Les ennemis des pauvres

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Philippe David

La gauche au Québec s’est toujours donné le monopole de la vertu. Ils se targuent souvent d’être les défenseurs de la veuve et de l’orphelin. Si leurs intentions sont bonnes, leurs méthodes font souvent tout le contraire et nuisent à ceux-là même qu’ils tentent d’aider, en plus de nuire à la société en général. La gauche dit aider les pauvres en utilisant deux méthodes. La première, en utilisant la force du gouvernement pour taxer les mieux nantis et redistribuer cette richesse et la seconde consiste à restreindre à certains l’utilisation de leur propriété pour la rendre accessible à d’autres.

Ce que les partisans de la gauche ne comprennent pas c’est que les méthodes qu’ils utilisent, le socialisme et l’interventionnisme, non-seulement n’aident pas, mais elles aggravent le problème de pauvreté qu’ils essaient de résoudre. En proposant des programmes sociaux, les gauchistes font une grave assomption: que la richesse existe dans la société. Après tout, s’il n’y avait aucune richesse à redistribuer, à quoi ça servirait d’avoir tous ces programmes? L’état-providence assume qu’il y a des gens qui produisent de la richesse ou en ont accumulé. Ce sont ces gens qu’is cherchent à taxer pour redistribuer aux pauvres.

Considérons une petite histoire de science-fiction. Supposons qu’on a découvert une nouvelle planète habitable dans notre système solaire. Afin d’alléger la surpopulation de nos prisons, nous décidons d’envoyer 50 000 prisonnier(ière)s pour coloniser la nouvelle planète. On leur donne assez de vivres, de vêtements et fournitures à chacun pour survivre 6 mois. Aussitôt arrivés, les bagnards élisent un gouvernment démocratique avec tous les pouvoirs pour éliminer la pauvreté et qui projette d’établir ipso facto, un état-providence avec système de santé gratuit, assurances chômage, pensions de vieillesse, congés parentaux, garderies, etc. Voyez-vous un problème? Le gouvernement lui-même n’est pas une source de richesse. Afin d’avoir l’argent pour établir ces programmes, il doit d’abord taxer les gens. Voyez-vous le problème suivant? Dans notre colonie, tout le monde est dans un état de pauvreté extrême. Il n’y a pas de richesse à redistribuer. Quoi faire?

En proposant ses programmes sociaux la gauche assume que la richesse pour les soutenir existe naturellement dans la société, comme si elle poussait sur les arbres. Elle ne considère pas pour un instant qu’une société ou la richesse croît peut être un grand bénéfice pour les pauvres ou que la taxation et redistribution puisse détruire la base de création de la richesse et appauvrir tout le monde.

Reprenons notre exemple, puisque que tout le monde dans la colonie est pauvre, on décide de tout mettre en commun. Le gouvernement est chargé de tout planifier, de décider les récoltes à être plantées, les commerces à créer, qui travaille où et comment allouer toutes les ressources de la colonie. Tout va bien au départ, ce genre d’arrangement va très bien au colons qui sont habitués à la vie de prison, mais après un certain temps, la nature humaine fait en sorte que personne ne veut travailler très fort. L’absentéisme est rampant, on a des pénuries de biens et services et la situation ne fait que s’empirer.

Cette situation s’est produite dans la première colonie américaine à Plymouth Rock. Ils ont tenté de fomer une société où toute propriété appartenait à la communauté (apparemment, Marx n’avait rien inventé). Le résultat fut la famine. Le gouverneur Bradford décida alors d’attribuer à chacun sa terre et donna le droit à chacun de conserver les fruits de son travail. Soudainement, tous les habitants de la colonie avaient plus d’ardeur au travail et d’excellentes récoltes. La solution à leur problème de famine fût la propriété privée et les marchés libre. Doit-on être surpris que le peuple américain soit le plus grand partisan de la libre-entreprise?

La même solution s’appliquerait à notre colonie hypothétique. Tout le monde est libre de partir en affaire dans le domaine qu’il veut et libre de poursuivre sont intérêt et appliquer ses talents particuliers à fournir des biens et services que les autres voudront acheter. Les gens seraient libres de transiger avec qui ils veulent et d’accumuler le fruit de leur travail.

Évidemment, au départ la pauvreté est manifeste. Il est plus difficile d’accumuler du capital alors qu’on fait à peine assez pour survivre, mais déjà la deuxième génération jouit d’un meilleur niveau de vie et est capable d’accumuler un peu d’épargne qu’elle passera à la troisième génération. Dans quelques décennies, le système commencera non-seulement à produire ses premiers millionnaires, mais le niveau de vie de ceux au bas de l’échelle aura aussi augmenté. Tout aussi important, les plus pauvres sauraient qu’il peuvent eux aussi rejoindre les rangs de la classe moyenne en travaillant fort et en épargnant.

Cette situation n’est pas si hypothétique, c’est celle qui prévalait pendant la révolution industrielle. Pendant cette période, les gens étaient relativement libres de transiger sans règlementation excessive et étaient très peu taxés. Les quelques premières décennies de cette période furent difficiles, comme pour toute société avec une base de richesse limitée.

Comme d’habitude, les partisans de la gauche sont vite à critiquer cette période. Ils sont vites à nous rappeler les horreurs des usines de l’époque où femmes et enfants travaillaient de longues heures. Mais ils manquent un point important, dans une société qui n’est pas encore riche, ces usines, aussi horribles soient-elles offrent une chance de survie à ceux qui y travaillaient. Une société qui n’a pas une base de richesse et aucun moyen d’en accumuler va inévitablement voir des gens crever de faim. Les pères de familles de l’époque n’envoyaient pas leur femme et leurs enfants à l’usine parce qu’ils les haïssaient, mais parce que ça leur donnait une meilleure chance de survie. Plus tard, alors que les familles ont réussi à accumuler un peu d’épargne, le besoin pour les femmes et les enfants de travailler est devenu moins criant et ils ont pu arrêter. Ultimement, lorsque nos gouvernements ont légiféré contre le travail juvénile, il n’y avait que très peu d’enfants qui travaillaient encore et leurs familles ont dû souffrir, privées de ces revenus. Ce qu’on ne vous dira pas non plus de cette période, c’est que la vie avant la révolution industrielle, pour 80% de la population était courte, brutale et miséreuse avec un taux de mortalité infantile rampant et une espérance de vie sous les 40 ans. On vous l’enveloppera plutôt de romantisme pour vous cacher qu’en fait, le niveau de vie de la révolution industrielle était supérieur au mode de vie agraire qui prévalait avant ou seule la noblesse était privilégiée, vivant de ses pillages, et que peu qui naissaient au bas de l’échelle sociale avaient de chance de changer de station. La clef d’un niveau de vie croissant est donc l’épargne et l’accumulation de capital.

Imaginez qu’un fermier emploie un homme de main qui n’est équipé que d’une bêche pour travailler une terre de 100 hectares. Le fermier paie cet homme de main $10 000 par an et a $5000 de dépenses additionnelles. À la fin de la saison il vend sa récolte $30 000, empochant un profit de $15 000. Supposons aussi que notre fermier considère qu’un profit de $15 000 est le strict minimum qu’il doit avoir pour nourrir sa famille et rester en opération. Une ferme est un investissement risqué et rien ne garantit le prix et la quantité des récoltes d’année en année. Si les choses restent les mêmes d’une année à l’autre, il est donc impossible au fermier d’augmenter le salaire de son homme de main. Puisque ses profits n’augmentent pas, le fermier ne peut pas se permettre d’augmenter ses salaires.

Mais supposons, que le fermier puisse augmenter sa production? Supposons qu’il puisse doubler le rendement de ses 100 hectares? S’il pouvait faire ça, il pourrait aussi augmenter le salaire de son employé. Que ferait-il pour y parvenir? Il pourrait mettre un certain montant de ses profits de côté, disons $1000 à chaque année et dans quelques années il pourrait s’acheter un tracteur usagé qui permettra à son employé d’augmenter le rendement de sa terre. Est-ce que l’employé dépend du bon vouloir du fermier pour obtenir son augmentation? Pas du tout parce qu’il peut aller visiter les fermes voisines pour découvrir combien les employés y sont payés et exiger l’équivalent de son employeur. Si l’employeur refuse, l’employé est libre d’accepter une meilleure offre ailleurs, laissant le fermier sans employé pour l’aider à cultiver sa terre.

Donc, même les travailleurs au bas de l’échelle bénéficient de l’augmentation des profits de leur employeur. Ils ont un intérêt, tout autant que leur employeur à la réussite de l’entreprise. Et plus il y a d’entreprises qui font de même, et plus ils feront augmenter les salaires réels des travailleurs.

Retournons maintenant à notre colonie fictive et propulsons la 100 ans dans le futur. À ce point, le niveau de taxation et de règlementation étant demeuré bas, la société a accumulé une grande quantité de richesse. Bien sûr, certains auront eu plus de succès que d’autres, mais même les plus pauvres ont un niveau de vie enviable comparativement à ce qu’ils avaient 100 ans auparavant et tout le monde comprend que leur niveau de vie dépend de l’épargne et l’accumulation de capital des plus riches et de tout le reste. Arrivent les partisans de la gauche qui s’exclament comment il est injuste qu’il existe de si grands écarts de richesse

« Nous devons faire la guerre à la pauvreté » disent-ils, « Et nous débarrasser de ce capitalisme sauvage et établir un état-providence ». Les gens finissent par céder à leur chant de sirène. Au départ, tout fonctionne bien. Les personnes âgées ont un revenu de retraite garanti, les gens ont des soins de santé gratuits, les entreprises recoivent des subventions, les enfants reçoivent une éducation gratuite.

Par ailleurs, les gens négligent de remarquer un étrange phénomène. Le nombre de riches commencent à diminuer, dû au fait que ceux qui se situaient à la limite entre la classe riche et la classe moyenne retombent à la classe inférieure à cause des impôts qu’ils doivent payer pour financer ces nouveaux programmes. Au fur et à mesure que le temps avance, le gouvernement doit élargir son assiette fiscale pour inclure la classe moyenne. Et ceux qui se trouvaient dans la marge entre la classe pauvre et la classe moyenne retombent dans la classe inférieure. Graduellement, l’assiette fiscale continue de s’élargir et les impôts continuent d’augmenter jusqu’à ce qu’il se présente un autre phénomène: le taux d’épargne et l’accumulation de capital, la clef de la richesse, commencent à diminuer.

