Legault et la bête

La présentation en début de semaine, par François Legault et la CAQ, de leurs idées sur une réforme en profondeur de notre système d’éducation aura certainement eu pour mérite de dévoiler le véritable « visage de la bête », comme le dit si bien David Descôteaux dans sa plus récente chronique.

En effet, ça n’aura pas pris très longtemps pour que les forces réactionnaires sortent les boucliers afin de défendre leurs acquis. Certains, comme la Fédération des Comités de Parents du Québec (FCPQ) se permettent de se prononcer contre les réformes proposées au nom de parents qu’ils n’ont pas daigné consulter. Je ne serais d’ailleurs pas trop surpris non plus que les déclarations des syndicats aient aussi été faites sans consulter les membres du corps enseignant. Je crois en effet que pas tous les enseignants sont contre ces réformes et je serais loin de parier que la majorité d’entre eux se prononceraient contre s’ils étaient consultés. En tant que parent, je ne serais certainement pas contre ces réformes, même si je ne suis pas d’accord avec toutes les idées proposées. Les idées véhiculées par M. Legault valent certainement la peine qu’on s’y penche sérieusement.

Malheureusement pour M. Legault, beaucoup trop de groupes d’intérêt trouvent leur compte dans le statu quo et ce sont ces groupes, et non pas les gens qu’ils prétendent représenter, qui déchiraient leurs chemises peu après l’émission des propositions du CAQ. Considérant que le CAQ n’est pour l’instant qu’un groupe de réflexion sans véritable pouvoir de faire autre chose de des « suggestions », on peut s’interroger sur la véhémence des répliques qu’ils ont essuyé, démontrant encore une fois que ces groupes d’intérêt se fichent éperdument de la qualité de l’enseignement, du haut taux de décrochage ou de l’avenir de nos jeunes. Tout ce qui les intéressent, ce sont leurs acquis.

Toujours est-t-il que nous avons constaté cette semaine le genre de résistance à laquelle fera face tout gouvernement voulant imposer des réformes en profondeur pour guérir les lacunes de nos services sociaux. Il devient plutôt apparent où se trouvent les forces de l’immobilisme au Québec.

13 pensées sur “Legault et la bête

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    15 avril 2011 à 0 12 27 04274
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    C’est une constante de la politique au Québec depuis la Revolution Tranquille que quiconque s’attaque aux commissions scolaires se casse les dents. Tout se passe comme ci cette structure de base servait de banc d’essais à tous les aspirants politiciens, toutes tendances confondues, et qu’ils soient tous d’accord, jeunots et anciens, pour défendre cet alma mater. Mon instinct me dit qu’il doit y avoir aussi une source de revenus significative collées a cette structure, mais j’avoue ne jamais m’y être intéressé. Une lacune qui devrait être corrigée et je pense qu’une personne curieuse en retirerait une grande satisfaction… mais je ne puis pas tout faire.

    PJCA

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    15 avril 2011 à 6 06 11 04114
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    Les réformes de Legault sont tout a fait justifié. Rien n’encourage les professeurs à devenir meilleur ou maintenir leur niveau d’excellence. Dans un monde ou la performance est valorisé, il n’y a pas de place pour cette bulle publique, à l’abri de tout, ou les plus médiocres des profs peuvent endormir et démotiver des milliers de jeunes espoirs durant toute leur vie. J’ai songé personnellement à ce genre de système à la fin de mon BAC à l’UQAM, après avoir subit l’incompétence et le démotivation de plusieurs prof pourri. L’offre de Legault est brillante, dans le sens ou elle exige plus des profs, mais en retour offre une augmentation de 20%. Et il ne dit pas qu’il va les reconduire tout de suite à la porte, il le fera après avoir tout essayé. La sécurité d’emploi à vie est un concept totalement absurde. Aucune entreprise n’accepterais cela, même pour ses plus haut dirigeants. Et les propriétaires ne peuvent se faire licencier vous direz? S’il sont incompétents, ils seront doublé par la concurrence, finiront par faire faillite pour perdre leur emploi. Il n’y a que les syndicats payés au gros prix pour hurler dès qu’on touche à leur membre. Il y a quelque chose d’animal et primitif là dedans, c’est pour cela que ce n’est pas prêt de changer. Je doute fort que Legault va passer suite à l’annonce de ses réformes. Il devra ramer fort, le courant est puissant ici au pays des opprimés.

