LE PAPE FRANÇOIS, CHEF D’ÉTAT, AU SERVICE DE L’EMPIRE

 

 

Incroyable, mais vrai, le pape François, comme chef d’État du Vatican, reçois le candidat défait à la dernière élection présidentielle au  Venezuela, Henrique Capriles, l’homme de Washington pour déstabiliser le Venezuela. 

Qui est Henrique Capriles? Il fut d’abord et avant tout un acteur important du coup d’État militaire qui renversa, en 2002, pour 48 heures, le gouvernement démocratique et légitime d’Hugo Chavez. Lors de ce coup d’État,  il avait assailli avec l’extrême droite, l’ambassade de Cuba, à l’encontre du droit international qui protège toute représentation diplomatique à travers le monde, pour s’y introduire et y causer de nombreux dommages. De véritables actes terroristes que nos sociétés ne sauraient tolérer. 

C’est, ce même Henrique Capriles qui a incité ses partisans, suite à sa défaite électorale d’avril dernier,  d’aller se défouler en saccageant des centres de santé, des centres communautaires, provoquant la mort de 17 personnes et  faisant plus de 65 blessés. Il est l’homme de main de Washington pour créer le chaos et créer les conditions pour un coup d’État militaire en vue de permettre à Washington et aux oligarchies nationales de reprendre le contrôle du pays, de ses richesses et de ses institutions politiques.  En recevant Henrique Capriles, le pape François reçoit exactement les porteurs de ce projet diabolique. 

De cela, le pape François ne peut feindre l’ignorance, son nouveau Secrétaire d’État étant l’ex-nonce apostolique  au Venezuela, Pietro Parolin. De plus, comme cardinal argentin, il a pu suivre à travers ses contacts et les divers médias de communication, tous ces évènements qui ont marqué le règne du président Chavez. Lors de sa rencontre avec le président Maduro, en juin dernier, il avait tous les dossiers en main pour en discuter avec ce dernier. 

Le seul fait de recevoir ce candidat qui s’est refusé, à ce jour, de reconnaître les résultats des dernières élections présidentielles, lesquels furent confirmés par la communauté internationale, le Conseil électoral national, le Tribunal supérieur de justice, est un affront à l’État vénézuélien sous la gouvernance légitime et constitutionnelle du président Maduro. 

Quelle autorité morale a Henrique Capriles  pour discuter avec le pape François de l’avenir du Venezuela? Quel message envoie le pape François au peuple vénézuélien et aux peuples émergents de l’Amérique latine, en recevant ce candidat défait, auteur de nombreux crimes et sans respect pour le peuple vénézuélien et la Constitution? 

A-t-il pris le temps de lui parler de son condo, acheté 5 millions de dollars à New York, peu de temps avant la dernière campagne électorale? Lui a-t-il parlé de l’importance de changer les cœurs avant de vouloir changer les structures, discours amplement utilisé pour contenir l’action des révolutionnaires? Lui a-t-il rappelé qu’il était contre toutes les tentatives de coup d’État et contre tout usage de la violence? Lui a-t-il rappelé l’importance d’agir dans le cadre des institutions existantes et de l’actuelle constitution, voulue et votée par le peuple? 

Imaginons un seul instant que Lopez Obrador, candidat défait aux élections présidentielles mexicaines ait demandé une audience au Pape pour y dénoncer la corruption, les irrégularités, etc. Nous pouvons être certains que cette demande n’aurait pas franchi les murs de la nonciature apostolique de ce pays. 

Mieux encore, supposons que Xiomara Castro, soit la candidate défaite au Honduras, suite au scrutin du 25 novembre prochain, et qu’elle demande à être reçue par le Pape pour faire état des assassinats politiques, de la corruption et des nombreuses fraudes électorales ayant marqué cette élection. Sera-t-elle reçue les bras ouverts par le Pape alors que son parcours politique est sans tache? 

Ce ne sera certainement pas le cardinal Oscar Andres Rodrigues Maradiaga, collaborateur des putschistes qui ont  renversé, en 2009, le président légitime d’alors, Manuel Zelaya, époux de Xiamora Castro, qui va lui ouvrir les portes pour qu’elle aille tout dire au Pape. 

Cette audience, accordée par le pape François, est un jour sombre qui marquera encore pour longtemps la dépendance de l’État du Vatican de Washington et des oligarchies nationales. Ce fait démontre, mieux que tous les discours, que le Vatican est toujours une marionnette au service de l’Empire. 

Le pasteur François, lorsqu’il devient chef d’État, perd beaucoup de son indépendance et de sa liberté. Il y perd également beaucoup de son charme et de sa crédibilité. Avec l’entourage qu’il s’est donné, pas surprenant que de tels évènements se produisent. 

L’Église ne pourra indéfiniment servir deux maitres : Dieu et Mammon. 

 

Oscar Fortin 

Québec, le 6 novembre 2013  

http://humanisme.blogspot.com  

avatar

Oscar Fortin

Libre penseur intéressé par tout ce qui interpelle l'humain dans ses valeurs sociales, politiques, économiques et religieuses. Bien que disposant d'une formation en Science Politique (maîtrise) ainsi qu'en Théologie (maîtrise), je demeure avant tout à l'écoute des évènements et de ce qu'ils m'inspirent.

15 pensées sur “LE PAPE FRANÇOIS, CHEF D’ÉTAT, AU SERVICE DE L’EMPIRE

  • avatar
    10 novembre 2013 à 20 08 05 110511
    Permalink

    Dans la bataille contre le « capitalisme », nous ne sommes pas en lice d’un tournoi médiéval, mais dans une empoignade à mort et sans honneur dont c’est le résultat qui compte. Si par quelque anachronisme, vous pouviez voir une photo de Jean Moulin saluant courtoisement un officier SS, croiriez -vous qu’il il trahit ou qu’il donne le change ?

    Les Jésuites sont dans le round final d’un plan en marche depuis des siècles. S’ils le perdent, c’en sera fini d’eux, de l’Eglise et d’une vision du monde qui est celle de l’Occident. Je suis persuadé qu’ils ne cèdent que ce qu’ils ne peuvent tenir sans sacrifier inutilement leurs ressources au risque de compromettre le but final. Nous devons laisser courir sans entraves le cheval qui porte nos couleurs.

    PJCA

    Répondre
    • avatar
      10 novembre 2013 à 23 11 39 113911
      Permalink

      On sent une sorte de confiance «aveugle» dans les jésuites.
      Je crois qu’il est toujours risqué d’avoir une confiance aveugle.

      Un exemple vous vient certainement en tête, Pierre JC.

      Salutations,

      Serge Charbonneau
      Québec

      Répondre
    • avatar
      11 novembre 2013 à 6 06 13 111311
      Permalink

      Merci Pierre pour votre commentaire. Vous savez sur les jésuites plus que j’en sais moi-même. Personnellement, je les respecte beaucoup et j’ai beaucoup de connaissances qui en sont. Plusieurs ont été en Amérique latine des artisans de la théologie de libération, certains y laissant même leur vie. C’est le cas des 7 jésuites assassinés à l’université des Amériques au Salvador. Par contre, il y en a d’autres, plus proches des pouvoirs, qui ont glissé vers ces pouvoirs et qui les ont bien servis.

      Le père Arrupe, Général des jésuites, maintenant décédé, est devenu la bête noire du pape Jean Paul II en faisant un grand ménage dans les engagements des jésuites dans le monde. Il a remis la compagnie au service des peuples opprimés, donnant ainsi un coup de barre important pour replacer les impératifs évangéliques au coeur de l’action de la Compagnie des jésuites.

      En ce sens vous avez raison d’espérer que ce nouvel élan soit celui du pape François et qu’il ait une stratégie bien à lui pour manoeuvrer à travers ces loups se présentant comme des agneaux. J’espère que la suite des évènements vous donnera raison. Il faudra que cette suite conduise à une véritable coupure d’avec les pouvoirs dominants de nos sociétés.

      Avec tout mon respect et bonne journée à vous

      Répondre
  • avatar
    10 novembre 2013 à 22 10 02 110211
    Permalink

    Se souvenant la révolte de la Fronde, Louis XIV a fait construire Versailles pour y approcher les nobles intriguants étroitement surveillés et en faire ses courtisans pour mieux les diriger, soumettant la noblesse à une stricte obéissance et en contrôlant tous les courants d’opinion.

    Suivant de près les conseils de l’Histoire, les démarches du premier jésuite semblent lui profiter. Il impose d’abord, par l’attrait de ses comportements, un esprit plus près des espoirs de justice, de concorde et de partage que l’humanité réclame. S’il semble naif par les fonctions qu’il attribue à ses proches au Vatican-Versailles, il saura profiter par ruse de leurs intentions réelles qu’ils dévoileront par leurs proches conseils.

    DG

    « Une révolution est toujours inaugurée par des naïfs, poursuivie par des intrigants , consommée par des scélérats. » Paul Bourget

    Répondre
  • avatar
    10 novembre 2013 à 22 10 26 112611
    Permalink

    Le pape François, s’il n’a pu résister aux pressions de ses proches pour qu’il reçoive ce personnage plus que contesté, qu’est Henrique Çapriles, faut-il en attribuer le fait à une stratégie jésuite, ou est-ce le résultat normal de quelqu’un qui appuie objectivement les forces d’opposition vénézuélienne? Personnellement, je pense qu’il est actuellement profondément tiraillé et qu’il aura, à un moment ou l’autre, un tête-à-tête avec son nouveau secrétaire d’État, Pietro Parolin. Dans les mois qui viennent, nous verrons de quel bois se chauffe le chef d’État du Vatican.

    Pour le moment, le geste posé, en recevant Capriles, donne à l’opposition oligarchique du carburant pour aller de l’avant avec leur projet de déstabilisation du pays qu’est le Venezuela.

    Il faut dire que j’aime le pasteur, mais que le chef d’État me donne des sueurs froides.

    Répondre
    • avatar
      10 novembre 2013 à 22 10 39 113911
      Permalink

      Oui, quand on suit de près l’évolution diplomatique du Vatican on a raison d’avoir des sueurs froides. Mais comment connaitre les intentions de l’autre partie si tu ne converses pas avec lui?
      Avant tout Pouvoir il importe de tout Savoir.

      DG

      « La théorie doit être une observation, non une doctrine.
      C’est une investigation analytique de l’objet qui aboutit à sa connaissance et, appliquée à l’expérience, en l’occurrence l’histoire, entraîne la familiarité avec cet objet. Plus elle atteint ce but, plus elle passe de la forme objective d’un savoir à la forme subjective d’un pouvoir. » Clausewitz

      Répondre
      • avatar
        10 novembre 2013 à 22 10 55 115511
        Permalink

        Et pour Pietro Parolin, ce n’est pas un loup qu’on projette d’envoyer à la bergerie du Système, c’est un renard qui en revient.

        DG

        Répondre
      • avatar
        11 novembre 2013 à 5 05 55 115511
        Permalink

        @D.G.: L’Église, en dehors de sa structure d’État, a une présence dans toutes les parties du monde tant à travers ses diocèses et paroisses, qu’à travers toutes ces communautés religieuses qui y déploient leurs activités d’Église. Les sources d’information ne manquent pas et le plus souvent de premières mains.

        Ceci dit, il est vrai que le système en arrive à récupérer même les pasteurs qui n’assument aucune responsabilité d’État. C’est le cas en Amérique latine pour la majorité des évêques et cardinaux mis en place par les prédécesseurs du pape François. Un bel exemple est l’actuel cardinal du Honduras Oscar Andres Rodriguez Maradiaga qui fait tout pour que la candidate, Xiomara Castro, donnée gagnante pour les prochaines élections, ne soit pas élue.

        Nous n’en sommes plus à des réformes, mais à une véritable conversion. L’Église doit retrouver son âme en redevant ce qu’elle aurait dû toujours être, une communauté de vie qui témoigne la bonne nouvelle de la libération des peuples et l’avènement d’un monde fondé sur la justice, la vérité, la solidarité, la compassion, etc. Elle doit redonner la parole à ses prophètes au lieu de les bâillonner.

        Merci Denis et bonne journée.

        Répondre
  • avatar
    10 novembre 2013 à 23 11 34 113411
    Permalink

    Lorsque je lis ce texte, Oscar (je délaisse ici, le M. Fortin, parce que je vous connais tout de même un peu), je ressens le mal qui vous a sans doute envahi en voyant cet affront se faire.

    Je ne peux faire autrement que penser à ce Obama, que j’ai défendu comme jamais je n’ai défendu un futur président US. Obama en qui j’avais tellement confiance et qui m’inspirait tant d’espoir.

    Et je fais un parallèle avec celui qui se fait maintenant appeler François. Vous aviez mis tellement d’espoir dans cet homme d’église. Voilà qu’il vous trahit en quelque sorte. Et cette trahison, j’ai l’impression que je la ressens, cette trahison que vous ressentez sûrement. Quelle déception.
    Comme si nous ne pouvions plus avoir confiance en personne. En personne.

    Bien peu de gens donnent leur vie pour de nobles causes, pour leurs semblables, pour leur Pays, pour leur continent dans le cas de ces continents exploités (Afrique, Amérique latine).

    Votre texte est courageux et à la hauteur de votre foi et de votre noblesse de vrai grand humaniste.
    Merci.

    Salutations,

    Serge Charbonneau
    Québec

    Répondre
    • avatar
      11 novembre 2013 à 5 05 41 114111
      Permalink

      @Serge: Merci pour votre commentaire. Des évènements comme celui relevé dans le présent texte, me convainc toujours plus que l’Église ne devrait d’aucune manière être un État, si petit puisse-il être. C’est en tant qu’État qu’elle devient un lieu de pouvoir et de récupération par les puissances pour mieux dominer les peuples.

      Le pape François, comme pasteur, répond bien à mes attentes, mais en tant que chef d’État, il devient sujet à récupération. Dans le cas présent, il n’a pas su ou pu résister. Il a reçu cet homme politique au passé fasciste et terroriste au moment même où l’empire met la table pour un coup d’État au Venezuela. Il couvre ainsi de sa popularité de Pasteur, Enrique Capriles, l’homme de main de Washington pour préparer le terrain à ce coup d’État. C’est ce qui me déçoit le plus et me fait espérer qu’on mette au plus vite et une fois pour toutes la clef dans l’État du Vatican. L’Église n’a pas besoin de cet État pour réaliser sa mission, mais les puissances ont besoin de l’État du Vatican pour poursuivre leurs guerres de domination et de conquête. Le loup, recouvert de la peau d’agneau, passe plus facilement.

      Merci Serge et bonne journée

      Répondre
  • avatar
    11 novembre 2013 à 2 02 35 113511
    Permalink

    @Oscar Fortin

    Comme vous le dites, en devenant chef d’État du Vatican, le pasteur François a perdu de son indépendance et de sa liberté. Que se passe-t-il vraiment en coulisses? Des intrigues en catimini, des concessions?

    Le pape François n’est déjà plus le pasteur qui stimulait mon enthousiasme et il ne faut pas lire dans ces mots une condamnation de ma part à son égard. Je crois simplement que les deux fonctions sont difficiles à concilier.

    Je considère l’Église comme une institution créée par l’homme, donc hautement imparfaite, pleine de contradictions.

    J’espère quand même qu’il délivrera l’Église de son or impur.

    Carolle Anne Dessureault

    Répondre
    • avatar
      11 novembre 2013 à 6 06 31 113111
      Permalink

      @Carolle : Merci pour votre commentaire. Il est vrai que c’est déprimant, mais ce n’est pas suffisant comme pour tirer la serviette. Je continue de croire en ce pasteur qui n’aura d’autres choix que de libérer l’Église des pouvoirs des grands et des puissants de ce monde.

      Autant je mets en évidence tout ce qu’il fait comme pasteur, autant je me fais des plus critiques pour ce qu’il fait comme chef d’État. Déjà, sur d’autres sites où l’on relève ses affirmations confirmant que l’antisémitisme est incompatible avec le christianisme, ce avec quoi je suis tout à fait d’accord, je lui demande de nous dire ce qu’il pense du sionisme et si ce dernier est compatible avec le christianisme. Dans mon esprit à moi, le sionisme et le christianisme sont incompatibles. Je voudrais qu’il le dise. Alors chaque fois que l’occasion m’est donnée je reviens sur cette nécessité de clarifier sa pensée sur ce point précis, question de ne pas confondre sionisme avec juif.

      Comme pasteur universel, il doit avoir un regard et un agir qui rejoignent et respectent l’ensemble des personnes et des peuples.

      Contre toute espérance, je continue d’espérer.

      Merci Carolle et bonne journée à vous.

      Répondre
  • avatar
    11 novembre 2013 à 11 11 15 111511
    Permalink

    Le Vatican est un état dans l’état, comme la City de Londres ou le district de Columbia aux E-U.

    Il s’agit, fort probablement, de l’état qui dispose du plus imposant dispositif diplomatique au monde: les nonciatures et leurs succursales.

    Il faut connaître le mode de fonctionnement des obédiences, peu importe leur couleur.

    Au sommet il y a l’hexagone, la tête ou le centre conceptuel, soit l’ordre des Jésuites pour l’église catholique romaine.

    Ensuite, il y a l’octogone, soit le bras armée de la structure. Dans le cas de l’église il s’agit de l’OPUS DEI.

    Au coeur de l’OD siège un conseil para-militaire qui s’occupe des opérations sur le terrain.

    Les Jésuites sont en charge des missions diplomatiques, de l’enseignement et du discours «progressiste» de la matrice romaine.

    L’OD s’occupe de la contre-réforme post-moderne.

    L’opposition entre les Jésuites (de gauche) et l’OD (réputée de droite) est purement factice.

    La puissance du Vatican vient du fait que les Jésuites et l’OD travaillent en parallèle et non pas en alternance.

    C’est la clef de compréhension du système en lice.

    Dans quelle mesure le Vatican est compromis au sein de l’Empire mamonique (pour reprendre l’idée de M. Fortin) ?

    D’après moi l’Empire manipule le Vatican en exerçant un chantage permanent au niveau de la mémoire historique et des dispositifs de représentation du LOGOS catholique.

    Au pourrait utiliser la métaphore suivante:

    L’empire est CATHODIQUE: en cela qu’il propage sa doctrine par le truchement des ondes (de la TV aux portables et ainsi de suite …);

    Le Vatican est CATHOLIQUE: en cela qu’il propage sa doctrine par le truchement de la communauté des fidèles.

    L’empire a besoin du Vatican en cela qu’il demeure la plus puissante matrice de contrôle de communautés humaines qui sont FIDÈLES à une doxa.

    L’empire cathodique a besoin de FIDÉLISER ses consommateurs/usagers utilisés. C’est ce qui explique pourquoi il s’adjoint les services du Vatican.

    La pseudo lutte qui oppose les Jésuites à l’OD, participe du spectacle de l’alternance de la gauche et de la droite. Soit la dialectique appliquée comme outil de domination sur le LOGOS.

    Le Conseil suprême qui siège au sein de l’OD est composé de membres qui siègent aussi sur le conseil de l’OTAN.

    La Suisse représente l’espace de neutralité parfait, un territoire qui n’est pas soumis à la dialectique du pouvoir.

    C’est pourquoi toutes les obédiences, tous les conseils suprêmes et toutes les puissances s’y retrouvent comme autour d’une table de jeu.

    Comme dans n’importe lequel jeu de stratégie, l’Empire a besoin de cases vierges pour opérer.

    La case vierge (il faut lire sur la théorie des stargates) dans le cas du Vatican, c’est le doute qui torture l’humble croyant en permanence:

    – supporter les Jésuites afin que l’église évolue et qu’elle se rapproche des fidèles et épouse un mandat de justice;

    – supporter l’OPUS DEI afin que l’église puisse être en mesure de s’armer contre d’autres obédiences qui lui font une guerre permanente.

    La clef de compréhension consiste à éviter les amalgames, à comprendre les structures, sans en faire des absolus, et à opérer une analyse transversale.

    Répondre
  • avatar
    12 novembre 2013 à 5 05 45 114511
    Permalink

    @Patrice-Hans Perrier: Je m’excuse du retard à réagir à votre intéressante intervention. À première vue tout semble se tenir, Jésuites-Opus Dei, chacun jouant un rôle, comme vous dites, parallèle, d’alternance de gauche et de droite. Vous confirmez que l’Empire a besoin de cet État pour s’introduire dans les peuples sous les apparences de bons garçons. C’est, en résumé, ce que je comprends de votre intervention.

    Je ne sais toutefois pas si tout est si clair: le rôle des jésuites versus le rôle de l’OD, bras armé de l’Église. Dans la tradition jésuite, les fils d’Ignace de Loyola se voient également comme une armée au service de l’Église et du pape.

    Votre présentation présente certaines clefs pour comprendre ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir. Il y a là des points de référence intéressants. Il s’agit évidemment d’une lecture structurelle et politique de l’Église et non de sa mission évangélique.

    Je vous avoue que je dois poursuivre ma réflexion sur tout cela. Si vous avez des références à me donner, elles seront les bienvenues.

    Merci pour votre commentaire et bonne journée à vous.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *