LE PROBLÈME PRINCIPAL DE L’HUMANITÉ

Par Nuevo Curso. Traduction

 

En Allemagne, la récession et les licenciements ont commencé.

 

La guerre commerciale laisse planée le spectre d’une nouvelle récession qui a ses propres fondements et les marchés financiers crient d’effroi de la Grande-Bretagne au Brésil, en passant par l’Allemagne et les États-Unis, à propos de la destruction des capacités de production et de ce qui l’accompagne.  Et pourtant, tout cela n’est rien de plus que le symptôme d’un problème fondamental du mode de production capitaliste bien plus grave et qu’aucun patch keynésien (aucune réforme du système NdT)ne pourra atténuer.

 

LES USINES « RETOURNENT » AUX ÉTATS-UNIS, MAIS LES « BONS EMPLOIS » AUGMENTENT TRÈS PEU.

 

L’exemple le plus évident est à chercher aux États-Unis. La guerre commerciale brutale était justifiée par le « reshoring« , l’idée qu’en mettant en place des barrières tarifaires à l’importation, les entreprises rouvriraient des usines aux États-Unis pour satisfaire le marché intérieur, augmentant non seulement l’emploi mais aussi les « emplois industriels bien rémunérés« . De fait, un certain nombre d’entreprises ont annoncé qu’elles fermeraient des usines en Asie et les ouvriraient aux États-Unis. Cependant, les salaires moyens des travailleurs n’ont pas augmenté aux USA Les usines sont revenus oui, mais avec une productivité du travail redoublée en vingt ans. Si bien que pour produire plus, il leur faut moins de travailleurs. Aujourd’hui, avec quelques centaines de milliers d’heures de travail, vous pouvez répondre aux besoins de toute l’humanité dans de nombreux secteurs industriels. Et ne parlons même pas des services, des banques aux médias et aux communications. Le développement des capacités de production nécessite de moins en moins d’heures de travail pour produire la même quantité et davantage (ne pas confondre « productivisme » et productivité NdT). Bien que les «chanceux» embauchés dans les nouvelles entreprises de technologie gagnent plus, ils ne sont que quelques milliers, ou quelques centaines par entreprise, beaucoup moins que les dizaines de dizaines de milliers de personnes qui ont quitté les anciennes usines de Detroit à chaque changement de quart de travail dans le passé. Le « retour des entreprises », »Reshoring » n’apporte pas grand chose aux travailleurs et surtout il n’y a pas assez de demande pour justifier la masse de production qu’impliquerait l’embauche d’un nombre de travailleurs comme au bon vieux temps, aux « jours de prospérité à faible productivité » (NdT).

 

LA ROBOTISATION COMPLÈTE DE LA CULTURE DU MAÏS EST
DÉJÀ UNE POSSIBILITÉ RÉELLE.

 

Mais n’avons-nous pas besoin de salaires rehaussés? Alors que la plus grande partie de la population mondiale vit dans des conditions de pauvreté et de famine, ne pourrions-nous pas utiliser cette productivité pour produire plus de marchandises et assurer ainsi le bien-être de l’espèce humaine toute entière?

Voici le vrai problème. Le capitalisme produit des biens, c’est-à-dire des biens et des services qui sont produits pour être échangés (vendus afin de réaliser la plus-value. NdT). Ce qui régit la production, ce n’est pas les besoins humains mais la demande (solvable NdT), ce qui est très différent. Et finalement, ce qui est payé en salaires aux travailleurs, ne peut pas permettre d’acheter (réaliser-concrétiser-monayer. NdT) la totalité de la production (car la plus-value – a été exproprier aux travailleurs par le capital et son État. NdT)…  le capital et son État doivent  vendre « à l’extérieur du prolétariat et aussi à l’extérieur du marché national »: aux bourgeois nationaux, aux indépendants, aux paysans qui n’engagent pas de travailleurs … et surtout aux marchés extérieurs (où la concurrence de tous les pays producteurs bat son plein, dont celle de la Chine et de ses 300 millions de nouveaux travailleurs à occuper. NdT) qui à leur tour souffrent des mêmes tensions. C’est pourquoi la menace de « perdre des marchés » fait reculer l’emploi industriel dans les pays fortement industrialisés à forte productivité. (Trump et ses droits de douanes protecteurs fait perdre des marchés extérieurs aux producteurs américains, et provoque la hausse des prix aux États-Unis, réduisant d’autant le pouvoir d’achat des travailleurs. Les altermondialistes et les démondialistes gauchistes devraient comprendre que l’économie mondiale ne forme désormais qu’un tout intégrée-interreliée-financiarisée et que c’est le système mondialisé – impérialiste – qu’il faut complètement renverser. NdT)