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    15 avril 2011 à 9 09 41 04414
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    Ça fait 5, 6, 7 ou 8 fois que je lis et relis Le « Plan Legault ».
    À chaque fois, j’ai l’impression que c’est du papier et qu’on veut faire une F1 avec une bagnole mal foutue.
    Je ne suis pas surpris qu’on mette la responsabilité des échecs sur le dos des enseignants. Il faut bien un ou des coupables…
    Justement, les enseignants ne sont que les exécutants de ces paperassiers qui élaborent des plans sans trop se soucier du « bout de la chaîne ».
    M.Legault fait un excellent constat. Il ne dit pas qui est responsable des échecs scolaires…
    Qui donc va se pencher sur la compétence des directions d’école? Qui donc va se pencher sur les abus des commissions scolaires dans un mode de financement qui devrait être repensé?
    Qui donc va mettre en doute les savants pédagogues?
    Qui donc va s’arrêter sur la méthode actuelle de « réussite » en imposant aux enseignants un seuil de réussite en bloquant les échecs à 15% environ? 17%, c’est trop.
    Qui donc croit à la « sécurité » d’emploi chez les enseignants? C’est du passé…

    M. Legault a aussi dû expliquer pourquoi il n’avait pas mis en place les mesures qu’il prône aujourd’hui du temps où il était ministre de l’Éducation, entre 1998 et 2002. «En 1998, j’arrivais en politique, a-t-il répondu, j’avais tout à apprendre. J’ai commencé à semer, mais je pense que la décentralisation et la responsabilisation doivent aller une étape plus loin. Je prends une partie du blâme.»
    ***
    Un paragraphe de M. Legault:
    3. Trop peu d’importance est accordée au rôle et à la formation des directions d’école. Les postes sont souvent occupés par des enseignants performants, mais ces derniers ne reçoivent pas assez de formation sur des sujets comme l’administration ou la gestion du talent, ou reçoivent une formation qui ne reflète pas toujours la réalité du travail à accomplir à la direction d’un établissement scolaire.
    ***
    Un peu en retard M. Legault. Les administration des écoles sont maintenant des administrateurs qui justement savent compter des élèves, mais ne savent pas ce qu’est un élève.

    Comme note à M. Legault, je lui donnerais 17% pour son plan. Mais comme je dois garder mon emploi, je vais lui donner 83%.

    ***
    Pour comprendre le système scolaire, rien de mieux que de se taper les articles d’une spécialiste dans le domaine: Daphnée Dion-Viens, Le Soleil.
    En voici un:

    Daphnée Dion-Viens
    Le Soleil

    (Québec) Depuis cet automne, les écoles du Québec doivent jongler avec de nouveaux objectifs en matière de réussite scolaire. À certains endroits, la pression est forte. Des enseignants affirment qu’on leur demande même d’abaisser leurs exigences pour faire réussir davantage d’élèves.

    «Pour ceux qui n’atteignent pas les taux de réussite ciblés, on s’est fait dire qu’on était trop sévère dans nos corrections et qu’il faudrait baisser nos exigences. À ce rythme-là, il va valoir quoi, le diplôme de cinquième secondaire, dans quelques années?» lance une enseignante de la capitale qui préfère garder l’anonymat.

    Le syndicat d’enseignement de la région de Québec (SERQ) affirme qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. «On entend beaucoup de profs raconter qu’ils se sont fait dire de baisser leurs exigences. On leur dit qu’ils peuvent rencontrer des conseillers pédagogiques pour voir comment ils peuvent réduire les exigences lors des évaluations. C’est pas nouveau, mais ça va être encore pire avec les conventions de gestion. Ça inquiète énormément les profs», a indiqué cette semaine son président, Denis Simard, en entrevue au Soleil.

