Le revenu minimum de base: le pour et le contre.

Five cent coins are pictured in the air in front of the Federal Palace during an event organised by the Committee for the initiative Grundeinkommen in Bern

MINARCHISTEI :

Ça fait longtemps que je voulais écrire un article sur le concept de « revenu minimum de base ». Il y a quelque temps, je suis tombé sur un excellent article sur Contrepoints qui ne pourrait mieux résumer ma pensée sur le sujet. Je me contenterai donc de le recopier ici. Il a été initialement publié par Matt Zwolinski* et traduit en français par Emmanuel Bourgerie.

Le sujet a été récemment amené dans les médias suite à la proposition en Suisse de donner à chaque citoyen 2.500 francs suisses (environ 2.000 euros) par mois. Récemment, Matthew Feeney a publié récemment une critique favorable à cette idée dans le magazine libertarien Reason. Voici donc l’article en question :

_____________________________________

Bien entendu, comme pour toute proposition de loi, les détails sont cruciaux. Et la proposition suisse est problématique à de nombreux égards. Pour commencer, 2.000 euros par mois signifie qu’un couple marié percevrait 48.000 euros par an sans rien faire. Et alors qu’il est vrai que la Suisse est un des pays les plus riches du monde en matière de PIB par habitant, c’est tout de même une énorme somme d’argent. De plus, la proposition suisse semble reposer sur la mise en place d’un revenu de base en plus de son système d’État-providence existant. Peu de libéraux seraient prêts à signer pour cette proposition. Mais en remplacement des programmes de redistributions existants, il y a beaucoup de choses qu’un libéral pourrait aimer dans l’idée d’un revenu de base.

Toujours sceptique ? Voici trois arguments libéraux en faveur d’un revenu de base garanti. Je commence avec une proposition vague à laquelle même les libertariens les plus « hardcore » souscriraient. Ensuite, je fais des propositions plus avancées qui nécessitent quelques différences par rapport à la vision de base. Mais uniquement des différences justifiables, bien entendu.

1. Un revenu de base garanti serait bien meilleur que l’État-providence actuel

Les programmes fédéraux d’État-providence aux États-Unis sont un bazar cher et compliqué. D’après Michael Tanner, le gouvernement fédéral a dépensé plus de 668 milliards de dollars sur plus de cent vingt-six programmes anti-pauvreté en 2012. Lorsque l’on ajoute les 206 milliards dépensés par les États et les instances locales, on atteint 14.932$ (10.800€) pour chaque pauvre aux États-Unis. Ne serait-il pas mieux de simplement faire un chèque à ceux qui en ont besoin ?

Chacun de ces programmes anti-pauvreté est accompagné de sa propre bureaucratie. Si vous voulez réduire la taille et le périmètre de l’État, éliminer ces départements et les remplacer par un programme si simple qu’il pourrait être virtuellement piloté par un ordinateur semble être un bon point de départ. Éliminer des bureaucraties inutiles signifiera plus d’argent dans la poche des pauvres et moins de prélèvements.

C’est donc un jeu gagnant/gagnant.

Un revenu de base garanti serait aussi considérablement moins paternaliste que l’État-providence actuel, qui est l’enfant bâtard du « jugement conservateur et de la condescendance progressiste » à l’encontre des pauvres, selon Andrea Castillo. Les conservateurs veulent aider les pauvres, mais seulement s’ils peuvent justifier qu’ils le méritent en cochant certaines cases qui montrent leur volonté de travailler, de ne pas prendre de drogues, et de préférence de fonder une famille stable dans un style petit-bourgeois. Et pendant que les progressistes s’opposent généralement à cette tentative d’imposer aux pauvres des valeurs traditionnelles, ils ont pratiquement toujours préféré des aides en nature aux aides en cash pour s’assurer que le pauvre ait ce dont il a « réellement » besoin. Ne devrions-nous pas faire confiance aux pauvres pour savoir mieux que l’État fédéral ce dont ils ont besoin ?

