Le pic immobilier

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J’aimerais attirer votre attention au graphique ci-haut qui donne une comparaison des prix immobiliers de tous les grands centres urbains au Canada en date du mois de mai dernier (source). Ça donne une bonne image de choses à venir. La zone du milieu indique jusqu’où les prix immobiliers pourraient chuter après l’éclatement. On peut constater que les marchés de Montréal et Ottawa risquent de souffrir un peu moins les effets de l’éclatement de la bulle immobilière que d’autres marchés, mais il faut quand même dire que si vous cherchiez à acheter votre première maison, le moment serait quand même mal choisi. Même à Montréal, les maisons pourraient perdre jusqu’à 25% de leur valeur. À Vancouver, les prix risquent de chuter de moitié, ce qui risque de causer une vague de faillites personnelles jamais vue auparavant.

Nous nous croyions tellement intelligents en 2007 lorsque la bulle immobilière a éclaté aux États-Unis. On riait des stupides américains qui ont fait des tas de prêts hypothécaires sans bon sens à des gens qui n’auraient jamais les moyens de payer. Des milliers de ménages américains se sont retrouvés à la rue avec une hypothèque qui excédait la valeur de leur maison. C’est sur le point d’arriver encore ici. Le taux d’intérêt de la Banque du Canada a été maintenu près de 0% depuis plus de deux ans et est toujours trop bas malgré une récente hausse. Ça a permis au banques d’offrir des hypothèques à des taux dérisoires (et empocher des profits monstres). Vous vous souvenez de Fannie Mae et Freddie Mac? Au Canada, nous avons la SCHL qui joue essentiellement le même rôle à sécuriser et titriser des hypothèques. Combien d’hypothèques? Oh, environ 60% de toutes les hypothèques au Canada. Qui garantit ces hypothèques? Vous et moi par le biais de vos impôts fédéraux.

Pire encore, certains utilisent l’équité de leur maison comme un guichet automatique en ré-hypothéquant leur maison pour s’acheter des motoneiges, des bateaux, etc. Qu’arrivera-t-il à ces gens quand les prix immobiliers s’écrouleront? Il est quasiment inimaginable que nous répétions toutes les mêmes erreurs que les américains en ayant encore la dévastation que ça leur a causé dans notre rétroviseur, mais il semble que nous soyons plus stupides qu’eux.

Maintenant, il semble que nous ayons rejoint le pic et les ventes immobilières commencent à s’essouffler. Selon un article du Globe and Mail, le volume des ventes immobilières a dramatiquement chuté. À Vancouver, le volume à chuté de 30% par rapport à l’année dernière et à Calgary de 40%. C’est le premier signe avant-coureur. Le reste du scénario américain risque de se répéter à partir de là:

  • Le volume de ventes chute soudainement.
  • Les prix ramollissent un peu.
  • Le niveau des inventaires remonte.
  • L’industrie immobilière essaient de convaincre les gens que rien ne se passe d’anormal.
  • Le déni s’installe dans les média qui clameront que les bases fondamentales sont toujours solides.
  • Les vendeurs tenteront de maintenir les prix tandis que la demande ne cesse de diminuer.
  • Les inventaires rejoignent de nouveaux sommets.
  • Les constructeurs commencent à offrir des incitatifs pour faire baisser leurs inventaires.
  • Les vendeurs commencent à réaliser trop tard ce qui se passe.
  • Les prix commencent leur descente.
  • Les vendeurs commencent à offrir des incitatifs pour vendre leur maison.
  • Les incitatifs ne fonctionnent pas.
  • La dégringolade des prix commence à s’accentuer.
  • La Banque du Canada tente de calmer le jeu en émettant des communiqués assurant le public que le marché immobilier est encore fondamentalement solide.
  • Les inventaires montent en flèche, les prix s’écroulent et les constructeurs coincés avec des surplus d’inventaires font faillite.


Certains évènements peuvent se produire simultanément et peut-être dans un ordre légèrement différent, mais tout commence par une chute du volume de ventes. Chose certaine, le pic immobilier est atteint, la descente est amorcée et avec les taux d’intérêts déjà trop bas, rien ne pourra arrêter l’avalanche.

20 pensées sur “Le pic immobilier

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    8 juillet 2010 à 7 07 31 07317
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    M.david
    J’avais lu voilà quelques mois déjà que les retards s,accumulaient pour un bon nombre de propriétaires au Québec.

    http://argent.canoe.ca/lca/financespersonnelles/quebec/archives/2010/04/20100407-055849.html
    Imaginons nous maintenant avec ce que vous nous détaillé ce matin, si tout ceci s’avère exacte, il y aura bien des gens malheureux.
    Nous pouvons le remarquer car depuis environ 1 ans à 1 ans 1/2, nous avons ici dans mon petit patelin en Estrie beaucoup de reprise de finance.

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    8 juillet 2010 à 8 08 11 07117
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    C’est peut-être exact, mais j’en doute un peu.

    Premièrement, ce ne sont pas la quantité des hypothèques qui ont fait chuter le marché américain, ce sont les hypothèques qui dépassaient 80% de la valeur de la maison hypothéquée. J’espère que nos « superviseurs » financiers sont toujours attentifs sur ce point.

    Deuxièmement, même si certaines hypothèques dépassent ce seuil de 80%, la partie en surplus est obligatoirement dotée d’une assurance. Ce qui diminue le risque du gouvernement.

    Troisièmement, si on inclu l’information fournie par un autre article déjà parue ici. il y a 50% de la population qui sont assurés d’un salaire au-dessus du niveau de pauvreté, suite à l’entente provinciale avec le syndicat de la fonction publique; ils pourront payer leur hypothèque. Au USA, il n’y a pas la moitié de la population engagée par l’État.

    Évidemment, ce ne sera pas drôle du tout pour ceux qui travaillent à l’augmentation du PIB; c’est à dire: ceux qui « produisent », mais…

    Résultat: on ne peut pas trop savoir ce qui surviendra.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    8 juillet 2010 à 8 08 32 07327
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    «On riait des stupides américains qui ont fait des tas de prêts hypothécaires sans bon sens à des gens qui n’auraient jamais les moyens de payer.»

    C’est un «patch» sur le Titanic qu’est le système capitaliste purzédur. Pourquoi je dis cela? Parce que si l’État ne consent pas à faire pour que toutes et tous aient accès, ou un semblant d’accès aux propriétés privées, alors c’est la grogne populaire inévitable. Voilà qu’il existe deux monde entre les pensées magiques des libertariens, et la réalité.

    Il y a des causes sociales à vos choix économiques. Les soins de santé universels par exemple, sont le résultat d’une économie néfaste, ne partageant pas les richesses, pour les causes que je vous ai déjà nommé. Le capitalisme purzédur ne partage pas les richesses, donc, se doit de modeler ses services en conséquence.

    Des prêts hypothécaires sans bon sens? Certes, il y en a eu! Mais sans ceux-là, il n’y aurait pas nécessairement eu de boom économique non plus, pas d’enthousiasme. Et encore…

    Vous refusez ici qu’on offre des hypothèques à des «gens incapables de payer», mais ces «mêmes gens» sont en fait conditionnés par des conditionnements précis, que vous semblez vouloir continuer de nier. Alors que ceux qui prêtent cet argent, sont eux-mêmes soumis à des conditions bien plus avantageuses, d’ailleurs, c’est notre argent qu’ils nous prêtent…

    Et d’autre part, monsieur David, vous jugez ces «gens incapables» de payer, et d’une autre part, vous félicitez ceux qui le peuvent, mais cela encore, en faisant fi des conditions de ceux-ci, elles-mêmes conditionnées par d’autres conditions et conditionnements. Vous ne faites que du totalitarisme, vous, les libertariens.

    Dans votre jargon, celui qui a du capital est un méritant. Or, on ne trouve aucune trace de ce «mérite» dans les parcours des bourgeois, qui puissent valoir l’argumentaire. Il est tellement aisé pour moi de rejeter d’emblée ces mérites que vous leur donnez facilement. Bref, on se retrouve, carrément, avec un type capable de payer, et un autre incapable. Pour vous, c’est le seul constat qui se pose, sans plus d’analyse poussée. On ne sait pas pourquoi l’un a plus les moyens de payer que l’autre. On patauge dans le totalitarisme. Inévitablement, puisque l’on omet de tenir compte de facteurs dits «processus».

    Autrement dit, votre constat est purement totalitaire. À suivre vos dogmes, il faudrait refuser; la santé, le toit, la bouffe, l’eau, le chauffage l’hiver, la climatisation l’été, etc.., à quiconque ne peut payer, et là, sans tenir compte des facteurs qui font d’eux, des bons ou des mauvais payeurs.

    N’importe quoi…

    «Qui garantit ces hypothèques? Vous et moi par le biais de vos impôts fédéraux.»

    Dans un système «foutu, pourri d’avance» -où les dés sont jetés en fonction du capital que vous possédez, avec ou sans mérite-, ça prend quelqu’un pour palier aux ratées sociales d’un système économique incapable de partager les richesses, créées par ceux qui la quémandent, ironiquement.

    Mais vous êtes égoïste, comme le reste des libertariens. Alors continuez de vivre la tête dans le sable, avec vos amies les autruches, et continuez de vous foutre éperdument du sort des autres.

    Un tel argument, de toute façon, ne peut pas prétendre ne pas défendre l’égoïsme crasse auquel on peut aisément rattacher les libertariens. Le problème, c’est qu’on vit sur le même caillou.
    Et les gens s’envient les uns, les autres mon cher capitaliste. Alors les motoneiges possédées par les uns, plus riches, font certainement l’envie des plus pauvres. Hervé Kempf a fait le tour de la question dans «Comment les riches détruisent la planète…».

