Les néocons victorieux aux États-Unis, Trump en déroute?

PRÉFACE : L’article du Saker que nous présentons ci-dessous a toutes les apparences de l’analyse clairvoyante, lucide d’un analyste perspicace et pourtant l’expert erre en tout point.  En voici quelques exemples : 

1) Il n’y a pas eu et il ne peut y avoir de « révolution de couleur » aux Etats-Unis. Ce sont les multiples services secrets américains qui organisent les  révolutions en couleur contre les gouvernements ennemis.

2) La démission du général Flynn était prévisible, comme celle de d’autres conseillers et secrétaire d’État nommé par Trump, non pas pour origine un complot manigancé par une clique rivale (le complot n’étant que la forme et non l’explication). C’est  « L’État profond » l’État réel, celui qui reste alors qu’un Président passe ou trépasse.  D’un Président à un autre depuis deux siècles et jusqu’à l’écrasement de cet omnipuissant État génocidaire, la classe capitaliste américaine transcende les héros présidentiel d’un ou de deux mandats. Nous l’avons dit, un politicien est l’officier de service de sa classe et s’il ne le sait pas il l’apprendra, ou il sera « exécuté » en exercice. Trump ne fera pas exception à la règle impériale. À Rome l’empereur qui l’oubliait le payait de sa vie.

3) Donald Trump n’a trahi personne, mais ceux qu’ils voulaient ignorer ou trahir  se rappel à sa mémoire et lui font comprendre qu’un candidat qui recueil des votes peut bien tout promettre et tout dire et dédire, mais un Président en exercice est soumis à l’omerta et aux règles de régence. Trump ne trahit pas, il apprend à son corps défendant son métier d’affidés. Vous comprenez pourquoi Obama n’a rien réaliser de ce qu’il avait promis. Vous comprendrez bientôt pourquoi Trump ne réalisera que ce que les lois inviolables de l’économie politique lui impose.  À venir… car pour la plupart des analystes qui n’ont pas examiné son programme, Trump demeure un mystère.

4) Les « déplorables » qui avaient mis leur espoir de paix et de justice en Donald Trump ne doivent s’en prendre qu’a eux-mêmes. Un pantin politique est l’instrument d’une classe sociale, jamais l’inverse. Avant de croire qu’un Président américain peut empêcher une guerre, demandez-vous dans quelle direction pousse le vent des intérêts du capital financier américain et vous aurez votre réponse.

5) Il est peut-être là le problème de SAKER, celui qui accorde encore de la crédibilité à la gouvernance américaine risque chaque jour la repentance … et jusqu’à quand conservera-t-il ses illusions en en Clinton, en Bush, en Obama, en Trump et dans le suivant ?

6) Il n’y a absolument AUCUNE chance que les Etats-Unis d’Amérique évite un effondrement économique, financier, boursier, monétaire, puis  politique et idéologique (qui est déjà amorcé).

7) C’est peut-être le plus grand service que pouvait rendre Donald TRUMP à tous ses admirateurs, les convaincre qu’un Président des Etats-Unis, aussi exubérant soit-il, ne peut rien contre les lois de l’économie politique. L’empire devra s’effondrer, sous Trump ou sous un autre pour qu’une chance soit donner de construire un nouveau mode de production…Bonne lecture.  Robert Bibeau. http://ww.les7duquebec.com.

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Les néocons et l’« État profond » ont châtré la présidence de Trump, c’est cuit, les gars !


Saker US
Par le Saker – Le 14.02.2017 – Source The Saker.

Il y a moins d’un mois, j’ai averti qu’une révolution de couleur était en cours aux États-Unis. Mon premier élément de preuve était la prétendue « enquête » que la CIA, le FBI, la NSA et d’autres menaient contre le candidat du président Trump au poste de conseiller à la sécurité, le général Flynn. Ce soir, le complot pour se débarrasser de Flynn a finalement réussi et le général Flynn a dû offrir sa démission. Trump l’a acceptée.