    Depuis l’entrée en vigueur de la loi 88, en juillet 2009, le réseau scolaire doit composer avec les «conventions de partenariat», un contrat liant chaque commission scolaire au ministère de l’Éducation. Chacune s’est engagée à améliorer son taux de réussite et l’objectif, d’ici 2012, varie d’un milieu à l’autre. À la commission scolaire des Premières-Seigneuries, par exemple, l’objectif est de faire passer le taux de diplomation avant 20 ans de 75 % à 78 % d’ici deux ans. À terme, la cible pour l’ensemble de la province est d’atteindre un taux de diplomation de 80 % d’ici 2020, tel qu’indiqué dans le plan gouvernemental de lutte contre le décrochage scolaire, présenté en septembre 2009.

    Après plusieurs mois de négociation, la grande majorité des commissions scolaires ont maintenant signé leur convention avec le Ministère. Ces dernières se tournent alors vers leurs écoles pour signer une «convention de gestion», qui détaille quels sont les objectifs à atteindre pour chacun des établissements. Ce processus est en cours depuis quelques semaines, même si les écoles n’en sont pas toutes au même point.

    Pression

    «Les commissions scolaires ont pris beaucoup de temps pour les conventions de partenariat, mais là, avec les conventions de gestion, c’est comme si on était dans une situation d’urgence. Il y a beaucoup de pression», affirme Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE).

    Puisque les objectifs de réussite ne sont pas accompagnés de financement supplémentaire, la pression est forcément sur les épaules des profs, déplore Mme Bernard : «On n’ajoute pas de moyens, mais il faut faire mieux avec rien de plus. C’est une vision strictement comptable avec laquelle on n’est pas d’accord.»

    La présidente de la FSE déplore aussi les pressions qui pourraient mener au nivellement par le bas. «Il y a des profs qui se font dire qu’il ne faut pas qu’ils aient plus que deux échecs dans leur classe. Si c’est ça, les effets de la loi 88, ça n’a pas de bon sens. Ça vient confirmer ce qu’on craignait. Ce n’est pas vrai qu’on va adhérer à ça», ajoute-t-elle, sans toutefois aller jusqu’à dire qu’il s’agit d’une situation généralisée.

    Déjà, la résistance s’organise. Certains syndicats ont décidé de s’opposer au projet de convention de gestion présenté dans leur école, par l’intermédiaire du conseil d’établissement, où siègent des enseignants. «Les moyens sont pris à la pièce, c’est au niveau local que ça se décide», précise Mme Bernard.
    ***
    Ce n’est qu’une pièce infime du puzzle.
    La « révolution « Legault n’aura pas lieu.
    Ça me rappelle un certain Claude Ryan, qui rigolait , raillait , et qui avait promis de changer le « système scolaire » en éliminant les incompétents de prof.
    Peut-être que M. Ryan, un peu hautain, était-il trop compétent pour une ligne de parti…
    Les commissions scolaires, c’est comme les guerres géopolitiques: toutes les raisons sont bonnes pour avoir ce qu’on veut en invoquant les raisons que l’on veut.
    Un petit passage d’un commentaire d’une chronique soulignée par M. David:

    Eric Le Lucide dit :
    avril 14, 2011 à 5:07

    Une petite histoire pour montrer la réalité de ton 4e paragraphe.

    Il y a de nombreuses années, la Commission scolaire où mon frère était étudiant (mon frère est handicapé, il a donc des services particuliers qui lui sont offerts comme aux autres dans sa situation) prévoit en début d’année un déficit d’exploitation de la Commission scolaire de 2M$. Réflexe…on coupe 2M$ dans les services aux étudiants (surtout pas dans la machine administrative!!). Résultat: En fin d’année, la Commission scolaire se retrouve avec 1M$ de surplus….ils ont alors refait les bureaux administratifs de la CS avec ce 1M$.

