L’échec du Modèle Québécois

Philippe David.

Il y a belle lurette que les choses vont mal au Québec et je me demande souvent si un jour nous verrons la lumière au bout du tunnel sans qu’il n’y ait littéralement un coup d’état. Car il m’arrive parfois de me demander si un soulèvement populaire est la seule façon de briser le statut quo. Le 11 avril dernier, 50 000 québécois de la classe moyenne ont déambulé sur la Grande Allée à Québec, brandissant des balais, enjoignant le gouvernement de nettoyer sa propre cour avant de venir une fois de plus piger dans nos poches. J’étais de ce nombre et j’ai même symboliquement laissé ma chemise aux portes de l’Assemblée Nationale. C’était bien la première fois que je manifestais pour quoique ce soit. Comme les autres personnes qui étaient présentes, j’ai manifesté parce que j’en ai marre. Marre de voir notre argent lancé aux quatre vents. Marre de ne recevoir aucun service équivalent. Bref, j’en ai marre du sacro-saint modèle québécois et au milieu de cette foule qui s’étendait littéralement à perte de vue à l’avant et l’arrière de moi, j’ai eu l’impression de ne pas être le seul. Sans doute je serai porté au bûcher pour oser maintenant critiquer notre religion nationale social-démocrate. Brûlons vif le méchant droitiste néolibéral! N’est-ce pas toujours le sort réservé aux hérétiques?


La Pensée Magique

Le Québec est le royaume de la pensée magique. Nous sommes complètement déconnectés de la réalité. Nous nous sommes concocté un modèle qui ne peut absolument pas tenir debout dans la réalité. Nous nous imaginons riches alors que nous sommes parmi les plus pauvres en Amérique du Nord. Nous agissons comme si la richesse n’était que quelque chose qui faut juste aller chercher, dans la poche des riches ou dans les caisses des compagnies privées, mais pas quelque chose que nous devons créer et pour laquelle nous devons travailler. Comme si l’argent poussait sur les arbres. Et lorsque le pillage des contribuables québécois ne suffit plus, nous pillons le reste des contribuables canadiens et nous empruntons, condamnant nos enfants à payer pour nos excès. En aucun temps nous nous sommes arrêtés à songer au conséquences à long-terme. Et le pire, c’est qu’on ne peut pas remettre tout ça en question sans se faire traiter de sans-cœur néolibéral comme si la gauche au lunettes roses avait le monopole de la vertu.

Le Mythe de la Solidarité Sociale Québécoise

Nous les québécois nous targuons d’être des modèles de solidarité sociale. Nous regardons les anglos du ROC et les méchants américains du haut de notre rectitude sociale. Nous sommes prêts à tout pour le bien commun et redistribuer la richesse, même si nous devons saigner toute notre classe moyenne. Nous nous sommes égalitaires, oui monsieur! Vraiment? Oui, c’est vrai, nous avons un filet social plus riche que partout en Amérique du Nord, mais à qui profite-t-il vraiment? Nous nous entêtons à rendre tous nos services publics gratuits ou quasi-gratuits, mais est-ce les plus pauvres ou les plus nantis qui en profitent le plus? Prenons par exemple le gel des droits de scolarités et des tarifs d’électricité. La moitié des étudiants universitaires viennent de familles mieux nanties, et ces étudiants, une fois diplômés, gagnerons des salaires bien au dessus de la moyenne. Pourquoi devraient-ils être subventionnés par d’autres qui n’ont probablement pas leur niveau de scolarité et qui gagnent des salaires moindres que ceux que ces étudiants gagnerons plus tard. C’est un non-sens. Pendant ce temps, les universités sont sous-financées et la qualité souffre. Ne serait-il pas plus sage de laisser les droits de scolarité augmenter et d’aider ceux qui en ont vraiment besoin par un système de prêts et bourses plus généreux? Même chose pour les tarifs d’électricité qui profitent en réalité aux propriétaires de grandes maisons. Ne serait-il pas mieux de laisser ces taux augmenter, quitte à rembourser une partie de ces frais à ceux qui sont en deçà d’un certain seuil de revenu? C’est quoi la solidarité sociale au juste? De tout donner à tout le monde, qu’ils en aient besoin ou pas? Ou de tout simplement de s’occuper de ceux qui en ont vraiment besoin? « Arrière Satan! » s’exclament sûrement les prêtres de la social-démocratie. « Quel blasphème! » Mais voilà, très souvent nos beaux programmes redistribuent la richesse de bas en haut, plutôt que de haut en bas. Et que fait la gauche? Elle en vante les mérites! Quelle ironie!

L’Aristocratie de l’influence et du Statut Quo

Aux élections de 2003, 64% des électeurs ont voté pour un changement. Une des promesses qui faisait partie de la plateforme électorale des libéraux c’était une ré-ingénierie de l’état. Nous connaissons la suite. Dès que les libéraux ont fait mine de vouloir remplir cette promesse, les boucliers syndicaux se sont levés et ce fût la fin de la ré-ingénierie. Ça fait combien de temps que nous savons que notre système ne fonctionne plus? Dix ans? Quinze? Des solutions ont-elles été présentées pour régler ces problèmes? Certainement des centaines. Elles ramassent la poussière sur des tablettes quelque part. On ne sait trop où. Sommairement rejetées par notre aristocratie bien-pensante. Car voyez-vous, beaucoup trouvent leur compte dans le système actuel. 42% des québécois ne paient aucun impôt et près de 60% sont des bénéficiaires nets de l’état, c’est-à-dire qu’ils reçoivent de l’état plus qu’ils n’en paient. Ceux qui restent sont les pauvres bougres qui portent les autres sur leurs épaules et de plus en plus, ce sont ceux de la plus jeune génération: les X et les Y. Puisqu’ils sont la minorité, ils commencent de plus en plus à réaliser la signification du terme « tyrannie de la majorité ». Ceux qui ont intérêt à perpétuer le modèle québécois, la classe politique, les fonctionnaires, les BS corporatifs, les syndicats et tous les divers groupes sociaux ont de puissants lobbies et une puissante influence sur la façon que les choses se passent et ils ont tous un intérêt à maintenir le statut quo. Vous croyez vraiment qu’on manque de solutions pour résoudre les problèmes de notre système de santé? Il y a énormément d’autres pays qui ont un système de santé plus efficace et moins coûteux que le nôtre, il y a belle lurette qu’on aurait pu essayer leurs idées. Mais les grands clercs sociaux-démocrates nous ont convaincus que notre façon de faire les choses est la meilleure. Il suffit juste d’y mettre un peu plus d’argent. Mais voilà, ce qu’ils ne vous diront pas, c’est que l’argent, nous n’en avons plus. Nos cartes de crédit sont au max et ils vont bientôt venir reposséder la maison. Nous allons frapper un mur, mais ils s’en moquent! Ils vont se payer une retraite dorée aux dépens des autres et c’est tout ce qui compte pour eux. Nous allons avoir le plan « Freedom 75 » pour qu’ils aient le « Freedom 55 ». Je suis à cheval entre les X et les boomers et je crois sincèrement que des boomers il ne restera que des miettes quand ce sera mon tour.

Mais qu’est-ce qui nous attend?

S’il n y a pas un grand coup de barre bientôt, nous allons assister à la paupérisation graduelle du Québec. Nous serons non seulement les plus pauvres du Canada ou de l’Amérique du Nord, mais des pays industrialisé. Nous étouffons nos entreprises et nous accablons la future génération de dettes qu’ils ne pourront jamais rembourser. Nous allons probablement assister à un exode de tous les jeunes diplômés vers des pâturages plus verts. Pourquoi resteraient-ils pour se faire saigner? Vous croyez que la barrière linguistique va les retenir? Ils vont nous planquer là dans notre merdier après avoir collecté leur diplôme que nous aurons subventionné et ce sera bien fait pour nous. Ci-dessous est le compteur de notre dette. Je ne pourrais vous dire jusqu’où il va grimper avant que tout s’écroule, mais il sonnera certainement le glas du modèle québécois. Espérons que nous aurons abandonné nos lunettes roses avant ça.


