Les finances publiques.

Plus tôt cette semaine, Pierre JC Allard nous a lancé un petit défi. Celui de choisir un problème auquel nous faisons face et d’y proposer une solution concrète. J’ai donc choisi un problème qui me tient particulièrement à coeur parce que la résolution de ce seul problème aiderait également à résoudre une foule d’autres problèmes. Ce problème c’est les finances publiques.

Comme vous savez, ou que vous devriez savoir, le Québec est maintenant en position de déficit structurel, c’est-à-dire que notre gouvernement est présentement obligé d’emprunter simplement pour payer les salaires. Notre gouvernement continue de multiplier les dépenses alors que les recettes de l’état continuent d’aller en diminuant. C’est une situation qui si elle perdure, nous mènera à l’insolvabilité. Bref, nous fonçons droit sur un mur avec Jean Charest qui, les deux mains sur le volant, ne fait absolument rien pour changer le cap et notre Ministre des Finances qui nous fredonne « Don’t worry, be happy » sur le siège du passager. Il y a belle lurette que des gens comme moi et bon nombre d’économistes réclament un peu de responsabilité fiscale de la part de nos élus, mais nous ne sommes considérés que comme des égoïstes qui ne veulent tout simplement pas payer d’impôts. Ceux qui balayent notre opinion du revers de la main de façon si cavalière continuent de croire que l’état a des ressources illimitées et que nous ne pouvons pas possiblement vivre au-dessus de nos moyens. C’est évidemment pure sottise. Quelque chose doit être fait pour contrôler nos dépenses publiques sinon notre sort risque fort bien d’être celui de la Grèce dont le crédit a récemment été décoté à BBB et dont nous partageons le même taux d’endettement de 108% du PIB. Mais quoi faire?

Les syndicats de la fonctions publique vous diront certainement qu’il faut augmenter les taxes, les tarifs et les impôts, ainsi que de continuer à faire des déficits. Après tout, ils veulent leurs augmentations et il est mieux que le reste des travailleurs du Québec souffrent plutôt qu’eux. Mais nous sommes déjà les plus taxés en Amérique du nord et comme je l’ai déjà souligné, les taxes et impôts découragent la production pour la simple et bonne raison que les gens votent avec leurs pieds. S’il sont trop taxés, ils iront ailleurs et les plus riches ont les moyens de partir plus vite. De même, les compagnies les plus productives ont aussi les moyens de s’en aller vers un environnement fiscal plus clément. Il y a donc des limites jusqu’où on peut presser ce citron. Augmenter la TVQ et les tarifs peut aider, mais ce serait insuffisant.

Le gouvernement n’a vraiment d’autres solution que de prendre des décisions qui seront difficiles et impopulaires, mais que grâce à sa majorité en chambre, il devrait pouvoir passer aisément. Avant de demander aux québécois de se serrer la ceinture, il convient que le gouvernement mène par l’exemple. Notre Ministre des Finances, M. Bachand devrait donc sérieusement considérer de geler les dépenses du gouvernement et d’implémenter une politique de croissance zéro de la dette pour les prochaines années. De plus, il devrait également explorer la possibilité de trouver et d’éliminer tout dédoublement de service dans les structures de l’état (il y en a). En 2003, M. Charest nous avait promis une réingénierie de l’état. Il est grand temps qu’il tienne promesse. Ces deux propositions seraient un bon début, mais juste le gel de la dette au niveau actuel serait un grand pas.

Dans cette optique, j’ai créé une pétition en ligne au nom du Mouvement Nouveau Québec, dont je suis membre. La pétition se lit comme suit:

A l’attention de : Le Très Honorable Jean Charest, Premier Ministre du Québec


M. Charest,

Attendu que votre gouvernement a été élu avec le mandat de raviver l’économie du Québec et que ceci ne peut pas être accompli sans des finances publiques saines

Attendu que plusieurs économiste au Québec ont déjà prévenu votre gouvernement que le Québec se dirige vers une impasse fiscale.

Nous, soussignés, citoyens et contribuables du Québec, vous sommons de retourner à la responsabilité fiscale et la saine gestion de nos finances publiques en instituant une politique de croissance zéro de la dette du Québec dans votre prochain budget afin de nous permettre de rembourser cette dette et de ne pas laisser ce fardeau aux générations futures.

Signer la petition

Philippe David
Le Minarchiste Québécois

53 pensées sur “Les finances publiques.

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    18 février 2010 à 4 04 28 02282
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    @ Philippe:

    On ne résoudra pas une situation extraordinaire avec des moyens ordinaires.

    Ottawa – (Québec n’a pas les pouvoirs pour une politique financière) – devrait faire cinq choses pour régler cette crise dont les Minarchistes ont d’ailleurs aussi identifié les causes dans le système monétaire.

    1. L’État nationalise les institutions financières et émet lui même une nouvelle monnaie couverte à 100% par les actifs privés et publics

    2. La dette publique est remboursée, chaque individu ou personne morale en devenant responsable au prorata de ses actifs nets. Personne n’a à acquitter sur le champ sa dette envers l’État qui en résulte, mais il paye un intéret sur le solde impayé.

    3. La fiscalité se réduit à : A) un impot pour chacun sur le capital (son bilan net), et B) une inflation contrôlé pour faire la soudure entre la réalité et l’imaginaire monétaire actuel (En 30 ou 50 ans, ce qui est sans importance, puisque ce sont des jeux d’écriture pour maintenir l’ordre social)

    4 . Les salaires et paiements d’assistanat incluant les pensions sont indexés au moment de l’émission de la nouvelle monnaie

    5. L’État n’emprunte plus; il emet la monnaie pour payer tous ses investissements et la masse monétaire en circulation est une donnée publique et transparente, ce qui permet à tous de voir le rapport de cette quantité de monnaie aux actifs reels, lesquels ont été identifiés pour les fins de la mise en place d’un impôt sur le capital. ( 198 mots)

    Bonne journée

    Pierre JC Allard

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      18 février 2010 à 6 06 53 02532
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      @ Pierre

      Je ne voulais pas verser trop dans l’idéologique et me limiter aux compétences du gouvernement provincial. Je suis d’accord avec votre diagnostic, mais pas nécessairement avec vos solutions. La nationalisation des banques par exemple, n’est pas conforme à un marché libre, ni l’émission de la monnaie par l’état. Pour ce qui est de la fiscalité, une Minarchie devrait se limiter au principe utilisateur-payeur pour la plupart de ses services et à l’extrême, un faible taxe sur la consommation.

      Le principe derrière mon billet est de simplement proposer un premier pas politiquement acceptable. La première étape, quand on veut reprendre ses finances en main, c’est de couper les cartes de crédit. Il est certain que si je me « lâchait lousse », je proposerait des réductions radicales dans la taille de l’état.