2. Un revenu de base garanti pourrait être nécessaire d’un point de vue libéral pour la réparation des injustices passées

Un des principes les plus caractéristiques du libéralisme est la croyance que les droits de propriété privée sont pratiquement inviolables. Mais il ne découle pas de ce principe que la distribution actuelle de la propriété devrait être considérée comme inviolable, parce que la distribution actuelle est à de nombreux égards le produit de vols et de violences passées. Aussi attirante que puisse être la théorie libérale, « Libertarianism…Starting Now! » met le doigt sur le problème, en particulier lorsque cela vient de la bouche de ceux qui, en majeure partie, ont été les grands gagnants du bourbier qu’est notre histoire collective.

Les libertariens radicaux ont proposé de nombreuses approches pour résoudre le problème des injustices passées. Mais une suggestion que beaucoup semblent oublier vient d’une source inattendue. La plupart d’entre nous se souvient de Anarchy, State, and Utopia de Robert Nozick comme étant une défense sans compromis du libertarianisme et des droits naturels. Et on se souvient que Nozick a écrit qu’un État qui va au-delà des fonctions minimales de protection des droits négatifs serait lui-même en violation de ces droits et donc serait injuste.

Mais la théorie de l’habilitation de Nozick est une théorie historique dont un des composants est un « principe de rectification » pour corriger les injustices passées. Nozick lui-même n’a fourni aucun détail au sujet de la nature ou de l’application concrète de ce principe (même si d’autres ont spéculé). Mais dans un passage fascinant, Nozick suggère que l’on peut considérer certains principes de justice (comme le principe de différence de Rawls) comme une règle très approximative permettant de s’approcher du résultat voulu par le principe de rectification. Voici ce que Nozick en disait :

Peut-être vaut-il mieux voir certains principes de justice redistributrice comme des approximations censées s’approcher des résultats qu’aurait l’application du principe de rectification des injustices. Par exemple, par manque d’informations historiques, et en supposant que (1) les victimes d’injustices ne font pas aussi bien qu’elles auraient pu et que (2) ceux qui sont dans les groupes les moins bien lotis dans la société ont de plus grandes probabilités d’être des descendants des victimes des pires injustices, à qui ceux qui ont bénéficié des injustices leur doivent compensation (en admettant qu’ils soient ceux les mieux lotis, il arrive que les coupables soient aussi dans le groupe le moins bien loti), alors une règle approximative pour rectifier les injustices pourrait être la suivante : organiser la société pour maximiser la position du groupe qui est le moins bien loti dans la société, quel qu’il soit (p. 231).

Dans un monde où toute propriété est acquise de façon pacifique par le travail ou l’échange volontaire, un revenu de base financé par l’impôt pourrait être considéré comme violant les droits libéraux. Mais notre monde n’est pas ce monde. Et puisque nous n’avons pas les informations qui seraient requises pour nous lancer dans une rectification précise des injustices passées, et puisque ignorer simplement ces injustices semble en soit injuste, peut-être que quelque chose comme un revenu de base peut être légitime en tant que rectification approximative ?

3. Un revenu de base garanti pourrait être requis pour répondre aux besoins des pauvres

Les deux arguments précédents considèrent le revenu de base comme une politique de « second choix », préférable non pas pour ses propres qualités mais parce que moins mauvais que ce que nous avons, ou une correction nécessaire des injustices passées. Mais les libéraux peuvent-ils aller plus loin que cela ? Peut-il y avoir un argument libéral en faveur du revenu de base non pas comme un compromis mais comme un idéal ?

C’est possible, et ça l’a été.

Milton Friedman comme Friedrich Hayek ont défendu quelque chose de similaire au revenu de base comme fonction légitime de l’État, quoique à partir d’une approche différente. L’argument de Friedman peut être trouvé dans le chapitre 9 de Capitalisme et Liberté et est basé sur l’idée que les tentatives pour soulager la pauvreté impliquent ce qu’il appelle « l’effet de voisinage », ou externalités positives. Friedman avance que ces externalités font que la charité privée sera insuffisamment fournie par l’action volontaire.

Nous serions tous prêts à contribuer à résoudre la pauvreté, si tout le monde le fait. Nous ne serions pas prêts à contribuer autant sans une telle assurance.