    Mais comme ce système ne partage pas les richesses, alors les gens s’endettent. D’autres vendent de la drogue, pour arriver plus vite à la richesse des privilégiés. Et d’autres encore, vont trouver d’autres astuces, et l’égoïsme sera pour sûr au rendez-vous de ces initiatives.
    Prenez-vous en plutôt à votre système qui permet à des non-méritants, possédant les moyens de production, d’arriver à un taux de richesse en profitant du labeur d’autrui. Ces «autruis» ne font ensuite qu’envier leurs exploitants, ou ces «chanceux» -loterie, héritage…-.

    Et le fait que vous disiez que cela touche près de 60% des hypothèques au Canada, vous ne faites que confirmer mes dires, selon lesquels le capital n’est pas partagé, et selon lesquels ces gens envient les mieux nantis. Rien ne changera donc dans le système capitaliste ou libertarien, puisque la gestion économique ne change point. On tombe dans le «chacun pour soi», comme au temps des singes penseurs…

    Oui, les gens agissent comme si ils ne savaient pas compter… Mais d’autres gaspillent des fortunes, qu’ils n’ont pas méritées… Alors le débat commence où? Sur la mauvaise gestion per capita des gens? Ou sur le mauvais partage des richesses dans ce système pourri qui permet l’enrichissement personnel sur le labeur d’autrui –sur le simple facteur que le bourgeois détient les moyens de production, qu’il s’est attribué par des conditions précises, elles-mêmes soumises aux conditionnements X, arrivés eux, d’une autre condition…-?

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    8 juillet 2010 à 8 08 49 07497
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    Évidemment, ce ne sera pas drôle du tout pour ceux qui travaillent à l’augmentation du PIB; c’est à dire: ceux qui « produisent », mais…

    Entièrement d’accord ici. Quiconque fait sa part dans cette société, paiera le prix, et tous n’ont pas la même capacité de payer -mais font ironiquement quand même leur part (Le type du McDo, parce qu’il veut faire sa part dans ce domaine, même à «67 ans» par exemple, est pénalisé à cause des lois de l’offre et de la demande. Ce type fait sa part comme tout le monde, il se lève le matin, enfourche sa bécane et se rend crissement plus utile que bourgeois qui n’a pour mérite, que le fait de posséder les moyens de production, parce qu’il avait le capital pour atteindre ses buts et entreprendre.)- .

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    8 juillet 2010 à 8 08 50 07507
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    « Ou sur le mauvais partage des richesses dans ce système pourri qui permet l’enrichissement personnel sur le labeur d’autrui… »

    Il me semble que les hypothèques sont remboursées , en majorité, par le labeur personnel et non le labeur d’autrui.

    Quant à l’égoisme, il est là actuellement, on s’entend là-dessus, mais il sera encore là après « votre révolution ». C’est là où on s’entend le moins. Vous croyez qu’un « conditionnement » produit pas un système économique peut faire disparaître cet égoïsme. Je n’y crois pas du tout. D’ailleurs l’histoire me donne raison depuis des dizaines de siècles.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    8 juillet 2010 à 20 08 18 07187
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    «Il me semble que les hypothèques sont remboursées , en majorité, par le labeur personnel et non le labeur d’autrui.»

    Ce que c’est maladroit… Moi, je parle de l’injustice sociale, découlant elle, d’un conditionnement précis, celui des classes, donc des injustices économiques du système capitaliste. Vous niez qu’il y ait un conditionnement découlant de la possession du capital? Allons…

    On s’en fiche de qui paie les hypothèques, ce que je dis moi, c’est que tout le monde n’a pas les mêmes moyens de payer, pour des raisons bien précises que le libertarisme et le capitalisme ne règleront jamais.

    Le capitalisme et le libertarisme se fichent éperdument de la qualité des arguments de toute façon, il ne tient que compte des conditions prédéterminées par le conditionnement relatif, sans se soucier de ce dernier. Comme vous, ces systèmes se fichent éperdument des processus en expliquant d’autres, ce qui importe, c’est le résultat final, sans le comprendre… Et c’est pourquoi je ne cesse de me répéter…, comme si je parlais à un enfant de 4 ans.

    «Quant à l’égoisme, il est là actuellement, on s’entend là-dessus, mais il sera encore là après « votre révolution ». C’est là où on s’entend le moins. Vous croyez qu’un « conditionnement » produit pas un système économique peut faire disparaître cet égoïsme. Je n’y crois pas du tout. D’ailleurs l’histoire me donne raison depuis des dizaines de siècles.»

    Il est là, certes. Maintenant, l’est-il plus, là, parce qu’on se conditionne à cela? Sans aucun doute! Vous ne me ferez pas croire que le conditionnement médiatique n’y est pas, au rendez-vous…, que les informations ne vont pas en ce sens…, où l’on prime les libertés individuelles. À d’autres! (Le privé en santé! On nous a cassé la tête avec ces fausses prétentions divines du bienfait du privé en santé, pendant plus d’un an avant les élections de 2007. Résultat? Dans les sondages, tout ce que les gens savaient répondre, c’est ce qu’on leur avait répété pendant un an: «y paraît que le privé ça règlerait tout…»

    A-t-il toujours été là? Ben non! Les humains n’ont pas toujours été là, eux. Est-ce que l’égoïsme était plus présent avant? Possiblement, compte tenu des conditionnements, où il fallait survivre, entre autre, et non profiter de la vie, comme aujourd’hui. Mais encore, l’entraide devait donc exister également dans un monde de survie, non? Eh bien!

    Et le prochain siècle sera pareil? Rien ne change, comme ça? Tout est toujours pareil? Il y a toujours eu des pauvres un coup parti? Et le ciel? C’est sa couleur naturelle, ou il est-ce possible qu’il ait changé de couleur, compte tenu de processus forts différents qui l’ont frappé au fil des siècles, des millénaires, etc.. ? Eh bien! Moi qui croyais que les choses changeaient, selon des processus relatifs…, ben non! LARTISTE l’a dit… C’est pas de même! «C’est comme ça, pis c’est toute»…

    Mon cher LARTISTE, les choses changent, et ne cessent de changer à vrai dire. S’il y a toujours eu des égoïstes, c’est qu’il y a toujours eu des conditionnements pour qu’il y en ait. Une pomme ne pousse pas toute seule, ça lui prend un pommier…

    Voilà justement, la différence entre vous et moi mon cher libertarien. Je reconnais l’existence de processus modifiant le cour des choses, ou le conditionnant, alors que vous les idéalistes croyez dur comme fer que ces faits actuels, sont des faits de tous les temps, innés dans notre «race», comme si celle-ci en était véritablement une, et non pas, elle également, l’un des aspects de l’évolution de la vie sur Terre, relative aux conditionnements. C’est pathétique! Mais j’aime ça, et c’est pourquoi j’adore bloguer en fait!

    Mon cher LARTISTE, ne vous en déplaise, le conditionnement conditionne. Ça le dit… Et si le système est moins conditionnant à devenir égoïste, comme vous le prônez, et bien les gens pousseront moins vers ces concepts et plus vers ceux qu’on les conditionnera à adopter. Et mon cher, l’histoire m’en témoigne contrairement à vos prétentions! Justement!

    Jamais dans l’histoire, l’égoïsme n’est apparu seul. Il lui a fallu des conditions précises, issues elles, des conditionnements précis qui se devaient d’être préalables (et l’égoïsme s’accompagne toujours du mauvais partage des richesses -et ce n’est pas LARTISTE qui viendra me dire que le partage des richesses existe- ). Car, ne vous en déplaise, l’être humain ne naît pas égoïste. Certes qu’il veut survivre, c’est son instinct, mais son égoïsme, lui, n’est pas naturel. C’est un concept…, que vous entretenez soit dit en passant.

    Et j’en profite pour ajouter que je ne crois pas à la magie. Alors quand LARTISTE dit que je crois que je vais me débarrasser de l’égoïsme en changeant tout simplement de système économique, LARTISTE se trompe en ma personne et me prend pour ce qu’il est lui, précisément! Un idéaliste! Qui n’a pas besoin de preuve, mais seulement besoin de «croire»…

    Je ne crois donc pas que le socialisme se débarrasserait du jour au lendemain de cet égoïsme. Cela se ferait sur plusieurs générations et tiendrait toujours quelques exceptions en exemples de contradiction. Mais n’empêche…, le socialisme, c’est ça, ce n’est pas un but ultime comme le communisme, ce n’est pas un dogme, c’est un objectif, qui dérapera certainement en cour de route. Pour ma part, dans un système socialiste, je ne vois pas avant plusieurs générations la fin de cet égoïsme.

    Mais comme je dis, ce n’est parce que je ne crois pas qu’il disparaîtra demain, que c’est une raison pour le prôner, comme le font les capitalistes et les libertariens.

    Une chose est claire du moins. LARTISTE nie les conditionnements.

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    8 juillet 2010 à 21 09 00 07007
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    « On s’en fiche de qui paie les hypothèques, ce que je dis moi, c’est que tout le monde n’a pas les mêmes moyens de payer,… »

    C’est pas une nouvelle de dernière minute; avouez-le! Mais si c’est l’individu qui paie les hypothèques, ce n’est pas le labeur d’autrui. et ce n’est pas payé par le capital du bourgois dont vous parlez, qui a été investi dans une société.

    « Vous niez qu’il y ait un conditionnement découlant de la possession du capital? »

    Exactement!Le conditionnement que vous condamnez n’est pas celui lié à la possesion du capital; c’est celui lié à la possession du « pouvoir » que donne le capital. Vous avez à me convaincre que dans un monde socialiste, il n’y a personne qui a plus de « pouvoir » que d’autres. Pour un exemple concret, à Cuba, vouis devez me fournir la preuve que Castro reçoit les mêmes « tickets » que tout le monde pour aller chercher sa nourriture et son savon. C’est aussi simple que cela.

    Mais c’est impossible puisque le socialisme est également un « système » et tout « système » doit centraliser un « pouvoir » quelconque.

    Donc ceux qui seront détenteur du « pouvoir » seront conditionnés de la même façon que ceux que vous condamnez.

    Le point de vue que j’essais de vous faire comprendre et que je défends, c’est que ce conditionnement ne peut pas venir du système; il ne peut venir que de l’éducation de l’individu.

    Si vous croyez encore que l’éducation vient d’un système, vous êtes de ceux qui croient que notre système d’instruction est un système d’éducation. Ce qui est complètement faux. On n’a qu’à voir le genre d’éducation que démontrent les élèves envers les profs pour s’en rendre compte.

    Ceux qui sont vraiment éduqués sont ceux qui le sont par leurs parents; et non par le système d’instruction actuel. C’est très facile à constater.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    8 juillet 2010 à 21 09 34 07347
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    Je n’avais pas fini de lire.

    « c’est ce qu’on leur avait répété pendant un an: «y paraît que le privé ça règlerait tout…» »

    Pas nécessairement; mais celui qui est malade et qui peut se payer « le privé » ne contribue pas à rallonger la file d’attente. Donc moins de gens dans les corridors.

    La qualité des soins? Actuellement (théoriquement) tout le monde est égal…dans le corridor.

    « Est-ce que l’égoïsme était plus présent avant? Possiblement, compte tenu des conditionnements, où il fallait survivre,… »

    Au contraire plus c’est difficile de survivre seul, plus il y a de l’entraide qui est contraire à l’égoisme.

    « ben non! LARTISTE l’a dit… C’est pas de même! «C’est comme ça, pis c’est toute»…  »

    🙂 🙂 Est-ce que vous voulez dire que c’est moi qui est intransigeant????

    « Voilà justement, la différence entre vous et moi mon cher libertarien. »

    Cela me surprendrait d’être libertarien; mais je comprends ce que vous voulez dire. Pour vous c’est une maladie chronique et vous avez l’impression que je suis malade parce que je ne suis pas d’accord. Vous avez raison, c’est comme de parler à un enfant de 4 ans.

    « Et si le système est moins conditionnant à devenir égoïste, comme vous le prônez,… »

    Je ne prône pas cela du tout; c’est vous qui le prônez en disant pouvoir conditionner avec un système socialiste.

    « et ce n’est pas LARTISTE qui viendra me dire que le partage des richesses existe-  »

    Effectivement, c’est LARTISTE qui vous le dit: le partage des richesse existe bel et bien; et je vous affirme en plus, qu’il est très mal partagé!

    « mais son égoïsme, lui, n’est pas naturel. C’est un concept…, que vous entretenez soit dit en passant. »

    Non l’égoisme n’est pas naturel; car pour être égoiste il faut se croire « SPÉCIAL » C’EST À DIRE SE DONNER PLUS D’IMPORTANCE QU’ON EN ATTRIBU AUX AUTRE.

    J’entretiens un concept égoiste, moi? Content de l’apprendre. Pouvez-vous dire la couleur de mes yeux aussi?

    « Une chose est claire du moins. LARTISTE nie les conditionnements. »

    Disons que lorsque j’entends une cloche, je ne salive pas. Mais quand je suis surprit d’un seul coup, je fige sur place. Ça va-t-y comme ça?

    Et vous avez raison, je suis probablement plus « idéaliste » que « libertarien ». Est-ce que ma maladie est plus grave?

    Amicalement

    André Lefebvre

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    8 juillet 2010 à 22 10 16 07167
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    @ PD

    Raisonnement impeccable, mais une prémisse est fausse. Le gouvernement préfèrera mettre en marche un inflation qui rentabilisera la propriété immobilière, plutôt que de la laisser s’effondrer sous une certain seuil que lui et le banquiers connaissent, mais nous pas…

    Remarquez que je ne dis pas que c’est la bonne solution, seulement que c’est la plus probable… et tant qu’elle semblera la plus probable, le marché de l’immobilier se maintiendra. Sauter du 30e ou du 100e étage…

    PJCA

    PS: SVP, Philippe envoyez-moi un mail, je dois communiquer avec vous.

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      9 juillet 2010 à 10 10 30 07307
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      @ PJCA

      Raisonnement impeccable, mais une prémisse est fausse. Le gouvernement préfèrera mettre en marche un inflation qui rentabilisera la propriété immobilière, plutôt que de la laisser s’effondrer sous une certain seuil que lui et le banquiers connaissent, mais nous pas…

      Vous avez entièrement raison. Le gouvernement et les banques vont tenter de maintenir les prix en créant de l’inflation. Ça protègerait l’avoir des propriètaires en termes nominaux et ça appauvrirait tout le monde en termes réels. C’est d’ailleurs ce que le gouvernement américain tente de faire avec des résultats très mitigés et la seule chose qui empêche la valeur du dollar US de dégringoler est son statut comme monnaie de réserve. Une telle stratégie au Canada aurait de graves conséquences sur le pouvoir d’achat de tous les canadiens. De plus, puisque les taux d’intérêts sont déjà près de 0%, la Banque du Canada a bien peu de marge de manoeuvre dans ce sens. La meilleure solution serait, je crois, de laisser les prix trouver leur plancher. C’est certain que ça fera mal à beaucoup de propriétaires qui ont acheté des maisons à des prix beaucoup trop onéreux, mais ça permettrait à un marché immobilier gonflé à l’hélium de retourner sur terre. Lorsqu’une bulle éclate, il est totalement futile de tenter de la regonfler, ça ne fait que retarder la restructuration de production nécessaire au rétablissement de l’économie.

      @ Gaetan Pelletier

      Vous avez une bonne perception du problème. La demande dans le marché immobilier a été artificiellement gonflée par les taux hypothécaires trop bas et les interventions de la SCHL, entre autres. Ce qui a causé une montée artificielle et insoutenable des prix. Malheureusement, quand on a acheté une maison à $150 000 et que soudainement sa valeur de revente saute à $225 000, on se sent plus riche. Mais cette richesse est illusoire. C’est un mirage. Ainsi, il y en a plusieurs qui se servent de ces gains d’équité dans leurs propriétés pour financer leur consommation, se payer un ski-doo, un bateau ou un voyage en refinançant leur maison. Ou certains autres vont profiter des taux d’intérêts et de la montée des prix pour faire de la spéculation immobilière. Beaucoup se sont fait brûler aux États-Unis en jouant à ce jeux. Un boum artificiel amène toujours une certaine euphorie, un peu comme une drogue, mais comme le « high » d’une drogue, l’effet finit toujours par se dissiper et on se retrouve avec un down. Le mal n’est pas causé par le down, qui est le processus d’épuration et de rétablissement, il est causé par le high. La seule façon de guérir un drogué est de le laisser éliminer la drogue de son système et de maintenir la sobriété. En terme économiques, ça veut dire de liquider les mauvais investissments, quitte à laisser certains faire faillite, et éliminer la drogue qu’est le crédit facile.

      J’espère que ça répond à votre question.

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    8 juillet 2010 à 23 11 41 07417
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    Philippe et Pierre,
    C’est vous deux les spécialistes.
    « Une inflation qui rentabilisera la propriété immobilière… »
    À Vancouver, l’achat des propriétés est une histoire… C’est la même que celle que vit notre région.
    Il y a 5 ans, le marché était tellement affolé que de petits acheteurs se sont mis à jouer en achetant des propriétés pour les revendre.
    Et puis, plouf! Plus rien… La petite maison rongée par la mer, mais belle comme un navire ayant souffert de ses voyages, s’est vendue à 215,000$.
    Voilà que celle d’en face, offerte à 325,000$ n’a pas trouvé preneur.
    Il y a comme une stagnation.
    C’était déjà une inflation… Alors on en remet une autre?
    Va falloir trouver le brave qui va sauter du 100 ième.
    J’en connais qui sont à chercher des braves…
    Les villes trouvent souvent les moyens de « redonner » une autre valeur aux propriétés.
    Encore une façon camouflée de « vendre » un avoir futur.
    Bon! Si je suis dans le champ, remettez-moi sur les rails.
    Il reste qu’au pif, tout est essoufflé…

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    9 juillet 2010 à 8 08 35 07357
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    «C’est pas une nouvelle de dernière minute; avouez-le! Mais si c’est l’individu qui paie les hypothèques, ce n’est pas le labeur d’autrui. et ce n’est pas payé par le capital du bourgois dont vous parlez, qui a été investi dans une société.»

    Mais de quoi parle t-il celui-là? Et est-ce que ce qu’il dit change de quoi à ce que je dis? Non… Et le capital investi dans la société, il faut d’abord le posséder. Et lorsque les explications fusent des capitalistes pour expliquer ce pouvoir d’action, elles sont souvent contradictoires, et se tuent elles-mêmes.

