Le procès d’un procès

 
Personne défend l’indéfendable !
 

Avant-première :

 

Que je sache, il n’est pas défendu de défendre l’indéfendable. Je dirais même que c’est recommandable… de défendre l’indéfendable.

Et si vous ne vous estimez pas capable de le faire, c’est que vous êtes incapable, dans l’incapacité d’exercer le plus louable et le plus blâmable des métiers : celui de l’avocat, l’avocat du diable.

Ce qui est extraordinaire avec le diable, c’est que la défense s’apparente pour lui à une véritable offense : on lui fait mal, à dire du bien du mal…

On se fait mal aussi, car le mal ne se laisse pas faire, il proteste, il vous conteste le droit de vous occuper de ses affaires.

Et in fine, vous vous apercevez que vous n’avez rien fait d’autre que défendre le diable contre lui-même, contre sa propre volonté.

Autrement dit, ce n’est pas gagné parce que le coupable est fier de sa culpabilité, satisfait d’avoir accompli son forfait.

Il est heureux de vous avoir rendu malheureux.

Non le diable ne se nomme pas Adolf Hitler, ce n’est qu’un apprenti sorcier comparé à Friedrich Nietzsche… qui s’apparente au diable en personne. C’est lui, le client que j’ai choisi de me payer, tout en sachant qu’aucune assurance ne daignera me dédommager, ni me rembourser le prix de ce danger.

Pour ceux qui ont pris l’habitude de définir la philosophie comme étant l’amour de la sagesse, je tiens tout de suite à les prévenir : avec Nietzsche, ce sera l’amour de la folie.

Et si j’ai entrepris de faire son procès, c’est parce que selon moi, nul ne traverse intact sa vie et sa pensée, sans rien devoir en retour : parce qu’on y apprend grâce à lui : la folie de tout amour.

Et pour ouvrir les hostilités ou envenimer les débats, je vous dirais d’emblée que oui, Nietzsche est viscéralement raciste… et que s’il vivait parmi nous aujourd’hui, il jugerait Marine Le Pen ou Caroline Fourest de race inférieure et n’hésiterait pas une seconde à jeter aux orties : Éric Zemmour ou Alain Finkielkraut comme dignes représentants de l’homme décadent : l’homme du ressentiment… qui fait peur à cause de sa rancune et de sa rancœur… à tout à l’heure.

http://www.lejournaldepersonne.com/2016/05/proces-dun-proces/

http://www.lejournaldepersonne.com/2016/05/avant-premiere/

Campagne de soutien du film de Personne Le procès d’un procès : http://www.lejournaldepersonne.com/campagne-de-soutien-films-journal-de-personne/

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Personne

Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d’actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d’assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L’humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n’est l’otage d’aucun parti, prisonnier d’aucune opinion, dupe d’aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l’événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats : https://www.lejournaldepersonne.com

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