 

Maintenant, mettons immédiatement une chose de côté : Flynn était loin d’être un saint ou un homme parfaitement sage qui aurait sauvé tout seul le monde. Il ne l’était pas. Cependant, Flynn était tout simplement la pierre angulaire de la politique de sécurité nationale. Pour une raison : Flynn a osé l’impensable, il a osé déclarer que la communauté boursouflée du renseignement américain devait être réformée. Flynn a aussi essayé de subordonner la CIA et l’état-major au président via le Conseil national de sécurité. Autrement dit, Flynn a tenté de lutter contre le pouvoir et l’autorité absolus de la CIA et du Pentagone et de les subordonner à la Maison Blanche. Flynn voulait aussi travailler avec la Russie. Non pas parce qu’il aimait la Russie, l’idée d’un directeur de la DIA (Defense Intelligence Agency) fan de Poutine est ridicule, mais Flynn était rationnel, il comprenait que la Russie n’était pas une menace pour les États-Unis ou l’Europe et que la Russie et l’Ouest avaient des intérêts communs. Et c’est un autre crime-pensée absolument impardonnable à Washington DC.

L’« État profond », dirigé par les néocons, a forcé Flynn à démissionner sous le prétexte idiot qu’il avait eu une conversation téléphonique avec l’ambassadeur de Russie sur une ligne ouverte, non sécurisée et clairement surveillée.  Et Trump a accepté cette démission.

Depuis que Trump est arrivé à la Maison Blanche, il a pris coup sur coup de la part des médias néocon-sionistes, du Congrès, de toutes les « stars » de Hollywood, culs doublement bénits, bien-pensants et propres sur eux, et même des politiciens européens. Et Trump a encaissé chaque coup sans jamais riposter. Nulle part on n’a vu son fameux « Vous êtes viré ! ». Mais j’avais encore de l’espoir. Je voulais espérer. Je sentais que c’était mon devoir d’espérer.

Mais maintenant, Trump nous a tous trahis.

Vous souvenez-vous comment Obama a montré son vrai visage lorsqu’il a hypocritement dénoncé son ami et pasteur le révérend Jeremiah Wright Jr. ?  Aujourd’hui, Trump a montré son vrai visage. Au lieu de refuser la démission de Flynn et de licencier ceux qui ont osé concocter ces accusations ridicules contre lui, Trump a accepté sa démission. Ce n’est pas seulement un acte d’une lâcheté abjecte, c’est aussi une trahison extraordinairement stupide et auto-destructrice, parce que maintenant Trump sera seul, complètement seul, confronté à des personnages comme Mattis et Pence – des types enragés de la Guerre froide, des idéologues infectés jusqu’à la moelle, des gens qui veulent la guerre et ne se préoccupent tout simplement pas de la réalité.

Je le répète, Flynn n’était pas mon héros. Mais il était, tous comptes faits, le héros de Trump. Et Trump l’a trahi.

Les conséquences de tout cela seront immenses. Pour une raison : Trump est maintenant clairement brisé. Il n’a fallu que quelques semaines à l’« État profond » pour castrer Trump et le faire s’incliner devant les puissances établies. Ceux qui auraient voulu le soutenir comprendront maintenant qu’il ne les soutiendra pas eux-mêmes et ils s’éloigneront tous de lui. Les néocons se sentiront des ailes d’avoir éliminé leur pire ennemi et, enhardis par cette victoire, ils pousseront leur avantage, doublant la mise encore et encore.

C’est fini, les gars, l’État profond a gagné.

À partir de maintenant, Trump deviendra le proverbial shabbes goy, le type errant du lobby israélien. Hassan Nasrallah avait raison lorsqu’il l’a traité d’« imbécile ».

Les Chinois et les Iraniens riront ouvertement. Les Russes ne riront pas – ils seront polis, ils souriront et essayeront de voir si quelques politiques sensées peuvent encore être sauvées de ce désastre. Certaines, peut-être. Mais tout rêve d’un partenariat entre la Russie et les États-Unis est mort ce soir.

Les dirigeants de l’Union européenne vont bien sûr faire la fête. Trump n’a jamais été le terrifiant croquemitaine qu’ils craignaient. Il s’avère qu’il est un paillasson – c’est très bon pour l’UE.

Où tout cela nous laisse-t-il – nous, les millions de « déplorables » anonymes qui font de leur mieux pour résister à l’impérialisme, à la guerre, à la violence et à l’injustice ?

