Les bulles pour les nuls

bulles

Suite à mon dernier billet dans lequel je rapporte les intentions du Président Obama d’exercer une surveillance accrue sur l’économie afin de contrôler la formation de bulles dans l’économie, j’entend vous exposer l’absurdité de cette proposition en vous donnant une explication de comment ces bulles sont formées. Chose que M. Obama et ses conseillers économiques semblent ignorer.

Une seule théorie en économie peut expliquer convenablement la cause de ces bulles: la théorie autrichienne des cycles économiques développée par Ludwig Von Mises et Friedrich Hayek. Je vais essayer de vulgariser le plus possible, mais ce n’est pas une mince affaire, alors j’apprécie votre patience de le lire jusqu’au bout. Je sais que ce n’est pas tout le monde qui s’intéresse à l’économie à ce point et je ne peux pas vous blâmer, mais s’il y a une théorie que vous devriez comprendre de nos jours, c’est celle-ci.

Introduction

La compréhension actuelle du phénomène des cycles économiques par la population en général nous vient de Karl Marx, qui le premier nota que depuis le début de la révolution industrielle, l’économie a commencé à montrer des phases cycliques de boums et de crises qui n’existaient pas avant. Marx en a donc conclu que ces cycles faisaient partie intégrale du libre-marché capitaliste. Même encore aujourd’hui, cette vision est largement acceptée, même par quelques-uns des plus éminents économistes. Pourtant, rien dans la théorie générale de l’économie de marché n’explique ces phases, puisque l’offre et la demande de produits sont toujours supposés tendre vers l’équilibre. Alors pourquoi ces cycles seraient-ils inhérents à l’économie de marché?

Un autre petit détail est qu’une économie de marché est supposée être un système qui punit les mauvais entrepreneurs en leur faisant subir des pertes et en les poussant vers la faillite (si le gouvernement n’intervient pas pour les sauver, bien sûr). Alors on s’attendrait à ce que la grande majorité de ceux qui restent dans le jeu sont raisonnablement bons à anticiper les demandes du marché. Alors comment expliquer qu’un si grand nombre d’entre eux se retrouvent dans la merde lors d’une récession?

Une autre chose qui est observable lors d’une récession, est que les secteurs de l’économie les plus touchés sont les biens capitaux, c’est-à-dire, la machinerie industrielle et agricole, la construction, les matières premières ainsi que les biens de consommation durables comme l’immobilier et l’automobile, plutôt que les ventes au détails? Si les récessions étaient causées par un déficit de la consommation, comme le prétendait Keynes, Ce devrait être le secteur du détail qui serait le plus touché.

Si on veut développer une théorie des cycle économiques qui se tienne, il faut qu’elle puisse expliquer tout ça.

C’est votre intérêt qui compte…

Avant d’entrer dans la théorie des cycles comme tel, je tiens à rafraichir votre mémoire sur le rôle du taux d’intérêt dans l’économie de marché. L’économie de marché réagit à des signaux: les prix. Ces prix communiquent aux différents acteurs du marché des informations sur l’offre et la demande de divers biens et services et guident leurs décisions. Le taux d’intérêt est également un prix. C’est le prix du temps. C’est à dire que c’est ce qui nous coûte de se procurer un bien maintenant plutôt que de le reporter à plus tard. Ce signal nous donne donc de l’information sur les préférences des consommateurs dans le temps. Préfèrent-ils emprunter pour acheter maintenant, ou préfèrent-ils épargner et acheter plus tard. En quoi est-ce important? Si vous êtes un entrepreneur, vous voudrez probablement profiter du temps où les consommateurs épargnent pour faire certains investissements comme du nouvel outillage pour lancer une nouvelle ligne de produits, par exemple, étant donné que les taux d’intérêts sont à la baisse lorsque les consommateurs épargnent. Le fait qu’ils épargnent indique aussi que les banques ont des réserves réelles à prêter puisqu’en principe, c’est cet argent qu’ils sont supposés vous prêter, dans un marché libre, du moins. Le problème est que le marché n’est pas complètement libre.

Les banques centrales et le système bancaire.