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      18 février 2010 à 22 10 11 02112
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      @ PJCA

      Pour le restant de vos propositions:

      Le point 3: S’il devait y avoir un impôt, j’opterais pour un impôt à taux fixe, mais en réalité je déteste l’idée d’un impôt sur le revenu, si infime soit-il. Une telle méthode de taxation décourage toujours la production à un certain degré. Je préfère une taxe sur la consommation et le principe d’utilisateur-payeur sur les services. Je considère ça plus équitable. Quant à l’idée de l’inflation, c’est une taxe sournoise qui défavorise principalement les pauvres et la classe moyenne au profit de ceux qui ont accès au nouvel argent en premier. Je ne pourrais m’imaginer une méthode de taxation plus injuste et inéquitable.

      Le point 4: Considérez vous les salaires nominaux ou les revenus réels? Dans un environnement ou la masse monétaire demeure constante et que la productivité augmente, les revenus réels augmentent même si les revenus nominaux restent fixes.

      Le point 5: Parlez-vous de créer de l’argent pour payer les dépenses? Je ne crois pas que ce soit sage. C’est ce que fait le Zimbabwé.

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    18 février 2010 à 13 01 43 02432
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    Je répondrai à l’invitation de Pierre demain. Impossible de me limiter à 200 mots!

    @Philippe: à l’exception d’un gel des dépenses, d’une croissance zéro et de projets d’études, je lis des constats et des principes mais pas de propositions concrètes!

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      18 février 2010 à 13 01 59 02592
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      @ Lutopium

      c’est quoi votre définition de «proposition concrète»? Parce qu’il semble impossible de vous satisfaire.

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    18 février 2010 à 14 02 37 02372
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    @Philippe, les trois premiers paragraphes de ton billets sont des observations, n’est-ce pas? Par la suite, tu suggères les actions suivantes: gel des dépenses, croissance zéro de la dette, possibilité de trouver et d’éliminer tout dédoublement de service dans les structures de l’état (sans préciser exactement quels sont ces dédoublements).

    Ces actions ne changent presque rien aux finances publiques à part conserver la situation actuelle… non? Peut-être est-ce moi qui ne comprend pas? Ça m,arrive souvent 😉

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      18 février 2010 à 15 03 05 02052
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      @ Lutopium

      Gel des dépenses et croissance zéro de la dette voudrait dire que si vos copains de la fonction publique veulent avoir une augmentation, l’argent ne peut être emprunté et doit être pris dans les budgets existants. Pour eux, ça risque d’être on ne peut plus concret: accorder ces augmentation pourrait vouloir dire des mises à pied pour certains. Ça s’applique aussi pour tout nouveau programme. Si on cesse d’augmenter la dette, elle diminuera également d’elle-même d’année en année. Comme je disais à Pierre, la première étape quand tu veux redresser tes finances personnelles, c’est de couper tes cartes de crédits. Ensuite tu refais ton budget et tu coupe tout ce qui n’est pas essentiel.

      Pour ce qui est de savoir quoi couper, je n’ai pas assez d’informations en main, mais je suis certain qu’on en trouverait beaucoup dans le rapport du vérificateur général.

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    18 février 2010 à 15 03 41 02412
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    @Philippe, OK, merci. Mais je m’attendais à plus de propositions concrètes. J’ai posé la même question à des adéquistes qui, à l’instar de Deltell, suggéraient de réduire les dépenses de l’État de 1 milliard. Je leur demande alors: où coupe-t-on? Quels seront les impacts?

    Silence total.

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      18 février 2010 à 17 05 46 02462
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      @ Lutopium

      Puisque vous insistez, juste comme ça… Réduire les salaires des employés du secteur public pour être équivalents à des postes similaires dans une PME? Et commuter leur régimes de pension de prestation déterminée en régime à prestation fixe? On peut toujours rêver.

      Pourquoi pas vendre la SAQ et lui retirer son monopole. Il y a une bonne raison pourquoi l’état a le monopole de la vente et distribution d’alcool?
      Pourquoi avons-nous des missions à l’étranger? Quand avons-nous déclaré l’indépendance? Les ambassades et consulats canadiens ne sont pas suffisants?

      Juste quelques idées comme ça…

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    18 février 2010 à 18 06 56 02562
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    SAQ,
    Un universitaire , de Sherbrooke je crois, prétend que l’idée de garder la SAQ est dépassée… Il n’a pas donné de chiffres.
    On sait que les salaires des employés sont beaucoup plus élevés. Y gagner à ne pas payer l’alcool moins cher ne me semble pas une solution.
    LES BANQUES
    Ça semble radical, mais il n’y a pas d’autres moyens que de nationaliser les banques.
    Ça a un air de Crédit Social, mais il n’y a aucune raison pour que des Banques privées mènent le bal comme elles le font actuellement. Et d’une manière malhonnête et sans égard au pays.
    Le pays est une richesse totale et collective, et à l’intérieur même d’un groupe d’individus possédant des valeurs en commun.
    Il faudrait toutefois une règlementation stricte dans le cas de nationalisation de banques.
    Une règlementation internationale.
    Si par ambition, un pays comme les USA adoptaient un système de nationalisation, et créerait de l’argent sans rapport avec sa richesse réelle, il déstabilise tout.
    J’ignore si je suis dans le champ, mais au moins, il me semble voir l’accotement… 🙂
    Il me semble que la première chose à faire est d’arrêter la saignée actuelle…
    Je vois poindre à l’horizon un grave problème d’ici dix ans: l’accès à la propriété.
    On se gargarise en ce moment du développement de la construction et des ventes des maisons.
    Je ne sortirais pas le champagne trop vite… Les salaires ayant tendance à « figer » un peu sur place, le pouvoir d’achat étant réduit -taxes, impôts ( et taxes municipales qui ont triplé dans certains cas),
    un minorité de familles aura accès à la propriété.

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    18 février 2010 à 18 06 30 02302
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    @Philippe. tant qu’à y être, on pourrait demander aux fonctionnaires de travailler bénévolement sans régime de retraite…

    Effectivement, le gouvernement pourrait vendre la SAQ mais ce ne serait pas rentable à long terme. Oui, il y aurait compétition et peut-être quelques rabais pour les clients. Mais, encore une fois, les employés seraient perdants et leur pouvoir d’achat serait diminué. Peut-être pas une bonne idée pour la croissance économique. Faudrait faire les calculs.

    Les consulats? Les missions économiques à l’étranger? Peut-être une piste d’économie. Probablement pas très importante mais y’a sûrement des économies à faire de ce côté là.

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      18 février 2010 à 21 09 27 02272
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      @ Lutopium

      tant qu’à y être, on pourrait demander aux fonctionnaires de travailler bénévolement sans régime de retraite…

      Expliquez-moi pourquoi les employés publics méritent d’avoir plus que ceux qui font le travail équivalent dans un PME? (parce qu’ils en font plus actuellement) Quelle justification pouvez-vous possiblement avoir?