Ce scénario n’est pas si hypothétique non-plus. C’est exactement ce qui se produit au Québec depuis la Révolution Tranquille. Notre fardeau fiscal étant l’élément de notre budget familial qui a le plus augmenté depuis 1960. Une augmentation de plus de 1600%! Lorsqu’on se compare avec l’Ontario, on note que nous avons 42% des québécois qui sont trop pauvres pour payer de l’impôt, contre 29% en Ontario et nous n’avons que 1.6% de riches contre 2,9% en Ontario. Nous sommes donc, grâce à notre état nounou plus lourd et expansionniste que toutes les autres provinces, de plus en plus riches en pauvres et pauvres en riches. C’est ce que nous a donné notre modèle québécois.

Le modèle socialiste retourne éventuellement les gens à l’état de pauvreté jusqu’à ce que tous atteignent l’égalité; soit également pauvres. Cuba est un excellent exemple. En confisquant au riches leurs commerces, leur propriétés et leur comptes en banque, soit-disant pour aider les pauvres, Fidel Castro a amené son pays jusqu’à la conclusion logique de ce système. Le résultat est une pauvreté manifeste où la grande majorité des habitants survivent à moins de $1 par jour. N’eût été de prêts provenant de l’URSS et maintenant de la Chine, Cuba aurait sombré depuis longtemps dans la famine.

La seule raison pourquoi nous n’avons pas eu une telle érosion au Québec encore, c’est que l’entreprise privée est arrivée à accumuler le capital un peu plus rapidement qu’il ne lui est confisqué et encore, l’investissement privé est en sérieuse baisse depuis plusieurs années et avec le déclin démographique, notre manque de productivité va s’empirer et l’écart avec la moyenne américaine et canadienne va s’accentuer grandement. Dépêchez-vous à faire payer les riches. Bientôt, il n’y en aura plus.

Les gauchistes semblent croire que tout ce qui compte en implémentant leurs programmes, ce sont d’avoir de bonnes intentions. En autant qu’ils se croient bienfaisants, ils croient que les moyens qu’ils utilisent sont justifiés. Malheureusement, leur compréhension de l’économie est assez sévèrement limité au point de croire qu’ils peuvent défier les lois de l’économie et du gros bons sens en abolissant la pauvreté par une loi. (Eh oui, sans blague!) Ils se croient vertueux, mais dans la réalité, il semble qu’un grand nombre d’entre eux seraient satisfaits de voir les pauvres plus pauvres, si en revanche, les riches étaient moins riches.

62 pensées sur “Les ennemis des pauvres

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    13 mai 2010 à 6 06 29 05295
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    Votre article est long et donne beaucoup de détails que je considère inutile et ennuyeux. Je ne comprends pas ce que vous voulez nous dire. Vous semblez vouloir nous indiquer que la distribution de la richesse ne semble pas possible. Que si l’état prélève l’argent des riches pour donner des services aux moins bien nantis, ce n’est pas possible. Pourquoi? Les riches vont se sauver vous allez me dire? Si je comprends bien votre pensée, vous ne croyez pas à la société. Vous ne croyez pas que l’état peut fonctionner. Que l’argent que vous payer en taxes et impôt est une confiscation. Vous ne croyez pas aux services publics, vous seriez prêt à payer pour chaque km que vous roulez, pour chaque service rendu. C’est possible si vous avez de l’argent pour tout vous payer, mais que faire si vous êtes payé 9,5$ de l’heure? (ou 5$/hr sans le salaire minimum exigé par le méchant gouvernement….) Vous ne croyez pas au filet social, aux services rendus à ceux qui n’ont pas les capacités ou les outils pour partir une business et s’enrichir.

    Les pauvres sont toujours aussi pauvres, le problème se situe au niveau de l’accroissement alarmant de l’endettement de la classe moyenne et de l’enrichissement exponentiel des riches, des mégas riches qui forment moins d’un % de la population.

    Les gouvernements ont trop dépensés et nous ont endettés à mort, c’est une belle raison pour les détestés, j’en conviens. C’est plus facile de vouloir effacer plutôt que de réformer…

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      13 mai 2010 à 13 01 03 05035
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      @ Iota

      1) Je parle en fait de création et de distribution de richesse. Je ne dis pas que c’est impossible, l’idée est plutôt que ça ne donne pas les résultats escomptés. Au lieu de combattre la pauvreté, la redistribution de la richesse appauvrit. La richesse est créée en travaillant, pour ensuite épargner et investir. Seulement en épargnant et en investissant pouvons-nous créer de la richesse.

      2) Redistribution de richesse et services publics ne sont pas nécessairement synonymes. Je pourrais admettre par exemple que ce soit le gouvernment qui gère les routes pour le bénéfice d’une certaine simplicité, mais ce à quoi je m’objecte, c’est la prémisse de prélever de l’argent à des personnes plus productives par le biais de taxation et la redistribuer aux moins productifs.

      3) Pour ce qui est du filet social, je n’ai rien contre aider les plus pauvres, mais je ne crois pas que c’est le rôle du gouvernement de le faire.

      Les pauvres sont toujours aussi pauvres, le problème se situe au niveau de l’accroissement alarmant de l’endettement de la classe moyenne et de l’enrichissement exponentiel des riches, des mégas riches qui forment moins d’un % de la population.

      Le phénomène de l’endettement de la classe moyenne est le résultat de la politique monétaire qui rend les taux d’intérêts trop bas et encourage la consommation au détriment de l’épargne. La culture politique actuelle y est pour beaucoup aussi. Les politiques fiscales actuelles aussi découragent le travail et l’épargne.

      Pour ce qui est de l’enrichissement exponentiel des riches, il n’y a pas vraiment de problème là si leur enrichissement provient de l’accumulation de leur capital et de leur production. Cependant, dans l’univers corporatiste actuel, il y en a beaucoup trop qui s’enrichissent à travers des faveurs obtenues de l’état et ça c’est un problème. Ce genre d’enrichissement se fait sur le dos des contribuables.

      Les gouvernements ont trop dépensés et nous ont endettés à mort, c’est une belle raison pour les détestés, j’en conviens. C’est plus facile de vouloir effacer plutôt que de réformer…

      Peut-être est-ce le temps d’appuyer sur le bouton « reset »?

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    13 mai 2010 à 8 08 41 05415
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    @Phillippe David, quand je vois un texte long comme le vôtre, habituellement je ne lis que le premier paragraphe et le dernier. Beaucoup trop de « filling »
    La pauvreté a toujours existé. La pauvreté était là bien avant les gauchistes, les droitistes, les illuminés et les utopistes. La pauvreté est un concept relatif. Le millionaire se sent pauvre quand il se compare au milliardaire.
    Pour créer la richesse, cela prend deux choses : des entrepreneurs, au besoin des travailleurs, et des gens qui ont les moyens d’acheter ses produits. On aura beau avoir le nombre d’entrepreneurs lucides et libertariens qu’on voudra, s’il n’y a personne pour acheter leur produits, cette richesse ne pourra être redistribuée de cette façon.
    Nous savons tous qu’aux États-Unis il y a moults riches car la-bas on croit beaucoup au mécénât mais le problème c’est que ces riches ne sont pas encore assez nombreux ou encore qu’ils n’y croient pas trop car + de 30 millions de pauvres n’avaient pas les moyens de se faire soigner, sans assurances-santé.

    En terminant, je demande à tous vos partisans de cessez d’entrenir l’illusion que les souverainistes sont tous de gauchistes, pour des déficits monstrueux, pour des dettes énormes ou contre les riches qui n’abusent pas de leur main-d’oeuvre.

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      13 mai 2010 à 15 03 57 05575
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      @Le Gentil Astineux

      quand je vois un texte long comme le vôtre, habituellement je ne lis que le premier paragraphe et le dernier. Beaucoup trop de “filling”

      Le problème avec ça, c’est qu’on manque le point du billet en ne lisant que le début et la fin. 😉

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    13 mai 2010 à 9 09 10 05105
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    @Iota

    « Vous semblez vouloir nous indiquer que la distribution de la richesse ne semble pas possible. Que si l’état prélève l’argent des riches pour donner des services aux moins bien nantis, ce n’est pas possible. Pourquoi? Les riches vont se sauver vous allez me dire?  »

    Allez lire la section sur la redistribution de richesse de cet article:

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/10/vive-le-capital/

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    13 mai 2010 à 9 09 13 05135
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    Boujour Philippe

    Il y a quelques semaines, j’avais, en badinant, appelé moi aussi un de mes commentaires sur un de vos article « Leçon #1 ». Malheureusement, j’étais arrivé sur le tard et vous n’aviez pas eu l’occasion de me répondre.

    Je résume ici en sorite quelques points qui me semblent fondamentaux. Ils sont tous minutieusement analysés dans les premiers chapitres d’un livre que vous trouverez ici et qu’on m’a offert de rééditer cet automne en France.

    1. Chacun veut satisfaire ses besoins et ses désirs.

    2. S’enrichir, c’est pouvoir mieux les satisfaire

    3. On y parvient en réaménageant ce qui est en ce qu’on veut qu’il soit ( PRODUCTION).

    4. Ce qui est, c’est la matière première. Le réaménagement, c’est le travail.

    5. La nature nous donne la matière première. Seul le travail peut enrichir.

    6. On se met en société pour se défendre et s’enrichir par la division du travail. Produire plus et mieux.

    7. Participer a une société doit être une décision libre: un pacte dont les conditions doivent être respectées

    8. La première de ces conditions est une solidarité pour la défense et la production.

    9. Les limites de la solidarité doivent être explicites. Celui qui ne les accepte pas n’a pas de place dans une société. Il peut s’y soumettre, partir ou en être chassé.

    Si on n’accepte pas ce principe, tout autre débat est inutile et ne sert qu’à embrouiller la situation. Si on l’accepte, alors peut commencer une discussion utile pour expliciter les limites de la solidarité… et la procédure a suivre pour les non-solidaires.

    Pierre JC Allard

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      14 mai 2010 à 7 07 32 05325
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      @PJCA

      D’accord avec la plupart de vos points.

      Petit bémol au point 5: On s’entend que le travail seul n’est pas la seule clef à l’enrichissement. Depuis que l’humanité existe que l’homme travaille, ce n’est que très récemment que son niveau de vie a augmenté. Il faut non seulement travailler, mais restreindre un peu notre consommation pour épargner. La mentalité de surconsommation actuelle est un problème.

      Au point 9, je suis d’accord si on s’entend que ce n’est pas nécessairement l’état qui doit être le véhicule de la solidarité.

      @ François M.