Et donc, Friedman conclut, « l’action de l’État pour soulager la pauvreté » est justifiée. Plus spécifiquement, l’État est légitime pour définir un « plancher minimum au niveau de vie de chaque personne dans la communauté », un plancher qui prendra la forme de sa fameuse proposition d’impôt négatif.

L’argument de Friedrich Hayek, apparaissant 17 ans plus tard dans le volume 3 de Law, Legislation and Liberty est encore plus avancé. Voici le passage crucial :

L’assurance d’un certain revenu minimum pour tous, une espèce de plancher en-dessous duquel personne ne devrait tomber même lorsqu’il n’arrive pas à s’auto-suffire, apparaît non seulement comme une protection tout à fait légitime contre un risque commun à tous, mais un élément nécessaire de la Grande Société dans laquelle l’individu n’a plus de demande spécifique pour les membres d’une communauté particulière dans laquelle il est né.

Pour ceux qui ne connaissent Hayek qu’à travers les caricatures de seconde main de son propos dans La route de la servitude, celui-ci sera sans aucun doute surprenant. Mais comme mon collègue Kevin Vallier l’a documenté à denombreuses reprises, Hayek n’était pas opposé à l’État-providence en tant que tel (même dans La route de la servitude). Tout du moins considérait-il certains aspects de l’État-providence comme des options tolérables que l’État pourrait assurer. Mais le passage ci-dessus suggère qu’il pouvait avoir eu en tête une idée encore plus poussée – qu’un revenu de base n’est pas qu’une option tolérable mais un prérequis indispensable à la légitimité démocratique – une politique qui doit être institutionnalisée pour justifier le pouvoir coercitif que même un État hayekien exercerait sur ses citoyens.

Clarifications : revenu de base garanti, impôt négatif et crédit d’impôt sur le revenu

J’ai dit au début de cet article que, dans l’étude des propositions de revenu de base, les détails sont très importants. Mais dans les arguments ci-dessus, j’ai mis de côté ces détails, sans m’attarder sur les différences entre un revenu de base garanti et un impôt négatif par exemple. Avant de conclure, je voudrais évoquer un peu les différentes politiques possibles. Mais il y a beaucoup d’options différentes, avec pour chacune de nombreux détails. Donc gardez à l’esprit que ce qui suit n’est pas exhaustif.

Un revenu de base garanti ressemble à quelque chose comme un salaire subventionné pour chaque citoyen. Donc, dans la plupart des propositions, tout le monde reçoit un chèque chaque mois. « Garanti » signifie ici qu’en général le chèque n’est pas conditionné par la richesse, la pauvreté ou la volonté de travailler de chacun. Mais dans certaines propositions, comme celle de Charles Murray, il n’irait qu’aux citoyens adultes. Et dans la plupart des autres propositions, il ne serait donné qu’aux citoyens. La plupart spécifient que le revenu gagné au-dessus de la subvention est sujette à prélèvements avec des taux progressifs, mais pas la subvention elle-même.

Un impôt sur le revenu négatif est un crédit donné à ceux qui se trouvent en-dessous d’un certain niveau de revenu, en fonction de combien ils sont en-dessous. Donc le montant perçu (l’impôt « négatif » sur le revenu) diminue au fur et à mesure que les revenus s’approchent de ce niveau, jusqu’à ce qu’il atteigne zéro. Par la suite l’augmentation des revenus conduit à commencer à payer l’impôt à l’État (l’impôt « positif » sur le revenu).

Le crédit d’impôt sur le revenu est une politique que nous avons en place actuellement aux États-Unis. Il est inspiré de l’impôt négatif de Milton Friedman, mais il n’est pas de la même ampleur, puisque ne s’appliquant qu’à ceux qui travaillent.

Le US Basic Income Guarantee Network présente un joli résumé bien plus détaillé des différentes politiques. Vous pouvez regarder Milton Friedman expliquer avec une grande clarté sa proposition d’Impôt Négatif à William F. Buckley ici. Et pour une défense plus développée et plus réfléchie d’une proposition précise de revenu de base garanti avec une approche libertarienne, je recommande chaudement le court ouvrage de Charles Murray, In Our Hands: A Plan to Replace the Welfare State.