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    18 février 2010 à 20 08 47 02472
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    « La nationalisation des banques par exemple, n’est pas conforme à un marché libre, ni l’émission de la monnaie par l’état. »

    Je comprend que ne pas être conforme à un marché libre peut mettre un libertaire en péril imminent de son âme…. Mais pour ceux qui n’ont pas la foi, ça ne dit en rien pourquoi ces mesures ne sont pas une réponse adéquate au problème actuel.

    Est-ce qu’on n’a pas un raisonnement circulaire, où les solutions libertaires sont bonnes parce qu’elles sont efficaces… mais on ne prouve qu’elles sont efficaces que par ce qu’elles sont libertaires ?

    PJCA

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      18 février 2010 à 21 09 53 02532
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      @ PJCA

      Je comprend que ne pas être conforme à un marché libre peut mettre un libertaire en péril imminent de son âme…. Mais pour ceux qui n’ont pas la foi, ça ne dit en rien pourquoi ces mesures ne sont pas une réponse adéquate au problème actuel.

      Sans vouloir être trop pointilleux, je suis libertarien et non libertaire. 🙂 Blague à part, je considère que de nationaliser les banques et les mettre sous le pouvoir de l’état c’est du pareil au même. Les banques opèrent de la façon qu’elles le font avec le concours et la bénédiction de l’état qui protège leur monopole. C’est une illusion de croire que si on nationalisait les banques, ce serait différent. Le secteur bancaire est déjà le secteur le plus règlementé de l’économie et la soit-disant indépendance des banques centrales par rapport au pouvoir politique est une fiction. Ça restera toujours un monopole et l’état est le pire des monopoles. Mieux vaut laisser les banques opérer indépendamment en compétition sans aucune protection étatique. Elles apprendront vite à ne pas prendre trop de risques.

      Pour ce qui est de repayer la dette individuellement, la dette du Canada est $150 212 par contribuable, celle du Québec est de $81 820. Je ne sais pas à propos de vous, mais je n’en ai pas les moyens.

      Ce que je proposait impliquait que le gouvernement continue de rembourser la dette et ses intérêts. Ça fait partie des dépenses existantes. La seule autre alternative serait de faire faillite.

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    18 février 2010 à 20 08 55 02552
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    @ Lutopium:

    Avant toute chose: Est-ce que vous considérez que mes 5 propositions sont concrètes ? A demain…

    PJCA

    PS: Fouquier-Tinville disait qu’on peut toujours racourcir… :-))

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    18 février 2010 à 21 09 00 02002
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    @ P.D.

    « Si on cesse d’augmenter la dette, elle diminuera également d’elle-même d’année en année »

    Pas si elle porte intérêt et qu’on ne rembourse pas. En quoi ma Proposition #2 n’est-elle pas minarchiquement correcte ? Ou l’approuvez-vous ?

    J’aime les consensus, étapes par étapes…

    PJCA

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    18 février 2010 à 21 09 02 02022
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    Je ne comprends pas l’utilité de demander à Jean Charest de limiter les dépenses du gouvernement afin de pouvoir rembourser une dette créée à partir de rien par une entité qui n’est pas vous, dans un système fondée sur votre confiance, et rien d’autre.

    Quel est le principe justifiant cette proposition?

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      18 février 2010 à 21 09 59 02592
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      @ Aimé Laliberté

      Je ne comprends pas l’utilité de demander à Jean Charest de limiter les dépenses du gouvernement afin de pouvoir rembourser une dette créée à partir de rien par une entité qui n’est pas vous, dans un système fondée sur votre confiance, et rien d’autre.

      Quel est le principe justifiant cette proposition?

      Le principe est le même que pour n’importe quel ménage ou particulier en difficulté financière. Premièrement, on coupe les cartes de crédit et ensuite on fait un budget et on coupe toutes les dépenses non-essentielles. Si nécessaire, on restructure ses dettes (par exemple par une consolidation) de façon à pouvoir les rembourser plus aisément.

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    18 février 2010 à 21 09 04 02042
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    Et puis mettons qu’on rembourse la dette… il n’y aura plus assez  »d’argent » en circulation pour faire rouler l’économie, et si on en rembourse assez, il n’y aura plus d’argent du tout, parce qu’on n’a jamais créé le crédit pour rembourser les intérêts.

    Franchement les boys, vous savez déjà tout ça!

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    18 février 2010 à 21 09 09 02092
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    @ G.P

    « Si par ambition, un pays comme les USA adoptaient un système de nationalisation, et créerait de l’argent sans rapport avec sa richesse réelle, il déstabilise tout »

    C’est le pays, même petit, « qui émet lui même une nouvelle monnaie couverte à 100% par les actifs privés et publics » qui créerait la pagaille. Cette monnaie deviendrait LA référence – le Franc suisse de l’après guerre – et ce pays devient riche…. ou on le bombarde, bien sûr.

    PJCA

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    18 février 2010 à 21 09 18 02182
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    @ AL:

    Votre première question est pour Philippe. Quant à la deuxième, vous avez en circulation tout l’argent que vous voulez: ce sont des simagrées que l’on imprime à volonté. Le problème, c’est la confiance et le lien entre la monnaie et le réel. Voyez ma Proposition 5

    PJCA

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    18 février 2010 à 22 10 21 02212
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    PD…

    Votre réponse n’est pas vraiment cohérente avec le fait que vous savez que la dette est une fiction, une arnaque concoctée parles banques avec la complicité de l’état.

    Je vous demandais pourquoi vous acceptez cette dette comme si elleétait la vôtre?

    Voici un article qui résume le concept de dette odieuse utilisé en droit international pour répudier la dette publique.

    http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/appliquer-la-doctrine-de-la-dette?lang=fr

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    18 février 2010 à 23 11 37 02372
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    @ PD:

    1. Le 81 est inclus dans le 150, mais c’est un détail. L’important, c’est que la dette grève la richesse réelle et n’en représente une partie. Elle grève le capital (Assets) pas le revenu (Income). Je ne propose pas que les gens la remboursent par une part de leur revenu, mais de leur CAPITAL.

    2 Nous avons tous, par définition, la capacité de renoncer à une part de ce que nous avons pour payer les bêtises du passé. C’est ma solution de compromis, mais l’alternative, comme vous le dites, c’est la faillite et ne rien rembourser du tout.

    3. La valeur monétaire est celle que vous décidez. Pourquoi insistez-vous pour mettre une valeur fixe sur ces liasses de papiers qui représentent la propriété de quelque chose.. mais globalement ne représentent ni plus ni moins que le total de la valeur réelle ? Est-ce que Mises, Hayek et les autres ne seraient pas d’accord ?

    4 Concrètement, individualiser la dette, consiste uniquement à donner des « papiers » qui ne portent pas intérêt, aux detenteurs actuels de la dette… qui porte intérêt. Les nouveaux papiers qui sont donnés aux détenteurs de la dette sont garantis par les « papiers » qu’ont donné à l’État les citoyens, en promesse de paiement de leur part de la dette dont ils sont désormais responsables au prorata de leur richesse.