J’ignore pourquoi, mais je n’arrive pas à faire afficher l’horloge de la dette dans le billet sur les 7 du Québec, mais vous pouvez la voir sur mon blogue

60 pensées sur “L’échec du Modèle Québécois

  • Ping : L’échec du Modèle Québécois

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    22 avril 2010 à 2 02 01 04014
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    « La moitié des étudiants universitaires viennent de familles mieux nanties, et ces étudiants, une fois diplômés, gagneront des salaires bien au dessus de la moyenne. Pourquoi devraient-ils être subventionnés par d’autres qui n’ont probablement pas leur niveau de scolarité et qui gagnent des salaires moindres que ceux que ces étudiants gagneront plus tard ? C’est un non-sens »

    Ça c’est vous….

    « Lorsque vous payez l’éducation gratuite du futur ingénieur, du futur MBA, du futur médecin spécialiste, vous êtes en train de financer à fond perdu le fond de commerce du futur professionnel, lequel, exploitera ce fond de commerce à SON profit et non au vôtre. C’est l’État – vous, encore un fois – qui lui payerez alors, bon an mal an, 3, 4, 5 fois le revenu moyen de la population  »

    Ça c’est moi il y a quelques années… Ce n’est donc pas moi qui monterai aux barricades contre vous aujourd’hui… 🙂

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/11/16/26-financement-de-leducation/

    http://www.centpapiers.com/vivement-doubler-les-frais-de-scolarite/955/

    Pierre JC Allard

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      22 avril 2010 à 7 07 31 04314
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      @ PJCA

      Ça c’est moi il y a quelques années… Ce n’est donc pas moi qui monterai aux barricades contre vous aujourd’hui… 🙂

      Content de voir qu’il y aura au moins une torche de moins pour allumer le bûcher… 🙂

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    22 avril 2010 à 7 07 33 04334
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    « Ça fait combien de temps que nous savons que notre système ne fonctionne plus? Dix ans? Quinze? Des solutions ont-elles été présentées pour régler ces problèmes? Certainement des centaines. Elles ramassent la poussière sur des tablettes quelque part. »

    Çà fait longtemps que j’ai enlevé mes lunettes roses (je me demande si j’en ai jamais eues!) Dès 1970, j’avais décidé que je n’aurais pas d’enfants si je n’étais pas assez riche pour les protéger de la politique corrompue et de l’environnement pollué. J’attends toujours que les choses changent, dans un sens comme dans l’autre…

    Bonne journée de la Terre! Jouissez, avant qu’elle nous foutre tous à la porte!

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    22 avril 2010 à 8 08 11 04114
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    C’est effectivement bien frustrant de gérer dans les estrades. Pourquoi vous ne vous impliquez pas en politique? On a les politiciens que l’on mérite.

    Quand à moi, il y a bien pire que la paupérisation du Québec. Nous sommes encore immensément plus riches que la grande majorité de la population mondiale. Je crois que la destruction de notre environnement, la dilapidation de nos ressources dont principalement les sources d’énergies, le NWO et les tensions aux moyen-orient sont des menaces mondiales beaucoup plus préoccupante.

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      22 avril 2010 à 9 09 53 04534
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      @ Iota

      Quand à moi, il y a bien pire que la paupérisation du Québec. Nous sommes encore immensément plus riches que la grande majorité de la population mondiale. Je crois que la destruction de notre environnement, la dilapidation de nos ressources dont principalement les sources d’énergies, le NWO et les tensions aux moyen-orient sont des menaces mondiales beaucoup plus préoccupante.

      Qui dit que je ne m’implique pas à ma manière? Dans une démocratie, la presse libre est supposée jouer le rôle de chien de garde qui surveille l’état et le garde honnête. De nos jours, la presse écrite se fait de plus en plus le porte-voix de la propagande de l’ordre établi que d’être notre chien de garde. Les blogueurs comme moi sont devenus la dernière ligne de défense. C’est mon humble contribution. Depuis un certain temps, je développe aussi des contacts avec ceux qui partagent ma pensée. Le jour où une vraie voix politique partageant mes valeurs se lèvera, je serai probablement dans les militants. Pour l’instant cette mouvance politique n’existe pas et elle n’existera que lorsque ceux qui sont les porteurs du message comme moi, auront réussi à rejoindre suffisament de gens.

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    22 avril 2010 à 8 08 31 04314
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    ‘Content de voir qu’il y aura au moins une torche de moins pour allumer le bûcher… ‘

    deux.

    j’ai la même opinion que votre paragraphe: Le Mythe de la Solidarité Sociale Québécoise.

    ‘C’est quoi la solidarité sociale au juste? De tout donner à tout le monde, qu’ils en aient besoin ou pas? Ou de tout simplement de s’occuper de ceux qui en ont vraiment besoin?
    Mais voilà, très souvent nos beaux programmes redistribuent la richesse de bas en haut, plutôt que de haut en bas.’

    Vous avez tout dit avec ces deux phrases. Bravo.

    ‘Ne serait-il pas plus sage de laisser les droits de scolarité augmenter et d’aider ceux qui en ont vraiment besoin par un système de prêts et bourses plus généreux?’

    Vous m’étonnez. Bravo

    ‘Même chose pour les tarifs d’électricité qui profitent en réalité aux propriétaires de grandes maisons. Ne serait-il pas mieux de laisser ces taux augmenter, quitte à rembourser une partie de ces frais à ceux qui sont en deçà d’un certain seuil de revenu?’

    non pas ‘quitte à’ mais ‘à condition de’. Bravo

    C’est dans un programme de parti Libertarien ?

    ça ressemble plutôt à du socialisme progressiste, je me trompe?

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      22 avril 2010 à 10 10 59 04594
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      @ Denis G

      C’est dans un programme de parti Libertarien ?

      ça ressemble plutôt à du socialisme progressiste, je me trompe?

      La propagande gauchiste dépeint souvent les libertariens comme de méchants droitistes. Pourtant, à l’époque des lumières, les gauchistes c’était nous. C’est vrai que nous somme fiscalement et économiquement à droite. Nous croyons en la responsabilité personnelle et au libre-marché, mais socialement, nous épousons des idées de gauche comme les droits des minorités, des homosexuels (nous sommes pour les mariages gais), la décriminalisation de certains comportement sociaux comme la consommation de drogues récréatives, etc. Dans ce sens, ils est difficile de nous classer dans une échelle gauche-droite. Ce que je mentionne ci-haut n’est pas l’idéal libertarien, mais dans la société actuelle c’est un compromis acceptable.

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    22 avril 2010 à 9 09 15 04154
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    Philippe, tu oublies les garderies à 7$? S’il y a bien un symbole de l’identité nationale et de la solidarité sociale, c’est bien notre système de garderies.

    Les riches, ils peuvent se payer des garderies à 25$ par jour. Les pauvres n’ont pas les moyens d’utiliser les services d’une garderie à plein tarif.

    Oserais-tu remettre en question un tel service?

    Lis bien cette étude : http://www.er.uqam.ca/nobel/r14154/Doc_PDF/FGE2008/08-Qc-FGE-txt.pdf , en particulier la page 6. Quel bel exemple de solidarité sociale et d’aide aux plus démunis! Tu oserais remettre ça en question?