Objections

1. Effets dissuasifs

Une des objections les plus courantes au revenu de base est qu’il créerait des effets dissuasifs dommageables à l’emploi. Ceux qui utilisent cet argument peuvent s’appuyer sur des expérimentations de l’impôt négatif faites aux États-Unis dans les années 60-70.

Mais la pertinence de cet argument dépend majoritairement des détails de la proposition à considérer, et est probablement surfaite de toute façon. Après tout, avec un revenu de base, l’argent que vous recevez, vous le gardez. Vous ne perdez rien si vous trouvez un travail et commencez à gagner de l’argent. De cette façon, les effets dissuasifs qu’il crée sur l’emploi sont probablement moins importants que ceux créés par l’État-providence actuel où le salaire est souvent une barrière à l’éligibilité.

Avec un impôt négatif, les effets dissuasifs sont présents, mais à des niveaux raisonnables. Après tout, sous l’impôt négatif si vous êtes au chômage et que vous trouvez un emploi, vous aurez plus d’argent au final. Vous n’allez pas toutgarder. Mais personne ne garde tout l’argent qu’il gagne dans son travail – une bonne partie finit en impôts. C’est la même idée ici, mais à l’inverse – d’où le nom « d’impôt négatif ».

2. Les effets sur la migration

Lorsque l’on pense « aider les pauvres », on oublie généralement deux groupes qui sont largement invisibles : les pauvres dans d’autres pays, et les pauvres qui ne sont pas encore nés (voir ce papier de Tyler Cowen pour en savoir plus). Avec tout le respect pour le premier groupe, je pense (comme je l’ai déjàargumenté auparavant) qu’il y a une inquiétude réelle qu’un revenu de base aux États-Unis puisse créer une pression supplémentaire pour limiter l’immigration au-delà de ce qui se fait déjà. Après tout, quand chaque nouvel immigrant est une personne de plus à collecter un chèque de l’argent de vos impôts, il n’est pas déraisonnable de le voir comme une menace et de vouloir utiliser encore plus le pouvoir coercitif de l’État pour le tenir à l’écart. Ceci m’inquiète, parce que je pense que quiconque ayant un cœur sensible préfèrerait voir les plus démunis des pauvres accéder au programme anti-pauvreté le plus efficace qui n’ait jamais existé, c’est-à-dire une politique d’immigration relativement ouverte dans l’économie relativement libre des États-Unis. En particulier lorsque la justification avancée n’est rien d’autre que vouloir donner un peu plus d’argent à des gens qui sont déjà citoyens d’un des pays les plus riches de la planète.

3. Effets sur la croissance économique

Même un léger ralentissement de la croissance économique peut avoir deseffets dramatiques quand il se prolonge sur une période de plusieurs décennies. Et donc même si un quelconque effet dissuasif produit par le revenu de base n’aurait pas trop d’effet actuellement, il pourrait avoir un effet bien plus grand pour ceux qui naîtront dans le futur. Voici une réflexion pour ceux qui apprécient les mathématiques : imaginez que les Américains en 1800 décident d’instituer un État-providence qui réduit la croissance économique annuelle de 1%, et que la politique soit maintenue intacte jusqu’à nos jours. De combien les États-Unis seraient-ils appauvris ? De combien les plus pauvres des Américains seraient-ils appauvris ? Et si la seule chose dont vous vous préoccupez est d’améliorer la situation des pauvres en général, les bénéfices de cette politique, quels qu’ils soient, en valaient-ils la peine ?

Lectures complémentaires

Tyler Cowen et Jim Manzi avancent selon moi les objections les plus pertinentes au revenu de base : aussi attirante que l’idée puisse être en théorie, toute politique mise en pratique sera sujette à des bricolages politiques et des recherches de rentes jusqu’à ce que cela ressemble à ce que nous avons déjà (sinon en pire). La proposition de Murray de mettre en place un revenu de base par un amendement constitutionnel qui, dans le même temps, élimine tout programme de redistribution existant vise à préserver la politique des pressions politiciennes. Mais je ne suis pas certain que ce soit assez.