Dans mon billet «La fraude à grande échelle», il y a une vidéo qui explique assez bien comment les banques, de concert avec la banque centrale, créent de la monnaie à partir de rien, grâce aux réserves fractionnaires. Ce fût les économistes classiques David Hume et David Ricardo qui furent les premiers à établir un lien entre cette institution, qui a émergé en parallèle avec l’économie de marché, et les cycles économiques. La théorie Ricardienne se résume à ceci: Lorsque les banques font de l’expansion de crédit sous forme de notes bancaires et de chèques, au-delà de leur réserves physique d’or, le surplus de monnaie crée une illusion de prospérité qui alimente un boum. Il en résulte de l’inflation qui fait monter les prix des produits locaux. Cette hausse des prix locaux favorise l’achat de produits importés qui deviennent moins chers. Les marchands étrangers n’étant pas intéressés à conserver la monnaie de papier locale, la convertissait en or, faisant ainsi baisser les réserves de banques et ainsi de suite, jusqu’à ce que les banquiers commencent à s’inquiéter de ne pas pouvoir remplir leurs obligations. Les banquiers rappellent alors leurs prêts pour réduire la quantité de billets de banques en circulation. Le boum s’effondre et une récession suit. Pendant la récession, les prix locaux baissent entrainant une hausse des exportations et une baisse des importation et l’or recommence à rentrer au pays pour regarnir les réserves des banques. Lorsque les banques se sentent plus sécures, le bal recommence. C’est déjà une explication plus plausible que l’esprit animal de Keynes, mais ça n’explique pas tout ce qui est observé des récessions, notamment, pourquoi le secteur des biens capitaux est plus durement touché.

Arrivent les autrichiens…

Pour la raison ci-haut, l’économiste autrichien Ludwig von Mises et plus tard son élève Frederich Hayek, n’étaient pas satisfaits de l’explication de Ricardo. Ils entreprirent donc d’approfondir la question. Leur travail nous a donné la théorie autrichienne des cycles économiques. Largement oubliée des économistes « populaires », elle n’a cependant jamais été discréditée et reprend maintenant de la popularité depuis le début de la présente crise.

Nous avons vu plus haut le rôle du taux d’intérêt dans une économie de marché. Nous avons aussi vu que ce taux avait la fonction d’un prix dans le marché. Comme un prix, il tend à rechercher l’équilibre entre l’offre et la demande, dans ce cas-ci, l’épargne et le crédit. Ce point d’équilibre est appelé le taux naturel. Si une influence extérieure vient pousser le taux au-dessus ou en dessous du taux naturel du marché ça provoque une réaction de la part du marché. C’est ce qui arrive avec la politique monétaire des banques centrales. Lorsque celles-ci commencent à créer de la monnaie additionnelle, au-delà de ce qui est requis pour les ressources présentes sur le marché, les fonds additionnels crées à partir de rien se retrouvent dans le système bancaire, multiplié par les réserves fractionnaires. Ce surplus est interprété par le marché comme de l’épargne et pousse le taux d’intérêt vers le bas. Mais comme ce n’est pas vraiment de l’épargne, adossée à la production, cette baisse du taux est artificielle. Et elle induit les acteurs du marché en erreur. Puisque le taux est poussé en dessous du taux naturel, les entrepreneurs interprètent ça comme un signal qu’il est temps de faire des investissement capitaux, croyant que les consommateurs ont maintenant une préférence à l’épargne et donc, reportent leur consommation à plus tard. Les entrepreneurs se retrouvent donc à investir dans le développement de nouveaux produits, alors que la demande pour les produits existants n’est pas encore en déclin. En d’autre mots, ils investissent leurs ressources dans les mauvais produits. La baisse artificielle des taux d’intérêt peut aussi faire paraitre plus rentables des activités qui ne seraient pas rentables au taux du marché et elle encourage aussi la spéculation. Les banques aussi, en se retrouvant avec beaucoup plus d’argent à prêter, sont portées à réduire leurs exigences pour les prêts et prendre plus de risques. Avec les consommateurs et les entrepreneurs qui s’endettent et consomment en même temps, un boum s’installe. Le party commence. C’est là que des bulles commencent à se former dans certains secteurs. Les bulles sont tout simplement de l’activité économique qui a lieu dans un secteur en particulier qui n’aurait pas été profitable sans le boum. Puisque le boum est artificiel et insoutenable, lorsqu’il finit, les bulles éclatent.

Pourquoi les boums sont-ils insoutenables?

Lorsque la banque centrale fait baisser les taux d’intérêts artificiellement en injectant de l’argent neuf dans l’économie, plusieurs choses se produisent. Tout d’abord la demande de crédit augmente puisque les taux sont bas. Puisque le marché est à la base autorégulateur (malgré ce qu’en pensent certains), cette augmentation devrait pousser le taux d’intérêt à la hausse. Si la banque centrale continue à pomper de l’argent dans l’économie pour maintenir le taux d’intérêt artificiellement bas, c’est comme retenir un ballon sous l’eau. Aussitôt qu’on le relâche, il remonte violemment vers la surface. Or les dirigeants de la banque centrale sont très conscients qu’au fur et à mesure qu’ils injectent de l’argent neuf dans l’économie, la valeur de l’unité monétaire est diluée parce que la quantité de biens disponibles dans l’économie n’a pas augmenté en conséquent. Les prix commencent à grimper, particulièrement dans les secteurs de l’économie où il y a surchauffe grâce au boum. Alors pour maintenir le « contrôle » de cette inflation, la banque centrale doit éventuellement freiner son expansion pour éviter une inflation trop rapide des prix. Et le ballon remonte. Malheureusement, il remonte trop vite et la demande de crédit nécessaire à soutenir le boum ne s’ajuste pas immédiatement. Nous avons donc une crise de crédit. C’est la même chose quand on essaie de maintenir le prix d’une marchandise trop bas. Ça crée une pénurie. Lorsque la banque centrale cesse d’imprimer de l’argent, les banques doivent recommencer à prêter à partir de l’épargne accumulée dans leurs comptes, au lieu de l’argent neuf. Sauf que les réserves d’épargne sont sévèrement diminuées parce que les consommateurs n’épargnaient pas, ils étaient stimulés à dépenser par les taux maintenus artificiellement bas. Nous constatons donc maintenant toute la bêtise du contrôle des taux d’intérêt par les banques centrales et du système de monnaie fiduciaire qui crée de l’argent à partir de rien. Les banques n’ayant plus d’argent à prêter, serrent la vis et les activités qui dépendaient de l’abondance du crédit se retrouvent sans financement. Le party est fini, on retourne sur terre. C’est la récession.