    5. Le rôle de l’État est d’être l’arbitre des jeux économiques, ce pour quoi je favorise l’entrepreneuriat privé. Son rôle d’arbitre impartial n’est jamais plus important que pour maintenir une relation stable entre réalité et monnaie .. et seul lui peut le faire, car il est le seul qui ne DOIT PAS être directement impliqué dans les échanges.

    Ce que je propose signifie que le gouvernement rembourse sa dette, mais il ne paye plus d’ intérêts. IL TOUCHE DES INTÉRÊTS !

    PJCA

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    19 février 2010 à 0 12 04 02042
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    @ PD

     » Je déteste l’idée d’un impôt sur le revenu..  »

    Tout à fait d’accord.

    « Je préfère une taxe sur la consommation… »

    Presque aussi mauvais. Pourquoi ralentir le rythme de la production-consommation et des échanges ? La seule ponction honnête est sur le capital

    « Le principe d’utilisateur-payeur sur les services »

    Oui, pour tout, mais assorti : a) d’un revenu garanti et b) d’une assurance universelle pour tous les services essentiels dont la prime est acquittée par la collectivité.

    « L’inflation, c’est une taxe sournoise… » p

    Pas si on la programme et qu’on l’annonce.

    « … qui défavorise principalement les pauvres et la classe moyenne au profit de ceux qui ont accès au nouvel argent en premier. Je ne pourrais m’imaginer une méthode de taxation plus injuste et inéquitable.

    C’est complexe, mais clairement justifié dans cette série d’articles:

    http://nouvellesociete.wordpress.com/finance/

    et particulièrement dans celui-ci

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/12/19/27-linflation-anatheme/

    « Dans un environnement ou la masse monétaire demeure constante et que la productivité augmente, les revenus réels augmentent même si les revenus nominaux restent fixes. »

    Tout dépend de la distribution de cette plus-value

    Parlez-vous de créer de l’argent pour payer les dépenses? Je ne crois pas que ce soit sage. C’est ce que fait le Zimbabwé.

    « Argent »‘ est ici ambigu. On ne paye des dépenses qu’avec une valeur. Si on parle de richesse, on n’en crée que par le travail et rien d’autre. Si on parle de monnaie, c’est un jeu d’écriture. On peut ajouter un zero à tous les billets et tout coûtera simplement 10 fois plus cher… ! Juste un joyeux bordel.

    L’important est que soit connu le rapport de la monnaie à la richesse réelle.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/12/19/05-la-creation-de-monnaie/

    PJCA

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    19 février 2010 à 5 05 44 02442
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    @Pierre, j’aime bien l’idée de nationaliser les banques… Non pas pour alimenter l’idée que l’État doit tout gérer mais plutôt, comme le souligne Gaétan, pour s’assurer que la plus-value est réinjectée adéquatement dans l’économie et dans le financement des services collectifs. En ce qui concerne la méthode de prélèvement des impôts, je crois qu’il faut retourner aux multiples paliers que nous avions il n’y a pas tellement longtemps. L’idée de calculer sur le net est intéressante… mais les experts trouveraient sans doute une façon de diminuer ce montant par toutes sortes de culbutes! Pour ce qui est de vos idées sur la politique monétaire, je laisserai le soin aux experts d’en débattre car je n’y connais pas grand chose. J’aime votre approche, c’est du concret, qu’on soit d’accord ou pas.

    @Philippe, je vais commencer à croire que vous êtes de mauvaise foi ou que vous perdez la mémoire! Nous en avons parlé la semaine dernière… On ne peut pas comparer la majorité des emplois de la fonction publique avec les emplois des PME! Premièrement, parce que l’État n’est aps une PME, il faut donc comparer les salaires avec ceux des grandes entreprises. Et vous connaissez le résultat aussi bien que moi: il y a retard.

    Et vous dites un peu plus loin: « …en réalité je déteste l’idée d’un impôt sur le revenu, si infime soit-il ». C’est ce que je mentionnais la semaine dernière, les gens de la droite ne veulent tout simplement pas payer d’impôt. Et il me semble que c’est un élément conducteur de vos motivations. Même Hayek approuvait l’impôt pour financer certaines fonctions de l’État…

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    19 février 2010 à 7 07 17 02172
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    @waried, votre lien pointe vers les analyses détaillées… ça serait beaucoup trop long de tout comparer. Voici un article de La Presse Canadienne qui en fait un résumé: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/200911/29/01-926182-salaire-des-fonctionnaires-le-conseil-du-patronat-appuie-sur-le-frein.php

    « le dernier rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), publié jeudi, qui indique entre autres que les employés de l’État accusent un retard de 8, 7% par rapport aux employés des autres secteurs de l’économie, une hausse d’un % depuis l’an dernier. »

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      19 février 2010 à 11 11 56 02562
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      @ Lutopium

      je vais commencer à croire que vous êtes de mauvaise foi ou que vous perdez la mémoire! Nous en avons parlé la semaine dernière… On ne peut pas comparer la majorité des emplois de la fonction publique avec les emplois des PME! Premièrement, parce que l’État n’est aps une PME, il faut donc comparer les salaires avec ceux des grandes entreprises. Et vous connaissez le résultat aussi bien que moi: il y a retard.

      et

      Voici un article de La Presse Canadienne qui en fait un résumé: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/200911/29/01-926182-salaire-des-fonctionnaires-le-conseil-du-patronat-appuie-sur-le-frein.php

      « le dernier rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), publié jeudi, qui indique entre autres que les employés de l’État accusent un retard de 8, 7% par rapport aux employés des autres secteurs de l’économie, une hausse d’un % depuis l’an dernier. »

      Si j’amenais à mon patron l’argument que mon salaire est plus petit que celui du top 1% de ma profession pour justifier une augmentation de salaire, il me rirait probablement en pleine face et me demanderait ce que j’ai fait pour le mériter. Et il aurait raison. Je re-pose la question, qu’est-ce qui fait que les employés de l’état méritent d’avoir un meilleur traitement que la grande majorité des travailleurs? Les employés de l’état n’accusent un retard de salaire que s’ils sont comparés aux employés des compagnies de plus de 200 employés qui sont syndiqués, ce qui élimine 99% des entreprises au Québec. Et ça ne tient pas compte de leur sécurité d’emploi, ni de leur plan de retraite. C’est de la démagogie pure et simple. La réalité est que les employés de l’état son surpayés grâce à leurs syndicats et vivent sur le dos des travailleurs ordinaires, point à la ligne.

      Et vous dites un peu plus loin: « …en réalité je déteste l’idée d’un impôt sur le revenu, si infime soit-il ». C’est ce que je mentionnais la semaine dernière, les gens de la droite ne veulent tout simplement pas payer d’impôt. Et il me semble que c’est un élément conducteur de vos motivations. Même Hayek approuvait l’impôt pour financer certaines fonctions de l’État…

      Là vous sombrez carrément dans la démagogie en me citant hors-contexte. J’ai aussi dit:

      «Une telle méthode de taxation décourage toujours la production à un certain degré. Je préfère une taxe sur la consommation et le principe d’utilisateur-payeur sur les services. Je considère ça plus équitable.»