Le journal Basic Income Studies a publié un numéro spécial sur le libéralisme et le revenu de base, avec des contributions de Mike MungerPete Boettke et Adam MartinDan MoseleyDan LaymanBrian Powell Peter Vallentyne et moi-même.

— Article original : « The Libertarian Case for a Basic Income » publié le 05.12.2013 par libertarianism.org. Traduction : Emmanuel Bourgerie.

[*] Matt Zwolinski est Professeur associé et co-directeur de l’Institute for Law and Philosophy de l’université de San Diego.

20 pensées sur “Le revenu minimum de base: le pour et le contre.

  • avatar
    9 mai 2014 à 22 10 42 05425
    Permalink

    Ces économistes sont moins intéressant que Bozo le clown. Tous les facéties économiques qu’ils racontent sont moins drôles que Bozo le clown. Le salon des farces et attrapes économiques ça ne vous dit pas quelques choses?

    Répondre
  • avatar
    10 mai 2014 à 6 06 00 05005
    Permalink

    Le revenu de base garanti pour tous est simplement l’injection annuelle de milliards de dollars, directement dans l’économie du pays, sans qu’aucune de ces sommes ne soit détournée instantanément dans le « cul de sac » économique appelé « profit » ou « coût administratif ».

    Répondre
  • avatar
    10 mai 2014 à 7 07 32 05325
    Permalink

    Je me pose une question :
    Si depuis le début des temps aucun humain n’aurais tué ou laisser mourir de faim un autre humain,
    en incluant leurs descendants combien serions-nous présentement sur cette planète?
    Mille milliard d’humains…… cent mille milliard d’humains
    En regardant la pollution produite par 9 milliard je me pose des questions.
    Je crois que ça fait longtemps que nous aurions manqué de matière première?
    De rêver à un paradis terrestre est utopique, tout au plus nous devons trouver le meilleur et le plus juste des systèmes.
    Nos grands-parents le savaient eux, quand leur souhait du Nouvel An se terminait par :
    Le paradis À LA FIN de vos jours.
    C’est ce que je nous souhaite

    Répondre
    • avatar
      10 mai 2014 à 9 09 25 05255
      Permalink

      À chacun ses croyances sur ce qui sera après sa vie. Moi je crois en la réincarnation et je te souhaite Poivre de cayenne que tu te réincarne dans un monde où l’amour et la compassion pour tout ce qui est vivant domine la pensée humaine.

      Répondre
  • avatar
    10 mai 2014 à 14 02 45 05455
    Permalink

    Monsieur André Lefebvre , j’ai déjà été propriétaire du <> que j’appelais dans le temps  » Le Centre de l’Univers  » et c’est récent que je ne l’ai plus. J’espérais que les nouveaux propriétaire continue dans le  »NATUREL » , mais l’argent…………. Ils ont le droit d’y revenir au Nature.

    Est-ce que ce serait bien cette façon de faire comme vous dites ? Personnellement ce n’est pas avec 700 dollars par mois au Canada , que je vais pouvoir entretenir mon terrain où est ma résidence , il est de 100 acres.
    Vous allez me dire vend , hé bien non , je vais crever là.
    Jean-Marie De Serre.

    Répondre
    • avatar
      10 mai 2014 à 15 03 24 05245
      Permalink

      Je ne dirai certainement pas de vendre mais je ne sais pas quoi vous dire de faire.

      Même lorsque vous aurez votre pension à 65 ans, vous n’aurez qu’au max $17,000/année (à moins d’avoir d’autres pensions).

      J’ai connu un type que s’était bâti un poulailler et qui me vendait des oeufs que j’aillais chercher chez lui. Il parvenait à se démerder semble-t-il.