La récession

Si on en croit les théorie de Lord Keynes, les récessions sont causées par une baisse de la consommation aggrégée, due au manque de confiance des consommateurs et des investisseurs dans les prospect économiques futurs. Ils paniquent. Pourquoi? Sais pas! Ce doit être « l’esprit animal ». Toujours est-il que pour compenser le manque de dépenses des consommateurs, il faut que le gouvernement dépense pour continuer à faire rouler l’économie. Mis à part le côté ridicule de ce raisonnement. On constate que Keynes ignorait complètement la cause sous-jacente des récessions, et donc prescrivait le mauvais remède. Mais puisque lorsque l’économie va mal, les gens ont tendance à réclamer l’intervention des politiciens et que Keynes leur a envoyé un os en prescrivant une solution qui donnait un rôle au gouvernement, ça ne devrait être une surprise pour personne pourquoi les théories de Keynes sont populaires auprès de la classe politique. Et comme la classe politique contrôle l’éducation, on ne devrait pas s’étonner que ce soit ces théories qui ont la cote dans nos universités. Que Keynes ait été complètement « à côté de la track » n’avait aucune importance. Dites aux pouvoir de l’état ce qu’il veut entendre, et vous serez une vedette. Faites le contraire, et vous serez enterrés.

La réalité, aussi impopulaire soit-elle auprès de la classe politique, c’est que la récession est plutôt ce que j’appellerais « la revanche du marché » qui nous punit pour nos excès. Loin d’être la panique causée par un esprit animal irrationnel, c’est la tentative naturelle du marché de se ré-équilibrer. Lorsque le boum se termine, les entrepreneur réalisent qu’ils ont mal investi et que cet investissement n’est pas profitable. Si vous faisiez face à ce même choix, vous feriez exactement la même chose. Vous liquidez pour récupérer tout ce que vous pouvez de votre investissement et vous le réinvestissez dans quelque chose de plus profitable. Pour leur part, les consommateurs se retrouvent avec un surplus de dettes et aucune épargne et des paiements d’intérêt plus élevés. Il est donc parfaitement sain et normal qu’ils réduisent leur consommation pendant un certain temps et qu’ils repayent leurs dettes et regarnissent leur compte de banque. Certaines compagnies feront faillite ou feront des compression à cause des pertes qu’elle auront subies en prenant trop de risques pendant le boum et beaucoup de gens perdont leur emploi. Les ressources de ces compagnies en faillite seront récupérées par d’autres qui n’avaient pas pris autant de risques et qui ont continué d’être productive. L’économie se débarasse ainsi de son « bois mort ». Il devrait aussi être apparent à n’importe quelle personne sensée que ce processus doit suivre son cours, si nous voulons que l’économie reparte sur des bases solides, sinon nous ne ferions que balayer la poussière sous le tapis pour qu’elle revienne nous hanter plus tard.

Mais, les banques privées ne font-elle pas partie du libre-marché?

Les banques ont beau être privées, mais leur pouvoir de créer de l’argent leur vient du gouvernement qui leur en a attribué le monopole. Dans le billet « La fraude à grande échelle », nous avons vu comment les gouvernements ont sanctionné et légalisé la fraude qu’est le système de réserve fractionnaire, mais en instituant une banque centrale et en lui donnant le pouvoir exclusif d’émettre des billets de banques, et en forçant les autres banques à y déposer leurs réserves, comme c’est le cas à la Réserve Fédérale américaine, on leur a conféré la faculté de faire de l’expansion monétaire de concert avec toutes les autres banques. De facto, elles forment un oligopole protégé par l’état et dans le cas de la Fed, qui n’a aucune supervision provenant des autres branches du gouvernement. Imaginez le pouvoir que ces banquiers tiennent dans leurs mains.Croyez-vous un instant qu’ils voudront qu’on leur enlève?