      Réponse courte à votre texte: Le système bancaire actuel est une créature de la classe politique progressiste. L’état nounou n’aurait jamais pu exister sans ça. Nous n’aurions pas ce problème si en tant que société nous étions plus patient et nous vivions selon nos moyen plutôt qu’à crédit.

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    13 mai 2010 à 9 09 19 05195
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    Au Gentil Astineux:

    Vous dites « La pauvreté était là bien avant les gauchistes, les droitistes, les illuminés et les utopistes. »

    Exact. La pauvreté a été la norme pendant presque toute l’humanité. Le concept de classe moyenne est extrêmement récent.

    « La pauvreté est un concept relatif. »

    Voilà précisément le noeud du problème: la définition de la pauvreté. Il existe deux façons de définir la pauvreté: de façon absolue et de façon relative. Et selon la définition retenue, on peut arriver à des conclusions diamétralement opposées.

    Vous avez indiqué votre camp: vous choisissez la définition relative. Vous montrez qu’on peut être millionnaire et pauvre.

    Philippe a choisi l’autre camp: il a choisi la définition absolue. Un millionnaire est riche même s’il se tient avec des milliardaires.

    Vous ne vous opposez pas. Vous ne parlez tout simplement pas le même langage. Je crois que Philippe serait prêt à admettre que les inégalités sont croissantes (ce qui prouve que, selon votre définition, il y a de plus en plus de pauvres) et je crois que vous seriez prêt à admettre qu’un individu appartenant au dernier quintile de revenu en 2010 est en mesure d’acheter plus de choses que son pendant de 1950 (ce qui prouve que, selon sa définition, il y a de moins en moins de pauvres).

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    13 mai 2010 à 9 09 32 05325
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    J’aime beaucoup votre point #9 M. Allard, car sans cette solidarité, les chômeurs, les éclopés, les estropiés descenderont dans la rue pour piquer, voler, charparder ses voisins. Sans solidarité entre riches et pauvres c’est toujours des révoltes ou des révolutions qui finissent souvent par la violence et les bains de sang.
    *****
    Ce que les prétendants au trône libertarien oublient trop souvent en nous citant souvent la Suisse, Singapour, la Nouvelle-Zélande comme exemple, c’est de nous dire que tous sont de petits pays indépendants.

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    13 mai 2010 à 15 03 38 05385
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    @Philippe David

    J’avais fait ce commentaire sur un article de M. Allard concernant Léo-Paul Lauzon plus tôt cette semaine.

    Le voici: “La compensation (clearing en anglais) est un mécanisme permettant à des banques et des institutions financières, membres de la chambre de compensation, de régler les montants dus et de recevoir les actifs correspondants aux transactions qu’elles ont effectuées sur les marchés.”

    C’est une définition de Wiki pour introduire une citation du dernier livre de Alain Deneault intitulé “Offshore, paradis fiscaux et souveraineté criminelle”.

    Il y fait le portrait des rapports de force mondiaux à partir des données des chambres de compensations ou société de clearing. Voici la citation qu’il tire d’un livre de Denis Robert, La boîte noire: “La liste des comptes d’une société de clearing comme Clearstream est une formidable photographie de la planète financière. Une photo inédite et d’un réalisme saisissant. Le Portugal y apparaît cent fois plus petit que les îles Caïmans. Le Luxembourg y est mille fois plus grand que tout le continent africain.”

    Vous pouvez continuer de nier, mais il y en a de la richesse sur cette planète, et elle est énorme. Tous les pays que vous citez constamment, vous et Minarchiste sont, en fait, des paradis fiscaux. Vous proposez un modèle de société totalement absurde et amoral.

    Quand vous dites que vous ne voyez pas de problèmes à l’enrichissement exponentiel des riches, je crois que vous ne comprenez vraiment pas ce qu’est une fonction exponentielle. Dans un scénario exponentiel, une seule personne pourrait s’accaparer tout l’argent du monde à lui seul. Si vous n’y voyez pas de problème, c’est vous qui en avez un.

    Le monde réel est en nuance. Pas en noir et blanc. Les cubains ne gagnent peut-être pas beaucoup, mais ils ont une santé, une éducation et une espérance de vie que beaucoup de pays pourraient leur envier. La richesse ne se calcule pas seulement en montant d’argent en banque. Je connais plein de gens qui font deux fois mon salaire et qui se considèrent pauvres. Quand on souffre de compulsion, on n’a jamais assez de l’objet de notre compulsion.

    @PJC Allard

    Votre programme est assez complet. Je suis à lire tranquillement vos textes sur votre site et je suis souvent d’accord avec vos points de vue. L’ampleur de votre travail est assez impressionnante. Félicitation!

    Un seul petit point que j’ajouterais à votre no.6. Produire plus et mieux et être capable de dire à un certain point qu’on produit assez et qu’on n’a plus besoin de produire plus. Je pense à votre excellent texte « Produire pour produire ». Il nous faut accepter des limites.

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    13 mai 2010 à 17 05 40 05405
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    Merci Marc. Un régal le texte d’Anne Archet!

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    13 mai 2010 à 19 07 19 05195
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    @ Terez L.

    La vie est un jeu à somme nulle… les un ne peuvent s’enrichir qu’au dépend des autre.

    Je vien de résumer en une seule phrase votre pensée 🙂

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    13 mai 2010 à 19 07 21 05215
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    Philippe et Minarchiste,

    Dans quel monde vivez vous?

    À vous lire, on pourrait croire que nous vivons tous ici dans un système autre que le capitalisme. Il agit pourtant en maître depuis la chûte du mur de Berlin.

    Les causes de la pauvreté sont le manque de solidarité et l’égoisme de l’éternel cupide.
    Le Cupidalisme, avec en tête le monde financier, les banques, les agences de notations, les spéculateurs, les traders et toute leur bande de vendeux de produits financiers sont la cause indirecte de millions de morts dans le monde entier.

    Vous m’apparaissez ‘au niveau de ces hommes de main où règnent la cupidité, l’avidité, l’arrogance et le sentiment d’une supériorité indiscutable.’ comme l’écrit Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie en 2001, c’est le Triomphe de la cupidité, titre de son dernier livre.

    ‘Il est donc urgent aujourd’hui de repenser le monde, de réformer une science économique qui s’est fourvoyée, entraînant dans son sillage l’accroissement des inégalités, la montée de la pauvreté et l’aggravation de la crise environnementale.’ Stiglitz

    Video d’une entrevue avec l’économiste en février dernier.

    Une des solutions qu’il propose: taxer la spéculation et détaxer le travail.

    Le billet d’Anne Archet réflète aussi ma pensée, inutile de la répéter en mes mots. (merci Marc)

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      14 mai 2010 à 7 07 49 05495
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      @ Denis G

      À vous lire, on pourrait croire que nous vivons tous ici dans un système autre que le capitalisme. Il agit pourtant en maître depuis la chûte du mur de Berlin.

      Permettez moi d’être franc. Vous gobez tout rond la propagande étatiste anti-capitaliste. Le capitalisme dont je parle n’existe absolument pas aujourd’hui. Il ne reste que quelques reliques de ce système. Ce que Minarchiste et moi essayons de vous expliquer c’est comment les choses devraient fonctionner et non comment elles fonctionnent actuellement. Ce que nous proposons est une économie soutenable.

      ‘Il est donc urgent aujourd’hui de repenser le monde, de réformer une science économique qui s’est fourvoyée, entraînant dans son sillage l’accroissement des inégalités, la montée de la pauvreté et l’aggravation de la crise environnementale.’ Stiglitz

      Stiglitz est un de ceux qui applaudissent les bailouts et les plans de relance qui enrichissent les banquiers de Wall Street au dépens des contribuables de la classe moyenne. Je suis surpris que vous puissiez lui accorder autant de crédibilité. Ses accusations contre ces mêmes banquiers relèvent de l’hypocrisie la plus crasse.

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    13 mai 2010 à 19 07 38 05385
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    hahaha Oh my god….

    donc le problème est la cupidité, il n’y a qu’à sensibiliser les gens et le problème se règle…

    solide pensée magique!

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    14 mai 2010 à 1 01 09 05095
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    Les vrais ennemis des pauvres, c’est les banquiers privés. Et ces banquiers privés sont la cible des courageux Islandais et Grecques:

    Greek demonstrators say “Plutocracy should pay for the crisis”

    So they’re wondering how the country managed to amount 300 billion euros of debt – what was that money spent on? Certainly not, they say, on public services or roads. The protestors have the impression that politicians robbed the country blind. With the former government, there was a corruption scandal every two months. So talk of wasted money is still rife. The former health minister ordered 16 million doses of the H1N1 flu vaccine, but only 400,000 were needed in the end.
    I saw the slogan ‘plutocracy should pay for the crisis’ – which pretty much sums up the feelings of the protestors. »

    Yet another day of Iceland banking arrests

    Helgason and Karason were both very near the top of the Kaupthing chain-of-command and worked closely with former Director, Hreidar Mar Sigurdsson and Sigurdur Einarsson, the former Chairman of the Board. It is not yet known whether the Special Prosecutor will allow the pair to be released, or if he will request that the Reykjavik District Court remand them in custody, as happened with Sigurdsson and Magnus Gudmundsson (former CEO of Kaupthing Luxembourg), Visir.is reports.

    Iceland: Int’l Arrest Warrant Against Top Bank Official

    Vigorously pursuing those allegedly responsible for Iceland’s 2008 financial crisis, investigators have got issued an international arrest warrant against Sigurdur Einarsson, chairman of the board of governors of the failed Kaupthing Bank.

    Les Espagnols se battent contre une réduction de leur salaire, on veut les appauvrir et les Roumains protestent contre le vol de leur fond de pension. Qui sont les véritables ennemis des pauvres???!!

    Spain cuts salaries as Europe faces up to crisis

    This is another case of the general population being screwed by their own governments to enrich the bankers.

    Romanian retirees protest against pension cuts

    Several thousand pensioners demonstrated against proposed austerity measures on Wednesday in various Romanian cities, with scuffles erupting between retirees and police officers outside the president’s office in the capital Bucharest.
    Webmaster’s Commentary:
    This is another case of the general population being screwed by their own governments to enrich the bankers. And contrary to the bankers’ whining about « Welfare Queens », what we are actually talking about are people who worked and paid into the system all their lives only to be told that the benefits they already paid for will not be forthcoming. The people of Romania, like the people of Greece (and Iceland, and Ireland and Spain, etc. etc. etc. …) are angry because the government clearly views its obligations to the taxpayers as subordinate to the obligations imposed by the IMF, and that is a triage none of the people ever agreed to!