    Il faut se demander si la popularité passagère de l’ADQ qui proposait d’éliminer ces structures administratives est seulement dû à une consience sociale volatile et pour laquelle le naturel est revenu au galop après une élection.

    En attendant, un politicien courageux…les Canadiens en 5. Et Zdeno Chara dans la bande solide !!
    ***
    En attendant la F1…

    Répondre
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    15 avril 2011 à 10 10 04 04044
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    Ça fait 5, 6, 7 ou 8 fois que je lis et relis Le « Plan Legault ».
    À chaque fois, j’ai l’impression que c’est du papier et qu’on veut faire une F1 avec une bagnole mal foutue.
    Je ne suis pas surpris qu’on mette la responsabilité des échecs sur le dos des enseignants. Il faut bien un ou des coupables…
    Justement, les enseignants ne sont que les exécutants de ces paperassiers qui élaborent des plans sans trop se soucier du « bout de la chaîne ».
    M.Legault fait un excellent constat. Il ne dit pas qui est responsable des échecs scolaires…
    Qui donc va se pencher sur la compétence des directions d’école? Qui donc va se pencher sur les abus des commissions scolaires dans un mode de financement qui devrait être repensé?
    Qui donc va mettre en doute les savants pédagogues?
    Qui donc va s’arrêter sur la méthode actuelle de « réussite » en imposant aux enseignants un seuil de réussite en bloquant les échecs à 15% environ? 17%, c’est trop.
    Qui donc croit à la « sécurité » d’emploi chez les enseignants? C’est du passé…

    M. Legault a aussi dû expliquer pourquoi il n’avait pas mis en place les mesures qu’il prône aujourd’hui du temps où il était ministre de l’Éducation, entre 1998 et 2002. «En 1998, j’arrivais en politique, a-t-il répondu, j’avais tout à apprendre. J’ai commencé à semer, mais je pense que la décentralisation et la responsabilisation doivent aller une étape plus loin. Je prends une partie du blâme.»
    ***
    Un paragraphe de M. Legault:
    3. Trop peu d’importance est accordée au rôle et à la formation des directions d’école. Les postes sont souvent occupés par des enseignants performants, mais ces derniers ne reçoivent pas assez de formation sur des sujets comme l’administration ou la gestion du talent, ou reçoivent une formation qui ne reflète pas toujours la réalité du travail à accomplir à la direction d’un établissement scolaire.
    ***
    Un peu en retard M. Legault. Les administration des écoles sont maintenant des administrateurs qui justement savent compter des élèves, mais ne savent pas ce qu’est un élève.

    Comme note à M. Legault, je lui donnerais 17% pour son plan. Mais comme je dois garder mon emploi, je vais lui donner 83%.

    ***
    Pour comprendre le système scolaire, rien de mieux que de se taper les articles d’une spécialiste dans le domaine: Daphnée Dion-Viens, Le Soleil.
    En voici un:

    Daphnée Dion-Viens
    Le Soleil

    (Québec) Depuis cet automne, les écoles du Québec doivent jongler avec de nouveaux objectifs en matière de réussite scolaire. À certains endroits, la pression est forte. Des enseignants affirment qu’on leur demande même d’abaisser leurs exigences pour faire réussir davantage d’élèves.

    «Pour ceux qui n’atteignent pas les taux de réussite ciblés, on s’est fait dire qu’on était trop sévère dans nos corrections et qu’il faudrait baisser nos exigences. À ce rythme-là, il va valoir quoi, le diplôme de cinquième secondaire, dans quelques années?» lance une enseignante de la capitale qui préfère garder l’anonymat.

    Le syndicat d’enseignement de la région de Québec (SERQ) affirme qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. «On entend beaucoup de profs raconter qu’ils se sont fait dire de baisser leurs exigences. On leur dit qu’ils peuvent rencontrer des conseillers pédagogiques pour voir comment ils peuvent réduire les exigences lors des évaluations. C’est pas nouveau, mais ça va être encore pire avec les conventions de gestion. Ça inquiète énormément les profs», a indiqué cette semaine son président, Denis Simard, en entrevue au Soleil.

