent d’avantages qui ne se retrouvent presque pas dans le secteur privé. Leurs salaires et avantages sociaux devraient normalement être ramenés aux normes du marché, mais ils se battront bec et ongle contre ce genre de réforme évidemment.

      Je ne dis pas tant que les syndicats sont la cause de notre impasse financière, mais ils y contribuent et sont un des obstacles au changement. Il ne faut pas se leurrer. Depuis très long temps, le Québec vit au-dessus de ses moyens et n’arrive à boucler son budget (s’il y arrivre vraiment, parce qu’étrangement, la dette n’a jamais cessé de croître même pendant qu’on avait le soit-disant déficit zéro). Nos politiciens ont institué toutes sortes de programmes sociaux coûteaux et mur à mur. Programmes qui favorisent souvent les mieux nantis au détriment des plus pauvres. Des services, qu’on nous dit qui ne peuvent qu’être assurés par le secteur public, alors qu’il est généralement prouvé que le secteur privé peut offrir ces services de façon plus efficace et moins coûteuse dans la plupart des cas. Au Québec, nous sommes « jammés sur le neutre ». Nous savons depuis longtemps que notre système de santé ne fonctionne pas. C’est une des plus coûteux et des moins performant au monde. Nous avons eu toutes sortes d’études et nous connaissons toutes sortes de remèdes pour le rendre plus efficace en se basant sur ce qui fonctionne bien ailleurs. Mais toute réforme est systématiquement bloquée. Pourquoi? Ne venez pas me dire que c’est la faute des banquiers.

      Ce qui se passe en Grèce et en Islande, c’est une révolte du peuple qui refuse de payer les pots cassés par les politiciens et la clique financière. Et ils font bien. Ils s’agit de dettes odieuses. Ces cons privatisent les profits et socialisent les pertes et les dettes. C’est de l’économie tyrannique. Nous devons résister et nous ne sommes pas responsables de leur dettes ni de leur catastrophe économique. Ce mouvement de révolte va aller en s’intensifiant. Il n’y a aucune raison d’accepter de subir des mesures d’austérité. Nous n’avons jamais demandé, et nous n’avons jamais été consultés pour placer notre argent dans les marchés de produits dérivés et pour baser notre système économique fractionnaire bancaire contrôlé par les banquiers privés et basé sur la dette.

      La plupart des gens ignorent tout du fonctionnement du système bancaire, quoi qu’ilsi sont certainement dégoutés par les bailouts, mais les démostrations organisées par les syndicats n’ont qu’un seul but: protéger les acquis de leurs membres.

      Pensez-vous que tous ces manifestants ont démontré leur mécontentement pour les mêmes raisons que vous leur attribuez?

      Le 11 avril, 50 000 personnes ont participé sous le thème que le gouvernement devrait faire le ménage dans sa cour. Le 1er mai, une autre démonstration avait lieu à Québec dont le thème était de « faire payer les riches » et contre l’inclusion du privé dans les services publics. Seulement 500 personnes y sont allé. Je crois que ça en dit gros sur la lucitidté des gens de Québec en tout cas.

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    6 mai 2010 à 15 03 27 05275
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    PROTESTS CONTINUE IN GREECE

    Greece has become the new volcano in Europe–only it’s the people who are spewing anger and fury at the virtual takeover of the company by European and international financial institutions who are imposing “austerity” –ie cutbacks in services, layoffs and worse. Unlike Americans who can be conditioned to accept what the people on top dish out, Greece is a country where people are conscious, organized and have a long history of struggling for what they believe is right.

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    6 mai 2010 à 15 03 52 05525
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    Il ne peut pas y avoir de « saine gestion » dans un système pareil. Inutile d’insister…
    Les paradis fiscaux dont les montants ont doublé en quelques années (4 ou 5) représentent des milliards dont NOUS sommes privés.
    Ce n’est qu’un point parmi tant d’autres. Si nous ajoutons la corruption qui râpe et râpe ici et là, encore des milliards.
    La santé, qui gruge près de 40% du budget est une source de revenus énormes pour tous ceux qui fournissent les citoyens. Et ils en veulent plus …
    Le seul moyen serait de privatiser le système.
    À se demander alors comment se créera une nouvelle forme de corruption.
    Laissez l’entreprise privée « vendre » aux États, ils agrandissent « le besoin ».
    Un soldat ou un mercenaire?
    On les forme et on les « donne » au privé.
    Blackwater.
    On perd énormément de temps à essayer de sauver un arbre pourri en regardant et en soignant chaque feuille.
    Quel est le tronc qui siphonne tout ça?
    Banques, crédit, etc.
    On a tellement bien affiné le « produit »…
    La « crise », c’est ça… La permanente due au système.
    Reprise économique….??????
    Ça pouvait durer un temps… Je crois que le sablier a besoin d’être viré à l’envers….

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    6 mai 2010 à 16 04 31 05315
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    @François

    « Vous accusez les syndicats du secteur public parce qu’ils sont de loin les groupes de pression les plus dangereux pour les politiciens et qu’ils ont un monopole? »

    Si on observe la Grèce, les syndicats font en sorte de bloquer toute réforme sérieuse (tout comme au Québec). La bureaucratie de l’État y est massive et coûte très cher. C’est là que le gouvernement doit couper pour balancer son budget, mais la résistance est forte parce que les syndicats protègent leurs acquis.

    « c’est Goldman Sachs qui a caché les dettes de la Grèce pour qu’elle entre dans l’UE en 2000 pour après miser sur sa banqueroute.  »

    Peut-être, mais ce n’est pas Goldman Sachs qui a trop dépensé et générés des déficits à répétition, c’est le gouvernement Grec!

    « C’est rendu qu’on fait de l’assouplissement quantitatif (quantitative easing), on monétise la dette.  »

    Pas la Grèce! Elle n’a plus le contrôle de la banque centrale depuis qu’elle a joint la zone Euro.

    « Si les idiots corrompus qui gèrent nos fonds de pension n’avaient pas investi notre argent dans les hedge funds, nous n’aurions pas perdu cet argent.  »

    Si vous parlez de la Caisse, je partage votre dédain, mais vous vous trompez. La Caisse a perdu dans le papier commercial, pas dans les hedge funds. En fait, les hedge funds ont plutôt bien fait ces dernières années.

    « Des mesures d’austérité? Pourquoi? »

    Pour que les revenus balancent avec les dépenses…et éviter l’endettement.

    « S’il y a un si grand manque à gagner de la part des États, c’est que les supercapitalistes ont décidé d’envoyer nos emplois à l’étranger et venir nous vendre les produits ici. »

    On a déjà assez de problèmes comme ça, sans en plus redevenir protectionnistes. Ça ne vaut même pas la peine d’élaborer, si vous ne comprenez pas ça…

    « Combiné avec les plans de sauvetage des criminels de Wall Street et des banques privés, les guerres criminelles à l’étranger et le budget militaire hors de contrôle, c’est la catastrophe. Mais vous voulez imposer des mesures d’austérité sur le dos du peuple? Indécent et révoltant. »

    Les libertariens sont contre les guerres et contre le bailout et contre le système bancaire à réserves fractionnaires et contre les banques centrales.
    Donc inutile de vous révolter contre nous pour ça!

    Ceci étant dit, ces éléments n’ont rien eu à voir avec la débâcle de la Grèce. Lisez ceci publié sur Un Monde Libre la semaine dernière:

    « Le principe central d’organisation de la société grecque a toujours été le clientélisme politique, un système dans lequel le soutien politique est fourni en échange d’avantages matériels.

    En Grèce, le groupe social qui prît la tête du pays après la libération du joug Ottoman, était constitué de notables locaux dont le pouvoir ne résidait pas dans leur propriété sur la terre, mais dans le fait qu’ils avaient été des collecteurs d’impôts pour leurs dirigeants ottomans. Ainsi, en Grèce, la classe dirigeante qui a émergé après l’indépendance voyait l’État non comme un instrument pour la protection des biens déjà existants, mais comme sa principale source de revenu.

    Dans le même temps, le contrôle de l’appareil d’État est devenu le principal mécanisme pour la distribution des récompenses et des avantages matériels. Le plus important de ces avantages a été la mise à disposition d’emplois dans la fonction publique. À la fin des années 1880, la Grèce avait déjà l’une des bureaucraties d’État les plus importantes d’Europe: pour 10.000 habitants, il y avait 200 fonctionnaires en Belgique, 176 en France, 126 en Allemagne et 73 en Grande-Bretagne. En Grèce, leur nombre était de 214. »

    Mon billet sur le sujet:

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/05/grece-versus-quebec/

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    6 mai 2010 à 17 05 28 05285
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    Excellent François, félicitation.

    @Philippe
    ‘Leur plus gros obstacles seront les syndicats.’

    Faux. Le plus gros obstacle sera le peuple.

    Le cancer est et sera toujours les banques privés.

    La corruption des gouvernements, le corporatisme, le système monétaire à réserves fractionnaires libéralisé permettant la spéculation odieudeuse sur celle-ci, les produits dévirés de ‘merde’ et le dictat des kapos internationaux de la finance que sont les agences de notation au service du Système doivent être éradiqués sans pitié.

    Ce qui est en cause dans la crise actuelle est la spéculation sur les Credit-Default Swaps. Et on essaie encore une fois d’accuser le peuple, de la culpabiliser, pour le faire payer par la suite.

    ‘Je dis qu’il y a à nouveau un petit jeu sur les Credit-Default Swaps (CDS). Cette fois, ce n’est plus 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch, c’est 1) Grèce, 2) Portugal, 3) Espagne. Ce que font en ce moment les marchés financiers n’est pas sans rappeler l’opération de George Soros qui coula la livre britannique en 1992 ‘ Paul Jorion

    Vous utilisez une démagogie indécente du style ‘The Shock Doctrine’ pour servir l’idéologie la droite néo-libérale des carnassiers de Wall Street.

    Propagande, ignorance ou malhonêteté de votre part ?

    « Le grand Satan surgit d’une trop grande concentration de pouvoirs entre les mains de quelques hommes. »
    Andrew Jackson, président des Etats-Unis, de 1829 à 1837

    Et ce pouvoir est entre les mains des banquiers privés et plus spécifiquement la FED (les douzes tribus).

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    6 mai 2010 à 19 07 12 05125
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    Votre analyse ne vaut rien car vous ne tenez pas compte de l’évasion fiscale et des réductions d’impôts allouées aux riches.

    « Le déficit public a plusieurs causes. Côté recettes, la fraude fiscale, largement répandue, prive chaque année l’Etat de 20 milliards d’euros. Côté dépenses, le poste principal est le budget inflationniste d’un service public inefficace et gonflé à outrance… »

    Un vrai dossier sur la question: http://www.monde-diplomatique.fr/2010/03/KADRITZKE/18886

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    6 mai 2010 à 22 10 06 05065
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    @minarchiste

    Si on observe la Grèce, les syndicats font en sorte de bloquer toute réforme sérieuse (tout comme au Québec). La bureaucratie de l’État y est massive et coûte très cher. C’est là que le gouvernement doit couper pour balancer son budget, mais la résistance est forte parce que les syndicats protègent leurs acquis.

