Le Noël de la culture et celui de la foi

 

Il ne fait aucun doute que le NOËL de la culture a le vent dans les voiles et domine toutes les célébrations  tant religieuses que commerciales qui s’y rattachent.  C’est le temps des cadeaux, des célébrations entre parents, amis (es), compagnons et compagnes de travail. C’est le temps du sapin qui règne au plus bel endroit de la maison, brillant de toutes ses lumières, arborant ses boules et ses glaçons aux multiples couleurs, couvrant de tout son éclat cette crèche avec ses personnages mythiques et les nombreux cadeaux que le Père Noël a commencé à y déposer. 

Tout cela se passe dans l’ambiance de ces chants qui résonnaient dans nos églises et dans nos soirées familiales de l’époque. Qu’il suffise de penser, entre autres, au Noël blanc, à Douce nuit, à Mon beau sapin, à ce mémorable Minuit chrétien que les plus belles voix paroissiales faisaient résonner dans les églises, au Petit papa noël, ou encore, aux Anges dans nos campagne, au Gloire à Dieu au plus haut des cieux et à combien d’autres. 

C’est évidemment la grande fête pour les enfants. Pour eux, c’est la fête annuelle des cadeaux. Pour une fois, ils peuvent écrire, avec l’aide de maman et de papa, une carte au grand bienfaiteur qu’est le Père Noël, lui signalant les cadeaux de leurs rêves. La tâche lui sera d’autant plus facile que papa et maman entreprendront la grande course de magasinage du temps des fêtes, faisant sonner, au grand plaisir des commerçants,  le tiroir caisse qui marquera chacun de ces cadeaux du sceau de l’argent requis pour tous ces achats surprises. 

Le tableau ne serait pas complet si nous n’y ajoutions ces repas,  préparés avec toutes les attentions du monde : tourtières, dindes, pâtés à la viande, pâtisseries aux multiple crémages etc. Les familles se rencontreront, les amis se feront des surprises. Le vin et quelques spiritueux couleront à plein, donnant ainsi, l’espace d’un instant,  l’euphorie d’un bonheur parfait. 

Un héritage de chrétienté, passablement marquée par des cultures anciennes et maintenant assaisonnée à la modernité de sociétés de consommation, couvre, comme un écran de fumée, le véritable message du Noël de la foi. 

QU’EN EST-IL DONC DU NOËL DE LA FOI?

Il s’agit d’un changement radical de paradigme qui apporte au monde une manière toute différente de voir et de comprendre non seulement la relation de l’humanité avec Dieu et de Dieu avec l’humanité,  mais également les relations des humains entre eux.  Le Noël de la foi sonne le glas des croyances religieuses qui portent sur l’existence de divinités que les traditions et les cultures ont façonnées de manière à cautionner des lois et des morales servant bien les forces dominantes des sociétés. Il marque également la fin des relations fondées sur la puissance et la domination.

Cette image du Dieu lointain, trônant de toute sa puissance sur le monde comme le sont les rois et les maitres du monde est à jamais renverser par celle d’un Dieu, n’ayant rien de royal et encore moins de cette puissance que lui attribuent les diverses croyances. Le Noël de la foi nous révèle une divinité qui s’identifie à ce qu’il y a de plus humble sur la terre. Une divinité qui n’a rien du lustre des grands et des puissants. Le Dieu de la foi est celui qui entre dans notre humanité par la porte des humbles, des oubliés et laissés pour compte. Il devient un de nous, tout ce qu’il y a de plus proche. La divinité devient véritablement humanité, Emmanuel, Dieu avec nous. 

Ce n’est pas pour rien que le roi Hérode, ce symbole de la puissance des grands et des puissants, n’a pas vu d’un bon œil que le messie promis par les prophètes pour faire régner Israël sur tous les peuples de la terre se présente dans des conditions aussi pitoyables et étrangères au paradigme du monde auquel il s’identifie. Deux paradigmes de la compréhension du monde qui sont tout à l’opposés l’un de l’autre. 

QU’EN EST-IL AUJOURD’HUI? 

Celui qui s’est fait l’un de nous a été renvoyé au « plus haut des cieux », permettant ainsi aux religions et aux  royautés  de retrouver leur place et leurs fonctions de choix. Les premières continuent de nous parler d’un Dieu tout puissant, modelé aux besoins des forces dominantes de nos sociétés et les seconds continuent de consolider l’ordre sur lequel ils font régner leurs propres lois. Dans leur bouche, les mots « liberté », « justice », « vérité », « amour », « fraternité », « droits humains » sont, plus souvent que moins, de véritables coquilles vides. 

Toutefois, au delà des institutions et des doctrines qui les inspirent, il y a les peuples et tout ce qui s’en dégagent dans les confrontations auxquelles ils sont soumis par les pouvoirs de domination et de conquête. Ces peuples, par la voix de leurs pauvres et de ceux et celles qui s’en solidarisent font entendre l’espérance incontournable du paradigme nouveau, celui-là même inauguré en la personne de Jésus de Nazareth, il y a de cela un peu plus de 2000 ans. Voilà la bonne nouvelle de libération, annoncées aux peuples   soumis aux lois des plus forts et des plus opprimants. 