      Amicalement

      André Lefebvre

      Répondre
  • avatar
    10 mai 2014 à 21 09 39 05395
    Permalink

    Le probleme n’est pas le coût de cette mesure, mais l’effet pervers démotivant de dissocier le revneu d’un effort quelconque pour l’obtenir. Qui va aller travailler au salaime minimum si on lui donne autant pour rester chez lui. ? Je vois cette proposotion comme une autre manoeuvre pour alimenter la zizanie au sein des classes défavorisées. La premiere responsabilité de l’Etat doit etre non seulement d’assurer un revenu convenable a tous, mais de lui fournir, s’il est apte au travail, une occasion de travailler pour se le mériter.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/02/07/t11-le-revenu-garanti/

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/02/07/t12-le-travail-assure

    PJCA

    Répondre
  • avatar
    10 mai 2014 à 22 10 55 05555
    Permalink

    « Qui va aller travailler au salaire minimum si on lui donne autant pour rester chez lui. ? « 

    Celui qui voudra avoir deux fois plus d’argent dans ses poches. Au lieu de survivre avec $12,000/an il vivra beaucoup mieux avec $24,000/an.

     » La première responsabilité de l’Etat doit être non seulement d’assurer un revenu convenable a tous, mais de lui fournir, s’il est apte au travail, une occasion de travailler pour se le mériter. »

    La première responsabilité de l’État est de s’assurer qu’aucun de ses citoyens ne crève de faim; un point, un trait. À moins qu’au départ l’État considère que tous méritent de crever de faim et que chacun doit se démerder pour assurer la nourriture à sa famille. C’est le cas actuellement.

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre
    • avatar
      10 mai 2014 à 23 11 09 05095
      Permalink

      D’autant plus que le salaire minimum est de $10.00/hre.
      40 hre = $400.00/sem.
      50 semaines = $20,000.00/an
      Plus le revenu garanti = $32,000.00/an
      moins $12,000,00 non imposable.
      Résultat : tous les « pauvres » qui ne paient pas d’impôt actuellement paieraient de l’impôt sur $20,000.00

      Et il y aurait injection d’environ 90 milliards chaque année directement dans l’économie.

      Quoi demander de mieux à tous les niveaux?

      André Lefebvre

      Répondre
      • avatar
        10 mai 2014 à 23 11 13 05135
        Permalink

        Évidemment, il faudrait alors élire une « ménagère » comme ministre des finances au lieu d’un comptable agréé; parce qu’il ne pourrait plus être question de dépasser le budget de la province. 🙂

        André Lefebvre

        Répondre
  • avatar
    11 mai 2014 à 8 08 15 05155
    Permalink

    Zébulon
    (Moi je crois en la réincarnation et je te souhaite Poivre de cayenne que tu te réincarne dans un monde où l’amour et la compassion pour tout ce qui est vivant domine la pensée humaine.)
    Merci Zébulon et je fais à tous le même souhait.
    Mais en attendant dans le monde ou nous vivons, nos profiteurs qui utilisent toute leur imagination et pouvoir pour tirer profit de chacune des mesures prises pour rendre notre société plus juste (Assurance Chômage, Bien-Être Social etc ) feront tout en leur pouvoir pour flouer le système.
    Il faut considérer un autre facteur, créer de l’argent pour payer ce revenu garanti va entraîner une dévaluation qui elle va faire monter les prix. Le prix du pain que nous payons $3.00 sera maintenant de $33.00
    De penser que nous pouvons imaginer un système ou celui qui passe la journée à ce POIGNER LE BACON
    vivra aussi confortablement que celui qui travail est UTOPIQUE.
    Exemple le commercial de St Hubert ou nous voyons Dan Bigras apporter à un jeune sans abri qui semble en pleine santé un repas St. Hubert.
    Demain aller lui porter un sandwich au jambon il va surement vous regardez de travers le pauvre?
    Tous un jour nous nous sommes retrouvé au fond de la piscine et NOUS avons dû prendre la décision : est-ce que je reste au fond ou JE ME DONNE un élan pour remonter à la surface.
    Je crois que notre responsabilité se limite à respecter le choix de chacun.

    Répondre
  • avatar
    11 mai 2014 à 12 12 12 05125
    Permalink

    Poivre de Cayenne
    Le pain, l’an passé, a monté de 22 cent parce que nos administrateurs comptables agréés du gouvernement avaient accepté de permettre au maire Tremblay de taxer l’essence d’un cent et demi « pour la ville ».