    Ils font bien. La première réforme à effectuer avant de ruiner le peuple avec des mesures d’austérité sauvage pour des fraudes qu’ils n’ont pas commises, c’est de pendre en public, ou bruler au bucher les banquiers privés, Goldman Sachs et les politiciens qui ont participé à la destruction économique de la Grèce. Je vous répète qu’il est impossible de balancer un budget dans un système basé sur la dette et le système fractionnaire bancaire.

    Peut-être, mais ce n’est pas Goldman Sachs qui a trop dépensé et générés des déficits à répétition, c’est le gouvernement Grec!

    Trop dépensé, non, GS n’en est pas responsable. D’avoir caché leur dette et d’avoir ensuite spéculé contre celle-ci, oui. Lequel est le plus dangereux pour l’économie? Un système basé sur la dette est aussi vachement plus important que les dépenses du gouvernement!

    “C’est rendu qu’on fait de l’assouplissement quantitatif (quantitative easing), on monétise la dette. ”

    Pas la Grèce! Elle n’a plus le contrôle de la banque centrale depuis qu’elle a joint la zone Euro.

    Effectivement, mais dans l’économie globalisée, il n’y a plus de séparations coupe-feu. On assiste à un effet domino au niveau mondial. Tous ces facteurs s’amplifient les uns les autres et tous sont basés sur le système fractionnaire bancaire où il y a toujours plus d’argent qui est dû qu’il en existe. C’est les banquiers privés centraux et internationaux, tout comme la Banque centrale européenne qui contrôle nos économie et les font crasher l’une après l’autre, pour leur plus grand profit.

    Si vous parlez de la Caisse, je partage votre dédain, mais vous vous trompez. La Caisse a perdu dans le papier commercial, pas dans les hedge funds. En fait, les hedge funds ont plutôt bien fait ces dernières années.

    Je ne parle seulement que de la Caisse, mais les fonds de pension d’autres pays aussi. Et le résultat est là de toute façon: les fonds de pension sont en train de disparaitre.

    “Des mesures d’austérité? Pourquoi?”

    Pour que les revenus balancent avec les dépenses…et éviter l’endettement.

    Ça ne va jamais arriver dans un système basé sur la dette, fractionnaire bancaire entre les mains de banquiers privés. Alors to hell avec les mesures d’austérité sauvage et ruineuse.

    On a déjà assez de problèmes comme ça, sans en plus redevenir protectionnistes. Ça ne vaut même pas la peine d’élaborer, si vous ne comprenez pas ça…

    Bullshit! Ça n’a rien à voir avec le protectionnisme. Sans emplois à la maison, comment pensez-vous qu’on va repartir l’économie et régler notre problème de solvabilité? C’est une logique de base: fait travailler ta population avant de faire travailler des travailleurs étrangers.

    Les libertariens sont contre les guerres et contre le bailout et contre le système bancaire à réserves fractionnaires et contre les banques centrales.
    Donc inutile de vous révolter contre nous pour ça!

    Je ne me révolte pas contre vous, mais contre eux. Si nous sommes d’accord sur ça, passons à l’action immédiatement, le temps presse, nous sommes sous attaque terroriste économique. En passant, le problème n’est pas les banques centrales en soi, mais bien le fait qu’elles soient contrôlées par des banquiers privés qui créent l’argent ex-nihilo. Si la banque centrale est entre les mains du PEUPLE, comme ça déjà été le cas aux É-U et au Canada, tout va bien et on s’enrichit.

    Ceci étant dit, ces éléments n’ont rien eu à voir avec la débâcle de la Grèce. Lisez ceci publié sur Un Monde Libre la semaine dernière:
    “Le principe central d’organisation de la société grecque a toujours été le clientélisme politique, un système dans lequel le soutien politique est fourni en échange d’avantages matériels.

    Ce n’est rien comparé à la menace d’avoir un système entre les mains de banquiers privés et de spéculateurs qui font crasher des économies entières pour leur profit, comme ce fut le cas dans une centaine de pays du monde, dont le Brésil, la Grèce, l’Argentine, l’Islande et de l’Angleterre. Lisez le livre La Mondialisation de la pauvreté du professeur en économie de l’Université d’Ottawa, Michel Chossudovsky.

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    6 mai 2010 à 22 10 14 05145
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    Voilà ce qu’il faut faire de façon urgente: arrêter les criminels terroristes banquiers. Vive le courage des Islandais!

    Former bank CEO arrested by Icelandic authorities

    By GUDJON HELGASON, JANE WARDELL
    Associated Press Writer

    REYKJAVIK, Iceland – Icelandic authorities arrested the former chief executive of collapsed bank Kaupthing on Thursday — the first high profile banker to be detained in the wake of the tiny Nordic country’s financial crisis.

    Une autre analyse à propos de la crise grecque:

    My Big, Fat Greek Disaster

    To put it another way, Greece will become essentially a Third World country. How did this happen? It happened because central banks around the world engaged in Keynesian « expansion » by creating Dollars, Euros, you name it. Keynesians believe that such action can go on forever without creating any consequences. As you can see, that simply is not true.

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    6 mai 2010 à 22 10 44 05445
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    Il faut blâmer principalement le manque d’intérêt pour la politique de l’immense majorité de la population qui travaille plus de la moitié de l’année pour payer taxes et impôt sans s’informer de ce qui se passe vraiment.

    Un exemple frappant du mur infranchissable pour connaître les activités de la réserves fédérale américaine (qui donne l’illusion d’être public alors qu’elle est privée)

    http://www.youtube.com/watch?v=PXlxBeAvsB8
    Un membre du congrès demande à « l’inspecteur » de la Fed ou est rendu la somme astronomique de plus d’un trilliard qui n’est plus dans son bilan. Elle lui répond qu’elle ne sait pas et qu’il n’y a même pas d’investigation… Plus tard, elle explique qu’elle n’a pas la juridiction de faire d’investigation. C’est là dessus que dénonce un autre membre du congrès Ron Paul et son fameux « audit the Fed » Pour le moment, la Fed fait ce qu’elle veut, elle est au dessus des lois et fourre le monde sans faire de trop de bruit. Est-ce qu’il faut couper pendant ce temps dans les avantages sociaux de la classe moyenne qui se fait toujours saigner davantage???

    Vous voulez couper vos miettes en deux alors que vous ne regarder pas en haut qui mange votre gâteau.

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    6 mai 2010 à 22 10 53 05535
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    @ François M.

    Quoique je ne sois pas fondamentalement en désaccord avec vous, je crois que vous accordez trop d’importance à la création de monnaie par les réserves fractionnaires. Il est vrai que cela donne un pouvoir théorique aux prêteurs, mais dans les faits, je crois qu’il est difficile pour eux d’exercer ce pouvoir.

    D’autre part, même si je crois que le monopole syndical et les conditions de travail blindées qui en découlent sont en partie responsables des problèmes structurels, ils n’ont qu’un faible rôle à jouer dans la crise conjoncturelle actuelle.

    Pour moi, la crise actuelle est due à l’éclatement d’une bulle provoquée principalement par les gouvernements (surtout US) et les banques centrales (surtout US, encore…) alors que la tendance fondamentale vers le désastre au Québec est pricipalement dû au clientélisme politique et à la déresponsabilisation engendrée par le côté maternaliste de nos dirigeants.

    Selon ma perception, le problème des réserves fractionnaires existe, mais n’a qu’une faible influence lorsqu’on la compare aux autres forces en présence.

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    6 mai 2010 à 23 11 15 05155
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    Jack,

    C’est le COEUR du système! C’est comme si je vous donnais le pouvoir d’imprimer autant d’argent que vous voulez, sans référence ni limite! Ainsi, on créé boum et crash économique en donnant de l’expansion (inflation) de la masse monétaire ou en la contractant.

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      7 mai 2010 à 8 08 05 05055
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      “S’il y a un si grand manque à gagner de la part des États, c’est que les supercapitalistes ont décidé d’envoyer nos emplois à l’étranger et venir nous vendre les produits ici.”

      Faux problème. Les emplois exportés à l’étranger sont remplacés par d’autres emplois dans notre économie. Si on suivait votre logique, depuis les années 90 nous aurions perdu assez d’emploi pour que notre économie soit paralysée.

      Ils font bien. La première réforme à effectuer avant de ruiner le peuple avec des mesures d’austérité sauvage pour des fraudes qu’ils n’ont pas commises, c’est de pendre en public, ou bruler au bucher les banquiers privés, Goldman Sachs et les politiciens qui ont participé à la destruction économique de la Grèce. Je vous répète qu’il est impossible de balancer un budget dans un système basé sur la dette et le système fractionnaire bancaire.

      Encore selon votre logique, si quelqu’un accepte d’avoir 10 cartes de crédits et les remplit toutes au max, en plus d’avoir une hypothèque trois fois trop grosse, c’est entièrement la faute des banquier. En quelque part, il faut accepter que cette personne a une responsabilité personnelle dans la gestion de son crédit. C’est la même chose pour un gouvernement. Vous exonérez un meurtrier en rejetant la faute sur celui qui lui a vendu son arme.

      Et il ne s’agit pas de ruiner le peuple, mais le peuple vit au dessus de ses moyens à cause des mirages que les politiciens lui ont vendu. Ça relève de la pensée magique de croire que juste bruler les banques va résoudre le problème et que ça ne fera pas mal au peuple. Le peuple n’aura pas plus d’argent pour autant.

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        7 mai 2010 à 11 11 15 05155
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        Beaucoup ici semblent croire que la crise de dette publique est l’échec du capitalisme. Désolé de vous décevoir. L’économie de marché survivra cette crise parce qu’il n’existe simplement pas de meilleur moyen de créer la richesse et la prospérité. Cette crise est en réalité la mort de l’état-providence et des institutions qui le soutiennent. Les banques centrales et les reserves fractionnaires sont des outils de l’état. Ils ne pourraient exister sans son soutien. Leurs billets de papier n’ont de valeur que parce que l’état l’a décrété et nous force à l’utiliser à la pointe du fusil. Les banquiers agissent avec l’assentiment implicite de l’état et celui-ci bénéficie largement de leur symbiose. Le pain et les jeux pour appaiser la plèbe romaine ont été remplacés par les acquis sociaux.

        Ce à quoi nous assistons est la culmination de 70 ans de politiques économiques fautives et la déchéance de la croyance dogmatique que l’état est la solution à tous nos problèmes et que l’état peut « gérer » l’économie mieux que le marché. L’état n’est pas la solution à nos problèmes, l’état est le problème. Ce chateau de carte est en train de s’effondrer, tout simplement.

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    7 mai 2010 à 0 12 54 05545
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    Bravo pour l’Islande,

    reste encore Björgólfur Gudmundsson de la banque Landsbanki. Il possède maintenant de bonnes entreprises dans la pharmacie et le téléphone en Europe de l’Est et est propriétaire d’un club de foot de première division britannique, West Ham.

    Johannes et Jón Ásgeir Jóhannesson, banque Glitnir – Bien qu’appauvri le fils Jón vole toujours en jet privé entre l’Islande et New York où il réside.

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    7 mai 2010 à 8 08 38 05385
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    @FM

    « Ça n’a rien à voir avec le protectionnisme. Sans emplois à la maison, comment pensez-vous qu’on va repartir l’économie et régler notre problème de solvabilité? C’est une logique de base: fait travailler ta population avant de faire travailler des travailleurs étrangers. »

    Êtes-vous tombé sur la tête? Un argument de type marxiste/keynesien plutôt dépassé…
    Les emplois qu’on perd sont des poseurs de boulons, des coupeurs de poulet et des téléphonistes. En revanche, on crée des emplois avec plus de valeur ajoutée pour les remplacer.