    Depuis l’entrée en vigueur de la loi 88, en juillet 2009, le réseau scolaire doit composer avec les «conventions de partenariat», un contrat liant chaque commission scolaire au ministère de l’Éducation. Chacune s’est engagée à améliorer son taux de réussite et l’objectif, d’ici 2012, varie d’un milieu à l’autre. À la commission scolaire des Premières-Seigneuries, par exemple, l’objectif est de faire passer le taux de diplomation avant 20 ans de 75 % à 78 % d’ici deux ans. À terme, la cible pour l’ensemble de la province est d’atteindre un taux de diplomation de 80 % d’ici 2020, tel qu’indiqué dans le plan gouvernemental de lutte contre le décrochage scolaire, présenté en septembre 2009.

    Après plusieurs mois de négociation, la grande majorité des commissions scolaires ont maintenant signé leur convention avec le Ministère. Ces dernières se tournent alors vers leurs écoles pour signer une «convention de gestion», qui détaille quels sont les objectifs à atteindre pour chacun des établissements. Ce processus est en cours depuis quelques semaines, même si les écoles n’en sont pas toutes au même point.

    Pression

    «Les commissions scolaires ont pris beaucoup de temps pour les conventions de partenariat, mais là, avec les conventions de gestion, c’est comme si on était dans une situation d’urgence. Il y a beaucoup de pression», affirme Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE).

    Puisque les objectifs de réussite ne sont pas accompagnés de financement supplémentaire, la pression est forcément sur les épaules des profs, déplore Mme Bernard : «On n’ajoute pas de moyens, mais il faut faire mieux avec rien de plus. C’est une vision strictement comptable avec laquelle on n’est pas d’accord.»

    La présidente de la FSE déplore aussi les pressions qui pourraient mener au nivellement par le bas. «Il y a des profs qui se font dire qu’il ne faut pas qu’ils aient plus que deux échecs dans leur classe. Si c’est ça, les effets de la loi 88, ça n’a pas de bon sens. Ça vient confirmer ce qu’on craignait. Ce n’est pas vrai qu’on va adhérer à ça», ajoute-t-elle, sans toutefois aller jusqu’à dire qu’il s’agit d’une situation généralisée.

    Déjà, la résistance s’organise. Certains syndicats ont décidé de s’opposer au projet de convention de gestion présenté dans leur école, par l’intermédiaire du conseil d’établissement, où siègent des enseignants. «Les moyens sont pris à la pièce, c’est au niveau local que ça se décide», précise Mme Bernard.
    ***
    Ce n’est qu’une pièce infime du puzzle.
    La « révolution « Legault n’aura pas lieu.
    Ça me rappelle un certain Claude Ryan, qui rigolait , raillait , et qui avait promis de changer le « système scolaire » en éliminant les incompétents de prof.
    Peut-être que M. Ryan, un peu hautain, était-il trop compétent pour une ligne de parti…
    Les commissions scolaires, c’est comme les guerres géopolitiques: toutes les raisons sont bonnes pour avoir ce qu’on veut en invoquant les raisons que l’on veut.
    Un petit passage d’un commentaire d’une chronique soulignée par M. David:

    Eric Le Lucide dit :
    avril 14, 2011 à 5:07

    Une petite histoire pour montrer la réalité de ton 4e paragraphe.

    Il y a de nombreuses années, la Commission scolaire où mon frère était étudiant (mon frère est handicapé, il a donc des services particuliers qui lui sont offerts comme aux autres dans sa situation) prévoit en début d’année un déficit d’exploitation de la Commission scolaire de 2M$. Réflexe…on coupe 2M$ dans les services aux étudiants (surtout pas dans la machine administrative!!). Résultat: En fin d’année, la Commission scolaire se retrouve avec 1M$ de surplus….ils ont alors refait les bureaux administratifs de la CS avec ce 1M$.