      Vous omettez sciemment cette partie de mes propos pour faire croire que je suis contre toute forme de taxation. Qui est de mauvaise foi?

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    19 février 2010 à 7 07 58 02582
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    « votre lien pointe vers les analyses détaillées… ça serait beaucoup trop long de tout comparer. »

    Vous devriez y jeter un coup d’oeil…

    De plus, on constate en regardant les chiffres que les employés du public travaillent moins d’heures. C’est normal qu’ils gagnent moins cher (si on accepte que c’est le cas, bien entendu…)

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    19 février 2010 à 8 08 54 02542
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    @PJCA

    Le système monétaire que vous décrivez dans votre premier commentaire ressemble énormément au système proposé par Stephen Zarlenga, directeur de l’American Money Institute et auteur du livre « The lost science of money ». Ce n’est pas le seul, on pourrait notamment mentionner le documentaire « Money masters », lequel comporte plusieurs erreurs fondamentales.

    Nous pourrions discuter de long en large de pourquoi je crois que c’est une mauvaise idée, mais le Mises Institute s’est déjà chargé de l’expliquer:

    http://mises.org/daily/4102

    Voici quelques extraits:

    « The aim of the bill is to transfer the money power, as Zarlenga puts it, from the private Federal Reserve System directly to the government. It would be government who creates all the money, not the banks. Instead of the government issuing bonds and paying interest, it would be receiving interest from anyone it lent money to. »

    « This solution has a few flaws.

    First, the government-created paper currency is no more real than the credit issued by the banks, as neither represent actual resources accumulated from real savings. For this purpose, it makes no difference who issues the phony money, the banks themselves or the government.

    If banks can create credit that is then converted into money lent from the government, they have every incentive to keep creating credit. This situation would also encourage the government to keep lending money to the banks, not only for the interest they can charge, but because the ever-increasing supply of money leads to more and more taxable consumption, not to mention that the government itself can fund its own vote-buying programs so much more easily. Runaway inflation would be nigh on unavoidable. »

    « I argue that the 100-percent-reserve solution would drive up prices. The government would always find new programs to spend money on. The more money the government spends into circulation, the more it debases the value of the previously printed money, causing the purchasing power of each existing dollar to fall. »

    « From the very outset, printing dollars out of thin air, declaring them legal tender, and purchasing goods and services with them is tantamount to theft. The printer acquires property without giving anything of real value in return. After all, the money is merely ink on paper with no value of its own except what it derives from the violent force of the government. »

    « Every bout of new money will draw value from the existing amount of money, which means that after the initial theft of property by the government and its preferred interest groups, the debasement of the currency will continue at an ever-increasing rate; the more devalued the dollar gets every year, the more dollars must be printed every year to pay for the same things. For people far away from the printing press, this means that the value of their savings and income is transferred to the money printers and first recipients of the new money, much as it is today.

    Another obvious problem with having the government print money is that it creates rent-seeking behavior. With fresh supplies of money coming from the government at an increasing rate, it becomes more and more reasonable for private corporations to lobby for a part of the public-spending cake than to appeal to consumers. In the long run, this means that an ever-increasing part of the private sector will become dependent on the influx of new government money.

    From a moral point of view, it makes no difference who counterfeits the money and acquires property for nothing. It is still fraud and theft. »

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    19 février 2010 à 12 12 09 02092
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    @Philippe, je ne repartirai pas le débat sur le salaire des fonctionnaires et des employés de l’État, nos opinions sont irréconciliables. Pourquoi perdre mon temps à défendre mon point de vue? Et loin de moi l’idée de vouloir être démagogue. Je n’ai pas dit que vous étiez contre la taxation, j’ai dit que vous ne vouliez pas payer d’impôt sur le revenu. Nuance.

    Et, en passant, l’étalonnage des salaires se pratique dans le privé. C’est la seule raison pour laquelle mon employeur m’a donné un petit 2,5% d’augmentation cette année.

    Et je commence à croire que vous avez une grosse crotte contre les employés du secteur public.

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      20 février 2010 à 8 08 46 02462
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      @ Lutopium,

      Et je commence à croire que vous avez une grosse crotte contre les employés du secteur public.

      Une crotte, dites-vous? Laissez-moi vous mettre au parfum, si je puis dire. Selon le dernier rapport du Vérificateur Général, la dette du Québec se chiffre à $219 milliards. Ce chiffre inclue les déficits actuariels de la RRQ, la RAMQ et des pensions des employés de l’état. Ce dernier se chiffrait à $64 milliards au 31 Mars 2009. Il est probablement plus élevé aujourd’hui ($76 mia selon certaines sources, mais difficile à confirmer). Un simple calcul nous amène à constater que ça représente grosso modo un tiers de la dette. Un tiers! S’il peut-être argumenté que le RRQ et la RAMQ sont au bénéfice de la population entière, les plans de pension dorés des fonctionnaires ne bénéficie qu’une très infime minorité de privilégiés (J’inclue aussi dans ce nombre les députés et ministres). De simplement commuter ces plans de retraite de prestation déterminée à cotisation déterminée (ce qui est en train de se faire au privé et qui va bientôt laisser l’état comme étant le seul employeur à offrir des pensions à prestations déterminées) réduirait la dette d’un tiers. Vous vouliez du concret? Imaginez ce qu’on pourrait faire juste avec les économies d’intérêts.

      Ajoutez à ça que, dépendamment de la fonction et compte tenu de tous les bénéfices, les employés publics gagnent de 29% à 43% se plus que la majorité des travailleurs au privé (pas juste les syndiqués des compagnies de 200 employés et plus) qui payent leur salaire et leur retraite sans bénéficier des mêmes avantages, il y a fort à parier que je ne suis pas le seul à avoir une « crotte » contre les fonctionnaires.

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    20 février 2010 à 9 09 23 02232
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    @Philippe, j’en retiens donc que, pour assainir les finances publiques dans l’immédiat, vous proposez de réduire le salaire des employés de la fonction publique d’environ 30% et de transformer leur régime de retraite vers le modèle à prestation déterminées. Bien compris.

    Et que ce sont les fonctionnaires, et non pas les gestionnaires ou les partis politiques, qui sont responsables des déficits. Bien compris.

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      20 février 2010 à 11 11 37 02372
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      @ Lutopium

      j’en retiens donc que, pour assainir les finances publiques dans l’immédiat, vous proposez de réduire le salaire des employés de la fonction publique d’environ 30% et de transformer leur régime de retraite vers le modèle à prestation déterminées. Bien compris.

      Et redresser une injustice sociale du même coup, oui. De plus, on devrait sérieusement à diminuer les effectifs.