    Et si ce n’est pas assez convaincant pour toi, tu peux aller voir sur le site du gouvernement: http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/budget/2009-2010/fr/Garde2009_Francais.html . Essaie de voir l’économie réalisé grâce aux garderies subventionnées offerte aux pauvres. Par exemple, un ménage de 40 000 $ de revenu familial retire quel avantage du service national de garde? Et si ce même couple gagne 500 000 $, quel avantage retire-t-il? La conclusion s’impose d’elle-même.

    Et tu critiques le modèle québécois? On se demande pourquoi…

    ;o)

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      22 avril 2010 à 9 09 41 04414
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      @ JP

      Non, je n’oublie pas les garderies à 7$ ou notre système de santé ou le régime d’assurance-médicament et j’en passe! Je ne voulais pas trop m’étendre.

      Oserais-tu remettre en question un tel service?

      Absolument et j’en suis un des bénéficiaires. Ma fille va à une garderie subventionnée.

      Et tu critiques le modèle québécois? On se demande pourquoi…

      Parce qu’au net, j’en paie encore. Je fais partie des 40% qui portent les autres. Et parce que ma fille va être une de ceux qui paieront la note et là est la plus grande injustice.

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    22 avril 2010 à 9 09 28 04284
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    @ Iota.

    Juste un mot, après quoi je m’enlèverai du chemin des autres qui veulent aussi s’exprimer. Pour Philippe, comme pour quiconque voudrait changer le système que nous avons dans un pays comme le nôtre, il y a un dilemme cruel.

    On respecte la volonté populaire – qui très majoritairement ne souhaite pas encore un bouleversement majeur – et on tolère l’injustice et la décadence de notre société… ou on y intervient par une action subversive qui, au départ, ne pourrait être qu’anti-démocratique et plus ou moins violente.

    Il est réconfortant d’échapper à ce dilemme en se consacrant à la conscientisation des masses juqu’à ce que se constitue une majorité pour le changement, mais il faut alors avoir la lucidité de s’avouer que l’on accepte d’être un observateur. C’est AILLEURS que se prendront les initiatives qui créeront un monde nouveau auquel nous nous contenterons de nous rallier

    Pour ceux qui sont vieux, cette dernière solution en vient à s’imposer, quand l’espace devant soi n’est plus là pour faire virer le navire. Mais, pour ceux qui sont jeunes, c’est un choix de manoeuvre à refaire chaque matin… Chacun doit faire le sien.

    ttp://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/905-la-revolution-par-objectifs/

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/161-un-temps-pour-lanarchie/

    Pierre JC Allard

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    22 avril 2010 à 9 09 58 04584
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    Philippe,

    Les Québécois ont toujours été contrôlés. Au début, c’était les Britanniques et/ou l’Église catholique romaine, aujourd’hui c’est l’État.

    Dans les coulisses, il y a toujours eu une élite qui tirait et tire toujours les ficelles.

    Tout est une illusion. Le système est une illusion pour vous contrôler, une fiction, un tissu de mensonges.

    Ceux qui croient qu’ils vont trouver comment améliorer le système existant se foutent le doigt profondément dans l’oeil.

    Un des problèmes majeurs auxquels nous sommes confrontés, c’est justement le système d’éducation. L’éducation des enfants ne devraient pas être entre les mains de l’État. On enseigne toute sorte de conneries aux enfants, et on récolte ce qu’on sème, des jeunes brainwashés à la sauce socialiste.

    En général, les baby-boomers qui forment la majorité des Québécois sont très soumis à toute forme d’autorité et sont fondamentalement ignorants de la chose politique. En plus, ils croient posséder la vérité car ils sont souvent mieux nantis que leurs enfants, qu,ils ont endettés pour les générations futures, sans même comprendre les conséquences de leurs excès, trop occupés qu’ils sont à jouer au golf ou à voyager en Floride.

    C’est cà la société québécoise, une bande de baby-boomers gelés au prozac et au viagra qui se regarde le nombril en écoutant Tout le monde en parle et Virginie, et qui croit toutes les conneries qu’ils lisent dans La Presse ou le Journal de Montréal.

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    22 avril 2010 à 10 10 44 04444
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    @ Philippe:

    Je ne suis pas sûr que tu as lu mes liens. Ce n’est pas grave, mais ils aident à mieux comprendre la dernière ligne de mon message précédent.

    Alors si tu en as le temps…

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    22 avril 2010 à 11 11 42 04424
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    Philippe,

    Parles pour toi-même! Le libertarisme, c’est une étiquette. Si tu veux porter cette étiquette, libre à toi, mais ceux qui croient à la liberté individuelle, ne croient pas aux idéées socialistes, ni aux mariages gais, par exemple, ni aux étiquettes paase-partout.

    Le respect de la liberté individuelle est fondée sur le principe que Dieu a créé l’homme souverain sur Terre, et qu’aucun homme n’a autorité sur un autre homme.

    En général, les Québécois ont décidé de rejeter Dieu et les enseignements de la Bible comme guide spirituel, préférant adopter l’État tout-puissant.

    Donc, ils ne comprennent à peu près rien aux principes de liberté individuelle, et n’ont généralement aucun reespect pour celle-ci.

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      22 avril 2010 à 12 12 15 04154
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      @ Aimé Laliberté

      Parles pour toi-même! Le libertarisme, c’est une étiquette. Si tu veux porter cette étiquette, libre à toi, mais ceux qui croient à la liberté individuelle, ne croient pas aux idéées socialistes, ni aux mariages gais, par exemple, ni aux étiquettes paase-partout.

      La liberté individuelle c’est d’être libre de faire ses choix de vie, donc la liberté de choisir son orientation sexuelle et son partenaire de vie sans que l’état n’aie mot à dire. Quant aux idées socialistes, je n’y adhère pas du tout, mais je reste pragmatique. Toute solution qui désengage l’état un peu plus qu’hier est un pas en avant.

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    22 avril 2010 à 11 11 47 04474
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    JP,

    La première phrase de ton étude c’est  »Toutes les familles doivent s’occuper de leurs enfants ».

    En bon petit socialiste, tu veux que l’état assume la responsabilité de la famille.

    Vois-tu le problème? Si tu veux avoir des enfants, arranges-toi pour être capable t’en occuper, c’est pas compliqué.

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    22 avril 2010 à 12 12 30 04304
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    Philippe,

    Tu as écris ‘nous sommes pour les mariages gais’. Personnellement, je suis contre les mariages gais, mais ça n’a pas d’importance, car je respecte la liberté individuelle des autres de vivre leur vie comme bon leur semble, en autant qu’ils n’empiètent pas sur mes propres droits.

    Tu devrais éviter d’utiliser le ‘nous’ en parlant d’un groupe auquel tu t’identifie, surtout lorsque tu exprimes une opinion purement personnelle.

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    22 avril 2010 à 12 12 42 04424
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    Philippe,

    Tu écris : ‘La liberté individuelle c’est d’être libre de faire ses choix de vie, donc la liberté de choisir son orientation sexuelle et son partenaire de vie sans que l’état n’aie mot à dire.’

    Je retiens ‘sans que l’état ait son mot à dire’ et je me demande si tu t’es déjà questionné sur le fait que le mariage est réglementé de A à Z par l’état, et que le mariage est ‘enregistré’ auprès de l’état.

    L’état est présent partout, y compris dans les mariages gais, cher Philippe.

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      22 avril 2010 à 13 01 49 04494
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      @ Aimé Laliberté

      Je retiens ’sans que l’état ait son mot à dire’ et je me demande si tu t’es déjà questionné sur le fait que le mariage est réglementé de A à Z par l’état, et que le mariage est ‘enregistré’ auprès de l’état.

