Les héritiers blasés

wealth

Philippe David.  Le Minarchiste Québécois.

Dans ces rares moments où j’ai le temps de m’asseoir et philosopher, je ne peux m’empêcher de constater comment la richesse est mal comprise par ceux qui la critique le plus. Au Canada et dans toutes les démocraties occidentales, nous sommes tous relativement riches comparativement au reste du monde. Très peu d’entre nous n’ont à se soucier de mourir de faim et même les pauvres qui dépendent de l’assistance sociale peuvent se permettre de posséder des biens dont au moins la moitié des gens sur notre planète ne peuvent que rêver. Cependant, comme nous ne sommes pas occupés par la survie quotidienne, comme le sont ceux qui n’ont pas notre chance, nous avons plus de temps de nous préoccuper justement de questions philosophiques comme par exemple des injustices et des inégalités. Peut-être est-ce un brin de culpabilité qui nous amène à nous apitoyer sur les moins fortunés et nous amène à nous questionner sur l’injustice du fait que nous sommes riches et eux pas. Aussi qu’il y en a qui sont encore plus riches. Et comme des héritiers blasés, nous venons à oublier tout ce que cela a pris pour que nous soyons si riches et à critiquer le système même qui nous a amené là. Jusqu’au point que nous ne pouvons pas reconnaitre que ce même systême est ce qui doit forcément rendre les autres moins fortunés à devenir riches, si on le laisse. Ainsi, nous en sommes venus à croire que nous devons redistribuer notre richesse, afin que les moins fortunés en aient une part, plutôt que de leur enseigner comment devenir riche par eux-même. Comme s’il n’y avait qu’une quantité très limitée de richesse dont on s’accapare une trop large part et qu’il était impossible d’en créer plus. De plus en plus, c’est cette incompréhension même de la nature de la richesse qui distortionne notre vision du monde.

Qu’est-ce que la richesse?

Si vous aboutissiez seul sur une île déserte avec une mallette contenant $100 millions, seriez-vous riche? Pensez-y deux secondes avant de répondre. Si vous avez répondu non, vous avez parfaitement raison. Si vous avez répondu oui, ne désespérez pas. Vous êtes loin d’être le seul à croire que la richesse se rapporte à la quantité d’argent qu’on possède et c’est une partie du problème. Pensez-y. Qu’est-ce que vos $100 millions peuvent bien vous acheter sur une île complètement déserte? Absolument rien. Votre argent est sans aucune valeur sur cette île parce qu’il n’y a rien à acheter avec. Peu importe la somme d’argent que vous aviez, vous ne seriez pas plus riche et vous mourriez de faim parce que l’argent n’est qu’un médium pour acquérir ce dont vous avez besoin pour vivre et il n’est précieux que par rapport à la quantité de biens qu’il peut vous fournir. C’est l’acquisition de ces biens qui vous rend riche et non l’argent que vous possédez. Ainsi, si la quantité de biens disponibles dans une économie est plus grande que la quantité d’argent, cela veut simplement dire que vous pourrez vous procurer une plus grande quantité de biens par unité monétaire. Ce n’est donc pas la quantité d’argent qui rend une société riche, mais la quantité de biens qu’elle produit. Il y a très longtemps que nous aurions éliminé toute pauvreté dans le monde, si la solution avait été de simplement imprimer plus d’argent. Malgré tout, trop de gens semblent y croire.

La productivité

Si l’accroissement de la richesse passe par la production de biens, tout ce qui augmente notre capacité de produire, nous rend plus riche. Si nous sommes plus riches que d’autres endroits dans ce monde, c’est que nous sommes plus productifs. Nous produisons plus de richesse pour la quantité de ressources (labeur+matières premières) utilisées. Si nous sommes riches maintenant, c’est que nous laissons libre-cours à notre imagination pour inventer de nouvelles façons d’augmenter notre productivité. Ces innovations peuvent provenir autant d’individus que de compagnies et chacune d’entre elles nous rend collectivement plus riches en rendant plus de biens disponibles à plus bas prix. Par exemple, lorque Henry Ford eut l’idée de produire des automobiles avec une chaine de montage, il a rendu un bien que n’était auparavant disponible qu’au super-riches, à la portée de tous et a révolutionné les transports. Cette simple innovation a rehaussé le niveau de vie de millions d’individus.

Les prix

Il nous est impossible de discuter de la richesse sans discuter l’impact des prix sur celle-ci. Sans considérer les prix, on pourrait confondre l’argent et la richesse encore et nous induire en erreur quand vient le temps de juger l’efficacité d’une politique économique. Nous considérons généralement les revenus en termes nominaux. C’est-à-dire en quantité d’argent. Le revenu réel d’un individu est le rapport entre son revenu nominal et les prix des biens dont il a besoin. Un individu peut gagner $50 000 par an, mais si les prix diminuent de 50%, son revenu réel aura doublé, même s’il demeure le même en termes nominaux. De même si son salaire réel double, mais que les prix doublent également, son revenu réel demeure inchangé, même s’il semble avoir augmenté. Une diminution générale des prix entraine donc nécessairement une augmentation de la richesse. Si nous ne considérons que les revenus nominaux, nous ne regardons qu’un côté de l’équation.

Le capital (ou Das Kapital?)

Il y a deux façons d’utiliser la richesse. Nous pouvons l’utiliser en consommation personnelle où nous pouvons l’utiliser afin de produire plus de richesse. Par exemple, on peut manger des graines de tournesol, ou on peut les planter afin de produire encore plus de graines. En les mangeant, nous les faisons disparaitre, alors qu’en les plantant, nous en produisons encore plus pour pouvoir en avoir à consommer plus tard. Lorsque nous consommons, nous employons la richesse pour une gratification immédiate. Lorsque nous l’utilisons pour la production, nous sacrifions la gratification immédiate pour avoir une plus grande richesse dans le futur. Toute richesse consommée pour la gratification immédiate l’est au détriment de la richesse future. La richesse qui est employée pour la production dans des entreprises afin de créer de la richesse future est appelé « capital ».

Contrairement à ce que croient les critiques du capitalisme, les entrepreneurs capitalistes ne gardent pas leur richesse sous forme de piles d’argent pour se rouler dedans. Leur richesse existe surtout sous forme de capital comme des terrains, des bâtisses, de l’outillage, des véhicules, etc. Sans capital, nous ne pourrions pas produire plus que ce que nous pouvons cueillir de nos propres mains. Depuis que l’homme a découvert qu’en utilisant des outils pour labourer et en semant des graines qu’il peut se nourrir plus facilement qu’en chassant et en cueillant des fruits sauvages que l’accumulation de capital a démontré sa valeur. Mais ce n’est que depuis la révolution industrielle que nous avons réalisé son plein potentiel. Contrairement à la croyance populaire, le capitalisme repose sur la production à l’aide de l’accumulation de capital et non la consommation. (Retenez ça la prochaine fois qu’on vous dira qu’il faut stimuler la consommation pour faire rouler l’économie.) C’est d’ailleurs pour ça qu’on appelle ça du capitalisme et non du « consommatisme ». Nous sommes devenus des héritiers blasés le jour ou nous avons décidé que la gratification immédiate de la consommation est plus importante que la richesse future générée par l’accumulation de capital. Et c’est pour ça que notre niveau de vie ne cesse de se dégrader depuis plusieurs décennies. Nous gaspillons notre richesse en consommation immédiate.

Tout comme un individu peut gaspiller sa richesse en consommant trop et en économisant et en investissant pas assez, une économie entière peut également gaspiller sa richesse de la même façon. La grande majorité des salariés consomment la plus grande partie de leurs revenus (et ils sont fortement encouragés à le faire) alors que les entrepreneurs et leurs entreprises consacrent la plus grande partie de leurs revenus dans l’accroissement de leur capital et de leur production. Lorsque les critiques du capitalisme exigent de prendre la richesse des entreprises pour la redistribuer aux salariés, ils veulent en fait prendre la richesse consacrée à des fins productives pour le distribuer à ceux qui ne feront que le consommer. C’est comme prendre les graines de tournesol à celui qui voulait les replanter, faisant grandir le stock de graines disponibles à tous et donner ces graines à ceux qui ne font que les manger. Si on laisse les producteurs produire, il y aura suffisamment de graines pour tout le monde, si nous redistribuons leur richesse, nous nous appauvrirons tous. C’est une vérité que peu comprennent et les opposants du capitalisme feront tout pour vous la cacher.

La pauvreté

Les ennemis du libre-marché tentent toujours de se faire passer pour les amis des soi-disant « pauvres » et essaient continuellement de faire passer les entrepreneurs et les « méchants capitalistes assoiffés de profits » comme leurs ennemis. Mais la réalité est tout le contraire. Au Canada, comme dans tous les démocraties occidentales, la vraie pauvreté n’existe plus. À peu près personne n’y meurt de faim. La plupart des gens vivant sous le seuil de pauvreté ont l’eau courante, chauffage, climatisation, une cuisinière, un réfrigérateur et possèdent un téléviseur, un magnétoscope, un lecteur DVD, une chaine stéréo etc. Plusieurs des ces biens n’étaient disponibles qu’au riches il n’y a pas si longtemps. La seule raison pour laquelle ils sont maintenant disponibles même aux plus pauvres, c’est que des entrepreneurs ont travaillé continuellement pour augmenter la production de ces biens et d’en faire baisser les prix. Si les prescriptions des opposants du capitalisme étaient toutes suivies, tout ça ne se serait jamais produit.

Ces opposants ignorent complètement que les méchants capitalistes sont ceux qui sont responsables de cette augmentation de la richesse collective et que les plus pauvres de la société en sont les premiers bénéficiaires. En fait, ils semblent incapables de comprendre qu’il est possible d’augmenter la richesse totale. Ils se foutent éperdument de toutes les améliorations de la productivité que le libéralisme a apporté et leur effet sur la qualité de vie de tous. Ils croient que tout individu ou compagnie qui s’enrichit s’accapare d’une part trop grande d’une quantité limité de richesse et donc doivent obligatoirement s’enrichir au dépens des autres. Ils ne réalisent pas que ces individus et ces compagnies ne peuvent s’enrichir sans enrichir tous les autres. Comme ils sont incapables de concevoir qu’on peut créer de la richesse, ils réagissent avec une rage jalouse. Leur seule solution pour le désir de quiconque d’acquérir plus de richesse est de la saisir par la force de ceux qui la produise pour la donner à d’autres. Non seulement cette pratique n’enrichit pas notre société, mais elle détruit notre richesse et notre habileté à produire plus de richesse. Elle nous appauvrit tous.

Mes grand-parents ont dû quitter l’école très jeunes pour travailler et aider leurs familles et travaillaient de longues heures. Mes parents ont pu poursuivre leurs études et ont rarement dû travailler plus de 40 heures par semaine (et ma mère ne travaillait pas du tout avant le divorce de mes parents). Je ne travaille pas plus de 40 heures par semaine, mais nous avons besoin de deux salaires pour vivre confortablement. Alors que de la génération de mes grand-parents à celle de mes parents le niveau de vie augmentait, il diminue maintenant. Je suis né dans les années 60. Cherchez le changement social qui a eu lieu à cette époque un peu partout dans l’occident et vous saurez pourquoi.

Conclusion

Nous sommes tous à un certain degré coupables d’être des héritiers blasés si nous commençons à croire ce que les critiques du capitalisme veulent nous faire croire. Que nous devrions avoir honte de ce qui nous a rendu riches et que nous devrions gaspiller cette richesse pour expier notre soi-disant péché.

Nous devrions plutôt en être fiers et résister toute tentative de diminuer notre capacité de produire et enrichir les masses et exporter notre savoir vers ceux qui sont plus défavorisés que nous afin qu’ils puissent un jour nous rejoindre.

106 pensées sur “Les héritiers blasés

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    15 avril 2010 à 1 01 10 04104
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    Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas lu un aussi bon texte. Merci, Philippe!

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    15 avril 2010 à 9 09 22 04224
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    L’effort est louable mais tout est relatif en ce monde. La pauvreté d’ici ne se compare nullement avec les pays du Tiers-monde, mais se mesure à la richesse d’ici. Lorsque les têtes dirigeantes gagnent 400 fois plus que leurs employés, quelque chose cloche quelque part. N’essayez surtout pas de me faire croire que leurs énormes bonis et leur évasion ficale sont réinvestis dans une production plus efficace pour aider les pauvres à devenir plus riches et surtout pas à rejoindre leur niveau de richesse. Les profits des actionnaires ne sont pas non plus nécessairement réinvestis dans l’entreprise. Il faut connaître quels investissements les multinationnales accomplissent dans les pays en voie de développement et à quel détriment.

    Si je n’ai pas travaillé à l’extérieur durant les années 1960, c’est que j’étais mariée à un professionnel. Toutefois, depuis la 2e guerre mondiale plusieurs femmes avaient déjà rejoint le marché du travail. Ce qui a eu pour effet d’augmenter la consommation mais le crédit était encore trop difficile à obtenir. À l’époque, pour contracter un prêt, il fallait avoir autant d’argent en banque que le montant exigé. C’est le libre accès au crédit qui a amené la consommation effrénée que nous connaissons et qui va éventuellement tuer notre éconnomie. La production est présentement axée sur la consommation d’une société du acheté et jeté.

    Je trouve cela un peu simpliste de croire que tout le monde peut avoir accès à la «vraie» richesse en comparaison avec le «vivre relativement bien». Dès l’origine, personne ne vient au monde avec les mêmes capacités, les mêmes dons, les mêmes facultés, les mêmes ressources pécuniaires et les mes aspérités.

    Bref, j’aimerais bien me retrouver «aujourd’hui» même, sur cette île au trésor avec 100 millions. Je trouve la philosophie de ce texte un peu naïve. Croyez-moi, cher Philippe, votre patron ne vous donnera jamais votre 4% pour votre idéologie. Par ailleurs, c’est loin d’être certain qu’il m’embaucherait.

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      15 avril 2010 à 12 12 21 04214
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      @ Céline Lagacé

      L’effort est louable mais tout est relatif en ce monde. La pauvreté d’ici ne se compare nullement avec les pays du Tiers-monde, mais se mesure à la richesse d’ici. Lorsque les têtes dirigeantes gagnent 400 fois plus que leurs employés, quelque chose cloche quelque part. N’essayez surtout pas de me faire croire que leurs énormes bonis et leur évasion ficale sont réinvestis dans une production plus efficace pour aider les pauvres à devenir plus riches et surtout pas à rejoindre leur niveau de richesse. Les profits des actionnaires ne sont pas non plus nécessairement réinvestis dans l’entreprise. Il faut connaître quels investissements les multinationnales accomplissent dans les pays en voie de développement et à quel détriment.

      Si on se concentre seulement sur un individu ou un autre, il vient certaienement un point ou il n’est plus nécessaire de réinvestir autant pour faire fonctionner la machine. Si je puis me permettre une analogie, c’est un peu comme une bonne vieille pompe à eau. Quand on commence à pomper, ça prend beaucoup plus d’effort pour que l’eau commence à couler, mais une fois qu’elle coule, on a pas besoin de pomper aussi fort pour maintenir le flot. Je n’irai pas prétendre que les dirigeants de compagnies font ce qu’ils font pour le bien commun. Leur motivation n’est que leur propre intérêt personnel. Mais en poursuivant leur intérêt, ils créent de l’emploi qui n’existerait pas autrement, ils créent des innovations qui rendent notre travail plus productif avec moins d’effort et ils augmentent constamment notre pouvoir d’achat. Vous pouvez vous scandaliser de la quantité d’argent qu’ils font et trouver ça injuste, mais considérant leurs accomplissements, combien valent des gens comme Henry Ford, comparativement à ceux qui boulonnaient les roues sur ses modèle T? Pourriez-vous remplacer Henry Ford aussi facilement que n’importe quel ouvrier? Soyez honnête.

      Les actionnaires et les entrepreneurs permettent que le processus de production puisse démarrer. Sans eux, rien ne peut se produire. Parce que la plupart des gens préfèrent avoir de l’argent maintenant plutôt que plus tard, ils fournissent les ressources nécessaires afin d’acheter les matières premières et payer les employés dans le présent. Ils attendent pendant le processus complet de la production afin d’avoir un retour sur leur investissement et pendant ce temps, ils ne peuvent pas consommer les fonds qu’ils ont investis. Il est donc parfaitement raisonnable qu’ils obtiennent un retour sur leur investissment dans le futur. Et encore faudra-t-il que les consommateurs achètent ce qui a été produit, ce qui n’est pas une certitude. S’ils essuient des pertes, les employés eux auront été payés quand même. Depuis assez longtemps, il a été établi que l’argent qu’on reçoit maintenant vaut plus à nos yeux que celui qu’on reçoit plus tard. C’est ce qu’on a appelé la «préférence temporelle». C’est ce même principe qui fait que lorsqu’on emprunte, nous devons payer de l’intérêt. Si un jour, après avoir investi judicieusement, ils se retrouvent avec du surplus, tant mieux pour eux. Ils l’ont gagné. Incidemment, si vous avez de l’argent placé en quelque part ailleurs que dans un matelas, vous faites partie de leur nombre.

      Si je n’ai pas travaillé à l’extérieur durant les années 1960, c’est que j’étais mariée à un professionnel. Toutefois, depuis la 2e guerre mondiale plusieurs femmes avaient déjà rejoint le marché du travail. Ce qui a eu pour effet d’augmenter la consommation mais le crédit était encore trop difficile à obtenir. À l’époque, pour contracter un prêt, il fallait avoir autant d’argent en banque que le montant exigé. C’est le libre accès au crédit qui a amené la consommation effrénée que nous connaissons et qui va éventuellement tuer notre éconnomie. La production est présentement axée sur la consommation d’une société du acheté et jeté.

      Vous avez parfaitement raison. Ce crédit facile provient de notre système bancaire centralement planifié. Si vous voulez blâmer quelqu’un, blâmez la Banque du Canada et ses maîtres politiques. Ce n’est pas la libre-entreprise qui en est la cause. Quant aux abris fiscaux, blâmez ceux qui écrivent les lois pour récompenser leurs petits copains.

      Je trouve cela un peu simpliste de croire que tout le monde peut avoir accès à la «vraie» richesse en comparaison avec le «vivre relativement bien». Dès l’origine, personne ne vient au monde avec les mêmes capacités, les mêmes dons, les mêmes facultés, les mêmes ressources pécuniaires et les mes aspérités.

      N’importe qui peut économiser et investir. Mais l’entrepreneurship est un art. Je n’ai aucune illusion qu’il soit donné à n’importe qui de pouvoir y réussir. Effectivement, pas tous le monde est égal en capacité. Mais redistribuer la richesse par la force n’enrichit pas la collectivité à long-terme. Si c’était vrai, Cuba et la Corée du Nord seraient des pays riches et l’URSS ne se serait pas effondré.

      Bref, j’aimerais bien me retrouver «aujourd’hui» même, sur cette île au trésor avec 100 millions.

      Si vous croyez ça, vous confondez toujours «argent» et «richesse» et vous n’avez rien compris de mon texte. Sur une île déserte, je préfêrerais échouer avec une canne à pêche, ça serait infiniment plus utile que des bouts de papier.

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    15 avril 2010 à 16 04 31 04314
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    Les actionnaires et les entrepreneurs permettent que le processus de production puisse démarrer. (..) Il est donc parfaitement raisonnable qu’ils obtiennent un retour sur leur investissment dans le futur.

    Heu.. comme les entreprises qui délocalisent pour faire plus de cash et mieux arroser leurs actionnaires ?

    En fait si je comprends bien ton raisonnement, le capitalisme est ok , mais ce sont les banques, les gouvernements, les lois, le libre marché, etc etc qui sont à blamer ? Je rate de quoi ou ton raisonnement est franchement un drapeau qui s’agite gaiement sur les cadavres de millions de gens sans une cent et sur les décombres de leur travail …

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      15 avril 2010 à 21 09 17 04174
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      @ Marc

      En fait si je comprends bien ton raisonnement, le capitalisme est ok , mais ce sont les banques, les gouvernements, les lois, le libre marché, etc etc qui sont à blamer ?

      Euh, le véritable capitalisme C’EST le libre-marché. Ce qu’on a présentement c’est du corporatisme, pas du capitalisme. Et oui ce qu’est le problème avec ce système, c’est les banques, les politiciens et tous les criss de groupes d’intérêts qui tirent la couverture de tous les côtés. Quant aux lois et aux règlements supposées « civiliser » le capitalisme sauvage, elles sont écrites par les lobbyistes. Ouvrez vos yeux! C’est pas ceux qui essaient de gagner une piastre honnête en servant leurs clients qui sont l’ennemi.

      heu..autre question ..tu parles des chaussures Nike là je crois.. tsé, celles qui coûtent pas trop chêres ( 160$ min) mais qui coûtent encore moins à produire par des enfants ( 25 cents ?) … tu parles sinon de l’électronique, soudainement « abordable » parce que construit par des chinois à 1$/jour et revendu avec 9 000000% de profit aux chanceux qui n’ont pas une cent mais qui bavent devant la conso et s’endettent avec une Visa à 33% ?

      As-tu une paire de Nike toi? Pas moi. Est-ce que Nike te mets un fusil sur la tempe pour que t’achète leurs souliers à $160? S’ils peuvent se permettre de les vendre à ce prix, c’est qu’il y a une gang de monde qui sont prêts à les acheter à ce prix, sinon ils seraient forcés de les vendre beaucoup moins chers. Pour ce qui est de les faire fabriquer par des enfants, dis toi bien que ces enfants seraient probablement à faire de la prostitution ou à fouiller dans des dépotoirs parce qu’ils vivent dans la pauvreté extrême et qu’ils n’ont pas d’autres avenues pour s’en sortir. C’est donc facile de juger quand on sait pas vraiment ce que c’est de vivre dans la merde. À Taiwan, ils étaient dans cette situation il y a à peine 40 ans avec les sweatshops de l’industrie du textile qui était leur principale industrie. Aujourd’hui ils fabriquent des gadgets de toute sorte et rivalisent avec bien des pays industrialisés en moins d’une génération. Ça nous en a pris trois pour faire la même chose. À moins bien sûr que tu préfère qu’ils n’aient pas l’opportunité de se sortir eux-mêmes de leur misère.