      Et que ce sont les fonctionnaires, et non pas les gestionnaires ou les partis politiques, qui sont responsables des déficits. Bien compris.

      Bien sûr les prises d’otages syndicales n’y sont absolument pour rien! Les gestionnaires et politiciens sont tout aussi responsables, mais je ne verserai pas une larme pour une nomenklatura surpayée.

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    20 février 2010 à 17 05 49 02492
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    @ Minarchiste:

    Merci pour Zarlenga que je ne connaissais pas; si je ne perdais pas de temps à écrire, je pourrais lire davantage. Je le lis et je sens que je vais l’aimer…

    Pour la réponse de l’Institut Mises… Pourquoi veut-on toujours changer le sujet ? Le papier de l’État ne vaut pas plus que le papier des banques, mais il ne vaut pas moins. La question est comment maintenir un lien stable et transparent entre une monnaie (symbole) et une réalité. Je l’explique brièvement ici.

    Rien ne s’oppose à cette solution. On ne le fait pas parce que, comme vous le dites:

    « printing dollars out of thin air, declaring them legal tender, and purchasing goods and services with them is tantamount to theft »

    Les banques ont imprimé 50 fois la valeur réelle en valeur monétaire et se sont approprié cette valeur fictive… la rendant convertible en valeur réelle.

    Je ne propose pas que l’État se substitue aux banques pour faire la même chose, mais pour émettre une monnaie représentant uniquement la valeur réelle. Pas de « fractionnaire »… 100% réel. Le but de la monnaie n’est pas de créer la valeur mais de la rendre mobile.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/07/05/regler-la-crise-financiere/

    Pierre JC Allard

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      20 février 2010 à 22 10 09 02092
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      @ PJCA

      Je ne propose pas que l’État se substitue aux banques pour faire la même chose, mais pour émettre une monnaie représentant uniquement la valeur réelle. Pas de « fractionnaire »… 100% réel. Le but de la monnaie n’est pas de créer la valeur mais de la rendre mobile.

      Je me demande comment vous pouvez réconcilier ce point avec celui de la taxation par inflation, compte tenu que l’inflation provient de l’expansion de la masse monétaire au-delà de la valeur totale des biens.

      Secundo, êtes-vous sûr qu’il est sage de confier la conduite de la politique monétaire à des politiciens dont le manque d’éthique et la myopie économique est notoire? Après tout, ce que les politiciens aiment le plus c’est acheter des votes et leur horizon temporel se limite aux prochaines élections. C’est ce comportement irresponsable qui nous a mis dans les dettes jusqu’au cou et vous voulez leur confier la presse à billets en plus?

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    20 février 2010 à 22 10 34 02342
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    @ P.D

    Primo: la situation neutre est monnaie= valeur réelle. Si vous utilisez l’inflation comme outil fiscal, vous émettez un surplus CONNU, PROGRAMMÉ, TRANSPARENT et vous dévaluez donc ouvertement la valeur de votre monnaie en circulation. Je l’explique ad nauseam dans une série d’article :

    http://nouvellesociete.wordpress.com/finance/

    Secundo: Si vous partez du principe que LES politiciens, pas certains politiciens, mais LES politiciens sont malhonnêtes et ne peuvent être tenus en laisse, vous devez mettre fin à la démocratie représentative. Est-ce votre proposition ? Je ne la critique pas pour le moment, je veux juste juste être bien sûr que c’est de ça qu’on parle.

    PJCA

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    21 février 2010 à 0 12 41 02412
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    @ Minachiste et PJCA,

    « For this purpose, it makes no difference who issues the phony money, the banks themselves or the government. »
    Je vous suis depuis un bon moment, vous et les autres, et je commence à comprendre un peu la faille…
    Les gens du Ministère de l’Éducation du Québec ont le même problème quand ils discutent « d’apprentissage », de pédagogie et d’organisations… Ils viennent à s’y connaître tellement dans leurs discours qu’ils finissent par perdre le but fondamental et strict: l’élève, dans un contexte d’école et de société.
    Si Zarlenga ne voit aucune différence, c’est qu’il a un grave problème: la réalité et le but de l’argent, ou appelez-ça « valeur », peu importe.
    Les gens du MEQ ne voient pas non plus la réalité de « l’apprenant » et de tous les autres mots pour essayer de faire une marque sur celui-ci. Ils pensent à une infinité de systèmes pour « montrer » sans vraiment se soucier du vase. Transmettre 1000 messages, sans receveur, ou sans avoir la bonne longueur d’ondes est le plus grand échec de l’éducation. Il y a en d’autres, mais ils sont créés par cette « vision » et sont mêlés à ceux des sociétés, et de très complexes.
    Bref, on travaille sur une matière humaine avec un calque techno: plus c’est compliqué, plus c’est bon. La médecine aussi fait la même erreur. Elle a la chance de voir des réussites, ce qui lui permet d’aller plus loin. En se déguisant en pirate – un oeil voilé – pour ses nombreux échecs.
    L’ARNAQUE
    En donnant le pouvoir de créer de l’argent par des intérêts particuliers on fait dériver la richesse sociale vers les particuliers qui non seulement S’ACCAPARE du pouvoir, mais elle peut désormais le transporter n’importe où. D’où la nécessité d’enclore l’argent ( la valeur) dans une réalité et une consistance qui pourrait ou devrait s’appeler pays.
    LE CITOYEN
    Il n’a que les valeurs réelles acquises pour transiger: maison, épargnes, etc. Et une tondeuse 🙂 Mais pour un comptable, c’est une valeur…
    LES CITOYENS
    Normalement, outre leur avoir personnel, ils ont accès aux richesses de leur pays, en sont propriétaire de par leur « contrat »social. Mines, industries, autres richesses naturelles. L’eau, par exemple… Ou le pétrole.
    Chaque pays peut donc avoir un bilan déterminant sa richesse comparativement à l’ensemble des pays. On peut même y inclure le « privé », car il est en quelque sorte la création de richesses par des activités – travail, conception, cerveaux, etc…
    Bref, de la même manière qu’un citoyen gère son « portefeuille ».
    Le seul danger peut survenir de corruptions dans l’échelle accordée aux différents paliers de décisions.
    C’est ce que j’ai vu en éducation: les « hauts placés » ne comprennent pas que leur rôle n’est pas d’être supérieur – ou de s’accorder une supériorité personnelle ( ce qu’ils font souvent) – mais de reconnaître leur responsabilité. C’est là, dans cette incompréhension de rôle que se perd l’efficacité d’une fonction dite publique, mais dans les fait, il n’y a jamais eu autant de dictateurs. Mais il n’y a jamais eu autant de victimes aussi. Sauf qu’elles se taisent pour ne pas perdre leur emploi.
    C’est ça le pouvoir.
    Le mauvais.
    Si en plus, il est dicté de mille manières par un pouvoir extérieur plus fort encore qui transmet son imagerie et que le petit dictateur se l’octroie par « reprographie égotique », la masse des dirigeants est plus lourde que la masse des x du peuple.
    C’est là toute la perte de la démocratie qui élit le plus fragile car il est manipulable et hypnotisé. Un peu aveugle également…

    « In the long run, this means that an ever-increasing part of the private sector will become dependent on the influx of new government money. »

    Ouch!
    C’est bien la première fois qu’un secteur privé craint le gouvernement…
    Dans un pouvoir réel avec une monnaie réelle, le gouvernement a tout intérêt a encourager le privé puisqu’il est un secteur inscrit dans le « contrat social », donc une richesse ajoutée.
    Lui aussi doit s’accorder à une valeur réelle. Il tentera de tricher et de devenir indépendant par une nouvelle fraude qualifiée de « complexe »…
    Le citoyen qui travaille et paie ses impôts et taxes n’a pas les moyens de jouer au jeu du malhonnête.
    Le cirque du soleil des rapports d’impôts est déjà arrangé pour qu’il perde quelques plumes.