      L’état est présent partout, y compris dans les mariages gais, cher Philippe.

      Exact, et je conteste également la compétence de l’état dans ce domaine.

      @ JP

      Désolé, Philippe, j’ai sans doute exagéré dans mon ironie. Je ne voulais pas vraiment être pris au sérieux, mais mon message n’était pas assez cousu de fil blanc.

      J’avais compris, mais j’aime bien clarifier mes positions pareil. Juste au cas…

      J’étais au courant de la situation des garderies, mais je ne savais pas où trouver le document pour appuyer cette posision. Alors merci. Je vais mettre ça dans mes dossiers pour référence future. 😉

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    22 avril 2010 à 13 01 12 04124
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    Désolé, Philippe, j’ai sans doute exagéré dans mon ironie. Je ne voulais pas vraiment être pris au sérieux, mais mon message n’était pas assez cousu de fil blanc.

    Si tu relis mes affirmations (comme « Quel bel exemple de solidarité sociale et d’aide aux plus démunis! ») et tu compares avec les références que je fournis, tu vas voir qu’ils contredisent complètement, vraiment complètement, mes affirmations.

    Les garderies à 7$, c’est des dépenses de 2,5 G$ pour le gouvernement dans le but d’aider les plus riches. Point final.

    C’est pourquoi je terminais avec un ;o)

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    22 avril 2010 à 13 01 14 04144
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    Oups… Désolé…

    Mon message précédent aurait plutôt du s’adresser à Aimé Laliberté, qui me considère socialiste.

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    22 avril 2010 à 13 01 23 04234
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    Si un coup d’etat , un putch ou tout mouvement consistant a renverser le pouvoir en place par la force fait en sorte d’epanouire une societe ou un peuple, peut-ont le juger comme etant un acte immoral? :

    <>

    Se n’est peut-être pas l’homme le plus sage a « quotter » mais sur ce point je suis 100% d’accord avec lui.

    Personnellement je ne crois pas que la plèbe ou la masse si vous préférer a assez de lucidité ou de temps consacrer a la réflexion pour ce révolter contre son pourvoyeur. Donc je ne crois pas en une révolte passive, car jamais nous réussirons a convaincre la masse de mordre la main qui la nourrit…

    De un: parce que la propagande étatique et a l’œuvre au Québec depuis un demi-siècle voir plus.
    Deuxiemement: celle-ci dispose de beaucoup plus d’outils et de ressource contrairement a un petit groupe.
    Troisièmement: la masse a un total desinteret vis-a-vis la politique et tout ce qui touche de pres ou de loin celle-ci.
    Quatriemement: nous sommes dans une société qui veulent tout mais qui ne sont pas pres a soufrir pour l’obtenir.
    Cinquièmement: aujourd’hui l’individu prime sur l’humanité….Je pourrais continuer la liste encore et encore et encore.

    De plus c’est bien beau renverser un gouvernement mais selon moi la partie la plus dure consiste a l’après et a maintenir l’opinion publique de son coter en étant certain de ne pas gouverner comme le pouvoir précèdent. De plus sa prend des gens instruits et crédibles a la disposition ou au sein même du nouveau pouvoir.

    Je ne suis pas contre la révolution , bien au contraire, la révolution fait avancé les peuple et abat le status-quo. Mais ce que je dis c’est qu’il est très facile de dire  »je crois en dieu » mais que ce n’est pas de le dire qui fait de nous un bon chrétien en ce sens que la parole et facile. Et je ne vois pas la masse québécoise capable d’agir de son propre gré a court et a moyen terme.

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      22 avril 2010 à 14 02 11 04114
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      @ Lleila

      Le coup d’état n’est certainement pas la solution que je préconiserait. Les coups d’états se font rarement sans effusions de sang, ce que je préfèrerais éviter. Mais pour l’instant, les divers groupes d’intérêt qui profitent du système ont une telle emprise sur l’état qu’un putsch pourrait sembler inévitable.

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    22 avril 2010 à 13 01 24 04244
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     »Pisistrate s’empare de la citadelle par un coup de main, et prépare le siècle de Périclès. Brutus viole la Constitution monarchique de Rome, expulse les Tarquins, et fonde à coups de poignard une république dont la grandeur est le plus imposant spectacle qui ait été donné à l’univers. Mais la lutte entre le patriciat et la plèbe, qui, tant qu’elle a été contenue, a fait la vitalité de la République, en amène la dissolution, et tout va périr. César et Auguste apparaissent ; ce sont encore des violateurs ; mais l’empire romain qui a succédé à la République, grâce à eux, dure autant qu’elle, et ne succombe qu’en couvrant le monde entier de ses débris. Eh bien, le droit était-il avec ces hommes audacieux ? Non, selon vous. Et cependant la postérité les a couverts de gloire ; en réalité, ils ont servi et sauvé leur pays ; ils en ont prolongé l’existence à travers les siècles. Vous voyez bien que dans les États le principe du droit est dominé par celui de l’intérêt… »

    La  »quote » manquante dans mon texte plus haut 😉

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    22 avril 2010 à 13 01 55 04554
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    @JP,

    Désolé d’avoir mal saisi ton propos, et bien content de m’être trompé.

    @Leila

    Je n’ai pas vu ou on discutait de révolution. Personne ici ne parle de renverser l’état. L’état joue un rôle, soit de diriger tous ceux qui sont incapables de vivre sans être dirigés, sans qu’on leur dise quoi faire et comment le faire.

    Il n’y a rien à faire avec ces gens. L’état est devenu leur Dieu. Si le PM dit allez vous faire piquer pour vous protéger de la grippe H1N1, ils se mettent en ligne, comme des moutons, même si ça n’a aucune allure. Ils CROIENT en l’État Tout-Puissant.

    Ils consacrent leur vie à paufiner leur image et vivent pleinement l’illusion de la démocratie et de l’état-providence.

    Tu as raison sur un point, à mon avis, que la résistance passive de la masse n’aura pas lieu pcque les gens sont trop désintéressés (de leur propre sort!!), car ils sont sous hypnose, tout simplement.

    Si ce n’est pas le conditionnement de masse, c’est les pilules, le jeu, l’alcool, le sexe, l’amour de l’argent, ou le manque d’argent, les enfants, le manque de temps, l’insécurité, la peur, etc… qui occupe leurs pensées.

    C’est pourquoi je dis toujours qu’il faut revenir aux valeurs de base, et qu’il faut cesser l’endoctrinement des enfants dans les écoles de l’état.

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    22 avril 2010 à 14 02 21 04214
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    Ce que je voulais dire par mon billet plus haut, c’est que je ne peus envisager qu’un partis politique quelconque voulant déranger le status-quo ou renverser le ploutocratisme, le rôle de l’État, des syndicat , des lobbyistes dans notre société quebecoise puisse y parvenir légalement par une élection.

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    22 avril 2010 à 14 02 36 04364
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    De plus une révolution, bien qu’ici et maintenant je n’y crois pas, peu simplement être une prise de conscience ou un cri du cœur d’une majorité.

    A la base toute révolution ( non cointel) découle de l’amour de son pays ou de l’écœurement de la masse vis-a-vis du pouvoir, non?

    Une révolution peut-elle découler de l’art? Peut-elle découler de la philosophie? Voir même d’une religion ou autres formes de spiritualité?

    Voila ce que dit wikipedia a propos de la révolution: « Une révolution est, au sens politique ou social, un mouvement politique amenant, ou tentant d’amener, un changement brusque et en profondeur dans la structure politique et sociale d’un État, et qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place et prend ou tente de prendre le pouvoir. Le terme de révolution peut être utilisé par un gouvernement se présentant comme révolutionnaire pour qualifier l’ensemble de ses politiques, alors même que sa prise du pouvoir est effective et achevée.