    Taxer l’essence signifie augmenter le coût de distribution de tous les intervenants entre le producteur et le consommateur (en moyenne 4 distributeurs) qui ajoutent ce montant augmenté de 50% (au moins) à chaque fois que ce coût passe de l’un à l’autre. Comment se fier à « l’intelligence administrative » de tels idiots?

    L’essence est l’une des seules « denrées » qu’ils savent que nous ne pouvons pas nous passer (enfin ceux qui travaillent; c’est à dire les « utilisateurs payeurs » 🙂 )

    André Lefebvre

    Répondre
  • avatar
    11 mai 2014 à 12 12 17 05175
    Permalink

    J’ajouterai que « ceux qui se pognent la bacon » ne sont pas ceux qui sont sur le BS qui « profitent » des largesses de la société (max $7,000/an) pour avoir la chance de crever de faim. Ceux qui gagnent 1 à 6 millions par années ne travaillent pas « à l’heure » avec la « brou dans le toupet ».

    🙂

    Répondre
    • avatar
      11 mai 2014 à 13 01 07 05075
      Permalink

      D’accord avec toi André, mais ce ne sont pas eux qui ont le plus de besoin d’un revenu minimum.
      C’est pourquoi penser vivre au paradis sur cette terre est utopique. La loi de la jungle prendra toujours le dessus.
      Deux couple d’amis parte en vacance ce n’est qu’une question de temps pour que la chicane poigne. Pourtant ils sont de même niveau social, parle la même langue, ils sont de même couleur, même âge.
      C’est ça un humain qu’on le veuille ou non.

      Répondre
  • avatar
    11 mai 2014 à 14 02 33 05335
    Permalink

    @Andre Lefebvre ,

    suite à 10 mai 2014 à 15 h 24 min,
    je ne sais absolument pas quoi mon non plus faire , mais j’espère que l’on répondra à mes questions de 1996 un jour. J’y travaille très fort et peut-être que Desjardins Victoriaville on me rediras. L’UPAC , est pas loin par contre(Warwick) , j’espère qu’ils vont venir me rencontrer.
    Jean-Marie De Serre.
    Tsé , voler un œuf , c’est pas comme voler un bœuf , mais que voulez-vous que je vous dises , je sais et en écrit et en photo. Mes Avocats les ont.
    Jean-Marie De Serre.

    À votre 11 mai 2014 à

    Répondre
  • avatar
    11 mai 2014 à 14 02 44 05445
    Permalink

    @ Andre Lefebvre ,
    à votre 11 mai 2014 à 12h 17 min,
    je ne puis que dire ,
    Bonne Fête des Mères et des Petites Mères que j’ai connu et que je connais encore. === > Angélique de la Gaspésie , ce n’est pas d’hier , mais ce qu’elle était une femme d’expérience……………….
    Jean-Marie De Serre.

    Répondre
  • avatar
    11 mai 2014 à 17 05 28 05285
    Permalink

    @ André

    Si un revenu est distribué qui ne correpond à acune production, c’est toute la masse monetaire dont le rapport aux valeur rèelles est modifiée. Inflation, par simple regle de trois, jusqua ce que la valeur des unités de la masse monétaire soir équivlente a la valeur réelle qu’elle est supposée représenté. En reaité, les chances sont que la panique s’installe et qu’une inflation totalement incontrolée apparaisse.. Il me semblerait plus habile d’augementer la valeur moyenne du travail et , surtout de rembourser la dette publique en l’mputants aux conbtribuables au prorata des actifs (capital) de chacun.

    Pierre JC

    Répondre
    • avatar
      11 mai 2014 à 18 06 43 05435
      Permalink

      La production dépend de la consommation. Ce n’est plus comme il y a 100 ans ou la consommation dépendait de la production.