    «Exactement!Le conditionnement que vous condamnez n’est pas celui lié à la possesion du capital; c’est celui lié à la possession du « pouvoir » que donne le capital. Vous avez à me convaincre que dans un monde socialiste, il n’y a personne qui a plus de « pouvoir » que d’autres. Pour un exemple concret, à Cuba, vouis devez me fournir la preuve que Castro reçoit les mêmes « tickets » que tout le monde pour aller chercher sa nourriture et son savon. C’est aussi simple que cela.»

    Ben voyons! À Cuba d’abord, il n’est pas dit internationalement que c’est un système socialiste parfait. Mais quand même, il n’en est pas si loin… Parce que t’sé, au cas où LARTISTE ne s’en rappellerait plus, j’ai déjà mentionné que le socialisme en seul pays, ça n’allait pas très loin, pas plus que le capitalisme en un sel pays non plus d’ailleurs. Et que par conséquent, il y a des ratées, des «patchs», comme sur le Titanic qu’est le capitalisme…

    Mais bon, puisque monsieur le désire. À Cuba, les élus sont révocables en tout temps. Il existe des façons démocratiques de destituer un élu, qui l’est par le peuple –à la radio-. Cuba a une assemblée nationale, à l’instar du Québec, et ce sont les élus qui gouvernent, et non Castro, l’un ou l’autre. D’ailleurs, même Raùl Castro fut élu démocratiquement, ce que reconnaissent plusieurs observateurs étrangers également, «sauf les médias de masse capitalistes».

    Et à Cuba, l’exploitation des uns par les autres n’est pas encore totalement bannie. Il n’est donc pas possible de donner à LARTISTE ce qu’il veut. Mais un conseil populaire, dont l’élu –leader- serait révocable en tout temps, ne confère aucun pouvoir discrétionnaire à quiconque. Tout passe par les conseils populaires, par voie référendaire s’il le faut.
    Et puisque le socialisme n’est pas le communisme, les moyens de production ne sont pas encore repris aux bourgeoisies. La bourgeoisie, sous le socialisme, continue d’exister, mais disparaît, peu à peu. Sur combien de temps? Le temps qu`il faudra… Mais chose certaine, sans capital, qui dans un monde «capitaliste» joue un rôle important, voire indispensable, aucun pouvoir n’est possible, sauf pour une masse qui se tient et qui refuse le dogme. Sinon, le bourré de capitaux a indéniablement plus de «pouvoir d’action» que quiconque n’en possédant point! LARTISTE peut bien tenter de le nier s’il le veut… Ce ne serait pas la première fois qu’un idéaliste nierait les faits…

    Le capital, dans un système socialiste se dirigeant vers un objectif communiste, appartient à tout le monde. Le pouvoir est commun. Alors que sous le capitalisme, ce capital peut appartenir à une seule personne, sans capacité d’expliquer son mérite –que les capitalistes expliquent avec des arguments contradictoires…-.

    «Mais c’est impossible puisque le socialisme est également un « système » et tout « système » doit centraliser un « pouvoir » quelconque.»

    Le socialisme précède un but où il n’y a plus de centralisation. Le communisme, en but physique, c’est l’abolition de l’État, puis son remplacement par des conseils populaires, dont les élus seraient révocables en tout temps. Je m’excuse donc de devoir nier ce que vous prétendez. Car sous le socialisme, déjà, l’apparition des conseils populaires débute. Et celle-ci prévient les prises de pouvoir, la centralisation, etc.. Dans la phase socialiste, l’État existe toujours, pour mater les opposants. Car oui, il s’agit bel et bien d’une dictature qui s’installe, celle du prolétariat, des travailleurs salariés.

    Le pouvoir aux conseils populaires est de loin bien plus démocratique que le pouvoir à ceux qui possèdent le capital, pour X raison qui n’explique en rien le mérite de profiter du labeur d’autrui via les moyens de production.

    En fait, ce que je comprends de ce que vous dites, c’est que vous essayez de mêler les gens entre le socialisme et le communisme, deux phases qui ne se ressemblent pas tant que ça… Le socialisme passe inévitablement par le capitalisme parce que ses fondements sont déjà présents lors de sa mise en place. Alors comment éviter ce qui existe déjà LARTISTE? Je pense que vous vous y mêlez vous-même…

    «Le point de vue que j’essais de vous faire comprendre et que je défends, c’est que ce conditionnement ne peut pas venir du système; il ne peut venir que de l’éducation de l’individu.»

    Je ne suis pas d’accord. Aucunement d’ailleurs! Le capitalisme, permet l’amas de capital chez un individu. Ça prend un pommier pour avoir des pommes.

    Le système lui-même permet à des individus de jouer un rôle, grâce au capital qu’ils détiennent. Dans un système socialiste, le capital existe toujours, en fait, il existe indépendamment des systèmes, sauf que dans le socialisme, on commence à brimer le droit de le posséder en tant que moyens de production, en nationalisant ces derniers. Il est donc clair que c’est le système capitaliste, permettant l’achat de moyens de production, qui conditionne l’écart de richesse actuel. Le nier, c’est comme de nier la rondeur de la Terre.

    Il est évident, pour quiconque ici, que celui qui possède la boîte de chaussures à la mode, avec à son bord, 400 employés rémunérés selon la demande et l’offre, sera définitivement plus riche annuellement que celui qui ne possède aucun capital de la sorte. On prend les deux, sur 10 ans, et forcément, on constatera que l’un d’eux s’est enrichi, parce qu’il détenait les moyens de production, ce qui était possible dans CE système capitaliste le permettant. Je le répète, ça prend un pommier pour avoir des pommes.

    Si vous pensez que dans un contexte «où il est possible» de se «ficher éperdument des autres» et d’amasser du capital à leur dépend, que ces gens ne manquent que de l’éducation pour palier aux ratées monumentales du système capitaliste –qui ne peut pas partager les richesses, sauf sur la bonne volonté comme vous le dites…- en termes sociaux, vous vous mettez le doigt dans l’œil! Le capitalisme ne se réformera pas. Il est ce qu’il est. Soit la «permission» d’exploiter son prochain, via la possession de capitaux, celle-ci permettant l’achat d’autres capitaux –moyens de production-, permettant ceux-là de s’enrichir sur le labeur d’autrui –qui produisent la PLUS-VALUE indispensable au profit et à la vie du capitalisme…-.

    C’est ce que je dis! On vit dans un système où c’est permis de s’enrichir au détriment d’autrui, même sur leur boulot, leurs maux et leurs besoins. Il faut être sacrément hypocrite –ou rien n’y comprendre- pour ne comprendre que cela occasionnera des inégalités économiques, donc sociales! Ça saute aux yeux!

    L’éducation de l’individu n’y changera rien! Ce sera toujours possible de le faire! Si je coupe le pommier par contre, pu de pommes! Là, je suis certain du résultat!

    «Si vous croyez encore que l’éducation vient d’un système, vous êtes de ceux qui croient que notre système d’instruction est un système d’éducation. Ce qui est complètement faux. On n’a qu’à voir le genre d’éducation que démontrent les élèves envers les profs pour s’en rendre compte.»

    Non, mais un système a des points d’ordre clairs par contre! Celui du capitalisme? Faire du profit! Celui du socialisme? Donner à toutes et tous ce qu’ils ont besoin, tout en ne permettant plus l’enrichissement individuel, au détriment de la masse! Déjà, on a deux mots d’ordre très distincts!

    Jamais un système qui prône des dogmes à la con ne va s’occuper de modifier ses propres ratés économiques et sociales qui font le bonheur des parasites minoritaires, qui décident pour nous dans les sommets du «G20», ironiquement! Autant croire au Père Noël…

    L’éducation ne fait que conditionner partiellement, les parents font l’autre partie de l’éducation, qui conditionne elle aussi. Regardez comment des enfants peuvent répéter, mot pour mot, ce que l’on peut dire. Ce pourquoi d’ailleurs, je disais que je ne vois pas de changements possibles avant plusieurs générations. Parce que ce sont les masses qu’on veut conditionner, et autrement que par les médias de masse, qui font un excellent travail d’abrutissement –volontaire-, je ne vois pas la possibilité de renverser les torts causés.

    Oui, les élèves conditionnent eux-mêmes leurs professeurs, mais parce qu’ils sont eux-mêmes conditionnés à le faire… Et c’est tant mieux! C’est aussi ça, la responsabilité populaire.

    «Ceux qui sont vraiment éduqués sont ceux qui le sont par leurs parents; et non par le système d’instruction actuel. C’est très facile à constater.»

    L’instruction d’un parent est un conditionnement. Et les parents sont eux-mêmes conditionnés par leurs propres conditionnements. On tourne en rond! Merci quand même!

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    9 juillet 2010 à 9 09 19 07197
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    «Pas nécessairement; mais celui qui est malade et qui peut se payer « le privé » ne contribue pas à rallonger la file d’attente. Donc moins de gens dans les corridors.»

    Faux, archi faux. On a fait le tour de la question longuement sur la bloguosphère. Vous êtes en retard… Aucunement le privé n’a réduit les files d’attente, où que ce soit dans le monde, à cause du privé. La seule chose qui fasse diminuer les files d’attente, c’est que les gens ne vont plus se faire soigner, parce qu’ils n’en ont pas les moyens…

    Si vous augmentez le nombre de médecins au privé, vous devez inévitablement diminuer le nombre de médecins au public. Pierre se retrouve avec du linge, mais Paul a froid, t’sé!