    Par extension, on appelle révolution (renversement, étymologiquement) tout changement ou innovation qui bouleverse l’ordre établi de façon radicale dans un domaine quelconque (la théorie héliocentrique est ainsi considérée comme étant une révolution scientifique). »

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    22 avril 2010 à 14 02 45 04454
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    Leila,

    La solution serait plutôt une prise de conscience collective de la part des producteurs, qui refuseraient participer au système.

    Le véritable combat est entre les producteurs d’une part, et les dépendants de l’état d’autre part, lesquels réclament toujours plus des biens et services et sont toujours prêts à cautionner l’utilisation de la force contre les producteurs par l’état, afin d’être assurés d’obtenir ce qu’ils considèrent être leur dû.

    Du point de vue du producteur, le dépendant de l’État est un parasite.

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      22 avril 2010 à 17 05 13 04134
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      @ Aimé Laliberté

      La solution serait plutôt une prise de conscience collective de la part des producteurs, qui refuseraient participer au système.

      Qui est John Galt?

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    22 avril 2010 à 14 02 47 04474
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    Eh bien moi je trouve que tout ça démontre à merveille que le Québec est plus que du pour devenir un pays.

    Certains diront qu’il est fou et insensé de penser que ça règlerait les problèmes… À ceux-ci je répondrai: on ne peut pas le savoir pour la simple et bonne raison qu’on ne l’a jamais essayé!

    Si nous cessions de dépendre d’Ottawa, si nous cessions de toujours nourrir ce ROC, si nous cessions d’alimenter cette armée à la con, si nous disposions réellement du pouvoir de choisir OU va l’argent, alors nous aurions un début de solution.

    De plus, il nous faudrait fermer les frontières, du moins en partie, car nous ne produisons pratiquement RIEN! C’est ce qui nous tue à petit feu! Nous devrions produire au moins la majeure partie de notre alimentation (mais hélas! les gens sont peu nombreux à vouloir comprendre que dans pareilles conditions, il faudrait abandonner tout ce luxe de manger ce qu’on veut en plein hiver…) Nous pourrions produire beaucoup plus que ce que nous produisons actuellement, et ce, dans plusieurs domaines.

    J’aurais envie de dire: faisons une pétition à l’échelle provinciale. Un référendum « illégal ». Combien y a-t-il de gens en âge et en droit de vote au Québec? Peut-être (pardonnez-moi si je me gourre complètement) 5 milions?

    Alors, ramassons 2,5 milions + 1 de signatures, et organisons une manifestation MONSTRE, pacifique, et pourquoi pas, artistique, sur la colline parlementaire, et exigeons de voler de nos propres ailes une fois pour toutes…

    Et cette fois, pas question de ce faire battre par « de l’argent et des votes ethniques, essentiellement » comme par le passé…

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    22 avril 2010 à 16 04 01 04014
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    @Aimé

    Et comme le dépendant et en majorité…Je vois ou vous voulez en venir :(.

    Perso, j’ai beaucoup de misère a me situer sur le grand échiquier.
    Mais par contre je suis en total accord avec vous qu’en vous dites que l’état rend les gens paresseux et dépendant, par contre je ne suis pas pour son abolition total car je crois qu’ont pourrait très bien garder la plupart de nos services(je dis bien la plupart) et les rendre beaucoup plus performant et cela sans grandes difficultés et se en commençant par diminuer l’état et sa bureaucratie et en valorisant un système de valeurs auprès de la population sans l’inculquer mais en donnant l »exemple.

    Je ne crois pas vraiment au système existant que se soit le capitalisme , le corporatisme , la ploutocratie ou n’importe quel autres « isme ». Comme Philippe la mentionner dans son article nous avons assez de temps pour examiner ceux-ci et constater leur échec a long terme que se soit ici ou ailleurs dans le monde. J’ai peut-être totalement faux car je ne me considère pas comme un érudit en la matière.

    Ce que je suis contre par dessus tout c’est la non-mouvance ou le status-quo.

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    22 avril 2010 à 16 04 37 04374
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    Marinaleda : un modèle d’auto-gestion unique en Europe :

    MARINALEDA, une commune de 2645 habitants en Andalousie avec zéro chômage, zéro policier et des habitations à 15 euros (24$ cdn) par mois ..En 1986, après 12 ans de luttes et d’occupations où les femmes ont joué le rôle principal, ce village a réussi à obtenir 1200 ha de terre d’un grand latifundiaire, terre qui a aussitôt été redistribuée et transformée en coopérative agricole de laquelle vit aujourd’hui presque tout le village. « La terre n’appartient à personne, la terre ne s’achète pas, la terre appartient à tous ! ».

    A la ferme de la coopérative, EL HUMOSO, les associés travaillent 6.5h par jour, du lundi au samedi, ce qui donne des semaines de 39 h. Tout le monde a le même salaire, indépendant de la fonction. 400 personnes du village les rejoignent pendant les mois de novembre à janvier (olives), et 500 en avril (habas, haricots de Lima).

    La récolte (huile d’olive extra vierge, artichauts, poivrons, etc.,) est mise artisanalement en boite ou en bocal dans la petite fabrique HUMAR MARINALEDA au milieu du village où travaillent env. 60 femmes et 4-5 hommes en bavardant dans une ambiance décontractée. Le tout est vendu principalement en Espagne. Une partie de l’huile d’olive part pour l’Italie qui change l’étiquette et la revend sous un autre nom. « Nous avons la meilleure qualité, mais malheureusement, c’est eux qui ont les canaux pour la commercialisation » explique un travailleur de la ferme.
    Les bénéfices de la coopérative ne sont pas distribués, mais réinvestis pour créer du travail. Ça a l’air si simple, mais c’est pour cela que le village est connu pour ne pas souffrir du chômage. En discutant avec la population, j’ai pourtant appris qu’à certaines époques de l’année, il n’y a pas assez de travail dans l’agriculture pour tous, mais que les salaires sont tout de même versés. L’habitation, le travail, la culture, l’éducation et la santé sont considérées comme un droit. Une place à la crèche avec tous les repas compris coûte 12 euros par mois.
    Plus de 350 maisons ont déjà été construites par les habitants eux-mêmes. Il n’y a pas de discrimination et l’unique condition pour une attribution est de ne pas déjà disposer d’un logement. La municipalité met à disposition gratuitement la terre et les conseils d’un architecte, Sevilla fait un prêt des matériaux. Les maisons ont 90m2, deux salles d’eau et une cour individuelle de 100m2 où on peut planter ses légumes, faire ses barbecues, mettre son garage ou agrandir en cas de besoin. Un groupe de futurs voisins construisent ensemble pendant une année une rangée de maisons mitoyennes sans savoir encore laquelle sera la leur. Une fois le logement attribué, les finitions, l’emplacement des portes, les ouvertures peuvent être individualisées par chaque famille. Le loyer se décide en réunion du collectif. Il a été arrêté fixé à moins de 16 euros par mois. Les constructeurs deviennent ainsi propriétaires de leur maison, mais elle ne pourra jamais être revendue.Les personnes qui souhaitent vivre à Marinaleda doivent y passer deux ans d’accoutumance avant une décision définitive.
    « Nous n’avons pas de gendarmes ici – ça serait un gaspillage inutile » Les gens n’ont pas envie de vandaliser leur propre village. « Nous n’avons pas de curé non plus –gracias à Dios ! » plaisante Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste, réélu depuis 31 ans.. La liberté de pratiquer sa religion est pourtant garantie.