Ce paradigme rappelle aux autorités des églises et à celles des grands et puissants de ce monde que l’humanité, celle en qui peut se reconnaître l’image de son auteur, n’a rien à voir avec le paradigme de l’autorité dont elles s’enveloppent et des pouvoirs dont elles usent. Ce nouveau paradigme fait du plus grand le plus petit et du plus petit le plus grand. Le maitre n’est plus celui qui domine et commande, mais celui qui sert et écoute. Les pauvres et laissés pour compte seront élevés et les riches et puissants seront abaissés. Dieu n’est plus un inconnu, mais un Père que l’on peut voir et reconnaître dans la figure emblématique de Jésus de Nazareth et en tous ceux et celles qui vivent de son Esprit. Ce dernier n’a rien à voir avec les conglomérats industriels militaires, avec l’hypocrisie et les mensonges  qui couvrent la cupidité et les ambitions de domination. Son Israël est l’humanité entière, laquelle est complètement étrangère au sionisme ainsi qu’à tous ceux et celles qui s’en font les promoteurs et promotrices. 

Le Noël de la foi est une espérance pour les humbles de la terre et pour toutes les personnes de bonne volonté. Il est un appel à poursuivre les voies qui consolident les œuvres de justice, de vérité, de compassion, de liberté, de solidarité et d’amour. Son horizon est l’humanité entière, non pas pour se l’assujettir, mais pour la libérer et la combler de plénitude. 

Les Hérode d’aujourd’hui, tout comme ceux d’hier et d’avant hier, poursuivent ce Jésus de Nazareth qui ne cesse de se manifester au travers de ces millions d’hommes et de femmes qui refusent le paradigme des rois et  des oligarchies, croyant plutôt à celui en qui toute personne humaine a non seulement tous les droits à l’existence et au bonheur, mais en disposent véritablement. 

Si le Noël de la culture nous fait vivre, l’espace d’un instant, l’euphorie de la joie et du bonheur retrouvés entre nous,  il ne saurait, toutefois, nous faire oublier le Noël de la foi qui nous rappelle le paradigme qui conduit inévitablement au véritable bonheur. 

«Celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand. » Lc. 9, 46

« Ce que vous faites au plus petit des miens c’est à moi que vous le faites. » Mt. 25, 40  

 «  Qui me voit, voit le Père. » (Jn. 14,9)

 

Oscar Fortin

Québec, le 17 décembre 2011

http://humanisme.blogspot.com 


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Oscar Fortin

Libre penseur intéressé par tout ce qui interpelle l'humain dans ses valeurs sociales, politiques, économiques et religieuses. Bien que disposant d'une formation en Science Politique (maîtrise) ainsi qu'en Théologie (maîtrise), je demeure avant tout à l'écoute des évènements et de ce qu'ils m'inspirent.

35 pensées sur “Le Noël de la culture et celui de la foi

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    18 décembre 2011 à 3 03 13 121312
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    Ce qui me fait gerber, c’est qu’on prenne Noël pour une fête chrétienne, alors qu’en fait il n’en est rien. C’est d’abord une fête pour marquer le solstice d’hiver, donc le jour le plus court de l’année. Comme il y a la fête des moissons et toutes les autres qui ont rythmé pendant des millénaires la vie de nos ancêtres. Aujourd’hui, l’avidité des uns va de pair avec les rêves des enfants et le monde s’assoupit devant les tables remplies de bonnes choses à manger, mais Noël ne nous sauvera pas des cataclysmes et des lourdeurs administratives. C’est seulement une trêve.

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    18 décembre 2011 à 9 09 33 123312
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    Pour delpech: Si Noël n’a pas été toujours une fête chrétienne, il faut bien reconnaître qu’il l’est devenu à partir du moment où l’Église en a fait le jour de la célébration de la naissance de Jésus. C’est évidemment de cette histoire du Noël des chrétiens dont il est question dans cette réflexion. Ceci n’enlève absolument rien au Noël qui se voulait une célébration du jour le plus court de l’année. Toutefois, je ne pense pas que beaucoup de gens se réfèrent d’abord et avant tout à ce premier sens. Le christianisme a récupéré beaucoup de ces fêtes qui remontaient à des millénaires pour en faire des fêtes chrétiennes tout comme ces dernières le sont, aujourd’hui, pour devenir des fêtes commerciales. Bonne journée à vous delpech et merci pour votre commentaire.

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    18 décembre 2011 à 11 11 39 123912
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    M. Fortin, il faudrait me révéler comment vos textes arrivent à toucher un agnostique comme moi.
    Celui-ci particulièrement.
    Probablement qu’il relève d’un humamisme au delà de l’espérance et de la foi; l’agapè pour le peuple.

    Merci.

    DG

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    18 décembre 2011 à 11 11 48 124812
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    Il faudrait lire les exégètes et en particulier ceux qui, tout en restant théistes, ont été honnêtement plus loin que les exégètes restés sous la férule du Vatican

    Isho’bar Yawsep (Jésus fils de Joseph en araméen phonétique) était bien le fils de son père et l’aîné d’une fratrie. Il n’est pas né à Bethléem , car les Romains n’ont jamais exigé lorsqu’ils ont décidé des recensements de retourner au soi-disant village de ses aïeux

    S’il y avait eu un massacre des innocents (qui de toutes façons n’avait aucun sens) le Juif Flavius Joseph en aurait forcément parlé, surtout qu’Hérode, roi étranger n’était pas aimé.

    Jésus était Nazoréen ou Naziréen, mais pas un Nazarethin; c’est d’ailleurs un des évangiles qui le confirme car, après un discours dérangeant « dans son village », il était impossible de précipiter Jésus du haut d’une falaise à côté de Nazareth puisqu’il n’y en a toujours pas.

    Enfin la date du 25 décembre est liée à une substitution d’une fête païenne à l’époque du solstice d’hiver

    NB. Je ne crois pas en Dieu; je suis absolument convaincu qu’Il est de toute Eternité; mais Il ne pouvait pas limiter la liberté de Ses créatures pensantes pour que tous leurs actes bons aient un sens; il en a donc « laissé » certaines d’entre elles libres d’inventer des religions. Et dans cette spécialité Shaül de Tarse a excellé.

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    18 décembre 2011 à 13 01 29 122912
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    Bonjour Monsieur Oscar Fortin et Madame Delpech , pour moi Noël et le Jour de l’An , c’est le temps de la  »PAIX » , qu’il se passe ce que cela voudras et tout ce qui se passera sauf la  »GUERRE » , c’est bien , mais la  »PAIX ».

    On aura encore le temps après les  »FÊTES » , pour tenter de réformer ce monde.

    Alors , Joyeux Noël et Bonne Année 2012.
    Jean-Marie De Serre.

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    18 décembre 2011 à 13 01 32 123212
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    EVOSPIR: Votre commentaire a ceci de particulièrement intéressant: il permet de départager un certain nombre d’éléments sur lesquels existent bien des interrogations de d’autres sur lesquels portent le véritable sens de la foi. Dans mon cas et dans celui de la foi profonde, l’incarnation du fils du Père, le fait qu’il soit devenu humain parmi les humains, constitue la pièce maitresse du Dieu avec nous. Le visage humain que nous en transmettent les Évangiles et les premières communautés chrétiennes nous révèlent le véritable visage du Dieu en qui nous croyons. Votre finale, dans le commentaire que vous formulez, me confirme votre foi en un créateur et en ce mystère qui continue de nous interpeller, celui du bien et du mal qui ne cesse d’entredéchirer les humains les uns contre les autres. L’interprétation que vous en donnez rejoint quelque peu celle de Paul de Tarse qui disait que le mal n’existe que pour permettre au bien de se révéler et de le vaincre. Personnellement je pense qu’il existe vraiment deux grandes puissances mythiques qui ont sur les esprits et les consciences des personnes un ascendant leur permettant de se les approprier. L’une le fait par l’exploitation de tous les vices dont peuvent être capables les humains, l’autre le fait par le renforcement de toutes les vertus dont les mêmes humains sont capables.

    Le mystère de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus de Nazareth vient sceller la victoire définitive du bien sur le mal, de la vie sur la mort, de la fraternité sur la cupidité, de l’éternité sur temps.

    Bonne fin de journée à vous et merci pour votre commentaire

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    18 décembre 2011 à 13 01 37 123712
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    Monsieur Gélinas, je vous dirai tout simplement que la foi n’est pas celle que l’on se donne, mais celle qui nous porte à faire à et réaliser, en toute bonne foi, ce que notre conscience nous dicte. Au fond, l’élan qui porte votre conscience et la mienne n’est peut-être pas si étranger l’un de l’autre. Les mots pour dire sont une chose, ce qui se vit en est une autre. Le second prévaut sur le premier.

    en toute amitié et sans prétention aucune.

    bonne fin de journée

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    18 décembre 2011 à 14 02 03 120312
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    Désolé M. Fortin mais nous n’avons en commun que le désir d’aimer les créateurs humaines du Créateur, mais déjà vous le voyez différemment de moi et d’autres théistes indépendant cultivés et ouverts

    Non Isho’bar Yawsep n’est pas Dieu et n’est pas ressuscité.

    Au plaisir de vous retrouver au minimum au bout de nos chemins, mais j’espère pour vous avant

    Qu’appelez-vous agnostique M. Gélinas ? Il en est de plusieurs types .

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      18 décembre 2011 à 15 03 24 122412
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      Mon agnosticisme est fondé sur le doute à la question du divin, aucunement sur l’apathéisme qui déclare inutile toute discussion sur le sujet.