    En réalité, vous déshabillez Pierre, pour habiller Paul. Et per capita, le coût du privé est nettement supérieur à celui d’un système public. Un médecin de l’un ou l’autre des systèmes privés ou publics a les mêmes capacités que son semblable, utilise les mêmes outils, etc.. Alors pourquoi permettre de telles injustices sociales? J’ai la réponse, et elle est bien simple! Vous êtes idéaliste, et égoïste par-dessus tout. Le système de santé universel Québécois est né des ratées du privé soit dit en passant…

    La privé n’augmente en rien la productivité, ni la qualité des services. Loin de là. L’étude de l’IRIS est d’ailleurs claire sur le sujet, et en tous points! Quant à la qualité de services, on constate que des pays du tiers-monde comme Cuba sont capables d’obtenir de meilleurs résultats, avec pourtant, un système universel. Ce qui veut dire que, le mode de gestion n’a rien à voir avec la qualité des services…

    D’autre part, le privé permet à celui dont je nie les mérites, le bourgeois minoritaire et parasitaire, de se partir en affaires, sur les maux d’autrui. Car qui a les moyens d’acheter une clinique privée, qui tirera profit des maladies des moins nantis –puisque les moins nantis n’ont pas les mêmes moyens de se tenir en forme…-, si ce n’est, justement, le bourgeois, ou celui qui possède les capitaux indispensables à la tâche, pour être plus exact? Personne! Alors d’emblée, pour profiter de la maladie d’autrui, et profiter de pouvoir passer plus vite que les autres aussi pour se faire soigner, ça prend du capital! Mais votre système pourri ne le partage pas ce capital, mais permet, plutôt, à des individus de s’enrichir égoïstement sur le labeur d’autrui –ce qui brise tout soupçon de mérite-, et ce, au détriment d’autrui.

    Autrement dit, vous qui niez les conditionnements, permettez d’autre part que les conditions de certains individus minoritaires, arrivées elles aussi par des conditionnements, leur permettent de profiter allègrement de celles-ci, même au détriment d’autrui! C’est du totalitarisme! Carrément!

    Et pour revenir vite à votre exemple de la file d’attente… C’est n’importe quoi! Pourquoi ne pas amener le médecin du privé, au public, où il soignera tout le monde, en termes d’importance ou d’urgence plutôt? Ah oui! C’est vrai! Ça prend des privilèges aux égoïstes! Ils sont meilleurs que les autres, eux… Dire qu’il y a parmi ces privilégiés, de parfaits non-méritants comme le clown de l’espace, qui au nom du mérite des acrobates qui prennent des risques à chacune de leurs prestations, est allé se la couler douce à leur santé! Quand même!

    Les systèmes de santé à deux vitesses, on a déjà donné! Et ça a donné naissance au système de santé universel!

    Et d’autre part mon cher LARTISTE, le système de santé Cubain est excellent, obtient de très bonnes performances, pour un pays de son calibre économique! Il a le même taux de mortalité infantile que celui du Canada, soit en de ça de celui des États-Unis d’Amérique! Les médecins –moins de file d’attente?-? Eh bien! Cuba offre 60 médecins pour 10 000 habitants! Au Canada? C’est 16 pour 10 000 habitants! En réalité, c’est une question de volonté politique! Le Québec s’est donné des ambitions, mais les capitalistes qui se sont passé les pouvoirs du gouvernement québécois ont toujours refusé de nous donner les moyens! On a des belles publicités pour des carrières de chair à canon! Mais aucune pour la santé! Aucun plan d’urgence pour remplacer le personnel, car au contraire de vouloir régler ces problèmes que sont les attentes, les capitalistes sabordent le navire, pour propose leurs solutions magiques! La privatisation! À chacun ses intérêts, mais le privé en santé, ÇA AUGMENTE LES COÛTS PER CAPITA, ÇA N’AUGMENTE PAS LA QUALITÉ, NI LA PRODUCTIVITÉ, ET ÇA PERMET À DES PARASITES, DE PARASITER ENCORE PLUS!

    «La qualité des soins? Actuellement (théoriquement) tout le monde est égal…dans le corridor.»

    Manque de personnel…et de vision à long terme. Mais le privé ne fera pas apparaître des médecins! Et ne réduira jamais les coûts per capita, au contraire! Le privé coûte plus cher, avec pour raisons! Profit + profit +profit…. Le parasite doit s’en mettre plein les poches, sur le dos des malades! Et on voit ce que ça donne ailleurs! Les États-uniens nous envient et vont même se faire soigner en cachette à Cuba! Près de 55 millions d’États-uniens n’ont pas accès aux soins de santé.

    «Au contraire plus c’est difficile de survivre seul, plus il y a de l’entraide qui est contraire à l’égoisme.»

    Pas nécessairement. C’est ce que je me dis aussi, mais force est de croire, qu’il y a eu quelques parasites, dès lors qu’on pouvait stocker des vivres.

    «Pour vous c’est une maladie chronique et vous avez l’impression que je suis malade parce que je ne suis pas d’accord. Vous avez raison, c’est comme de parler à un enfant de 4 ans.»

    Parce que vous niez un fait, soit le conditionnement. Pourtant, l’histoire peut m’en témoigner. Même les Nord-coréens sont –pas tous- quand même pas mal à suivre au pas, à la lettre, les consignes de leur régime à la con. Un enfant répète ce que disent papa et maman. Un arbre à l’ombre ne pousse pas comme un arbre de la même sorte, au Soleil. Une Truite prendra la taille qui lui sera conditionnée, comme le Python, ou d’autres animaux. Etc..

    «Je ne prône pas cela du tout; c’est vous qui le prônez en disant pouvoir conditionner avec un système socialiste.»

    Ben voyons LARTISTE, le privé en santé, ça n’est pas égoïste? Quand même! Vous savez très bien que des gens dans le tas, n’auraient plus les moyens de se faire soigner… Déjà, vous savez que ce système ne partage pas les richesses comme il se devrait, et vous voulez, par-dessus cela, malgré ce que vous admettez, privatiser les services? C’est contradictoire.

    «Effectivement, c’est LARTISTE qui vous le dit: le partage des richesse existe bel et bien; et je vous affirme en plus, qu’il est très mal partagé!»

    Nous avons 10 0000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui représente 0.15% de la population mondiale. Oups!

    Aux États-Unis d’Amérique, la richesse est détenue par un faible 1 à 2% de la population.

    Partout, dans tous les pays dits capitalistes –corporatistes-, l’écart entre riches et pauvres ne cesse de se creuser. Pour y palier, on patch le Titanic avec des réformes que dénoncent les libertariens. N’importe quoi! Et comme certains peuvent profiter du labeur d’autrui, il est inévitable que la richesse ne puisse pas se partager, puisque déjà, on peut noter que le bourgeois s’enrichira d’avantage, et plus rapidement que les prolétaires. Mais à votre avis, ces parasites méritent d’exploiter le labeur, les maux et les besoins d’autrui, puisqu’ils possèdent le capital pour ce, et qu’à vos yeux, ce capital est inévitablement du mérite. Ça fait dur! Mais j’adore, puisque le lectorat peut constater comme moi que nous avons affaire à des croyants, pas à des débatteurs.

    «Non l’égoisme n’est pas naturel; car pour être égoiste il faut se croire « SPÉCIAL » C’EST À DIRE SE DONNER PLUS D’IMPORTANCE QU’ON EN ATTRIBU AUX AUTRE.»

    Comme Péladeau? Ou d’autres parasites de ce genre?

    «J’entretiens un concept égoiste, moi? Content de l’apprendre. Pouvez-vous dire la couleur de mes yeux aussi?»

    Privatisation… Cela fait inévitablement fi des inégalités sociales, découlant elles, des inégalités économiques du système parasitaire en place. Dans ce système, il n’y aura jamais de partage de richesses, que des réformes, pour faire semblant de… En voulant privatiser, vous niez les vices du système, et ne vous concentrez qu’à faire plaisir aux mieux nantis, sans vous attarder à la justesse de vos «croyances» sur la privatisation –démenties par l’étude de l’IRIS et d’autres du genre…-. Il faut être égoïste pour se foutre des moins nantis qui souffriraient de vos croyances. Et de se croire méritant des fruits du labeur d’autrui, ça ne compte pas comme de l’égoïsme? Ah non! Ce n’est pas le bourgeois qui prétend être méritant! C’est le système qui le dit méritant, parce qu’il possède le capital! Eh bien!

    «Et vous avez raison, je suis probablement plus « idéaliste » que « libertarien ». Est-ce que ma maladie est plus grave?»

    L’idéalisme tel que décrit dans les débats philosophiques signifie «le refus de la science», de la matière. Son contraire est le matérialisme. Dans la clique d’idéalistes, on a les capitalistes, qui «croient» au mérite des bourgeois. Et les matérialistes dont je fais partie refusent de reconnaître cette «affirmation». On observe, puis analyse, et hop, on se rend compte qu’évidemment, c’est le conditionnement qui donne des conditions X ou Y. Et que bref, il n’y a pas des riches et des pauvres parce que «c’est comme ça dans la vie»…, mais parce que des conditionnements existent pour créer ces conditions précises et que rien n’est dû au hasard. Le hasard n’existe pas.

    Solidairement,

    Sylvain Guillemette

    (Désolé de vous offusquer si c’est le cas, je n’ai pas tendance à me faire d’amis chez les capitalistes de toute façon. Encore moins chez les libertariens. Et j’ai beaucoup de difficultés avec le concept de la conciliation de classes.)

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    9 juillet 2010 à 12 12 05 07057
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    Bon! Il me faudra résumer ce que vous dites un peu; sinon…

    1)Mais bon, puisque monsieur le désire. À Cuba, les élus sont révocables en tout temps.