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    14 mai 2010 à 8 08 10 05105
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    @Denis G

    « Une petite anecdote savoureuse sur Joseph Stiglitz.

    En 2002, des gens ont exprimé leurs inquiétudes sur la santé financière de Fannie Mae et Freddie Mac. Pour plusieurs, l’implication de ces 2 entreprises parapubliques dans le marché des subprimes mettait en péril leur existence.

    Pour répondre à ses détracteurs, Fannie Mae et Freddie Mac (2 entreprises parapubliques) ont demandé à Joseph Stiglitz, l’économiste préféré des gauchistes, d’évaluer la probabilité de voir ces 2 entreprises connaître des difficultés financières.

    Selon Stiglitz, la probabilité de voir le gouvernement être obligé de sauver Fannie Mae et Freddie Mac avec l’argent des contribuables se situait entre 1/500 000 et 1/3 000 000.

    Le 24 décembre dernier, le département du Trésor américain a annoncé qu’il mettait sur pied une ligne de crédit illimité (!) pour empêcher une faillite de Fannie Mae et Freddie Mac. Avant cette annonce, Fannie Mae et Freddie Mac avaient déjà reçu 111 milliards de dollars du gouvernement.

    Si Joseph Stiglitz tient absolument à dénoncer l’irrationalité, il devrait donner l’exemple en se regardant dans un miroir. »

    (ceci provient du site Antagoniste.Net)

    J’y penserais à deux fois avant de citer Stiglitz…

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    14 mai 2010 à 9 09 10 05105
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    Ce que Minarchiste et moi essayons de vous expliquer c’est comment les choses devraient fonctionner et non comment elles fonctionnent actuellement. Ce que nous proposons est une économie soutenable.

    C’est bien ce que j’ai déjà écrit, utopie contre utopie, je préfére en essayer une autre que celle que vous proposez …

    Malgré le titre très..conspirationiste, un essai sur où va le systéme actuel selon Richard K. Moore
    ( vu que ça fait plusieurs fois que je demande/recherche des projections sur comment la situation va évoluer sans trouver de réponses satisfaisantes ici) .

    http://www.informationclearinghouse.info/article25436.htm

    Le texte explique comment notre systéme passe d’une pensée à croissance infinie vers une pensée de gestion et en quoi cela affectera les différentes couches de la société … je trouve sa projection très crédible …

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    14 mai 2010 à 10 10 23 05235
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    @Minarchiste et Phillipe

    à propos de Fannie Mae et Freddy Mac,

    Voici la réponse de Stiglitz:

    « Ce qui s’est passé c’est qu’on les regardait à compter de l’an 2000. A ce moment-là, ils prêtaient « en conformité ». La plupart des subprimes étaient dans le secteur privé. Notre appréciation était bonne mais pendant l’administration Bush, les structures réglementaires ont été démantelées et Freddy Mac et Fanny Mae sont entrés dans un autre système pour lequel ils n’étaient pas équipés. S’ils n’avaient pas changé de métier, on n’aurait pas eu à les renflouer. » jeudi 11 février 2010, émission : Face à face, France3.

    Il faut attribuer à l’administration Bush ce qui lui reviens.
    Je ne défend pas les positions de cet économiste que je considère jouer sur deux tableaux, j’expose ses affirmations, ses explications et ses solutions.

    Quelques unes sont discutable et offrent quelques pistes.

    Si vous désirez sortir du système dans lequel nous sommes englué et proposer des solutions acceptables il vous faudra éviter les attibutions faciles de la propagande Libertaplusrien, et aller sérieusement au fond des choses.

    Votre approche manque de sensibilité envers les défavorisés de ce monde. La façon dont vous vous exprimez (vous et votre faction) nous pousse à vous sectarisez parmis les plus durs néo-libéraux de ce monde. Non seulement c’est désolant, c’est révoltant à certains égars.

    Lorsque le peuple de toute les Nations se révoltera, prenez garde de vous exposer en public. Le peuple en colère perd la tête et fait perdre celle de ses ennemis.

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      14 mai 2010 à 13 01 13 05135
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      @ Denis G

      Votre approche manque de sensibilité envers les défavorisés de ce monde. La façon dont vous vous exprimez (vous et votre faction) nous pousse à vous sectarisez parmis les plus durs néo-libéraux de ce monde. Non seulement c’est désolant, c’est révoltant à certains égars.

      J’abonde dans le même sens que Minarchiste et dans mon billet j’attaque justement votre prétention d’avoir le monopole de la vertu. Ce que nous proposons rendrait éventuellement la pauvreté un phénomène marginal plutôt que d’appauvrir tout le monde au nom de la soit-disant justice sociale. Est-ce les bonnes intentions ou les résultats qui comptent pour vous? Les résultats vont dans le sens de la libéralisation des marchés, pas des solutions socialistes. Je n’ai par contre rien à foutre des bonnes intentions…

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    14 mai 2010 à 10 10 44 05445
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    @Denis G

    Le problème avec Freddie et Fannie est beaucoup moins compliqué que ça.

    Elles bénéficient d’une garantie implicite du gouvernement ce qui leur permet de prendre des risques démesurés sans en payer les conséquences. Elles sont infestées de politiciens qui veulent faire avancer un agenda d’accès à la propriété qui n’a fait que gonfler la bulle immobilière et créé le marché subprime de toute pièces.

    Ces entités semi-gouvernementales tripotent plus de 90% des hypothèques résidentielles aux États-Unis, et après on voudrait me faire croire que c’est une crise du capitalisme?

    « Votre approche manque de sensibilité envers les défavorisés de ce monde. »

    Non, au contraire. Je suis très touché par la pauvreté et propose des tas de solution à cet égard.

    Nous n’avons pas les mêmes solutions que vous (et la gauche) à la pauvreté, mais ce n’est pas une raison pour insinuer que j’en ais rien à foutre.

    Le socialisme ne permet pas d’enrayer la pauvreté de façon durable. Le socialisme crée plus de pauvreté, l’histoire le démontre bien.

    Répondre
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    14 mai 2010 à 11 11 28 05285
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    Bonjour à tous,

    Je suis nouveau sur ce site que je viens voir régulièrement depuis plus d’un mois. C’est rafraichissant de lire des articles et commentaires qui détonent tant des insipides faits divers et analyses superficielles qui remplissent les médias traditionnaux d’aujourd’hui. G0 Habs Go!!! (25% du poids média lors de seule journée d’hier, sommes-nous près d’un changement sociétal majeur? pas sûr…)

    Ceci étant dit, je suis toujours étonné et désolé de constater que les articles traitant d’économie capitaliste et libertarienne finissent toujours par de la mesquinerie de part et d’autres des 2 idéologies se confrontant.

    C’est un vrai dialogue de sourds où personnes ne sort gagnants.
    Étant comptable et ayant fait mes études à cette institution du haut savoir financier qu’est les HEC, j’ai longtemps cru au vertu du capitaliste qui était presque la seule idéologie enseignée. (mise à part cet étrange personnage qu’est Omar Atkouf)

    Mon expérience sur le marché du travail m’a confirmé que ce système était en grand déficit d’humanisme et de solidarité. Au jeu de la compétition et de la performance, il y a systématiquement fabrication de gagnants et de perdants, comment peux-t-il en être autrement puisque pour me proclamer gagnants, je dois inévitablement suscité l’envie et l’espoir chez le perdant.

    @Minarchiste

    ­ »Le socialisme ne permet pas d’enrayer la pauvreté de façon durable. Le socialisme crée plus de pauvreté, l’histoire le démontre bien. »

    Vous utilisez le même argument falacieux contre le socialisme qu’utilise vos détracteurs.

    Tout comme vous dites du capitalisme pur qui n’a jamais existé puisque tous les systèmes capitalistes mondiaux sont fondé sur une intervention quelconque de l’état, le même argument peut être apporté sur le socialisme, car un socialisme pur n’a jamais existé.

    Salutations

    Filtaquer

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      14 mai 2010 à 13 01 28 05285
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      @ Filtaquer

      Vous utilisez le même argument falacieux contre le socialisme qu’utilise vos détracteurs.

      Tout comme vous dites du capitalisme pur qui n’a jamais existé puisque tous les systèmes capitalistes mondiaux sont fondé sur une intervention quelconque de l’état, le même argument peut être apporté sur le socialisme, car un socialisme pur n’a jamais existé.

      Mon billet explique comment la redistribution de richesse socialiste appauvrit toute la société au lieu de résoudre le problème de la pauvreté en attaquant les bases de la création de richesse. Ce n’est pas un argument fallacieux.

      Argumenter en faveur de la redistribution forcée de la richesse c’est ipso facto dire que ce n’est pas important que les pauvres sont plus pauvres, en autant que les riches soient moins riches.

      Répondre
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    14 mai 2010 à 11 11 49 05495
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    @Filtaquer

    « Tout comme vous dites du capitalisme pur qui n’a jamais existé puisque tous les systèmes capitalistes mondiaux sont fondé sur une intervention quelconque de l’état, le même argument peut être apporté sur le socialisme, car un socialisme pur n’a jamais existé. »

    Je ne dis pas le contraire, mais on peut quand même classer une politique quelconque d’un côté ou l’autre et « appeler un chat un chat ».

    Lorsqu’on propose des garderies à $7 pour tous (en sachant bien que la pénurie est inévitable), c’est une politique socialiste.

    Lorsqu’on subventionne une industrie, c’est une politique corporatiste.

    Quand l’État n’intervient pas, c’est du capitalisme.

    Maintenant, permettez-moi de vous renvoyer la balle: si le capitalisme pur n’a jamais existé, comment pouvez-vous dire ceci:

    « Mon expérience sur le marché du travail m’a confirmé que ce système était en grand déficit d’humanisme et de solidarité. »

    Ensuite, vous dîtes quelque chose de très intriguant:

    « Au jeu de la compétition et de la performance, il y a systématiquement fabrication de gagnants et de perdants »

    Ayant étudié aux HECs, vous devriez avoir appris la loi des avantages comparatifs. Lorsqu’il y a un échange ou une transaction libre entre deux parties, il n’y a forcément que des gagnants, sinon celui qui y perd n’aurait pas participé à ladite transaction.

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    14 mai 2010 à 13 01 41 05415
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    Il n’y aura pas de redistribution de toute façon, et une forme « épurée » de votre version du capitalisme n’arrivera pas non plus , c’est évident qu’il y aune course en ce moment pour concentrer ce qui reste pour ceux qui sont au sommet et qui ensuite géreront ce qu’ils auront décidé de sauver … suffit de voir la débacle des différentes monnaies en ce moment et comment les gouvernements/corporations répondent au probléme, la populace est absolument pas concernée, pas aidée, et ne le sera pas plus tantôt …. me demande si l’or va réussir à pointer au moins jusqu’à 3000 l’once ?