 

Le problème central de l’humanité

UNE REPRÉSENTATION DU COMMUNISME SOUS FORME
D’ABONDANCE EXTRAITE D’UN CARTEL DU CNT.

Le même capitalisme qui a servi à créer toutes ces immenses capacités de production, les détruit maintenant (chômage, décomposition sociale, crime social, guerres, destruction de l’environnement, etc) car les relations sociales sur lesquelles ce mode de production  est basé (salariat, capital, propriété) ne fonctionnent plus que comme moteur du développement humain et l’expansion de ce système mondialisé a depuis longtemps bloquée toute issue. Il n’a pas de place pour faire croitre la demande (solvable. NdT), ni même pour la supporter frauduleusement  (fuite en avant avec le crédit gratuit, dette publique, bulles boursières, hyperinflation, dévaluation de la monnaie, etc. NdT). Le résultat est un système qui se consume et entraîne l’humanité vers la catastrophe et la guerre à travers des convulsions commerciales et militaires effroyables.

 

Cependant, nous avons la capacité technologique et les ressources nécessaires pour répondre pleinement aux besoins de l’humanité tout entière. Nous pourrions donner à tous les individus, maintenant et dans le monde entier, une vie vraiment confortable avec les capacités de production actuelles. De plus, si nous le faisions, nous ne pourrions nous attendre à rien d’autre qu’une explosion de créativité, un développement des compétences et des connaissances encore plus accéléré et orienté pour satisfaire les besoins réels des personnes sans détruire l’environnement et sans gaspillage. (Seul le prolétariat international peut et doit mener cette Révolution pour abattre l’ancien mode de production moribond et en construire un nouveau – communiste-prolétarien. NdT)

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

5 pensées sur “LE PROBLÈME PRINCIPAL DE L’HUMANITÉ

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    16 août 2019 à 16 04 46 08468
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    @Robert,

    Superbe article qui résume en tous points ce à quoi nous faisons face sur le plan économique et social, et les mesures paradoxales, anti sociales, et contraires prises par nos gouvernants au lieu de ce que nous devrions, ou, aurions du faire depuis belle lurette !

    La réalité violente dans tout ceci est que les politiciens en réalité se foutent éperdument du chômage endémique, de la baisse du pouvoir d’achat, de la misère galopante même en occident, et sont comme le commun des mortels préoccupés plus par la gestion de leurs carrière, à sauver leur cul, et tenter de se faire des économies pour leurs vieux jours ! désormais, la loi qui règne aujourd’hui, est celle du  »sauve qui peut », chacun pour soi, chacun tire la ficelle de son coté et en fonction de ses uniques intérêts, même le directeur de la banque centrale, celui de l’autorité des marchés financiers, le ministre du trésor et compagnie… tous, n’ont jamais été plus conscients du proverbe qui dit : si tu va à la chasse, tu perds ta place !, et n’ont jamais été plus déterminés à sauver leur cul plus que celui de quiconque plus qu’eux mêmes aujourd’hui :))) Oui c’est pas marrant je sais…mais…faut bien rigoler de sa propre auto-dérision !