      Je ne suis pas ton raisonnement là … c’est quoi tu dis dans ton texte ? qu’on est chanceux d’avoir des scraps électroniques chez nous qui prouvent qu’on a un meilleur niveau de vie qu’un somalien et que si on regarde un chef d’entreprise qui gagne 600 millions de dollars par an parce qu’il a bougé ses entreprises loin et qu’il exploite sans honte ses employés ben je suis juste un gros colon d’envieux sur son cash ???????

      Oui, justement. Le salaire du chef d’entreprise t’enlève absolument rien à toi. Si les actionnaires de la compagnie lui donnent ce salaire, c’est qu’ils croient qu’il le vaut. S’ils se trompent, ce sont eux qui paient. Personne ne les forcent à le faire. Et sans eux, pas de compagnie, pas de jobs et rien à acheter avec la carte de crédit. Sans leur argent, les employés seraient obligés eux-mêmes d’attendre que leurs produits soient achevés et vendus avant de recevoir une paie. Je défie de trouver un meilleur système.

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    15 avril 2010 à 16 04 39 04394
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    Plusieurs des ces biens n’étaient disponibles qu’au riches il n’y a pas si longtemps. La seule raison pour laquelle ils sont maintenant disponibles même aux plus pauvres, c’est que des entrepreneurs ont travaillé continuellement pour augmenter la production de ces biens et d’en faire baisser les prix.

    heu..autre question ..tu parles des chaussures Nike là je crois.. tsé, celles qui coûtent pas trop chêres ( 160$ min) mais qui coûtent encore moins à produire par des enfants ( 25 cents ?) … tu parles sinon de l’électronique, soudainement « abordable » parce que construit par des chinois à 1$/jour et revendu avec 9 000000% de profit aux chanceux qui n’ont pas une cent mais qui bavent devant la conso et s’endettent avec une Visa à 33% ?

    Je ne suis pas ton raisonnement là … c’est quoi tu dis dans ton texte ? qu’on est chanceux d’avoir des scraps électroniques chez nous qui prouvent qu’on a un meilleur niveau de vie qu’un somalien et que si on regarde un chef d’entreprise qui gagne 600 millions de dollars par an parce qu’il a bougé ses entreprises loin et qu’il exploite sans honte ses employés ben je suis juste un gros colon d’envieux sur son cash ???????

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    15 avril 2010 à 17 05 24 04244
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    Bravo Marc! Quelle lucidité!
    Je le répète, c’est certain Phil aucun «boss» ne te clairera jamais! Je suis renversée par ton jugement, vraiment je dois être une vieille conne!

    Amitiés

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    15 avril 2010 à 20 08 57 04574
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    @Marc et Céline

    Savez-vous qu’un Indien sur deux n’a même pas accès à une bol de toilette? Nos pauvres à nous ont un cellulaire, une voiture et l’internet.

    Ce que Philippe illustre dans son texte est que ce qu’on prend pour acquis et que ceux qu’on appelle pauvres ici seraient considérés riches ailleurs.

    Vous parlez de la Somalie. Avez-vous analysé le régime politique et la structure économique de ce pays? Ils sont à des années-lumières du capitalisme et du libre-marché….et devinez quoi? Ils sont vraiment pauvres!

    Il serait peut-être temps que vous vous ouvriez les yeux et que vous observiez les différences entre les pays pauvres et les pays riches. C’est pourtant si simple.

    Nous sommes les héritiers choyés de la liberté et du capitalisme créateur de richesse. Il ne faut pas l’oublier.

    Au lieu de continuer dans cette direction, nos élus nous font rebrousser chemin et sont en train de grossir l’État qui prend de plus en plus de place et empiette sur notre liberté au nom de la « solidarité ». Ce faisant il détruit les moteurs de création de richesse et cela nous conduira pas-à-pas vers….la vraie pauvreté.

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    15 avril 2010 à 21 09 21 04214
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    « Ainsi, si la quantité de biens disponibles dans une économie est plus grande que la quantité d’argent, cela veut simplement dire que vous pourrez vous procurer une plus grande quantité de biens par unité monétaire. »

    Votre affirmation est tout simplement fausse. Si la quantité de biens est plus grande que la quantité d’argent disponible, vous vous retrouvez en surcapacité ou surproduction. Les gens soit ne pourront pas acheter, ou devront emprunter pour acheter les biens produits en excédent. En empruntant pour consommer, de l’argent sera créé et pourra être prêtée à d’autres. Sinon, plutôt que de voir les prix baisser, les producteurs choisiront de détruire les excédents.

    Le capitalisme, c’est la richesse pour quelques-uns et les miettes pour tous les autres. Pour pouvoir épargner et se constituer un capital, il faut avoir des surplus. La création des surplus ne fonctionne pas tout à fait comme vous semblez le croire. Il n’y a pas d’un côté un sombre idiot qui mange la seule graine qu’il a récolté cette année et de l’autre le génie qui décide de la planter et d’attendre l’année suivante pour manger. La constitution des immenses richesses mondiales s’est faite graduellement en changeant les règles du jeu qui protégeaient certaines parties de la population, en allant piller et coloniser les voisins, et en détruisant l’environnement. Que vaut l’air pur, un lac cristallin ou une forêt centenaire comparée à une pure merveille de scrap techno qu’on jettera aussitôt qu’un modèle plus récent nous aura été rendu indispensable à coup de millions en publicité?

    Quelle belle richesse! Quel bel héritage, vraiment!

    Merci Marc et Céline pour avoir manifesté votre indignation, que je partage entièrement.

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    15 avril 2010 à 21 09 41 04414
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    @Thérèse L.

    Si la quantité de biens augmentent alors que la quantité de monnaie reste la même, les prix vont simplement baisser….économie 101 peut-être que ça vous mettrait un peu de plomb dans la tête!

    Je comprends que vous ne compreniez rien au capitalisme, puisque vous ne comprenez même un des principes les plus élémentaires de l’économie…

    « Pour pouvoir épargner et se constituer un capital, il faut avoir des surplus.  »

    Comment expliquez-vous que les taux d’épargne en Chine et en Inde aient frolé les 50% alors que ce sont des pays pauvres?

    Pas besoin d’être riche pour épargner et se démarrer une entreprise. Il faut simplement de la liberté économique.

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    15 avril 2010 à 21 09 44 04444
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    @Thérèse

    « La constitution des immenses richesses mondiales s’est faite graduellement en changeant les règles du jeu qui protégeaient certaines parties de la population, en allant piller et coloniser les voisins »

    Ça ce n’est pas le capitalisme. C’est le corporatisme. Encore un mot à ajouter à votre vocabulaire.

    Le corporatisme a besoin de l’État pour fonctionner; c’est-à-dire pour utiliser la force pour prendre aux uns pour donner aux amis du pouvoir, pour changer les lois en leur faveur et pour étouffer les créateurs de richesse jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de capital (et donc plus de production, que de la pauvreté).

    Ce que vous accusez n’est pas le capitalisme, mais le corporatisme étatique, et je me joint à vous!

    Instruisez-vous donc un peu:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/08/21/capitalisme-ou-corporatisme/

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    16 avril 2010 à 0 12 01 04014
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    @ Minarchiste,
    Ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord que je suis une plouc ou une ignorante pour autant. Dans la tête j’ai des neurones et j’espère bien n’avoir jamais de plomb. Le corporatisme n’est que la dernière métamorphose du capitalisme, mais en est bien le descendant.

    On n’a pas appris dans les mêmes écoles et on ne croît pas à la même idéologie, mais en économie 101, ce n’est pas la quantité des biens qui fait baisser leurs prix, mais l’économie de temps réalisée pour les produire.

    Je cite un extrait du discours d’ouverture du forum économique mondial de Davos en 2001: « En ouvrant ce sommet de l’économie mondiale, mon premier souci sera d’être bref. Un tel souci ne peut être qu’approprié pour un tel sommet, puisque, comme on dit, le temps, c’est de l’argent. Ou, pour l’exprimer de manière un peu plus élaborée : « Toute économie est une économie du temps ».

    Cette affirmation remonte à Karl Marx, qu’on me permettra de citer sans risque d’être mal compris, même dans cette enceinte – les événements de 1989 en soient remerciés. Car, en tant que père de la première Internationale, le philosophe allemand fut aussi un pionnier de la mondialisation, et donc un lointain précurseur du Forum économique mondial. »

    Marx, un pionnier de la mondialisation? Marx a pourtant écrit un livre sur le Capital, pas sur le corporatisme. Alors, avant de traiter les autres d’incultes, allez donc dépoussiérer un peu vos notions.

    Ford, pour pouvoir fidéliser ses ouvriers a dû les payer en denrées pendant un certain moment, car ces diables de fainéants n’allaient travailler en usines que selon leur bon vouloir. Ils avaient des jardins et pratiquaient une économie de subsistance qui leur assurait une certaine autonomie. Le fordisme a dû détruire cette autonomie avant que ces diables de paresseux se résignent au servage volontaire.

    En Chine et en Inde, l’économie de subsistance est encore assez présente pour permettre l’épargne. Le tissu social n’est pas aussi atomisé que le nôtre.

    Je vous laisse la référence pour la citation de Davos: http://www.uvek.admin.ch/dokumentation/00476/00477/00869/index.html?lang=fr

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      16 avril 2010 à 7 07 56 04564
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      @ Thérèse L.

      Ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord que je suis une plouc ou une ignorante pour autant. Dans la tête j’ai des neurones et j’espère bien n’avoir jamais de plomb. Le corporatisme n’est que la dernière métamorphose du capitalisme, mais en est bien le descendant.

      Votre commentaire sur les prix, au contraire, démontre votre ignorance. Aucun économiste sérieux ne met en doute la théorie des prix. C’est comme mettre en doute la théorie de la gravité. Cette théorie dit expressément que le prix d’un bien cherche toujours l’équilibre entre l’offre et la demande et que la où il y a un surplus de l’offre, les prix baissent pour permettre de liquider les surplus d’inventaire, et adversement, si la demande excède l’offre, les prix montent.

      Je cite un extrait du discours d’ouverture du forum économique mondial de Davos en 2001: « En ouvrant ce sommet de l’économie mondiale, mon premier souci sera d’être bref. Un tel souci ne peut être qu’approprié pour un tel sommet, puisque, comme on dit, le temps, c’est de l’argent. Ou, pour l’exprimer de manière un peu plus élaborée : « Toute économie est une économie du temps ».

      Cette affirmation remonte à Karl Marx, qu’on me permettra de citer sans risque d’être mal compris, même dans cette enceinte – les événements de 1989 en soient remerciés. Car, en tant que père de la première Internationale, le philosophe allemand fut aussi un pionnier de la mondialisation, et donc un lointain précurseur du Forum économique mondial. »

      Marx, un pionnier de la mondialisation? Marx a pourtant écrit un livre sur le Capital, pas sur le corporatisme. Alors, avant de traiter les autres d’incultes, allez donc dépoussiérer un peu vos notions.

      Ronald Reagan disait quelque chose de très pertinent à ce sujet: « Les communistes sont des gens qui ont lu Marx, les anti-communistes sont ceux qui l’ont compris ».

      Ce que vous citez se base sur la théorie de la valeur du travail de Marx et si vous vous donnez la peine d’ôter vos oeillières pendant quelques instants, vous réaliserez que cette théorie a été réfutée il y a plus de 100 ans. Mais il y en a qui sont en retard dans les nouvelles. En plus, si vous croyez tant aux doctrines de Marx, allez faire un tour à Cuba pour voir comment ça fonctionne dans la vraie vie. Moi je l’ai constaté de mes propres yeux et je vous garantie que j’adore Cuba pour me dorer la bedaine, mais je ne voudrais certainement pas y vivre et je comprend très bien pourquoi des milliers de cubains ont bravé le détroit de la Floride sur une coquille de noix pour y échapper.

      Ford, pour pouvoir fidéliser ses ouvriers a dû les payer en denrées pendant un certain moment, car ces diables de fainéants n’allaient travailler en usines que selon leur bon vouloir. Ils avaient des jardins et pratiquaient une économie de subsistance qui leur assurait une certaine autonomie. Le fordisme a dû détruire cette autonomie avant que ces diables de paresseux se résignent au servage volontaire.

      Ford, à l’époque, avait la réputation d’être le patron qui traitait le mieux ses employés et leur payait le meilleur salaire de l’industrie automobile. On se battait pratiquement pour travailler pour Ford.

      En Chine et en Inde, l’économie de subsistance est encore assez présente pour permettre l’épargne. Le tissu social n’est pas aussi atomisé que le nôtre.

      Selon votre logique, plus on est pauvres, plus il est facile d’épargner?

      @ Darwin

      Meilleur que le corporatisme ? 😉

      Très drôle.

      J’ai toujours trouvé fascinante la propension des libertariens de prétendre dans un même souffle que le libre marché et le capitalisme n’existent nulle part sur Terre, car pervertis pas l’État («Ce qu’on a présentement c’est du corporatisme, pas du capitalisme»), et que le capitalisme et le libre-marché (qui n’existent pas) sont responsables de tous les bienfaits dans notre société («les méchants capitalistes sont ceux qui sont responsables de cette augmentation de la richesse collective», «Je défie de trouver un meilleur système. »)… C’est bien pratique de dire une chose et son contraire, selon ce qu’on veut démontrer…

      Même dans un système perverti, l’entrepreneuriat, qui est le moteur du capitalisme, continue quand même de fonctionner. Même si la carosserie est cabossée, une voiture peut quand même continuer à fonctionner. Ça ne peut pas nous empêcher de dire que ça fonctionnerait saprement mieux si la carosserie était en meilleur état.

      Mais là où on peut se poser encore plus de questions, c’est lorsque vous affirmez que c’est grâce au libre marché et au capitalisme que nos pauvres mangent à leur faim (c’est sûrement pour cela que les banques alimentaires aident de plus en plus de monde…) et ont plein de bidules électroniques et informatiques, de frigos et j’en passe (je ne sais pas sur quelle base vous affirmez cela, mais passons…). Les données (vous n’en avez pas mis cette fois…) montrent que si nos pauvres ne sont pas carrément indigents, ce sont les paiements de transferts (vous parlez d’ailleurs des gens sur l’aide sociale …) et les services publics qui l’expliquent, pas votre sacro-saint capitalisme (qui n’existe d’ailleurs pas…).

      Vous me surprenez. Vous connaissez bien des familles qui n’ont absolument pas de frigo? Moi pas. J’ai travaillé pendant 13 ans chez Radio Shack et j’ai vu des gens sur le BS acheter des systèmes de cinéma maison. Il y a du monde sur Kijiji qui mendient des meubles. Ils n’ont pas les moyens de se payer même des meubles usagers, mais ils ont étrangement accès à un ordinateur et l’internet…

      Et si leurs revenus viennent de votre idée de la solidarité sociale (grosse machine à garder les gens dans la pauvreté, selon moi), comment se fait-il que malgré leurs faibles revenus, toutes ces commodités soient à leur portée quand même?

      Et même avec les paiements de transfert, une famille pauvre ne pourrait vivre décemment sans les services publics, car ils n’auraient pas les moyens d’accoucher avec un médecin ou une sage-femme, d’envoyer leurs enfants à l’école, de payer un médecin pour soigner les oreillons du plus jeune ou de le faire vacciner, de permettre à la mère (ou même au père) de travailler sans des services de garde accessibles, de se payer les médicaments nécessaires sans l’assurance-médicaments, de bénéficier des transports publics à un prix abordable (de moins en moins…) et j’en passe encore.

      Même dans bien des pays considérés comme « progressistes » (comme la Suède, par exemple), beaucoup de ces services sont assurés par des compagnies privées à meilleur coût.

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    16 avril 2010 à 0 12 14 04144
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    @ Philippe David

    Ce qu’on a présentement c’est du corporatisme, pas du capitalisme.

    Je défie de trouver un meilleur système.

    Meilleur que le corporatisme ? 😉

    Ces opposants ignorent complètement que les méchants capitalistes sont ceux qui sont responsables de cette augmentation de la richesse collective et que les plus pauvres de la société en sont les premiers bénéficiaires.

    J’ai toujours trouvé fascinante la propension des libertariens de prétendre dans un même souffle que le libre marché et le capitalisme n’existent nulle part sur Terre, car pervertis pas l’État («Ce qu’on a présentement c’est du corporatisme, pas du capitalisme»), et que le capitalisme et le libre-marché (qui n’existent pas) sont responsables de tous les bienfaits dans notre société («les méchants capitalistes sont ceux qui sont responsables de cette augmentation de la richesse collective», «Je défie de trouver un meilleur système. »)… C’est bien pratique de dire une chose et son contraire, selon ce qu’on veut démontrer…

    Mais là où on peut se poser encore plus de questions, c’est lorsque vous affirmez que c’est grâce au libre marché et au capitalisme que nos pauvres mangent à leur faim (c’est sûrement pour cela que les banques alimentaires aident de plus en plus de monde…) et ont plein de bidules électroniques et informatiques, de frigos et j’en passe (je ne sais pas sur quelle base vous affirmez cela, mais passons…). Les données (vous n’en avez pas mis cette fois…) montrent que si nos pauvres ne sont pas carrément indigents, ce sont les paiements de transferts (vous parlez d’ailleurs des gens sur l’aide sociale …) et les services publics qui l’expliquent, pas votre sacro-saint capitalisme (qui n’existe d’ailleurs pas…).

    Quand je cherche des indicateurs de revenus, la page Internet que je trouve la plus pertinente est le http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_niv_vie/revenus_depense/revenus/rev_faib_rev.htm . En sélectionnant les indicateurs qui nous intéressent, on y apprend par exemple que le coefficient de Gini pour les familles et les personnes seules avant impôt et transferts s’élevait à 51,6 en 2007 et qu’il passait à 37,6 après impôt et transferts. On peut aussi y voir que la limite du premier quintile passe de 8,600 $, avant impôt et transferts (20 % des familles et personnes seules gagnent moins que cela !) à 20 100 $ après impôt et transferts, soit près de deux fois et demie plus ! Ce n’est sûrement pas l’économie marchande (qui n’existe pas) qui génère un revenu familial de moins de 8 600 $ par an à 20 % des familles et personnes seules qui permet aux plus pauvres de notre société de bénéficier d’un minimum vital.

    Et même avec les paiements de transfert, une famille pauvre ne pourrait vivre décemment sans les services publics, car ils n’auraient pas les moyens d’accoucher avec un médecin ou une sage-femme, d’envoyer leurs enfants à l’école, de payer un médecin pour soigner les oreillons du plus jeune ou de le faire vacciner, de permettre à la mère (ou même au père) de travailler sans des services de garde accessibles, de se payer les médicaments nécessaires sans l’assurance-médicaments, de bénéficier des transports publics à un prix abordable (de moins en moins…) et j’en passe encore.

    On ne peut pas à la fois sanctifier un système qui n’existe pas et lui attribuer des vertus qui sont dues justement au fait qu’on l’empêche de produire ses principaux effets délétères !

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    16 avril 2010 à 5 05 47 04474
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    @Philippe David
    Je n’ai pas vraiment le temps ni le gout de lire tout l’article ni tous les commentaires mais j’encourage ce type de réflexion philosophique. C’est un exercice délicat mais fondamental.

    Effectivement on prend souvent pour acquis ce que l’on a et on critique les inconvénients d’un systeme sans toujours bien apprecier les avantages. J’en sais quelque chose avec le systeme de santé francais que je prenais pour acquis quand j’étais en France.

    Comme la dit une personne, la pauvreté est relative mais aussi il faut regarder le pouvoir d’achat. Au Québec, j’ai lu que des enfants ne mangent pas à leur faim et que ca entraine un échec scolaire. Les parents doivent avoir assez d’argent mais plus une fois payé tout les charges : taxes, loyer, electricité. Charges et frais que ne payeront pas les personnes du tiers monde.

    Bonne continuation. 🙂

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    16 avril 2010 à 8 08 25 04254
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    @Thérèse

    « On n’a pas appris dans les mêmes écoles et on ne croît pas à la même idéologie, mais en économie 101, ce n’est pas la quantité des biens qui fait baisser leurs prix, mais l’économie de temps réalisée pour les produire. »

    Hahaha! Donc, s’il vous faut moins de temps pour produire un bien, ça veut dire que vous pouvez en produire plus par jour. Cela signifie que votre productivité augmente. Ainsi, vous produisez plus de biens par jour ce qui, en présence d’une masse monétaire stable, fera baisser les prix.

    Même Darwin ne me contredira pas là-dessus…comme Philippe dit, c’est aussi indéniable que la gravité terrestre.

    Effectivement, nous n’avons pas été à la même école et j’en remercie le ciel! Mais honnêtement, je doute que les sottises que vous avez déblatérées dans vos commentaires précédents se retrouvent vraiment dans un livre d’économie utilisé pour l’enseignement au Québec.

    Encore une fois, il vous sera impossible de comprendre quoi que ce soit au capitalisme en demeurant une illettrée économique.

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    16 avril 2010 à 9 09 50 04504
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    Relax la condescendance … effectivement on est quelques uns à ne pas avoir été à une haute école en économie, mais justement, c’est peut être pour ça qu’on te lit ? pour apprendre, et pas se faire chier dessus, merci, ça serait apprécié , à moins que ton exercice de vulgarisation ne soit pointé que pour des spécialistes ?

    Pour ce qui est de les faire fabriquer par des enfants, dis toi bien que ces enfants seraient probablement à faire de la prostitution ou à fouiller dans des dépotoirs parce qu’ils vivent dans la pauvreté extrême et qu’ils n’ont pas d’autres avenues pour s’en sortir. C’est donc facile de juger quand on sait pas vraiment ce que c’est de vivre dans la merde.
    Quand à mon niveau d’évaluer si un pauvre d’ici est mieux loti qu’un pauvre ailleurs, on commencera pas à se la jouer sur le nombre de voyages et la durée de ceux ci dans des pays où on peut justement observer les différences, c’est nul comme argument, ça attaque la personne quand en plus t’as foutrement aucune idée de où je suis allé, et pas juste en touriste …ton argument est le même que les missionaires et les colonisateurs … grâce à nous le pauvre bamboula va fabriquer mes godasses, toujours mieux que de crever hein ?