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    14 mai 2010 à 18 06 32 05325
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    @Minarchiste

    Quand vous répondiez à John Galt qui prescrivait la fonction de base de l’Étât:

    “Le rôle du gouvernement devrait être réduit et limité à sa fonction de base : protéger ses citoyens (armée et police) .”

    Vous posiez la question suivante en émettant le fond de votre pensée:

    Dîtes-moi qu’est-ce qui empêche que la police ne soit privatisée?

    Je dirais plutôt que la fonction régalienne de l’État qui doit rester est le système de justice.

    John Galt avait oublié la Justice.

    Votre objectif avoué est d’assujettir le peuple en une société mobilisé uniquement pour défendre le droit de propriété d’une minorité de prévilégiés, utilisé contre lui-même en une répression policière (privatisée) et et une agression militaire (privatisée) promulgé par un système de justice qu’il aura mis à sa botte par l’argent et la corruption. (votre boutade au sujet des politiciens corrompus par le billet de Krugmann en dit long)

    Le système Orwellien par exellence, une dictature de marchands contre le peuple, une civilisation contrôlée par l’argent et ses chimères, votre Dieu réincarné sournoisement en Liberté: IN GOLD WE TRUST.

    Vous êtes parmis les ennemis du peuple et des pauvres, une des têtes de la Bête à combattre.

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    14 mai 2010 à 20 08 54 05545
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    @Denis G

    Vous êtes un être totalement dépourvu de jugement et de connaissances.

    Vous dîtes:

    « Votre objectif avoué est d’assujettir le peuple en une société mobilisé uniquement pour défendre le droit de propriété d’une minorité de prévilégiés, utilisé contre lui-même en une répression policière (privatisée) et et une agression militaire (privatisée) promulgé par un système de justice qu’il aura mis à sa botte par l’argent et la corruption. »

    Êtes vous tombé sur la tête? C’est exactement ce que je dénonce!
    Je ne propose pas de défendre les droits de propriété d’une minorité, mais ceux de TOUT LE MONDE.

    Je dénonce la répression, et encore plus la guerre, qui est DIAMÉTRALEMENT OPPOSÉE AUX PRINCIPES LIBERTARIENS.

    Il n’y a vraiment rien à faire avec vous. Vous êtes non seulement impertinent, vous êtes en plus mal intentionné. De la stupidité délibérée!

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    14 mai 2010 à 20 08 56 05565
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    @Denis G

    …et même pas assez courageux pour répondre au commentaire sur la loi du plus faible.

    T’es bouché mon Denis?

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    14 mai 2010 à 21 09 33 05335
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    Bouché non, écoeuré!

    Il est inutile d’argumenter contre ceux qui ne font que la propagande de leur secte.

    Comme je le déclare sur le billet ‘la loi du plus faible’;

    Vous pouvez chanter l’hymne à la joie.
    ‘Vive le Capital !’ comme vous le déclarez.
    Passez à la caisse, votre propagande est maintenant inutile.
    Votre Système a triomphé.

    Je quitte.

    au revoir à tous.

    Denis Gélinas, FICA,
    Directeur de la Guardian Royal Exchange, division commerciale et industrielle pendant 22 ans.
    Canadian Risk Manager, Bell & Clements Ltd. Lloyd’s of London.
    Retraité, activiste Altermondialiste.

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    14 mai 2010 à 22 10 30 05305
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    «Quand l’État n’intervient pas, c’est du capitalisme.»

    Faux. Si l’État n’intervenait pas, la propriété privée n’existerait pas, donc le capitalisme et les marchés n’existeraient pas non plus.

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    14 mai 2010 à 22 10 52 05525
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    @Denis G

    Je fonctionne à l’intuition et elle me dit que vous avez parfaitement raison.

    Il défend la propriété privée de tout le monde!!!

    La propriété privée de tout le monde!!! Je n’y comprend vraiment rien. C’est quoi, ça, la propriété privée de tout le monde? Une propriété où il n’y a plus personne? Votre idéologie est tellement complexe que plus personne ne vous comprend!

    @Philippe David

    Alors, finalement, vous avez compris et vous allez cesser de vouloir nous imposer votre liberté comme valeur souveraine! Il était temps.

    Vive la diversité, la fraternité, l’égalité, la prospérité, la convivialité, la radicalité, la rationalité, l’universalité, la spiritualité et même la liberté si elle ne tente pas de s’imposer comme une totalité et qu’elle laisse un peu vivre les autres formes de valeurs. Ces valeurs sont des guides, pas des chefs!

    Mais bon, si vous avez encore besoin de maîtres à penser, c’est certain qu’on ne peut pas vous en empêcher!

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      15 mai 2010 à 7 07 29 05295
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      @ Terez L

      Alors, finalement, vous avez compris et vous allez cesser de vouloir nous imposer votre liberté comme valeur souveraine! Il était temps.

      Pardon, mais c’est qui qui utilise le gouvernement pour imposer sa vision? Moi tout ce que j’ai c’est des idées. Je les argumente, mais je ne peut pas vous mettre un fusil dans le visage pour vous obliger à y adhérer. À l’opposé, il y a plein de petit facistes qui eux, cherchent à m’imposer une vision qui n’est pas la mienne. Qui m’obligent à payer des services que je n’utilise pas. Qui me dictent ce que je devrait boire et manger. Dans mon monde idéal, ces petits facistes pourraient se regrouper et s’imposer leur petites règles entre eux, tant qu’ils fichent la paix aux autres. Alors qui essaie d’imposer à qui?

      Écoutez la vidéo attentivement. C’est exactement la philosophie par laquelle je vis. Elle dit qu’on ne peut pas initier de violence contre les autres ou engager d’autres à le faire. Ça inclue d’utiliser la force de l’état pour imposer sa vision. Imposer par la force est de la paresse intellectuelle. On décide qu’on ne peut convaincre par la force de nos idées, alors on le fait par la force des fusils. C’est ce que font les socialistes et les facistes, pas nous.

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    14 mai 2010 à 22 10 54 05545
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    Oups, Quand je parle de vous, je parle de Minarchiste, il va s’en dire.

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    15 mai 2010 à 8 08 14 05145
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    @Darwin

     » Si l’État n’intervenait pas, la propriété privée n’existerait pas, donc le capitalisme et les marchés n’existeraient pas non plus. »

    Je sais que vous savez que les libertariens considèrent que le rôle principal de l’État est de protéger la propriété privée.

    Alors si vous le savez, pourquoi ce commentaire?

    @Thérèse L.

    « C’est quoi, ça, la propriété privée de tout le monde?  »

    Protéger la propriété privée de tout le monde, ça veut dire que si quelque chose vous appartient en bonne et due forme, personne ne pourra vous le prendre sans votre consentement. Ce devrait être le rôle principal de l’État de faire en sorte que ce soit le cas et pas juste pour quelques privilégiés qui côtoient les politiciens, mais aussi pour vous et moi.

    Lorsque l’État ne respecte pas la propriété privée, c’est la pauvreté assurée. Voici un bon exemple:

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/13/diagnostic-pauvrete-1-le-bangladesh/

    « vous allez cesser de vouloir nous imposer votre liberté comme valeur souveraine! »

    La liberté ne s’impose pas, c’est l’état naturel des choses. Nier la liberté, c’est nier le droit de vivre.

    Principe libertarien: la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence.

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    15 mai 2010 à 8 08 19 05195
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    @ Minarchiste

    «Alors si vous le savez, pourquoi ce commentaire?»

    Pour souligner vos exagérations et contradictions les plus patentes.

    Vous écrivez, sans perdre le souffle :
    «Quand l’État n’intervient pas, c’est du capitalisme.»
    Puis
    «les libertariens considèrent que le rôle principal de l’État est de protéger la propriété privée.»

    Si vous croyez la deuxième phrase, pourquoi écrivez-vous la première ?

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    15 mai 2010 à 9 09 03 05035
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    @Darwin

    « Si vous croyez la deuxième phrase, pourquoi écrivez-vous la première ? »

    Par interventionnisme, j’entends tout ce qui dépasse les fonctions régaliennes de l’État. Il n’y a rien de contradictoire là-dedans. Je ne suis pas un anarchiste, d’où mon pseudo (mais certains libertariens le sont)!

    Par exemple, lorsque l’État limite à $75 million les montants de pénalités que BP devra payer, c’est de l’interventionnisme.

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    15 mai 2010 à 10 10 19 05195
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    @ Minarchiste

    «Par exemple, lorsque l’État limite à $75 million les montants de pénalités que BP devra payer, c’est de l’interventionnisme.»

    Par exemple, quand l’État protège la propriété privée, c’est aussi de l’interventionnisme. Et je n’ai rien contre !

    Et, en écrivant «Quand l’État n’intervient pas, c’est du capitalisme.», vous ne parliez pas d’interventionisme, mais d’intervention. J’aimerais simplement que vous soyez plus nuancé et cessiez d’affirmer que vous êtes contre toutes les interventions de l’État, alors que vous en favorisez certaines et êtes contre d’autres.

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    15 mai 2010 à 15 03 52 05525
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    @Marc

    Ça pourrait aller même jusqu’à $5000 l’once, selon certains:

    Gold could touch $5,000 before this is all over…

    Gold is once again above $1,200 and making new highs. And yet, Doug Casey thinks we’re just getting started, estimating gold could touch $5,000 before this is all over. A titillating thought, to be sure, but… how likely is that?

    Gold’s latest rise stems from mounting fear that the Greek bailout will be followed by other euro-area countries queued for a me-too handout. In other words, gold is serving its historical role as a safe haven, a store of value, and an alternate form of money when governments recklessly plunge themselves heavily into debt and abuse their currency…..

    Possédez-vous de l’or physique? Il se pourrait qu’un jour pas si lointain, la valeur du Dow Jones croise celui de l’or…

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      16 mai 2010 à 8 08 48 05485
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      @ François

      Possédez-vous de l’or physique? Il se pourrait qu’un jour pas si lointain, la valeur du Dow Jones croise celui de l’or…

      Sage conseil…

      Répondre
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    15 mai 2010 à 19 07 00 05005
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    @François : pas des masses, juste 5 onces, en piéces, achetées il y a ..une éternité à 400$/once si je me souviens bien , j’ai même dû les chercher un boutte, me souvenais plus où je les avais foutu depuis le temps ..mon seul placement et ma bouée ultime en cas de pépin …

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    15 mai 2010 à 21 09 01 05015
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    @ François

    Ta question s’adressait-elle à Marc ?
    En tout cas, j’avais le goût d’y répondre.

