Les « pédo-Templiers » : Marion Sigaut emportée par le soralisme

Rennes - Templiers
CHARLES TREMBLAY : Les mésaventures qui ont suivi la parution de mon article de la semaine dernière, L’amalgame malhonnête entre la Golden Dawn magique et l’Aube Dorée politique, ont inspiré mon choix de cette semaine. Et j’ai décidé de donner un grand coup. Je vous présente donc ici le second article le plus populaire de la petite histoire de la Jérusalem des Terres Froides, Les « pédo-Templiers » : Marion Sigaut emportée par le soralisme ?

Il faut savoir que ce texte a paru à la JTF le 18 avril 2013. À l’époque, Marion Sigaut venait tout juste de se joindre à l’équipe soralienne et elle avait encore un pied dans l’organisation politique de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République. Ma grande sortie contre Alain Soral était encore fraîche et je croyais encore bien naïvement qu’il y avait peut-être quelques personnes honnêtes dans ce milieu de la soi-disant « dissidence ». Aujourd’hui je ne suis plus dupe de ce qui se cache derrière cette mouvance de travailleurs externes du Front National. C’est pourquoi le titre de mon texte d’origine se termine par un point d’interrogation tandis qu’aujourd’hui, ce point a été retiré. C’est pourquoi dans cet article présenté il est laissé entendre que la Sigaut pourrait sombrer dans le soralisme alors qu’aujourd’hui, je ne sais que trop qu’elle est soralienne jusqu’au plus profond de ses tripes. C’est pourquoi il est demandé que fera Dupont-Aignan à propos de sa militante tandis qu’aujourd’hui celle-ci n’est plus dans l’appareil du parti politique. C’est pourquoi le titre d’historienne lui était toujours reconnu en avril 2013 mais que maintenant, je peux affirmer haut et fort que non, Marion Sigaut n’est pas historienne (et elle peut hurler à la diffamation, ça me laisse indifférent).

Malgré le caractère un peu daté de cet article, pour l’essentiel il garde toujours sa pertinence. C’est pourquoi il est présenté tel quel aux 7 du Québec, sans modifications. Un des rares articles de la JTF écrit à la première personne du singulier, il se présente comme une lettre écrite à la personne d’André, un correspondant que j’ai eu pendant un moment l’année dernière.

Dernière précision : Certaines formulations dans l’article peuvent donner à penser que j’adhère aux histoires de « réseaux pédocriminels d’élite sataniste » à l’époque de l’Hôpital-Général et aujourd’hui mais en réalité, il n’en est rien. De la violence commise contre les enfants, il y en a et il y en a trop (qu’on pense à Tsahal dans la bande de Gaza ces dernières semaines) mais des réseaux « SATANISTES », avec sacrifices-rituels en robes noires et toute l’oligarchie mondiale impliquée, non, je n’y crois pas, c’est de l’intox pour induire une nouvelle « satanic panic » dans la population, comme le font les preachers évangéliques états-uniens depuis les années 70.

—Les « pédo-Templiers » : Marion Sigaut emportée par le soralisme—

Le 4 avril dernier, j’ai publié un article où j’exprimais mon intérêt pour Marion Sigaut et ses travaux. Le lendemain, je découvre sur Youtube une entrevue qu’elle a donné au collectif Onnouscachetout le 23 mars 2013. Je clique avec enthousiasme, je commence la vidéo d’une heure et demi, ravi de ma nouvelle découverte… et je la termine déçu et désabusé. Amer, je suis bien obligé de constater que le soralisme a déteint sur elle. Dire que j’avais écrit qu’elle était le dernier bastion de respectabilité d’Égalité et Réconciliation… Je ne peux pas affirmer pour l’heure qu’elle soit tombée aussi bas qu’un Soral, un Laïbi ou un Livernette -quoi qu’elle ait fait des conférences en duo avec les trois- mais la chute de sa crédibilité est importante, vraiment très importante. Je ne dirai pas d’emblée que Marion Sigaut a dérapé jusqu’au point de non-retour, mais il est clair qu’à une autre gaffe pareille, elle l’aura franchi de facto et elle sera cataloguée comme le reste de la bande, c’est à dire comme soralienne irrécupérable, comme membre entière de cette secte politique (comme elle a déjà fait partie de groupes gauchistes et d’un kibboutz). Ce serait vraiment dommage pour son statut d’historienne, car si elle est « aux anges » actuellement avec son public soralien, elle risque de ne pas pouvoir aller plus loin que celui-ci, comme un plafond de verre. Pire, d’autres historiens, ayant plus de probité que le soralisme, pourraient se charger de la débusquer et porter ainsi un coup fatal à toute son oeuvre.

Mais avant d’aller plus loin avec « la femme du 18ième siècle », commençons par une critique de la vidéo. D’abord, s’il y a un petit problème de son dans les premières secondes, dans l’ensemble la qualité audio et vidéo sont impeccables. Dans ce genre de document, la qualité de l’audio est primordiale et ici, c’est parfait. Ensuite, je dois reconnaître que je n’aime pas sa présentation et son montage. Je déteste cette nouvelle manie de cacher intégralement l’interlocuteur de la personne en entrevue, comme on le constate dans cette vidéo et dans celles du collectif fantôme « Amanah ». Johan Livernette peut bien comparer Franck Abed à un termite, lui au moins assume que ce sont ses entrevues (bien qu’il les réalise pour d’abord se mettre en valeur). Comme je l’ai suggéré dans un article précédent, il semble qu’effectivement, la dissimulation soit à la mode chez les « dissidents ». Qui plus est, la vidéo de Onnouscachetout est divisée en chapitres qui sont des questions posées, où ces questions sont posées à voix haute mais avec beaucoup d’effets spéciaux qui rendent cette voix méconnaissable et non-humaine. C’est con, c’est mal fait, cela nuit à la crédibilité de ce collectif et ce n’est pas esthétique.