    http://www.marinaleda.com/

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    22 avril 2010 à 17 05 10 04104
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    « Ça ne m’intéresse pas d’écrire sur Fox News, » a dit Chomsky. « C’est trop facile. Ce qui m’intéresse ce sont les intellectuels libéraux, ceux qui se présentent et se prennent pour des critiques du pouvoir, courageux, qui se battent pour la vérité et la justice. Au fond, ils ne sont que les gardiens du temple. Ce sont eux qui définissent les limites à ne pas dépasser. Ce sont eux qui disent jusqu’où il est permis de s’aventurer. Ils disent « Regardez comme je suis courageux. » Mais ne vous aventurez pas un millimètre de plus. C’est vrai pour les secteurs éduqués de la population car ce sont eux les plus dangereux à cause de leur soutien au pouvoir. »
    « J’essaie d’encourager les gens à penser de façon autonome, à remettre en question les idées communément admises, » a dit Chomsky lorsque je l’ai interrogé sur ses objectifs. « Ne prenez pas vos présomptions pour des faits acquis. Commencez par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcez-la à se justifier. La plupart du temps, elle n’y arrive pas. Soyez prêts à poser des questions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. Essayez de penser par vous-même. Il y a beaucoup d’information en circulation. Vous devez apprendre à juger, à évaluer et à comparer les choses. Il vous faudra faire confiance à certaines choses, sinon vous ne pourriez pas survivre. Mais lorsqu’il s’agit de choses importantes, ne faites pas confiance. Dés que vous lisez quelque chose d’anonyme, il faut se méfier. Si vous lisez dans la presse que l’Iran défie la communauté internationale, demandez-vous qui est la communauté internationale ? L’Inde est opposée aux sanctions. Le Brésil est opposé aux sanctions. Le Mouvement des pays Non-Alignés est opposé aux sanctions et l’a toujours été depuis des années. Alors qui est la communauté internationale ? C’est Washington et tous ceux qui se trouvent être en accord avec lui. C’est le genre de choses que vous pouvez découvrir par vous-mêmes, mais pour ça il faut travailler. Et c’est pareil pour tous les sujets, les uns après les autres. »

    Alors, à part les collectifs ou les coop au niveau local, qu’est ce qui peut être fait au niveau provincial en dehors de tout bla bla de partis officiels ?

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    22 avril 2010 à 18 06 03 04034
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    Philippe,

    Effectivement, ça ressemble à ça.

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    22 avril 2010 à 18 06 27 04274
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    « Il n’y a rien à faire avec ces gens. L’état est devenu leur Dieu. Si le PM dit allez vous faire piquer pour vous protéger de la grippe H1N1, ils se mettent en ligne, comme des moutons, même si ça n’a aucune allure. Ils CROIENT en l’État Tout-Puissant.

    Ils consacrent leur vie à paufiner leur image et vivent pleinement l’illusion de la démocratie et de l’état-providence.

    Tu as raison sur un point, à mon avis, que la résistance passive de la masse n’aura pas lieu pcque les gens sont trop désintéressés (de leur propre sort!!), car ils sont sous hypnose, tout simplement.

    Si ce n’est pas le conditionnement de masse, c’est les pilules, le jeu, l’alcool, le sexe, l’amour de l’argent, ou le manque d’argent, les enfants, le manque de temps, l’insécurité, la peur, etc… qui occupe leurs pensées.

    C’est pourquoi je dis toujours qu’il faut revenir aux valeurs de base, et qu’il faut cesser l’endoctrinement des enfants dans les écoles de l’état. »

    Bien d’accord avec toi « aimé être », et excellent texte Philippe.

    Je ne m’y connais pas beaucoup en politique, mais va quand même falloir comprendre une chose…que se soit un parti ou l’autre, cela au final reviens toujours au même. On nous fait croire qu’on est dans une démocratie et qu’on est chanceux de pouvoir voter, mais c’est du fake, une vrai farce! Assez paradoxalement, notre grand pouvoir serait de ne pas embarquer dans leur jeu et ne pas aller voter, se qui leur enverrait un message clair et direct. Je serait curieux de savoir combien de gens insatisfaits actuellement qui ont voté pour Charest aux dernières élections! il doit y en avoir tout plein. C’est toujours la même histoire avec la politique, on vote pour un parti, et à même pas la moitié de son manda terminé, on est déjà amèrement déçu, alors on chiale pour finalement faire rentrer l’opposition aux prochaines élections, et le cercle vicieux se poursuit advitam éternam. Pendant la campagne, les partis opposants se permette les coups les plus bas pour réussir à remporter quelques votes supplémentaires, ils nous démontre une tel haine entre eux, mais aussitôt les élections terminés, ils sont redevenue comme par enchantement les meilleurs amis du monde. Nos politiciens sont surtout de très bons comédiens. Tant et aussi longtemps que l’on va remettre notre pouvoir dans les mains des autres pour penser et agir à notre place, il y en aura toujours qui en profiterons.

    Sérieusement! voyez vous quelqu’un d’honnête et intègre en politique? Moi pas! Par contre si j’avais à choisir, je laisserais volontiers la chance à une femme la prochaine fois pour nous gouverner, non pas pour son allégeance politique ou ces promesses de tout régler à notre place, mais parce que l’homme nous a clairement démontré qu’il était incapable de penser au peuple dont il a la responsabilité, avant lui même et son portefeuille. Une femme bien sur qui ne copie pas le style de l’homme avec le même égo démesuré. C’est cette énergie féminine qui fait défaut en politique et qui nous apporterait un vent nouveau.
    Jo

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      22 avril 2010 à 20 08 20 04204
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      @ Jo

      Je ne m’y connais pas beaucoup en politique, mais va quand même falloir comprendre une chose…que se soit un parti ou l’autre, cela au final reviens toujours au même.

      Au Québec, nous avons une situation relativement unique au niveau démocratique. Toutes les autres démocraties ont des partis politiques qui représentent divers segments du spectre politique. Ici, entre le PQ et le PLQ, à part pour la question nationale, c’est bonnet-blanc, blanc-bonnet. Le PQ est un petit peu plus à gauche que les libéraux, mais les deux partis s’agenouillent devant le Dieu de la social-démocratie nationaliste. Il n’existe aucun autre parti pour contre-balancer cette idéologie, donc il n’y a jamais eu de débat de fond sur tout ces services sociaux qu’on considère maintenant des acquis coulés dans le béton, lesquels nos enfants et petits-enfants seront condamnés à payer sans jamais en profiter. Personnellement, je me fous si c’est un homme ou une femme, je voterais pour quiconque aurait la volonté de nous sortir du marasme.

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    22 avril 2010 à 22 10 47 04474
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    @ Philippe c’est vraiment un beau billet

    @ Marc j’aime bien ton idée du modèle d’auto gestion

    Si c’est vrai que ça marche en Andalousie et ailleurs je me réserve de douter que ça se fasse ici au Québec et je sais de quoi je parle car je suis horticultrice ( j’ai fait un certificat universitaire en horticulture) et le portrait agro-alimentaire nous dicte autre chose. Est-ce possible : OUI mais avec ben du travail ! Les enjeux sont de taille.

    Ça n’a même pas pris cinquante ans qu’on a presque perdu nos fermes au détriment des plus gros.
    Je me souviens des terres arables sacrifiées, des agriculteurs abandonnés et expatriés par leur gouvernement pour un aéroport qui est devenu un éléphant presque blanc.

    Les terres agricoles sont en péril, le laisser-aller gouvernemental et la gourmandise des promoteurs sont sur le banc des accusés.