    Avant la crise, le taux de chômage était à des niveaux record (bas) au Québec et au Canada. Ça veut dire que malgré les délocalisations, l’emploi se portait très bien.

    « Trop dépensé, non, GS n’en est pas responsable. D’avoir caché leur dette et d’avoir ensuite spéculé contre celle-ci, oui. Lequel est le plus dangereux pour l’économie? Un système basé sur la dette est aussi vachement plus important que les dépenses du gouvernement! …Je vous répète qu’il est impossible de balancer un budget dans un système basé sur la dette et le système fractionnaire bancaire. »

    C’est n’importe quoi! D’un côté vous blâmez la dette (avec raison), mais de l’autre vous refusez d’admettre que la dette des États résulte simplement du fait que les dépenses sont supérieures aux revenus (on appelle ça un déficit budgétaire en passant). En passant, le Canada et le Québec avaient des surplus budgétaire sous l’ère Chrétien/Bouchard, ce qui invalide votre argument à propos de l’impossibilité de balancer le budget…

    Je comprends et partage votre opposition aux systèmes bancaires à réserves fractionnaires, mais dans le cas de la Grèce, ce n’est pas une crise bancaire, c’est une crise de dette publique causée par trop de dépenses étatiques. La solution est simple: l’État grec doit dépenser moins…

    D’ailleurs, si vous souhaitez que le système financier mondial change, vous devriez pratiquement applaudir la situation de la Grèce puisque ça démontre que dans lorsqu’un pays n’a pas de banque centrale sous son contrôle pour monétiser sa dette, il ne lui est pas possible de dépenser impunément et de dilapider les fonds publics en dépenses inutiles, endettant du même coup les générations futures.

    J’ai surnommé cela l’étalon-euro, puisque la zone euro force la discipline budgétaire comme le ferait un système étalon-or. J’explique ça ici:

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/01/13/la-grece-et-letalon-euro/

    Les États-Unis et le Royaume-Uni sont en tout aussi mauvaise posture que la Grèce, mais eux ont une banque centrale qui leur permet de dévaluer leur devise et monétiser leur dette (quantitative easing). Je ne dis pas que c’est souhaitable (au contraire!), ce sont les détenteurs de leur dette, les épargnants et les travailleurs qui se font subtiliser leur pouvoir d’achat ce qui est immoral à mon sens.

    En somme, cette crise prouve beaucoup de choses que les économistes de l’école autrichienne clâment depuis longtemps.

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    7 mai 2010 à 12 12 13 05135
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    Et cela va mener à quoi selon vos prévisions/opinion économique ? quels sont les différents scénarios ? ( je pense avoir posé la question une 10ne de fois )

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    7 mai 2010 à 13 01 26 05265
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    @Marc

    Pour l’Europe, j’anticipe que le débasement de la monnaie (créer des euros pour sauver les États) est inévitable. L’Euro va continuer de baisser et l’inflation va éventuellement ronger la zone euro. La hausse des taux d’intérêt qui en résultera sera catastrophique pour l’économie.

    Le problème est que les échéances de dette grecque de 2010 sont minimes comparativement à celles des 5 prochaines années (donc même si on règle 2010, ça sera encore plus grave en 2011, 2012, etc). En plus, la Grèce n’est qu’une petite partie du puzzle; les autres PIGS ont des dettes encore plus imposantes.

    La zone euro ne peut fonctionner sans que les contraintes budgétaires soient renforcées. Le traité de Maastrich n’est pas assez sévère et n’est pas respecté de toute manière. Chaque gouvernement devrait avoir une loi anti-déficit dans sa constitution…

    Pour les États-Unis, l’inflation viendra tôt ou tard.

    Voici mon billet-prévision publié en début février dernier (plutôt centré sur les États-Unis):

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/02/12/economie-et-bourse-pour-2010/

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    7 mai 2010 à 15 03 09 05095
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    @ minarchiste

    Êtes-vous tombé sur la tête? Un argument de type marxiste/keynesien plutôt dépassé…
    Les emplois qu’on perd sont des poseurs de boulons, des coupeurs de poulet et des téléphonistes. En revanche, on crée des emplois avec plus de valeur ajoutée pour les remplacer.

    Disons que je suis tombé s’ul cul en premier et ensuite sur la tête, après avoir lu votre commentaire! On a besoin de boulonneurs, de coupeurs et téléphonistes. On a besoin des nouveaux emplois aussi, on a besoin de tous ces emplois. L’avez-vous lu le livre de Chossudovsky, La mondialisation de la pauvreté? Ici au Canada, on n’a pas autant souffert que les États-Unis qui ont massivement exporté leur base manufacturière, mais le résultat est très clair là-bas et il arriverait la même chose ici si nous poussions la chose autant qu’eux.

    Avant la crise, le taux de chômage était à des niveaux record (bas) au Québec et au Canada. Ça veut dire que malgré les délocalisations, l’emploi se portait très bien.

    Non. Ça veux dire que vous avez commencé à en voir les effets lorsque la crise est arrivé. Mais comme je vous disais précédemment, les effets ont été beaucoup plus prononcés chez nos voisins du sud où il ne le reste plus qu’environ 7% de leur base manufacturière par rapport aux niveaux avant globalisation.

    C’est n’importe quoi! D’un côté vous blâmez la dette (avec raison), mais de l’autre vous refusez d’admettre que la dette des États résulte simplement du fait que les dépenses sont supérieures aux revenus (on appelle ça un déficit budgétaire en passant). En passant, le Canada et le Québec avaient des surplus budgétaire sous l’ère Chrétien/Bouchard, ce qui invalide votre argument à propos de l’impossibilité de balancer le budget…

    C’est sûr qu’ils sont supérieurs que les revenus, la plupart du temps et constamment, à part bien sûr quelques rares exceptions comme vous nous citez. Nous opérons dans un système basé sur la dette! Il y a toujours plus d’argent qui est dû qu’il n’en existe dans le système fractionnaire bancaire! Ainsi, il va toujours finir, inéluctablement, par en manquer à quelque part.

    Je comprends et partage votre opposition aux systèmes bancaires à réserves fractionnaires, mais dans le cas de la Grèce, ce n’est pas une crise bancaire, c’est une crise de dette publique causée par trop de dépenses étatiques. La solution est simple: l’État grec doit dépenser moins…

    C’est sûr qu’ils sont supérieurs que les revenus, la plupart du temps et constamment, à part bien sûr quelques rares exceptions comme vous nous citez. Nous opérons dans un système basé sur la dette! Il y a toujours plus d’argent qui est dû qu’il n’en existe dans le système fractionnaire bancaire! Ainsi, il va toujours finir, inéluctablement, par en manquer à quelque part.

    D’ailleurs, si vous souhaitez que le système financier mondial change, vous devriez pratiquement applaudir la situation de la Grèce puisque ça démontre que dans lorsqu’un pays n’a pas de banque centrale sous son contrôle pour monétiser sa dette, il ne lui est pas possible de dépenser impunément et de dilapider les fonds publics en dépenses inutiles, endettant du même coup les générations futures.

    Parce qu’on se servait de notre Banque du Canada de façon intelligente entre 1935 et autour de 1960, nous avons pu sortir de la guerre et passer au travers de la dépression sans s’endetter honteusement parce qu’au lieu d’emprunter l’argent pour financer nos dépenses à des banquiers privés, on se le prêtait à soi-même. Et si on prend le soin de se contrôler, de se rembourser et d’éviter de trop créer d’argent pour éviter une expansion plus grande de la masse monétaire que la croissance de l’économie, on s’en sort très fort.

    Qu’un pays contrôle sa banque centrale, c’est-à-dire que le PEUPLE la contrôle, et surtout – que nous contrôlions le processus de création de l’argent – crucial et une responsabilité sacrée, un devoir. Car si ce n’est pas le cas, nous ne sommes pas maitres et souverains en la demeure, mais bien des esclaves économiques.

    Les États-Unis et le Royaume-Uni sont en tout aussi mauvaise posture que la Grèce, mais eux ont une banque centrale qui leur permet de dévaluer leur devise et monétiser leur dette (quantitative easing). Je ne dis pas que c’est souhaitable (au contraire!), ce sont les détenteurs de leur dette, les épargnants et les travailleurs qui se font subtiliser leur pouvoir d’achat ce qui est immoral à mon sens.

    C’est que vous confondez une banque centrale entre les mains de la clique politiciens/banquiers privés vs une banque centrale contrôlée par le PEUPLE. Nous nous devons de reprendre contrôle du principe de la création de l’argent et cesser de dépendre des banquiers privés à toutes les fois que nous avons besoin de financer ce dont nous avons besoin. Sortons du système fractionnaire bancaire basé sur la dette, des intérêts composés (voyez comment le système économique musulman a bien fait à travers cette crise et voyez comment ils fonctionnent avec les intérêts sur une dette) et de l’économie virtuelle.

    En somme, cette crise prouve beaucoup de choses que les économistes de l’école autrichienne clâment depuis longtemps.

    Qu’ils continuent de clamer, eux et les keynésiens. Les économistes sont ceux qui demain vont vous dire pourquoi ce qu’il vous ont dit hier ne s’est pas produit aujourd’hui. Revenons donc dans la réalité. Les gros États sont un problème et les banquiers privés et le système économique actuel aussi. Le PEUPLE a besoin d’instaurer des mesures de contrôle très strictes et sévères autant pour les États que pour les banquiers privés, les spéculateurs, les multinationales et les compagnies de tout genre, les institutions financières, les marchés boursiers, etc, pour se protéger des abus, de la corruption, de la fraude, des crimes, des manipulations, mais surtout, pour éviter que l’argent ne soit jamais la valeur première de nos sociétés, mais bien un outil qui sert l’humanité au lieu de servir l’argent.

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    7 mai 2010 à 15 03 26 05265
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    @ Philippe David

    Faux problème. Les emplois exportés à l’étranger sont remplacés par d’autres emplois dans notre économie. Si on suivait votre logique, depuis les années 90 nous aurions perdu assez d’emploi pour que notre économie soit paralysée.

    C’est ce qui s’est produit aux États-Unis dans beaucoup d’autres pays occidentaux. Certains emplois sont convertis en d’autres, mais beaucoup sont remplacés par des emplois précaires, moins bien payés. Un autre symptôme est l’écart entre les riches et les pauvres. La classe moyenne ne disparait pas pour rien.

    Encore selon votre logique, si quelqu’un accepte d’avoir 10 cartes de crédits et les remplit toutes au max, en plus d’avoir une hypothèque trois fois trop grosse, c’est entièrement la faute des banquier. En quelque part, il faut accepter que cette personne a une responsabilité personnelle dans la gestion de son crédit. C’est la même chose pour un gouvernement.

    Si quelqu’un ne peut s’arrêter de dépenser compulsivement, on s’entend qu’il est responsable, individu ou gouvernement.

    Mais il faut faire la part des choses. Il y a certaines personnes qui dépensent beaucoup trop, c’est évident. Mais je ne pense pas que ça soit vrai pour la majorité.

    Je m’explique. Nous vivons dans un système fractionnaire bancaire qui fait en sorte que dès qu’il entre en fonction, il y a plus d’argent qui est dû qu’il n’en existe. C’est un système basé sur la dette. Et il fonction comme une pyramide de Ponzi. C’est-à-dire que pour continuer de fonctionner, on a besoin de créer toujours plus d’argent-dette à la base, d’où la raison pour laquelle on nous pousse constamment à dépenser plus, en fait, à s’endetter plus, d’où notre problème chronique de solvabilité.

    Même au lendemain d’une attaque terroriste sans précédent en sol américain lors du 9/11, Chrétien et Bush n’avaient qu’une chose à nous dire: ne cessez pas consommer, allez au centre d’achat demain et endettez-vous!

    Si on cesse de s’endetter et pire, qu’on commence tous à rembourser nos dettes, le système s’effondre, la masse monétaire se contracte. Idem si on monte les taux d’intérêts. La masse monétaire US s’était contractée de plus de 30% lors de la dépression des années 30.

    Ainsi, en contrôlant les taux d’intérêt et la création de l’argent-dette, les banquiers privés qui contrôlent nos banques centrales, font la pluie et le beau temps, en créant boum et crash économiques. En créant de la liquidité-argent-dette lorsque vous vous endettez, la masse monétaire enfle et entraine une inflation conséquente. L’inverse est aussi vrai lorsque les taux d’intérêt montent.

    Ainsi, mes parents qui avaient acheté un bungalow sur la Rive-sud de Montréal dans les années 70, avaient payé de $30 000. 40 ans plus tard, la même maison, même matériaux dans les murs, même terrain, etc, en vaut plus de $200 000. Je vous pose une question? Est-ce vraiment la maison qui a pris de la valeur? Non, c’est votre argent qui a perdu de la valeur, parce qu’on ne cesse d’enfler la masse monétaire d’argent-dette. Alors il faut dépenser plus de billets pour acheter la MÊME maison.

    Vous me direz alors que nos salaires ont suivi cette inflation. C’est en partie vrai, mais ce qui manque de vos analyses, messieurs, c’est le fait qu’on parle d’intérêts COMPOSÉS, et non simple. Alors calculez le prix final d’une maison de $30 000 avec des intérêts composés de 5% par exemple, et ce qu’il en coutera pour rembourser une maison de $250 000 plus 5%. On parle d’un gouffre ici.

    Ce qui m’amène à mon point de départ. C’est un peu un mythe cette histoire de surconsommation. Nous sommes en fait tous quasiment obligés de nous endetter pour assurer le minimum à notre famille. Tout coute bien plus cher, et spécialement les dépenses inévitables, celles qu’on ne peut pas beaucoup réduire, comme le logement, l’électricité, la nourriture. On peut couper, mais il y a carrément des limites aussi. Quand c’est rendu qu’une famille doit habiter à quatre personnes dans 2-1/2, à manger du Kraft dinner et du pain blanc avec du beurre de peanut en se servant de l’électricité que 4h par jour, on ne parle plus de luxe. Et c’est le cas pour un nombre grandissant de famille.

    La consommation de produits et services superflus sont en baisse depuis des décennies. Pour appuyer mes dires, je vous invite fortement à visionner cette vidéo d’une enseignante à Harvard qui explique comment et pourquoi la classe moyenne est en train de disparaitre. C’est ahurissant. Elle a analysé les données gouvernementales et ce qui en ressort est tout simplement renversant et surprenant.

    La famille d’une mère et d’un père avec deux enfants était beaucoup plus riche et stable financièrement que la même famille aujourd’hui. La consommation a drastiquement baissée dans presque tous les indices, à part les nettes augmentations des besoins de bases que la famille arrive à peine à couvrir sans s’endetter, alors que nous avons deux personnes sur le marché du travail au lieu d’une seule il y a 30-40 ans.

    [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=akVL7QY0S8A&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=en_US&feature=player_embedded&fs=1]

    La classe moyenne est en train de disparaitre. Si on remboursait nos dettes ou commencions à épargner, le système s’écroulerait ou serait en une grande dépression, parce que la masse monétaire de contracterait.

    Si on montait les taux d’intérêts, le système ferait pareil, de par la nature même de ce système bancaire.

    Et il ne s’agit pas de ruiner le peuple, mais le peuple vit au dessus de ses moyens à cause des mirages que les politiciens lui ont vendu. Ça relève de la pensée magique de croire que juste bruler les banques va résoudre le problème et que ça ne fera pas mal au peuple. Le peuple n’aura pas plus d’argent pour autant.

    [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=akVL7QY0S8A&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=en_US&feature=player_embedded&fs=1]

    Regardez-la, cette vidéo!

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    7 mai 2010 à 15 03 43 05435
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    @ Philippe David

    Beaucoup ici semblent croire que la crise de dette publique est l’échec du capitalisme.

    Ce n’est pas l’échec du capitalisme, nous sommes plutôt dans un système de monopoles, de cartels de nature oligarchiques et ploutocratique, un « rigged market ». Ça fait longtemps que le capitalisme est mort.

    Désolé de vous décevoir. L’économie de marché survivra cette crise parce qu’il n’existe simplement pas de meilleur moyen de créer la richesse et la prospérité.

    Il n’y pas meilleur moyen jusqu’à… ce qu’on en trouve un meilleur. Ne soyons pas trop vaniteux.

    Cette crise est en réalité la mort de l’état-providence et des institutions qui le soutiennent.

    C’est la mort de notre système économique auquel les États sont soumis, par obligation ou par choix corrompu.

    Les banques centrales et les reserves fractionnaires sont des outils de l’état.

    Faux. Désinformation. Elles sont les outils des banquiers privés nationaux et internationaux!!!

    Ils ne pourraient exister sans son soutien.

    Bullshit! Historiquement, les goldsmiths ont profité de l’avarice des Monarques et États qui voulaient faire la guerre, ce qui est dispendieux, pour leur promettre de les financer sans limite en autant qu’ils recevaient en échange le droit de pratique le système fractionnaire bancaire. Un coup pris dans la spirale des dettes impossibles à rembourser et grandissantes, les goldsmiths devenus des banquiers privés et échangeurs de monnaie ont peu à peu pris le contrôle de la majorité des États du monde, contrôlant ainsi les politiques économiques de « nos » gouvernements. Ces gouvernements ne sont que la façade, des marionnettes dansant à la musique des vrais maitres financiers.

    Leurs billets de papier n’ont de valeur que parce que l’état l’a décrété et nous force à l’utiliser à la pointe du fusil. Les banquiers agissent avec l’assentiment implicite de l’état et celui-ci bénéficie largement de leur symbiose.

    Ils sont en symbiose, oui, mais c’est les financiers qui ont les États à la pointe du bazooka, et non l’inverse! Observez bien ce qui se passe aux États-Unis avec les tentatives de Ron Paul de faire ouvrir les livres financiers de la Fed, la banque centrale privée, une corporation privée. La Fed a carrément menacé un effondrement du dollar et de l’économie s’ils devaient être obligés d’ouvrir leurs livres.

    Ce à quoi nous assistons est la culmination de 70 ans de politiques économiques fautives et la déchéance de la croyance dogmatique que l’état est la solution à tous nos problèmes et que l’état peut “gérer” l’économie mieux que le marché. L’état n’est pas la solution à nos problèmes, l’état est le problème. Ce chateau de carte est en train de s’effondrer, tout simplement.

    Les trop gros États et le système monétaire et la création de l’argent entre les mains de banquiers privés ne sont pas la solutions à nos problèmes. Le système financier actuel est une pyramide de Ponzi, une fraude totale. Il peut bien ne pas fonctionner et s’effondrer!

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    7 mai 2010 à 16 04 03 05035
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    @Marc

    Alors, comme vous voyez, pour Minarchiste, pour que l’Économie soit en santé, il est préférable que le peuple souffre. Il faut des lois plus sévères, nous dit ce libertarien. On voit que la liberté, pour lui, ne s’applique qu’aux capitaux et pas aux gens.

    @Le gentil Astineux

    J’ai vu que Minarchiste, sur votre site, avait dressé une liste de quatre pays qui se rapprocheraient le plus de ce que serait un pays libertarien et que ces pays sont la Suisse, Honk Kong, Singapour et la Nouvelle-Zélande. Hors, ces quatre pays sont tous plus ou moins des paradis fiscaux. Quel beau projet de société nous propose-t-on! J’en suis abasourdie

    @François

    Merci de votre excellent texte, comme toujours. Il reste que je croie, parce que c’est une croyance, que ce système corrompu date de tellement loin que même en se débarrassant de quelques banquiers, d’autres voudront illico reprendre la place qui aura été libérée. Tant que notre système d’éducation, nos médias de masse et notre petite oligarchie continueront de profiter de ce système néo-libéral, ils trouveront toujours de nouveaux pions pour prendre la relève de ceux qui seront tombés. Notre cher Premier Ministre continue à négocier un accord de libre-échange avec l’union européenne, toujours pour notre bien, il va s’en dire.

    @Minarchiste

    Pourtant, certains économistes comme Emmanuel Todd mettent en garde contre le libre-échange. Ou d’autres comme celui-ci en évoquant justement la crise grecque et le rôle de parasite de l’Allemagne dans cette crise.

    « Il est clair, par exemple, que le pays dont le secteur industriel est, au départ, le plus fort, le plus compétitif, va élargir sa part de marché communautaire au détriment de ses partenaires, incapables de soutenir la concurrence. Progressivement, les partenaires, désarmés par la libéralisation des échanges, se désindustrialiseront. Friedrich List, économiste allemand du dix-neuvième siècle [2], a montré que le libre-échange favorise le pays le plus industrialisé. »

    Pays qui, dans la construction européenne, s’avère être l’Allemagne. Voulons-nous vraiment nous ouvrir à la concurrence allemande? Lisez au moins le lien ci-bas avant de répondre.

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3048

    ou celui-ci qui dit: « Des économistes dépourvus de réflexion supposent que de nouveaux emplois de meilleure qualité seront offerts aux américains victimes des délocalisations. Mais ces économistes ne parviennent pas à identifier ces emplois. »

    Un article intitulé: « La délocalisation, nouvel « or des fous », par Paul Craig Roberts »

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3039

    Mais, évidemment, je ne suis qu’une des nombreuses représentantes de la plèbe romaine qui ne comprend rien aux merveilleuses « lumières » de son élite économique.

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    7 mai 2010 à 16 04 07 05075
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    @FM

    Une banque centrale qui appartient au peuple?
    Vous suivez à logique erronnée véhiculée par les vidéos tels que Money Masters. Ces gens citent Murray Rothbard, mais n’ont rien compris à ses arguments et comprennent mal le système bancaire/monétaire.

    Dans un tel système, disons que le gouvernement fait un déficit et qu’il se tourne vers la banque centrale qui imprime l’argent et le lui remet sans intérêt pour effacer le déficit, quel sera le résultat? Ça créera de l’inflation.

    Donc, ce sera exactement équivalent à prendre l’argent dans les poches de ceux qui ont des épargnes en dollars Canadiens; tout aussi immoral que l’impôt.