    Selon ma lecture, t’as beau jouer dans les mots entre capitalisme/libre marché et corporatisme, l’un n’existe pas selon toi pourtant perso je trouve qu’actuellement l’un n’existerait pas sans l’autre …devant les dérives de ce systéme tu es juste en train d’essayer de revenir sur l’idée originelle de ce systéme comme s’il était la seule alternative …

    Le salaire du chef d’entreprise t’enlève absolument rien à toi. Si les actionnaires de la compagnie lui donnent ce salaire, c’est qu’ils croient qu’il le vaut. S’ils se trompent, ce sont eux qui paient
    Tu remarqueras que ma phrase disait « …si on regarde un chef d’entreprise qui gagne 600 millions de dollars par an parce qu’il a bougé ses entreprises loin et qu’il exploite sans honte ses employés ben je suis juste un gros colon d’envieux sur son cash ??????? … »
    Tu réponds sur ma perception du salaire, comme si justement je suis envieux , mais pas sur le concept des entreprises qui délocalisent , elles tombent où dans ta soupe de -isme ? et les québécois qui voient leur job faite ailleurs, eux, ils tombent où versus ta liberté d’entrepreneur qui gagne des zillions de $ ? le capitalisme n’a pas de morale pour ceux qui sont en bas de la chaîne alimentaire ?????

    Nous sommes les héritiers choyés de la liberté et du capitalisme créateur de richesse. Il ne faut pas l’oublier.
    Mettre liberté et capitalisme dans la même phrase me fait penser au gars enchainé au mur à qui on vient de donner 2 pieds de chaîne en plus et qui remercie son maître pour tant d’espace …

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    16 avril 2010 à 10 10 29 04294
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    @Marc

    « et les québécois qui voient leur job faite ailleurs, eux, ils tombent où versus ta liberté d’entrepreneur qui gagne des zillions de $ ? le capitalisme n’a pas de morale pour ceux qui sont en bas de la chaîne alimentaire ????? »

    La fameuse délocalisation des emplois manufacturier; la chimère des protectionnistes!

    Depuis 2002, on peut effectivement observer un déclin relativement important de l’emploi dans le secteur manufacturier au Québec. Par contre, le niveau de production (mesuré par le PIB) est resté relativement stable. Conclusion: on produit autant qu’en 2002, mais avec moins d’employés, autrement dit, la productivité a augmenté. En 2002, chaque travailleur dans le secteur manufacturier produisait 73 151$ et en 2007 on est passé à 83 294$.

    Pendant ce temps, De 2002 à 2008, le Québec a connu une forte période d’expansion économique, et ce, malgré les délocalisations d’emplois. Le taux d’emploi a atteint un niveau record (mais quand même plus bas qu’ailleurs) et le taux de chômage est tombé à un plancher historique. C’est vrai que des gens ont perdu leur travail dans certains secteurs, mais au net nous avons été gagnants.

    Le raisonnement que vous proposez est que nous devons payer nos biens plus chers (et donc réduire notre niveau de vie) pour permettre à des individus peu compétents d’être surpayés pour produire ces biens, alors que ceux-ci pourraient être produits par des étrangers qui sont prêts à le faire parce qu’ils n’ont pas d’autre alternative. Par le fait même, vous proposez qu’on refuse à ces étrangers le droits de travailler et donc les condamner à la pauvreté perpétuelle.

    « Mettre liberté et capitalisme dans la même phrase me fait penser au gars enchainé au mur à qui on vient de donner 2 pieds de chaîne en plus et qui remercie son maître pour tant d’espace … »

    Expliquez-moi donc en quoi le capitalisme restreint la liberté? Ce sera tout un défi puisque la définition même du capitalisme repose sur la liberté. Sans liberté le capitalisme n’existe pas.

    « Relax la condescendance … effectivement on est quelques uns à ne pas avoir été à une haute école en économie, mais justement, c’est peut être pour ça qu’on te lit ? pour apprendre, et pas se faire chier dessus, merci, ça serait apprécié , à moins que ton exercice de vulgarisation ne soit pointé que pour des spécialistes ? »

    Justement! Les commentaires de Marc, Céline et Thérèse ont été fait sur un ton condescendant et mérite donc une réponse sur ce ton. Changez votre attitute, et nous adopterons une attitude plus relax et plus pédagogique qui sera plus constructive.

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    16 avril 2010 à 10 10 48 04484
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    @Darwin

    « On ne peut pas à la fois sanctifier un système qui n’existe pas et lui attribuer des vertus qui sont dues justement au fait qu’on l’empêche de produire ses principaux effets délétères ! »

    Comme l’explique Philippe, un système n’est pas soit capitaliste ou non-capitaliste. Chaque système est plutôt quelque part entre les deux.

    Évidemment, le capitalisme pur n’existe pas, mais on peut quand même observer que plus on s’en approche, plus il y a de création de richesse. Je cherche un exemple de pays qui contredit cette affirmation, mais je n’y arrive pas; même la Suède le confirme:

    http://www.antagoniste.net/2010/03/09/le-modele-suedois-3/

    « Et même avec les paiements de transfert, une famille pauvre ne pourrait vivre décemment sans les services publics »

    La conséquence inévitable de l’État-providence est de rendre les gens dépendants de l’État.

    Et l’État aime ça puisque ça lui crée une base électorale captive qui va toujours appuyer des politiques d’expansion de l’État-providence et donc du pouvoir des élus.

    Vous avez de bonne intentions à vouloir aider les plus démunis; mais moi ce qui m’intéresse davantage est pourquoi y a-t-il des démunis? Pourquoi certains pays sont pauvres et d’autres riches?

    Chaque pays que j’étudie m’amène à la même conclusion et le coupable n’est pas le capitalisme.

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    16 avril 2010 à 10 10 48 04484
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    ok, je vois, merci Monsieur, bonne journée dans votre bulle.

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    16 avril 2010 à 11 11 33 04334
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    Le principal problème, ici, c’est une question de définition. Pour être plus précis, la définition de la pauvreté.

    Selon Wikipedia ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Seuil_de_pauvret%C3%A9#Les_diff.C3.A9rentes_mesures_du_seuil_de_pauvret.C3.A9 ), il y a deux définitions de seuil de pauvreté: une définition absolue et une définition relative.

    La définition absolue est utilisés par les pays peu développés. Les pays développés choisissent plutôt la définition relative (peut-être pour avoir des pauvres?).

    Philippe et ses acolytes utilisent la définition absolue et constatent qu’elle régresse. Ses opposants utilisent la définition relative et constatent qu’elle progresse. Bravo. Vous avez tous les deux raison.

    Quant à moi, je n’aime aucune de ces définitions. Je préfère la notion rousseauiste de la pauvreté. Mais ça, c’est un tout autre débat.

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    16 avril 2010 à 13 01 07 04074
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    Un débat très intéressant mais j’ai arrêté de lire quand j’ai senti le mépris s’installer dans les propos de plusieurs personnes ici. Je rêve du jour où nous pourrons discuter, échanger, sans tomber dans l’irrespect de l’autre et dans le besoin essentiel que tout le monde pense comme nous.

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    16 avril 2010 à 13 01 17 04174
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    @ Philippe David

    Très drôle.

    Merci. J’aimerais bien que ce ne soit qu’un gag… Mais c’est un procédé que vous utilisez constamment : vanter notre système quand cela vous convient et le dénoncer vertement quand cela vous arrange. Il est toutefois assez rare que vous le fassiez dans un même texte… C’était en effet très drôle !

    J’ai travaillé pendant 13 ans chez Radio Shack et j’ai vu des gens sur le BS acheter des systèmes de cinéma maison.

    Bien sûr que ça existe ! Mais disons que votre échantillon est un peu petit pour pouvoir conclure. J’ai personnellement la mauvaise habitude de chercher des données fiables avant de faire des affirmations. À http://www.statcan.gc.ca/pub/62-202-x/62-202-x2007000-fra.pdf (page 12), on peut lire :

    «Plus de 97,0 % des ménages de la tranche de revenu supérieure avaient un ordinateur, et 96,7 % avaient accès à Internet. En comparaison, 49,8 % des ménages ayant le plus faible revenu avaient un ordinateur, tandis que 42,9 % avaient accès à Internet à la maison.»

    On parle ici de quintiles, et tous les membres du premier quintile ne sont pas sur l’aide sociale. De toute façon, 43 %, c’est un peu moins que 100 %…

    À la page 13. on peut voir que les ménages du premier quintile dépensent 5,7 fois moins en «Ameublement et équipement ménagers » (catégorie dont les équipements électroniques font partie). On peut supposer que cet argent va plus au frigo (possédé par 99,5 % des ménages du Québec, page 55) qu’au graveur de DVD, possédé par 36,3 % des ménages (désolé, l’étude ne parle pas des cinémas maison…)

    «beaucoup de ces services sont assurés par des compagnies privées à meilleur coût. »

    Comme la santé aux États-Unis, pays qui s’approche plus de votre modèle idéal que la Suède ?…

    @ Minarchiste

    Même Darwin ne me contredira pas là-dessus…comme Philippe dit, c’est aussi indéniable que la gravité terrestre.

    Ne présumez pas de ce que je peut contredire ! 😉

    Je ne contredirai pas le rôle des prix, mais conteste vivement la comparaison avec la gravité, comparaison qui me fait toujours sursauter.

    La gravité est quelque chose qu’on peut calculer précisément, qui ne varie jamais. Le résultat d’un changement de prix ou de quantité peut varier considérablement selon le produit (élasticité) et même le temps (l’élasticité est variable et imprévisible).

    Par exemple, la hausse des prix du pétrole dans les années 1970 a eu des effets durables, les consommateurs achetant plus de voitures moins énergivores. Pourtant, cela ne s’est pas produit lors de la dernière hausse des prix du pétrole. Cette forte augmentation des prix de l’essence aurait dû faire diminuer considérablement sa consommation. Or, ce ne fut pas le cas, elle a au contraire augmenté de 2,5 % entre 2006 et 2007 (http://www40.statcan.gc.ca/l02/cst01/trade37b-fra.htm ), la baisse de 2008 (2,0 %, inférieur à la hausse de l’année précédente) s’expliquant par le début de la récession. La théorie économique peut bien conclure que la consommation d’essence finira par diminuer si les prix demeurent élevés ou continuent à augmenter, mais elle est incapable de nous indiquer l’ampleur de cette baisse en fonction d’un niveau de prix donné, bref de quantifier l’élasticité de la demande d’essence.

    Donc, la comparaison avec la gravité n’a aucun sens.

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    16 avril 2010 à 13 01 37 04374
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    @JP
    À l’opposé de la pensée de Rousseau, on constate en notre temps le paradoxe de l’homme socialisé face à la pauvreté ; ce sont les pauvres qui s’entraident entre eux par instinc de survie, et les biens-natis qui se comportent en homme sauvage. Effectivement c’est un autre sujet.

    ‘Il faut de la poudre à nos perruques ; voilà pourquoi tant de pauvres n’ont point de pain.’ J.J. Rousseau

    @Dan
    condescendance et mépris ne font pas bon ménage avec pédagogie et respect.

    @Marc
    ‘… à moins que ton exercice de vulgarisation ne soit pointé que pour des spécialistes ?’

    Leur connaissance partielle du secteur économique et financier se limite à la ‘Theoria’.
    Alors pourquoi autant de condescendance?

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    16 avril 2010 à 13 01 48 04484
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    Alors pourquoi autant de condescendance?
    Je ne n’ai pas vu mes réponses comme de la condescendance envers leurs connaissances, mais comme un pointage concret sur les failles de son -isme selon ma perception … et le ton des réponses, données à moi ou les dames qui répondaient, étaient tout sauf poli et vulgarisateur comme je l’ai noté immédiatment dans ma réponse, voir plus haut… j’imagine qu’après chacun perçoit l’humeur de l’autre selon son mood du moment , mais perso me faire dire que capitalisme = liberté et que je suis un trou du cul d’argumenter là dessus en ayant un frigo dans ma cuisine, signe évident que le systéme marche , ben ça coupe la conversation hein ?

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    16 avril 2010 à 13 01 55 04554
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    Entièrement d’accord Marc.

    Je n’ai pas perçu de condescendance de ta part. plutôt une sorte de révolte que je partage.

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    16 avril 2010 à 13 01 57 04574
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    Et à propos de leur condescendance

    tel un enfant qui vient d’apprendre son abécédaire, expliquant Sartre à son petit frère, fait sourire les adultes et probablement réfléchir le psycholoque qui observe la scène.

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    16 avril 2010 à 14 02 13 04134
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    @Darwin

    « Donc, la comparaison avec la gravité n’a aucun sens. »

    Non, elle fait du sens. Ce n’est pas parce que, contrairement à la gravité, nous ne sommes pas capable de prévoir les variations de prix (ne disposant pas d’un modèle assez sophistiqué), que celles-ci sont pas irrémédiables.

    La loi de l’offre et de la demande stipule que quand l’offre augmente, le prix baisse (TCEPA).

    La loi de la gravité stipule que deux corps de s’attirent avec une force proportionnelle à chacune des masses.

    Est-ce que c’est important que l’analogie soit sans faille? Non, sauf pour quelqu’un qui tient absolument à maintenir une position antagoniste plutôt que de convenir qu’il y a certains points sur lesquels on peut s’entendre et garder le débat sur les vrais questions.

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    16 avril 2010 à 14 02 14 04144
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    Ceci va être long, mais prenez votre temps pour le lire, quitte à y revenir en plusieurs touches.

    Si l’accroissement de la richesse passe par la production de biens, tout ce qui augmente notre capacité de produire, nous rend plus riche. Si nous sommes plus riches que d’autres endroits dans ce monde, c’est que nous sommes plus productifs.

    Qu’en est-il si on produit des biens superflus qui ne sont pas utiles ? On pourrait augmenter notre production de bébelles Hello Kitty, mais pas certain que cela augmenterait notre richesse.

    Si nous sommes plus riches que d’autres endroits dans ce monde, n’est-ce pas aussi parce que nous avons pu nous accaparer de leur ressources naturelles, les en privant ainsi, causant un carence dans leur équation ? (Nous produisons plus de richesse pour la quantité de ressources (labeur+matières premières) utilisées.)

    Si nous sommes riches maintenant, c’est que nous laissons libre-cours à notre imagination pour inventer de nouvelles façons d’augmenter notre productivité.

    C’est pourtant l’histoire du colonialisme qui est la fondation de nos pays dits « riches ». Et nous continuons tojours de faire pareil, c’est-à-dire d’accaparer les ressources naturelles des autres pays pauvres, à grand coup de guerre et de déstabilisations de toutes sortes, pour y arriver en dernier ressort. Oui, nous avons été créatifs pour augmenter notre productivité, mais sur les ressources souvent volées aux autres pays, par force. De plus, ce système est basé sur l’assomption que les ressources naturelles sont infinies, ce qui n’est malheureusement pas le cas.

    Par exemple, lorque Henry Ford eut l’idée de produire des automobiles avec une chaine de montage, il a rendu un bien que n’était auparavant disponible qu’au super-riches, à la portée de tous et a révolutionné les transports. Cette simple innovation a rehaussé le niveau de vie de millions d’individus.

    Vous ne mentionnez pas qu’une des grosses innovation fut de payer ses employés beaucoup plus pour qu’ils puissent acheter eux-mêmes les voitures de Ford. Donc elles ont baissé de prix grâce à la production en chaine, mais les employés étaient célèbrement bien payés, ce qui était exactement la stratégie de Henry Ford, pour qu’ils deviennent les consommateurs de ses produits. Cela était vraiment astucieux et indissociable de son succès avec les chaines de montage. Je trouve tendancieux de ne pas mentionner ce fait.

    Un individu peut gagner $50 000 par an, mais si les prix diminuent de 50%, son revenu réel aura doublé, même s’il demeure le même en termes nominaux. De même si son salaire réel double, mais que les prix doublent également, son revenu réel demeure inchangé, même s’il semble avoir augmenté. Une diminution générale des prix entraine donc nécessairement une augmentation de la richesse.

    Ces remarques sont vraies, mais je me demande pourquoi ne pas avoir aussi donné l’exemple qui fait le plus mal en ce moment, celui de l’individu qui gagne $50 000 par an qui demeure le même, alors que les prix doublent. Il s’appauvri tout d’un coup énormément. La hausse des prix est souvent dû à la spéculation effrenée sur les denrée de bases et les ressources naturelles, dont particulièrement le pétrole, qui lui fait augmenter le prix de tous les produits de consommation, les transports et ceux de production. D’une autre part, elle est lié avec l’expansion de la masse monétaire qui diminue la valeur de chaque billet en circulation. Par exemple, la masse monétaire des États-Unis a été doublée en deux ans., ce qui fait chuter la valeur du dollar et entraine une inflation généralisée des prix. Le dollar canadien et américain ont perdu plus de 95% de leur pouvoir d’achat en 100 ans.

    Bien que nous produisons plus que jamais, je ne vois pas les prix diminuer, mais bien en hausse constante et continuelle.

    Contrairement à la croyance populaire, le capitalisme repose sur la production à l’aide de l’accumulation de capital et non la consommation. (Retenez ça la prochaine fois qu’on vous dira qu’il faut stimuler la consommation pour faire rouler l’économie.)

    Mais sans consommation des productions, il n’y aura pas d’accumulation de capital, mais bien une accumulation de dettes et de banqueroutes. Et de nos jours, avec le système fractionnaire bancaire basé sur la dette, ce qui fait tourner le moteur de l’économie est surtout la création davantage de dettes à travers la consommation. Bref, ce qui est important n’est pas tant la consommation que la création de plus d’argent dans le système par la création de plus d’argent-dette. Nous ne vivons pas dans un système vraiment capitaliste de libre-marché, mais bien dans un système plus ou moins cartélisé ou la compétition est férocement tuée par les plus gros qui ne cesse d’avaler les petits. De plus, l’économie réelle basée sur la production du système capitaliste est maintenant gangrèné par l’économie virtuelle de la spéculation, des marchés des produits dérivés et du système fractionnaire bancaire, rendant ainsi caduque toutes tentatives d’avoir un véritable système capitaliste basé sur la production réelle et le véritable libre-marché.

    Nous sommes devenus des héritiers blasés le jour ou nous avons décidé que la gratification immédiate de la consommation est plus importante que la richesse future générée par l’accumulation de capital. Et c’est pour ça que notre niveau de vie ne cesse de se dégrader depuis plusieurs décennies. Nous gaspillons notre richesse en consommation immédiate.

    Encore là, pas si certain d’être d’accord. Il y eu pendant un certain temps gaspillage et surconsommation, c’est bien vrai. Mais ce qui nous appauvri énormément présentement, c’est la perte de notre pouvoir d’achat via l’expansion de la masse monétaire, donc de l’inflation, et de la quantité d’argent que nous devons rembourser avec notre dette nationale qui gruge notre économie peu à peu.

    En fait, il est à noté que c’est les besoins de base qui coutent de plus en plus cher, nous laissant de moins en moins d’argent pour souffler un peu et arriver à boucler la fin de mois, sans même avoir gaspillé un sou inutilement. Je vous avais déjà suggéré cette vidéo, mais je suis demeuré sans réponse depuis. Pourtant, il s’agit d’une professeur académique universitaire très crédible qui analysé les chiffres du gouvernement qui est arrivé à la conclusion que la classe moyenne est en train de disparaitre :

    The interesting thing is what’s bankrupting Americans. It’s not food, it’s not clothing, it’s not electronic gadgets and it’s not extravagant living.

    Since 1970, for two income family with two kids:

    * Mortgage payments: up 76%
    * Healthy families that are getting employers sponsored health insurance: up 74%
    * Owning multiple cars: up 52%
    * Child care: up 100% +++
    * Taxes: up 25%

    These are fixed expenses, the ones you can’t avoid. Big, fixed and relentless.

    http://www.youtube.com/watch?v=akVL7QY0S8A&feature=player_embedded

    [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=akVL7QY0S8A&rel=0&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=en_US&feature=player_embedded&fs=1]

    Lorsque les critiques du capitalisme exigent de prendre la richesse des entreprises pour la redistribuer aux salariés, ils veulent en fait prendre la richesse consacrée à des fins productives pour le distribuer à ceux qui ne feront que le consommer.

    Et qu’est-ce qui vous dit que cet argent ne sera pas réutilisé pour accumuler du capital, acheter des ressources et payer des travalilleurs en partant une nouvelle entreprise ? Ce n’est manifestement pas tout le monde qui va s’assoir sur son steak et brûler tout l’argent qu’il a en consommant !

    Si on laisse les producteurs produire, il y aura suffisamment de graines pour tout le monde, si nous redistribuons leur richesse, nous nous appauvrirons tous. C’est une vérité que peu comprennent et les opposants du capitalisme feront tout pour vous la cacher.

    Et pourquoi pas répartir les graines entre tous ceux qui veulent les semer pour produire encore plus, créant ainsi plus de compétition, baisse des prix et une décentralisation des opérations, au cas où l’un d’eux ferait une connerie ou serait frappé par un malheur ? Ce serait encore plus libre de contrôle des gros de cette façon et un libre marché encore plus vibrant. Sinon, on assiste toujours à une concentration des richesses et une consolidation du pouvoir entre les mains d’une oligarchie ou ploutocratie.

    Au Canada, comme dans tous les démocraties occidentales, la vraie pauvreté n’existe plus.

    Vrai dans un certain sens. Mais encore là, elle nous rattrappe et devient de plus en plus sévère. Quand on dit que 10 000 personnes sont sans abris l’hiver, à Montréal, je préfèrerais peut-être aussi bien être un très pauvre, mais sous les tropiques ! Ils ne meurent peut-être pas de faim, mais de froid. Et avec le deux tiers de l’humanité que ne mange pas à sa faim, il est illusion de penser que nous seront épargner par cette vague de pauvreté grandissante à l’échelle planétaire.

    La plupart des gens vivant sous le seuil de pauvreté ont l’eau courante, chauffage, climatisation, une cuisinière, un réfrigérateur et possèdent un téléviseur, un magnétoscope, un lecteur DVD, une chaine stéréo etc.
    La seule raison pour laquelle ils sont maintenant disponibles même aux plus pauvres, c’est que des entrepreneurs ont travaillé continuellement pour augmenter la production de ces biens et d’en faire baisser les prix.

    La seule raison ?? C’est plutôt parce que le gouvernement leur vient en aide financièrement. Sinon, ils crèvent de faim et dans la rue sans rien d’autre. Peut importe comment bas les prix ont pu baissé ! C’est sur que la baisse des prix aide, mais quand t’as pas d’argent, t’as pas d’argent !

    Ces opposants ignorent complètement que les méchants capitalistes sont ceux qui sont responsables de cette augmentation de la richesse collective et que les plus pauvres de la société en sont les premiers bénéficiaires.