      Actuellement la consommation est à son maximum et nous avons une surproduction. L’inflation est provoquée pour garantir les prix; par contre nous sommes sur le point d’avoir une inflation réelle parce que nous avons une baisse de consommation à cause du manque de revenu. La production risquera d’être stoppée quasi complètement. La solution actuelle est d’augmenter le crédit de ceux qui travaillent. Ils dépensent donc plus qu’ils ne gagnent et les faillites personnelles augmentent de plus en plus. Ces dettes ne sont pas des « revenus » rattachées à une production et nuisent à l’économie.

      Pour stabiliser l’économie, il faudra éventuellement fournir des revenus pour mousser la consommation et il se perd plus d’emploies qu’il ne s’en crée.

      Pour revenir au revenu qui ne correspond à aucune production, prenons conscience que notre économie devient une économie de service. Où est la « production » dans ce genre d’économie?

      Les grandes banques n’ont pas fini d’être subventionnée et même cela ne résulte en rien de positif pour l’économie.

      Amicalement

      André Lefebvre

      Répondre
  • avatar
    11 mai 2014 à 23 11 36 05365
    Permalink

    @ André

    J’ai l’impression curieuse que nous sommes d’accord sur tout mais qu’il faudrait de heures pour concilier les vocabulaires…. Juste deux (2 (exemples.

    « Ce n’est plus comme il y a 100 ans ou la consommation dépendait de la production »

    Je comprends le message que l’aboadance a fait que la comsommatioon ne depend plus de la productiiom dans le sens d’etre limitée par la capacitéd e produire…. MAIS je crois que c »est plus que jamais la production qui determine la consommation, pour les raisons que j’explique dans le lien ci-dessous et les articles suivants et que c’est un probleme majeur

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/02/12/linsatisfaction-permanente/

    « Où est la « production » dans ce genre d’économie? »

    Ce qui est produit, ce n’est pas un bien comme tel, c’est de la satisfaction… Et je pense que c’est le resultat final positif du passage au tertiaire

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/14/le-martyre-de-lefficacite/

    Amicalement

    Pierre JC

    Répondre
  • avatar
    12 mai 2014 à 6 06 39 05395
    Permalink

    Vous faites référence au développement de l’impression du « manque » développée par la publicité et la « mise en marché ». Cela fonctionnait mais ne suffit plus depuis longtemps à écouler les surplus de production. Ils ne servent plus qu’à « vendre » des nouveautés souvent inutiles parce qu’elles n’innovent rien.

    J’ai déjà acheté des « cannes de soupe » qui dataient de plus d’une quinzaine d’années, reconnaissable à la finition intérieure de la canne qui ne se faisait plus depuis 15 ans. La production avait trop dépassé la consommation.

    « Et je pense que c’est le résultat final positif du passage au tertiaire »

    J’espère que vous avez raison; mais un « travail » qui ne « produit » rien de tangible, moi…je doute qu’il puisse appuyer la devise plus que « superficiellement ».

    Au sujet de :

    « Ce qui est produit, ce n’est pas un bien comme tel, c’est de la satisfaction… »

    Pour ça, je pense que celui qui reçoit un salaire de 6 millions/an, sans rien produire, devrait être assez satisfait; j’en conviens. 🙂

    Je pense également que la satisfaction de l’ensemble de la société serait plus grande d’avoir pris les dispositions pour éliminer la pauvreté abjecte et assurer que tous les enfants de notre société puissent être nourris convenablement.

    Je pense également à la satisfaction de tous les commerçants devant l’injection directe de milliards de dollars chaque année, pour assurer la consommation de tous les citoyens et non exclusivement celle de ceux qui parviennent, mais de moins en moins, à garder leur emploi.

    Il est prouvé que lorsqu’on a mis sur pieds les différents « avantages sociaux » dans les années 40, les PME se sont multipliées rapidement et ce sont elles qui encore aujourd’hui permettent à la population de fournir les revenus individuels nécessaires.

    Par contre les « grandes entreprises » augmentent en nombre et demandent des subventions gouvernementales pour « protéger les emplois » qu’ils « parrainent ». C’est du chantage éhonté. Et ils ne se privent pas des « mises à pieds » selon leurs caprices quand même. Peut-être en sont-ils satisfaits?

    Mais je peux faire erreur. 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *