Les Gilets jaunes: la partie émergée de la crise sociale française?

Source : Institut Montaigne.

 

Nous diffusons cette étude portant sur le mouvement des Gilets jaunes à titre de contribution à l’analyse de ce mouvement social très important pour la France et pour le prolétariat mondial. Le lecteur peut en tout temps se référer au texte original à cette adresse URL : https://www.institutmontaigne.org/blog/les-gilets-jaunes-la-partie-emergee-de-la-crise-sociale-francaise  Pour notre part au webmagazine Les7duquebec.com nous publierons, sous peu, le volume :  AUTOPSIE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES chez l’Harmattan. Ce volume présentera à notre humble avis un point de vue original du prolétariat révolutionnaire mondial sur ce Mouvement progressiste d’avant-garde. D’ici cette  publication bonne lecture. Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

 


Cette analyse est le fruit d’une enquête d’opinion réalisée entre le 14 décembre 2018 et le 8 janvier 2019 par Elabe, en partenariat avec l’Institut Montaigne. Ont été interrogées 10 010 personnes, réparties en 12 sous-échantillons régionaux de 800 individus (1 200 en Ile-de-France) représentatifs de la population résidente de chaque région administrative métropolitaine âgée de 18 ans et plus. Ce Baromètre des Territoires couvre un large éventail de thématiques (pouvoir d’achat, mobilités, lien social, justice sociale, rapport au territoire et aux acteurs de la société…) et inclut une question permettant d’identifier les Français qui se sentent Gilets jaunes.

 

Les Gilets jaunes : un mouvement social inédit

Depuis novembre 2018 et le début de la contestation des Gilets jaunes, la France connaît un mouvement social triplement inédit.

1. Il est inédit par sa mobilisation en dehors de tout cadre organisationnel existant (syndicats, partis politiques, associations, etc.).

2. Il est inédit par sa longévité puisque, depuis le samedi 17 novembre 2018, les manifestations nationales sont hebdomadaires.

3. Il est inédit par les formes multiples de son expression : réseaux sociaux, pose du gilet jaune sur le pare-brise des voitures, manifestations hebdomadaires récurrentes, tentative de constitution de parti politique.

Il bénéficie depuis le début d’une solide approbation dans l’opinion publique (soutien ou sympathie) : elle dépassait les 70 % en novembre et décembre 2018, puis s’est stabilisée autour de 60 % jusqu’à début mars. La dernière étude Elabe du 20 mars 2019 montre que, quatre mois après le début de la mobilisation, 53 % des Français approuvent (soutien et sympathie) le mouvement des Gilets jaunes. Par rapport à la mesure du 13 mars, elle est en baisse de 8 points. Dans le détail, 24 % (-3 points) des Français soutiennent la mobilisation et 29 % (-5) expriment de la sympathie pour la mobilisation. À titre de comparaison sur une période récente, la mobilisation sociale des syndicats de salariés de la SNCF au printemps 2018 était approuvée par 34 % des Français le 14 mars, 44 % le 4 avril et 36 % le 23 mai.

L’organisation horizontale, fragmentée et en dehors de tout cadre institutionnel classique, ainsi que la multiplicité des modes d’actions, rendent difficile l’étude de cette mobilisation sociale. Qui sont les Gilets jaunes ? Ce mouvement « des ronds-points » est-il plus mobilisateur sur certains territoires, dans certaines catégories de population ou traverse-t-il toute la société française ? Quelles sont les opinions des Gilets jaunes sur l’impôt, la justice sociale ou l’Union européenne ? À qui font-ils confiance ?

 

Qui sont les Gilets jaunes ?

 

Le Baromètre des Territoires couvre un large éventail de thématiques : pouvoir d’achat, mobilités, lien social, justice sociale, rapport au territoire et aux acteurs de la société, etc., et inclut une question permettant d’identifier les Français qui se sentent Gilets jaunes.

Ainsi sur les 10 010 répondants, 21 % se disent Gilets jaunes (soit 2 083 répondants), 47 % ne se disent pas Gilets jaunes mais soutiennent l’action et les revendications du mouvement, 27 % ne sont pas Gilets jaunes, et 6 % ne se prononcent pas. Cette proportion de Gilets jaunes (21 %) est en phase avec les données mesurées par les enquêtes hebdomadaires Elabe/BFMTV qui ont montré qu’en novembre et décembre 2018, 20% des Français se disaient Gilets jaunes (voir graphique ci-dessous). Si elle correspond à un pic qui n’a cessé de régresser depuis, nous avons considéré que l’analyse devait justement reposer sur le point le plus haut du mouvement.


Sociographie d’une mobilisation sociale

Note de lecture : Les évolutions indiquées entre parenthèses indiquent le décalage entre les Gilets jaunes et la moyenne nationale. Par exemple « 69 % ont retardé ou renoncé à des soins lors des douze derniers mois (+18) » signifie que 69 % des Gilets jaunes ont retardé ou renoncé à des soins lors des douze derniers mois et que ce chiffre est supérieur de 18 points à la moyenne nationale qui est de 51 %.

Parmi les 2 083 personnes qui se disent Gilets jaunes, 53 % sont des hommes et 47 % sont des femmes, et parmi les personnes qui soutiennent l’action et les revendications du mouvement, 55 % sont des femmes et 44 % des hommes. Cette présence des femmes est un phénomène plutôt rare dans les grands mouvements sociaux, mais fait écho à leur visibilité grandissante dans les manifestations.

Les actifs sont au cœur du mouvement : les 50-64 ans 30 % (+5 points par rapport à leur poids dans la population française), les 35-49 ans 28 % (+3) et les 25-34 ans 16 % (+1). Les catégories d’âge 18-24 ans (8 %, -2) et les plus de 64 ans (18 %, -6) sont elles légèrement sous-représentées. Le mouvement est composé à 57 % de personnes en situation d’emploi (+1 par rapport à la moyenne de l’échantillon interrogé), les personnes à la retraite ou en pré-retraite pèsent pour 21 % (-4), les chômeurs pour 11 % (+5) et les personnes en études 3 % (-3).