Dans un marché véritablement libre, un tel monopole ne pourrait pas exister. Des banques qui doivent survivre dans un environnement compétitif ne pourraient se permettre des prendre trop de risques sans se rendre vulnérable à ses compétiteurs. Si une banque venait à émettre trop de billets, ses compétiteurs pourraient accumuler ces billets et ensuite exiger de les convertir en or, poussant cette banque vers la faillite si ses réserves sont insuffisantes. C’est pourquoi dans un marché libre, les banque ne feraient guère plus que de servir d’intermédiaire entre les prêteurs (les déposants) et les emprunteurs, empochant une commission, soit la différence entre l’intérêt payé aux déposants et celui chargé aux emprunteurs. Ce serait moins profitable, mais plus sûr.

C’est la nature perverse de notre système bancaire qui crée les cycles de boums et récessions et qui perpétue le cycle, puisque typiquement, aussitôt que l’économie reprend, la banque centrale recommencera à faire de l’expansion monétaire et le cycle reprend de plus belle.

Conclusion

La théorie autrichienne est la seule théorie qui explique de façon logique et cohérente les mécanismes qui causent les cycles de boums et récession. Elle explique comment les boums se produisent et ensuite explique pourquoi il y a baisse de la consommation durant la récession et pourquoi les secteurs des biens capitaux, plus sensibles aux fluctations des taux d’intérêt sont plus touchés que le secteur de la vente au détail. Elle explique également la formation de bulles, ce qu’aucune autre théorie ne peut faire.

Mais si vous cherchez quelque chose d’un peu plus concret à vous mettre sous la dent. Je sais que ceux qui me lisent ici qui ont eu une éducation néoclassique sont friands de données économétriques. Je vais donc vous satisfaire. JC Clement est un fréquent contributeur dans les commentaires sur mon blogue, ce qui est très apprécié. Dans ce billet sur son blogue, il discute de signaux qui peuvent laisser prévoir à l’avance une récession. Un des signaux qu’il mentionne repose sur une interprétation particulière de la courbe des rendements des bons du trésor américain. Cette courbe est basée sur le différentiel entre les taux de bons à long-terme et ceux à court-terme et elle indique la préférence des investisseur soit vers des bons à court-terme, soit vers des bons à plus long termes. Un renversement de cette courbe vers le bas signale un retournement de cette préférence vers les bons à long-terme, ce qui présagent qu’ils cherchent à protéger leurs argent en prévision d’une situation économique incertaine. Historiquement, un tel renversement de la courbe se produit toujours peu de temps avant le début d’une récession. Ils appellent cela la théorie des attentes (Expectations Theory). Par contre, si on interroge les partisans de cette théorie sur le pourquoi et le comment que les investisseurs semblent pressentir l’approche d’une récession pour ainsi brusquement vouloir changer leur préférence vers les bons à long-terme, ils n’ont aucune réponse à vous offrir. « C’est psychologique », m’a dit JC.

Personnellement, je crois qu’il y a toujours une raison qui explique le comportement d’un individu ou un groupe d’individus. L’explication que c’est psychologique ne me satisfait donc pas, justement parce que la psychologie enseigne que tout comportement a une raison, qu’elle soit logique ou non. Or, si on reprend la théorie autrichienne des cycles économiques, on peut trouver une explication plus satisfaisante. En premier lieu, si on s’appuie sur cette théorie autrichienne, il existe un lien direct entre les cycles économiques et les fluctuations du taux directeur de la Fed. Or ce taux a une grande influence sur les taux des bons du trésor à court-terme, puisque pour imprimer de l’argent la Fed doit acheter des bons du trésor (à court-terme, bien sûr), les payant avec de l’argent nouvellement créé. Ceci influence directement le rendement des bons à court-terme. Lorsque la Fed cesse d’acheter des bons du trésor, ou décide de réduire la masse monétaire en les revendant, (comme c’est le cas lorsque la Fed veut freiner une poussée inflationniste) les taux de rendement des bons à court terme diminue et la courbe des rendements s’aplatit et commence à plonger. Voyant cela, un investisseur perspicace peu interpréter cela comme un signal propice à placer son argent à plus long-terme, puisque le rendement à long-terme devient meilleur qu’à court-terme. Ce mouvement complèterait le mouvement descendant de la courbe. Donc le véritable déclencheur du renversement de la courbe serait les transactions d’achat et revente de la Fed sur les bons à court-terme, et non le mystérieux sixième sens des investisseurs. Des preuves? Voilà:

Taux directeur vs Courbe de rendement.

Bel effet miroir n’est-ce pas? Des questions?

Pour les néoclassiques, je vous ai déniché un petit modèle du Dr Robert Murphy. Peut-être qu’il arrivera à vous convaincre.

19 pensées sur “Les bulles pour les nuls

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    3 juin 2010 à 18 06 23 06236
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    Le mécanisme est bien expliqué et, comme vous le dites vous-mêmes, on l’a trouvé bien avant Mises.. Ricardo, le « hog & cattle » cycle, même chez les physiocrates…

    On comprend que l’être humain tend a exagérer et doit corriger ses exagération, ce faisant quoi il surcompense… Il reste à trouver le déclic pour expliquer le moment précis d’inflexion.

    A mon avis – vous voyez comme je puis être prudent 😉 – c’est la prise de conscience de la monétarisation et de la manipulation sans limites que celle-ci permettait qui a tout changé.

    On a cessé de même chercher à prévoir l’évolution des variables économiques réelles pour se concentrer sur la prévision des COMPORTEMENTS en réaction à cette évolution.

    Ainsi, le différentiel entre les taux de bons à long-terme et ceux à court-terme a cessé de refléter une préférence des investisseur liée à leur opinion de la situation économique, pour refléter la moyenne pondérée de leurs attentes quant aux décisions de l’État.

    Tout particulièrement, la décision de l’État de cesser d’acheter des bons du trésor, ce qui, en fait était une DÉCISION consciente et discrétionnaire d’accepter une récession.

    Quand on a compris qu’il s’agissait d’une DÉCISION, il n’y a plus eu d’attentes. Tout s’est fait par la suite entre copains dans l’État corporatiste: les « investisseurs » ont utilisé les renseignements que leur ont refilé les « décideurs ». Ceux qui savaient on commencé à toujours gagner et ceux qui ne savaient pas à perdre….

    Aucun risque, puisque tout peut être corrigé a posteriori. Le sauvetage des banques (Voir Paulson)a été un simple renoncement à l’hypocrisie qui retardait le processus…

    « C’est l’équilibre global qui est tenu pour acquis et qui sert de point de référence dans l’univers virtuel. Les variations monétaires sont introduites de façon purement discrétionnaire, pour confirmer cet équilibre. C’est le reste qui est en mouvement. C’est la réalité qui s’ajuste au miroir. »

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/03/08/lhyperdrive-du-credit/

    Quant au Keynesianisme, il n’était pas prévu que l’on cesse jamais la création de monaie. On parlait d’un équilibre dynamique. Comme une bicyclette. Si vous arrêtez, l’équilibre est rompu.

    Je ne crois pas qu’on ait ignoré les conséquences d’une création pérenne de monnaie. On a mis la machine en marche sachant pertinemment qu’arriverait l’une de deux (2)choses.

    a) une fiscalité progressive. ou une inflation programmée tenue en bride par l’État, équivaudrait à récupérer des détenteurs de monnaie le montant exact distribué pour soutenir la consommation… ou

    b) la masse monétaire sur-créée par les financiers deviendrait de plus en plus une valeur factice et elle serait dénoncée au moment opportun, les gros pontes s’étant mis à l’abri.

    On a suivi la première voie, celle de la redistribution équilibrée, jusqu’à la fin de l’étalon-or. On a ensuite choisi de prendre la seconde, laquelle consiste a tout brader et conduit a une faillite parfaitement prévue,

    Nous y sommes. Il ne reste plus aujourd’hui qu’a rendre officielle la nouvelle que la monnaie ne vaut plus rien. Le moment opportun, c’est la mise en place d’un gouvernement autoritaire.

    Pierre JC Allard

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      3 juin 2010 à 20 08 51 06516
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      @ PJCA

      Quant au Keynesianisme, il n’était pas prévu que l’on cesse jamais la création de monaie. On parlait d’un équilibre dynamique. Comme une bicyclette. Si vous arrêtez, l’équilibre est rompu.

      Je ne crois pas qu’on ait ignoré les conséquences d’une création pérenne de monnaie. On a mis la machine en marche sachant pertinemment qu’arriverait l’une de deux (2)choses.

      a) une fiscalité progressive. ou une inflation programmée tenue en bride par l’État, équivaudrait à récupérer des détenteurs de monnaie le montant exact distribué pour soutenir la consommation… ou

      b) la masse monétaire sur-créée par les financiers deviendrait de plus en plus une valeur factice et elle serait dénoncée au moment opportun, les gros pontes s’étant mis à l’abri.

      On a suivi la première voie, celle de la redistribution équilibrée, jusqu’à la fin de l’étalon-or. On a ensuite choisi de prendre la seconde, laquelle consiste a tout brader et conduit a une faillite parfaitement prévue,

      Il y a définitivement un grain de vérité dans ce que vous dites. Je trouve difficilement crédible que d’éminents économistes puissent ignorer où tout ça va nous mener. On pourrait croire qu’ils nous mènent au désastre sciemment. Les économistes keynésiens me font parfois penser aux chamans d’autrefois qui feignaient voir dans l’avenir et récitant des litanies cabalistiques pour manipuler les crédules.

      Malgré tout, si on comprend réellement les implications derrière la théorie autrichienne des cycles économiques, c’est là qu’on réalise vraiment pourquoi nous ne vivons pas dans une économie libre. Le pouvoir qu’ont les banquiers et les politiciens est immense. La règlementation du système bancaire est factice. Il n’y a pas aucune quantité de règlements qui pourrait réparer ce système ou le rendre stable. C’est le système de réserves fractionnaires et d’argent fiduciaire créé ex nihilo sous la gouverne d’une banque centrale qui foncièrement frauduleuse. Depuis une centaine d’année, ils dopent l’économie avec du crédit facile et de l’interventionnisme, causant crise après crise, chacune requérant plus d’intervention et accroissant le pouvoir de l’élite. Nous aboutissons à la fin, où il devient de plus en plus évident que la structure de capital est irrémédiablement endommagée. Oui, les banquiers ont créé le désastre qui s’en vient, mais l’état est leur complice. C’est pourquoi je maintiens qu’une monnaie contrôlée par l’état n’est pas mieux qu’une monnaie qui est est contrôlée par un oligopole de banques.

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    3 juin 2010 à 20 08 47 06476
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    Très bonne analyse Pierre JC Allard sauf que je ne suis pas certaine que la plus grande majorité des gens comprendront ton message…

    En effet, la monnaie ne vaudra plus rien… sauf qu’à l’instart de toi, je miserais plus sur un gouvernement unitaire et planétaire plutôt qu’un gouvernement autoritaire comme tu le dis…

    Louise

    P.S. Une autre discussion à suivre afin que nous puissions vraiment nous comprendre… 😉

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    4 juin 2010 à 9 09 26 06266
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    @ Philippe David

    L’objectif de chacun est sa propre satisfaction et le seul moyen est le pouvoir.

    La satisfaction d’une majorité effective est optimisée par la division complémentaire du travail: une société

    Pouvoir et liberté sont les deux faces d’une même réalité. La liberté naît d’un équilibre des pouvoirs

    On appelle « État » le pouvoir collectif qui crée l’équilibre entre les pouvoir de chacun et doit assurer la liberté de tous.

    On peut donner une autre nom à l’État, mais l’important est de rééquilibrer les pouvoirs

    Pierre JC Allard

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    4 juin 2010 à 9 09 37 06376
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    @ Louise

    Le destinée manifeste d’un gouvernement autoritaire est d’être planétaire… et vice versa.

    Le seul espoir de la liberté est le pouvoir que l’individu tire de sa compétence et qui le rend INDISPENSABLE. C’est heureusement vers ça que tend NÉCESSAIREMENT une société.

    ( Si je n’avais écrit qu’une chose dans ma vie, je voudrais que ce soit celle-là)

    PJCA

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    5 juin 2010 à 2 02 12 06126
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    Quelques citations importantes:

    “Money is Power”, or shall we say, “The Monopoly to Create Credit Money and charge interest is Absolute Power”. (Alex James)

    Amsel (Amschel) Bauer Mayer Rothschild, 1838:

    “Let me issue and control a Nation’s money and I care not who makes its laws”.

    Letter written from London by the Rothschilds to their New York agents introducing their banking method into America: “The few who can understand the system will be either so interested in its profits, or so dependent on its favours, that there will be no opposition from that class, while, on the other hand, that great body of people, mentally incapable of comprehending the tremendous advantage that Capital derives from the system, will bear its burden without complaint and, perhaps, without even suspecting that the system is inimical to their interests.”

    Est-ce vraiment le gouvernement qui permet aux banquiers privés de contrôler l’économie, ou si c’est les banquiers privés qui forcent et menacent le gouvernement, si ce n’est pas les acheter carrément, à leur octroyer ces pouvoirs démesurés?

    As Napoleon pointed out: “Terrorism, War & Bankruptcy are caused by the privatization of money, issued as a debt and compounded by interest “- he cancelled debt and interest in France – hence the Battle of Waterloo.

    Some writers have claimed that Nathan Rothschild “warned that the United States would find itself involved in a most disastrous war if the bank’s charter were not renewed.” (do you see the similarities here? If you don’t play the game an economic disaster will fall on you and you will be destroyed.)

    “Centralisation of credit in the hands of the state, by means of a national bank with state capital and an exclusive monopoly.” The Communist Manifesto. In the case of the Bolshevik revolution, Rothschilds/ Rockefellers’ Chase Bank owned the state. In the US, the FED owners “own” the state.

    Rothschilds’ favorite saying who along with the Rockefellers are the major Illuminati Banking Dynasties: “Who controls the issuance of money controls the government!”

    Nathan Rothschild said (1777-1836): “I care not what puppet is placed on the throne of England to rule the Empire. The man who controls Britain’s money supply controls the British Empire and I control the British money supply.”

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    5 juin 2010 à 4 04 21 06216
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    Les banques ont beau être privées, mais leur pouvoir de créer de l’argent leur vient du gouvernement qui leur en a attribué le monopole.