    En autant qu’on soit dans un système pur de libre échange capitaliste basé sur une économie réelle qui produit. Mais de nos jours, cela n’est pas le cas du tout. Avec la spéculation et les hedge funds, Wall Street et cie, on a cesser de produire et nous avons commencé à spéculer à fond, pensant que l’argent pouvait créer de l’argent et plus de richesse. C’est cette économie virtuelle qui est en train de briser l’économie réelle de production et de nous appauvrir tous.

    Mes grand-parents ont dû quitter l’école très jeunes pour travailler et aider leurs familles et travaillaient de longues heures. Mes parents ont pu poursuivre leurs études et ont rarement dû travailler plus de 40 heures par semaine (et ma mère ne travaillait pas du tout avant le divorce de mes parents). Je ne travaille pas plus de 40 heures par semaine, mais nous avons besoin de deux salaires pour vivre confortablement. Alors que de la génération de mes grand-parents à celle de mes parents le niveau de vie augmentait, il diminue maintenant. Je suis né dans les années 60. Cherchez le changement social qui a eu lieu à cette époque un peu partout dans l’occident et vous saurez pourquoi.

    Pour expliquer cela, il faut retourner à la vidéo que je vous ai suggéré et il faut voir aussi les effets perverts du système bancaire fractionnaire qui est basé sur la dette et l’inflation de la masse monétaire avec des dollars-dettes sur lesquels nous devons de plus en plus d’intérêts COMPOSÉS. Nous avons cessé de nous servir de notre imprimeuse d’argent collective pour l’emprunter à des banquiers privés via la Banque du Canada qui est cintrôlée par eux. Résultat : perte de pouvoir d’achat de 95% de notre dollar depuis cent ans. Cela explique grandement cette situation, en combinaison avec les évidences présentées dans la vidéo ci-haut.

    Vous parlez de la Somalie. Avez-vous analysé le régime politique et la structure économique de ce pays? Ils sont à des années-lumières du capitalisme et du libre-marché….et devinez quoi? Ils sont vraiment pauvres!

    Il serait peut-être temps que vous vous ouvriez les yeux et que vous observiez les différences entre les pays pauvres et les pays riches. C’est pourtant si simple.

    C’est effectivement très simple : la Somalie est sous le joug des puissances occidentales, particulièrement des É-U qui y mènent un front non-déclaré de leur guerre contre le terrorisme qui leur donne un prétexte d’être là et contrôler les énormes quantité de ressources naturelles dont le pétrole, gaz et minéraux. On déstabilise et maintient volontairement ces pays à feu et à sang, sous le contrôle de dictateurs marionnettes pour avoir unaccès facile à ces ressources. Après on se demande pourquoi ils sont pauvres !

    Euh, le véritable capitalisme C’EST le libre-marché. Ce qu’on a présentement c’est du corporatisme, pas du capitalisme. Et oui ce qu’est le problème avec ce système, c’est les banques, les politiciens et tous les criss de groupes d’intérêts qui tirent la couverture de tous les côtés. Quant aux lois et aux règlements supposées « civiliser » le capitalisme sauvage, elles sont écrites par les lobbyistes.

    Le capitalisme sauvage EST par définition constitué des banques, des politiciens, tous les criss de groupes d’intérêts et les lobbyistes.qui tirent la couverture de tous les côtés. Ne fini-t-il pas toujours par devenir comme ça ? Dans le communisme, tout est possédé par l’État, incluant les compagnies ; et dans le capitalisme, tout est possédé par les compagnies, incluant le gouvernement. Je vois mal comment on pourrait rêver de capitalisme propre et pur, sans mauvaise intention, dès que survient l’appât du gain infini et sans limites établies par le peuple.

    Pour ce qui est de les faire fabriquer par des enfants, dis toi bien que ces enfants seraient probablement à faire de la prostitution ou à fouiller dans des dépotoirs parce qu’ils vivent dans la pauvreté extrême et qu’ils n’ont pas d’autres avenues pour s’en sortir. C’est donc facile de juger quand on sait pas vraiment ce que c’est de vivre dans la merde.

    Personnellement, je trouve ça assez rebutant de lire ça. Avant d’avoir les gros centres urbains qui cherchent à attirer la main d’oeuvre pas chère, les gens vivaient de l’agriculture et de la terre, souvent pas très riche, mais bien paisiblement et heureux, à la campagne. La pauvreté extrême n’existe généralement que dans les centres urbains où les gens qui ont quitté la campagne ne peuvent y retourner, emprisonnés dans un cercle vicieux de dépendance envers la disponibilité des denrées de base qu’ils produisaient avant eux-mêmes, mais qu’ils doivent maintenant acheter en ville.

    À Taiwan, ils étaient dans cette situation il y a à peine 40 ans avec les sweatshops de l’industrie du textile qui était leur principale industrie. Aujourd’hui ils fabriquent des gadgets de toute sorte et rivalisent avec bien des pays industrialisés en moins d’une génération.

    Ça fait dix ans que je vis à Taïwan et dans le reste de l’Asie. Les sweatshops sont une réalité horrifique qui n’a pas besoin d’être. C’est le résultat de propriétaires et d’actionnaire qui veulent maximiser leur profitabilité et leur bonus sur le dos de conditions de misère pour les travailleurs. Les travailleurs n’ont souvent pas le choix de travailler des heures inhumaines, dans des conditions de travail choquantes, et où ces gens sont confinés sur les installations, leur privant de leur liberté. Ici, à Taïwan, ont importe des travailleurs cheap labor des Philippines et de la Thaïlande et on leur donne souvent des visas restreignant leur liberté et leur déplacement. Il n’y a aucune protection des travailleurs et ils sont donc exploités au maximum. Ma belle-soeur devait travailler 12h par jour, 6 jours par semaine, avec trois jours de vacances annuellement. Si elle ne le fait pas, elle perd son emploi. N’étaient-ils pas mieux de produire leur propre richesse en cultivant leur terre et opérant leur petit commerce de village et d’échange, au lieu de vivre de telles conditions ? Est-ce une amélioration ? Et en plus, les compagnies voulant maximiser leurs profits, vont dans ces pays pour pouvoir être libre de polluer autant qu’elles le veulent.

    ET DÈS QUE LE STANDARD DE VIE AUGMENTE, ET LES PROTECTION ET CONDITIONS DES TRAVAILLEURS AUGMENTENT, LES COMPAGNIES DÉMÉNAGENT AILLEURS, vers un autre paradis (pays pauvre colonisé) où ont a préalablement installé un dictateur ou un tyran qui assurera une bonne business pour les compagnies, avec des conditions et protection des travailleurs et de l’environnement quasi nulles.

    Si la quantité de biens augmentent alors que la quantité de monnaie reste la même, les prix vont simplement baisser….économie 101 peut-être que ça vous mettrait un peu de plomb dans la tête!

    SI…. Un criss de gros SI ! Puisque la masse monétaire augmente sans cesse et qu’on a scrapé notre production nationale pour la transférer ailleurs !

    Ça ce n’est pas le capitalisme. C’est le corporatisme. Encore un mot à ajouter à votre vocabulaire.
    Le corporatisme a besoin de l’État pour fonctionner; c’est-à-dire pour utiliser la force pour prendre aux uns pour donner aux amis du pouvoir, pour changer les lois en leur faveur et pour étouffer les créateurs de richesse jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de capital (et donc plus de production, que de la pauvreté).
    Ce que vous accusez n’est pas le capitalisme, mais le corporatisme étatique, et je me joint à vous!

    Le corporatisme, comme vous le décrivez avec justesse, est en fait ce qu’on a nommé le fascisme, surtout comme il était pratiqué par Mussolini. L’état absorbe, fusionne et gère les corporations. Au contraire de cela se trouve l’hyper-capitalisme qui est contrôlé par Wall Street et la Cité de Londres et les autres centres financiers. Dans ce cas-là, c’est le gouvernement qui est acheté et contrôlé par les financiers et les multinationales. Les deux reviennent au même : l’élite possède tout et le peuple mange la volée ! Le fascisme était une troisième voie, entre le communisme et l’hyper-capitalisme.

    Même dans un système perverti, l’entrepreneuriat, qui est le moteur du capitalisme, continue quand même de fonctionner. Même si la carosserie est cabossée, une voiture peut quand même continuer à fonctionner. Ça ne peut pas nous empêcher de dire que ça fonctionnerait saprement mieux si la carosserie était en meilleur état.

    C’est un peu rêver que de parler de la sorte. Pour arriver à un système d’entrepreneuriat pur, il faudrait éliminer le système fractionnaire bancaire et la spéculation, donc Wall Street et la Cityde Londres devraient être abolies. Tant que ce ne sera pas fait, ce n’est pas la carrosserie seulement qui est cabossée, mais bien le coeur du système qui est pourri et manipulé par l’élite financière. L’économie virtuelle vient vampiriser l’économie réelle jusqu’au point de brisure, comme nous connaissons présentement. Le moteur de la voiture est pourri fini et elle n’avance plus.

    La loi de l’offre et de la demande stipule que quand l’offre augmente, le prix baisse (TCEPA).

    C’est vrai, mais dans le système actuel, on voit les prix manipulés (prenez les exemples du pétrole, de l’or et de l’argent, du blé et autres denrées) par la spéculation et les transactions frauduleuses des firmes de courtage et de spéculation, sans compter les passe-passes de Goldman Sachs, City Group, la Plunge Protection Team du gouvernement qui manipule le cour des marchés boursiers. La loi de l’offre et de la demande est ainsi complètement faussée et découplée de la réalité et de l’économie réelle.

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      16 avril 2010 à 16 04 44 04444
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      @ François M.

      Qu’en est-il si on produit des biens superflus qui ne sont pas utiles ? On pourrait augmenter notre production de bébelles Hello Kitty, mais pas certain que cela augmenterait notre richesse.

      Fort heureusement, le jeu de l’offre et de la demande assigne les ressources aux besoins les plus urgents en premiers, puisqu’il y aura toujours plus de demande pour ces biens.

      C’est pourtant l’histoire du colonialisme qui est la fondation de nos pays dits « riches ». Et nous continuons tojours de faire pareil, c’est-à-dire d’accaparer les ressources naturelles des autres pays pauvres, à grand coup de guerre et de déstabilisations de toutes sortes, pour y arriver en dernier ressort. Oui, nous avons été créatifs pour augmenter notre productivité, mais sur les ressources souvent volées aux autres pays, par force. De plus, ce système est basé sur l’assomption que les ressources naturelles sont infinies, ce qui n’est malheureusement pas le cas.

      Je ne désire pas enbarquer dans un débat sur l’impéralisme, mais ce que vous citez là est justement un problème de l’étatisme. Présumément, si on avait un véritable marché libre, nous ne pourrions exploiter les ressources que par consentement mutuel avec ceux qui les possèdent. Personnellement c’est cet idéal que je préfère.

      Vous ne mentionnez pas qu’une des grosses innovation fut de payer ses employés beaucoup plus pour qu’ils puissent acheter eux-mêmes les voitures de Ford. Donc elles ont baissé de prix grâce à la production en chaine, mais les employés étaient célèbrement bien payés, ce qui était exactement la stratégie de Henry Ford, pour qu’ils deviennent les consommateurs de ses produits. Cela était vraiment astucieux et indissociable de son succès avec les chaines de montage. Je trouve tendancieux de ne pas mentionner ce fait.

      Je crois avoir mentionné dans la chaine de commentaire que Henry Ford traitait ses employés plutôt bien.

      Le capitalisme sauvage EST par définition constitué des banques, des politiciens, tous les criss de groupes d’intérêts et les lobbyistes.qui tirent la couverture de tous les côtés. Ne fini-t-il pas toujours par devenir comme ça ? Dans le communisme, tout est possédé par l’État, incluant les compagnies ; et dans le capitalisme, tout est possédé par les compagnies, incluant le gouvernement. Je vois mal comment on pourrait rêver de capitalisme propre et pur, sans mauvaise intention, dès que survient l’appât du gain infini et sans limites établies par le peuple.

      Là je vous corrige. Le capitalisme est basé sur les échanges mutuellement consentis. Le gouvernement n’intervient pas dans l’économie sauf pour punir la fraude et le vol. Aucune corporation ou lobby ne peut bénéficier d’avantages sur ses compétiteurs, puisque les politiciens n’ont pas le pouvoir de leur donner ces avantages. Il n’y a pas de banques centrales, la monnaie est basée sur une denrée et la masse monétaire y est relativement constante. C’est ça le capitalisme pur. Dans ce capitalisme, le seul roi est le consommateur.

      La hausse des prix est souvent dû à la spéculation effrenée sur les denrée de bases et les ressources naturelles, dont particulièrement le pétrole, qui lui fait augmenter le prix de tous les produits de consommation, les transports et ceux de production.

      Les spéculateurs ont très mauvaise réputation comme les rats, mais ils rendent aussi un service au niveau de la régulation des prix et la prevension de pénuries. En achetant quand le prix est bas et que l’offre est grande et en revendant quand le prix est plus haut et que l’offre est plus restreinte, ils nivellent la courbe de prix et en fait les stabilisent.

      D’une autre part, elle est lié avec l’expansion de la masse monétaire qui diminue la valeur de chaque billet en circulation. Par exemple, la masse monétaire des États-Unis a été doublée en deux ans., ce qui fait chuter la valeur du dollar et entraine une inflation généralisée des prix. Le dollar canadien et américain ont perdu plus de 95% de leur pouvoir d’achat en 100 ans.

      Là vous visez plus juste.

      Mais sans consommation des productions, il n’y aura pas d’accumulation de capital, mais bien une accumulation de dettes et de banqueroutes. Et de nos jours, avec le système fractionnaire bancaire basé sur la dette, ce qui fait tourner le moteur de l’économie est surtout la création davantage de dettes à travers la consommation. Bref, ce qui est important n’est pas tant la consommation que la création de plus d’argent dans le système par la création de plus d’argent-dette. Nous ne vivons pas dans un système vraiment capitaliste de libre-marché, mais bien dans un système plus ou moins cartélisé ou la compétition est férocement tuée par les plus gros qui ne cesse d’avaler les petits. De plus, l’économie réelle basée sur la production du système capitaliste est maintenant gangrèné par l’économie virtuelle de la spéculation, des marchés des produits dérivés et du système fractionnaire bancaire, rendant ainsi caduque toutes tentatives d’avoir un véritable système capitaliste basé sur la production réelle et le véritable libre-marché.

      Si on ramène ça à l’économie plus simple de Robinson Crusoe sur une île déserte, et qu’on examine les étapes qu’il doit suivre pour assurer sa survie et augmenter son niveau de vie, on s’aperçoit très vite lequel entre la production et la consommation doit venir en premier. Ce qui est vrai pour Robinson, l’est aussi à plus grande échelle. On ne peut consommer avant d’avoir produit. Le problème du système actuel est qu’il est fondé sur un mirage. Celui qu’on peut créer la richesse à partir de rien. Pour le reste, je me rallie à votre constat.

      Since 1970, for two income family with two kids:

      * Mortgage payments: up 76%
      * Healthy families that are getting employers sponsored health insurance: up 74%
      * Owning multiple cars: up 52%
      * Child care: up 100% +++
      * Taxes: up 25%

      These are fixed expenses, the ones you can’t avoid. Big, fixed and relentless.

      Très révélateur dans le fait que tout ça peut aisément être lié à une intervention de l’état ou une autre.

      Je reviendrai là dessus un peu plus tard, pour l’instant le temps me manque.

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    16 avril 2010 à 15 03 18 04184
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    @ Minarchiste

    «Non, sauf pour quelqu’un qui tient absolument à maintenir une position antagoniste plutôt que de convenir qu’il y a certains points »

    J’ai convenu que les prix ont bien un rôle à jouer. Pour la gravité, désolé, mais je ne tiens pas « à maintenir une position antagoniste», je réagis simplement. Ayant eu une formation en sciences pures avant d’étudier en sciences sociales, j’ai toujours tiqué sur les fausses analogies entre les sciences sociales et les sciences pures. Cela donne une impression fautive de l’économie, comme si celle-ci obéissaient à des lois immuables et mécaniques, ce qui est inexact.

    «garder le débat sur les vrais questions»

    Ce n’est quand même pas moi qui ai suggéré cette analogie et qui ai utilisé mon nom pour la valider.

    Quant aux vrais questions, je les ai abordés plus tôt : prétendre que le capitalisme n’existe pas et est en même temps responsable du bien-être relatif des pauvres, quand c’est justement le système de répartition des richesses qui en est la cause, est illogique et inexact.

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    16 avril 2010 à 15 03 29 04294
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    @ Darwin:

    J’apprécie énormément ton intervention, surtout parce qu’elle est appuyée par des liens vraiment intéressants.

    Personnellement, j’utilise l’expression « premier quintile » pour désigner les plus riches, mais ça ne me dérange pas du tout que tu fasses l’inverse.

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    16 avril 2010 à 15 03 42 04424
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    @ JP

    «J’apprécie énormément ton intervention»

    Merci !

    «j’utilise l’expression « premier quintile »»

    J’hésite tout le temps entre ces expressions, mais je crois que le contexte permet de comprendre. Cela dit, j’utiliserai à l’avenir les expressions de l’ISQ :

    Quintile inférieur
    Deuxième quintile
    Troisième quintile
    Quatrième quintile
    Quintile supérieur

    Étant avant le deuxième, l’inférieur serait le premier… Mais, bon l’utilisation d’inférieur est nettement préférable, car elle élimine toute confusion.

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    16 avril 2010 à 16 04 56 04564
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    La baisse du pouvoir d’achat, le coût de l’enseignement, l’élitisme, la « salarisation » de la population active, le chômage, les origines de cette fracture sont nombreuses mais ne découlent en rien du hasard. Les inégalités se creusent, la pauvreté envahie notre pays: « Les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches ». Cela explique certainement les réactions désespérées d’une couche de la population (émeutes, abstention électorale ou vote extrême…).

    Ce sont les risques de l’évolution des classes sociales vers deux classes bien distinctes « les dominants » et les « dominés », seulement l’Histoire nous a prouvé que les « dominés » refusaient ce statut…Désaccords, désobéissances, disputes, mutineries, rébellions, émeutes, révoltes, soulèvements, Révolution nous attendent si les classes moyennes disparaissent, c’est ce qui nous attend si le gouvernement n’a pas, tout d’abord, une prise de conscience puis une réaction appropriée à la gravité du problème.

    Classe moyenne : l’inévitable peut-il être évité ?
    « L’ascenseur social est en panne », les inégalités se creusent, la crise n’arrangeant rien: la lutte des classes redevient un sujet plus que d’actualité quand les classes moyennes sont menacées et qu’elles ne remplissent plus leurs fonctions. Elles ne font plus le lien entre les diverses couches de population, elles ne sont plus synonymes de paix et d’avenir, le clash social est inévitable si elles continuent de s’effacer ainsi. Leur préservation devient un enjeu politique.

    http://www.leuromag.com/Les-classes-sociales-a-la-derive-et-la-disparition-de-la-classe-moyenne_a1485.html
    _______________
    Normalement, un pays neuf et riche comme le Canada, pourrait offrir de par sa richesse collective une qualité de vie bien meilleure. Je parle de qualité de vie, non pas d’argent. Car, de plus en plus, la richesse n’est qu’un effet de miroir… Comme un de vos voisins qui vit au dessus de ses moyens.
    Il ne peut y avoir de richesse réelle si l’argent n’est pas aligné à une richesse non virtuelle.
    On a parlé hier au téléjournal d’une récession très courte… Elle serait terminée.
    C’est impossible. Elle a été recousue avec du fil rose. Point.
    Et ce n’est pas très solide. Surtout si, à force de ronger l’os du citoyen pour lui soutirer de plus en plus son petit avoir il se révolte. Plouf!
    C’est d’ailleurs ce citoyen qui a plastronné les banques qui s’en sont bien sorties…
    Les « virtuels » achètent le réel. Le citoyen, ses terres, font partie de ce réel. Appauvri, il les vend pour survivre à un imprimeur…
    _____
    M. Henry Ford a aussi été le premier à « créer » le surmenage et les maladies reliées au travail.
    Les gens travaillaient comme des infirmières…
    🙂
    Et il ne comprenait pas trop ce qui se passait. En fait, l’homme-machine était né. Une sorte de robot qui servait à produire en échange d’un salaire. En oubliant un peu qu’il était humain…
    Si vous aplatissez la Terre et que vous en faites une galette, on se rend compte que dans deux ou trois décennies, la galette aura été engouffrée par une élite. Ou des…
    C’est bien parti…

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    16 avril 2010 à 21 09 37 04374
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    @Gaëtan Pelletier: Je ne crois pas que Ford ait « créé » le surmenage et les maladies au travail… Ça serait plutôt le taylorisme. Ford était le héro de l’America First Committee (incluant Charles Lindbergh et plein d’autres patriotes et héros américains), qui fut probablement la plus grande et la plus pure organisation nationaliste patriotique américaine.

    @Philippe David:

    Philippe utilise une vieille méthode qui ne relève pas d’un argumentaire en bonne et due forme mais bien une piteuse tentative de se « remonter » en montrant qu’il y a pire et qu’on devrait se fermer la trappe. C’est pas parce que c’est pire ailleurs ou que ça a été pire dans le passé que ça veut dire que le système actuel est bon que les « critiques du capitalisme » (quelle débilité) ont tort! Le gars nous jette de la poudre aux yeux en nous montrant combien les « critiques du capitalisme » « se plaignent le ventre plein ».

    Philippe a dû apprendre quelques notions d’économie très « basic », vote possiblement pour l’ADQ ou quelque chose du genre, et qui croit avoir compris que le bonheur est dans ce « capitalisme parfait et exportable » qui caractérise la « fin de l’histoire » (pour reprendre cette idée chère à de nombreux Néocons comme Fukuyama)… Philippe m’a tout l’air d’un capitaliste pur et dur du genre néocon ou Joseph Facal. Beurk.

    Pas fort, Philippe David, pas fort. Ce texte pue la désinfo. Mais il faudrait plutôt parler de mé-sinfo (=mauvaise info), du moins tant qu’on n’a pas la preuve qu’il désinforme consciemment et volontairement.