    Je me marre encore plus quand je sais qu’au Québec et dans les autres provinces canadiennes, on pratique en réalité bien pire que ce que fait Donald Trump à l’heure qu’il est depuis les 15 à 20 dernières années ! reprise du protectionnisme à la con des trente glorieuses du siècle passé, barrières douanières sur tout et n’importe quoi favorisant un déficit flagrant de la qualité, de la créativité et du pouvoir de s’exporter ailleurs et créer une plus value canadienne ou québécoise en plus de favoriser les cartels locaux, la duplicité et le délit d »initiés qui se fait d’ailleurs fortement ressentir en bourse et handicape fortement l’économie Canadien , Nassérisme presque ou nationalisme sordide qui nage en pleine dérision de compter sur les géants de l’énergie locaux pour espérer faire des bénéfices à l’exportation alors que la perspective est condamnée à l’avance chez les voisins américains depuis perpette car ne veulent ni de nos câbles de hautes tension, ni de nos centrales, ni de nos coupes de bois sur leurs terres ! les gazoducs et oléoducs ne faisant pas exception ! et pour couronner le tout, on accorde à nos industriels et nos producteurs protégés de tromper le consommateur Canadien déjà plumé, l’arnaquer, le dépouiller, achever son pouvoir d’achat et le ruiner au grand jour, au vu et au su des  »autorités » avec des prix à la consommation de biens exorbitants ! Un exemple édifiant est le marché du bio, qui vend à quatre voir cinq fois le prix de denrées et produits très moyens et souvent carrément médiocres sous le label bio ! même les véritables produits bio gastronomiques millénaires avec appellation d’origine contrôlée de l’Europe ou de la France ne coûtent pas aussi chers que nos médiocres viandes, charcuteries, cochonnailles, fromages, produits laitiers et autres trouvailles et niches pour s’en mettre plein les poches…!et si vous osez critiquer, c’est le MacCarthysme local qui débarque pour vous accuser de boycotter  »les producteurs et les jobs de chez nous » ! on aura tout vu ! bref, le corporatisme Canadien est l’un des plus coriaces, des plus ignobles, l’un des moins éthiques, et le moins respectueux des consommateurs de la planète et je le dit en parfaite connaissance de cause ! bonne chance pour déguster des  »côtellettes d’agneau bio du Québec » ou même du bon vieux cochon  »bio » cette fois du Québec, il vous faudrait encaisser vos économies de retraite le matin pour un kilo de viande bio, une bouteille de vrai vin importé par la SAQ et j’en passe, ils se foutent ouvertement des citoyens, des  »pauvres » travailleurs, et dernièrement ils ont amassé tellement de fric qu’ils se permettent de se payer des spots publicitaires à la télé à coups de millions de dollars, pour dire que le  »porc du Québec ça vaut de l’or en Chine et c’est reconnu à travers le monde »… juste pour que vous mettiez la main à la poche et leur racheter leur camelote qui vaut que dalle en passant, parce qu’ils trouvent que vous ne vous ruinez pas assez pour leur acheter tout le stock !

    il y a décidément, inévitablement et tragiquement, des jours très sombres qui attendent l’économie Canadienne et le consommateur Canadien ! Pour l’instant nos ministres fringants et autres stars du parlement qui ressemblent plus à des courtiers immobiliers qu’à des ministres sont entrain de s’éclater grave dans la baraque ! ils ne se doutent pas un instant dans quel merdier profond et sans retour ils sont entrain d’enfoncer le Québec et le Canada au point de transformer le Québec en gruyère poreux de Montréal à la baie James depuis 60 ans au moins et encore pire aujourd’hui ! il n’y a d’ailleurs plus de concessions disponibles au minières dans l’abitibi et au nord jusqu’a Matagami, et on est la seule province ou les routes sillonnent le grand nord dans une ruée vers l’or, le bois et les ressources naturelles sans précédent dans l’histoire ! en s’assurant de faire de  »bons deals » avec certains représentants tout aussi corporatistes et affairistes des premières nations pour qu’ils la ferment pour de bon et contrôlent les critiques dans leur communautés ! En plus de promulguer de nouvelles  »réformes’, syndicales qui autorisent les constructeurs de ne plus engager du local, mais ramener leurs  »effectifs » partout… bref, une économie qui pue la duplicité, la corruption, le racisme et le clientélisme historique de la belle province…et qui fait bien des heureux au sein du foutu Québec inc …! Et puis de quoi vous plaignez-vous merde ! on ne fait que se partager le gâteau entre initiés comme dans le bon vieux temps et depuis toujours ! et si vous êtes pas contents, on utilisera votre fric de contribuable pour subventionner les  »tinamis » et les copains comme on a toujours fait aussi !