      Agnostique en opposition au gnosticisme, la connaissance de la vérité absolue; je souhaite tout de même qu’elle soit possible. C’est un souhait et non une croyance, une forme d’espérance que la vie ne soit pas insignifiante.
      En ce sens je pourrais étiquetter mon agnosticisme de provisoire.

      Je fais tout de même le pari de Dieu sur mes valeurs, probablement à cause de mon éducation.
      Après tout, ce qui reste de nous après la vie n’est peut-être que l’amour que nous avons eu, ou pas, pour les autres. Héritage du divin ou du malin?

      DG

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    18 décembre 2011 à 16 04 32 123212
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    M. De Serre, il y a évidemment bien des manières de voir le cycle des saisons et les sujets pertinents ou pas à certaines périodes de l’années. Peut-être chanterez-vous à Noël le Paix sur terre aux personnes de bonnes volonté, alors que nos bombes seront lancées sur la Syrie, la Palestine et d’autres régions du monde. La paix n’est pas une simple question d’environnement immédiat (La paix dans ma cour) pas plus qu’une question à aborder en certains moments de l’année. Elle est intimement liée au destin de toute l’humanité et en ce sens il n’y a pas de trêve pour en oublier toutes les contraintes. Avec tout mon respect.

    Mois aussi je vous souhaite un Joyeux Noël

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    18 décembre 2011 à 17 05 37 123712
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    Pour mon ami Evolspir, je voudrais ajouter juste un petit point. Dans ma foi à moi, au jugement dernier, le juge en chef de la Cour du monde ne demandera pas en qui ou en quoi nous avons cru ou pas cru. Il ne demandera pas plus si nous avons suivi les doctrines, les cultes et les sacrements des religions ou de nos athéisme d’appartenance. Il va tout simplement nous demander ce que nous avons fait lorsque quelqu’un avait faim, qu’un autre était prisonnier, un autre persécuté etc… En somme pour que le monde soit plus juste, plus vrai, plus compatissant et plus solidaire.

    Je pense que l’essentiel porte sur les points au sujet desquels nous aurons tous et toutes à répondre…En ce sens, mon amie, à nous de jouer au mieux nos cartes pour relever le défi de la vie.

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    19 décembre 2011 à 1 01 10 121012
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    Mais il n’y aura pas de jugement dernier, cher Oscar.

    A quoi ça rimerait. Le cardinal français Lustiger a un jour déclaré à la télé suite à une question « L’Enfer existe, mais il est vide » Belle pirouette. Quand on pense à tout ce que l’église catholique a extorqué à des gros pécheurs riches par crainte de l’Enfer.

    Mais c’est effectivement très difficile de se libérer des mythes religieux

    Le Grand Patron a fait sa part de boulot. Pendant la course de fond l’entraîneur ne peut plus rien faire ou si peu pour son poulain; c’est à lui de courir.

    L’essentiel, c’est que vous continuiez d’aimer le plus possible autour de vous; mais sur une bonne base ça serait mieux

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    19 décembre 2011 à 1 01 19 121912
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    Merci Denis pour vos explications

    J’ignorais le néologisme (Année 2000) »apathéisme »

    Le malin, avec ou sans cornes et queue, est probablement encore une invention des religions en contre point des bons anges.

    Si vous vous offrez le plus souvent possible le plaisir collatéral, sans que ce soit le but premier, de faire plaisir, soit de vous-même, soit en répondant à un appel à l’aide, c’est déjà pas mal, non ?

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    19 décembre 2011 à 1 01 47 124712
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    Je ne sais pas si les baleines fêtent Noël, dans leurs vaste océan, mais je sais que les hommes, même s’ils consacrent, de quelle que religion qu’ils soient, un moment non négligeable à cette fête devenue universelle aujourd’hui, je sais aussi qu’ils n’arrêtent pas d’assassiner les autres formes de vie sauvage. Même sur leurs misérables navires baleiniers, les hommes se font des cadeaux, alors que, avant et après cette trêve, ils auront massacré sans compter, simplement pour de l’argent, les plus belles manisfestations de la vie. Si je devais comparer Noël à quelque chose d’autre, je dirais que c’est une fête merveilleuse pour les enfants, amoureuse pour les grands et désespérante pour les bêtes.

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    19 décembre 2011 à 2 02 18 121812
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    ÉVOLSPIR: Je vois que vous avez plus de dogmes que je ne pensais.:
    « Isho’bar Yawsep n’est pas Dieu et n’est pas ressuscité. »
    « Il n’y aura pas de jugement dernier ».

    Ce sont là deux affirmations qui ne peuvent reposer que sur un acte de foi et non sur une démonstration de science objective. Dès que l’on parle de l’existence ou de la non existence de Dieu, il faut faire appel à des éléments de connaissance qui échappent à l’observation.

    Dans la foi, finalement, chacun peut bien avoir raison, mais dans les oeuvres, générées par la foi que porte chacun, on en découvre la véritable consistance. Jésus n’a-t-il pas dit  » si vous ne croyez pas en moi croyez au moins dans les oeuvres que je fais. » C’est donc sur le terrain de l’existence et non des croyances que nous devons tous nous rencontrer et révéler ce que nous portons d’humanité. Notre combat ne doit pas en être un de religion, mais d’humanité.

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      22 décembre 2011 à 5 05 48 124812
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      «Ce sont là deux affirmations qui ne peuvent reposer que sur un acte de foi et non sur une démonstration de science objective.»

      Mais Oscar, ce n’est pas à ceux qui ne croient pas, de prouver l’existence de quelque chose à quoi les autres croient, et que ces derniers affirment existante. Nous ne prétendons rien, nous, non croyants, nous demandons tout simplement à ceux et à celles qui croient, de nous prouver leurs dires.

      Ils sont là, les dogmes. Ce sont les croyants qui les animent. Je ne crois moi non plus. Est-ce que je sais qu’il n’y a rien? Non. Mais ceux qui affirment qu’il y a quelque chose ont d’emblée outrepassé cette obligation de démontrer des preuves, pour éviter que l’on parle de dogmes ou de croyances.

      Là, vous faites la marche inversée, vous demandez à ceux qui ne croient pas, de prouver l’inexistence de quelque chose, que les croyants prétendent exister.

      Cela dit, puisque je ne sais pas, j’ai des questionnements intenses sur l’évolution du Cosmos, des Nutrinos, des atomes, etc.., que même les scientifiques ne peuvent aborder, sauf en théories diverses. Parc que c’est bien beau le Big Bang, etc.., mais pourquoi, et comment, tout ça fut possible, avant que ça ne se produise?

      Il y en a de ces questions. Quant à moi, je vois bien plus Jésus comme un Che Guevara de son temps, un révolutionnaire attaquant l’Empire. Che sera peut-être le Jésus des prochains Humains, dans 2000 ans.

      «Dès que l’on parle de l’existence ou de la non existence de Dieu, il faut faire appel à des éléments de connaissance qui échappent à l’observation.»

      Mhhhh… Au tout début du débat, quelqu’un affirme l’existence de Dieu. Ce serait à lui, quant à moi, de prouver ses dires, et non aux détracteurs.

      «Notre combat ne doit pas en être un de religion, mais d’humanité.»

      Là, nous nous rejoignons! Puisque je ne puis pas cracher sur le discours de Justice et de Paix, sur celui de l’Amour et du Partage, etc.., je ne puis qu’être des vôtres en finale. Et c’est pourquoi je suis socialiste, parce que le capitalisme ne permet tout simplement pas ces vertus.

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    19 décembre 2011 à 2 02 47 124712
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    « Jésus n’a-t-il pas dit  » …  »

    « C’est là une affirmation qui ne peut reposer que sur un acte de foi et non sur une démonstration de science objective », comme dirait un certain Oscar . 😀 😀 😀

    Parenthèses : savez-vous ce que c’est qu’un dogme ?

    Le contexte historique de la définition des dogmes est précisément une des preuves flagrantes de la vacuité du discours chrétien, avec la vie des papes

    Mais je renonce, même s’il y a d’autres lecteurs.

    Je vous laisse à vos illusions (qui furent miennes) qui, globalement, ne me semblent pas maléfiques.

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    19 décembre 2011 à 7 07 15 121512
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    Noël est une pause bienvenue dans une année entière pour toucher les coeurs, verser un peu d’humanisme dans la coupe du tumulte pour empêcher le cahos et se remémorer le rôle personnel et social que nous avons tous.

    Lorsque la joie, la tendresse, l’amour, la bonté, le partage ne seront que souvenirs, de quel monde nous satisferons-nous?

    Je dirais que c’est une fête essentielle. Sans ces Noël, nous aurions perdu le souvenir de l’oncle Armand, raté la dent tombée de Samuel 4 ans, raté le sourire et la joie de maman lorsqu’elle nous voit tous à table, oublié la magie de Noël, celle qui fait vibrer les coeurs et nous fait penser à agir en humains meilleurs.

    Je nous souhaite à tous des moments de grâce. C’est un must.

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    19 décembre 2011 à 8 08 52 125212
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    Evolspir,

    Le mot malin a pour moi une connotation philosophique et sociale, aucun esprit religieux en dénotation et exclus le malin-génie de Descartes .

    Le malin c’est l’esprit de celui qui a comme projet le mal, faire le mal.*

    «Les miliciens cerbes qui ont forcé un grand-père à manger le foie de son petit fils encore vivant, ou les hutus qui ont coupé à la machette les membres d’une petite fille de 3 ou 4 ans pour ensuite caler une caisse de bière sur son corps toujours vivant avait comme projet le mal, celui de faire soufrir sans aucune raison…
    Une attitude que les biologistes ne retrouvent pas chez l’animal.»
    – Luc Ferry, (conférences données à Québec en 2001 avec le biologiste Jean Didier Vincent; ‘Réussir sa vie – Qu’est-ce que l’Homme?’)