    Philippe écrit: « Contrairement à ce que croient les critiques du capitalisme, les entrepreneurs capitalistes ne gardent pas leur richesse sous forme de piles d’argent pour se rouler dedans. Leur richesse existe surtout sous forme de capital comme des terrains, des bâtisses, de l’outillage, des véhicules, etc. »

    Il ne connaît manifestement rien à l’économie réelle, car il oublie complètement que le gros du fric n’est pas dans les infrastructures, il est dans la SPÉCULATION, dans ce délire (déconnecté du réel) établi par les grands financiers, courtiers, assurances, les grandes banques, les grandes corporations, la Réserve fédérale américaine et Banque du Canada, et tous ceux qui contrôlent l’argent etc., qui manipulent des chiffres virtuels, qui ont des conséquences directes sur la suppression d’emplois. Philippe semble ignorer totalement que le gros du fric est possédé par une poignée de multimilliardaires qui corrompent tout le système à cause de leur pouvoir démesuré et que leurs avoirs n’ont rien à voir avec ces infrastructures dont il parle. Sa compréhension de l’économie est au moins un siècle en retard.

    Il y a tellement de conneries dans ce qu’il dit que je suis découragé d’avance de tenter de lui répondre point par point sur tout ce qui est faux ou malhonnête/malsain dans son texte. En plus, je ne suis moi-même assez ferré pour lui répondre en parfaite connaissance de cause, n’ayant pas étudié en économie. Je sais néanmoins, de manière assez floue, que ce discours pourrait venir d’un petit con en première année au HEC. C’est madame et monsieur Desmarais qui serait heureux(se) de lire ça.

    Je me demande ce que les7duquebec font avec un André Pratte pareil!

    Je recommande de remplacer ce type par quelqu’un dont l’influence serait relativement moins nuisible…

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      17 avril 2010 à 7 07 55 04554
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      @ David

      Philippe a dû apprendre quelques notions d’économie très « basic », vote possiblement pour l’ADQ ou quelque chose du genre, et qui croit avoir compris que le bonheur est dans ce « capitalisme parfait et exportable » qui caractérise la « fin de l’histoire » (pour reprendre cette idée chère à de nombreux Néocons comme Fukuyama)… Philippe m’a tout l’air d’un capitaliste pur et dur du genre néocon ou Joseph Facal. Beurk.

      Désolé, mais je n’aime pas particulièrement Joseph Facal ou André Pratte. Et je cherche justement à montrer qu’il y a mieux que le corporatisme actuel. Mon texte cherche à démontrer que le capitalisme, le vrai, c’est l’entrepreneuriat, pas la spéculation et si la spéculation a tant d’effets pervers sur l’économie actuelle, c’est fondamentalement dû à la politique monétaire. Ce n’est pas que ma connaisssance de l’économie est archaique, mais que je prêche un retour aux bases.

      À la base, le capitalisme demeure le meilleur système pour gérer la production et les ressources. On n’a certainement pas réussi à en imaginer un meilleur. Ce sont les gouvernemnts, influencés par les banques, les lobbies, les syndicats et autres groupes de pression qui ont perverti le système. Ce que je dis, c’est qu’il faut maintenant déconstruire le système, mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. L’entrepreneuriat et l’accumulation de capital et la division du travail nous ont rendus riches et que faisons nous? Nous crachons à la figure des entrepreneurs et nous faisons tout pour leur mettre des bâtons dans les roues. C’est cette attitude que je dénonce ici.

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    16 avril 2010 à 22 10 52 04524
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    @David

    On a Philippe et d’autres de la droite et de la gauche pour que les débats entre les deux se fassent au lieu de prêcher chacun à leur paroisse dans leur coin de la blogosphère. C’est l’idée et le succès des 7, de montrer des points de vue divergeant. En les contrastant, ça stimule la réflexion des lecteurs et on peut se faire une idée des idées de chacun des différentes allégeance d’école de pensée.

    À chacun d’en tirer leurs propres conclusions.

    Personnellement, comme vous avez pu voir dans mon long commentaire, j’ai aussi beaucoup de misère avec l’argumentation qui est tendancieuse et présente beaucoup de faux rapports entre causes et effets, en plus de tirer des conclusions erronées. Un discours typique du HEC et effectivement, Desmarais en serait très heureux.

    Mais ce n’est que mon humble avis et je ne veux pas influencer les lecteurs. Philippe a droit à sa position et bien que je ne suis pas d’accord avec plusieurs points, je la respecte. C’est à travers la conversation honnête et ouverte qu’on grandit tous.

    Je suggérerais de livre « La mondialisation de la pauvreté » de Michel Chossudovsky, professeur en économie à l’Université d’Ottawa, le livre « The Economic Hit men », de John Perkins pour commencer à comprendre la raison et les racines de la pauvreté dans le monde.

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    16 avril 2010 à 23 11 00 04004
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    @David,
    Concernant Ford, j’ai vu un documentaire sur M. Ford, disant qu’il épuisait ses travailleurs sans qu’il ne comprenne pourquoi. Pour lui, le travail était tout. Et il était inépuisable..
    C’est tout.
    Est-ce vrai?
    Le documentaire ne démontrait pas que le côté « sombre » de Ford, mais on voulait – semble-t-il – montrer un portrait juste de l’homme.
    Quant à votre « jugement » sur l’article de Philippe, je le classerais dans « l’utile » pour certains. Tout cela est une question de perspective.
    Dans un capitalisme « honnête », il serait en fait une manière de distribuer la richesse. Mais la somme des arnaques et de la tendance à gonfler les notes envoyées au « gouvernement » – ce nous rendu invisible – en fait un instrument « sophistiqué » d’exploitation.
    Et les avocasseries habituelles et de plus en plus utilisées n’aident pas la cause. Etc.

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    17 avril 2010 à 1 01 40 04404
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    @ Darwin:

    Vous écrivez:
    « La gravité est quelque chose qu’on peut calculer précisément, qui ne varie jamais. Le résultat d’un changement de prix ou de quantité peut varier considérablement selon le produit (élasticité) et même le temps (l’élasticité est variable et imprévisible).

    Par exemple, la hausse des prix du pétrole dans les années 1970 a eu des effets durables, les consommateurs achetant plus de voitures moins énergivores. Pourtant, cela ne s’est pas produit lors de la dernière hausse des prix du pétrole. Cette forte augmentation des prix de l’essence aurait dû faire diminuer considérablement sa consommation. Or, ce ne fut pas le cas, elle a au contraire augmenté de 2,5 % entre 2006 et 2007 (http://www40.statcan.gc.ca/l02/cst01/trade37b-fra.htm ), la baisse de 2008 (2,0 %, inférieur à la hausse de l’année précédente) s’expliquant par le début de la récession. La théorie économique peut bien conclure que la consommation d’essence finira par diminuer si les prix demeurent élevés ou continuent à augmenter, mais elle est incapable de nous indiquer l’ampleur de cette baisse en fonction d’un niveau de prix donné, bref de quantifier l’élasticité de la demande d’essence. »

    Si je comprends bien votre logique, pour démontrer qu’une loi économique n’a pas autant de valeur qu’une loi physique, vous trouvez un exemple de situation où la loi économique est prise en défaut. C’est correct.

    Malheureusement le choix que vous avez fait n’est pas approprié. Il est vrai que la théorie économique voudrait que la consommation d’essence diminue si son prix augmente, si on suppose que la richesse des consommateurs est constante. Ce qui n’est pas le cas.

    La richesse des consommateurs peut être divisée en 2 composantes: le nombre de consommateurs (qui augmente avec le temps) et la richesse par individu (qui augmente aussi avec le temps). La théorie économique indique donc que si les prix étaient constants, la consommation d’essence augmenterait.

    Grâce au lien que vous avez fourni, on peut constater que la consommation d’essence est plutôt stable (+1,8% entre 2004 et 2007) alors que Statistiques Canada indique dans son tableau 405-0004 que le nombre de véhicules immatriculés est passé de 25,2 millions à 27,6 millions durant la même période, soit une augmentation de près de 10%.

    Autrement dit, les Canadiens sont assez riches pour avoir 10% plus de véhicules mais ne consomment pas plus d’essence. Ou bien ils utilisent moins leur voitures, ou bien leurs voitures sont plus économiques.

    Ce qui cadre parfaitement avec la théorie économique.

    Je ne prétends pas que vous avez tort quant au principe, mais l’exemple que vous avez choisi ne démontre absolument pas votre point de vue.

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    17 avril 2010 à 3 03 04 04044
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    Juste mes deux petits grains de sel, à lire et à méditer.

    1: OUI, nous avons une transformation presque complétée du capitalisme en corporatisme. La question, c’est: est-ce qu’avec l’évolution technologique qui permet le contrôle des médias et impose une interdépendance, le capitalisme pouvait ne PAS se transformer en corporatisme ?

    2. Le problème de la concentration de la richesse, au niveau systémique, ce n’est pas qu’un mec gagne 600 millions, c’est qu’il ne peut pas les dépenser et que c’est ce déséquilibre entre une épargne pléthorique et une consommation brimée qui conduit à une monnaie fiduciaire qui ne vaut rien… et à la crise actuelle.

    STOP PRESS ! Le gouvernement des USA viendrait de déclarer la guerre à Goldman Sachs. Si c’est confirmé, on entre dans la « lutte finale », comme dit la chanson. Voyez mon commentaire de juillet dernier…

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/07/22/goldman-sach-au-bucher/

    Pierre JC Allard

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    17 avril 2010 à 8 08 05 04054
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    @ pierrejcallard:

    vous demandez avec énormément de justesse:

    « 1: OUI, nous avons une transformation presque complétée du capitalisme en corporatisme. La question, c’est: est-ce qu’avec l’évolution technologique qui permet le contrôle des médias et impose une interdépendance, le capitalisme pouvait ne PAS se transformer en corporatisme ? »

    Excellente question. Je ne sais pas si l’évolution technologique ou le contrôle des média est si important, mais je me demande effectivement si cette transformation est évitable.

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    17 avril 2010 à 8 08 14 04144
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    @ JP

    «Ce qui cadre parfaitement avec la théorie économique.»

    Mon commentaire portait davantage sur l’élasticité que sur le principe de l’offre et de la demande, comme indiqué au premier paragraphe que vous citez.

    Le comportement des gens est influencé par une foule de facteurs qui varient dans le temps. Dans mon exemple, j’espérais démontrer que l’automobile est rendue un bien essentiel pour une grande partie des consommateurs, ce qui était moins le cas lors de la première crise du pétrole. C’est quand même fascinant que la consommation ait augmenté au cours d’une année où le prix de l’essence a augmenté de 50 % !

    Si cela ne vous convainc pas que l’élasticité est quelque chose qu’on ne peut prévoir aussi précisément que la chute d’un corps, bon, c’est votre droit…

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    17 avril 2010 à 9 09 48 04484
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    @David

    Est-ce à dire que vous êtes en accord avec ce petit junior qui n’a comme expérience que celui de commentateur à partir de notions théoriques fraichement acquises? Un journalisme d’opinions encore une fois, surtout celles en ligne avec la démagogie bien établie par le Système.

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    17 avril 2010 à 10 10 03 04034
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    le commentaire était pour Philippe David, désolé David.

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    17 avril 2010 à 10 10 26 04264
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    @Denis G

    La spéculation ne devient un problème que lorsqu’elle est amplifiée par l’effet de levier; i.e. emprunter pour spéculer. Cela lui permet d’avoir un impact démesuré sur l’économie.

    Je suis en train de faire une étude sur les bulles de 1720 (South Sea / Mississipi Company) et de 1792. Dans les deux cas, la spéculation excessive a été financée par la création de monnaie par les banques.

    On peut aussi faire le même constat pour la bulle des tulipes de 1637, la bulle de 1929, la bulle techno de 2001 et la bulle immobilière de 2007.

    Dans un système à réserves entières et sans banque centrale, la spéculation est une excellente chose et n’a pas un si gros impact sur l’économie. Elle fait en sorte que les prix reflètent mieux la réalité et que le marché soit efficient.

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    17 avril 2010 à 11 11 02 04024
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    @minarchiste

    Vous devriez porter un regard sur l’actualité avec la poursuite contre Gorlman Sachs mettant en cause le traders Fabrice Tourre et David Viniar, le Risk financal manager au ‘mortgage desk’ de GS.

    Vous perdez votre temps sur les insignifiances historiques pour essayer d’apprendre le fonctionnement théorique du monde financier.

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    17 avril 2010 à 11 11 57 04574
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    @ Darwin:

    Mes excuses, j’avais mal cerné le message principal. Sur ce point, je suis plutôt d’accord avec vous: ce n’est pas la théorie qui est prise en défaut, c’est le manque d’information précise. N’importe quel économiste sait très bien que l’élasticité de la demande d’essence est très faible et que par conséquent les changements de prix n’ont à peu près pas d’impact sur la consommation. Mais il est à peu près impossible de quantifier exactement cette élasticité à long terme.

    Je ne sais plus qui a dit  » la preuve que les économistes ont le sens de l’humour, c’est qu’ils utilisent la virgule » (ou quelque chose du genre…), mais c’est ce type a très bien compris…

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      17 avril 2010 à 12 12 15 04154
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      @ JP et Darwin

      Considérant que certains ont déjà de la difficulté à comprendre le lien entre l’offre, la demande et les prix, l’élasticité vient les confondre encore un peu plus. Suffise de dire que toute autre chose étant égale, les prix vont augmenter ou diminuer selon le jeux de l’offre et de la demande. L’élasticité ne fait qu’influencer le degré d’augmentation et de réduction des prix. Plus la demande est élastique et plus les prix seront influencés. Une demande moins élastique aura moins d’influence. En réalité, ce facteur de complexité n’ajoute rien au débat. Et les réponse faites à Thérèse L. sur sa prétention que les producteurs préfèrent détruire leurs stocks plutôt que de baisser leurs prix face à un surplus d’inventaire demeurent valides. Le seul temps où de telles absurdités se sont produites, c’est quand des gouvernements ont tenté d’imposer des contrôles de prix.

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    17 avril 2010 à 12 12 03 04034
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    merci Marc, toujours aussi excellent pour trouver de bonnes perles.

    Un autre exemple concret de liberté d’esclavage et de torture dans une société ou la politique du ‘laissez faire’ à été accordée par l’État au libre marché. Laissant à cette dernière le soin de se réguler elle-même sous la gouverne du principe de l’offre et de la demande; ‘la loi du marché’.

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      17 avril 2010 à 12 12 28 04284
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      Un autre exemple concret de liberté d’esclavage et de torture dans une société ou la politique du ‘laissez faire’ à été accordée par l’État au libre marché. Laissant à cette dernière le soin de se réguler elle-même sous la gouverne du principe de l’offre et de la demande; ‘la loi du marché’.

      Et j’imagine que tous les employeurs de Chine, y compris les entreprises d’état, sont de mèche pour rendre leurs conditions de travail misérables pour que ces employés soient obligés de travailler pour Microsoft 15 heures par jour. Je suis certain qu’on les a forcés à la pointe du fusil…

      Répondre
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    17 avril 2010 à 12 12 30 04304
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    @ Philippe

    «Suffise de dire que toute autre chose étant égale, les prix vont augmenter ou diminuer selon le jeux de l’offre et de la demande.»

    Le problème est que les autres choses ne sont jamais égales…

    Mon commentaire, je le répète, ne visait qu’à contredire l’affirmation que le fonctionnement de l’offre et de la demande, dont le jeu des prix et des quantités, est aussi immuable que le fonctionnement de la loi de la gravité.

    Les comportements des êtres humains sont beaucoup trop complexes pour que de telles «loi» s’appliquent mécaniquement. Tout ce qu’on peut cerner, c’est la direction des conséquences des augmentations des prix et des quantités. L’ampleur de ces conséquences et le temps requis pour qu’elels se fassent sentir sont toutefois loin d’être mécaniques et fixes.

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    17 avril 2010 à 13 01 14 04144
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    @Phillippe
    ‘Je suis certain qu’on les a forcés à la pointe du fusil…’

    Cette remarque teintée d’ironie et de cynisme me désole. J’ai pris soin d’ajouter le mot ‘liberté’ dans mon commetaire.

    Vos propos relèvent de la propagande et non de l’information. Est-ce bien utile dans un blog plutôt orienté sur la réflection et la recherche?

    Monsieur Phillipe, vous ne connaissez ni la compétence ni l’expérience ni l’expertise des lecteurs de ce site. Vous pourriez nous accordez l’intelligence de nous faire notre propre opinion.

    Je vous salue.

    Répondre
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      17 avril 2010 à 18 06 28 04284
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      @ Denis G

      Cette remarque teintée d’ironie et de cynisme me désole. J’ai pris soin d’ajouter le mot ‘liberté’ dans mon commetaire.

      C’est drôle, j’aurais juré avoir vu le mot esclavage juste à côté. Comme si ces travailleurs avaient été kidnappés de leurs lits, reconduits à la pointe du fusil et enchainés à leur tables de travail. Avez-vous peut-être considéré que comparativement aux autres compagnies en Chine, y compris les entreprises de l’état (qui sont majoritaires en Chine), Microsoft est peut-être la compagnie qui paie le mieux et offre les meilleures conditions?

      @ Marc

      Whaooo. si je comprends bien, être un entrepreneur qui prend tous les moyens possible ( délocalisation, exploitation et échappatoire fiscal) c’est bon, c’est capitaliste ….. la Bourse ? pas méchants les spéculateurs, non non, les pauv cons qui sont obligés de bosser pour sortir de leur misére dans le Tiers Monde et qui tombent dans une autre misére, ben c’est toujours mieux que d’être un fardeau pour la société et toujours mieux que se prostituer … Tant qu’à être dans ce style de pensée tordue et vaguement facho, rendu là, envahir l’Irak pour son pétrole c’était une libération pour la démocratie, les cons, y avaient juste à être capitalistes !

      Et ai-je dit ça? Primo, prenez-donc le temps de lire les liens que j’ai postés pour vous rendre compte qu’effectivement les spéculateurs ont un rôle dans le marché et arrêtez donc de croire toute la propagande gouvernementale. Ensuite, les pays du tiers monde n’ont aucun capital accumulé. Pour eux la meilleure façon de s’en sortir, c’est qu’on leur prête le nôtre. En échange, on obtient de la main d’oeuvre et des matières premières. Règle générale, ils sont bien contents du deal. Il n’y a que des gens comme vous qui y voient un problème. Dans son dernier show, Martin Matte envoie à la blague que pour aider les enfants du tiers-monde, il s’était acheté une paire de Nike avec l’argent que sa fille a collecté à l’Holloween dans sa boite UNICEF. Ne vous en déplaise, il a raison. L’UNICEF n’a jamais sorti personne de la pauvreté.

      Quant à la guerre en Irak, je ne la supporte pas du tout, alors arrêtez de me mettre des mots dans la bouche.

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    17 avril 2010 à 13 01 22 04224
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    Et j’imagine que tous les employeurs de Chine, y compris les entreprises d’état, sont de mèche pour rendre leurs conditions de travail misérables (..)Je suis certain qu’on les a forcés à la pointe du fusil…

    Whaooo. si je comprends bien, être un entrepreneur qui prend tous les moyens possible ( délocalisation, exploitation et échappatoire fiscal) c’est bon, c’est capitaliste ….. la Bourse ? pas méchants les spéculateurs, non non, les pauv cons qui sont obligés de bosser pour sortir de leur misére dans le Tiers Monde et qui tombent dans une autre misére, ben c’est toujours mieux que d’être un fardeau pour la société et toujours mieux que se prostituer … Tant qu’à être dans ce style de pensée tordue et vaguement facho, rendu là, envahir l’Irak pour son pétrole c’était une libération pour la démocratie, les cons, y avaient juste à être capitalistes !

    Voyons donc, qu’est ce que c’est ces arguments ? et tu vas me dire encore que le capitalisme n’engendre rien de tout ça, non non, ce sont le corporatisme, le central-bankisme, les lois-du-gouvernement-pas-reliés-aux entreprismes, le jem’en-fous-pleins-les-pochismes , fuck-les-moins-bons, et autres branches qui sont responsables, mais pas le capitalisme, non non l’inculte, tu comprends rien, et t’es juste un jaloux de ceux qui ont réussi dans la vie, mais je te comprends le poche, t’es juste révolté de ta misére et de ton ignorance crasse !!!!

    Aie je oublié de quoi dans ton exposé ???
    J’espere, sincérement, when the shit is going to hit the fan, ne pas voir des gens comme toi remonter un systéme mon homme !!!!

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    17 avril 2010 à 13 01 35 04354
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    Autre réflexion : y a un truc qui me choque et me fais vraiment questionner depuis que je zone le blog des 7 … la majorité des intervenants en économie ici , vous vous bagarrez dans une guerre de chiffres et de -isme , mais dés qu’on vous pointe des exemples concrets vous démontrez , tous, un manque de compassion total sur ce qui se passe dans le monde, comme si rien n’existe en dehors de votre coin de pays et de vos tables à chiffres… ça fait vraiment beaucoup de fois où je me fâche en lisant vos commentaires cyniques sur l’arrière pays québécois , Haiti, l’Amérique du Sud ou les conditions de vie en Asie, et vos réponses sont résumables à un gros « Fuck them » ce qui me fait réagir parce que le « them » ben chuis dedans …

    C’est sincérement inquiétant de penser que des gars comme vous, qui êtes supposés être une intelligence « alternative » au systéme actuel, puissiez être le changement !!

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    17 avril 2010 à 16 04 08 04084
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    Ce qui me surprend le plus dans ces chroniques économiques et financières c’est le ton employé par certains individus qui n’ont probablement jamais travaillés dans les milieux financiers.

    J’ai déjà mentionné dans un précédent billet de M. Phillipe David que j’ai rarement entendu parler de grandes théories économiques.

    À mesurer l’étendu de leurs connaissances je me devrai de souffrir du syndrome de l’imposteur.

    Fellowship, j’ai été 22 ans directeur à la Guardian Royal Exchange vendu au groupe AXA en 2000.

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    17 avril 2010 à 16 04 09 04094
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    @ Marc

    Faut pas blasphémer contre la belle religion libertarienne de Philippe. Il va vouloir vous mettre un peu de plomb dans la tête.

