Le droit d’être une femme

 

Je n’ai pas envie de dire que je suis une femme

Mais quelle femme je suis…

Quelle vie, je vis, mes petites et mes grandes envies.

Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. Je ne bois jamais d’alcool.

Je ne supporte pas les médicaments et les médecins m’insupportent

Je bois beaucoup d’eau… que je puise dans un puits à deux pas de chez moi parce que j’ai horreur de l’hygiène en bouteille.

Je me nourris exclusivement de légumes frais et de fruits mûrs

Je suis un régime (verbe être) je ne suis pas de régime (verbe suivre)

Ni salé, ni sucré… mon corps n’aime pas ce qui est surfait, rajouté, greffé.

Pas de thé, ni de café, non plus

Mon addition est sans addictions

C’est ma nature première qui me préserve de l’habitude, d’une seconde nature

J’ai assez d’être pour ne pas me faire avoir

Je ne biaise pas… je ne baise pas… j’adore avoir le cul sur une chaise pour lire et… écrire. Et je lis, je lis, je lis… puis j’écris… puis j’enregistre ce que j’ai ressenti, les idées qui m’ont traversé l’esprit dans ce journal qui me lie à vous depuis de longues années.

 

Et qu’est-ce que je fais de ce qui me reste comme temps ?

Je m’occupe comme jamais de mes trois enfants…

C’est à travers leurs yeux que je me vois grandir, bondir ou rebondir

Être au monde sans faire semblant d’y être.

J’apprends en leur apprenant que toute vie ne peut tenir que si elle est bien tenue, entretenue par quelque lumière absolue.

Et plus c’est difficile et plus je remercie le ciel qui m’a pourvu, donné la force et le désir d’aspirer à ce qui est au-dessus.

L’énergie sans allergie… un brin de discernement, de distinction entre l’essentiel et l’inessentiel.

 

Un correspondant m’a écrit pour me demander si je n’étais pas un peu névrosée ou inhibée, de ne pas m’éclater davantage… merde et moi qui me croyais un peu trop exaltée…

 

Ça ne te dit pas de boire un petit café à Venise ?

De faire le tour du monde en 79 jours ?

De gravir quelques montagnes pour respirer le grand air ?

De traverser quelque mer pour voir ce que c’est qu’une nature démontée ? De faire l’amour au coucher du soleil auprès d’un lac Majeur ?

D’assister au plus grand concert de rock qui fait vibrer les 5 éléments ? D’épouser en secondes noces un riche producteur pour cesser définitivement d’être tributaire de quelques dons aléatoires ?

J’ai dit non et non sans façons.

Mais pourquoi me demanda l’inquisiteur ?

Tu veux vraiment une réponse ?

Parce que ce sont des passions faciles… et je suis une femme difficile.

 

https://www.lejournaldepersonne.com/2018/03/le-droit-detre-une-femme/

 
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Personne

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Une pensée sur “Le droit d’être une femme

  • avatar
    16 mars 2018 à 2 02 00 03003
    Permalink

    Le droit d’être Femme, et l’impérative nécessité de l’être.
    « La maternité est une révolution dans l’existence de la femme, et c’est le propre des révolutions de susciter toutes les puissances de la vie. Il faudrait supposer une bien complète déchéance pour qu’en cette crise douloureuse de la nature créatrice la femme ne sentit pas l’enthousiasme du dévouement palpiter dans son sein. Le premier vagissement de son enfant est l’oracle qui lui révèle sa propre grandeur ; et le fer qui détache de ses flancs une créature immortelle en qui elle se voit revivre la détache du même coup des puérilités et des égoïsmes de sa jeunesse solitaire. Cette rude étreinte des forces génératrices, ce labeur étrange imposé à sa faiblesse, ces espérances, ces angoisses, ces effrois inouïs qui l’oppressent, l’exaltent, et éclatent en un même gémissement ; puis cette convulsion dernière à laquelle succède aussitôt le calme auguste de la nature rentrée dans sa paix après avoir accompli son œuvre suprême, tout cela n’est point, comme on l’a dit, le châtiment ou le signe de l’infériorité de tout un sexe. Loin de là ; cette participation plus intime aux opérations de la nature, ce tressaillement de la vie dans ses entrailles, sont pour la femme une initiation supérieure qui la met face à face avec la vérité divine dont l’homme n’approche que par de longs circuits, à l’aide des appareils compliqués et des disciplines arides de la science. » (Marie de Flavigny, Comtesse d’Agoult alias Daniel Stern – 1849)
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/plus-un-enfant-connait-sa-mere-plus-il.html
    Cordialement.

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