Je pense que nous avions raison d’espérer parce que c’est tout ce que nous avions – des espoirs. Pas des attentes, seulement des espoirs. Mais maintenant, nous avons objectivement très peu de raisons d’espérer. D’une part le « marais » de Washington a triomphé. Nous ne pouvons trouver un réconfort relatif que dans deux faits indéniables :

  1. Hillary aurait été bien pire que n’importe quelle version d’une présidence Trump.
  2. Pour vaincre Trump, l’État profond américain a dû terriblement affaiblir les États-Unis et l’Empire anglosioniste. Tout comme les purges de Erdogan ont laissé l’armée turque en ruines, la « révolution de couleur » anti-Trump a infligé de terribles dommages à la réputation, à l’autorité et même à la crédibilité des Etats-Unis.

Le premier fait est évident. Permettez-moi de clarifier le second. Dans leur rage haineuse contre Trump et le peuple américain – c’est-à-dire « le panier de déplorables » –, les néocons ont dû montrer leur vrai visage. Par leur rejet du résultat des élections, leurs émeutes, leur diabolisation de Trump, les néocons ont mis en évidence deux choses cruciales : premièrement que la démocratie américaine est une sinistre plaisanterie et qu’eux, les néocons, sont un régime d’occupation qui gouverne contre la volonté du peuple américain. En d’autres termes, exactement comme Israël, les États-Unis n’ont plus de légitimité. Et puisque, tout comme Israël, les États-Unis sont incapables d’effrayer leurs ennemis, ils sont fondamentalement nus, sans légitimité, sans capacité de coercition. Donc oui, les néocons ont gagné. Mais leur victoire élimine la dernière chance pour les États-Unis d’éviter un effondrement.

Trump, malgré tous ses défauts, a favorisé les États-Unis face à l’Empire mondial. Trump était aussi tout à fait conscient que « plus de la même chose » n’était pas une option. Il voulait des politiques adaptées aux capacités actuelles des États-Unis. Maintenant que Flynn est parti et que les néocons ont repris tout le contrôle – c’est terminé. Maintenant nous allons revenir à l’idéologie au-dessus de la réalité.

Trump aurait probablement pu faire l’Amérique, disons, pas « grande de nouveau », mais au moins plus forte, une puissance mondiale importante qui pouvait négocier et user de son influence pour obtenir des autres le meilleur accord possible. Maintenant, c’est fini. Une fois Trump brisé, la Russie et la Chine reviendront tout droit à leur position d’avant Trump : une résistance ferme soutenue par une volonté et une capacité d’affronter et de vaincre les États-Unis à tous les niveaux.

Je suis sûr que personne aujourd’hui ne fait la fête au Kremlin. Poutine, Lavrov et les autres comprennent sûrement exactement ce qui s’est passé. C’est comme si Khodorkovsy avait réussi à briser Poutine en 2003. En fait, je dois rendre honneur aux analystes russes qui depuis plusieurs semaines ont comparé Trump à Ianoukovitch, qui avait aussi été élu par une majorité du peuple et qui a échoué à montrer la détermination nécessaire pour stopper la « révolution de couleur » lancée contre lui. Mais si Trump est le nouveau Ianoukovitch, les États-Unis deviendront-ils la prochaine Ukraine ?

Flynn était vraiment la pierre angulaire de la politique étrangère attendue de Trump. Il y avait une chance réelle qu’il règne sur les agences à trois lettres, immenses, gonflées et toutes puissantes, et qu’il concentre la puissance américaine contre le véritable ennemi de l’Occident : les wahhabites. Flynn parti, tout cet édifice conceptuel s’est écroulé. Nous allons être laissés avec des gens comme Mattis et ses déclarations anti-iraniennes. Des clowns qui n’impressionnent que d’autres clowns.

La victoire des néocons est un immense événement et il sera probablement totalement déformé par les médias officiels. Ironie de l’histoire, les partisans de Trump essayeront aussi de minimiser tout cela. Mais la réalité est que, sauf miracle de dernière minute tout à fait improbable, c’est fini pour Trump et les espoirs de millions de gens aux États-Unis et dans le monde, qui avaient espéré que les néocons pourraient être chassés du pouvoir au moyen d’une élection pacifique. Il est clair que cela n’arrivera pas.