    Y a-t-il déjà eu une révocation?

    2) D’ailleurs, même Raùl Castro fut élu démocratiquement, ce que reconnaissent plusieurs observateurs étrangers également, «sauf les médias de masse capitalistes».

    Donc il n’y a pas concensus. Je devrai vérifier encore une fois. 🙁

    3) Et à Cuba, l’exploitation des uns par les autres n’est pas encore totalement bannie. Il n’est donc pas possible de donner à LARTISTE ce qu’il veut.

    Il y a cinq ans, ton « LARTISTE » répété constamment n’aurait pas passé aussi bien.

    4) Et puisque le socialisme n’est pas le communisme, les moyens de production ne sont pas encore repris aux bourgeoisies. La bourgeoisie, sous le socialisme, continue d’exister, mais disparaît, peu à peu…

    Et lorsqu’ils sont disparus, est-ce que ce socialisme devient communiste?

    5) Sur combien de temps? Le temps qu`il faudra… Mais chose certaine, sans capital, qui dans un monde «capitaliste» joue un rôle important, voire indispensable, aucun pouvoir n’est possible, sauf pour une masse qui se tient et qui refuse le dogme.

    Un peu difficile d’interpréter cette longue phrase. Mais peut-être que cela signifie:

    « sans capital….aucun pouvoir n’est possible, sauf pour une masse qui se tient et refuse le dogme. »

    Si c’est ça, ma question est qui représente ce qui « tient la masse » et qui « refuse le dogme » au nom de tous. N’est-ce pas un pouvoir certain qui se pointe? Oui! Oui!, je sais; il peut être révoqué en tout temps; comme cela aurait pu arrivé à Fidel Castro s’il n’avait pas été le sauveur de la qualité de vie de son peuple.

    6) L’éducation de l’individu n’y changera rien! Ce sera toujours possible de le faire! Si je coupe le pommier par contre, pu de pommes! Là, je suis certain du résultat!

    Et dire que c’est vous qui commencez votre intervention en vous exclamant: « Mais de quoi parle t-il celui-là?  »

    7)Le socialisme passe inévitablement par le capitalisme parce que ses fondements sont déjà présents lors de sa mise en place.

    Comme à Cuba alors?

    8) Alors comment éviter ce qui existe déjà LARTISTE? Je pense que vous vous y mêlez vous-même…

    C’est certain que le socialisme dont vous parlez, qu’on ne trouve nulle part ailleurs, sauf un peu à Cuba, me mêle un tout petit peu. S’il existait quelque part on pourrait avoir des points de repère qui aideraient. J’essaie de comprendre en éliminant les sautes d’humeurs, les jugements téméraires sur la personnalité de ceux qui « osent » venir discuter de votre socialisme et les qualificatifs incessants sur le Capitalisme et il ne reste pas grand chose. En fait, vous parlez énormément plus du Capitalisme que de votre socialisme.

    9) Non, mais un système a des points d’ordre clairs par contre! Celui du capitalisme? Faire du profit! Celui du socialisme? Donner à toutes et tous ce qu’ils ont besoin, tout en ne permettant plus l’enrichissement individuel, au détriment de la masse! Déjà, on a deux mots d’ordre très distincts!

    Heureusement que c’est moi l’idéaliste; surtout si vous vous fiez au conditionnement éventuellement produit chez l’individus pour faire disparaître son égoisme.

    10) Oui, les élèves conditionnent eux-mêmes leurs professeurs, mais parce qu’ils sont eux-mêmes conditionnés à le faire… Et c’est tant mieux! C’est aussi ça, la responsabilité populaire.

    Qui les conditionnent? Et pourquoi est-ce tant mieux? Est-ce genre de responsabilité populaire qui prévaudra dans votre société socialiste? Quelle est ce genre? Vous parlez sans expliquer rien de ce que vous dites.

    11) «Ceux qui sont vraiment éduqués sont ceux qui le sont par leurs parents; et non par le système d’instruction actuel. C’est très facile à constater.»

    L’instruction d’un parent est un conditionnement. Et les parents sont eux-mêmes conditionnés par leurs propres conditionnements. On tourne en rond! Merci quand même!

    je vous dis que l’instruction est fournie par l’école et que l’éducation ne peut être donnée que par les parents et vous me répliquez par: l’instruction donné par les parents…qui sont conditionnés par …devinez quoi?…leur conditionnement. On ne peut pas être plus limpide.

    Mais vous avez raison, vous mÉtourdissez quelque peu.

    12) Aucunement le privé n’a réduit les files d’attente, où que ce soit dans le monde, à cause du privé. La seule chose qui fasse diminuer les files d’attente, c’est que les gens ne vont plus se faire soigner, parce qu’ils n’en ont pas les moyens…

    Génial; donc un affreux « bourgois » qui est malade dans une file d’attente à l’urgence et qui peut disposer des services d’un médecin en déboursant, choisit de rester dans la file et d’attendre d’être soigné lorsque son tour viendra.

    Je démissionne.

    Veuillez m’excuser; lorsque les bornes sont collés l’une sur l’autre il est impossible de passer.

    André Lefebvre

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    9 juillet 2010 à 12 12 20 07207
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    Je n’avais pas fini de boire jusqu’à la lie.

    13)«Non l’égoisme n’est pas naturel; car pour être égoiste il faut se croire « SPÉCIAL » C’EST À DIRE SE DONNER PLUS D’IMPORTANCE QU’ON EN ATTRIBU AUX AUTRE.»

    Comme Péladeau? Ou d’autres parasites de ce genre?
    Exactement ou encore comme ceux qui veulent imposer leur idées extraordinaire sans se soucier de considérer avec un minimum de respect ceux qui viennent discuter de ces idées.

    14) En voulant privatiser, vous niez les vices du système, et ne vous concentrez qu’à faire plaisir aux mieux nantis, sans vous attarder à la justesse de vos «croyances» sur la privatisation

    Je fais plaisir aux mieux nantis en leur disant de dégager et de débourser pour se faire soigner ailleurs afin de raccourcir la file d’attente et de donner un service plus rapide et efficace aux moins nantis???? C’est vrai; c’est tout à fait le genre de plaisir que je voudrais leur donner.

    15) L’idéalisme tel que décrit dans les débats philosophiques signifie «le refus de la science», de la matière. Son contraire est le matérialisme.

    Vous m’en direz tant! Je finis avec une définition un peu différente:

    Idéalisme. – Ce mot a diverses significations au sein de la philosophie moderne. L’acception la plus répandue, non seulement dans la langue philosophique, mais dans la langue littéraire, est celle que lui a donnée Cousin dans sa Classification des systèmes de l’histoire de la philosophie, d’après les tendances fondamentales de l’esprit humain. En opposition à l’empirisme ou au sensualisme, l’idéalisme désigne en général tous les systèmes qui ont pour tendance d’élever la raison au-dessus des sens et de l’expérience.

    Je ne suis pas encore offusqué, et je le risquerai le moins possible en refusant de discuter de vous plutôt que de vos idées, si jamais je parviens à les définir dans ce que vous dites.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    9 juillet 2010 à 18 06 54 07547
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    Très bon article !

    L’immobilier est devenu la nouvelle vache à lait des spéculateurs. La bourse ne donnant plus de rendement, les gens achètent des maisons, pour certains en pensant faire la passe, et pour d’autres par nécessité de se loger. Les familles disfonctionnelles provoquent une forte pression sur l’immobilier. Papa, maman et les enfants pouvaient s’accomoder d’un logement pour vivre. Et maintenant, bien souvent ils ont besoin de deux logements pour vivre chacun de leur bord. Combien de logements ou maisons au Québec ne sont occupé que par une seule personne ??? Il peut bien y avoir une rareté de logements. C’est à cause de ce problème sociologique que l’immobilier a connu des heures de vaches grasses. C’est loin de l’époque ou ça pouvait vivre 12 dans la même maison.

    Le scénario en points multiples est intéressant. Si les taux commencent à remonter, alors comment le prix des maison pourrait encore monter ? Il ne va que baisser en contre-partie. Mais en fin de compte, ce qu’on ne donnerait plus sur le capital, on le donnerait sur les intérêts à la place. En fin de compte, il faudra débourser la même somme d’argent sur 25 ans pour acquérir une maison, une maison qui aura par contre une valeur moindre que maintenant. Méchant problème pour ceux qui achètent une première maison. L’hypothèque de la maison va être plus grosse que la valeur de la maison… Les gens vont rendre les clefs aux banquiers.

    Voir article sur Fortune, du 29 Juin 2010
    1 million d’Américains refusent de payer leur hypothèque.
    http://fortune.fdesouche.com/18126-1-million-damericains-refusent-de-payer-leur-hypotheque

    Les commentaires sur cet article sont très intéressant, surtout le premier, et je suis d’accord avec son point de vue.

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    11 juillet 2010 à 10 10 55 07557
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    Anticiper une chute de la valeur des maisons de près de 25% de leur valeur tiens manifestement d’une méconnaissance du marché immobilier. Dans le cas de Montréal et des environs, il est clair que le prix des maisons en aura encore pour un bout de temps à augmenter étant donné qu’il est loin derrière ceux de Vancouver et Toronto.

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    11 juillet 2010 à 12 12 58 07587
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    Excellent texte Philippe.

    L’adn de la monnaie étatique donne des ‘enfants’ dysfonctionnels.

    C’est ‘normal’ que l’existence de cette monnaie donne des bulles, des crises… et à chacune de ces crises; une concentration toujours plus forte des -faux- capitaux, entre quelques mains.