    La mondialisation est arrivée. De nouveaux enjeux aussi,on nous a embarqué dans la galère et maintenant ramons!

    Le gouvernement au lieu d’aider les agriculteurs les ont fortement conseillé d’utiliser les semences OGM de Monsanto et vous connaissez la suite. Un certain M. Chopra et ses compaires ont perdu leurs emploi à Agriculture Canada pour nous défendre mais en vain. Et puis L’ALENA n’a fait qu’empirer les choses.
    Plusieurs fermiers se suicident saviez-vous que le taux de suicide chez les agriculteurs est inquiétant .Selon les données disponibles, 1 agriculteur sur 2 serait en détresse psychologique et les agriculteurs québécois sont 2 fois plus susceptibles de passer à l’acte que le reste de la population en général.
    Le portrait de l’agriculture change heureusement mais une chose n’a pas changé c’est le courage et la détermination des fermiers.

    Faudrait-il une révolution comme le mentionne Lleila peut-être en tout cas il faut revoir nos valeurs en ce qui a trait de nos habitudes de consommations. Nous savons tous qu’acheter local est payant pour tout le monde mais encore à quel prix? C’est vraiment délicat on marche sur des œufs car une bonne partie de la population s’appauvrit et n’arrive plus à se nourrir convenablement encore moins localement.

    Moi personnellement j’essaie de manger bio le plus possible car ayant étudié en chimie j’ai vite compris les enjeux pour la santé. J’ai travaillé sur les ravageurs horticoles et de leur lutte, c’est vraiment difficile de cultiver bio cela se fait mais c’est beaucoup de travail et le Gouvernement ne donne pas vraiment d’aide en ce sens.

    @ Philippe David

    Oui je crois moi aussi qu’un soulèvement populaire doit se faire, de toute façon le soulèvement se fait déjà dans la pensée des Québecois à bout de se faire soustraire pour ne pas dire escroquer sur leurs chèque de paye et en impôt.

    @ tous

    Je ne suis pas spécialiste de politique mais j’ai compris ceci en lisant vos réactions qui sont toutes légitimes. Mai je me demande comment on peut bien régler cela. On ne peut pas réinventer la roue, ni les boutons à 4 trous. J’en suis rendue à croire que c’est la base même du système qui en est la tare : L’ARGENT.

    Je crois qu’avec tout ce que l’on sait sur la corruption qui sévit partout si il ne va pas falloir réajuster nos besoins fondamentaux. Faudra-t-il un gros bouleversement comme à Haiti pour changer nos valeurs.
    Quand tout le monde aura tout perdu même quand les plus riches du monde auront tout perdu alors peut-être qu’on repartira sur quelque chose de nouveau ?

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      23 avril 2010 à 7 07 44 04444
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      @ auroreboreale

      Merci du compliment

      Oui je crois moi aussi qu’un soulèvement populaire doit se faire, de toute façon le soulèvement se fait déjà dans la pensée des Québecois à bout de se faire soustraire pour ne pas dire escroquer sur leurs chèque de paye et en impôt.

      Il serait temps que les québécois se réveillent et cessent de s’imaginer que le gouvernement peut tout faire et que ça nous coute rien. Même les 42% qui ne paient pas d’impôt ne sont pas à l’abris parce que les conditions au Québec sont telles qu’il n’est pas très intéressant d’y investir, ce qui augure mal pour l’avenir. Les gens à faible revenu ont des emplois précaires et seront durement touchés. Il faut que les gens, de Montréal en particulier, commencent à réaliser que notre modèle est à reconstruire. Les gens de Québec ne peuvent pas mener ce combat seuls.

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    23 avril 2010 à 11 11 23 04234
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    Bonjour à tous,

    Je vais répéter ce que j’ai déjà écris à propos du ‘système’, ce qui est le fruit de plusieurs années de recherche.

    Le système dans lequel nous vivons existe depuis bien avant la colonisation. Les élites qui dominaient alors dominent encore aujourd’hui. La politique du Québec (et du Canada) a toujours été définie par des intérêts étrangers.

    Le système d’élection est une illusion, pour vous faire croire que vous avez la liberté de choix. Il n’y a aucun choix réel dans le système électoral, car le gouvernement n’est qu’un gestionnaire soumis au chef d’état, et le chef d’état, c’est la Reine.

    Le système législatif est une illusion. Le parlement ‘vote’ les lois, mais elle doivent être approuvées par le gouverneur-général pour être valide. L’illusion consiste à dire que c’est un pouvoir purement symbolique, car les lois sont toujours approuvées automatiquement (rubber stamp) par le gouverneur-général. La réalité, c’est que les lois sont toujours approuvées par le G.G. parce que les projets de lois (‘bill’) sont soumis par le chef d’état (comme une commande), PUIS le parlement fait semblant de débattre la question, fait parfois quelques modifications (approuvées par le chef d’état) et vote la loi qui est soumise à l’approbation du G.G.

    TOUTES les lois sont TOUJOURS approuvées par le GG, ce qui démontre que le pouvoir législatif est exercé du haut de la pyramide vers le bas, et non l’inverse.

    Tant que vous allez croire que vous vivez dans une ‘démocratie’, que votre vote compte, et qu’un autre ‘leader’ politique (meilleur) et pourra changer les choses, vous êtes condamnés à subir ce système, dans lequel il est impossible de gagner.

    La solution, pour ceux que ça intéresse, consiste à se libérer du système, individuellement.

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    23 avril 2010 à 12 12 10 04104
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    bill c-51 (avorté) bill c-52 (avorté) bill c-43(avorté)
    bill c-93(avorté) bill c-28 (avorté) bill c-220(avorté)
    bill s-4(avorté)

    http://www.parl.gc.ca/common/index.asp?Language=E&Parl=39&ses=2

    Je crois pas qu’il faudrait généraliser tout de même, oui la corruption grouille partout et se n’est pas un secret de polichinelle mais de la a dire que notre parlement et fictif il y a 2 mondes.

    Habituellement les canadiens sont plutôt docile et « obedient » mais usuellement lorsqu’il sont acculer au pied du mur vis-a-vis de leur liberté la mobilisation au canada et beaucoup plus significative qu’au états unis par exemple. Je ne dis pas que que sa porte toujours fruit mais si ont prend en exemple le bill c-51 et c-52 , le rejet et lié directement a la mobilisation citoyenne.

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    23 avril 2010 à 14 02 21 04214
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    Leila,

    Tu as raison de dire que ces divers projets de loi n’ont pas été adoptés, mais comme tu le dis si bien, le rejet est directement lié à la mobilisation populaire, et non à un refus du GG d’approuver une loi.

    Parmi les projets de lois que tu mentionnes, au moins un porte sur le Codex Alimentarius. Même si le projet de loi initial a été retiré, un autre projet de loi est venu le remplacer.

    Tout le système est fictif et est fondé sur le contrôle des personnes.

    99 % des gens croient qu’ils sont des ‘personnes’ et ne comprennent pas qu’une ‘personne’ c’est un personnage dans une pièce de théatre.

    Dans le Parlement tous les acteurs jouent un ‘rôle’. Combien de fois avez-vous entendu dire que Stephan Harper joue le ‘rôle’ de premier ministre, ou qu’un autre joue le rôle de ministre de la justice etc…?

    Dans le système, qui est une FICTION, toutes les personnes jouent un rôle. Être citoyen, c’est aussi jouer un rôle. Tous les rôles comportent des obligations. Les droits rattachés aux rôles sont véritablement des privilèges, qui peuvent être retirés en tout temps.