    « Possédez-vous de l’or physique? »

    Bien sûr ! Au début des années 90, c’était possible, et c’était beaucoup moins cher qu’aujourd’hui. Disons qu’à l’époque, c’était $450/once. Je trouvais plus commode de les avoir en unité d’une once. Si l’or vient qu’à être difficile d’accès, je ne lèverais pas le nez sur l’argent « solide », en unité de 10 onces. Pour ce métal, il vaut maintenant 4 fois le prix de l’époque. C’est plus pesant j’en convient, mais les courbes de croissance de prix sont toujours en proportion. Si l’or monte, l’argent monte aussi. Ce qui me rassure du côté de l’argent, c’est que l’immitation serait trop difficile à faire compte tenu du prix qui est plus bas. Comme l’argent n’est pas aimantable, en passant un aimant dessus, si ça ‘collerait’, ça serait suspect. L’intérêt pour les métaux est venu suite au début de la guerre du golfe en Janvier 1991. Le père Bush au premier jour des hostilités a évoqué le NWO… ‘live’ sur tous les réseaux ! Et qui se souvient de l’émission de Richard Glenn sur la télé communautaire ? Bien à l’époque, le média alternatif, c’était son émission. Maintenant, l’internet fait la job, mais à ce moment, c’était no.1. Il n’y avait que ça. Et bien oui, à son émission, des invités parlait du livre « La Valse des Tyrans ». C’est un peu particulier ce livre, mais ça expliquait très clairement l’histoire et les magouilles bancaires des Rothschild. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, tout est clairement démontré, et c’était drôlement juste à l’époque ! Disons que l’information sur son émission était assez avant-gardiste. Et dans ce livre, on invitait les lecteurs à se procurer des métaux précieux, ‘or’ ou ‘argent’ pour faire face à une crise du papier monnaie, qui n’est pas arrivée à l’époque, mais dont on voit qu’elle se profile maintenant. Disons que la patience du côté de cet investissement commence à porter fruit depuis quelques années, mais ce qui me désole, c’est que j’ai l’impression que ce n’est plus le temps d’acheter. C’est rendu trop cher. À l’époque, quand on voulait en acheter, il y avait une banque qui pouvait en faire venir. Il fallait payer le taux de change, la commission, le transport, et un surplus pour les avoir en petites unitées, et environ 3 semaines d’attente pour la livraison. Je retournerais encore à la même place pour en acheter, mais est-ce que c’est encore possible ? Est-ce que les certificats ont pris le dessus ? Reste à la personne intéressée de sonder le terrain pour voir qui en offre encore, pas des certificats, mais du solide ! Hier, Denis G. a adressé ses au revoirs. Puisqu’il était dans le milieu, je pense qu’il aurait pu élaborer sur le sujet plus que moi.

    Ce qui est paradoxal, c’est que je crois plus en un système basé sur une monnaie qui fonde sa valeur sur du temps de travail de son détenteur. C’est une façon de créer de la richesse si tout le monde travaille, dans la mesure du possible. Ainsi tout le monde a droit à sa part du gâteau. La monnaie, c’est seulement une convention sociale pour l’échange de biens et services. Les métaux précieux, ça va aider à traverser la crise qui s’en vient, c’est tout, mais autrement, dans un système normal, il ne devrait jamais y avoir de tel métaux pour l’échange de biens et services. La monnaie-travail est une valeur réelle qui est tout-à-fait respectable.
    Il y a quelques mois, j’avais lancé l’idée de la monnaie-troc. Philippe y avait trouvé un certain intérêt, mais comme la poussière retombe vite, les métaux précieux ont repris le dessus. Comme valeur refuge en temps de crise, ok, mais pas au point de faire comme à l’époque des romains il y a 2000 ans. J’espère que l’être humain est capable de faire mieux que de regarder en arrière pour structurer une nouvelle société d’après-crise.
    Faudrait juste mettre hors-jeu ceux qui détiennent déjà tout l’or du monde. Autrement, ça serait comme leur concéder d’avance la victoire sur toute la population.
    J’attends une nouvelle mouture minarchique…
    À part ça, c’est ça qui est ça !

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    16 mai 2010 à 0 12 27 05275
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    Misère que les Québécois sont illettrés économiquement!!! Ils comprennent tout de travers.

    Mon préféré dans cette enfilade? Denis G., cette espèce de condensé de tout ce qui ne marche pas au Québec, anti-mondialisation en prime!!! Absolument incroyable!!!! En plus, ça prétend que les bailouts (socialisme pour les banques) ont été voulus par les libertariens!!!

    Moi, si le Canada avait dû «sauver ses banques» de la faillite et qu’on m’avait laissé le choix, je ne leur aurais pas donné une cenne!!! Je les aurais laissé déposer leur bilan et se restructurer après assainissement, afin de leur permettre de retrouver la voie de la prospérité!!! D’ailleurs, c’est ce que les États-Unis auraient dû faire, pas seulement avec les banques de Wall Street, mais aussi avec l’industrie automobile, au lieu de les gaver et de les maintenir artificiellement en vie avec l’argent des contribuables de la classe moyenne!!!!

    Voici un bon texte sur ce qu’est réellement le capitalisme et la «main invisible: http://www.antagoniste.net/2010/01/08/arguing-with-idiots-joseph-stiglitz/

    P.S.: Je sais que le terme «mondialisation» a été galvaudé à un point tel où ceux qui se décrivent comme étant des pro-mondialisation se font automatiquement étiquetter comme étant des pro-ONU et des gens qui appuient le Nouvel Ordre mondial.

    Mais, moi, j’utilise le terme «mondialisation» dans son sens «libre-échangiste» et rien d’autres!!! Être contre le libre-échange en 2010, c’est complétement suicidaire!!!

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    16 mai 2010 à 5 05 23 05235
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    C’est que les gens sont confus avec deux termes qui n’ont pas la même signification: « mondialisation » et « globalisation », Jean-Luc-Proulx-condensé… 😉

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    16 mai 2010 à 9 09 16 05165
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    @Philippe David, Claudius et Marc

    Effectivement. J’en possède aussi et je souhaiterais acquérir un peu d’argent, je pense que ce métal précieux est aussi à veille d’exploser, d’autant plus que l’argent fiat est à veille de s’effondrer un fois de plus…

    C’est une protection plus que n’importe quoi.

    La deuxième vague de la crise approche, on la voit déjà à l’horizon. Oh quelle est grosse cette fois…

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    16 mai 2010 à 10 10 42 05425
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    Chuis trop cassé actuellement pour bouger/acheter sur quoi que ce soit, et comme mentionné plus haut, je ne considére ça que comme une ultime bouée de sauvetage, rien de plus …

    Dommage pour Denis G, j’aimais bien ses commentaires …

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    16 mai 2010 à 11 11 06 05065
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    Interview de Ron Supinski qui est Directeur des relations médiatiques pour la Reserve Fédérale (FED) de San-Fransisco :

    Journaliste : – M. Supinski, mon pays contrôle-t-il le Federal
    Reserve System ?
    M. Supinski : – Nous sommes un bureau qui représente le
    gouvernement.

    J. : -Ce n’est pas ma question. Est-ce-que mon pays contrôle
    ce système ?
    S. : – C’est un bureau du gouvernement qui a été créé par
    le Congrès.

    Journaliste : – Le Federal Reserve System est-il une entreprise?
    S. : – Oui.

    Journaliste : – Mon gouvernement tient-il un inventaire des
    actes du Federal Reserve System ?
    S. : – Non, ce sont les banques associées qui le font.

    J. : – Les banques associées sont-elles des sociétés
    privées ?
    S. : – Oui.

    J. : – Les billets de la Federal Reserve Bank sont-ils nantis ?
    S. : – Oui, par les biens de la Federal Reserve Bank, mais
    principalement par le pouvoir du Congrès de répartir les impôts
    sur les citoyens.

    J. : – Vous disiez, – par le pouvoir d’encaisser les impôts .,
    c’est ce qui garantit les billets de la Federal Reserve Bank ?
    S. : -Oui.
    J. : – À combien s’élève la totalité des biens de la Federal
    Reserve Bank ?
    S. : – La San Francisco Bank possède 36 milliards $ d’actifs.

    J. : – En quoi consistent ces actifs ?
    S. : – De l’or de la Federal Reserve Bank, et des garanties
    d’État.

    J. : – Quel est le taux d’une once d’or dans ses livres ?
    S. : – Je n’ai pas l’information, mais la San Francisco Bank
    possède 1.6 milliards $ en or.

    J. : – Voulez-vous dire que la Federal Reserve Bank de San
    Francisco possède 1.6 milliards $ en or, en tant que banque,
    le solde de cette fortune sont les garanties d’État ?
    S. : -Oui.

    J. : – Où la Federal Reserve se procure-t-elle les billets ?
    S. : – Ils sont autorisés par le Trésor.

    J. : – Combien la Federal Reserve paie-t-elle un billet de
    IO$?
    S. : – De O à 70 cents.

    J. : – Combien payez vous un billet de 100.000 $ ?
    S. : – Le même montant, de 50 à 70 cents.

    J. : – 50 cents pour 100.000 $, c’est un profit énorme.
    S. : – Oui.

    J. : – La Federal Reserve Bank paie 20.60 $ pour une valeur
    nominative de 1.000 $, c’est-à-dire un peu plus de 2 cents
    pour une facture de 100.000 $, est-ce correct ?
    S. : -C’est bien cela.

    J. : – La Federal reserve Bank n’utilise-t-elle pas les billets
    qu’elle paie 2 cents l’unité pour racheter les obligations d’État
    au gouvernement.
    S. : – Oui, mais c’est aussi plus que cela

    J. : – Dans l’ensemble, c’est ce qui se produit.
    S. : – Oui, dans l’ensemble c’est vrai.

    J. : – Combien de billets de la Federal Reserve Bank sont-ils
    en circulation ?
    S. : – II y en a pour 263 milliards $, mais nous ne pouvons
    rendre compte que pour un faible pourcentage.

    J. : – Où sont passés les autres billets ?
    S. : – Enterrés sous les matelas des gens, et l’argent de
    la drogue.

    J. : – Depuis que les dettes sont payables en billets de la
    Federal Reserve Bank, comment pourrait-on rembourser 4.000
    milliards $ de dettes publiques avec la totalité des billets en
    circulation ?
    S. : -Je ne sais pas

    J. : -Si le gouvernement fédéral récoltait chaque billet en circulation,
    serait-il mathématiquement possible de rembourser
    ces 4.000 milliards $ ?
    S. : – Non.