    Devenus adultes, ces enfants seront comme les gagnants au jeu de monopoly…
    (déjà nous le voyons aux états-unis: quelques banques ‘ramassent’ presque toutes les autres… ‘joueurs’)

    Ceux qui dirigent dans l’ombre, connaissent ces faits mathématiquesm ces règles de jeu…

    Mais ils trouvaient que cela n’allait pas assez vite, alors ils ont incités nos états à OBLIGER les banques à assouplir leur normes concernant les prêts de fausse monnaies…

    Voyont que cela n’allait pas assez vite, ils ont gardé les taux d’intérêts trop bas, trop longtemps… pour augmenter la création de fausse monnaie virtuelle…

    Je ne comprends pas que peu comprennent ces quelques réalités, toutes simples à comprendre.

    Notre systême économique est basé sur de la FAUSSE monnaie et ne peut pas donner autre chose que le chaos…

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    14 juillet 2010 à 12 12 46 07467
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    @ LARTISTE

    «Y a-t-il déjà eu une révocation?»

    «http://www.embacubalebanon.com/constitutionf.html»
    Je crois que si. Allez voir. Je vous donne les liens de la constitution cubaine, où ces faits y sont inscrits noir sur blanc. Là, à savoir si Cuba respecte sa constitution, il en revient au prolétariat de la faire respecter du mieux qu’il peut. L’État existe toujours à Cuba, et nous sommes censés tenir la main de l’État, dans le socialisme.

    «Donc il n’y a pas concensus. Je devrai vérifier encore une fois. »

    Il y a des consensus chez les capitalistes, et d’autres consensus chez les socialistes. C’est comme ça LARTISTE, vous le savez bien.

    «Il y a cinq ans, ton « LARTISTE » répété constamment n’aurait pas passé aussi bien.»

    C’est quoi le rapport avec le débat?

    «Et lorsqu’ils sont disparus, est-ce que ce socialisme devient communiste?»

    Vous n’avez qu’à lire vous-même les conditions pour que l’on parle du communisme. Allez lire ses fondements. Entre autre, un livre de poche de quelques pages seulement, «Les principes du communisme». Ce serait bien… On éviterait que vous parliez à nouveau de communisme en parlant du stalinisme ou du maoïsme.

    «Si c’est ça, ma question est qui représente ce qui « tient la masse » et qui « refuse le dogme » au nom de tous. »

    Euh, je ne l’ai pas écrit comme cela. Et je parlais des ignares, des gens conditionnés à se ficher de ce qui les concerne pourtant. Ce n’est pas une insulte, mais une constatation insultante. Mais si ces mêmes gens sont conditionnés à prendre conscience de l’existence des classes, de la leur, et des intérêts de la leur, et qu’ils refusent le dogme –partage des richesses, etc.., sous le capitalisme- du capitalisme, eh bien ils peuvent renverser n’importe quoi. Nous l’avons vu ailleurs.

    «6) L’éducation de l’individu n’y changera rien! Ce sera toujours possible de le faire! Si je coupe le pommier par contre, pu de pommes! Là, je suis certain du résultat!
    Et dire que c’est vous qui commencez votre intervention en vous exclamant: « Mais de quoi parle t-il celui-là? »»

    Et pourtant, pour moi, ça semble clair et net. S’il y a un système permettant la concentration de richesses chez une minorité, alors la richesse se concentrera, comme prévu pour ce, dans les poches d’une minorité. Alors que si ce système ne le permet pas, eh bien, ça n’arrivera pas.

    «Comme à Cuba alors?»

    Oui, comme à Cuba, qui possédait des moyens de production, etc.. Ça ne sert à rien de nier l’histoire, et ça ne sert que des gens bien identifiables de le faire.

    «C’est certain que le socialisme dont vous parlez, qu’on ne trouve nulle part ailleurs, sauf un peu à Cuba, me mêle un tout petit peu. S’il existait quelque part on pourrait avoir des points de repère qui aideraient. J’essaie de comprendre en éliminant les sautes d’humeurs, les jugements téméraires sur la personnalité de ceux qui « osent » venir discuter de votre socialisme et les qualificatifs incessants sur le Capitalisme et il ne reste pas grand chose. En fait, vous parlez énormément plus du Capitalisme que de votre socialisme.

    Je ne vois aucun de ces points de repère, bien désolé. Il y a sinon, des exemples de «soviets» -conseils populaires- en Chine, dans des endroits qui sans se dissocier de l’État, ont développé un véritable socialisme. Et vous savez quoi? La ville an particulier, dont j’ai carrément oublié le nom chinois, est riche. Tous ses habitants possèdent les moyens de production de la ville et sont riches. Demandez à quelqu’un ici, qui connait bien la Chine. Je ne puis vous aider quant au nom de cette ville précise.

    Mon humeur? Il n’est que le reflet de l’état dans lequel je me trouve quand je lis des commentaires. Sachez que des interventions sur le socialisme, où en exemple on me donnait les dictatures SUR le prolétariat, j’en ai vu déjà des centaines. Ne le prenez pas mal, mais c’est enrageant de se répéter. Va bien falloir que je me colle des Copie/Colle avant longtemps. Je n’ai peut-être pas la patience de PJCA en ce genre de fardeau clérical.

    «Heureusement que c’est moi l’idéaliste; surtout si vous vous fiez au conditionnement éventuellement produit chez l’individus pour faire disparaître son égoisme.»

    Non, si je devais me fier aux conditionnements actuels, je dirais qu’on s’en va dans le mur. Les guerres civiles, etc.. L’égoïsme a été si longuement développé qu’on en vomit sur les nations étrangères où l’on impose nos modèles à la con, par les armes.

    «Qui les conditionnent? Et pourquoi est-ce tant mieux? Est-ce genre de responsabilité populaire qui prévaudra dans votre société socialiste? Quelle est ce genre? Vous parlez sans expliquer rien de ce que vous dites.»

    Leurs propres conditionnements.

    Parce que c’est l’évolution, et que je ne vois pas pourquoi ce serait bien que cela cesse. Bien des scientifiques se poseraient des questions, si demain, nous n’avions plus de conditionnement et par conséquent, d’évolution.

    Ben voyons LARTISTE! Comment pourrais-je connaître les idées de toutes et tous dans nos sociétés, conditionnées par bien des conditionnements dont je ne connais l’existence en totalité? Le socialisme, c’est l’évolution, sans le droit d’exploiter son prochain. Je ne puis pas vous prédire l’avenir, désolé.

    Et je ne crois pas que vous puissiez me dire que je parle sans m’expliquer…

    «je vous dis que l’instruction est fournie par l’école et que l’éducation ne peut être donnée que par les parents et vous me répliquez par: l’instruction donné par les parents…qui sont conditionnés par …devinez quoi?…leur conditionnement. On ne peut pas être plus limpide.»

    Et je vous dis que les parents donnent de leur propre conditionnement, issu de je ne sais où, mais certes d’autres conditions et conditionnements, cela, sans fin. Il y a autant de processus qui en expliqueront d’autres que d’autres en ont expliqué, jusqu’à ce qu’on trouve une fin aux chiffres, à l’Univers, etc..

    «Génial; donc un affreux « bourgois » qui est malade dans une file d’attente à l’urgence et qui peut disposer des services d’un médecin en déboursant, choisit de rester dans la file et d’attendre d’être soigné lorsque son tour viendra.»

    Oups! Vous vous êtes enfargé dans vos totalitarismes! S’il n’y a pas de médecin au privé, ceux-ci travailleront au public. Et si ces médecins du privé travaillent au public, eh bien les files d’attente du public diminueront, sans aucun doute. Et encore! Dans votre propos totalitaire, vous en aviez inséré un autre!

    Si l’affreux bourgeois dont vous parlez a des moyens, c’est qu’il y a forcément un processus qui explique cette situation! Dont très probablement, la possibilité de posséder des moyens de production! Oups encore, puisque l’affreux bourgeois dont vous parlez, avait des moyens différents de ses «voisins malade» à l’hôpital, en raison qu’il possédait en plus, un moyen de les exploiter de leur labeur! Eh bien!

    «Je démissionne.
    Veuillez m’excuser; lorsque les bornes sont collés l’une sur l’autre il est impossible de passer.»

    Vous n’aidez pas votre cause…

    «Je fais plaisir aux mieux nantis en leur disant de dégager et de débourser pour se faire soigner ailleurs afin de raccourcir la file d’attente et de donner un service plus rapide et efficace aux moins nantis????»

    Oui! Et en plus, vous leur donnez un tout nouveau moyen de s’enrichir encore d’avantage, encore à notre dépend! Cette fois, sur nos maladies! Alors non seulement vous êtes assez égoïste pour admettre que c’est déshabiller Pierre, qui permettra d’habiller Paul, mais en plus de ça, que ces nouveaux «moyens de production» ne seront accessibles à l’achat, que par ceux qui en ont les moyens! Alors étant donné que le système capitaliste ne partage pas les richesses, comment peut-on s’assurer que tout le monde pourra acquérir ces moyens de faire du profit sur la maladie d’autrui?

    N’importe quoi, vous pouvez bien être étourdi… Au moins, vous l’admettez.
    T’sé, si vous enlevez des médecins du public, pour les mettre dans le privé, comment pouvez-vous prétendre que le public sera encore plus performant? «Ah tiens! L’oiseau a du mal à voler! Coupons-lui les ailes!» Doh!