    Dans le système, lequel est le monde du COMMERCE, les ‘personnes’ sont véritablement des marchandises enregistrés auprès du propriétaire (l’état).

    http://www.youtube.com/watch?v=X2XTEibSu40

    C’est pourquoi lorsqu’un enfant nait, un certificat de naissance est émis, attestant la réception de la marchandise par le propriétaire (l’état).

    1) http://www.youtube.com/watch?v=JzxMakuIjtE&feature=related

    2) http://www.youtube.com/watch?v=8T5rIh3_vX0&feature=related

    Le monde du commerce est le monde du droit maritime et des marchands (merchant law, admirality law).

    http://www.youtube.com/watch?v=ptHQu68MdMs

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    23 avril 2010 à 15 03 16 04164
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    Je suis d’accord avec vous , de meme le poste de GG devrait et devrait encore aujourd’hui etre abolit. Specialement si ont porte attention a l’allegence de ce poste et que celui-ci peut surpasser des decision parlementaire( ou semblant de decision si vous preferer). La ou je ne suis pas d’accord c’est la ou vous dite que le choix n’existe plus, car je crois profondément au pouvoir de l’homme originel( je ne peus penser a un different terme en ce moment).
    A court terme je vous donne entierement raison , bien que je sais et je crois que plusieurs d’entre nous que se soit ici ou ailleur ont repris ce choix.
    Mais a long terme je sais que nous serons du coté « gagnant » .

    Excellent docu par ailleur , j’avais deja visioner les deux premier mais merci pour celui qui traite de l’alliance atlantique.
    Namaste.

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    23 avril 2010 à 16 04 36 04364
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    Aimé, je ne sais pas quel âge tu as ni quel est ton vécu, mais toi et moi, on a abouti aux mêmes conclusions quant à la réalité dans laquelle nous vivons.

    Le principe de pouvoir du citoyen est une farce grotesque.

    Encore la semaine passé, lorsque j’ai été en cours, j’ai bien ri lorsque sur mon papier de comparution, on pouvait lire:

    LA REINE vs. Simon Lefebvre

    Et tout en haut du document:

     » Élizabeth II par la grâce de Dieu, Reine du Royaume-Uni, du Canada et de ses autres royaumes et territoires, Chef du Commonwealth, Défendeur de la Foi. »

    Si Stephen Harper dispose d’un réel pouvoir de décision quant au Canada, alors moi je suis Michael Jackson!

    Pour la solution, je suis encore divisé sur le sujet. La partie de moi la plus rationnelle me redit sans cesse: « Ne perds pas ton temps à combattre ce système; perdras toujours. La seule solution est l’auto-suffisance et l’évolution spirituelle personnelle. » Mais une autre partie, minime, me dit: « Unissez-vous et exigez une Vie matérielle décente, ici, au Québec, et rendez ainsi honneur à tous ceux et à toutes celles qui se sont battu pour en faire une patrie pacifique et prolifique. »

    Pour l’instant, je me contente plutôt de vivre dans une forme d’utopie, en me concentrant sur tout ce qui est positif et en écartant le négatif de ma vie, tout simplement en repoussant ces pensées hors de moi.

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    23 avril 2010 à 17 05 01 04014
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    @Leila,

    À mon avis, le choix consiste à ne pas participer au système.

    Par définition, une société est une association volontaire d’individus dans un but commun. Le mot important est ‘volontaire’. Si on peut choisir d’être dans la société, on peut aussi choisir de s’en exclure, sinon il n’y aurait aucun choix.

    Les états ne pratiquent pas l’esclavage, ils encouragent la servitude volontaire, ce qui est un forme d’esclavage mais avec votre consentement.

    On a tous consenti à cette servitude, à un moment ou l’autre, en reconnaissant (à tort) être soumis aux obligations imposées aux personnes.

    Mais on peut aussi y mettre fin, en révoquant ce consentement.

    @Simon,

    Je sais comment il est difficile de suivre la route de la libération individuelle, et qu’on a souvent envie de se battre contre le système. mais c’est quand même une illusion, et c’est très difficile de vaincre une illusion (qui n’existe pas dans la réalité).

    Mon espoir, c’est que suffisamment de gens viendront à réaliser que personne n’a autorité sur eux sans leur consentement, et qu’ils deviendront plus lucides dans leur perception du système, ce qui profitera à tous ceux qui cherchent à s’en libérer.

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    23 avril 2010 à 18 06 03 04034
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    @Aimé

    Je suis totalement d’accord avec ce que tu dis et je ne crois pas avoir affirmer le contraire. J’ai également toujours dit que le système a plus besoin de nous que nous pouvons avoir besoin de lui car nous somme l’engrenage. La ou nos point de vue diverge c’est que moi je suis prêt a me battre et ne pas laisser ma dignité humaine entre les main d’une minorité. Je crois au choix et au pouvoir de changer les choses.

    Étant moi même peu fortuné sa fais déjà quelques années que je suis « off the grid » et je peux vous dire que je ne m’en porte que mieux( étant voyageur j’étais déjà habitué a un mode de vie plutôt « basic »).

    Comme Ghandi disait , ils peuvent nous mettre en prison , nous poursuivre , saisir nos biens mais jamais ils ne pourront prendre votre amour propre si vous ne leur donner pas.( la « quote » et tout croche mais je n’arrive pas a retrouver le discour sur mon disque dur)

    @ Simon

    J’aimerais que tu m’explique le cheminement que tu a fais pour affirmer:
    « Le principe de pouvoir du citoyen est une farce grotesque. »
    et
    « La seule solution est l’auto-suffisance et l’évolution spirituelle personnelle »

    Dans tes recherche ou ta prise de conscience n’a tu point découvert que tout homme , pas un groupe d’homme mais bien chaque homme possède tout le pouvoir du monde en son sein?
    ( ce n’est pas une insulte , j’aimerais juste comprendre le raisonnement qui fait que c’est deux affirmation puissent coexister sans contradiction)

    @+
    Namaste.

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    23 avril 2010 à 18 06 08 04084
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    Obedience=Liberty
    Everything is OK
    Dont question autority
    Youre governement is in control
    Plz move swiftly to your next shopping experience
    Smiling is bad for the economy
    By reading theses lines you are wasting good shopping time!
    Dont smile and be scare statisticly speaking the person next to you is either a terrorist of have swine flu!

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    23 avril 2010 à 18 06 25 04254
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    Leila,

    Je crois que nous faisons le même constat. Quand chacun aura pris conscience de son pouvoir réel, les choses pourront changer.

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    24 avril 2010 à 14 02 57 04574
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    @Aimé

    Leila,

    Je crois que nous faisons le même constat. Quand chacun aura pris conscience de son pouvoir réel, les choses pourront changer.

    Je suis d’accord <3
    +1

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      26 avril 2010 à 16 04 49 04494
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      @ Astidastineux

      Ma réponse est ici.

      Les temps sont de plus en plus propices aux détracteurs du modèle québécois, au contraire…

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    26 avril 2010 à 10 10 22 04224
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    Astied’astineux…

    On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres. Lisée parle du taux de chômage du Québec qui est inférieur à celui de l’Ontario, mais il ne tient pas compte de plusieurs facteurs, y compris:

    1) tous les Québécois qui doivent s’exiler dans les autres provinces, en particulier l’Ontario, pour gagner convenablement leur vie;

    2) tous les emplois du secteur public québécois, (pourcentage de fonctionnaires supérieur aux autres provinces) financés à même l’argent des contribuables;

    3) de la structure démographique du Québec, plus vieille que dans les autres provinces, de sorte que le Québec compte un moins grand nombre de travailleurs et devrait donc avoir un taux de chômage plus bas.

    Donc, en somme, l’article de Lisée, c’est de la bullshit!

    Répondre

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