Je vois des nuages très noirs à l’horizon.

The Saker

Traduit par Diane, vérifié par jj, relu par Hervé pour le Saker francophone

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétaire depuis 40 années.

7 pensées sur “Les néocons victorieux aux États-Unis, Trump en déroute?

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    16 février 2017 à 11 11 33 02332
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    Les Neocons n’ont gagné qu’une bataille ( deux tout au plus) pour l’instant. Ce matin, le combat semble se préciser et je pense que Trump s’emploie à redéfinir l’étendue de ses pouvoir selon les « bornes » établis au début, lors de l’adoption de la constitution américaine. Trump vise publiquement les « fake medias »; mais, en fait, il dirige ses « opérations » vers les « intelligence services » source des « coulements d’informations » et de « fausses rumeurs ».

    L’oligarchie politique des USA a montré son vrai visage, l’étendu de sa « bassesse » (créer des soupçons de « trahison », sur des gens importants de la société US) et a perdu énormément de crédibilité aux yeux des citoyens. Le combat est loin d’être terminé. Le Président américain possède tous les « défauts » nécessaire à ne jamais lâcher prise et tout faire pour atteindre le but qu’il s’est fixé.

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      16 février 2017 à 12 12 56 02562
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      Malheureusement je crois que certaines illusions persistent

      Le Président des Etats-Unis quel qu’il soit, est un fonctionnaire de l’État capitaliste au service de la classe capitaliste hégémonique. (idem pour chaque chef d’État dans chaque État capitaliste).

      Ceci dit, ce qu’il faut découvrir ce n’est pas si Donald Trump est têtu – obstiné – sacrilège – pleins de défauts – ca ceux qui l’ont hissé là le savait avant de le choisir pour faire ce qu’il fait. Pour les péquenots c’est maintenant chose faite VOILA L’HOMME.

      QUESTION PERTINENT : Quelle est la mission qui a été dévolue à ce fonctionnaire de l’État des riches ??? Une mission précise qui dérange énormément à ce qu’il semble une FACTION du capital américain qui depuis sa candidature aux primaires Républicaines – connaît sa mission (pas de surprise pour eux) et lui met les batons dans les roues pour l’empêcher de l’accomplir ??? (Ps ils iront probablement jusqu’à l’impeachment ou l’assassinat ).

      NOTA : Exclure de votre réponse que la mission de Donald Trump veut redonner le pouvoir à la classe ouvrière, que Donald Trump veut la paix et la justice, que Donald Trump est un super man politique d’un type nouveau et autre fadaises de ce type.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    16 février 2017 à 11 11 54 02542
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    Je suis d’accord avec vous sur les errements du Saker, et il n’est pas le seul, car il y a beaucoup de gens qui « veulent croire » encore et toujours dans le système imposé pourtant totalement obsolète. Et qui le pense réformable de l’intérieur, alors qu’il n’y a rien à sauver…
    Nous divergeons peut-être un chouïa sur les solutions pour le remplacer, une fois qu’il sera tomber cet empire. Car pour ma part, c’est un nouveau paradigme en lien avec tous les Natifs et comme expliqué, par exemple, dans ce dernier billet de blog à tiroirs ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/02/14/la-loi-supreme-de-la-terre/ Mais nous ne serons pas de trop car ils sont pas près de lâcher prise, les ceusses qui composent le 0.0001% ! Et concentrons-nous sur ce qui nous rassemble et non ce qui nous divise; JBL

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      16 février 2017 à 13 01 00 02002
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      @ JBL

      Je respecte beaucoup les natives et les premières nations = pas la nation en entier mais les travailleurs de chacune des nations (nuances) mais je ne crois pas que pour construire le futur il faille regarder en arrière dans le passé

      Pour ma part j’examine soigneusement comment les prolétaires du présent – actuellement – travaillent et survivent dans ce monde décadent et je crois que le futur s’y trouve

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    21 février 2017 à 13 01 27 02272
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    j’adore votre liberté d’expression, défendez-la comme vous le faites et on y arrivera tous ensemble au nom des droits qui nous sont les plus chers. Parce que ce qu’ils veulent en fin de compte c’est créer deux classes d’êtres humains : les esclavagistes et les esclaves.

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