    (note: l’épargne de l’un devient le capital de l’entrepreneur qui l’investit dans des actifs productifs pour créer de la richesse)

    Quel serait le comportement des politiciens dans un tel système? Ils dépenseraient à profusion, sans retenue, pour acheter les prochaines élections. Ils aspireraient tout le capital (l’épargne) de l’économie et par le fait même la capacité productive (autrement dit: la richesse de notre pays). Résultat: pauvreté.

    Un exemple où ça c’est produit: Zimbabwe. Non merci!

    La monnaie ne rend pas riche, c’est la capacité productive de l’économie qui détermine la richesse. Pour reprendre un exemple utilisé par Philippe dans le passé, si vous vous retrouviez sur une île déserte avec une valise remplie de billets, vous ne seriez pas riche car ces billets ne valent rien à moins de pouvoir être échangés contre des biens et services produits à l’aide du capital.

    Par contre, au lieu d’une valise de monnaie, si vous aviez une canne à pêche et une barque, vous seriez beaucoup plus riche puisque ce capital vous servirait à pêcher vos repas. (c’est simpliste je l’admets, mais ça donne une idée du raisonnement)

    Vous devriez plutôt lire Murray Rothbard (What has governement done to our money et The Case Against the Fed). Ils sont disponibles gratuitement sur le site du Mises Institute (en pdf), ou physiquement si vous préférez.

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    7 mai 2010 à 21 09 01 05015
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    @François,
    J’avais trois chapeaux… M’en reste plus. Je vous lance mon dernier.
    Je devrai alors m’endetter… 🙂
    @Minarchiste,
    C’est qui qui fabrique le bateau. Et c’est qui qui le vend?
    Prenons plutôt 50 insulaires, des arbres, et pas de banquiers.
    C’est à la base que ça se joue… Mais on pense toujours « billets ».
    C’est après, les billets…
    Pour ne pas avoir à traîner un chameau dans sa poche.
    À intérêts composés…

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    7 mai 2010 à 22 10 19 05195
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    @Gaetan Pelletier

    Avant de critiquer le système et de vouloir le réformer, il faut bien le comprendre…ça évite de s’égarer sur de fausses pistes!

    « C’est qui qui fabrique le bateau. Et c’est qui qui le vend? »

    C’est drôle que vous posiez la question, puisque mon prochain billet y répond!

    Stay tuned!

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    7 mai 2010 à 22 10 59 05595
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    Diminuer la taille de l’état, ses dépenses, la bureaucratie pour payer moins d’impôt. La ritournelle de droite est bien connue. Je n’ai pas de problème là-dessus. Là ou j’accroche c’est lorsque vous bénissez la libre entreprise et les marchés en pensant qu’ils s’organisent d’eux même de façon harmonieuse. La nature humaine étant, il faut être naïf pour croire que les multinationales ont notre bonheur à coeur. Les gens heureux consomme peu. La souffrance dope le commerce. Dès que vous avez un produit, vous en voulez un autre et n’avez du plaisir que dans l’acquisition et non dans l’utilisation et encore moins dans la réutilisation. Tout est jetable. Tout est marchandise.

    Les banques peuvent prêter selon leur règlementation de l’argent virtuel à un taux d’intérêt réel. Elles font donc des profits « from thin air » à partir de rien!!!! C’est pas beau ça, notre beau système qui nous baise doucement!

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    8 mai 2010 à 2 02 38 05385
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    @minarchiste

    Dans un tel système, disons que le gouvernement fait un déficit et qu’il se tourne vers la banque centrale qui imprime l’argent et le lui remet sans intérêt pour effacer le déficit, quel sera le résultat? Ça créera de l’inflation.

    Donc, ce sera exactement équivalent à prendre l’argent dans les poches de ceux qui ont des épargnes en dollars Canadiens; tout aussi immoral que l’impôt.

    Vous ne lisez pas ce que j’écris. Je répète:

    Parce qu’on se servait de notre Banque du Canada de façon intelligente entre 1935 et autour de 1960, nous avons pu sortir de la guerre et passer au travers de la dépression sans s’endetter honteusement parce qu’au lieu d’emprunter l’argent pour financer nos dépenses à des banquiers privés, on se le prêtait à soi-même. Et si on prend le soin de se contrôler, de se rembourser et d’éviter de trop créer d’argent pour éviter une expansion plus grande de la masse monétaire que la croissance de l’économie, on s’en sort très fort.

    Qu’un pays contrôle sa banque centrale, c’est-à-dire que le PEUPLE la contrôle, et surtout – que nous contrôlions le processus de création de l’argent – crucial et une responsabilité sacrée, un devoir. Car si ce n’est pas le cas, nous ne sommes pas maitres et souverains en la demeure, mais bien des esclaves économiques.

    Nous nous devons de reprendre contrôle du principe de la création de l’argent et cesser de dépendre des banquiers privés à toutes les fois que nous avons besoin de financer ce dont nous avons besoin. Sortons du système fractionnaire bancaire basé sur la dette, des intérêts composés (voyez comment le système économique musulman a bien fait à travers cette crise et voyez comment ils fonctionnent avec les intérêts sur une dette) et de l’économie virtuelle.

    Quel serait le comportement des politiciens dans un tel système? Ils dépenseraient à profusion, sans retenue, pour acheter les prochaines élections. Ils aspireraient tout le capital (l’épargne) de l’économie et par le fait même la capacité productive (autrement dit: la richesse de notre pays). Résultat: pauvreté.

    Un exemple où ça c’est produit: Zimbabwe. Non merci!

    Vous feignez l’ignorance. Pourquoi ne pas parler de ce système fini de « fiat currency »? Les politiciens doivent être soumis à la volonté du peuple, mais surtout, à un certain contrôle et standard, comme on l’avait avec l’or. Pas besoin que ce soit l’or ou qu’une chose en particulier, mais il est évident qu’il faut des balises pour éviter de tomber dans le piège de la monnaie de papier basée sur rien de tangible, ce qui permet toujours des abus sans nom de la part de tous.

    La monnaie ne rend pas riche, c’est la capacité productive de l’économie qui détermine la richesse. Pour reprendre un exemple utilisé par Philippe dans le passé, si vous vous retrouviez sur une île déserte avec une valise remplie de billets, vous ne seriez pas riche car ces billets ne valent rien à moins de pouvoir être échangés contre des biens et services produits à l’aide du capital.

    Bien évidemment! Mais la capacité productive des États-Unis a été exporté, alors comment voulez-vous qu’ils s’en sortent? Avec Wall Street et l’économie virtuelle? D’un côté vous nous dites qu’il est bien d’exporter notre base manufacturière et nos emplois et ensuite vous venez nous dire que la productivité est importante!

    Les économistes sont ceux qui demain vont vous dire pourquoi ce qu’il vous ont dit hier ne s’est pas produit aujourd’hui. Revenons donc dans la réalité.

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    8 mai 2010 à 2 02 48 05485
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    Les Grecques savent ce qu’on veut leur faire subir. Arrêtez avec votre syndicat-bashing et vos ruineuses mesures d’austérité, médecine du FMI appliquée dans une centaine de pays avec des résultats catastrophiques à chaque fois!

    THE GREEKS KNOW WHAT IS BEING DONE TO THEM!

    DO YOU?

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    8 mai 2010 à 2 02 57 05575
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    « In many respects, we now live in a society that is only formally democratic, as the great mass of citizens have minimal say on the major public issues of the day, and such issues are scarcely debated at all in any meaningful sense in the electoral arena. In our society, corporations and the wealthy enjoy a power every bit as immense as that assumed to have been enjoyed by the lords and royalty of feudal times.« — Robert W. McChesney, author — Rich Media, Poor Democracy

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    8 mai 2010 à 3 03 44 05445
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    Je ne cite pas souvent Alex Jones comme source, mais là, j’avoue Qu’Alex et Greg Palast on fait toute une job à décrire ce qui se passe avec la Grèce. Deux superbes vidéos.

    Cessez de blâmer les victimes!

    Greg Palast Tells How The IMF Set-Up Iceland & Greece on Alex Jones Tv

    Alex talks with New York Times-bestselling author and a journalist for the British Broadcasting Corporation as well as the British newspaper The Observer, Greg Palast. Beginning in the 1970s, having earned his degree in finance studying under Milton Friedman and free-trade luminaries, Palast went on to challenge their vision of a New Global Order, working for the United Steelworkers of America, the Enron workers’ coalition in Latin America and consumer and environmental groups worldwide.

    WATCH…

    Et dans la même veine, voici Peter Schiff, qui soulève de bons points, bien que je ne suis pas en accord avec tout ce qu’il dit:

    Peter Schiff: Greece II

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    8 mai 2010 à 9 09 49 05495
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    @FM

    « D’un côté vous nous dites qu’il est bien d’exporter notre base manufacturière et nos emplois et ensuite vous venez nous dire que la productivité est importante »

    Je ne dis pas qu’il est « bien » que les emplois soient délocalisés; je dis seulement qu’il ne faut pas l’empêcher lorsque ça se produit naturellement puisque ça signifie que quelqu’un ailleurs peut produire à moindre coût.

    Savez-vous ce que le mot productivité veut dire?
    Je ne pense pas! Ça veut dire faire plus avec moins.
    La délocalisation des emplois a été une grande source de productivité puisque ces emplois étaient peu productifs et que nous les avons remplacés par des emplois à plus forte valeur ajoutée (et donc plus productifs).

    La plus grande source de productivité des années 2000 aux États-Unis a été l’expansion de son commerce avec la Chine.

    « Les économistes sont ceux qui demain vont vous dire pourquoi ce qu’il vous ont dit hier ne s’est pas produit aujourd’hui. »

    Si cela était vrai, je serais sans emploi puisque je gagne ma vie à prévoir correctement le futur (et à faire de bons investissements pour mes clients). Donc si prévoyais mal le futur, mes investissements auraient été médiocres et j’aurais perdu mes clients….or ma firme n’a jamais eu autant de clients qu’en ce moment…pensez-y!

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    8 mai 2010 à 10 10 37 05375
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    @minarchiste

    Les emplois ne se délocalisent pas « naturellement », ce sont des choix consciemment pris par des humains qui ne cherchent qu’à augmenter leur profits, ce que vous nommez la « productivité ».

    Faire plus avec moins. Ouais. Je vois. Dans mon livre, c’est de l’exploitation du cheap labor, ou presser le citron. Croyez-moi, ça fait dix ans que je vis en Asie. J’ai vu ce que faire plus avec moins signifie vraiment. Y’a pas de quoi être fier mon ami. Mais continuez de faire de l’argent avec ça. L’important, c’est de faire de l’argent à tout prix.

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    8 mai 2010 à 11 11 14 05145
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    À lire et considérer:

    The Global Economic Crisis, The Great Depression of the XXI Century.

    by Michel Chossudovsky and Andrew Gavin Marshall

    The Failure of Mainstream Economics

    The economics profession, particularly in the universities, rarely addresses the actual « real world » functioning of markets. Theoretical constructs centered on mathematical models serve to represent an abstract, fictional world in which individuals are equal. There is no theoretical distinction between workers, consumers or corporations, all of which are referred to as « individual traders ». No single individual has the power or ability to influence the market, nor can there be any conflict between workers and capitalists within this abstract world.