    Je suis en train de lire un bon auteur qui compare la doxa libérale à celle des communistes, mieux connus sous leur nom de capitalistes d’état. Je cite: « Penchés sur les grands auteurs et sur les « tableaux de bord » de l’économie mondiale, ils sont devenus nos kremlinologues, ceux pour lesquels Wall Street remplace le Kremlin. Ce ralliement général à ce qui est présenté comme allant de soi a gagné, comme par l’effet d’un irrésistible mimétisme, les milieux qui auraient dû conserver un sens critique méthodique…Comme ceux d’hier, tous ces dévots de la vulgate dominante demeurent insensibles aux démentis du réel, aux défaillances avérées de l’analyse, aux calamiteuses erreurs de prévisions. »

    C’est de Jean-Claude Guillebaud, dans La Refondation du Monde, un livre que je vous recommande, car il exprime bien toutes les facettes des problèmes auxquels nous sommes confrontés.

    Il y a aussi tout le groupe Krisis qui fait une critique radicale du travail. Il y a plusieurs articles en bas de page qu’on peut consulter sur Wiki à leur sujet. Vous verrez, c’est moins désespérant comme discours que celui de Philippe et de Minarchiste.

    @Minarchiste

    article de Wiki sur les enclosures que certains considèrent comme la naissance du capitalisme:

    Le mouvement des enclosures fait référence aux changements qui, dès le XIIe siècle mais surtout à partir de la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle ont transformé, dans certaines régions de l’Angleterre, une agriculture traditionnelle dans le cadre d’un système de coopération et de communauté d’administration des terres (généralement champs de superficie importante, sans limitation physique) en système de propriété privée des terres (chaque champ étant séparé du champ voisin par une barrière, voir bocage). Les enclosures marquent la fin des droits d’usage, en particulier des communs, dont bon nombre de paysans dépendaient.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_enclosures

    Allez voir ce thème, les effets sociaux ont été désastreux.

    Il faut lire autre chose que Rawls et Hayek.

    Concernant votre point sur l’offre et la demande, voici un autre extrait de Wiki:

    En outre, le capitalisme implique une croissance de la production sans croissance correspondante de la consommation car le but de l’économie capitaliste n’est pas de répondre à une demande, mais d’accroître les profits du capital. Ceci conduit à des crises cycliques de surproduction.

    Vous pouvez trouver cette affirmation sur le thème capitalisme.

    Et non, je ne prends pas mes références seulement sur Wiki, je lis beaucoup d’autres choses.

    Je trouve votre attitude déplorable, car il y a sur ce site des gens de bonne foi qui tentent de discuter et j’appréciais beaucoup les écrits de certains de vos collègues et de certains des intervenants. Ce n’est pas en méprisant les gens comme vous le faites que vous allez conserver votre lectorat.

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    17 avril 2010 à 16 04 18 04184
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    @Marc

    continu d’être outré, c’est rafraichissant de lire tes commentaires. Je suis convaincu que plusieurs aimeraient avoir la vigeur avec laquelle toi, et quelques autres commentateurs et rédacteurs, tu exprimes la révolte qui nous habitent.

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    17 avril 2010 à 16 04 23 04234
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    Merci Thérèse de me rappeler La Refondation du Monde de Jean-Claude Guillebaud. Je le recommande aussi.

    Répondre
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    17 avril 2010 à 16 04 24 04244
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    Merci Thérése , me too j’ai heureusement quelques autres lectures , mon tour de suggérer mes découvertes de la journée :
    http://archet.net/2003/09/19/le-capitalisme-vit-ses-derniers-moments-15/

    http://annearchet.wordpress.com/tag/capitalisme/

    Ben dommage que cette bloggeuse ne soit pas sur les 7, son humour décapant profiterait à quelques personnes ici …

    A un autre niveau , un think tank européen qui a un record parfait dans ses prédictions :
    http://www.leap2020.eu/Francais_r26.html

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    17 avril 2010 à 16 04 34 04344
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    @Denis : c’est franchement pas difficile d’être révolté ou cynique quand on examine comment le systéme fonctionne, il y aurait de quoi pêter une durite quotidiennement .. un truc qui n’est jamais pris en compte dans ces débats de théorie économique , ce sont les gens , considérés comme une abstraction , un chiffre qui se calacule au milieu des autres calculs… tant qu’ils se laissent exploiter en vendant leur force de travail , tout va bien, les statistiques peuvent être débattues, mais qu’arrivera t il quand il y aura un grain de sable dans ce bel engrenage ?
    Le grain de sable peut être aussi bien humain que naturel, il suffit de lire l’Histoire pour s’apercevoir comment le point de départ du changement a souvent été un événement banal qui met à terre le château de cartes… un simple volcan qui arrête 70 000 vols d’avion ça pourrait démarrer comme ça , ou autrement …

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    17 avril 2010 à 17 05 11 04114
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    Deux livres de Jean Ziegler que j’ai dévorés;

    * Les nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur resistent, Éditions Fayard, Paris, 2002.

    * L’empire de la honte, Éditions Fayard, Paris, 2005.

    Il est temps de réveiller.

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    17 avril 2010 à 17 05 15 04154
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    @ JP:

    « Je ne sais pas si l’évolution technologique ou le contrôle des média est si important mais je me demande effectivement si cette transformation est évitable. »

    J’ai peut-être trop simplifié l’équation. L’évolution technologique conduit à une production accrue, à une plus grande richesse et à un déséquilibre entre epargne/investissement et consommation alors que la demande effective ne permet pas que l’écoulement de la production assure la rentabilité souhaitée au capital. Le Capital, tente une foule de subterfuges, mais termine par une fuite; a) de la valeur réelle vers le monétaire, et b) de la production vers la spéculation.

    Simultanément, le contrôle des média permet de manipuler efficacement l’opinion publique, garantissant que la démocratie ne donnera le pouvoir… qu’à ceux qui ont le pouvoir.

    Le pouvoir créant la monnaie qu’il veut, ce n’est plus la propriété de la richesse qui importe, mais le pouvoir de la force elle-même, comme avant l’intermède libéral et bancaire des Fuggers, Medicis et successeurs.

    Il y a alors une fusion du pouvoir politique et financier – CORPORATISME -avec le financier d’abord en charge, mais avec la possibilité qui augmente que ce soit la force brute qui reprenne la main, à mesure que l’argent se dévalue et que le politique, par les médias pérennise son pouvoir sans même devoir renoncer formellement à la démocratie.

    Nous sommes a vivre le moment précis où les bourdons capitalistes pourront être mis au rancart, la richesse étant récupérée par ceux qui ont le pouvoir. Je ne dis PAS que ce sera une amélioration à court terme !

    Les gouvernants pouvant la créer « just in time », ils pourront avoir tout ce qu’ils veulent – ce qui est la vraie richesse – sans même thésauriser et en donnant donc une spartiate image de frugalité… !

    Je souligne que cette réponse n’a rien de condescendant et que je suis prêt à en discuter … Mais évitons les poncifs…

    Pierre JC Allard

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    17 avril 2010 à 18 06 34 04344
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    @Phillipe

    J’ai pris soin d’utiliser ‘liberté d’esclavage’, un oxymore (deux mots sémantiquement opposés), pour illustrer le fond de ma pensée.

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    17 avril 2010 à 18 06 39 04394
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    Pas de trouble Mr David, c’est votre topic, j’arrête, mais quel que soit l’enrobage de votre paquet cadeau, votre systéme économique est pourri, amoral et inhumain, et j’ai le déplaisir de constater que votre systéme de défense est à son image, ce que visiblement je n’avais pas compris avec vos posts précédants … bonne continuation

    Répondre
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      18 avril 2010 à 11 11 01 04014
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      @ Marc

      Pas de trouble Mr David, c’est votre topic, j’arrête, mais quel que soit l’enrobage de votre paquet cadeau, votre systéme économique est pourri, amoral et inhumain, et j’ai le déplaisir de constater que votre systéme de défense est à son image, ce que visiblement je n’avais pas compris avec vos posts précédants … bonne continuation

      Vous avez une meilleure alternative, je suppose? Allez! Je suis toute ouïe… Dites-moi c’est quoi votre Nirvana. C’est très facile de critiquer.

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    17 avril 2010 à 18 06 58 04584
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    Merci Denis G. et Marc.

    Je me sens moins seule de ma gang.

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    17 avril 2010 à 20 08 04 04044
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    Merci Marc pour Anne Archet. Je me suis vraiment amusée. Je connaissais déjà leap 2010. Il y a aussi contreinfo qui a des articles vraiment intéressant.

    En tous cas, on est d’accord, cette dame et moi. Chez les paysans vivant sur des terres communales, les hommes et les femmes étaient un peu comme des partenaires d’affaires. Misérables peut-être, mais pas trop inégaux. Avec le capitalisme, les femmes se sont retrouvées comme domestiques non rémunérés de leurs époux travailleurs. Quand elles étaient bien mariées, elles pouvaient espérer ramasser un peu plus que des miettes, mais sinon…

    C’est certain qu’aujourd’hui les capitalistes ne l’ont pas aussi facile. C’est difficile de nous maintenir dans la domesticité après nous avoir obligé à fréquenter l’école et nous avoir permis de comprendre qu’on n’était pas aussi tartes qu’on essayait de nous le faire croire. Tout ce qu’on faisait gratuitement à l’époque et qu’ils sont maintenant obligés de rémunérer.

    Les temps sont vraiment difficiles pour les capitalistes. Ils ont beau mettre de moins en moins de temps pour produire, nous, les maudites connes, on continue à prendre neuf mois pour les re-produire. On ne s’est pas amélioré d’une minute depuis le début du monde. Malgré tous les Taylor, les Ford et les Toyota de ce monde.

    Quelle misère!

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    18 avril 2010 à 8 08 52 04524
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    @ pierrejcallard:

    J’ai un peu de difficulté à bien comprendre votre message précédent n’étant pas habitué à votre vocabulaire ni à vos sous-entendu. Globalement, de ce que je comprends, je suis d’accord avec votre vision.

    Ma vision simpliste des choses:

    La combinaison démocratie-économie de marché crée de la richesse. Comme cette combinaison permet aux individus de conserver les surplus, on augmente les écarts de richesse, ce qui conduit au capitalisme financier. Simultanément, voyant la possibilité de s’enrichir, des individus s’arrangent pour obtenir des avantages de la part des gouvernements et le corporatisme s’installe.

    Mon interrogation est celle que vous posiez vous-même: est-ce inéluctable?

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    18 avril 2010 à 10 10 42 04424
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    est-ce inéluctable?
    C’est exactement ce que j’ai compris et je n’arrête pas de dire .. un systéme inégal à la base ne peut engendrer que des sous systémes encore plus extrèmes dans leur inégalité, et c’est en plein ce qu’on observe actuellement à travers la planéte … S’agit pas de défendre le noyau du probléme en disant que ce sont juste ses extensions qui sont mauvaises, c’est le noyau original qui n’est pas bon ! quand un arbre est pourri, t’as beau tailler les branches les plus basses et les plus pourries pour qu’il reparte en tête, il reste pourri … tu le rases, et t’en plante un autre , et pourquoi pas, 10 autres … Maintenant, quelle nouvelle essence devrait être plantée, voilà la question qu’on devrait se poser avant que le feu pogne toute la forêt ?

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    18 avril 2010 à 11 11 08 04084
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    Bonjour à tous,

    Je suis d’accord avec Marc. Le système est pourri à la base (Born in SIN ( Slave Identification Number)).

    Je serais plus intéressé à savoir si Denis G. pourrait confirmer s’il est vrai que le système monétaire est :

    1) fictif;
    2) fondé sur la négociation d’instruments financiers;
    3) qu’ultimement ce qui passe pour de l’argent est créé par la signature de l’emprunteur, l’acceptation du prêteur, et la négociation du titre d’emprunt/de créance qui en résulte.

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    18 avril 2010 à 16 04 14 04144
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    @ Marc:

    Le fait qu’un système ait des effets indésirables ne signifie pas nécessairement qu’il soit mauvais dans son intégralité.

    Bien sûr, le système capitaliste produit des milliardaires. Plus qu’aucun autre système. Mais il produit aussi un paquet de choses pour toutes les tranches de la population.

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    18 avril 2010 à 20 08 19 04194
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    @ Philippe:

    C’est surtout l’inflation qui fait en sorte que 2 salaires ne valent plus qu’un salaire du passé…

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    18 avril 2010 à 21 09 00 04004
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    p.s.

    Mais j’aime bien plusieurs idées de votre texte… et surtout vos commentaires (que je suis en train de lire).
    😉

    A tous ceux qui chialent contre le système actuel:

    Le libre marché n’existe plus depuis longtemps et Philippe parle de certains principes de bases [de ce libre marché] qui persistent malgré tout… mais qui sont presque tous violés par les interventions de l’état.

    Encore une fois:
    Sans la fausse monnaie étatique et autres interventions étatiques, les inégalités de richesse (*qui ne cessent de croitre) ne pourraient PAS exister. Toutes les grandes fortunes de ce monde sont basées sur ça. SANS EXCEPTION.

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    18 avril 2010 à 21 09 14 04144
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    @ Minarchiste qui écrit:

    « Si la quantité de biens augmentent alors que la quantité de monnaie reste la même, les prix vont simplement baisser….économie 101 peut-être que ça vous mettrait un peu de plomb dans la tête! »

    Oui c’est vrai… c’est vraiment la base. Mais pourquoi insulter votre interlocuteur ? Vous vous trompez souvent vous aussi… et à chaque fois je vous reprends et votre seule façon de ‘répondre’, c’est en m’insultant, en étant condescendant ou en me censurant. C’est pour ça que je ne vais plus sur votre blogue.

    Et Thérèse L. a aussi -en partie- raison lorsqu’elle écrit:

    « On n’a pas appris dans les mêmes écoles et on ne croît pas à la même idéologie, mais en économie 101, ce n’est pas la quantité des biens qui fait baisser leurs prix, mais l’économie de temps réalisée pour les produire.« 

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    18 avril 2010 à 21 09 32 04324
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    @ Minarchiste qui écrit:

    « C’est vrai que des gens ont perdu leur travail dans certains secteurs, mais au net nous avons été gagnants. »

    Faux et archi faux.

    Le pouvoir d’achat de tous est soit stable ou en régression. Le taux d’endettements de tous ne cesse d’augmenter. Notre richesse est basée sur du vent… inflationniste. Cessez, svp de prendre QUE les chiffres qui font votre affaire pour prouver vos idées.

    La gauche a tort de blâmer le libre marché pour les écarts de la richesse. C’est uniquement les interventions de l’état qui font en sorte que les inégalités ne cessent de croitre.

    Mais la droite capitaliste me lève littéralement le coeur. Toujours en train de chercher QUE les chiffres ou stats qui leur donnent raison.

    Si j’ai à choisir un jour, je vais me ranger avec les naifs au grand coeur de la gauche (même si leurs idées sont tout aussi fausses et nocives que les votre), car au moins, je pourrez m’identifier à certains de leurs valeurs.

    Et c’est sincère. J’en ai vraiment masse de la droite capitaliste et de la gauche étatique. 2 théories déconnectées qui n’existent pas dans la théorie.

    Minarchiste, vous faites fausse route, autant que ceux qui vous attaquer avec votre condescendance légendaire. Au moins Philippe parle toujours de l’état et de ces effets sur le libre marché et il n’essaye d’isoler quelques données pour ce donner raison. TOUT est contrôlé en ce moment, tout, tout, tout. Par exemple, le marché du pétrole est contrôlé de 3 façons: par le dollar US, par la spéculation et par l’offre et la demande hyper contrôlé. C’est la même chose pour le prix de l’or.
    La même chose pour le soi-0disant libre marché entre la Chine et le restant du monde. Tout est hypocrite et manipulation.

    Voilà pour l’instant. Et j’espère que vous allez être capable de débattre de tout ça, sans mépris, sans condescendance et oubliez la censure, car ici ni vous ni moi sommes ‘boss’.
    😉

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    18 avril 2010 à 21 09 36 04364
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    Vraiment désolé (je vais faire plus attention, promis):

    « J’en ai vraiment MARRE de la droite capitaliste »

    « 2 théories déconnectées qui n’existent pas dans la RÉALITÉ. »

    « (même si leurs idées sont tout aussi fausses et nocives que les vôtreS), car au moins, je pourrAI m’identifier à certains de leurs valeurs. »

    « SE donner raison »

    « Tout est hypocrisIE et manipulation. »

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    19 avril 2010 à 6 06 37 04374
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    Ils sont tellement chanceux, les pauvres travailleurs esclaves en Asie qui ont la chance incroyable de pouvoir être exploités par les firmes comme Microsoft au lieu d’avoir à fouiller dans les ordures pour vivre…

    The image Microsoft doesn’t want you to see: Too tired to stay awake, the Chinese workers earning just 34p an hour

    http://www.dailymail.co.uk/news/article-1266643/Microsofts-Chinese-workforce-tired-stay-awake.html

    Showing Chinese sweatshop workers slumped over their desks with exhaustion, it is an image that Microsoft won’t want the world to see.

    Employed for gruelling 15-hour shifts, in appalling conditions and 86f heat, many fall asleep on their stations during their meagre ten-minute breaks.

    For as little as 34p an hour, the men and women work six or seven days a week, making computer mice and web cams for the American multinational computer company.

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    19 avril 2010 à 8 08 46 04464
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    Je ne les envie pas… mais quelle est la solution? Demander à Microsoft (ou n’importe quelle compagnie, de préférence grosse, prospère et américaine) de fermer leurs installations insalubres et d’en ouvrir d’autres ailleurs? Empêcher les entreprises de traverser les frontières d’un pays (empêcher la formation de multinationales)? Forcer Microsoft à améliorer les conditions de vie des employés?

    Dans cette dernière éventualité, quel gouvernement doit émettre une telle règlementation, le pays du siège social de l’entreprise ou le gouvernement du pays où résident les travailleurs?

    La situation est inacceptable. Quelle est la solution?

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    19 avril 2010 à 10 10 15 04154
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    Fortune 500 companies enjoyed a banner year in terms of collective profit last year, but did so at the expense of slashing a record 821,000 jobs.

    The business magazine released its latest rankings of American corporations Thursday, reporting that 2009 profits were up a remarkable $391 billion – more than three times greater than the previous year.

    But the windfall wasn’t due to greater sales, as revenues actually fell 8.7 percent. Cost-cutting was the preferred strategy and companies cut 3.2 percent of its workforce to finish in the black.

    http://www.cbsnews.com/8301-503983_162-20002576-503983.html

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    19 avril 2010 à 10 10 57 04574
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    @JP :
    Le fait qu’un système ait des effets indésirables ne signifie pas nécessairement qu’il soit mauvais dans son intégralité.
    On reconnait un arbre à ses fruits …

    Bien sûr, le système capitaliste (…) produit aussi un paquet de choses pour toutes les tranches de la population.
    Des oeilléres entre autre, en solde à Walmart, fabriquées par un chinois à 1$/jour et revendue au Québec à 250$ à celui qui les fabriquait avant et qui maintenant est au chomage et à veille de perdre sa maison parce qu’il ne trouve pas d’autre job pour payer son hypothéque ..et en plus le bénéfice engrangé par la companie n’est pas taxable …

    Je pensais ( naïvement) que l’économie était une science objective, un endroit où l’étude de sciences humaine dépasse les opinions pré-concues de l’éonomiste , or je m’aperçois que la vision du monde pour un économiste est en fait très différentes devant des faits concrets, il fait dire ce qu’il veut aux chiffres selon sa propre vision du monde en fait . Et visiblement, le capitalisme est basé, entre autre, sur l’idée de compétition afin de maximiser du fric …et tous les moyens sont bons pour y arriver … donc toutes les branches qui partent de cet arbre là seront automatiquement des extensionsde ce type de pensée là et automatiquement seront des extremes … comme je le disais, ce ne sont pas les branches qu’il faut élaguer, c’est l’arbre au complet …

    Ce que je lis ici me fait d’ailleurs penser à une espece de systéme économique à l’image de la théorie de Darwin , que le meilleur l’emporte et fuck les autres dans l’évolution du libre marché, globalisation et autres facettes du capitalisme , sauf que les « meilleurs » trichent, volent, exploitent, mentent, manipulent , toujours et encore, de plus en plus sous l’oeil médusé de quelques uns et cyniques des autres, bref une vraie horde de barbares en cols blancs …

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      19 avril 2010 à 12 12 30 04304
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      Parlant d’immoralité … On m’a accusé de faire voler un drapeau sur des millions de cadavres…

      http://www.youtube.com/watch?v=YPjfddS8QLs

      Leur victimes n’étaient pas des victimes du capitalisme, ou du communisme, ni même du nazisme et du fascisme. Ce sont des victimes de l’étatisme. C’est cve qui arrive quand l’état a trop de pouvoir.

      Ceux qui décrient les supposées injustices du capitalisme et du pouvoir de l’argent, de vraient se demander qu’est ce qui donne à cet argent tout son pouvoir, car l’état seul a le monopole de la coercition. L’argent ne peut pas vous pointer un fusil à la tête, mais l’état le peut. L’argent ne fait qu’acheter le fusil (ou le louer). Alors demandez-vous donc pourquoi ce pouvoir de l’état est à vendre en premier lieu.

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    19 avril 2010 à 11 11 21 04214
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    @Aimé
    ‘Je serais plus intéressé à savoir si Denis G. pourrait confirmer s’il est vrai que le système monétaire est : … ‘

    1) notre sytème monétaire est essentiellement la dette des banques appuyée sur des fonds propres*.
    2) Il n’est qu’un instrument pour les échanges de biens de services et de dettes, fondé par une entente sur la valeur de ces derniers.

    L’ensemble du système monétaire international fonctionne sur la confiance.
    Lorsque la confiance est rompue et qu’il n’y a plus d’entente entre les parties, il ne reste que la force. Cette force peut être un système de justice**, la menace, des mesures de répression ou la violence.

    Or, vous pouvez considérer que la confiance est du domaine de la fiction, c’est une question de croyance.

    3) un spécialiste pourrait vous répondre au sujet de la création monétaire, elle est entre les mains d’un petit groupe d’individus.

    Le système monétaire n’est pas le seul instrument d’échange; ainsi, avec votre accord, je peux échanger ma maison contre votre tasse de café en signant un papier attestant la transaction pour vous protéger devant la justice**, il n’y aura eu aucun système monétaire en cause.