    Je pense plutôt que ces les banques privées qui ont forcé les gouvernements à leur donner ce monopole, comme les citations de mon précédent commentaire en témoignent.

    Ci-bas se trouve une autre citation qui peut porter à réfléchir sur la question à savoir si c’est les gouvernements qui contrôlent les banquiers privés, ou si c’est l’inverse:

    According to Quigley, the aim of the dynastic banking houses was:
    Quote:
    “…nothing less than to create a world system of financial control in private hands able to dominate the political system of each country and the economy of the world as a whole. This system was to be controlled in a feudalist fashion by the central banks of the world acting in concert, by secret agreements arrived at in frequent private meetings and conferences. The apex of the system was to be the Bank for International Settlements in Basle, Switzerland, a private bank owned and controlled by the world’s central banks which were themselves private corporations.

    Each central bank , in the hands of men like Montague Norman of the Bank of England, Benjamin Strong of the New York Federal Reserve Bank, Charles Rist of the Bank of France, and Hjalmer Schacht of the Reichsbank, sought to dominate its government by its ability to control Treasury loans, to manipulate foreign exchanges, to influence the level of economic activity in the country, and to influence cooperative politicians by subsequent economic rewards in the business world.” (see page 324) Tragedy and Hope

    He also states.. “There does exist, and has existed for a generation, an international Anglophile network which operates to some extent, the way the Radical Right believes the Communist act. In fact, this network, which we may identify as the Round Table Groups, has no aversion to cooperating with the Communists, or any other groups, and frequently does so. I have studied it for twenty years and was permitted for two years in the early 1960s, to examine its papers and secret records. I have no aversion to it and to many of its instruments[in] general, my chief difference of opinion is that it wishes to remain unknown, and I believe its role in history is significant enough to be known.” (page 950, Tragedy and Hope).

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      7 juin 2010 à 12 12 57 06576
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      @ François M.

      Je pense plutôt que ces les banques privées qui ont forcé les gouvernements à leur donner ce monopole, comme les citations de mon précédent commentaire en témoignent.

      Forcé? Non. Seul l’état a l’usage légal de la force. Amadoué ou acheté sont des termes plus justes. Les gouvernements de ce monde confèrent des monopoles aux banques pour la création de monnaie en échange d’une source quasi intarissable de crédit pour réaliser tous les petits « pet projects » des politiciens leur permettant d’acheter des votes. Je dirais que c’est plus une symbiose plutôt qu’une domination d’un groupe sur l’autre. Les gouverneurs des banques centrales ne sont-ils pas justement mis en poste par le gouvernement et redevables en ce sens?

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    6 juin 2010 à 9 09 06 06066
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    Bon billet mais il reste que c,est clair de tout cela est de la frime payante, pour les banquiers bien sur et pour nous, une raison de plus de nous plaindre et de critiquer. On s’insurge contre le système mais on aime l’argent et tout ce qu’il peut nour procurer, encore faut-il être capable d’en avoir… Dernièrement, en 2009 un gars surnommé City Boy Geraint Anderson pour ne pas le nommer, a levé le voile de la supercherie de la finance banquière en se retirant et en publiant un livre mais avant il a pris bien soin de bien garnir son compte en banque… La surenchère nous tiens par la peau des fesses , spéculations à toutes les sauces les experts nous dessinent un avenir et quand ça va mal c’est payant. Dans quelques jours se tiendra le G20 qui cette fois a presque 1 milliard de dépenses juste pour assurer le confort et sécurité des voleurs en habits de soie nos chers décideurs. On dirait un film de vampires. L’argent est vraiment une plaie saignante et tout le monde veut l’avoir la contrôler…. sic
    On nous vends des bulles qui miroitent et finissent par peter et on en veut encore et encore insatiables. l’argent est vraiment insane.

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    8 juin 2010 à 13 01 07 06076
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    J’ai appris au moins une chose ces derniers jours, peut-être qu’avec ce que j’ai compris de la Minarchie les USA ne s’engageraient pas dans des guerres sous de faux prétextes pour alimenter leur économie.

    L’économie actuelle tient en respect le politique directement mais également indirectement.

    Les politiques ont besoin d’un gros budget de campagne et aussi l’appui des intervenants économiques.

    Une fois élus ils ont besoin d’un bon bilan pour être réélus, donc d’avoir une progression du PIB, de diminuer le chômage; d’exporter etc…

    C’est bien là le plus grand drame de notre époque, nous en sommes à faire des guerres parce qu’elles rapportent plus qu’elles ne coûtent.
    Nous oublions l’essentiel : Dans une guerre des gens meurent des deux côtés.

    Le système économique d’après 1945 était censé « pacifier le monde », force est de constater qu’en réalité il génère des guerres ignobles et injustifiables. Les génocides de la cupidité .