    J. : – Est-ce correct si je dis que pour 1 $ de dépôt dans
    I une banque affiliée, 8 $ pourraient être prêtés, avec assez de
    marge politique ?
    S. : – À peu près 7 $.

    J. : – Corrigez-moi si je me trompe, mais ce seraient 7 $ de la
    Federal Resewe Bank qui n’ont jamais été mis en circulation.
    Mais je dirais, par manque de vocabulaire, créés à partir de
    rien, les crédits et les 2 cents de valeur numéraire n’ont jamais
    été payés. En d’autres termes, les billets de la Federal Resewe
    Bank n’étaient pas réellement imprimés et créés, seulement
    générés comme entrée comptable et prêtés avec intérêt. Estce
    correct ?
    S. : – Oui.

    J. : – Est-ce la raison pour laquelle il n’y a que 263 milliards
    $ en circulation ?
    S. : – C’est en partie la raison

    J. : – Est-ce que j’interprète bien quand je dis que la loi qui a
    été votée en 191 3 a transféré le pouvoir de frapper la monnaie
    du Congrès à une société privée. Et mon pays emprunte
    maintenant ce qui devrait être notre argent à la Federal Reserve
    Bank, plus les intérêts. Est-ce correct – Les dettes ne pourront
    jamais être remboursées – sous le régime monétaire que nous
    avons ?
    S. : – Dans le fond, oui.

    J. : -Je sens là un piège, vous pas ?
    S. : – Désolé, je ne peux pas répondre à cette question, je
    travaille ici.

    J. : – Les comptes de la Federal Reserve Bank ont-ils été
    vérifiés ?
    S. : – Ils sont vérifiés.

    J. : – Pourquoi y a t il une résolution (No1486) pour une vérification
    complète des livres par la GAO, et pourquoi la Federal
    Reserve Bank fait-elle de la résistance ?
    S. : -Je ne sais pas.

    J. : – La Federal Reserve Bank régule-t-elle la valeur de ses
    billets, et les taux d’intérêts ?
    S. : – Oui.

    J. : – Expliquez-nous comment le système de la Federal
    Reserve Bank peut être constitutionnel, si seul le Congrès a le
    pouvoir constitutionnel de frapper la monnaie, de la diffuser et
    de réguler sa valeur (Article 1, section 1 et 8) ? II n’est écrit nulle
    part dans la Constitution que le Congrès a le droit de transférer
    un pouvoir constitutionnel à une société privée, ou bien ?
    S. : – Je ne suis pas un expert en droit constitutionnel, mais
    je peux vous conseiller notre département juridique.

    J. : – Je peux vous le confirmer, j’ai lu la Constitution. Elle
    ne permet pas le transfert d’un pouvoir à une société privée.
    N’est-il pas spécifié que tous les pouvoirs appartiennent à l’État
    et aux citoyens, pas à une personne privée ? Est-ce valable
    pour une entreprise privée ?
    S. : – Je ne pense pas, mais nous avons été créés par
    l’Assemblée constituante ?

    J. : – Êtes-vous d’accord avec moi si je vous dis que c’est
    notre pays et que ce devrait être notre argent, comme le dit
    la Constitution ?
    S. : -Je comprends ce que vous dites

    J. : -Pourquoi devrions-nous emprunter notre )> argent à une
    société privée qui nous demande en plus des intérêts ? N’estce
    pas la raison pour laquelle nous avons fait une révolution,
    devenir un peuple souverain avec des droits propres ?
    S. : – (ne veut pas répondre).

    J. : – Est-ce-que ce sujet a été contrôlé par la Cour constitutionnelle?
    S. : -Je crois qu’il y a une jurisprudence à ce sujet.

    J. : – Y a-t-il eu des cas devant la Cour suprême ?
    S. : -Je pense que oui, mais je ne suis pas sûr.

    J. : – La Cour suprême n’a-t-elle pas confirmé à l’unanimité
    dans le A.L.A. (Schlechter Poultry Corp. vs US, et Carter vs.
    Carter Coal Co.) que le décret constatant corporation est
    une délégation ariticoristitutionnelle du pouvoir législatif?
    ec (Transférer le pouvoir est le réguler). C’est une délégation
    législative sous sa forme la plus choquante ; en soi, ce n’est
    pas une délégation envers un groupe, une corporation ou une
    société officielle, qui régule de façon désintéressée sans doute
    ce qui est commun, et de façon intéressée les affaires privées
    d’une personne. (Carter vs. Carter Coal Co.)
    S. : -Je ne sais pas, mais allez donc voir notre département
    juridique.

    J. : – Le système monétaire actuel n’est-il pas un château de
    cartes qui DOIT s’écrouler, parce que les dettes ne pourront
    jamais être remboursées ?
    S. : – II semble que oui. Je peux vous dire que vous connaissez
    bien le sujet et que vous voyez clair. Cependant, nous avons
    une solution.

    J. : – Quelle est cette solution ?
    S. : – La carte de débit.

    J. : – Parlez-vous de I’EFT Act (Electronic Funds Transfer) ?
    N’est-ce pas inquiétant quand on connaît la capacité des
    ordinateurs ? II donnera à l’État et à ses délégations, la Federal
    1 Resenfe Bank inclue, des informations comme : vous étiez à
    la pompe à essence à 2h 30, vous avez acheté pour 10 $
    d’essence sans plomb à 1.41 $ le gallon. Puis vous avez
    été au supermarché à 2h 58, vous avez acheté du pain, de
    la viande et du lait pour 12.32 $, et à 3h 30 vous êtes allés
    à la pharmacie où vous avez acheté des médicaments pour
    5.62 $. En d’autres mots, vous sauriez quand et où nous allons,
    combien a payé le grossiste et combien de bénéfice il a fait.
    i Avec ce système EFT vous sauriez tout sur nous. N’est-ce
    pas inquiétant ?
    S. : -Oui, c’est surprenant.

    J. : -Je sens un piège énorme qui a roulé notre Constitution
    dans la farine. Ne payons-nous pas une contribution énorme
    sous forme d’impôt sur le revenu à un consortium privé de
    banques ?
    S. : – Je n’appelle pas cela une contribution, ce sont des
    intérêts.

    J. : – Les banques en question ne sont-elles pas assermentées
    pour défendre la Constitution vis-à-vis d’ennemis de l’intérieur
    ou de l’extérieur ? La Federal Reserve Bank n’est-elle pas un
    ennemi de l’intérieur dans ce cas précis ?
    S. : -Je ne dirais pas cela.

    J. : – Nos fonctionnaires de la Federal Reserve Bank sont
    coupables de favoritisme personnel, ils détruisent notre
    Constitution, ce qui est une trahison. La peine de mort n’estelle
    pas le châtiment pour une trahison ?
    S. : -Je pense que oui.

    J. : – Merci pour les informations et le temps que vous nous
    avez accordés, si je pouvais je vous dirais d’entreprendre
    les démarches nécessaires pour vous protéger vous et votre
    famille, et retirer votre argent des banques, avant que le système
    ne s’effondre. Moi je le ferai.
    S. : – La situation n’est pas bonne.

    J. : – Puisse Dieu être miséricordieux pour les esprits qui sont
    derrière ces actions anticonstitutionnelles et criminelles que
    l’on appelle The Federal Reserve a,. Si les masses toutespuissantes
    se réveillaient et comprenaient ce tour de passepasse,
    elles ne le prendraient pas pour un grain de sable.
    C’était un plaisir de parler avec vous et je vous remercie pour
    votre disponibilité. J’espère que vous suivrez mon conseil avant
    que tout ne s’effondre.
    S. : – Malheureusement, cela ne se présente pas bien.

    J. : – Passez une bonne journée et merci encore.
    S. : – Merci pour votre appel.

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      16 mai 2010 à 20 08 21 05215
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      @ Marc

      Bel exposé sur la Fed. Je crois que nous sommes au moins d’accord que ce système doit être aboli….

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    16 mai 2010 à 11 11 07 05075
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    Marc, Filtaquer, Darwin, Michel G., Terez L.

    Merci pour vos commentaires. Je constate que vous structurez votre penséz et pensez donc implicitement « articles », autant que commentaires. Puis-je vous inviter à publier sur Centpapiers.com dont je suis maintenant l’éditeur ? La diffusion plus ouverte de toutes les opinions mène à la liberté ET à la solidarité. Profitez-en.

    Pierre JC Allard

    P.S.: Un « poke », aussi, à Aimé Laliberté qu’on ne voit plus, mais que je soupçonne, d’avoir simplement changé de pseudo quand il est devenu possible de l’identifier par certains de ses commentaire… ce que je ne me permettrais jamais.

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    16 mai 2010 à 11 11 35 05355
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    @ Philippe David

    Vous ne me répondez plus que sur des points de détail… Et sur les questions de dogme, bien sûr, mais les croyances ne me troublent pas…

    Petit bémol au point 5: On s’entend que le travail seul n’est pas la seule clef à l’enrichissement. Depuis que l’humanité existe que l’homme travaille, ce n’est que très récemment que son niveau de vie a augmenté. Il faut non seulement travailler, mais restreindre un peu notre consommation pour épargner. La mentalité de surconsommation actuelle est un problème.

    Mettant un soupir après le bémol. Le travail est bien le seul facteur actif de la création de richesse. Si vous épargnez, puis investissez en capital fixe, votre travail est multiplié, mais épargner est une décision qui SUIT la création de richesse. ( Nous avons déjà discuté ailleurs de la « vertu » de l’épargne :-)) dans une société d’abondance.

    Au point 9, je suis d’accord si on s’entend que ce n’est pas nécessairement l’état qui doit être le véhicule de la solidarité.

    Bien sûr. La solidarité est un prérequis à la permanence de tout groupe. La société est simplement le plus englobant de ces groupes et l’État est celui qui, par definition, doit assumer la responsabilité finale pour que cette solidarité existe bien dans la société. Mais je dis en détail au lien ci-dessous comment des entités distinctes de l’État, plus proches des individus, doivent en exprimer l’exercice concret. Je parle de société-gigogne.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/societe-civile/

    Pierre JC Allard

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    17 mai 2010 à 13 01 41 05415
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    It is often said that capitalism is the most efficient system for producing wealth. It would be more accurate to say that what the system accomplishes is to produce a concentration of wealth. Capitalism does not generate wealth from the thin air. It seizes it. The price for this concentration of wealth in the hands of the few is poverty and misery on an extraordinary scale, yet we rarely if ever hear the cries of those who are trampled underfoot in the stampede for riches.