    *Parlant de fonds propres, pendant la crise financière de 2008, quel journaliste au Québec a signalé ce qui suit? Il est pourtant question de notre Caisse de dépôt et placement.

    http://afp.google.com/article/ALeqM5idrQJFrxZUObZ_8XcMyUC6S9lJHg

    « N’allez pas imaginer qu’on avait besoin de fonds propres, on n’avait pas du tout besoin de fonds propres, et il a même été assez difficile de faire accepter à Benjamin de Rothschild de le diluer dans cette prise de participation de Bank of China »
    Michel Cicurel, président du directoire de La Compagnie financière de Rothschild, le 18 septembre 2008 à Paris.

    ** la confiance en la Justice est un autre sujet.

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    19 avril 2010 à 12 12 57 04574
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    @Philippe

    Quelle est donc la différence entre un État contrôlé par les multinationales (ou/et par Wall Street & les banquiers privés) et l’inverse, des multinationales contrôlées par le gouvernement?

    Aucune. C’est deux tyrannies qui oppriment le peuple.

    Êtes-vous au courant que des compagnies comme Chiquita, Coca Cola, Barrick Gold, DynCorp, Halliburton, Blackwater, etc, on soit leurs propres armées privées avec mercenaire ou bien ont été reconnus coupables d’utiliser des groupes para-militaires pour terroriser et tuer des gens innocents, dans le but de les contrôler ou contrôler les ressources naturelles sur lesquelles ils sont assis?

    Les compagnies capitalistes paient souvent et régulièrement les gouvernements et exercent énormément de pouvoir sur les États. On finance un gouvernement tyrannique pour qu’il se ferme les yeux sur l’exploitation éhonté de leurs ressources naturelles et humaines.

    Bien que les États ont été responsables de la mort de 200 millions de personne durant le 20e siècle, l’argent vient de quelque part, Philippe. Et l’argent, le capital, il veut de quoi. Ce n’est pas les petites PME ou les petits entrepreneurs qui sont le réel danger de dérape tyrannique, mais bien les géants qui deviennent plus puissants économiquement parlant que des pays en entier.

    De dire que seul l’État a le monopole de la coercition est vraiment déconcertant de votre part et je me demande si vous êtes vraiment sérieux, si vous pensez qu’on est complètement idiot ou si c’est une erreur de communication ou autre, tel qu’un aveuglement sélectif à propos de l’histoire…

    Je vais donner la chance au coureur pour clarifier ceci avant d’aller plus de l’avant avec quelques exemples assez gênants de coercition.

    Cordialement,

    François M.

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      20 avril 2010 à 5 05 25 04254
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      @ François

      De dire que seul l’État a le monopole de la coercition est vraiment déconcertant de votre part et je me demande si vous êtes vraiment sérieux, si vous pensez qu’on est complètement idiot ou si c’est une erreur de communication ou autre, tel qu’un aveuglement sélectif à propos de l’histoire…

      Qu’est-ce qu’il y a de si déconcertant dans mon affirmation? Ce n’est que la réalité. Dans notre société, le seul organe qui puisse utiliser la force (légalement) est l’état. Quiconque veut user de coercition envers autrui doit le faire par le biais de l’état. Pourquoi le capitalisme s’est perverti en corporatisme? Parce que les corporations, les banquiers, les syndicats et tous les autres groupes de pression financent les campagnes électorales de politiciens qui eux, renvoient l’ascenseur une fois au pouvoir. Comme dans mon exemple de l’île déserte, le gros cash n’a aucun pouvoir en soit s’il n’y a rien à acheter avec. Si une corporation peut utiliser la force pour limiter ses compétiteurs, c’est que cette force est à vendre au plus offrant. Je ris souvent quand les gens réclament plus de règlementation pour telle ou telle industrie. Ils ignorent souvent que les règlementations sont le plus souvent écrites par des lobbyistes et qu’elles sont écrites expressément pour favoriser les joueurs établis au détriment de ceux qui essaient de percer ou de la population en général. Je suis certain que tu comprend ça. La croissance du corporatisme va de pair avec celle de l’état. Le 20e siècle fût le siècle de l’étatisme. Jamais dans l’histoire, les états n’ont été aussi puissants. PJCA demandait plus haut dans le fil de discussion, si ce développement était en fait inévitable. Peut-être, peut-etre pas. Il aurait pu être évitable si on avait pu garder l’état en laisse pour qu’il ne puisse pas vendre des faveurs au plus offrant et on aurait été laissés avec un terrain de jeu qui ne favorise pas les plus riches au détriment des plus pauvres. Mais dans notre société, les pauvres ne peuvent pas acheter de faveurs. Alors il n’est pas faux de dire que le gros du problème, c’est que les états de notre monde sont à vendre et que seul ceux qui en ont les moyens peuvent l’acheter et l’utiliser contre autrui. Si vous cherchez la source d’inéquité dans le système, elle est là.

      Quand vous décriez, par exemple, la situation en Somalie, qu’est-ce qui s’y passe en fait? L’objectif n’est pas justement d’installer un gouvernement amical qui va ensuite être redevable à ceux qui auront financé sa prise de pouvoir? Un peu comme Karzai est redevable envers le gouvernement américain pour sa position? Mais comment ils maintiennent le contrôle? L’État.

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    19 avril 2010 à 13 01 44 04444
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    @Marc

    Merci beaucoup Marc pour vos oeillères en solde chez Walmart. Je vais la rire longtemps.

    Vous avez vraiment un don pour la vulgarisation. J’aime vraiment beaucoup votre manière de vous exprimer. On sent l’homme de coeur. Bravo!

    (Et je suis même un peu jalouse, mais ça, je ne le dirai pas)

    Je partage vos craintes face au néo-malthusianisme qui découle souvent des théories néo-libérale. Mais ce ne sont pas tous les auteurs sur ce site qui font la promotion de ce genre d’idées. Je crois qu’elles sont surtout le fait de Philippe. Qui ne semble pas comprendre que l’état n’a pas toujours été aussi assujetti aux puissances de l’argent. On n’est plus en démocratie, mais en ploutocratie.

    Qui ne semble pas non plus mettre dans la balance le nombre de meurtre par arme à feu partout dans le monde qui ne sont pas le fait de l’état, mais d’individus.

    C’est aujourd’hui la date anniversaire de Oklahoma City, cet attentat commis par Timothy McVeigh un milicien américain antigouvernement. Il faut se rappeler que les dérapages ne sont pas et n’ont jamais été le monopole d’un seul camp. Ce n’est pas l’étatisme qui ont amené les conflits au Rwanda et en Yougoslavie. Ce sont des conflits ethniques, des guerres civiles. En Somalie, présentement, il semble qu’il n’y ait plus d’état depuis 1991. Depuis, c’est la famine et des groupes de rebelles créent la terreur et viennent d’interdire aux radios de diffuser de la musique.

    Ici un article concernant la Somalie: http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2648

    Comme le dit souvent Sébas, le monde est beaucoup trop complexe pour se laisser appréhender aussi simplement.

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    19 avril 2010 à 13 01 51 04514
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    @François

    Mais qu’est-ce que vous avez tous à me rendre verte de jalousie, ce matin? lol

    Merci beaucoup François. Vous êtes quelques-uns ici à me redonner confiance en une humanité qui, parfois, me désespère.

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    19 avril 2010 à 14 02 15 04154
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    François M. qui écrit:

    « Quelle est donc la différence entre un État contrôlé par les multinationales (ou/et par Wall Street & les banquiers privés) et l’inverse, des multinationales contrôlées par le gouvernement?

    Aucune. C’est deux tyrannies qui oppriment le peuple. »

    C’est vrai que les 2 oppriment. Mais si nous enlevons le pouvoir étatique de création de fausse monnaie, les 2 pouvoirs tombent en même temps et l’individu retrouve le sien.

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    19 avril 2010 à 14 02 18 04184
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    @Denis G.,

    Merci pour votre réponse. Vous écrivez que le système monétaire international est fondé sur la confiance. Je suis bien d’accord avec vous, ce qui est le corrolaire d’une monnaie en papier n’ayant aucune valeur intrinsèque.

    Vous écrivez également que le système monétaire ‘est essentiellement la dette des banques appuyée sur des fonds propres’, Là, je ne suis pas certain de vous suivre. À quels fonds propres faites-vous référence, si la monnaie n’est fondée sur rien d’autre que la confiance?

    Le système monétaire étant un système de crédit fondé sur la création perpétuelle de dettes., n’est-il pas exact que chaque dollar en circulation est en fait la preuve de l’existence d’une dette antérieure?

    Si tous ces instruments financiers qui font tourner le système sont en fait créés par quelques signatures sur des bouts de papier sans valeur intrinsèque, lesquels sont ensuite vendu à des tiers en échange d’autres bouts de papier (dollars) également sans valeur intrinsèque, n’est-il pas exact de dire que ce qui passe pour de l’argent est en fait créé par une signature, une acceptation et la négotiation du titre qui en résulte?

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    19 avril 2010 à 14 02 27 04274
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    @Thérèse L.

    C’est pire que vous pensez.

    Pour ce qui est d’Oklahoma City, Timothy McVeigh a été dirigé par un agent du FBI. L’armée US semble avoir été aussi impliquée. Des bombes prépositionnées dans le Murrah Building a été rapportée plusieurs fois par de multiples médias officiels et témoins. Quelques références:

    The Oklahoma City Bombing

    There are many problems with the official story of the bombing. Let’s start with McVeigh’s whereabouts on April 17.
    McVeigh had been filmed by a security camera at a nearby McDonald’s 24 minutes before the time stamped on the truck rental agreement, wearing clothes that did not match either of the men seen at Elliott’s.

    There is no plausible explanation of how he traveled the mile and a quarter from McDonald’s to the rental agency, carless and alone as he claims, without getting soaked in the rain.

    The Oklahoma City Bombing PROOF there were additional explosive charges

    The Oklahoma City Bombing What was the Army doing with a Ryder Truck just before the Murrah blast?

    The Oklahoma City Bombing Were there additional explosive charges and additional bombers?

    The Oklahoma City Bombing The CNN Reports of additional bombs

    Au Rwanda, il se trouve que ce sont principalement des institutions bancaires et financières comme le FMI et la Banque Mondiale, avec le Club de Paris et les États-Unis qui ont financé le génocide. Contrôler la dette et les ressources naturelles sont en tête de liste pour ce qui est des motivations.

    Références:

    09 – Rwanda – Les créanciers du génocide

    La banque mondiale et le FMI montrés du doigt :
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18556

    – Et les USA dans tout ca ? :
    http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=18540

    http://www.youtube.com/user/Stef2892#g/c/3100626016298957

    [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=o_x0EtIQ6Tg&hl=en_US&fs=1&color1=0x5d1719&color2=0xcd311b]

    L’Autre Monde du 15 avril 2010 – 09 –

    Télécharger l’émission intégrale pour une écoute audio au format mp3 ici :
    http://archives.choq.fm/2010-04-15/128_129.mp3

    Les autres parties de l’Autre Monde du 15 avril 2010 c’est ici :
    http://www.youtube.com/user/Stef2892#grid/user/3100626016

    En Somalie, nous assistons à un autre front dissimulé de la guerre contre le terrorisme des USA, encore une fois pour déstabiliser la région et mettre la main sur les riches gisements de pétrole, gaz et minéraux. Les conflits sont lourdement influencés et financés par l’occident.

    Références:

    U.S. support key to Ethiopia’s invasion – USATODAY.com

    The leader of the Islamic militants who captured the Somali capital earlier this month said 300 Ethiopian troops entered the country on Saturday and accused the United States of supporting the incursion.

    – Somalia: US troops operate at Somalia Kenya border
    (Article non disponible)

    US opens new war front in North Africa

    Despite a setback in Somalia, where anti-Islamist warlords recently lost control of the capital, Mogadishu, to a jihadist militia, the United States is plunging into a far vaster set of commitments, stretching across the « Wild West » of Saharan Africa.

    The Guardian Fall of Mogadishu leaves US policy in ruins

    Congo’s tragedy: the war the world forgot

    In a country the size of Western Europe, a war rages that has lasted eight years and cost four million lives. Rival militias inflict appalling suffering on the civilian population, and what passes for political leadership is powerless to stop it.
    This is Congo, and the reason for the conflict – control of minerals essential to the electronic gadgetry on which the developed world depends – is what makes our blindness to the horror doubly shaming. Johann Hari reports from the killing fields of central Africa

    US Ships Arms, Blocks Humanitarian Aid to Somalia

    UN officials today issued their most public condemnation yet of US policy on Somalia, noting that the US government is preventing millions of dollars worth of humanitarian aid, including food aid, from reaching the Somali people.

    The US defended the policy, saying that they had “evidence” that some of the contractors shipping the aid in were forced to pay protection tolls to militant groups. They have demanded the UN enact policies that officials say will restrict aid delivery even further in the nation, where the US-backed government controls only a few city blocks around the presidential palace.

    Cargo firms delivering aid also involved in arms trafficking, says report

    It says DynCorp, a large US private military company which supplies the US army, contracted Aerolift, a company described in a UN sanctions committee report as illicitly supplying arms to al-Shabab, the Islamist group in Somalia.

    The report also shows how individuals involved in organised international criminal networks have penetrated legal government-to-government trade in arms.

    « The use of companies involved in arms trafficking and other destabilising commodity transfers is the dirty secret of the humanitarian aid world, » said Hugh Griffiths, co-author of the report.

    He added: « Government officials are aware of the problem but, until now, no viable measures have been put forward to solve the problem.

    « The report and our database document many instances of aircraft belonging to these companies crashing in Afghanistan, Iraq and a number of African countries. In the case of Africa, these crashes have killed peacekeepers and compromised humanitarian aid delivery. »

    ‘Kill Anyone Still Alive’: American Special Ops in Somalia

    US gives stark warning to Eritrea

    The US Assistant Secretary of State for African Affairs, Jendayi Frazer, said the presence of Hassan Dahir Aweys at a meeting in Asmara was further evidence that Eritrea provided sanctuary for terrorists.

    NOTE: Pour mieux comprendre:

    From:http://www.milnet.com/pentagon/centcom/eritrea/erisys.htm:

    « Eritrea’s natural resources include significant reserves of copper. Smaller deposits of gold exist in the highlands near Asmara. More importantly, however, large reserves of petroleum and natural gas are thought to exist off the coast beneath the Red Sea. Eritrea has not been able to secure funds for exploration and without development of those potential resources, the country will be forced to continue importing all of its energy needs. »

    Have you ever noticed how many countries accused by the US of « terrorism » seem to be sitting over deposits of something this country needs to keep the wheels of its industry going?

    Where the Dead Rot in the Streets: Bush’s Terror War in Somalia Rages On

    113 Somalis killed in 3 days of heavy fighting

    Somali President Says U.S. Backs Warlords

    The leader of a U.N.-backed transitional government that is trying to assert control over Somalia said Wednesday he believes the United States is funding an alliance of warlords fighting radical Islamic militias in his country and should be working directly with his administration instead.

    Et ainsi de suite, même chose pour la Yougoslavie…

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    19 avril 2010 à 17 05 14 04144
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    @Aimé

    je n’ai pas écrit qu’il était fondé sur rien d’autre que la confiance mais qu’il fonctionnait sur la confiance.

    S’empêtrer dans les détails et les théories des systèmes monétaires, je laisse ça à d’autres.

    Je ne suis pas un spécialiste de la monaie, la réponse que je vous ai donné n’avais pas pour objectif d’entreprendre une discussion socratique sur le sujet.

    Il me semble qu’en lisant mon commentaire, qui est une opinion et non un argument, on devine clairement quelle est ma position sur le sujet. Gardez vos torpilles pour ceux qui veulent maintenir le statu quo du Système actuel.

    Je suis de ceux qui veulent l’abattre.

    @Marc
    ‘Je pensais ( naïvement) que l’économie était une science objective’

    Et non, d’ailleur le Nobel de l’économie est un faux Nobel. C’est un prix de la Banque de Suède créé en 68. Chercher l’erreur.

    @François

    Oui ça fait du bien de lire le résultât de tes recherches depuis tant d’année, tu es un de ceux qui portent le flambeau de la résistance en informant le citoyen.

    D’ailleur l’armée privée n’était-il pas un des objectif de Milton Freeman qu’il considérera comme le plus satisfaisant dans son engagement politique lors de l’abolition de la conscription en 73? La réponse est dans la question.

    @Thérèse

    Oui, heureusement que nous ne sommes pas seuls.

    Comme plusieurs parmis nous je cherche et je réfléfli sur des solutions possibles pour améliorer la condition humaine pour tous.
    Je militerai activement pour tout projet d’un système mettant de l’avant les valeurs humaines de Liberté Dignité Justice et Fraternité.

    En attendant je résiste.

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      20 avril 2010 à 8 08 03 04034
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      Je vais en profiter pour prendre un moment et répondre à quelques arguments de mes critiques…

      Ce que je ressort de vos critiques plutôt émotives est que le capitalisme est un système injuste et exploiteur. Il y en a même qui qui questionnent l’objectivité de la science économique… Décortiquons un peu vos arguments:

      – Les capitalistes volent les ressources des pays plus pauvres: Si vous aviez compris quoi que ce soit du segment de mon billet sur la création de la richesse, vous verriez que les pays les plus pauvres de ce monde ont une abondance de main d’oeuvre et/ou de ressources naturelles, mais aucun capital pour développer ces richesse. Cet état de fait préexistait même le colonialisme. Les pays occidentaux eux, ont su accumuler leur capital et augmenter leur productivité et se sont enrichis en grande partie grâce à ça. (Du moins, c’est plutôt vrai de pays comme le Canada qui n’a jamais été un pays colonisateur.) Les pays plus pauvres font donc face à deux choix, s’ils veulent améliorer leur sort. Soit ils développent et accumulent leur propre capital, comme nous l’avons fait, ou ils « empruntent » celui des autres. Puisque accumuler du capital prend énormément de temps, il est généralement plus facile d’emprunter celui des autres. Donc, nous avons le capital et ils ont des ressources naturelles et de la main d’oeuvre. La suite des chose est que nous échangions un pour l’autre. Peut-on admettre que ça puisse être un échange équitable? Que cet échange puisse être bénéfique aux deux parties?

      – Les capitalistes délocalisent les industries vers les pays plus pauvres pour exploiter leur main d’oeuvre bon marché.: Bon ça ouvre la question: Que devraient être les salaires et les conditions de travail que nous offrons dans ces pays? Devrions nous leur offrir les mêmes conditions qu’ici? Si vous dites oui, désolé, mais vous êtres dans l’erreur. Pourquoi? Parce que la main d’oeuvre dans ces pays n’est pas d’aussi bonne qualité que la main d’oeuvre dans les pays occidentaux. La mesure que les économistes utilisent pour déterminer cette qualité est le PIB/habitant qui donne une approximation de la productivité individuelle dans ce pays. Par exemple, le PIB/habitant de la Chine et de $5300/habitant. Celui du Canada est de $38 200. Considérant, comme l’article sur Microsoft l’indiquait que les Chinois font typiquement des journées de 15-16 heures comparativement à 7-8 heures ici (donc le double du temps), on conclut que la main d’oeuvre au Canada est 14 fois plus productive qu’en Chine. Il est donc normal que les salaires soient en proportion. Ce serait passablement injuste pour les travailleurs canadiens, si des travailleurs 14 fois moins productifs gagnaient autant qu’eux. Là où il y aurait injustice est si le salaire des chinois n’est pas en proportion directe avec cet écart de productivité. Si vous en avez la preuve, je vous concèderais alors que les chinois sont sous-payés et exploités. Je n’ai pas eu le temps de trouver des données à ce sujet. Si par contre, vous tentez de me réfuter par tout autre argument, c’est que vous n’êtes pas objectif. C’est strictement une question d’arithmétique. Désolé si ça semble un peu « froid », mais ce n’est pas strictement la faute de Microsoft, ou toute autre compagnie installée en Chine, si cet écart de productivité existe. Questionnez plutôt l’ordre social des chinois sous les empereurs et sous Mao et son régime. Et sans des compagnies comme Microsoft, la Chine serait-elle maintenant le banquier du monde? J’en doute. Quant à la délocalisation, il vient un point pour certaines industries où les gains en productivité de la main d’oeuvre n’améliorent plus la production. À ce moment, cette industrie se retrouve avec de la main d’oeuvre sur-qualifiée. Cette main d’oeuvre serait plus productive à faire autre chose. Si on les laisse en place, c’est un gaspillage de ressources.

      – Et ils exploitent aussi des enfants, quelle horreur!: Une fois de plus, qui n’est pas objectif? Allez voir l’âge médian dans les pays émergeants ou pauvres. Seriez-vous étonnés d’apprendre qu’il est très bas (comme autour de 16 ans, genre), ce qui veut dire que la moitié de leur population se situe sous cet âge. Et comme ils sont moins éduqués et moins productifs (encore là, cet état existait avant la soit-disant exploitation par ces méchants capitalistes), les adultes à eux seuls ne suffisent pas. Toute autre chose étant égale, nous préfèrerions tous que nos enfants ne travaillent pas, mais comme le soulignait Darwin, elle sont rarement égales. Si vous décriez qu’on ne paie pas plus les adultes pour empêcher que les enfants doivent travailler, revoyez le paragraphe précédent. La dure réalité est que ces enfants doivent aider leurs parents. C’est une question de survie. S’ils ne le faisaient pas dans des usines, ils le feraient dans des dépotoirs, dans la rue à mendier, ou dans des bordels pour satisfaire les pédophiles qui font du tourisme sexuel. Pis encore, certains parents vendent leurs enfants. Alors, ceux qui s’indignent parce que Nike fait fabriquer ses souliers par des enfants, c’est à vous d’ôter vos œillères et vos lunettes roses. Si Nike n’était pas là, ça ne changerait pas les alternatives de ces enfants d’un iota, leur situation serait bien pire. Je le dis sans rire Nike fait plus pour améliorer le sort de ces enfants qu’Unicef.

      Comme je le disais à Marc, c’est facile de critiquer, mais jusqu’ici, j’ai pas vu grand’ monde suggérer des alternatives viable. Je vous écoute…

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    19 avril 2010 à 17 05 41 04414
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    Denis G,

    Loin de moi l’idée de vous torpiller. Les discussions socratiques, ce n’est pas mon fort non plus, mais le fil de discussions est d’une platitude inouie.