    Si nos politiques ne comprennent pas que le temps est venu de changer de système ils s’exposent à payer pour leurs innombrables trahisons aux citoyens, à leur pays, aux droits de l’homme et à la morale la plus élémentaire.

    Nous en sommes à faire appel à des armées privées, le comble du conflit d’intérêts !
    Une fois cette étape passée les corporations pourront bientôt se passer des états, les effacer et faire tourner leur propre économie en circuit fermé . (voir le film War.inc)
    (On envoie des types détruire, on place ses propres entreprises pour reconstruire, puis on vend armes et services de mercenaires)

    Depuis GW Bush nous sommes passés à une étape supérieure, si l’économie en avait besoin il ne serai pas exclu de faire de faux attentats afin que l’opinion publique Américaine et mondiale ne trouve aucune objection à aller guerroyer contre tel ou tel pays « sois disant agresseur ».
    (surtout si c’est mouvance extrémiste à qui cela fait de la publicité gratuite tout en faisant d’un nain un géant …)

    Il suffit de mettre quelques pays amis dans la combine en les invitant à la curée et tout le monde est content sauf les victimes des deux côtés.

    Quelques explosifs, une bonne propagande télévisée, le secret défense pour museler le tout et hop il est possible d’aller envahir impunément n’importe quel pays pour le peu qu’on en dise qu’il est le fief des agresseurs …
    (même si rien n’est prouvé)
    —-

    Obama peut déclarer vouloir « surveiller l’économie » voici belle lurette que ce ne sont plus les politiques qui surveillent l’économie mais l’économie qui surveille les politiques !

    (Mes propos ci-dessus ne sont qu’une simple fiction, ce sera peut-être une réalité un jour à moins que cela ne soit déjà une réalité. C’est tout simplement une possibilité … )

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      8 juin 2010 à 23 11 05 06056
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      @ Sun Tzu

      J’ai appris au moins une chose ces derniers jours, peut-être qu’avec ce que j’ai compris de la Minarchie les USA ne s’engageraient pas dans des guerres sous de faux prétextes pour alimenter leur économie.

      L’économie actuelle tient en respect le politique directement mais également indirectement.

      Les politiques ont besoin d’un gros budget de campagne et aussi l’appui des intervenants économiques.

      Une fois élus ils ont besoin d’un bon bilan pour être réélus, donc d’avoir une progression du PIB, de diminuer le chômage; d’exporter etc…

      C’est bien là le plus grand drame de notre époque, nous en sommes à faire des guerres parce qu’elles rapportent plus qu’elles ne coûtent.
      Nous oublions l’essentiel : Dans une guerre des gens meurent des deux côtés.

      Le système économique d’après 1945 était censé « pacifier le monde », force est de constater qu’en réalité il génère des guerres ignobles et injustifiables. Les génocides de la cupidité .

      Vous avez effectivement tout compris. La première banque centrale, la Banque d’Angleterre, fût inventée spécifiquement pour aider la couronne britannique à financer ses guerres contre ses rivales, notamment la France et l’Espagne. Les choses ont peu changé depuis. Le système n’a que deux fins: Enrichir les banquiers et agrandir le pouvoir de l’état, peu importe qui le dirige et sous quelle forme. Cependant, il n’est absolument pas nécessaire au développement économique. Nous pourrions très bien nous en passer et forcer l’état à vivre selon ses moyens, par taxation directe plutôt qu’avec l’inflation.

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    8 juin 2010 à 14 02 30 06306
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    Je vous conseille de prendre le temps de regarder ces trois vidéos :

    http://infoguerilla.fr/?p=2192

    (publication des trois vidéos dans un commentaire précédent bloquées par l’anti-spam worldpress…)

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    9 juin 2010 à 4 04 32 06326
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    @ Philippe David

    Ce n’est pas un exploit, il ne faut pas être devin pour discerner les « effets d’annonce » de ce que peuvent faire nos politiques.

    Même le moins informé, le moins intéressé aux questions de société réalise l’imposture consistant à faire croire, uniquement.
    La politique actuelle n’est plus une vision, ni une idéologie mais une religion en laquelle il faut « croire » sans rien en attendre, tel le pèlerin faisant un vœu ou l’enfant devant l’étoile filante …

    Nos politiques de tous bord n’ont plus que des projets d’accompagnement de l’économie, rien qui ne puisse créer une « nouvelle société ».

    Que pensez-vous de commencer par taxer les revenus de la spéculation au même niveau qu’est taxé le travail ?

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    30 janvier 2012 à 9 09 57 01571
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    Bonjour, j’essaie de cliquer sur le modele du docteur ROBERT MURPHY cependant il se trouve que celui-ci ne marche pas. J’ai besoin d’y jetté un coup d’oeil car je prepare actuellement une these qui porte sur les responsabilités des banques centrales dans les crises bien sur à la genese de la theorie autrichienne des cycles

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