    « From a moral point of view, it makes no difference who counterfeits the money and acquires property for nothing. It is still fraud and theft. »

    Morale! ??????
    Il saborde son raisonnement en partant :
    « conterfeit money ».
    Qui donc a intérêt a s’approprier des biens qu’il a déjà?
    J’ai regardé chaque paragraphe.
    « The printer acquires property without giving anything of real value in return. »

    On dirait qu’il perçoit L’État comme une entreprise privée qui … joue le jeu des entreprises privées.

    Le boulanger qui fait son pain ne peut pas inventer sa farine… Mais le fournisseur par de l’argent contrefait peut bien acheter des terres partout dans le monde, rendre esclave les travailleurs, et finir par vendre sa maudite farine au prix qu’IL LE DÉSIRE.
    Et son « désir » n’a rien à voir avec la réalité… Si le boulanger cessait de travailler, il pourrait toujours manger son argent…
    Ce qui serait une bonne chose…
    Quant à Zarlenga… Il mélange l’eau et le sable. Essayez d’y faire pousser du brocoli.
    Un sable mouvant… Dans les films, gens y meurent et on aime ça…
    C’est très excitant pour le spectateur.
    __________
    Bon!
    Je m’en vais écrire un poème, ça ne changera pas le monde…
    Pour ceux qui se plaignent que les gens sont hypnotisés, ignares, et qu’ils devraient se réveiller, c’est justement parce qu’ils font confiances à ceux qui créent des sables mouvants.
    In Inc. We trust!
    Ils ont ça estampillé dans l’âme, tout en émoi devant les discours savants. Souvent, ils ont de la peine à écrire.
    Ils ont un petit appartement plein de cancrelats, mangent du pain blanc trafiqué, mais des émotions à grandeur d’Univers.
    Qui sait si ce n’est pas la monnaie qui leur servira après l’arrivée de leur départ…
    Pensez-y…

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      21 février 2010 à 8 08 51 02512
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      @ Gaëtan Pelletier

      « From a moral point of view, it makes no difference who counterfeits the money and acquires property for nothing. It is still fraud and theft. »

      Morale! ??????
      Il saborde son raisonnement en partant :
      « conterfeit money ».
      Qui donc a intérêt a s’approprier des biens qu’il a déjà?
      J’ai regardé chaque paragraphe.
      « The printer acquires property without giving anything of real value in return. »

      En réalité, c’est une critique de la monnaie fiduciaire. Quand l’argent est créé « ex nihilo », à partir de rien, ça ne fait aucune différence qui fait fonctionner la presse à billet. C’est une fraude parce que cet argent n’a aucune contrepartie réelle dans la production de biens et services. Tout est dans la colonne crédit et il n’y a rien dans la colonne débit pour contrebalancer. Les banques centrales le font à tous les jours en achetant des titres sur le marché et l’argent qu’ils créent en le faisant n’a en réalité pas plus de valeur que les billets dans un jeu de Monopoly.

      Si j’imprime de la monnaie dans mon garage, la seule différence c’est l’échelle et le fait que le gouvernement possède la force d’éliminer la compétition. Mais ça ne veut pas dire que les bouts de papiers issus du gouvernement ont plus de valeur réelle pour autant

      @PJCA

      Primo: la situation neutre est monnaie= valeur réelle. Si vous utilisez l’inflation comme outil fiscal, vous émettez un surplus CONNU, PROGRAMMÉ, TRANSPARENT et vous dévaluez donc ouvertement la valeur de votre monnaie en circulation. Je l’explique ad nauseam dans une série d’article :

      http://nouvellesociete.wordpress.com/finance/

      J’ai lu quelques uns de ces billets et des économistes comme Mises, Hayek et Rothbard ont aussi expliqué ad nauseam pourquoi la planification centrale d’une économie ne peut fonctionner même s’il ne s’agît que de la politique monétaire. En l’implémentant vous réaliseriez vite que de maintenir une monnaie neutre est passablement difficile, encore moins de maintenir un certain taux d’inflation. Les conditions du marché évoluent trop rapidement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les banques centrales se sont montrées incapables de contrôler l’inflation sans causer des bulles spéculatives. Le problème actuel du système monétaire n’est pas tant qu’il est sous le contrôle de « shylocks » comme vous dites, mais plutôt qu’il est un monopole. Échanger un monopole pour un autre, c’est foncièrement échanger quatre trente-sous pour une piastre.

      Secundo: Si vous partez du principe que LES politiciens, pas certains politiciens, mais LES politiciens sont malhonnêtes et ne peuvent être tenus en laisse, vous devez mettre fin à la démocratie représentative. Est-ce votre proposition ? Je ne la critique pas pour le moment, je veux juste juste être bien sûr que c’est de ça qu’on parle.

      Vous avez quelques années d’avantage sur moi en termes d’expérience de vie, mais laissez-moi vous poser une question: Quand avez-vous vu une proposition d’un politicien, aussi bien intentionné soit-il, qui n’a pas eu une foule de répercussions négatives à long-terme? Prenons juste l’exemple du programme de congés parentaux… Le problème provient du fait qu’aucun politicien n’a jamais porté attention à la leçon de Hazlitt et n’examinent jamais les effets secondaires de leurs politiques. Les impératifs des politiciens diffèrent des nôtres. Leur intérêt est de faire des faveurs et d’acheter des votes pour se faire réélire. C’est pourquoi il existe une foule de lobbies qui tentent de chacun tirer leur bout de couverture. Règle générale, dans ce petit jeu, c’est le petit peuple qui est perdant. Je crois que nous pouvons être d’accord sur ce constat.

      Je ne propose pas d’éliminer la démocratie représentative, mais de limiter les pouvoirs de celle ci. C’est le coeur du concept de minarchie: l’idée que le gouvernement existe pour nous protéger des agressions et de la fraude, mais pas pour diriger nos vies, ni nous protéger de nos propres erreurs.