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    20 avril 2010 à 9 09 51 04514
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    Difficile franchement de trouver un systéme alternatif qu’on pourrait pointer vu que tous les systémes collectifs qui se sont lancés ont été soit écrasé par le systéme en cours soit se sont fait hara kiri parce que déficients eux mêmes .. est ce que cela veut dire qu’il faut endurer le systéme capitaliste parce que le seul en lice ? non. En équivalence, c’est comme si on me propose deux bozos aux élections , les deux seront une catastrophe pour les électeurs, mais parce que « la démocratie c’est voter », ben on va voter pour le « moins pire » faute d’alternative ? come on, on peux tu relever le niveau à un moment donné ???

    Et justement, mes lectures me pensaient à croire que des économistes objectifs, voyant comment tout ça a évolué seraient interessés à penser « outside the box » au lieu de défendre l’indéfendable faute d’alternative actuelle … le reste n’est plus qu’un débat d’opinion Mr David et ça marche dans les deux sens , sauf que je suis surpris de voir combien vous prenez à coeur de défendre ce type d’économie comme si c’était quasiment une religion …

    Comme perso je ne crois en rien qui soit un -isme ( et je mets l’athéisme dedans au même titre que les autres religions et théories économiques qui sont aussi des religions en soi visiblement ) , je n’ai rien à défendre et tout à apprendre, c’est pour ça que je suis ce blog, pas pour y ajouter un drapeau quelconque, mais pour enrichir ce que je pratique concrétement dans mon quotidien …

    Et je perçois, sans grandes connaissances économiques scolaires que votre théorie économique , actuellement en application, et donc visible pour tous dans son fonctionnement et ses dérives n’est pas une bonne chose pour une majorité de gens …

    Pour vous, arriver dans un pays sous développé et lui piquer ses richesses c’est l’aider à se développer, pour moi c’est juste un racket bancaire qui dissimule le bon vieux colonialisme où on se servait sans demander , mais la finalité sur le terrain reste la même.

    Vous me parlez de « création de richesse » moi je ne vois que corruption pour une minorité et misére dans les rues du Tiers Monde ( quel mot !) qui continuent, ressources vendues ou pas …

    Vous me dîtes que c’est pas la faute du capitalisme mais d’une de ses extensions ( étatisme, corporatisme, ploutocratisme, what-ever) moi je prétends que c,est la suite logique donc l’idéologie de base est à refondre …

    En bout de compte, toute la philosophie du capitalisme est de faire du fric, du fric et du fric ? on est d’accord là dessus … et il est évident que 99% de la population reste dans le coin pendant qu’une minorité en fait du fric et du fric et du fric et utilise ce pouvoir là pour en acquérir encore plus en balançant des miettes à ceux qui produisent leur pouvoir, miettes différentes selon les cultures ( au Québec t’auras ton frigo/tv/bla bla , en Afrique t’auras ton puits, en Indonésie t’auras …) that’s it !!!

    Je suis désolé si j’ai l’air « utopique » avec mes vues où le partage, l’éducation, auto-suffisance alimentaire et énergétique sont plus importantes que toutes les games d’économie et de power … d’un autre coté, vu l’échec de du systéme en cours, pourquoi ne pas envisager autre chose carrément radical et différent, et voir si ça marche ? vu qu’on ne l’a pas encore essayé, comment peut on savoir que ça ne marcherait pas de s’entraider tous sans avoir comme but ultime la richesse ???

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      20 avril 2010 à 14 02 12 04124
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      @ Marc

      Difficile franchement de trouver un systéme alternatif qu’on pourrait pointer vu que tous les systémes collectifs qui se sont lancés ont été soit écrasé par le systéme en cours soit se sont fait hara kiri parce que déficients eux mêmes .. est ce que cela veut dire qu’il faut endurer le systéme capitaliste parce que le seul en lice ? non. En équivalence, c’est comme si on me propose deux bozos aux élections , les deux seront une catastrophe pour les électeurs, mais parce que « la démocratie c’est voter », ben on va voter pour le « moins pire » faute d’alternative ? come on, on peux tu relever le niveau à un moment donné ???

      Je peux comprendre, mais les voeux pieux ne feront rien du tout.

      Et justement, mes lectures me pensaient à croire que des économistes objectifs, voyant comment tout ça a évolué seraient interessés à penser « outside the box » au lieu de défendre l’indéfendable faute d’alternative actuelle … le reste n’est plus qu’un débat d’opinion Mr David et ça marche dans les deux sens , sauf que je suis surpris de voir combien vous prenez à coeur de défendre ce type d’économie comme si c’était quasiment une religion …

      Primo, je te demanderais de lire ma dernière réponse à François, elle se rapporte un peu à ça. Je suis conscient des lacunes du système actuel. Ce que je me tue à dire est que la fondation es bonne, c’est ce qu’on a ajouté par dessus qui est mauvais. Crois-le ou non, je suis d’accord avec toi quand tu dis que le système actuel est pourri. Mais le problème n’est pas la base économique du système, c’est la partie politique. C’est pourquoi il faudrait divorcer le politique de l’économique.

      Et je perçois, sans grandes connaissances économiques scolaires que votre théorie économique , actuellement en application, et donc visible pour tous dans son fonctionnement et ses dérives n’est pas une bonne chose pour une majorité de gens …

      Pour vous, arriver dans un pays sous développé et lui piquer ses richesses c’est l’aider à se développer, pour moi c’est juste un racket bancaire qui dissimule le bon vieux colonialisme où on se servait sans demander , mais la finalité sur le terrain reste la même.

      Il y a une différence entre le bon vieux colonialisme et une compagnie qui va out simplement installer une usine dans un pays en voie de développement. Le colonialisme était de la véritable exploitation. On ne demandait pas de permission de la population locale. Quand une usine s’installe dans un pays en voie de développement, ils sont tout aussi contents de l’avoir que nous quand une nouvelle usine s’ouvre dans notre région. Ça leur donne des emplois et les usines paient des taxes au gouvernement local, etc. Je sais que tu n’aimes pas particulièrement les conditions d’emploi qui sont offerte et je suis d’accord que personne ne travaillerait dans ces conditions ici, mais comme j’ai expliqué dans mon dernier commentaire, ces conditions sont en ligne avec le marché local et règle général, elles sont meilleures que ce qu’il y avait avant. De plus, il ne faut pas oublier que le coût de la vie est aussi plus bas dans ces pays. Ce qui semble épouvantable pour nous, ne l’est pas nécessairement pour eux, comparativement à pousser une charrue à main pour labourer un lopin de terre du lever au coucher du soleil. Avant de poser un jugement, il faut considérer tous les facteurs.

      Vous me parlez de « création de richesse » moi je ne vois que corruption pour une minorité et misére dans les rues du Tiers Monde ( quel mot !) qui continuent, ressources vendues ou pas …

      Vous me dîtes que c’est pas la faute du capitalisme mais d’une de ses extensions ( étatisme, corporatisme, ploutocratisme, what-ever) moi je prétends que c,est la suite logique donc l’idéologie de base est à refondre

      La question à se poser est: Qu’est-ce qu’un système économique est supposé faire? L’économie la méthode par laquelle on entreprend de remplir les besoins humains illimités à partir de ressources limitées. Jusqu’à ce que quelqu’un trouve une meilleure méthode, la façon la plus efficace de faire ça c’est la division du travail (ie répartir les différents processus de production à divers spécialistes) et l’accumulation de capital par l’épargne et l’investissement qui fournit les outils pour produire. À la base, c’est ce que fait le capitalisme et comme tu l’as mentionné, les autres alternatives ont pas mal toutes foiré dans cet objectifs. Là ou les dérives commencent, c’est quand les acteurs commencent à utiliser les pouvoirs politiques pour obtenir un avantage. C’est ça qu’il faut prévenir.

      En bout de compte, toute la philosophie du capitalisme est de faire du fric, du fric et du fric ? on est d’accord là dessus …

      Oui, tu connais bien du monde qui ne veulent pas faire du fric? Au moins un minimum? Ce n’est pas un crime. Et l’argent a toujours été le meilleur incitatif à être productif. Toutes les fois où on a essayé d’enlever cet incitatif, ça n’a pas fonctionné. Personnellement, je n’ai absolument aucun problème à ce que d’autres fassent plus d’argent que moi, même s’ils font des millions tant qu’ils l’ont honnêtement gagné. Si tu bâtis une bonne business, sans donner des pots de vins un peu partout et que tu sers tes clients honnêtement, je ne vois pas pourquoi t’aurais pas droit à un profit. Et selon toi, qui devrait décider combien de profit qu’une entreprise devrait faire?

      Je suis désolé si j’ai l’air « utopique » avec mes vues où le partage, l’éducation, auto-suffisance alimentaire et énergétique sont plus importantes que toutes les games d’économie et de power … d’un autre coté, vu l’échec de du systéme en cours, pourquoi ne pas envisager autre chose carrément radical et différent, et voir si ça marche ? vu qu’on ne l’a pas encore essayé, comment peut on savoir que ça ne marcherait pas de s’entraider tous sans avoir comme but ultime la richesse ???

      Radical et différent? Pourquoi pas essayer de juste commercer d’égal à égal, gagnant-gagnant?

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    20 avril 2010 à 15 03 28 04284
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    @Philippe

    Dans notre société, le seul organe qui puisse utiliser la force (légalement) est l’état. Quiconque veut user de coercition envers autrui doit le faire par le biais de l’état.

    Ça, c’est en théorie. Comme je disais plus haut, Chiquita, Coca-Cola, les compagnies minières et pétrolières ont eu recours à des groupes para-militaires comme force pour faire de la coercition sur certaines populations. Sinon, les corporations vont carrément se servir de l’État pour y arriver. S’il n’y avait pas d’État, elles feraient autrement.

    Pourquoi le capitalisme s’est perverti en corporatisme? Parce que les corporations, les banquiers, les syndicats et tous les autres groupes de pression financent les campagnes électorales de politiciens qui eux, renvoient l’ascenseur une fois au pouvoir.

    Et vous pensez que nous pouvons empêcher cela? On a beau rêver d’un système pur, il est toujours susceptible d’être corrompu dans la réalité et en fait, finira toujours par être corrompu. Que ça soit du capitalisme, communisme, fascisme, ou autre, ils finissent toujours par être corrompu, sinon mis en place par une élite dominante pour servir leur intérêts personnels.

    Et comme je vous disais, que ça soit du capitalisme où les compagnies finissent par contrôler le gouvernement, ou bien ce dernier qui fini par contrôler les premières, le résulta est le même: consolidation et concentration du pouvoir entre les mains d’une même oligarchie/ploutocratie.

    Ils ignorent souvent que les règlementations sont le plus souvent écrites par des lobbyistes et qu’elles sont écrites expressément pour favoriser les joueurs établis au détriment de ceux qui essaient de percer ou de la population en général.

    Bien que l’État doit être maintenu à sa plus simple expression, il est aussi bon d’assurer un certain cadre juridique et réglementaire pour éviter les abus et injustices évidentes. Un exemple de cela est l’anéantissement du Glass–Steagall Act qui a permis aux institutions financières de recommencer à jouer au casino planétaire avec les Hedge Funds, ou encore, les lois environnementales et sur le travail pour protéger les gens d’abus et éviter que les corporations de mettent à tout polluer pour économiser de l’argent.

    La situation en Somalie, qu’est-ce qui s’y passe en fait? L’objectif n’est pas justement d’installer un gouvernement amical qui va ensuite être redevable à ceux qui auront financé sa prise de pouvoir?

    Et qui veut ça? N’est-ce pas les pétrolières, les cies minières, les fabricants d’armement? N’est-ce pas les intérêts privés qui sont servi en premier lieu et qui sont la raison principale de ces interventions?

    Un peu comme Karzai est redevable envers le gouvernement américain pour sa position? Mais comment ils maintiennent le contrôle? L’État.

    Un État-paravent qui sert à camoufler les vrais maitres. Karzai qui était un ancien consultant de Unocal qui voulait rafler le contrat avec les Talibans pour passer leur pipelines de la mer Caspienne vers l’océan Indien. Compagnies pétrolières et de l’énergie qui ont mal réagit lorsque le deal ne leur fut pas accordé. Ils se sont retourné de bord et ont appliqué une pression énorme sur le gouvernement US pour prendre par force le pays. Quelles sont les installations et les endroits qui furent protégés en premier en Irak et en Afghanistan? Les puits de pétrole et les corridors de pipeline futures.

    Je vois plutôt les compagnies être en symbiose avec l’État, les deux travaillant mutuellement pour leurs propres intérêts complémentaires et réciproques.

    Devrions nous leur offrir les mêmes conditions qu’ici? Si vous dites oui, désolé, mais vous êtres dans l’erreur.

    Ah bon? Désolé, mais vous ne détenez malheureusement pas la vérité et vous êtes possiblement vous aussi dans l’erreur.

    Pourquoi? Parce que la main d’oeuvre dans ces pays n’est pas d’aussi bonne qualité que la main d’oeuvre dans les pays occidentaux.

    Philippe, c’est un comportement vraiment condescendant que vous affichez là et j’en suis navré. Merde, ça fait dix ans que je vis en Asie et je peux vous assurer que non seulement la main d’oeuvre est tout aussi compétente et de bonne qualité que dans les pays occidentaux, mais il travaillent encore plus rapidement et donc, produisent plus. Ces gens sont généralement gravement exploités. Ils ont des quotas débiles à respecter et travaillent comme des robots acharnés, payés des misères. L’argent qu’ils gagnent suffit à peine pour s’acheter du riz blanc pour la journée. Vous avez beau dire qu’il ne sont pas de bonne qualité et qu’ils ne produisent pas comme nous, ce qui est complètement faux, mais en plus il reçoivent un salaire qui ne suffit même pas à vivre même dans un pays où le cout de la vie est vraiment plus bas qu’au Canada.

    Considérant, comme l’article sur Microsoft l’indiquait que les Chinois font typiquement des journées de 15-16 heures comparativement à 7-8 heures ici (donc le double du temps), on conclut que la main d’oeuvre au Canada est 14 fois plus productive qu’en Chine. Il est donc normal que les salaires soient en proportion.

    Je suis assommé. Il ne vous passe pas par la tête qu’en 16 heures d’ouvrage, un Chinois produira, par exemple 96 pairs de souliers, alors qu’un Canadien en produira 48 en 8 heures? Qu’est-ce qui vous dit que le Chinois, au lieu de produire 14 fois moins, comme vous le pensez, produit autant, mais qui en plus doit faire le double d’heures pour satisfaire son boss occidental? Mais selon votre logique mathématique, on e le paie pas deux fois plus qu’un Canadien, on le paie 14 fois moins. Impressionnant.

    Au sujet des enfants qui travaillent en bas âge, encore une fois, ne vous passe-t-il pas par la tête, dans des moments de lucidité, qu’ils devraient jouer et apprendre au lieu d’être obligés à travailler et que surtout, avant qu’on viennent déranger leur mode de vie traditionnel basé sur l’agriculture, ces enfants pouvaient aider leur famille sur leur terre et vivre tranquillement, à leur rythme, au lieu d’être poussé dans des centres urbains où ils deviennent dépendant d’un travail rémunéré pour survivre et se nourrir?

    Ce n’est pas parce qu’un kid n’a pas besoin de travailler chez Nike qu’il doit nécessairement vivre des vidanges et du tourisme sexuel, qu’elle logique tordue!

    J’ai vu des enfants qu’on qualifierait de « pauvres » à nos yeux au Laos, au Cambodge et ailleurs, et pourtant, ils étaient plus heureux et avaient des yeux pétillants de vie; bien plus que nos enfants occidentaux et surtout, les autres forcés à travailler pour survivre, à des salaires crèves faim qui les maintiennent juste au-dessus de l’eau, dans une totale dépendance. C’est ce que vous nommez « les aider »?

    Allez, je vais vous laissez sur cela pour le moment. Je ne veux pas non plus vous donner l’impression que je suis sur vos talons. Je suis simplement en désaccord avec plusieurs choses que vous avez ici énoncé.

    Ai-je une solution?

    Oui. Ré-établir le système de mandat pour les compagnies privées. Elles devraient répondre à un certain code d’éthique de base répondant et ne brimant pas la collectivité, la société, les gens et l’environnement dans lesquels elles opèrent.
    Le mandat devrait avoir une durée maximale d’environ 15-20 ans au terme duquel il serait soumis à la réévaluation et l’approbation du peuple pour le renouveler de nouveau. Si la dite compagnie privée ou financière nuit aux intérêts du peuple, est reconnue coupable de fraude, abus ou crime, elle n’est pas renouvelée et disparait.

    On peut fixer un plafond de profit maximum, généreux si vous le voulez, et redistribuer les excédents parmi tous les employés ainsi que dans la société par exemple.

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      20 avril 2010 à 17 05 20 04204
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      @ François

      Ça, c’est en théorie. Comme je disais plus haut, Chiquita, Coca-Cola, les compagnies minières et pétrolières ont eu recours à des groupes para-militaires comme force pour faire de la coercition sur certaines populations. Sinon, les corporations vont carrément se servir de l’État pour y arriver. S’il n’y avait pas d’État, elles feraient autrement.

      L’utilisation de la force par le biais d’une force paramilitaire serait illégale là où un état existe, à moins bien sûr que l’état ne le permette. Mais ça revient au même, il faut acheter les faveurs de l’état pour avoir ce pouvoir. Un excellent exemple, c’est lorsque l’état ferme les yeux sur la violence et l’intimidation des syndicats. Mais les syndicats on des puissants lobbies eux aussi.

      Bien que l’État doit être maintenu à sa plus simple expression, il est aussi bon d’assurer un certain cadre juridique et réglementaire pour éviter les abus et injustices évidentes.

      Je ne dis pas le contraire, c’est la définition d’une minarchie. Je ne prône pas l’anarcho-capitalisme.

      Et qui veut ça? N’est-ce pas les pétrolières, les cies minières, les fabricants d’armement? N’est-ce pas les intérêts privés qui sont servi en premier lieu et qui sont la raison principale de ces interventions?

      Oui et nous en revenons encore au même point. Je suis parfaitement d’accord avec vous. Avec la Somalie, c’est simplement qu’il n’y a pas vraiment de véritable gouvernement qui se tient, alor celui qui financera la bonne faction va gagner.

      Je vois plutôt les compagnies être en symbiose avec l’État, les deux travaillant mutuellement pour leurs propres intérêts complémentaires et réciproques.

      C’est la nature même du corporatisme.

      Philippe, c’est un comportement vraiment condescendant que vous affichez là et j’en suis navré. Merde, ça fait dix ans que je vis en Asie et je peux vous assurer que non seulement la main d’oeuvre est tout aussi compétente et de bonne qualité que dans les pays occidentaux, mais il travaillent encore plus rapidement et donc, produisent plus.

      Je ne questionne pas leur ardeur, mais il n’ont pas le niveau d’éducation prévalent en occident (quoique avec notre système d’éducation au Québec, nous allons peut-être redescendre vers leur niveau), et n’ont pas nécessairement la machinerie de fine pointe non plus (pas leur faute, je sais, mais ça va aussi de pair avec le niveau d’éducation). Les chiffres démontrent le contraire.

      Je suis assommé. Il ne vous passe pas par la tête qu’en 16 heures d’ouvrage, un Chinois produira, par exemple 96 pairs de souliers, alors qu’un Canadien en produira 48 en 8 heures? Qu’est-ce qui vous dit que le Chinois, au lieu de produire 14 fois moins, comme vous le pensez, produit autant, mais qui en plus doit faire le double d’heures pour satisfaire son boss occidental? Mais selon votre logique mathématique, on e le paie pas deux fois plus qu’un Canadien, on le paie 14 fois moins. Impressionnant.

      Sortez-moi des chiffres qui prouvent qu’effectivement ils sont plus productifs que nous et je vous donnerai raison, mais mes chiffres semblent démontrer le contraire. Ça prend bien plus de temps labourer un champs avec une charrue tirée par des boeufs qu’avec un tracteur de ferme, ça ne veut pas dire que c’est plus productif.

      Au sujet des enfants qui travaillent en bas âge, encore une fois, ne vous passe-t-il pas par la tête, dans des moments de lucidité, qu’ils devraient jouer et apprendre au lieu d’être obligés à travailler et que surtout, avant qu’on viennent déranger leur mode de vie traditionnel basé sur l’agriculture, ces enfants pouvaient aider leur famille sur leur terre et vivre tranquillement, à leur rythme, au lieu d’être poussé dans des centres urbains où ils deviennent dépendant d’un travail rémunéré pour survivre et se nourrir?

      Que j’aime cette romantisation que vous faites de la vie paysanne alors que justement ceux qui essaient d’en vivre arrivent à peine a en tirer une subsistance dans les meilleures années et crèvent de faim dans les mauvaises parce que leurs techniques d’agriculture sont primitives. Et qu’est-ce qui vous dit qu’ils ne travaillaient pas plus fort sur la ferme que dans les usines? Vous croyez qu’on vient les arracher des bras de leurs parents à la pointe du fusil pour les amener à l’usine? Il y a des endroits où les parents mutilent leurs enfants pour les envoyer mendier et les épargner de la prostitution. J’ai de la compassion pour eux, mais même nos grands parents sont aussi passés par là. Nous ne le faisons pas par gaieté de coeur à cette époque non plus. Ils le font pour fuir la pauvreté extrême des campagnes.

      En plus, vous ne pouvez pas nier que la situation économique des tigres d’Asie ne s’est pas améliorée depuis une vingtaine d’années… Ils ont même une classe moyenne en Chine et en Inde maintenant. Ce n’était certainement pas le cas en 1990.

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    20 avril 2010 à 16 04 23 04234
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    Philippe,

    Je pense que tes opinions sont plus fondées sur des théories que sur la réalité.

    La science économique est une fausse science, comme la psychiatrie d’ailleurs.

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    20 avril 2010 à 18 06 06 04064
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    Pourquoi on se soucie de ce qui se passe en Chine quand on est même pas capable de régler les problèmes chez nous?

    La mondialisation, c’est de la bouillie pour les chats!

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    20 avril 2010 à 23 11 10 04104
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    Faut faire attention a Alex Jones, il a monté son empire sur ses idéaux néo-libéralistes qui attaque le méchant capitaliste/fasciste Américain contrôleur de l’ombre occulte, dans le but de briser le rêve américain…
    Si on se relève pas les manches et travailler dans le but d’augmenter notre richesse personnelle, on perdra la bataille du pouvoir du peuple par l’endettement démesurer et vouer a ouvrir les frontières a tous ceux et celles qui veulent `a piece of the pie`et qui sont près a relever le défi de la réussite et de l’acquisition de biens… souvenez-vous des porteurs d’eau.

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