La seule sous-catégorie qui est significativement surreprésentée au sein des Gilets jaunes est celle des femmes vivant seules avec enfants : elles représentent 12 % au sein des Gilets jaunes alors qu’elles ne représentent que 6 % de l’échantillon de Français interrogés.

C’est un mouvement des classes populaires : les Gilets jaunes sont majoritairement des ouvriers (26 % sont des ouvriers, +9 par rapport au poids des ouvriers dans la société française), des employés (21 %, +4) et des retraités CSP- (17 %, =), qui vivent dans les communes rurales (28 %, +5) et les petites villes de 2 000 à 20 000 habitants (21 %, +3), mais aussi dans les villes de plus de 100 000 habitants (26%, -3). À l’image de la société française, les Gilets jaunes vivent à la fois en banlieue (32 %, -4), en ville centre (30 %, -4), dans des zones rurales (27 %, +4) sont peu présents dans les villes isolées (10 %, +2). 50 % des Gilets jaunes ont un niveau de diplôme inférieur au baccalauréat, 28 % ont un niveau de diplôme égal au baccalauréat, et 22 % ont un diplôme de l’enseignement supérieur, ces proportions sont respectivement de 54 %,16 % et 30 % dans l’ensemble de la population en 2017.

La composition familiale des Gilets jaunes est très proche de celle de l’ensemble de l’échantillon interrogé : 35 % (-1) vivent en couple sans enfant, 29 % (+1) en couple avec enfant, 22 % (-1) seuls sans enfant, 9 % (+3) seuls avec enfant, 5 % (-1) chez leurs parents et 1 % (=) en colocation. La seule sous-catégorie qui est significativement surreprésentée au sein des Gilets jaunes est celle des femmes vivant seules avec enfants : elles représentent 12 % au sein des Gilets jaunes alors qu’elles ne représentent que 6 % de l’échantillon de Français interrogés.

Par contre, la situation économique des Gilets jaunes est significativement moins bonne que la moyenne. Leur niveau de vie est de 1 486€ par mois contre 1 777€ par personne en moyenne pour l’échantillon de Français interrogés.

Géographiquement, les Gilets jaunes sont présents sur l’ensemble du territoire national mais la fourchette des Français qui se disent Gilets jaunes varie entre 28 % en Occitanie ou 27 % en Bourgogne-Franche-Comté et 17 % en Ile-de-France. Si on se focalise sur les anciennes régions administratives, on constate que les Gilets jaunes sont surreprésentés le long des territoires que le géographe Roger Brunet appelait « la diagonale du vide », s’étendant des Ardennes aux Hautes-Pyrénées : Champagne-Ardenne (+7 points par rapport à la moyenne nationale de Gilets jaunes ), Bourgogne (+5), Franche-Comté (+6), Auvergne (+2), Limousin (+4), Languedoc-Roussillon (+5) et Midi-Pyrénées (+6) . À ces territoires, il faut ajouter aussi une surreprésentation des Gilets jaunes en Haute-Normandie (+4).


Un rapport au territoire qui aggrave la crise sociale

Dans l’étude La France en morceaux, le Baromètre des Territoires a identifié quatre catégories de Français en fonction de leur rapport au territoire et aux mobilités (sociales, personnelles et géographiques).

  • Les « Français Affranchis » (21 % de la population) ont peu d’attaches territoriales et réalisent leur projet de vie sans entrave grâce à des moyens économiques et socioculturels qui leur permettent de s’affranchir des contraintes territoriales.
  • Les « Français Enracinés » (22 % de la population) sont profondément attachés à leur territoire, heureux de vivre là où ils ont choisi de vivre, leur bulle personnelle est un bouclier qui les protège de la violence sociale, sans pour autant la masquer. Ces Français goûtent au bonheur de « vivre au pays » et n’aspirent pas à la mobilité.
  • Les « Français assignés » (25 % de la population) sont assignés à leur territoire et subissent de plein fouet la crise du pouvoir d’achat, les inégalités sociales et territoriales. Ils sont bloqués géographiquement et socialement et font le récit d’un lent déclin personnel et social qui n’en finit plus.
  • Les « Français sur le fil » (32 % de la population) vivent une forte tension entre leur aspiration à la mobilité sociale et territoriale et une difficulté à s’affranchir de leur situation socioéconomique et des inégalités territoriales.

Les Gilets jaunes sont très largement des « Assignés » (39 %, +14) et des « Sur le fil » (29 %, -2), c’est-à-dire que 7 Gilets jaunes sur 10 ont l’impression de subir leurs conditions de vie (situation professionnelle, lieu de vie, etc.). Comme nous l’avons déjà souligné, ils ressentent très durement la crise du pouvoir d’achat à laquelle s’ajoute donc l’impression de subir également les inégalités territoriales.

  • Seulement 39 % (-11) des Gilets jaunes déclarent avoir un accès facile et rapide à une série de huit services (formation, culture, divertissement, soins, transports, information, courses et administration) ;
  • La moitié des Gilets jaunes (49 %, +10) a le sentiment que les services publics disparaissent là où ils vivent ;
  • 69 % (+11) estiment qu’il est de plus en plus difficile de trouver un emploi là où ils vivent ;
  • La moitié se sent « coincée » là où elle vit (49 %, +5).

Ceci ne signifie pas que les Gilets jaunes ne sont présents que dans les territoires en difficultés. Au regard de la typologie des territoires de vie de l’Insee qui classifie les territoires en fonction d’indicateurs objectifs d’accès aux services et de qualité de vie sur un territoire, qu’il soit qualifiés de « plutôt favorisés », « plutôt aisés », « peu favorables », « en situation intermédiaire » ou « isolés », la proportion de personnes se sentant Gilets jaunes varie entre 17 % et 28 %. Cette présence des Gilets jaunes sur l’ensemble des territoires de vie confirme que l’émergence de ce mouvement social ne s’enracine pas dans les inégalités territoriales, mais bien dans la crise sociale qui traverse de larges pans de la société.