    * Les sept règles de la malignité pure

    – Ne dis jamais la vérité, mais donne-toi l’air de la dire. En effet, si tu dis la vérité, les autres peuvent compter sur toi ; tu leur sers donc à quelque chose et ils ne te servent à rien.
    – Ne respecte aucun droit de propriété, mais affirme que la propriété est sacrée et inviolable, et approprie-toi tout ce que tu pourras. Si tu veux tout posséder, comme ton bien incontesté tout dépendra de toi.
    – Sers-toi de la moralité des autres comme d’une faiblesse que tu utiliseras à tes fins.
    – Incite ton semblable au péché, et cependant feins de reconnaître la moralité comme nécessaire.
    – N’aime personne.
    – Rends malheureux quiconque ne veut pas dépendre de toi.
    – Sois pleinement cohérent et ne te repens jamais de rien. Ce que tu as résolu, fais le sans hésiter, et advienne que pourra. Ainsi tu montreras ta pleine indépendance et, grâce à l’égalité de tes procédés, tu auras l’air d’un homme juste, ce qui fournira un habile moyen de faire des autres tes esclaves avant qu’ils s’en aperçoivent.

    Apologie du diable, Benjamin Erhard (1766-1827)

    DG

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    19 décembre 2011 à 14 02 21 122112
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    Intéressant et cultivant.

    Merci.

    Bonne fête de Noël à toutes et à tous « quand même »

    😀 😀 😀

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      22 décembre 2011 à 5 05 51 125112
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      Joyeuses fêtes! 😛

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    19 décembre 2011 à 14 02 34 123412
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    Monsieur Oscar Fortin , moi je me dis que tant que mes voisins n’auront pas appris à respecter les Lois et les Règlements de mon coin de  »PAYS DU QUÉBEC » de même que ceux qui dirigent la Municipalité , soit ceux de Tingwick , il ne me sert à rien d’essayer de pèter de la brou nulle part ailleur sur cette  »PLANÈTE ». === Par contre et ce depuis 20 ans , je m’arrange que ce soit la  »PAIX » pour le temps des  »FÊTES ».

    Monsieur Oscar Fortin , je vous respecte aussi beaucoup et peut-être qu’après le 6 janvier 2012 , les Francs-Maçon( Sioniste , Israël et les B.B(British) , vont enfin m’envoyer une Petite-Pitounne pour tenter de me faire succomber. P.S. Genre Édith ou Sarah. J esuis méchant là un peu

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    19 décembre 2011 à 14 02 46 124612
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    Je suis méchant là un peu , mais ce n’est que depuis 2 ans que les choses , on en parle vraiment sur le web , pis ça fait chier la  »PENTARCHIE » , qui est basé en France.

    Bonne fin d’après-midi Monsieur Fortin ,
    Jean-Marie De Serre.

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    24 décembre 2011 à 2 02 24 122412
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    Pour Sylvain encore à toutes fins utiles

    « Nous ne prétendons rien, nous, non croyants, nous demandons tout simplement à ceux et à celles qui croient, de nous prouver leurs dires. »

    Que signifie ce propos ultra-classique et ringard ?

    Votre capacité à l’exprimer est-elle tout au début de la chaîne née du hasard et pas d’une pensée « divine »

    « Ils sont là, les dogmes ».

    Les dogmes sont en effet des inventions humaines souvent votés sous pression (empereurs romains en particulier) pour ce qui est du christianisme initial

    «  Est-ce que je sais qu’il n’y a rien? Non. »

    Donc vous êtes agnostiques ? Ce qui a mes yeux est moins désolant qu’athée

    « Là, vous faites la marche inversée, vous demandez à ceux qui ne croient pas, de prouver l’inexistence de quelque chose »,

    Personnellement, à la limite, je vous demanderais gentiment, SVP, de prouver que votre idée de votre/notre origine est fondée.

     » Parce que c’est bien beau le Big Bang, etc.., mais pourquoi, et comment, tout ça fut possible, avant que ça ne se produise? »

    Excellente question, surtout que le bigbang est lui-même contesté.

    « Il y en a de ces questions. Quant à moi, je vois bien plus Jésus comme un Che Guevara de son temps, un révolutionnaire attaquant l’Empire ».

    Erreur : si on arrive à faire le tri entre les « pieux ajouts », les citationsn de la Bible et les paroles qui sembleraient originales et dont le plus célébre fils de charpentier serait vraiment l’auteur, il aurait seulement dénoncer le peu de ferveur et l’hypocrisie des « cadres » du judaïsme de Jérusalem et environs qui n’étaient déjà qu’un des judaïsmes pratiqués là ou des Juifs étaient présents. Alors que le judaïsme initial était bien postérieur au petit chef de mercenaires David , c’est à dire au plus tôt sous le roi Josias, sinon encore plus tard sous Néhémie.