    By failing to examine the interplay of powerful economic actors in the « real life » economy, the processes of market rigging, financial manipulation and fraud are overlooked. The concentration and centralization of economic decision-making, the role of the financial elites, the economic thinks tanks, the corporate boardrooms: none of these issues are examined in the universities’ economics programs. The theoretical construct is dysfunctional; it cannot be used to provide an understanding of the economic crisis.

    Economic science is an ideological construct which serves to camouflage and justify the New World Order. A set of dogmatic postulates serves to uphold free market capitalism by denying the existence of social inequality and the profit-driven nature of the system is denied. The role of powerful economic actors and how these actors are able to influence the workings of financial and commodity markets is not a matter of concern for the discipline’s theoreticians. The powers of market manipulation which serve to appropriate vast amounts of money wealth are rarely addressed. And when they are acknowledged, they are considered to belong to the realm of sociology or political science.

    This means that the policy and institutional framework behind this global economic system, which has been shaped in the course of the last thirty years, is rarely analyzed by mainstream economists. It follows that economics as a discipline, with some exceptions, has not provided the analysis required to comprehend the economic crisis. In fact, its main free market postulates deny the existence of a crisis. The focus of neoclassical economics is on equilibrium, disequilibrium and « market correction » or « adjustment » through the market mechanism, as a means to putting the economy back « onto the path of self-sustained growth ».

    Il est vraiment très simple, et je ne comprends pas pourquoi nos dirigeants refusent de le voir, mais quand vous avez une banque privée centrale émettant de la monnaie au public avec intérêts, le moment que le premier billet de banque entre en circulation, plus d’argent est dû à la banque centrale qu’il en y en a en existence. Vous pouvez flotter la dette par elle-même aussi longtemps que vous pouvez trouver des quantités de plus en plus importantes d’emprunteurs, ce qui signifie que le système économique et bancaire actuel est en réalité un géant régime en pyramide. Il a duré aussi longtemps parce que toute la population est obligée de le soutenir.

    Mais toutes les pyramides finissent par s’effondrer le jour où il devient impossible de trouver de trouver des nouveaux suckers, et c’est exactement ce qui se passe en ce moment.

    L’ultime catastrophe est intégrée dans le système des banques centrales basé sur la dette et le système fractionnaire, et plus le système est massif, plus le désastre sera grand. Actuellement, nous voyons se qui se passe avec les pyramides au niveau national en Islande, la Grèce, l’Espagne et les États-Unis (entre autres). Imaginez un tel système en opération, qui ensuite s’effondre à l’échelle planétaire!

    Dommage que les gens d’argent ne peuvent pas voir ça. Les toxicomanes ne sont jamais en mesure de voir le résultat final de leur dépendance.

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    8 mai 2010 à 11 11 34 05345
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    Les banques modernes ont créé ce désastre économique global pour implémenter leur gouvernance globale par les les banquiers privés.

    Belle citation:

    « The IMF was never designed to help the Third World or end poverty. It was established by the Bretton Woods conference of 1944 to restore economic and financial order to the Western world. There was no element of compassion for humanity in its formulation. The Fund’s aim is first and foremost to assure the interests of developed countries. We make or break human life every day of every year as probably no other force has ever done in the past or will ever do again. » — senior IMF economist Davison Budhoo

    Plus sur le FMI:

    The IMF Destroys Iceland and Latvia

    The International Monetary Fund operates primarily as a banker bailout machine. They cajole and tempt and confuse and threaten the leaders of governments worldwide to pay off the failed bets of the big bankers using the taxpayer funds of their countries. This has been going on a long time, at least since the early 1980s.

    Thus, I am not in the teeniest bit surprised that the same thing is happening today in Iceland and Latvia.

    This article by Michael Hudson has some of the details:

    For the past decade Iceland has been a kind of controlled experiment, an extreme test case of neoliberal free-market ideology. … Is there a limit, a point at which government will draw a line against taking on public responsibility for private debts beyond any reasonable capacity to pay without drastically slashing public spending on education, health care and other basic services? …

    The European Union and International Monetary Fund have told them to replace private debts with public obligations, and to pay by raising taxes, slashing public spending and obliging citizens to deplete their savings. Resentment is growing not only toward those who ran up these debts — Iceland’s bankrupt Kaupthing and Landsbanki with its Icesave accounts, and heavily debt-leveraged property owners and privatizers in the Baltics and Central Europe — but also toward the neoliberal foreign advisors and creditors who pressured these governments to sell off the banks and public infrastructure to insiders.

    Merkel blasts ‘treacherous’ banks in Greek crisis

    German Chancellor Angela Merkel on Thursday slammed « treacherous » practices by banks during the Greek crisis and said governments must crack down on speculators hunting profits in the turmoil.

    EU Is Collapsing Like Tower Of Babel

    Monument Securities Chief Economist Stephen Lewis says the chaos in Greece could lead to collapse of the European Union, bringing down with it the dangerous assumption that structures of global governance provide stability in times of financial peril, but the World Bank and IMF vultures will be waiting as ever to feed on the remains of a dying country.

    Webmaster’s Commentary WRH M. Rivero:

    The reserve system of banking in which a private central bank issues the public currency at interest means there will always be more debt than money. Every single financial move made by government consists in shifting that debt from one group to the other, usually from the rich onto the poor, which is the definition of a fascistic economic state. Every leader who has ever tried to solve the problem by either by abolishing the private bank or creating an alternative source of money, either has an attempt on his life or a war created in his country by the bankers.

    What has happened in Iceland and Greece is starting to happen all around the world. The only day to defeat the global government is a global revolution.

    Le gouvernement US n’a aucun droit légal ni moral de voler la population en général pour faire pleuvoir de l’argent sur des corporations privées. Les Américains (et nous aussi, Canadiens) ont déjà été poussés profondément dans la dette pour « sauver » Wall Street et les banquiers privés.

    U.S. taxpayers could be bailing out European banks as debt crisis worsens

    As the European debt crisis picks up steam and batters world markets, various reports are surfacing that the US taxpayer is on the hook for billion of dollars in bailout funds via the International Monetary Fund (IMF). The United States provides approximately 20% of IMF funding, which means the taxpayer could pay $8 billion to prop up Greek banks.

    Les « mesures d’austérité » font partie du langage des banquiers et signifie « piller les gens et donnez-nous tout leur argent« . Les Roumains, tout comme les Grecques et les Islandais ne vont pas aimer cela et pourraient tout simplement aller de l’avant et faire une autre révolution! La dernière n’a pris que deux semaines.

    Romania braces for austerity

    ROMANIA braced on Friday for a wave of protests after the president unveiled austerity cuts in public sector wages and pensions to meet a deficit target set by the IMF and avoid a Greek emergency scenario.

    Travaillez toute votre vie et faites-vous couper votre fond de pension un coup arrivé à votre retraite.

    Romania to cut wages and pensions

    Romania is to cut wages and pensions in the public sector later this year to comply with an IMF-led rescue deal.

    Pour votre bonne gouverne:

    Keiser Report meets Schiff Report

    This time Max Keiser and co-host, Stacy Herbert, look at the scandals of President Bill Clinton’s skepticism on Goldman charges; the TARP watchdog’s handcuffs for Timmy Geithner; and the continuing ‘ratings surveillance’ payments to credit rating agencies for defaulted CDOs too complicated to unwind. In the second half of the show, Max interviews Peter Schiff, who is running for the Republican nomination for US Senate for Connecticut, about debating Greenspan, revaluing yuan and regulating that which is already illegal.

    Et…

    Press TV-On the edge with Max Keiser-Goldman Sachs Fraud-04-30-2010

    Max Keiser is on the edge of the financial news where future financial scandals, market crashes and monetary crisis begin. Be there before it happens

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    8 mai 2010 à 14 02 20 05205
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    @FM

    Les sweat shop c’est bien triste, mais c’est mieux que le dépotoir ou la prostitution.

    Ce dont ces gens sont vraiment victime n’est pas des multinationales qui les emploient à bas prix, mais bien de leur gouvernement qui y a détruit le capital productif et étouffé l’entreprenariat, ne laissant aucune opportunité d’emploi à la population.

    Nommez-moi les pays qui ont les systèmes bancaires les plus nationalisés (c’est-à-dire ceux qui ont des banques appartenant à l’État)…

    Au cas où vous n’en connaîtriez pas, je peux vous donner l’exemple du Bangladesh, où les plus grandes banques commerciales on été nationalisées au nom du socialisme.

    Résultat: le secteur bancaire est sous-développé, les pertes sur prêts sont faramineuses, la fraude et la corruption omniprésentes, et l’hyper-inflation est désastreuse. L’entreprenariat et l’investissement y sont déficient ce qui laisse la population dans la pauvreté.

    Autres systèmes bancaires étatiques:

    Cuba, Zimbabwe, Éthiopie, Haiti, Sierra-Leone, Congo, Iran, Vénézuela, Bélarus et Ukraine.

    Même recette, même résultat…

    Ne manquez pas mon article sur le Bangladesh qui sera publié la semaine prochaine sur mon blogue. J’y explique comment ce pays est tombé dans la pauvreté.

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    8 mai 2010 à 14 02 27 05275
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    @FM

    Il y a une chose que je ne comprends pas.

    Vous proposez un retour à l’étalon-or, ce à quoi je suis d’accord, mais vous parlez en suite d’une « banque centrale contrôlée par les politiciens pour le peuple »…ça rend votre discours plutôt contradictoire.

    Dans un système étalon-or, la banque centrale ne peut créer de la monnaie ex nihilo, donc aussi bien dire qu’elle n’existe pas…

    Chose importante si on revenait à l’étalon-or: une loi anti-déficit budgétaire en béton. Sinon c’est l’écroulement comme dans les années 1930s.

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    8 mai 2010 à 21 09 37 05375
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    @Minarchiste,
    « Avant de critiquer le système et de vouloir le réformer, il faut bien le comprendre…ça évite de s’égarer sur de fausses pistes!

    “C’est qui qui fabrique le bateau. Et c’est qui qui le vend?”

    C’est drôle que vous posiez la question, puisque mon prochain billet y répond!
    ______
    De quoi est-on riche sur une île déserte? Ça prend un économiste pour mettre quelqu’un avec une somme d’argent et un bateau sur un île. Et de demander de choisir…
    On est riche de ce qu’il y a sur l’île. Point.
    Avant d’arriver à la Ford Mustang, avec lecteur CD on va penser à manger….
    Le bateau va alors être utile.
    Ce n’est pas « drôle » que je pose la question.
    C’est juste que je suis sur l’île, en train de crever de faim, et je me demande quoi faire.
    Avant d’attendre qu’un vendeur de bateau arrive, j’aurais envie de creuser un arbre et de me fabriquer une pirogue.
    J’ai essayé d’aller pêcher, mais il y a trop de requins.

    « Stay tuned! »

    Yes, I will…
    « J’ai faim…. »

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    8 mai 2010 à 22 10 31 05315
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    @minarchiste

    Les sweat shop c’est bien triste, mais c’est mieux que le dépotoir ou la prostitution.

    Quel argument chargé de préjugés et de condescendance! Complètement irrecevable. Trouvez mieux pour me convaincre.

    Ce dont ces gens sont vraiment victime n’est pas des multinationales qui les emploient à bas prix, mais bien de leur gouvernement qui y a détruit le capital productif et étouffé l’entreprenariat, ne laissant aucune opportunité d’emploi à la population.