    Le privé de plus, n’est pas plus productif. Il coûte plus cher per capita. Et il permet à des bourgeois, de diversifier leurs exploitations. Ce n’est qu’un totalitarisme de plus de «patché» sur le Titanic.

    «Je ne suis pas encore offusqué, et je le risquerai le moins possible en refusant de discuter de vous plutôt que de vos idées, si jamais je parviens à les définir dans ce que vous dites.»

    Moi, je vous ai bien définis à travers vos propos capitalistes. Pas besoin d’en dire plus.

    Idéalisme? http://www.marxists.org/francais/politzer/works/principes/principes_6.htm
    «Nous avons dénoncé la confusion créée par le langage courant en ce qui concerne le matérialisme. La même confusion se retrouve à propos de l’idéalisme.
    Il ne faut pas confondre, en effet, l’idéalisme moral et l’idéalisme philosophique.
    L’idéalisme moral consiste à se dévouer à une cause, à un idéal. L’histoire du mouvement ouvrier international nous apprend qu’un nombre incalculable de révolutionnaires, de marxistes, se sont dévoués jusqu’au sacrifice de leur vie pour un idéal moral, et pourtant ils étaient les adversaires de cet autre idéalisme qu’on appelle idéalisme philosophique.

    L’idéalisme philosophique est une doctrine qui a pour base l’explication du monde par l’esprit.
    C’est la doctrine qui répond à la question fondamentale de la philosophie en disant : « c’est la pensée qui est l’élément principal, le plus important, le premier ». Et l’idéalisme, en affirmant l’importance première de la pensée, affirme que c’est elle qui produit l’être ou, autrement dit, que : « c’est l’esprit qui produit la matière ».

    Telle est la première forme de l’idéalisme; elle a trouvé son plein développement dans les religions en affirmant que Dieu, « esprit pur », était le créateur de la matière.

    La religion qui a prétendu et prétend encore être en dehors des discussions philosophiques est, en réalité, au contraire, la représentation directe et logique de la philosophie idéaliste.

    Or, la science intervenant au cours des siècles, il devint bientôt nécessaire d’expliquer la matière, le monde, les choses autrement que par Dieu seulement. Car, dès le XVIe siècle, la science commença à expliquer les phénomènes de la nature sans tenir compte de Dieu et en se passant de l’hypothèse de la création.

    Pour mieux combattre ces explications scientifiques, matérialistes et athées, il fallut donc pousser plus loin l’idéalisme et nier l’existence même de la matière.

    C’est à quoi s’est attaché, au début du XVIII° siècle, un évêque anglais, Berkeley, qu’on a pu appeler le père de l’idéalisme.»

    Sylvain Guillemette

    Lanaudière

    (Au modérateur: «Pouvez-vous m’indiquer comment je fais pour obtenir un avertissement lorsque quelqu’un me répond sur les débats? Ou m’y inscrire? Si vous pouviez me répondre par courriel, ce serait apprécié. Merci!)

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    14 juillet 2010 à 14 02 35 07357
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    « Si l’affreux bourgeois dont vous parlez a des moyens, c’est qu’il y a forcément un processus qui explique cette situation! Dont très probablement, la possibilité de posséder des moyens de production! Oups encore, puisque l’affreux bourgeois dont vous parlez, avait des moyens différents de ses «voisins malade» à l’hôpital, en raison qu’il possédait en plus, un moyen de les exploiter de leur labeur! Eh bien! »

    Ah bon! Je croyais que nous parlions du « privé » versus la situation actuelle,en santé; c’est à dire: les files d’attentes et les malades dans les corridors. Veuillez m’excuser.

    « Oui! Et en plus, vous leur donnez un tout nouveau moyen de s’enrichir encore d’avantage, encore à notre dépend! »

    C’est le cas dans la situation présente; ils s’enrichissent à nos dépends. Mon but n’est pas d’empêcher qu’ils s’enrichissent mais plutôt que la file d’attente diminue pour que tous puissent se faire soigner. On règlera l’enrichissement après. D’ailleurs, avec les salaires qu’ils touchent versus les quotas qu’ils ont, celui qui soignera constamment en se faisant payer est plus bénifique pour les malades.

    « mais en plus de ça, que ces nouveaux «moyens de production» ne seront accessibles à l’achat, que par ceux qui en ont les moyens! »

    Cela ne devrait pas vous déranger, vous préférez resté dans la file d’attente! Pour les autres, l’important est de se faire soigner au plus vite. Même moi, si je suis malade, je serais prêt à débourser toutes mes économies pour me faire soigner au lieu de poireauter dans le corridor et y mourir. Lorsque je suis malade, je me fout pas mal du rapport d’impôt du médecin.

    « Alors étant donné que le système capitaliste ne partage pas les richesses,… »

    Nous sommes d’accord sur ce point. Mes arguments ne s’attaquent pas à dire que le partage de richesse est adéquat; mon argumentation est que dans une société socialiste, le partage des richesses sera simplement le partage de ce qui restera après que les « obligations » des dirigeants seront rencontrées.

    Le résultat est le même. C’est le même principe que celui du nivellement par la base: Il y a des gens malades qui sont riches et d’autres qui sont pauvres. Donc pour être équitable, on laisse tout le monde attendre en ligne. Il y a des riches, des « très à l’aise » et des pauvres. Pour être équitable on rend tout le monde pauvre. Le Capitalisme est en train de le faire; mais cela semble prendre un peu plus de temps que le ferait le socialisme.

    « T’sé, si vous enlevez des médecins du public, pour les mettre dans le privé, comment pouvez-vous prétendre que le public sera encore plus performant? »

    Lorque j’étais jeune, il y avait 1500 médecins à Montreal et ils se déplaçaient pour aller voir leurs malades. Il donnaient du sirop, des pillules et des pîqûres. Aujourd’hui, il y en a 15,000 à Montreal. Ils ne se déplacent pas, et on un quota de malades à soigner; ensuite…on ferme les portes. Ils donnent toujours du sirop, des pillules et des piqûres.

    Par contre, aussitôt qu’ils voient un ti-bobo, ils te font faire le tour de tous les « spécialistes » de la santé (c’est une blague; ils sont spécialistes des maladies) qu’ils connaissent avec des clic-clac de cartes assourdisants avant de te donner ton sirop, ta pillule ou ta piqûre. Le problème est aussi simple que ça. Les gens meurent dans le corridor au lieu de chez eux; belle affaire!!

    « « c’est la pensée qui est l’élément principal, le plus important, le premier ». Et l’idéalisme, en affirmant l’importance première de la pensée, affirme que c’est elle qui produit l’être ou, autrement dit, que : « c’est l’esprit qui produit la matière ». »

    Pas du tout! Vous avez tout à l’envers! Ce n’est pas de l’idéalisme, c’est de la logique pure. Avant de « faire » il faut réfléchir; et avant de réfléchir il faut « être ». Donc la réalité est: Je suis, ce qui me permet de penser, avant de dire (ou faire) des conneries. Ce n’est pas du tout de l’idéalisme; c’est du « rationalisme objectif ». Votre problème est que votre « Être » est de la matière.

    Demandez à un architecte de vous faire les plans d’une maison. L’Architecte prend le rôle de l’Être. Avouez qu’il se doit de réfléchir, enfin je l’espère pour vous, pour ensuite « matérialisez » sa réflexion sur une feuille de papier que vous paierez assez cher à cause du système capitaliste. Mais c’est l’évolution qui veut que l’être pense avant d’agir. (Enfin la plupart). Vos messages sont le fruit de votre pensée dont le propriétaire est…vous même. Vous n’êtes pas votre pensée ni votre corp; vous possédez une pensée et un corp, il ne vous reste qu’à trouver le propriétaire. Ce n’est pas votre nom ni votre no d’assurance sociale non plus. C’est aussi simple que ça!

    Notre plus grand philosophe Québécois, M. Jacques Parizeau a dit: « Avant de « Faire », il faut Être! » S’il avait insisté un peu plus sur la nécessité de penser avant de « Faire », le référendum aurait peut-être été différent. Même les grand philosophes ne sont pas parfaits. Alors imaginez, un « système »!!!

    « Car, dès le XVIe siècle, la science commença à expliquer les phénomènes de la nature sans tenir compte de Dieu et en se passant de l’hypothèse de la création. »

    Ce n’était pas nouveau, partout en Mésopotamie et en Égypte avant – 2000, les gens croyaient que ce que nous appelons les « Dieux » ou Dieu », étaient le produit d’une évolution du Chaos primordial. Alors le Dieu créateur, n’existait pas du tout dans leur esprit puisqu’il avait été créé. Ce « Dyaus Pitar » est venu très longtemps après. Vers -700 probablement.

    « Pour mieux combattre ces explications scientifiques, matérialistes et athées, il fallut donc pousser plus loin l’idéalisme et nier l’existence même de la matière. »

    WOW! Cela n’a pas dû être facile?

    « C’est à quoi s’est attaché, au début du XVIII° siècle, un évêque anglais, Berkeley, qu’on a pu appeler le père de l’idéalisme.» »

    Berkeley défendait ce qui est appelé l’idéalisme « dogmatique » (empirisme); Kent défendait l’idéalisme « trancendantal`; Descarte = l’idéalisme « problématique »; Hegel = idéalisme « spéculatif ». Et il y en a d’autres; mais le plus important, ici, est que vous, vous êtes un idéaliste « socialiste »; tandis que moi, je ne suis pas du tout un idéaliste « capitaliste ». Peut-être suis-je un idéaliste « autonomiste » et je dis bien: « Peut-être… ».

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre

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