    Il faut se demander si la popularité passagère de l’ADQ qui proposait d’éliminer ces structures administratives est seulement dû à une consience sociale volatile et pour laquelle le naturel est revenu au galop après une élection.

    En attendant, un politicien courageux…les Canadiens en 5. Et Zdeno Chara dans la bande solide !!
    ***
    En attendant la F1…

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    15 avril 2011 à 10 10 06 04064
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    Voilà! Il ne faut pas creuser longtemps, pour trouver la réponse: «Les syndicats dans la fonction publique!» Et pourtant, je suis pour le «syndicalisme raisonnable».

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    15 avril 2011 à 10 10 33 04334
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    J’ai deja proposé une solution. L’État définit les objectif, fait passer les examens par matières et accorde les attestations et diplômes. Les profs sont maitres de leur pédagogie qui peut varier d’un élève a l’autre et ÉDUQUENT.

    Tous les détails sont dans ces articles:

    http://nouvellesociete.wordpress.com/education/

    PJCA

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      15 avril 2011 à 11 11 48 04484
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      Bonjour Pierre,
      La « recette » est simple. Et vous savez que j’adhère à votre vision que j’ai analysée.
      La réponse n’est pas dans la structure – quoiqu’on devrait démembrer bien des « pouvoirs » qui se protègent – mais sur le terrain.
      Dans les années 60, des profs avaient des Brevets A ou B. 14 ans de scolarité ou 13.
      Ce qu’il y avait de bon c’est qu’au moins on savait comment mener un élève du primaire jusqu’à la fin du secondaire.
      Après il y a une relève.
      J’ai lu plusieurs articles et réflexions. Ce qui en ressort c’est que le système demande aux enseignants de travailler à la place des élèves.

      Je vous cite:
      L’État définit les objectif, fait passer les examens par matières et accorde les attestations et diplômes. Les profs sont maitres de leur pédagogie qui peut varier d’un élève a l’autre et ÉDUQUENT.

      Je ne suis pas sûr qu’il faut un PhD pour former un plombier compétent.
      Il faudrait peut-être un plombier pour former un politicien 😛

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        19 avril 2011 à 6 06 00 04004
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        Voilà, de bonnes réformes, sans jeter le bébé avec l’eau…

        Répondre
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    15 avril 2011 à 15 03 21 04214
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    Relisez 3 fois le commentaire de Mr.Pelletier à , Éric le Lucide dit :

    Un politicien courageux , je gage un 2 qu’il n’y en aura plus et pourquoi le feraient-ils ? === On a vu combien c’est manipulé l’information depuis Mr Georges W Bush 2003.

    C’est sûr qu’il s’inquiétait un jour de ce qu’on penserait de lui. Mais il a été à un tournant de l’histoire. Tant qu’à moi rien à lui reprocher , faut pas oublier qu’il avait aussi Madame Laura près de lui…….

    Par contre les SALES qui étaient derrière lui tout comme ; Harper , Jean Charest , Ignacef etc. et Yvon Vallière , faudrait les journalistes que vous en parliez un jour. === Peut-être que cela me redonnera le goût , d’aller voter au fédéral et pour ce qui est du provincial …… et du municipal ……….. et ce qui est du Clergé : La gagne de Jésus-Christ d’enculer par la France depuis Berthier ……. ALLO.
    Jean-Marie De Serre.

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    15 avril 2011 à 17 05 33 04334
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    Ça veut dire quoi au juste la ‘réussite’ en milieu scolaire?

    Si la ‘réussite’ est mesurée par le nombre d’élèves qui atteigne 60 %, cela prouve quoi exactement si au bout du compte l’étudiant ne connait toujours rien du systéme politique, du système monétaire, de ses droits, et qu’il a besoin d’une calculatrice pour compter…

    Je n’ai pas lu le rapport Legault, et je trouve que c’est normal de payer une prime pour la compétence, et de mettre à la porte les incompétents, mais que fait-on du contenu de l’enseignement?