    Évidemment. Les multinationales n’ont rien à voir là-dedans, blanches comme neige, hein, minarchiste! Un peu de pensée magique ici! Venez donc passer un peu de temps en Asie et vous verrez. En attendant, soyez plus prudent avant d’écrire n’importe quoi, vous parlez à travers votre chapeau. Dans les républiques bananes, qui pensez-vous est le gouvernement de facto? Les multinationales. L’hégémonie militaire américaine protège en grande partie les intérêts commerciaux des multinationales:

    Global Warfare: U.S. Consolidates Military Network In Asia-Pacific Region


    U.S. fast strike and first strike global missile and space strategy and its expansion of military alliances and networks in the Asia-Pacific area are rightly seen as threats to China and Russia. And to international security and peace.

    How Wars Are Born: China versus the U.S.

    The fact that China is now declaring itself master of its own zones is intolerable for U.S. corporations, which will stop at nothing — including war — to maintain U.S. military dominance over the globe.
    Behind the military jockeying for power are economic interests. Controlling the U.S. economy are powerful corporations, who rely on the U.S. military to ensure them super profits overseas, including domination over whole regions — the Middle East, Latin America, the Pacific — that are viewed as the “exclusive economic zones” of U.S. corporations. The fact that China is now declaring itself master of its own zones is intolerable for U.S. corporations, which will stop at nothing — including war — to maintain U.S. military dominance over the globe.

    Et tient tient, on va monétiser la dette de la Grèce (quantitative easing), excellent article à lire:

    Ellen Brown: Stock Market Collapse: More Goldman Market Rigging?

    It is still possible, however, for the European Central Bank to snatch Greece from the fire and rout the shorts. It can do this with what has been called the nuclear option — « monetizing » the debt of Greece and other debt-laden EU countries by effectively « printing money » (quantitative easing) and buying the debt itself at very low interest rates. This is called the « nuclear option » because it would blow up the hedge funds and electronic sharks operated by Goldman and other Wall Street heavies, which specialize in bringing down corporations and whole countries for strategic and exploitative ends.

    Pour ce qui est des banques centrales contrôlées par des États, ce qui est la constante, c’est que le PEUPLE ne les contrôle pas, ce n’est qu’une élite encore une fois. À bas l’élite.

    Je ne propose pas nécessairement qu’on reprenne l’étalon-or, car il a fini par être manipulé et contrôlé par les mêmes banquiers. Je ne fais que soulever la question d’avoir des monnaie fiat de papier basée sur absolument rien. Il y a surement de quoi de mieux qu’on peut faire que ça, quitte à trouver différents étalons qui ne peuvent être manipulés par une clique.

    Pour ce qui est de la Grande dépression des années 30, j’espère que vous savez que les banquiers privés avaient retiré quelque chose comme 40% de la masse monétaire de la circulation. Il faut enlever le contrôle de la masse monétaire et le pouvoir de la création de la monnaie des mains de ces banksters. Ensuite, avoir des lois anti-déficit budgétaire en béton comme vous le dites, pour contrôler les gouvernements fermement.

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    8 mai 2010 à 23 11 31 05315
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    Un peu d’histoire:

    In 1817, France, in order to get back on their feet again, secured loans from a French banking house in Ouvrard, and from the Baring Brothers in London. The Rothschilds saw their chance to get a firm grip on the French economy, and on October, 1818, Rothschild agents began buying huge amounts of French government bonds, which caused their value to increase. On November 5th, they were dumped on the open market, creating a financial panic as their value declined. Thus, the Rothschilds gained control of France.

    Mayer Rothschild had established banks in England, France, and Germany. His sons, who were made Barons of the Austrian Empire, were set up to continue and expand his banking empire. Amschel Mayer Rothschild (1773-1855, who in 1838 said: « Permit me to issue and control the money of a nation, and I care not who makes its laws.« ) was in charge of the bank in Frankfurt, Germany, which was known as M. A. Rothschild and Sons (which closed in 1901, after the deaths of Mayer Karl and his brother, Wilhelm Karl, the sons of Karl Mayer Rothschild). Salomon Mayer Rothschild (1774-1855) was the head of the bank in Vienna, Austria, known as S. M. Rothschild and Sons (which was closed during World War II after the Nazi occupation). Nathan Mayer Rothschild (1777-1836, who once said: « I care not what puppet is placed upon the throne of England to rule the Empire on which the sun never sets. The man who controls Britain’s money supply controls the British Empire, and I control the British money supply.« ) was the head of the bank in London, England, which was known as N. M. Rothschild and Sons (and has occupied the same premises since 1809, at 2 New Court, St. Swithin’s Lane in London, near the Bank of England and Stock Exchange). Karl Mayer Rothschild (1788-1868) was the head of the bank in Naples, Italy (closed in 1861). James Mayer Rothschild (1792-1868) was in charge of the bank in Paris, France, which was known as Messieurs de Rothschild Freres (whose name was changed to La Banque Rothschild in 1967).

    This was the beginning of the House of Rothschild, which controlled a fortune estimated to be well over $300,000,000. Soon the Rothschilds spanned Europe with railroads, invested in coal and ironworks, financed England’s purchase of the Suez Canal, paid for oil exploration in Russia and the Sahara Desert, financed the czars of Russia, supported Cecil Rhodes’ diamond operations, aided France in creating an empire in Africa, financed the Hapsburg monarchs, and saved the Vatican from bankruptcy. In this country, through their American and European agents, they helped finance Rockefeller’s Standard Oil, Carnegie Steel, and Harriman’s Railroad. Werner Sombart, in his book The Jews and Modern Capitalism, said that from 1820 on, it was the « age of the Rothschild » and concluded that there was « only one power in Europe, and that is Rothschild. » In 1913, the family fortune was estimated to be over two billion dollars.

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    9 mai 2010 à 0 12 28 05285
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    Lisez bien le commentaire du webmaster suite à cet article:

    Huge National Debts Could Push Euro Zone into Bankruptcy

    Webmaster’s Commentary:

    One more time; when a private central bank issues the public currency at interest, the system is a pyramid that lasts only as long as ever-larger pools of new borrowers can be found to allow the creation of new money with which to pay the interest on the old money. When new borrowers cannot be found, the pyramid collapses. When everyone in the nation (or planet) is already in debt and cannot be persuaded to borrow any more, collapse is inevitable because it is designed into the system from its inception.

    Do you get it yet? The bankers designed a system that would eventually place all the wealth into their hands, but never planned what to do when they actually succeeded and society stopped operating.

    And these same greedy bastard bozos want to run the world?

    Alors on détruit l’économie mondiale, pays par pays, et ensuite on apporte la solution déjà toute prête, une gouvernance mondiale par les mêmes pirates-terroristes.

    Ce n’est pas des mesures d’austérité contre le peuple que ça prend en premier lieu, mais bien des mesures d’austérité pour ces banquiers pourris:

    Global Governance Called for by European Central Bank – Don’t believe in the NEW WORLD ORDER?

    [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=QATuxcF6KMY&color1=0xb1b1b1&color2=0xd0d0d0&hl=en_US&feature=player_embedded&fs=1]

    Jean-Claude Trichet at the Council on Foreign Relations – article

    European Central Bank – Transitional Global Governance

    Secretive Group of International Bankers to form a World Government?

    ECB President Favors Global Governance – Forbes

    (ECB) Global governance today – Forex Hound

    Trichet calls for strengthening global governance amid recovery

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    9 mai 2010 à 14 02 03 05035
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    Bonjour François
    ‘Alors on détruit l’économie mondiale, pays par pays, et ensuite on apporte la solution déjà toute prête, une gouvernance mondiale par les mêmes pirates-terroristes.’

    C’est exactement la conclusion à laquelle j’en suis venu. Merci de l’exprimer en une phrase que je m’empresse de noter en vous attribuant la paternité.

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    9 mai 2010 à 14 02 24 05245
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    @Minarchiste

    Vous déclarez: ‘Si cela était vrai, je serais sans emploi puisque je gagne ma vie à prévoir correctement le futur (et à faire de bons investissements pour mes clients). Donc si prévoyais mal le futur, mes investissements auraient été médiocres et j’aurais perdu mes clients….or ma firme n’a jamais eu autant de clients qu’en ce moment…pensez-y!’

    Je ne vois pas comment un vendeur de fonds de placement peut avoir une vision du futur (discours utilisé par les Vincent Lacroix de ce monde) quand le système informatique du parquet a fait perdre 700 milliards en 90 secondes jeudi dernier. Bref mais spectaculaire plongeon. (on soupçonne une fraude, une autre histoire à suivre)

    Vendredi, le président Barack Obama a déclaré que les régulateurs enquêtaient sur des « activités de marché inhabituelles ».

    D’autre part, j’ai lu quelques uns de vos articles sur votre site, vos ramassis de copier-coller de sites traitant de finance remaniés en amateur de second niveau et vos capacités d’apprentissage autodidacte ne vous permettent pas de terminer vos commentaires par cet argument d’autorité. Je vous retourne votre ‘Pensez-y’

    Je ne conteste pas le droit d’émettre vos opinions, elles demeurent cependant du domaine du sophisme.
    Les sophistes savent éventuellement de quoi ils parlent mais se contentent de donner une image, plus ou moins exacte de la connaissance, pour impressionner le vulgaire plutôt que la connaissance elle-même.

    En résumé, ce que vous proposez c’est de couper sur les services offert à la population, santé éducation et programmes sociaux (moins d’État), de travailler plus fort et obtenir moins, de serrer encore la ceinture, de fermer les yeux et la gueule, de baisser le front et de laisser le marché opérer sans contraintes (plus de Liberté).
    D’être docile comme Sisyphe qui ne se révolte pas, répètant la même tâche jour après jour sans jamais arriver à son but, se contentant d’être au lieu de ne pas être et d’imaginer Sisyphe heureux!

    Il existe un groupe au Québec qui a déjà proposé ce que vous offrez. Les lucides, avec en tête celui qui a foutu le système de santé du Québec dans l’étât actuel de dégénérescence.

    Comme tous les partis se réclament vertueusement de la Liberté et que certains, en position de pouvoir, tentent d’appliquer vos propositions sauvages néo-libérales; votre option minarchiste lirbertarienne a quel intérêt?

    Du néo-libéraliste sauvage ‘marche ou crève’ vous nous offrez en contre-partie ‘souffre ou crève en toute liberté’.
    Pour un humaniste, la valeur fondamentale des rapports sociaux est l’entraide et le partage, permettant à l’esclave de survivre en attendant de se libérer.

    Vous prétendez représenter une faction du mouvement Libertarien!

    Présenté par vous, le Libertarianisme manque un des éléments essentiels à sa réussite: la Fraternité (entraide, compassion, charité et dignité). La liberté qui vous défendez est celle d’exploiter les autres. Point.

    «La plus perfide façon de nuire à une cause est de la défendre intentionnellement avec de mauvaises raisons.» Friedrich Nietzsche

    p.s. inutile de m’inviter à relire votre blog.

    «Pour aimer les hommes il faut détester fortement ceux qui les oppriment» J.P. Sartres

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    9 mai 2010 à 14 02 29 05295
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    @Denis G

    «La plus perfide façon de nuire à une cause est de la défendre intentionnellement avec de mauvaises raisons.» Friedrich Nietzsche

    Quelle citation!

    Je crois qu’on est sur la même longueur d’onde. Ce n’est pas une lecture des évènements aléatoires, mais bien le tableau qui apparait lorsqu’on lit toutes les déclarations des « autorités », de l’élite, de l’Establishment. C’est le plan de match, c’est tout.

    À nous d’agir en conséquence.

    Bien à vous.

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    9 mai 2010 à 17 05 59 05595
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    @Denis G

    « Pour aimer les hommes il faut détester fortement ceux qui les oppriment » J.P. Sartre

    Merci pour cette citation que je pourrai utiliser contre tous ceux qui tentent de me convaincre que le relativisme moral est souhaitable.

    Je vous remercie énormément, toi et François M., de continuer à vous opposer à cette triste idéologie qui tente de nous convaincre d’adhérer à notre soumission en la nommant liberté. Merci.

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    9 mai 2010 à 20 08 53 05535
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    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201005/09/01-4278738-crise-en-europe-gigantesque-projet-de-600-milliards-deuro-daide.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS2

    « L’Union européenne envisage un vaste mécanisme pouvant aller jusqu’à 600 milliards d’euros de prêts européens et du FMI, pour venir en aide si nécessaire aux pays de la zone euro et stopper une crise qui prend une dimension internationale.

    Cette enveloppe était discutée dimanche soir à Bruxelles vers 23H30 par les ministres européens des Finances réunis en urgence et engagés dans une course contre la montre pour trouver une solution rassurante avant l’ouverture des marchés des changes en Asie vers 23H00 GMT.

    Faute de résultat crédible: la crise grecque, qui a déjà fragilisé dans son sillage le Portugal, l’Espagne et même l’Italie, pourrait menacer de s’étendre encore. »
    (…)
    Le président Sarkozy a aussi eu dans la journée un entretien téléphonique avec Barack Obama pour constater «un large accord sur la nécessité d’une réponse d’ampleur aux désordres actuels qui affectent les marchés».
    _____________
    Une réponse d’ampleur?
    Encore des milliards?

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    10 mai 2010 à 8 08 25 05255
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    @Denis G

    « Je ne vois pas comment un vendeur de fonds de placement peut avoir une vision du futur (discours utilisé par les Vincent Lacroix de ce monde)  »

    Vous insinuez deux choses fausses dans cette phrase (que je suis un vendeur de fonds et que je suis un fraudeur) et après c’est vous qui m’accusez de sophisme? Je vous re-retourne votre « pensez-y »… Comment pensez-vous avoir une quelconque crédibilité en affirmant de telles choses?

    « j’ai lu quelques uns de vos articles sur votre site, vos ramassis de copier-coller de sites traitant de finance remaniés en amateur de second niveau  »

    C’est votre opinion, mais elle n’est pas partagée par les nombreux lecteurs de mon blogue.

    « vos capacités d’apprentissage autodidacte  »

    Ouais…une maîtrise autodidacte …je ne savais pas que ça existait.

    « Je ne conteste pas le droit d’émettre vos opinions, elles demeurent cependant du domaine du sophisme. »

    Ce que vous n’êtes visiblement pas capable de démontrer avec des arguments intelligents plutôt qu’en vous attaquant à ma personne.

    « Il existe un groupe au Québec qui a déjà proposé ce que vous offrez. Les lucides, »

    Vous associez les lucides aux libertatiens….vous êtes mêlé pas à peu près!

    «La plus perfide façon de nuire à une cause est de la défendre intentionnellement avec de mauvaises raisons.» Friedrich Nietzsche

    «Pour aimer les hommes il faut détester fortement ceux qui les oppriment» J.P. Sartres

    D’accord avec les citations….beau travail de copier-coller Denis! Avez-vous trouvé ça dans « Philosophie pour les nuls »?

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    10 mai 2010 à 11 11 05 05055
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    @Minarchiste
    ‘ … je gagne ma vie à prévoir correctement le futur ‘

    En juin 2008, Standard and Poor’s cotait A+ Lehman Brothers. Cette dernière a fait faillite en septembre 2008.

    Jojo Savard a la même prétention que vous, elle a la décence et l’humilité de ne pas inclure l’adverbe ‘correctement’.

    « Combien de ces affaires de merde avez-vous vendu à vos clients ?(…)Je vois que vous n’avez pas envie de répondre. Vous saviez que c’était une affaire de merde vous en avez vendu des centaines de millions ! » Onze «shitty deals »
    Carl Levin, Sénateur  et président de la commission d’enquête sur Goldman Sachs

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    10 mai 2010 à 11 11 21 05215
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    De toute façon , libertariens ou lucides ou else, les dés sont jouées, les dominos tombent, des pays entiers sont en faillite ou s’apprêtent à le devenir, et ce sont les citoyens qui vont payer ..ou se révolter …défendre la spéculation boursière ou le capitalisme est tout simplement dépassé et amoral selon ma perception , comment être objectif devant les conséquences de ce type de pensée économique quand on en est un servant ????

    Le gouvernement mené par Georges Papandreou vient de faire passer en Grèce une grave modification de loi qui remet fondamentalement en cause la démocratie : désormais, toutes les lois et tous les accords pris dans le cadre du « plan de soutien à l’économie grecque » défini par le gouvernement grec, l’UE et le FMI seront signés par le ministre des Finances, sans vote au Parlement qui ne sera plus qu’informé.
    Selon cet article, les mesures d’austérité seront désormais prises par décret .
    Comment le ministre s’y est-il pris ? Sans prévenir les présidents des groupes de la tenue du vote, il a fait la proposition d’une modification de l’article 3, votée par le chef du groupe Pasok. Et le vice-président du Parlement a considéré que la loi était votée, car le parti majoritaire venait d’approuver cette modification. A l’heure où ces lignes sont écrites, il semble toutefois qu’aucun recours juridique ne soit possible.

    Et voilà…

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    10 mai 2010 à 12 12 21 05215
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    @Denis G

    « En juin 2008, Standard and Poor’s cotait A+ Lehman Brothers. Cette dernière a fait faillite en septembre 2008. »

    Je ne travaille pas pour S&P et je les ai toujours trouvé sans pertinence et en retard (comme la plupart des gens sains d’esprit d’ailleurs).

    Ils n’auraient pas tant d’influence (et de revenus) si le gouvernement américain ne leur avait pas attribué un oligopole protégé avec leurs deux autres comparses (Moodys et Fitch).

    Ceci étant dit, en quoi est-ce que cela appuie votre argumentation? Est-ce vraiment là où vous en êtes rendu dans votre tentative à me discréditer? Vous faîtes pitié…

    @Marc
    « défendre la spéculation boursière ou le capitalisme est tout simplement dépassé et amoral selon ma perception  »

    Qu’est-ce que le capitalisme? Qu’est-ce que la spéculation?

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    10 mai 2010 à 13 01 44 05445
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    @Minarchiste : je n’ai rien contre toi personnellement mon homme, mais discuter avec toi des problémes de spéculations, de capitalisme revient à être une mouche qui jase avec une araignée sur les bienfaits de sa toile … c’est évident que tu vas défendre ton gagne pain et le justifier … moi je me place du coté des crottés, ceux qui ne jouent pas à la Bourse, qui ne comprennent pas grand chose à toutes tes théories mais qui sont assez informés pour avoir vu venir la vague au moins 2 ans avant tous les « spécialistes officiels » et qui vivent maintenant avec les conséquences de vos jeux en Bourse … et encore, imagine, on n’est pas en Grêce, ni bientôt en Angleterre ou Espagne..

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    10 mai 2010 à 14 02 09 05095
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    @ Marc:

    TOUS les ‘grands’ médias et TOUS les ‘grands’ politiciens -de l’Occident- disent que LE problème c’est les spéculateurs = méfions-nous !

    Les mêmes qui veulent taxer le co2 (au lieu de la vraie pollution) et les mêmes qui disaient que la H1N1 était dangereux).

    Minarchiste décrit rarement TOUTE la réalité, mais parfois il est si proche…

    Les spéculateurs AMPLIFIENT les hausses et les baisses (tout en faisant du fric), mais en AUCUN cas ils sont reponsables du gâchis actuels.

    Et bientôt ces spéculateurs -y compris les minarchiste de ce monde- vont se faire ôter leurs magots… par ceux qui controlent TOUT.

    A vous de découvrir qui controle tout (vous ne les verrez pas dans les téléjournaux de 22h)… et ils veulent implanter le systême hybride chinois:
    controle étatique omniprésent, tout en laissant le capitalisme-monopolistique débridée, continuer de faire ses ravages.

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    10 mai 2010 à 14 02 15 05155
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    p.s.

    Le monde est vraiment contrôlé par des individus qui détestent le vrai libre marché… non-monopolistique.

    Et tous ceux qui se disent ‘de droite’ ou ‘de gauche’, se font berner par les illusions, omniprésentes.

    Comment je fais pour le savoir? Lectures, intuitions, méditations et prières…

    Nous allons tous bientôt connaître la véritable idéologie du monde à venir… et presque tous seront déçus.

    Un autre monde est possible, mais il sera établi après d’immenses souffrances et dévastations… qui s’en viennent.

    Riez de moi, je m’en fou, bientôt vous allez TOUS vous rappelez de ces paroles…

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    11 mai 2010 à 12 12 26 05265
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    L’état, c’est le nom qu’on donne à ce qui maintient l’ordre dans une société. Vous ne voulez pas d’état ?

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      12 mai 2010 à 15 03 53 05535
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      @ deleatur

      Je n’ai pas d’objection à un état qui maintient l’ordre, c’est au reste de ce que l’état s’occupe de nos jours auquel je m’objecte.

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    12 mai 2010 à 8 08 33 05335
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    La résistance grecque tourne « ses fusils » vers le FMI:

    The Greek spirit of resistance turns its guns on the IMF

    Years of national denial about looming bankruptcy have turned to resentment as Greece is told how it must tackle its debt crisis.

    Sur les raisons profondes de la crise grecque et mondiale:

    Is The Greek Debt Crisis Being Purposely Hyped And Manipulated?

    The truth is that you could remove Greece from the world economy tomorrow and most people would hardly notice. The economy of Greece is only about 2% the size of the United States economy, and it takes in less than 0.1% of U.S. exports.

    Right now almost all of the governments in the western world operate debt-based economies that rely on ever-inflating amounts of paper money in order to survive. The elite international bankers of the world have made a killing by creating money out of nothing and loaning it to the nations of the world. The interest on those loans is the primary method by which the wealth of the world is slowly transferred into the hands of the ultra-wealthy. When the interest on the loans starts to become too much for a particular nation, they borrow even more money so that they can stay afloat. It is a debt trap that is designed to continue indefinitely. Even the most powerful nations in the world are caught in this debt trap. In fact, most people are absolutely amazed when they learn that it is mathematically impossible to pay off the national debt of the United States. But the United States is far from alone in that respect. Almost all of the other major nations in the world are in the exact same boat.

    So what normally happens when a nation like Greece gets into big trouble is that they just go out and borrow even more money from the international bankers.

    But this time the big financial powers are insisting on big budget cuts and other « austerity measures ».

    So what is the deal with that?

    Well, there are a couple of possibilities.

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