    Capitalism is a global system, and capital flows where it stands to reap the highest returns :

    – The Alejandro Apparel plant in Honduras is representative of sweatshops throughout the Third World, with its barbed-wire fence, locked gates and armed security guards. Situated in the Choloma Free Zone, the firm is exempt from all taxes, import and export duties and tariffs. An average worker at Alejandro Apparel earns a wage of 86 cents per hour and sews 230 T-shirts in a ten and a half hour shift. Thus, a worker earns just four cents per shirt, less than one percent of its retail price. This plant supplies several American corporations, including Nike, Adidas and Hanes. In contrast to the insignificant sum a worker is paid for actually producing a shirt, Nike spends over two dollars to advertise it.

    – Southeast Textiles, also located in the Choloma Free Zone : The quota set for a production line was to sew 2,288 shirts per shift; a goal intentionally set at an impossible level. The best that could be managed during a regular shift was half that amount, so workers were customarily required to work unpaid overtime in order to “compensate” management for the shortfall.

    – At Niagra Textiles in Bangladesh, workers sew garments for Disney and Wal-Mart, earning the princely sum of 11 to 20 cents per hour. Helpers are paid even less than sewers, just 7 to 8 cents an hour. The workweek is 14 hours a day, seven days a week. At best, employees are given one day off a month. On top of that schedule, employees are required to work a 19-hour shift once a week, from 8:00 AM until 3:00 AM the following morning.

    – Western Dresses factory in Dhaka, Bangladesh, Robina Akther usually worked from 7:45 in the morning until 10:00 or 11:00 PM, and seven or eight nights a month she was ordered to work until 3:00 AM. “The factory never shuts down,” she reported. “In the first six months I did not have a single day off.”

    – At a factory in Thailand producing clothing for Reebok, Adidas and Levi’s, amphetamines were added to the large drink containers during busy production periods, enabling employees to work up to 48 hours straight. The practice was so commonplace that many workers became addicted to the drugs and sought them on the black market.

    – At Kin Ki Industrial on the outskirts of Shenzhen, the Etch-a-Sketch toy is manufactured. Workers there are paid 24 cents an hour, little more than two-thirds of the legal minimum wage. The workweek consists of 12-hour shifts, seven days a week.

    Le capitalisme ne marche pas, il est juste une lutte pour le profit sur le dos des autres , qu’on ne vienne pas me dire qu’ils ont le choix …Over half of the world’s population subsists on less than $2 a day, while the 200 richest individuals own more wealth than 41 percent of the world’s population, or in other words, more than 2.6 billion people.

    http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=19193

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    17 mai 2010 à 19 07 40 05405
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    @Marc

    Merci pour ce texte. Pendant les années 80, j’avais vu un documentaire de Carole Poliquin, intitulé Turbulence et qui expliquait les liens entre l’accident de Bhopal et la caisse de retraite des Teachers. C’est là que j’avais compris à quel point tout est lié et à quel point nous sommes tous responsables lorsqu’on exige d’avoir un pourcentage en plus sur le rendement de nos placements. C’est aussi là que j’ai décidé de ne pas nourrir ce système, même si autour de moi, on me taxe de naïveté.

    Non, ils n’ont pas le choix, quand, en plus, les multinationales leur ont confisqué leur terre pour bien s’assurer qu’ils ne peuvent plus survivre hors du salariat.

    Vos interventions sont toujours précieuses.

    @Philippe David

    J’aimerais bien que vous citiez les sources en ce qui concerne le gouverneur Bradford et Plymouth Rock. Tout ce que je trouve sur le sujet, c’est que le premier hiver qui a suivi l’arrivée du Mayflower, de nombreux puritains sont décédés du scorbut et qu’un chef autochtone a aidé les survivants l’année suivante en leur enseignant ce qu’ils devaient semer. L’année suivante, comme la récolte a été bonne, ils ont tué un dindon et ce fut la première Thanksgiving. Puis, il y a eu l’arrivée d’un autre navire avec de nombreuses personnes et presque pas de provision, ce qui a imposé une lourde charge à la colonie naissante. Puis, à la mort du chef autochtone, les colons ont massacrés sa tribu, probablement pour remercier d’avoir tant aidé la colonie. Bref, ça ne ressemble pas du tout à ce que vous nous racontez. Pourriez-vous nous indiquer vos sources? Personnellement, j’aime bien pouvoir vérifier la véracité de ce qu’on m’affirme.

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      17 mai 2010 à 23 11 23 05235
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      Ma référence à la colonie de Plymouth est ici.

      Voici l’extrait:

      Private and communal farming (1623)

      All this while no supply was heard of, neither knew they when they might expect any. So they began to think how they might raise as much corn as they could, and obtain a better crop than they had done, that they might not still thus languish in misery. At length, after much debate of things, the Governor (with the advice of the chiefest amongst them) gave way that they should set corn every man for his own particular, and in that regard trust to themselves; in all other thing to go on in the general way as before. And so assigned to every family a parcel of land, according to the proportion of their number, for that end, only for present use (but made no division for inheritance) and ranged all boys and youth under some family. This had very good success, for it made all hands very industrious, so as much more corn was planted than otherwise would have been by any means the Governor or any other could use, and saved him a great deal of trouble, and gave far better content. The women now went willingly into the field, and took their little ones with them to set corn; which before would allege weakness and inability; whom to have compelled would have been thought great tyranny and oppression.

      The experience that was had in this common course and condition, tried sundry years and that amongst godly and sober men, may well evince the vanity of that conceit of Plato’s and other ancients applauded by some of later times; and that the taking away of property and bringing in community into a commonwealth would make them happy and flourishing; as if they were wiser than God. For this community (so far as it was) was found to breed much confusion and discontent and retard much employment that would have been to their benefit and comfort. For the young men, that were most able and fit for labor and service, did repine that they should spend their time and strength to work for other men’s wives and children without any recompense. The strong, or man of parts, had no more in division of victuals and clothes than he that was weak and not able to do a quarter the other could; this was thought injustice. The aged and graver men to be ranked and equalized in labors and victuals, clothes etc., with the meaner and younger sort, thought it some indignity and disrespect unto them. And for men’s wives to be commanded to do service for other men, as dressing their meat, washing their clothes, etc., they deemed it a kind of slavery, neither could many husbands well brook it. Upon the point all being to have alike, and all to do alike, they thought themselves in the like condition, and one as good as another; and so, if it did not cut off those relations that God hath set amongst men, yet it did at least much diminish and take off the mutual respects that should be preserved amongst them. And would have been worse if they had been men of another condition. Let none object this is men’s corruption, and nothing to the course itself. I answer, seeing all men have this corruption in them, God in His wisdom saw another course fitter for them.

      Tiré du journal de William Bradford.

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    18 mai 2010 à 14 02 36 05365
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    @ François Marginean.

    «C’est que les gens sont confus avec deux termes qui n’ont pas la même signification: “mondialisation” et “globalisation”, Jean-Luc-Proulx-condensé…»

    Exact et il faudrait bien, un jour, différencier ces deux termes qui ne veulent pas dire la même chose!!!

    Mais, pourquoi me qualifiez-vous de condensé???

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    19 mai 2010 à 20 08 01 05015
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    @Philippe David

    Autant demander au Cardinal Ouellet de défendre l’avortement.

    Ce Bradford était un puritain, un calviniste. Et dans votre exemple, c’est le gouverneur qui décide quoi planter pour tout le monde. Il était peut-être là le problème, et dans votre exemple, et à Plymouth. Pourquoi les gens n’avaient-ils pas droit au chapitre? Ce Bradford se percevait probablement comme un expert voulant imposer sa manière de voir aux autres. De toute manière, cette année-là, 1623, 3 ans après l’arrivée du Mayflower en 1620, un autre navire arrivait avec plusieurs nouveaux colons et peu de vivres. Dans l’extrait que vous nous soumettez, nous apprenons qu’il y a eu débat et que le gouverneur a tranché.

    Si la première colonie avait été Quaker plutôt que puritaine, il est probable que les choses auraient été différentes. Mais ces puritains arrivaient déjà avec leur propre système de croyance qui pronaît déjà l’individualisme et qui postulait la prédétermination.
    « Selon Jean Calvin, Dieu a de toute éternité destiné certains hommes au salut et condamné les autres à l’enfer (dogme du double décret ou de la prédestination). Le fidèle calviniste va alors chercher dans son activité professionnelle les signes de sa confirmation : la réussite dans la recherche des richesses lui semblera être le témoignage de son statut d’élu. Seuls, en effet, les élus peuvent avoir du succès dans l’activité que Dieu a donné à accomplir aux hommes pour sa plus grande gloire, c’est-à-dire dans le Beruf (la profession) comme vocation. Pour s’assurer de leur statut d’élu, les calvinistes vont ainsi transformer leur vie en une recherche méthodique des richesses dans le cadre de leur profession ; bien entendu, il est hors de question de transformer les richesses ainsi produites en luxe ou démonstrations ostensibles. C’est dans cette ascèse, centrée sur l’acquisition rationnelle de richesses, que le capitalisme trouvera selon Weber l’impulsion fondamentale à son essor. »

    Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mergence_du_capitalisme_selon_Max_Weber

    Alors, on peut douter de la neutralité de votre source.

    Les Quakers, quand à eux, rejetaient toute hiérarchie et prônaient l’égalité de tous, hommes et femmes, et accordaient même un statut d’humains aux autochtones, ce qui était considéré comme hérétique à l’époque. Mais « dans la colonie de la baie du Massachusetts, les quakers étaient bannis sous peine de mort. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_religieuse_des_Amis

    Il me semble que si ce mode de production était vraiment le meilleur, il n’aurait pas eu besoin d’autant de menaces pour s’imposer.

    P.S.: On s’entend aussi qu’entre le tout communal et le tout privatif, il y a une multitude de possibilités qui peuvent être explorées. Comme vous voyez, les petites querelles idéologiques ne datent pas d’hier.

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    20 mai 2010 à 2 02 59 05595
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    @Jean-Luc Proulx

    Parce que vous aviez écrit cela à propos de Denis G. que je respecte beaucoup et qui raison sur plusieurs points:

    « Mon préféré dans cette enfilade? Denis G., cette espèce de condensé de tout ce qui ne marche pas au Québec, anti-mondialisation en prime!!! Absolument incroyable!!!! »

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