Par ailleurs, ce sentiment d’être assignés à son lieu de vie et de subir les inégalités territoriales ne signifie pas que les Gilets jaunes ne sont pas attachés à leur territoire. Ils sont globalement tout aussi attachés à celui-ci que la moyenne des Français (45 % sont attachés au lieu où ils vivent (-1), 50 % à leur ville (-2), 56 % à leur département (+7), et 59 % à leur région (=). En revanche, ils sont plus pessimistes sur l’avenir de leur territoire que la moyenne des Français : 56 % sont pessimistes pour l’avenir du lieu où ils habitent (+12) et 62 % en l’avenir de leur région (+13).

Cette présence des Gilets jaunes sur l’ensemble des territoires de vie confirme que l’émergence de ce mouvement social ne s’enracine pas dans les inégalités territoriales, mais bien dans la crise sociale qui traverse de large pans de la société.

Enfin, si les Gilets jaunes sont principalement des « Français Assignés » et des « Français sur le fil », une proportion non négligeable d’entre eux sont des « Français enracinés » (18 %, -4) et des « Français Affranchis » (14 %, -8). La présence de Gilets jaunes parmi des catégories de la population qui ont le plus fort capital socioéconomique et culturel et qui sont les plus heureuses peut surprendre, mais elle explique bien le caractère diffus de l’inquiétude sociale dans le pays : 78 % des Français jugent la société actuelle injuste (dont 28 % très injuste).


Politisation des Gilets jaunes et scrutin européen

La forte défiance des Gilets jaunes vis-à-vis des acteurs institutionnels les conduit logiquement à être une majorité à déclarer n’avoir de préférence partisane pour aucun parti (33 %) ou à se dire proches de partis politiques protestataires, notamment le Rassemblement National (19 %) et dans une moindre mesure La France insoumise (10 %).

Lors du 1er tour de l’élection présidentielle de 2017, 29 % des Gilets jaunes ont voté pour Marine Le Pen, 27 % se sont abstenus, ont voté blanc ou n’étaient pas inscrits sur les listes électorales, et 17 % ont voté pour Jean-Luc Mélenchon.Lors du 2nd tour, 44% des « gilets jaunes » se sont abstenus, ont voté blanc ou n’étaient pas inscrits sur les listes électorales, 34% ont voté pour Marine Le Pen, et 22% pour Emmanuel Macron.

 

La mobilisation de franges de la population traditionnellement absentes de la contestation sociale, et leur politisation depuis le début du mouvement social pourraient, si elle se confirmait, peser sur les résultats des élections européennes de mai 2019. Dans ce contexte, il est important de noter que 61 % des Gilets jaunes considèrent que l’appartenance de la France à l’Union européenne induit plus d’inconvénients que d’avantages (+18 par rapport à la moyenne des Français). Ils sont aussi plus de 6 sur 10 à considérer que l’Union européenne ne maîtrise pas les flux migratoires et ne les protège pas des effets négatifs de la mondialisation. Bien que l’Union européenne ne soit pas (encore ?) au cœur des revendications du mouvement social des Gilets jaunes, celle-ci pourrait devenir la cible de leur colère sociale dans les urnes.


Conclusion

Les données du Baromètre des Territoires révèlent que les opinions des Gilets jaunes ne sont ni « atypiques », ni spécifiques par rapport au regard qu’une majorité de Français porte aujourd’hui sur notre société, ses injustices et son incapacité à garantir la promesse républicaine d’égalité et d’ascenseur social.

 

Ils font cependant partie des Français qui vivent le plus violemment la crise du pouvoir d’achat et expriment avec le plus d’intensité le sentiment d’injustice. Ce double phénomène percute de plein fouet leur vie quotidienne et dégrade ce bonheur personnel qui résiste à la crise chez une majorité de nos concitoyens.

Si la France est en morceaux, ces quatre segments (Affranchis, Enracinés, Assignés, et Sur le fil) ne sont pas des vases hermétiquement clos. Le Baromètre des Territoires permet de confirmer que les Gilets jaunes ne sont que la partie la plus visible d’une souffrance sociale qui traverse désormais de larges pans de notre société et mine la confiance à la fois dans l’avenir et dans l’efficacité du système politique.

Copyright : NICOLAS TUCAT / AFP

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

16 pensées sur “Les Gilets jaunes: la partie émergée de la crise sociale française?

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    13 septembre 2019 à 14 02 26 09269
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    J’insiste… Ce mouvement n’a rien d’inédit. La cause principale c’est l’augmentation du prix de l’essence par une taxe… Pas la demande d’éducation ni d’une vie digne!

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      14 septembre 2019 à 9 09 31 09319
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      @ Pablo

      Pas du tout d’accord avec toi. Le Mouvement des Gilets jaunes est tout à fait inédit – vivifiant pour nous révolutionnaires et confirme en tout point l’analyse économico-politique et sociologique que nous menons ici chez Les7duQuébec.com depuis quelques années.

      En relisant l’article Je viens même de découvrir un autre aspect inédit que je n’avais pas perçu au premier abord… C’est-à-dire que cet extraordinaire Mouvement populaire spontanée a vu les femmes du prolétariat donner une solide leçon aux petites-bourgeoises féministes – LGBT et autres déviances bourgeoises.

      L’auteur écrit avec raison : « Cette présence des femmes est un phénomène plutôt rare dans les grands mouvements sociaux  » et il ajoute que les femmes monoparentales chefs de familles sont surreprésentées parmi les Gilets jaunes. Mais elles ne se sont pas présentées sur les ronds-points pour revendiquer leur sexualité… ou exiger que le Mouvement ne considère que leur misère à ELLES seules = comme les féministes de merde le font partout dans les médias – faisant le jeu du capital en divisant les militants en fonction du genre de leur sexualité ou de la laïcité ou de leur religion ou de leur habitude vestimentaire… et autres fadaises.