    « Che sera peut-être le Jésus des prochains Humains, dans 2000 ans »

    Le Che cubain fut bien moins admirable que généralement retenu, comme souvent les « grands hommes ». Alors ce n’est pas à souhaiter 😀

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    24 décembre 2011 à 8 08 37 123712
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    Je viens de reprendre contact avec les commentaires. À l’intention de Sylvain et d’evolspir, je reprendrai ce que j’ai déjà exprimé plus haut, à savoir que la meilleure démonstration de ce croit quelqu’un se retrouve, quelque part, dans ses oeuvres. Si je dis que je crois en l’existence de Dieu, j’en appelle à la foi. Si vous dites que vous croyez que Dieu n’existe pas, vous en appelez à votre foi. Par contre si vous soutenez que vous pouvez démontrez l’impossibilité de l’existence de Dieu, alors vous m’en faites la démonstration.

    Quelqu’un peut lire les évangiles et croire et un autre les lire et ne pas croire. Je n’y peux rien. Il faut croire que c’est comme ça.

    Par contre si nous ramenons la foi que chacun porte à sa manière sur le terrain de l’humanité et des valeurs essentielles qui en sont le ferment, comme c’est le cas de la justice, de la vérité, de la solidarité, de la compassion, de la liberté, de l’entraide, alors nous mesurons en nous-mêmes l’inspiration que nous apporte notre foi pour devenir des artisans d’humanité.

    À la limite m’importe peu que quelqu’un croit ou ne croit pas. Par contre m’importe beaucoup ce qu’il fait dans le quotidien de sa vie pour que le visage de l’humanité soit toujours plus humain.

    Sur ça je vous souhaite à tous et à toute Joyeux temps des Fêtes et bonne et heureuse année dans la paix et au service de notre humanité.

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    24 décembre 2011 à 9 09 18 121812
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    « Quelqu’un peut lire les évangiles et croire et un autre les lire et ne pas croire ».

    Cher Oscar

    Un dernier et effort, puisque c’est Noël

    c’est à dire non-jour de naissance d’un célèbre fils de charpentier dont exégètes et historiens réunis nous démontrent qu’il n’est pas né à Bethléem

    Vous êtes, j’espère pour vous, assez cultivé ou en mesure vous documenter par Internet pour comprendre que lorsque vous lisez une parole de Jésus qui a très probablement existé, quoiqu’il il y ait eu plusieurs Jésus dérangeants à la même époque
    – soit un pieu ajout apologétique
    – soit une citation de l’Ancien testament reprise par Jésus
    – soit une des rares paroles de son cru dans la mesure où il semblerait peut-être éventuellement probable qu’il l’est vraiment prononcée.

    Pour mémoire : je ne crois pas en Dieu, je suis plus certain qu’Il existe que je suis certain que vous existez bien et que vous allez lire ceci sur votre ordinateur.

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    24 décembre 2011 à 11 11 17 121712
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    Vous ne croyez pas en Dieu, mais vous croyez en son existence. Dans les relations humaines il arrive de telles situations où nous ne croyons pas en une personne tout en sachant qu’elle existe. Par exemple je n’ai jamais cru en G.W. Bush bien que je sache qu’il existe.

    Peut-être aurez-vous demain, une autre occasion de vous exprimer et de mettre en discussion des points qui ressortiront du prochain texte « La conscience des consciences ». D’ici là bonne fin de journée et que votre joie soit parfaite.

    en toute amitié

    Oscar

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    24 décembre 2011 à 11 11 28 122812
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    Joyeux Noël à vous tous et toutes. Les impératifs du Noël de la foi ne viennent pas balayer du revers de la main les bons sentiments de notre Noël de la culture.

    Demain sera un autre jour et une autre réflexion….

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    24 décembre 2011 à 12 12 42 124212
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    Vous ne m’avez pas compris

    Vous connaissez l’expression « Tu crois ou t’en es sûr » ?

    C’est en ce sens que je dis que je ne crois pas mais que je suis – c’est bien mieux – sûr que Dieu existe 😀 😀 😀

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    25 décembre 2011 à 9 09 41 124112
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    La Foi dans la religion, la conception de Dieu, le message du merveilleux Jésus est le « jésuïsme ».

    Le christianisme est UNE AUTRE religion, qui a MAINTENU, parallèlement au message des Evangiles, la conception criminogène de Dieu.

    C’est aussi cette AUTRE religion qui, dans sa composante catholique et par la voix de son pape actuel, a très explicitement RE-SACRALISE cette conception criminogène. Voir ici :

    http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279

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    25 décembre 2011 à 10 10 21 122112
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    « La Foi dans la religion, la conception de Dieu, le message du merveilleux Jésus est le « jésuïsme ». Le christianisme est UNE AUTRE religion, qui a MAINTENU, parallèlement au message des Evangiles, la conception criminogène de Dieu »

    Vous avez très mal digéré puis rejeté votre culture catholique

    Le « jésuisme » n’existe pas : le fils du charpentier Joseph n’a pas crée une religion , il a dénoncé le peu de ferveur des cadres de celui des judaïsmes qu’on pratiquait à Jérusalem et environ et il en est mort et bien mort