    QUe fait-on de la matière qui est enseignée, et de l’éducation qui sert de plus en plus à véhiculer un mode de pensée unique, comme le cours d’éthique par exemple?

    Personnellement, je crois qu’il faut sortir l’état de l’éducation. L’état n’a pas sa place dans l’éducation, point final.

    Il y a trop de conflits d’intérêts potentiels, et l’éducation des enfants est beaucoup trop importante pour être laissée entre les mains de politiciens, de fonctionnaires et de groupes d’intérêts.

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    16 avril 2011 à 1 01 56 04564
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    Aimé,
    Voilà un grande partie du faux apprentissage. Le camouflage de la réalité. Comme les journaux…
    Au fond, ce qu’on a besoin, ce sont des robots… Dans le domaine pratique , ça va, mais dans celui du « penseur », rien ne va plus… Tout le monde est dans un miroir et on cultive ce miroir…
    Si j’étais plus jeune, je pense que j’ouvrirais une école sur le net avec des cours sur la réalité. Non pas sur l’histoire camouflée et tordue pour le pouvoir…

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    17 avril 2011 à 12 12 30 04304
    Permalink

    PJCA
    Les CS ont un pouvoir de taxation selon un certain % de la taxe foncière en plus des subsides gouvernementales.
    Ce n’est pas là le problème.
    Le vrai problème c’est que les membres reçoivent un salaire comme les échevins municipaux.
    Ce système a été établi par le PQ autour des années 80.
    La majorité des membres sont des retraités qui vont se chercher un complément de fin de mois .
    Ces personnes tiennent à leur job comme les milliers de fonctionnaires qui travaillent à l’intérieur des CS.

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    19 avril 2011 à 5 05 49 04494
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    «Les idées véhiculées par M. Legault valent certainement la peine qu’on s’y penche sérieusement.»

    Absolument pas. Ce sont de vieilles idées rétrogrades, dignes du RLQ. Il aurait mieux fait de se joindre au groupe déjà existant, de ces sectaires plus à droite que la physique ne le permet.

    «Considérant que le CAQ n’est pour l’instant qu’un groupe de réflexion sans véritable pouvoir de faire autre chose de des « suggestions », on peut s’interroger sur la véhémence des répliques qu’ils ont essuyé, démontrant encore une fois que ces groupes d’intérêt se fichent éperdument de la qualité de l’enseignement, du haut taux de décrochage ou de l’avenir de nos jeunes. Tout ce qui les intéressent, ce sont leurs acquis.»

    Ben voyons donc. Mes acquis… Faut le faire.

    Toutes les solutions larguées par Legault n’ont aucun impact réel sur le décrochage et aucun spécialiste ne prétend que ses idées auraient des effets. Et Legault n’est certainement pas un spécialiste, d’autre chose que de proposer du vieux remâché de la droite. Il a dû fouiller dans les poubelles de l’histoire pour trouver un sens à ses propositions d’ailleurs.

    «Toujours est-t-il que nous avons constaté cette semaine le genre de résistance à laquelle fera face tout gouvernement voulant imposer des réformes en profondeur pour guérir les lacunes de nos services sociaux. Il devient plutôt apparent où se trouvent les forces de l’immobilisme au Québec.»

    À droite. Et non seulement ces forces y sont pour quelque chose quant à l’immobilisme du Québec, mais elles y sont pour quelque chose quant à son recul, 50 ans en arrière. La droite, c’est la plaie du monde entier, et pas que du Québec. C’est un peu comme un cancer.

    La droite veut nous ramener à l’époque où nous ne savions pas encore que le privé, c’était de la merde. La droite nous voudrait aussi bête que des Ghanéens, qu’elle pourrait exploiter du plus jeune âge au plus vieil.

    La droite, c’est le passé, le capitalisme a assez duré. Il faut faire table rase et construire nos nouvelles bases, et elles ne seront pas de droite.

    Et vous auriez pu vous forcer un peu, ce texte est teinté d’une idéologie, sans pour autant y présenter des arguments la défendant. C’est pitoyable.

    Répondre

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