      NON les femmes Gilets jaunes se sont mobilisées contre le système capitaliste décadent dont elles subissent autant que les autres la déchéance dégradante. Les femmes gilets jaunes ont contribué à l’unité et à la radicalité du Mouvement. Voilà un autre aspect inédit de ce Mouvement.

      La suite dans notre volume AUTOPSIE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES sous peu

      Et bravo au prolétariat français à qui nous devons collectivement une fière chandelle

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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      22 septembre 2019 à 3 03 20 09209
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      La révolution de 1789 est née d’un prix du pain trop élevé, suite à une mini période glaciaire qui a réduit la production de blé. Également, parce qu’il y avait une spéculation sur les stocks de blé.

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    13 septembre 2019 à 14 02 40 09409
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    Merci Rober !

    Excellente étude super détaillée, transparente, importante et salutaire pour comprendre et déduire ce qu’on peut en déduire, comme on pouvait s’y attendre en Europe, et contrairement à l’Amérique du nord ou l’on ne peut jamais rêver d’une telle transparence et intérêt pour la crise sociale, comment elle affecte la population, et ce qu’en pense cette dernière ou comment elle vote, elle pense, elle vit le marasme social ! l’Amérique du nord, le Canada en particulier et le Québec, c’est pire que le Burundi ou le Bénin, notre presse, nos journalistes, nos institutions, nos organismes indépendants valent que dalle, tous sont au service de l’establishment… le troupeau est maintenu dans l’ignorance, la matraquage, la pire propagande, les mensonges et la manipulation d’opinion sous un épais écran de fumée par des organismes de presse subventionnés et forcés d’exister par l’état ! il m’est quasiment impossible de lire ou vouloir lire nos journaux d’ici tellement ils sont minables et tiers-mondistes !

    Je retiens de cette étude plusieurs choses et contradictions inévitables encore dont :

    – l’Europe en général et pas que la France uniquement est très mal préparée à la recession, malgré la montée de la droite partout, le Brexit, et la vague identitaire qui revendique en majorité la fin du libre échange, de l’immigration, des politiques libérales de gauche, et boycotte l’establishment traditionnel. Cette crise sociale de très grande ampleur qui affecte aussi bien l’Allemagne que la France et les autres pays de la communauté européenne, est quasiment sans issue sauf comme le prévoient et en parlent leurs économistes de droite, si ces européens adoptent des mesures  »Trumpistes » ou  »Chinoises » claires et nettes, protectionnisme et repli économique de masse, repli industriel, rapatriement et réinjection massive des capitaux dans l’économie Européenne, réindustrialisation massive et réformes sociales et de l’immigration ! Bref, la droite en effet à de grandes chances de voir son rêve se réaliser, et les chiffres de cette étude le démontrent très bien !

    – En France, les disparités territoriales sont encore significatives, autant que les inégalités en emploi en général, bien j’aurai aimé que la majorité des gilets jaunes aient plus qu’un Baccalauréat du secondaire comme dit l’étude, ce qui explique d’ailleurs pourquoi ces gilets jaunes sont encore  »stigmatisés’, et traités de cancres par le patronat ! quoique, dans ce modèle, le 14% de français  »affranchis » qui font partie des gilets jaunes, plutôt vivant bien et sans contraintes de mobilité ou de travail, est un signe très positif qui présage le changement de système et son refus en tous cas par une frange importante d’une élite qui se solidarise avec les classes sociales plus paupérisées et qui comprend les enjeux sociaux et la nécessité de tout recommencer !

    – Cette étude aussi traduit la déroute économique, la panique et la crise du patronat et des grandes entreprises françaises ! pas étonnant ! les états-unis et même les chinois essaient de racheter les fleurons de l’industrie, les américains en tous cas ont doté leur système de justice de mécanismes pour traquer les plus grandes firmes européennes partout sur la planète, les accuser de corruption internationale et rapatrier les patrons et les cadres pour pouvoir les juger aux états unis ! du coup, plus aucun européen ne veut travailler en tant qu’expatrié des grandes firmes européennes aux états-unis dans le domaine des nouvelles technologies, de la cybersécurité, des banques, de l’aviation, et du marché des armes sophistiquées etc…Bref, les américains détruisent l’industrie et la finance européenne, la minent, l’espionnent, la rachètent quand ils peuvent (souvent dans des procès rocambolesques comme lorsque GE à acquis Alstom le géant nucléaire français en 2014, pour deux sous, sous la contrainte, et par des procès de corruption) ! En tous cas, ce qu’ignorent les gilets jaunes, c’est que leur économie est sous tutelle américaine, ils sont loin de se douter que les plus grands groupes industriels français ou même allemands subissent le chantage et l’extortion par les américains, et ce n’est nullement pour défendre le patronat français ou européen que je le dit ! c’est qu’on le veuille ou pas la réalité crue de l’économie !

    – Avant de parler donc de la gabégie du patronat français, de son insouciance et de la dictature des rotschilds et leurs banques, il faut insister sur le fait que la crise et la récession à venir donc ne frappera pas seulement le tiers monde pauvre de plein fouet, mais elle frappera l’Europe est la France comme jamais auparavant ! il n’est pas exclu de voir un autre  »Plan Marshall » émerger dans le courant de cette crise, les Américains en bons opportunistes historiques et hégémoniques, pourraient donc intervenir en Europe encore, mais cette fois sans qu’il y ait de guerre ! ils endetteront les européens jusqu’au trognon, ils les feront ramper, ils exigeront qu’ils se joignent à eux pour combattre la Chine et les économies émergeantes et ils leurs imposeront  »l’asustérité » à long terme, et permanente !