    C’est essentiellement Shaül de Tarse, dit Saint-Paul qui a inventé le christianisme pendant que Jacques, un frère de Jésus présidait une communauté qui pratiquait disons un judaïsme « jésuisé » qui, entre autres,bien plus tard, a servi de base à Mohamed pour créer l’islam initial

    Dieu n’est absolument pas criminogène ; ce sont les religions qui le sont

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    25 décembre 2011 à 10 10 26 122612
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    Pierre Régnier, merci pour votre commentaire. Il soulève une question de fond, à tout le moins pour moi, qui est celle de la relation entre foi et religion. Si vous lisez quelque peu les articles que j’écris à teneur de croyance et de foi, vous réaliserez que j’en suis arrivé à dissocier complètement l’une de l’autre. Parfois, je me dis en moi-même que plus je crois, moins je suis religieux. Je pense qu’il y a là matière à réflexion.

    Joyeux Noël et merci pour votre commentair

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    26 décembre 2011 à 12 12 25 122512
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    @ EVOLSPIR

    J’ai « très bien digéré puis rejeté ma culture catholique ».

    L’important est que vous pensiez, comme moi, que « Dieu n’est absolument pas criminogène, ce sont les religions qui le sont ».

    Moi je pense, en plus, que celle de Jésus ne l’était pas, ne l’était plus.

    Et je trouve triste que celle des Pères de l’Eglise, le trahissant dans les siècles suivant, le soit redevenue.

    Et je trouve révoltant que, 15 siècles plus tard encore, Benoît XVI et la hiérarchie catholique à son service choisissent la conception criminogène des Pères de l’Eglise contre celle, pacifique et pacifiante, de Jésus.

    Et cela alors que la prétendue juste violence est à nouveau pratiquée dans le monde par des islamistes, pour partie au moins descendants spirituels des Pères de l’Eglise.

    @ OSCAR

    C’est bien là, en effet, qu’est le problème : ceux qui ont la foi en Dieu, en Jésus, en sa merveilleuse conception de Dieu et de l’humanité devraient rejeter fermement la croyance, A NOUVEAU JUSTIFIEE ET REVIVIFIEE PAR L’EGLISE CATHOLIQUE, en la prétendue violence de Dieu, qui l’aurait conduit à commander jusqu’à un très explicite génocide au moins.

    Puisse le beau symbole jésuïste de Noël éclairer les croyants sur le caractère double et hypocrite du discours du pape en ce jour de paix !

    Puisse leur foi dans le Dieu de Jésus les conduire à EXIGER QUE CESSE CE DOUBLE DISCOURS, cause au moins indirecte et partielle des crimes islamistes !

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    27 décembre 2011 à 9 09 52 125212
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    En réponse à Pierre

    « en sa merveilleuse conception de Dieu et de l’humanité »

    Les paroles qui semblent pouvoir, avec très peu de chances de se tromper, être attribuées authentiquement au plus célèbre fils de charpentier, probablement un temps charpentier lui-même, sont belles, mais se résume à très peu de phrases.

    « ….devraient rejeter fermement la croyance, A NOUVEAU JUSTIFIEE ET REVIVIFIEE PAR L’EGLISE CATHOLIQUE »,

    Quand donc le Vatican a justifié la violence ?

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    27 décembre 2011 à 10 10 42 124212
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    @ EVOLSPIR

    Même s’il était démontré que Jésus n’a pas été l’auteur des propos qui lui sont attribués dans les évangiles, et MÊME s’il était démontré qu’il n’a jamais existé,je continuerais de penser exactement la même chose.

    Simplement, au lieu d’admirer « le merveilleux prophète juif Jésus », j’admirerais le merveilleux personnage principal du « roman » que constitueraient alors ces évangiles.

    Je n’ai jamais accordé beaucoup d’importance aux discussions sur l’authenticité de Jésus (que je sais attestée par très peu de documents historiques) et de ses paroles parce que, ce qui m’a toujours principalement intéressé (et enchanté) c’est le formidable mouvement de remise en question de la prétendue violence de Dieu, en ce lieu et à cette époque décrits par les évangiles.

    C’est pourquoi je suis scandalisé par la re-justification, la re-vivification, la re-dogmatisation, la re-sacralisation de LA CROYANCE en cette prétendue violence BIEN REELLEMENT effectuées par l’église de Benoît XVI.

    Je dis bien : LA CROYANCE. Et je dis aussi explicitement que l’Eglise demande aujourd’hui de la croire réelle et juste SEULEMENT à l’époque de l’Ancien Testament et en précisant qu’il faut « bien l’interpréter ».

    Mais j’ajoute, c’est vrai, que cette prétendue « bonne interprétation » constitue selon moi une ACCGRAVATION de la croyance elle-même.

    C’était tout l’objet de mon article de Centpapiers auquel je ne cesse de renvoyer parce que, à ce jour, personne ne m’a montré qu’il contenait des éléments faux :

    http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279

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