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    21 février 2010 à 10 10 26 02262
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    PD (et les autres)…

    Vous parlez de démocratie représentative. Pouvez-vous m’expliquer de quoi vous parlez exactement?

    La  »constitution » canadienne stipule très clairement que Sa Majesté la Reine est le chef d’état. On ne dit par le Parlement, mais bien la Reine.

    Donc, de quoi parlez vous au juste quand vous dites démocratie représentative??

    La plupart des gens pensent que le pouvoir est délégué de la population aux élus, lesquels proposent des lois qui sont adoptées par le vote majoritaire des députés.

    Donc, c’est démocratique qu’ils disent.

    Avez-vous vraiment étudié le système politique canadien pour penser des trucs pareils?

    Une  »constitution » aussi imparfaite soit-elle, est un document de nature juridique. Ce qui est écrit dans le document est ce qui définit les droits des parties signataires.

    Le pouvoir est entre les mains de la Reine, pas du Parlement.

    Toutes les lois fédérales doivent être approuvées par le Gouverneur général en conseil, et toutes les lois provinciales doivent être approuvées par le Lieutenant gouverneur en conseil. Le Gouverneur général (General Manager) et le lieutenant-gouverneur en conseil (Assistant General Manager) sont les représentant de la Reine, le chef d’État.

    On raconte dans les facultés de droit que le pouvoir de la Reine est purement symbolique et que le rôle du gouverneur général est de signer automatiquement (rubber stamp) toutes les lois  »adoptées » par le Parlement, là ou dit-on réside le vrai pouvoir, car dit-on, nous vivons dans une démocratie. Les élus adoptent les lois.

    Mais c’est la Reine qui est le chef d’État selon le texte même de l’AANB. Cela semble contradictoire, mais c’est plutôt la preuve que la démocratie n’est qu’une illusion, concotée par des charlatans, pour vous donner l’impression que votre opinion compte, alors qu’en fait rien n’est plus loin de la vérité.

    Pourquoi pensez-vous que la ligne de parti existe, si ce n’est pour empêcher les élus de représenter les électeurs de leurs circonscriptions lors des votes?

    Pourquoi pensez-vous que les lois ne protègent pas les intérêts des citoyens, pendant que certaines industries par exemple semblent intouchables, et agissent en toute impunité?

    Voyons donc les amis!

    Tout ce que vous faites, c’est répéter des faux concepts qui vous sont enseignés depuis votre enfance et qui sont constamment répétés par tout le monde, mais qui n’ont aucun fondement dans la réalité, mis à part le fait que vous croyez tous que l’illusion est réelle.

    Pensez à ça et bonne journée.

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    21 février 2010 à 10 10 27 02272
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    @GP: Je me suis mal exprimé pour le lien. Il n’est pas ici, mais là, en dessous… et il fonctionne.

    Excellent commentaire en forme de billet.. ou est-ce le contraire ? La terreur du jeudi est un mythe des salazaro-catholicailleurs pour pourfendre les Jovialistes :-))

    PJCA

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    21 février 2010 à 10 10 46 02462
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    @ PD

    Re primo:

    « maintenir une monnaie neutre est passablement difficile, encore moins de maintenir un certain taux d’inflation »

    Aucun problème quand il n’y a pas de confusion entre symboles et réalités. Surtout pas, donc, traiter l’argent comme une denrée ! Il n’a pas de valeur intrinsèque.

    « C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les banques centrales se sont montrées incapables de contrôler l’inflation sans causer des bulles spéculatives. »

    Elles en seraient parfaitement capables… elles ont seulement intérêt à ne PAS le faire

    Le problème actuel du système monétaire n’est pas tant qu’il est sous le contrôle de « shylocks » comme vous dites, mais plutôt qu’il est un monopole.

    L’émission de monnaie DOIT être un monopole, sans quoi le rapport symbole-réalité devient instable. Ici, nous sommes en désaccord, mais je vous souligne que ma position est plus proche que la vôtre de la théorie économique orthodoxe,

    re: Secundo:

     » Je repète: Je ne la critique pas, je veux juste être bien sûr que c’est de ça qu’on parle. »

    PJCA

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    21 février 2010 à 10 10 59 02592
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    @ AL

    Au Canada, le seul vrai pouvoir politique est le Premier Ministre. Le pouvoir réel est entre les mains de fonctionnaires inamovibles qui reçoivent leurs instructions directement des lobbies qui mènent ce pays.

    Le Parlement est le pouvoir législatif, mais il obeit au Parti au pouvoir qui obéit au Premier Ministre… qui suit l’avis de ses fonctionnaires. Poudre aux yeux.

    La Reine est le symbole du pouvoir exécutif, mais n’a en principe aucun pouvoir. En fait, elle a celui d’être riche et de faire partie de l’Establishment, mais pas plus.

    PJCA

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    21 février 2010 à 11 11 23 02232
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    PJCA, je ne suis pas tout à fait d’accord avec votre interprétation, mais vous confirmez que la démocratie représentative n’existe pas.

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    21 février 2010 à 19 07 41 02412
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    @ Aimé,
    On comprend bien les faits de la constitution. Je pense que tout le monde le comprend. Dans la réalité – et même celle de l’Angleterre, peu importe – le pouvoir de la reine ou du représentant n’est plus rien.
    La démocratie pourrait être « réelle » au moins, si le système était différent.
    Des élus, mais pas de parti. Et un contrat…
    Un contrat où le peuple dessine le « programme »…
    Et des banques.
    N’est-ce pas ce que suggère PJCA?
    ( je reviens dans quelques heures)

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    21 février 2010 à 22 10 17 02172
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    PJCA… donc en fait, on dit la même chose.

    Gaetan, j’imagine que ça pourrait être mieux si c’était différent,mais tant que le système sera fondé sur une monnaie fictive, une constitution fictive, une démocratie fictive, tout ce qu’on pourra faire, collectivement, c’est pelleter de l’air.

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    21 février 2010 à 23 11 17 02172
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    @ Aimé,
    Ben là! Il n’y a rien à redire:
    Une monnaie fictive
    Une constitution fictive
    Une démocratie fictive…
    Et bien des choses cachées…
    Plusieurs rois à plusieurs faces. Depuis des siècles…
    On pelle ( ou pellette, en français c’est compliqué) de l’air…
    Et on vit sur des bulles financières.
    Peut-être qu’il ne reste plus qu’à attendre que le système financier s’effondre….

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    23 février 2010 à 9 09 47 02472
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    Une discussion interessante mais là encore plutôt inutile au niveau des décisions gouvernementales.

    Vu la dette publique et le déficit chronique (provincial + fédéral) , augmenter les revenus et baisser les services sera inévitable.

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/02/22/008-troisieme-rapport-finances.shtml

    Économiser 11 milliards d’ici 4 ans.

    Il propose « un pacte 50-50 » pour économiser 11 milliards de dollars d’ici 2011, la moitié en réduisant les dépenses et l’autre en augmentant les revenus.

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