    – Cette étude démontre aussi que le mouvement des gilets jaunes à de grandes chances d’éclater lors des prochaines élections s’il se divise ou se radicalise entre tenants de la droite et ceux de la gauche ! bien que tous soient anti-système, on relève en tous cas chez les français  »Enracinés » 22%, les  »Assignés » 25%, et les  »Sur le fil » les plus vulnérables, une crédulité et naïveté sans pareil selon ces chiffres… à croire que le front National ou Mélenchon, ou un autre Macron va les sauver en allant voter pour eux ! bien qu’ils se disent tous à 80% qu’ils ne croient pas au système ! il n’y a que les abstentionnistes 27% qui permettent encore d »espérer que ce mouvement passe à un autre état d’esprit, celui de prise de conscience que ni la gauche actuelle, ni la droite et l’extrême droite, ni les pleurnichages donc ne vont résoudre quoi que ce soit ! et qu’il faille évoluer dans la compréhension des enjeux et la définition d’un système qui soit réellement équitable et juste pour tous ! Bref on verra ! bien qu’il faut craindre que certains groupes de l’extrême droites soient ceux qui risquent de remporter le pari, car très conscients de la compléxité des enjeux, ils prônent une remilitarisation massive de l’europe (je lisais récemment sur Linkedin, ce réseau social pour l’entreprise et l’emploi, des cadres français par centaines et milliers exprimer leur faveurs pour une telle course à la remilitarisation !), il prônent aussi un bannissement total et entier de l’immigration, chose irréaliste vu l’état de délabrement avancé encore de l’Afrique et de la prolifération du phénomène des  »Patéras » ou barques de la mort et l’immigration illégale massive, mais ce discours sur l’immigration les rend séduisants et crédibles aux yeux des français, ils prônent aussi et surtout le retour de l’impérialisme économique dans le monde, et la mise sur place de mécanismes très américains pour s’outiller pour la guerre économique ! Qui vivra verra donc !

    Enfin, je dirais en conclusion que si les gilets jaunes ont l’immense mérite de constituer une force sans précédent qui risque de devenir contagieuse en Europe, il faut craindre qu’elle ne débouche globalement sur un Brexit français cette fois pour faire court ! et si c’est le cas, en plus des menaces économiques qui pèsent sur la France notamment de l’afrique de l’ouest qui veut abandonner le franc CFA et qui constitue une manne historique sur laquelle repose une partie de l’économie française, alors la France pourra désormais entamer une nouvelle étape dans son histoire, celle de rejoindre le tiers-monde ! car à la base, économiquement dans les faits et la réalité, la France, ne tient debout que grâce à l’Allemagne, la communauté européenne, et la françafrique ! si elle devait abandonner ces trois piliers en même temps grâce à la montée de la droite, la France n’aura plus que son tourisme de 60 millions de touristes pour vivoter et se croire encore faire partie des superpuissances ! serait-ce donc à ce moment précis justement que le Communisme fasse son grand retour en Europe, probablement, car rendu là, les français seront enfin confronté à leur pire cauchemar, celui de réaliser que leur individualisme et narcissisme de toujours n’a plus lieu d’exister ! et ce sera tant mieux !

    Je ne suis pas cynique, mais je crois que la moindre des choses pour faire toute analyse rationnelle, est d’analyser ces mouvements politiques, sociaux et économiques dans leur globalité pour ce qu’ils sont et représentent en réalité et cesser de croire au père Noel !

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      14 septembre 2019 à 9 09 51 09519
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      @ Sam

      Je suis d’accord avec le premier paragraphe de ta diatribe que tu conclus par ces mots :  » il m’est quasiment impossible de lire ou vouloir lire nos journaux d’ici tellement ils sont minables et tiers-mondistes ! »

      En effet, moi qui m’intéresse exclusivement aux affaires mondiales – internationales je suis étonné de la vision chauvine – petite – enfantine – insignifiante – « people » – villageoise serait le mot approprié – des médias québecois et canadiens.

      Mais une fois cette évidence constatée – la question qui nous vient à l’esprit est POURQUOI CE PARTICULARISME CRÉTINISTE ??? Reflète-il l’insignifiance de la populace québécoise ou canadienne ?

      La petitesse de la vision économique – politique – sociologique de la populace québécoise et canadienne ne serait-elle pas plutôt le résultat = la conséquence = le reflet = de l’étroitesse et l’insignifiance des médias chargés de programmer la conscience et le subconscient de la populace canadienne. Le premier geste insurrectionnel qu’un individu (homme ou femme peu importe )(:-)) doit poser c’est de se blinder face aux médias à la solde (comme les Carrés rouges l’ont fait en leur temps).

      Dans notre prochain volume AUTOPSIE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES – nous consacrons un long chapitre aux MÉDIAS mainstream et à leur rôle typique et convenu et traditionnel dans la révolte des Gilets jaunes.

      À suivre

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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      14 septembre 2019 à 10 10 05 09059
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      @ SAM

      Je ne puis m’empêcher de réagir à l’une de tes sentences apocryphes. Tu écris oh horreur : « serait-ce donc à ce moment précis justement que le Communisme fasse son grand retour en Europe, probablement, car rendu là, les français seront enfin confronté à leur pire cauchemar, celui de réaliser que leur individualisme et narcissisme de toujours n’a plus lieu d’exister ! et ce sera tant mieux ! »

      Puisque tu écris RETOUR en Europe c’est donc bien vrai tu considères que le communisme a déjà contaminé l’Europe – du moins le communisme des partis de la 3e Internationale décadente.

      Pour ma part je paniquerais à l’idée que le dogmatisme – le sectarisme – l’éclectisme – l’idéalisme petit-bourgeois des partis soi-disant communistes reviennent à la mode. C’est alors que le grand capital aurait vu dans ces polichinelles – marionnettes – collabos de gauche un leurre à ressortir pour détruire le mouvement révolutionnaire spontané. QUE MARX NOUS EN PRÉSERVE.

      Pour ma part compte tenu de l’histoire de la social-démocratie, des mouvements socialistes, puis communistes, des pays capitalistes de l’Est, des partis de l’eurocommunisme, des trotskystes, et des autres gauchistes de la go-gauche y compris national socialiste et tiers-mondistes – je préfère me distancier de tous ces gens infréquentables et je n’utilise plus ces appellations (sauf pour m’en distancier) et j’utilise l’expression prolétaire révolutionnaire (surtout pas l’avant-garde SVP)

      Dans cette appellation on rappel sans cesse la classe sociale d’où on origine et sa mission historique = faire la révolution sociale.