    Yallah, circulez ! y a rien à voir ! :)))

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    21 août 2019 à 0 12 01 08018
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    Voici un article qui à le mérite de bien appréhender les limites actuelles du système capitaliste, de mettre en avant que de système de production il est devenu un système de destruction. En effet, tous les secteurs sont actuellement touchés par le remplacement historique de l’être humain par la machinerie préparant ainsi la grande révolution mondiale à un titre humain, tel est l’ enjeu du XXIéme siècle.

    Le constat de cette situation globale à été fait, rappelons le lors d’une importante réunion de 500 membres de l’élite mondiale, à San Francisco entre le 27 septembre et le 1er octobre 1995.
    Les « grands » de ce monde vont s’interroger sur l’avenir de ce qu’ils allaient appeler le 20/80. Pour eux 20 % de la population mondiale peut faire tourner l’économie et il faut se préparer à gérer les surnuméraires. Il y aura bientôt 80 % de la population qui s’avérera superflu, qu’il faudra « occuper ». Pour maintenir la paix sociale, Brezinski avait proposé le « tittytainment », un mélange d’aliment physique et psychologique qui endormirait les masses et contrôlerait leurs frustrations et protestations prévisibles.
    Depuis, nous avons vu se développer des revendications d’adaptation au capitalisme, comme le revenu universel, mais aussi le changement législatif de la loi El Khomri mettant dorénavant sur le même plan droit du salarié et droit de la personne, tout cela dans le cadre de l’offensive sur le numérique et du capitalisme de plateforme.

    G.Bad

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    21 août 2019 à 9 09 40 08408
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    @ SAM

    Le chauvinisme Québec INC à l’envers ou à l’endroit c’est toujours du chauvinisme camarade : Tu écris ceci :  » bref, une économie qui pue la duplicité, la corruption, le racisme et le clientélisme historique de la belle province…et qui fait bien des heureux au sein du foutu Québec inc …! » IL N’Y A PAS D’ÉCONOMIE CAPITALISTE QUÉBÉCOISE PURE LAINE. Le mode de production capitaliste est identique partout – géré selon les mêmes lois incontournables et partout y compris au Québec ses contradictions intrinsèques le mène droit à sa perte.

    @ Gérard OUI tu as raison de souligner les manigances et les tentatives désespérés des « penseurs » – intellectuels et hommes d’affaires du capital pour sauver la maison capitaliste en feu MAIS tu dois voir que toutes ces tentatives sont sans espoir – voué à l’échec – et chaque truc ne fait qu’enfoncé la machine capitaliste plus profondément dans ses contradictions insolubles. C’EST CET ASPECT que tu devrais souligné.

    En effet le fameux 20/80 était inscrit dans les gènes du capital dès sa naissance – l’indice étant l’obligation irrépressible du capital à se valoriser et se reproduire par la productivité effrénée … la mécanisation – la robotisation – la numérisation – étant les instruments de cette course à la PRODUCTIVITÉ (ne pas confondre avec le productivisme svp) dont le résultat serait le 20/80

    C’est faux pourtant Gérard = le résultat de la course effrenée à la productivité du travail c’est la baisse de la production de la plus-value qui origine essentiellement du travail humain salarié, ce que Marx a appelé la baisse tendancielle du taux de profit. N’OUBLIE JAMAIS que la raison d’être du mode de production capitaliste c’est la valorisation du capital = la course au profit.

    Mais n’oublie pas que la raison d’être de tout mode de production depuis l’apparition des espèces animales y compris l’Homme c’est d’assurer la reproduction de l’espèce. Quand un mode de production ne parviens plus à remplir son contrat social il est renverser et remplacer par un nouveau.

    Le prochain s’appellera le mode de production communiste prolétarien avec ou sans plateforme (:-))

    Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com

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