      Robert

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    13 septembre 2019 à 15 03 09 09099
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    Je suis navré pour toutes ces erreurs de frappe, c’est ma faute, trop paresseux pour me relire et corriger, et j’écris en premier jet ! Ah si seulement il y avait une fonction pour éditer le texte et le corriger au lieu de devoir poster ces commentaires supplémentaires pour s’excuser des erreurs !

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    14 septembre 2019 à 11 11 02 09029
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    Cette crise du capitalisme dans sa phase mondialisée provoque une crise sociale et démographique de plus en plus catastrophique et c’est ce que Marx avait prévu avec beaucoup de sagacité et de justesse économique . La grande bourgeoisie mondiale (surtout américaine) s’est senti poussé des ailes avec l’échec provisoire de l’URSS , remplacé aujourd’hui par la chine communiste en étroite liaison avec la Russie de Poutine . Ces ailes se sont vite brisées avec la crise de 2007-2008 et les guerres perdues en Afghanistan-Irak-Syrie et autres Lybie-Iran-Yémen ….L’Europe en déclin démographique avancé et aussi industriel est au bord de l’implosion avec le Brexit anglais , les fragilités gouvernementales de la France-Italie-Espagne-Allemagne . La BCE organise une planche à billets avec l’Euro qui est à moyen terme une bêtise sans nom qui va ruiner les épargnants avec les taux zéro intérêt . Le chômage et la précarité se développent avec son corollaire « la misère ». Le système capitaliste est à l’arrêt car le grand patronat ne joue plus l’emploi et le salariat au profit de spéculations financières qui détruit l’économie, et la vie des gens s’en trouve complètement désorganisée . Les gouvernements , élection après élection , sont de moins en moins crédibles et écoutés par les masses populaires d’où les taux d’abstention qui grimpent en flèche à plus de 50% . Ce qui se passe avec les Gilets Jaunes et autres mouvements sociaux-culturels partout en Europe n’est pas une simple passade de colère mais plutôt l’amorce d’une « révolution » qui se développe plus ou moins patiemment jusqu’à l’explosion finale qu’on ne peut prévoir encore aujourd’hui , même s’il y a déjà des signes tangibles qui apparaissent au fur et à mesure des jours qui passent . Tous les révolutionnaires sont à l’affût et au contact de toutes ces colères populaires . Ils sont capables de les encourager et de permettre qu’elles aboutissent à une véritable révolution qui en finisse avec le capitalisme … L’histoire , Messieurs de la grande bourgeoisie , vous fait la grimace et vous tourne le dos car vous êtes tellement mauvais et inconscients . L’argent ne fait pas tout avec des adolescentes d’Epstein pour calmer votre libido d’ennui …. En attendant la fin de votre pouvoir les SDF peuplent nos villes par milliers à cause de vous et de votre système en perdition avancée ….Amen !!!!!!!

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    14 septembre 2019 à 12 12 41 09419
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    @ Robert,

    En fait, par retour du Communisme, je voulais surtout dire le retour au concept, et la nécessité de refonder le système économique, politique et social vers plus d’équité… car il faut bien réaliser que comme au tout début du communisme en Europe vers la fin 19ème et début 20ème siècle, ce sont les bourgeois mécontents surtout qui ont eu la capacité et la volonté de permettre aux syndicats et aux ouvriers du prolétariat de mieux se fédérer et affronter l’oligarchie, en finir avec le tsar, et déboucher sur la révolution ! et c’est exactement ce qui risque d’arriver en Europe maintenant ou plus tard, puisque les années des vaches grasses sont presque finies pour les cadres européens, ou petits entrepreneurs qui sont pris à la gorge, voient leur pouvoir d’achat se réduire comme peau de chagrin, en plus d’être ceux qui comprennent les enjeux politiques et économiques et y sont confronté tous les jours ! l’époque ou ces cadres ou entrepreneurs français ou européens pouvaient épargner, maintenir leur train de vie et se construire des maisons bourgeoises en banlieue est presque révolue, la pression immobilière, la cherté de la vie, et la multiplication et complexité des impôts a fini par avoir raison de leur situation sociale ! d’ou ce 14% de français  »affranchi » de l’étude de l’article, et ce n’est qu’un début ! il n’y a pratiquement plus que les cadres et entrepreneurs expatriés européens à l’étranger qui font encore un peu d’argent et d’épargne, surtout pas aux états-unis ou l’IRS des impôts américains ont réalisé qu’ils se faisaient presque des doubles salaires et les traquent eux aussi depuis peu, ils leurs demandent de payer plus d’impôts et de déclarer leurs bien chez eux en Europe ! les histoires d’horreur à ce sujet commencent à émerger, et des cadres européens expatriés pour leur entreprises européennes aux états-unis commencent à avoir de sérieux problèmes avec le fisc et la justice américaine (C’est ce que je disais dans mon développement initial sans donner les détails).

    En Allemagne, c’est pas mieux, c’est les vaches maigres pour les entrepreneurs, les cadres, et les bourgeois en général, bien que l’Allemagne est beaucoup plus novatrice et avancée comme les pays scandinaves sur le plan social, et ou on a résolu les problèmes syndicaux en partie en permettant aux syndicats de siéger au sein des conseils d’administration des grandes entreprises tout en leur allouant une partie du capital (Volkswagen AG, BMW, Daimler Mercedes, Siemens, Bosch, Bayer, Thyssenkrup etc) , la situation des cadres n’est pas fantastique non plus, et leur pouvoir d’achat est en baisse et sous pression aussi… le pays commence à ressentir sérieusement les effets de la récession, la réduction des exportations vers la chine, et la concurrence de ces derniers, les pressions exercées par l’administration américaine sur ses industriels aussi, le foutoir européen qui lui coûte un bras tout en lui menant une rude concurrence, tout en supportant le poids d’être le moteur d’une Europe qu’elle traîne comme un boulet ! bref, les bourgeois allemands ne sont pas contents, et la situation des travailleurs et classes prolétariennes n’est pas mieux que celle des gilets jaunes français ! et passons de la montée de l’extrême droite beaucoup plus significative et mieux organisée en tous cas et dont les politiques d’immigration exécrées de Merkel isolée même au sein de son parti font presque l’unanimité !

    Partout ailleurs en Europe de l’ouest, Italie, Espagne, Portugal, Autriche, etc, les cadres se sentent comme des travailleurs de la base, les entrepreneurs ne joignent les deux bouts que difficilement et les travailleurs prolétariens sont aussi mal sinon pire que les gilets jaunes français…

    Cette fronde social des  »bourgeois » justement est donc celle qui généralement déclenche les grands changements, et tous ces européens qui sont nettement plus  »matures » sur le plan politique et social que les nord américains sont à la veille de grands changements, et même si pour l’instant c’est l’extrême droite surtout qui semble remporter l’adhésion significative et de plus en plus inquiétante des cadres et travailleurs, il demeure qu’une grande partie de ces électeurs sont tout aussi blasés de la politique, ne croient plus ni en l’extrême droite, en la droite ou la gauche, s’abstiennent de voter ou votent vert et autres partis marginaux.

    Et donc si la récession s’installe pour de bon, et que les américains continuent d’harceler l’europe, il y a de fortes chances qu’un concept révolutionnaire prolétarien et bourgeois aussi voit le jour et venir chambouler tout ce qu,on a connu de cette Europe depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ! et on n’a encore aucune idée de ce que ça sera !

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      16 septembre 2019 à 16 04 38 09389
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      @ Sam et les autres

      Les révolutionnaires prolétariens matérialistes dialectiques ne voient pas les choses de cette manière

      Attardons-nous à trois extraits de ce post :
      1) « le retour au concept, et la nécessité de refonder le système économique, politique et social vers plus d’équité… » ÉQUITÉ EST-CE LE PROBLÈME DU SYSTÈME ???

      2) « les bourgeois mécontents surtout qui ont eu la capacité et la volonté de permettre aux syndicats et aux ouvriers du prolétariat de mieux se fédérer et affronter l’oligarchie, en finir avec le tsar, et déboucher sur la révolution ! » Est-ce bien la bourgeoisie qui a construit les armes de résistance de la classe ouvrière ???? DE QUELLE RÉVOLUTION PARLE-T-ON ICI (CELLE EN RUSSIE EN 1917-1918) ???

      3) enfin: « les américains continuent d’harceler l’Europe, il y a de fortes chances qu’un concept révolutionnaire prolétarien et bourgeois aussi voit le jour et venir chambouler tout ce qu’on a connu de cette Europe depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ! et on n’a encore aucune idée de ce que ça sera ! » Les USA harcèlent l’Europe quel drôle de concept = un pays harcèle un autre pays ??
      Un concept révolutionnaire prolétarien associé à une classe ANTI-RÉVOLUTIONNAIRE – RÉACTIONNAIRE = LA BOURGEOISIE Quel étrange prophétie. On a pas encore idée de ce que ce sera dis-tu OUI TU L’AS ÉCRIT = UN MODE DE PRODUCTION VISANT PLUS D’ÉQUITÉ (sic)

      Je ne crois pas que la nature vise l’équité qui est un concept moraliste – thomiste – bourgeois qui fut très populaire pendant la Révolution française de 1789 mais sera sans importance dans la révolution prolétarienne communiste du XXIe siècle

      Merci SAM

      Robert Bibeau

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    16 septembre 2019 à 11 11 12 09129
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    @ tous

    Comme nous l’écrivons dans notre prochain volume AUTOPSIE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES CE mouvement est comme l’auberge espagnole : chacun y trouve ce qu’il y apporte

    Les camarades de RESISTANCE 71 y apporte les zapatistes du Chiapas agraire et y trouvent une convergence avec les Gilets jaunes parisien industriel-urbains

    À lire : https://resistance71.wordpress.com/2019/09/16/lecon-zapatiste-dautonomie-politique-dont-les-gilets-jaunes-devraient-sinspirer/

    QUESTIONS pour tous : Pourquoi le gouvernement mexicain totalement inféodé au grand capital impérialiste nord américain laisse-t-il ces communes rurales populistes-zapatistes du sous-commandant se développées dans ce coin de la jungle mexicaine excentrée à la frontière du Guatemala dont les bourgeoisies réactionnaires – de type NAZI – génocidaires – un peu comme la bourgeoisie mexicaine – ne demanderaient qu’à exterminé ces paysans communalistes ????? Pourquoi cette tolérance étrange?

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    22 septembre 2019 à 3 03 43 09439
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    « La monnaie unique détruira les économies des pays périphériques et les plus faibles ». Margaret Thatcher, dans ses mémoires datées de 1992, prononcé vers ~1989.

    Qui qu’elle fut, elle avait raison bien avant tout le monde. La monnaie a détruit les économies les plus faibles, les économies des pays périphériques, maintenant la gangrène s’attaque au cœur de la zone euro, l’Italie est déjà atteinte (bien que sa crise d’endettement soit chronique, années 70), la France est en crise et même l’économie principale bénéficiaire de la zone euro, celle de l’Allemagne, est atteinte.
    L’ultra-libéralisme, mot qui n’a pas de sens selon nos bien-pensants (seul les libéraux ont le privilège de décider du sens des mots, « la politique de l’offre »), a volé notre richesse par l’endettement puis ensuite par l’inflation (ce que l’on appelle prosaïquement « retirer l’échelle »), pour la donner aux entités les mieux placées, banques, fonds, multinationales, qui se jouent de notre monnaie sur les marchés.
    A la sortie de la crise de 2088, si l’on considère que l’on en est sortis, 500 000 Mds de $ restaient sous le tapis, dont personne ne savait à qui ils appartenaient.

    Ce qui se joue aujourd’hui,comme le dit l’auteur Robert Bibeau,  » il n’est pas exclu de voir un autre »Plan Marshall » émerger dans le courant de cette crise, les Américains en bons opportunistes historiques et hégémoniques, pourraient donc intervenir en Europe encore, mais cette fois sans qu’il y ait de guerre ! », c’est la survie du dollar.

    « économiquement dans les faits et la réalité, la France, ne tient debout que grâce à l’Allemagne, » Ha ! Ha ! Ha !
    C’est l’inverse monsieur Bibeau. C’est l’Allemagne qui ne tient que grâce à la France, entre-autres : aujourd’hui les voitures allemandes, pour ne citer que cette industrie, sont au prix des voitures françaises : mieux équipées, de meilleure qualité, mieux dessinées, mieux promues (existe-il un film qui ne fait pas apparaître une marque allemande ?). Alors comment font-ils ? Eh bien, ils partagent la même monnaie : si nous avions chacun notre monnaie, le deutschemark s’envolerait suite à la réussite économique de l’Allemagne, les voitures allemandes prendraient, d’un coup, environ 30 % d’inflation, ainsi ils en vendraient moins, ne pensez-vous pas.

    bien à vous.

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      22 septembre 2019 à 15 03 37 09379
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      @ Julien Pradet

      Pour analyser l’économie il faut procéder comme dans l’étude sociologique. Partir de l’impulsion – du moteur – du centre du séisme – puis en déduire les conséquences en périphérie comme pour la science sismologique.

      1) La monnaie – l’euro ou la livre sterling n’est jamais la base – le centre du mouvement sismique-économique.
      2) La monnaie est un reflet – une image – un conséquence du procès de production et d’échanges
      3) De ces lois économiques il faut en conclure que TATCHER escamotait l’analyse : « « La monnaie unique détruira les économies des pays périphériques et les plus faibles ». Margaret Thatcher, dans ses mémoires datées de 1992, prononcé vers ~1989.
      4) La monnaie unique venait consacrer – compléter – sanctifier le processus d’intégration des « économies périphériques » déjà sérieusement engagé.
      5) Ainsi, l’économie britannique a conservé sa monnaie et l’économie britannique est sur le point de s’effondrer comme le révèle les tergiversations du capital britannique – BREXIT OU PAS BREXIT.
      6) JE VAIS VOUS RÉVÉLER UN SECRET = Brexit ou pas Brexit – l’économie Britannique sera bientôt en faillite. Le prolétariat britannique souffrira un peu moins en restant dans l’Europe mais il souffrira quand même.
      7) Même chose pour l’euro qui ne fait que refléter la guerre commerciale entreprise contre les USA et contre la Chine

      Merci pour votre post

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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      22 septembre 2019 à 15 03 51 09519
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      @ M. Pradet

      Je répond à votre question suivante : « lors comment font-ils ? Eh bien, ils partagent la même monnaie : si nous avions chacun notre monnaie, le deutschemark s’envolerait suite à la réussite économique de l’Allemagne, les voitures allemandes prendraient, d’un coup, environ 30 % d’inflation, ainsi ils en vendraient moins, ne pensez-vous pas. »

      NON je ne pense pas. EXEMPLE La Chine roule à 7% de croissance économique et c’est le plus grand exportateur du monde DE L’AUTRE côté les USA roulent è 0% de croissance économique réelle (hors spéculation et inflation) et ils sont les plus grands importateurs du monde
      POURTANT la monnaie chinoise le yuan vaut 1/7 du dollars américain.

      Il existe des trucs comme le fait le Canada pour maintenir bas la valeur de sa monnaie afin de décourager les sorties du pays et avantager les exportations et décourager les importations.

      EXEMPLE Trump impose une surtaxe de 15% sur l’acier et l’aluminium. Les industriels américains ont écrit à Trump pour lui signifier que ces mesures n’ont pas réduites les importations mais simplement augmenter le prix à payer pour leurs clients américains.

      Enfin, un client de AUDI à 65000 dollars sera toujours prêt à payer 15000 $ de plus pour avoir une AUDI plutôt qu’une Chevrolet Malibu ou une Renault Clio.

      Méfiez-vous des courts circuits en matière d’économie et méfiez-vous des experts croque-mitaines.

      Retournez aux sources du modèle économique et vous comprendrez pourquoi ils ne pourront s’en réchapper.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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        22 septembre 2019 à 16 04 56 09569
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        « EXEMPLE La Chine roule à 7% de croissance économique ». En-dessous de 8 % de croissance, la Chine est en récession. Ce sera la Chine qui tombera la première en crise économique grave, et je ne souhaite pas voir émigrer 400 millions de chinois en Europe.

        « ils[lesUSA] sont les plus grands importateurs du monde POURTANT la monnaie chinoise le yuan vaut 1/7 du dollars américain.  » C’est bien là qu’est le problème.
        Savez-vous de combien est le rapport entre le PIB des USA et la masse monétaire en dollar ? Je vous cite : « 2) La monnaie est un reflet – une image – une conséquence du procès de production et d’échanges ».

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    22 septembre 2019 à 3 03 52 09529
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    Le mouvement des gilets jaunes a sauvé notre économie. En injectant 15 Mds d’euros d’aide aux plus démunis, cette manne a été injectée directement dans l’économie, évidemment, puisque les bénéficiaires ont besoin de consommer pour vivre, ce qui a sauvé, ou maintenue en vie notre économie.
    J’ai prédis en 2009 que les grandes surfaces fermeront. Aujourd’hui, le groupe Auchan a réussi à vendre une partie de ses sites, il a eu du mal. Le Carrefour à côté de chez moi, va fermer, j’en suis sûr : produits alimentaires en fin de périodes de validité, voire date passée pour du cochon, donc potentiellement poison, pas de matériel pour le personnel, dépenses de fonctionnement en augmentation. Sans reprise d’activité rapidement, c’est la fermeture.
    Si ce sont les plus actifs de notre économie qui souffrent, alors imaginez le reste des entreprises et les chutes à venir.

    Les ultra-libéraux ont réussi à tuer notre économie ; je ne pensais pas que cela soit possible.

    « Ils ne savaient pas que cela était impossible, alors ils l’ont fait ».

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