À part les questions par voix truquée accompagnée d’intertitres et l’absence d’interlocuteur, la principale critique que j’ai à formuler sur la vidéo est le montage, plus intense qu’il n’y paraît à première vue. À plusieurs reprises, voient des coupures en séries en l’espace de quelques secondes. Ce qui est fâcheux car ce que l’historienne dit entre deux prises conservées de la vidéo peut peut-être nuancer voire changer le propos qu’on entend derrière notre écran. Je comprend que des découpages peuvent être nécessaires pour éviter les temps morts et permettre d’introduire un maximum d’informations dans le temps impartie à la vidéo, mais je trouve qu’ici, on en voit un peu trop de ces montages. Cela ne peut qu’éveiller les suspicions, surtout avec la bourde professionnelle que « l’amie du nazi » commet dans cette même vidéo. Il aurait mieux fallu pour Onnouscachetout présenter moins d’informations dans l’heure et demi mais que l’audience dispose de l’intégralité de ce qui est dit. Après tout, si on veut faire dans la leçon d’histoire, cette vidéo est un document historique pour savoir qui est Marion Sigaut et si elle est trop tronquée, elle perd de sa pertinence pour les historiens futurs qui voudront se renseigner sur qui était leur prédécesseur.

Toujours sur le montage de la vidéo, la division des chapitres par les questions posées n’est pas une mauvaise idée en soit. Ceci dit, l’ordre des questions posées est vraiment mauvais. On commence par le parcours professionnel de la madame et son expérience d’historienne du 18ième siècle. Brusquement, sans trait d’union, on bascule dans le conflit israélo-palestinien. Puis on revient sur le siècle de la révolution française. Encore sans crier gare, on passe à Alain Soral et l’appréciation qu’elle a pour lui. Ensuite on en revient encore à l’historienne. On finit par les prochaines conférences qu’elle fera (notamment les duos avec Laïbi et Livernette) et elle exprime son enthousiasme ardent de faire partie d’une nouvelle bande qui lui fournit de l’audience. Toutes ces questions et tout ces sujets sont légitimes, mais il aurait mieux fallu que tout ce qui est semblable soit regroupé ensemble. D’abord tout ce qui a trait à son parcours professionnel et à son travail d’historienne du 18ième siècle. Ensuite son avis sur la question israélo-palestinienne. Suivi de ce qu’elle pense du « marxiste marchand de pinard », la conclusion sur les prochaines conférences et son ivresse à être dans le même groupe que celui qui veut « passer les sataniques au chalumeau », le sédévacantiste spécialiste auto-proclamé du New Age et le récentiste.


Maintenant que ce qu’il y avait à dire sur la forme de la vidéo a été dit, passons au plat de résistance. La descente de Marion Sigaut dans mon estime s’est fait soudainement, dans l’espace d’une minute et demi. Eh oui, pas besoin que ce soit long pour déraper et se compromettre pour longtemps. Pour les besoins de la cause, je commence par préciser qu’il s’agit d’une vidéo tournée chez elle, « au coin du feu », sur son parcours professionnel et personnel. C’est sûr qu’on ne peut pas lui demander à ce moment-là d’avoir la même précision qu’en conférence avec toutes ses notes à disposition. Mais il reste que sans justifications, certaines affirmations ne doivent pas être faits par quelqu’un qui se réclame du titre d’historien et que même dans la vulgarisation « à la légère entre amis », il y a des erreurs grossières auxquelles cette personne n’a pas droit.Ici, c’est à partir de 27:14 jusqu’à 28:58 que Marion Sigaut commet cette grave erreur indigne d’une historienne professionnelle. Jusqu’à ce moment dans la vidéo, tout allait bien : notre intéressée nous parle de son expérience, ses découvertes, ce qu’est l’Histoire et comment l’écrit-on, etc. Elle témoigne qu’elle a suivi un réel cursus universitaire en science historique, quelque chose de bien plus solide que la « sociologie » de Soral. Le ton est calme et posé, aucun danger d’un abus verbal causé par l’émotivité. Le dérapage se commet à la suite d’un passage entre les trafics d’enfants qu’elle débusque pour le 18ième siècle et ce qui se passe aujourd’hui dans les services sociaux de France, où on perçoit la dame devenir plus émotive, et c’est dans cet état de survoltage qu’elle lance sa connerie : dans un bond en arrière basé sur la région où elle vit, elle en arrive à accuser les Templiers d’avoir été les prédécesseurs de l’Hôpital-Général et des services sociaux contemporains dans le trafic d’enfants, ni plus ni moins. Sa justification pour une affirmation aussi énorme : des ouï-dires, des « on raconte que », des « y paraît », une série de lieux-communs et d’approximations, des analogies boiteuses, des sous-entendus idéologiquement orientés et du procès d’intentions. L’histoire des Templiers revu à la sauce Stan Maillaud. Pas la moindre petite pièce probante pour appuyer son dire, ni même le nom d’un historien ayant pu aborder cette question. Cela m’a franchement dégouté.

Le pire dans tout ceci, c’est qu’auparavant, elle s’était interdite de parler du Moyen-Âge sous prétexte qu’elle n’est pas médiéviste (9:59) et que même sur l’éventuel complot maçonnique pour en arriver à 1789, sujet où Marion Sigaut peut plus légitimement donner une opinion d’historienne puisque « dans sa branche », elle reste distante et préfère « rester modeste là-dessus » (11:25). Dans toute la vidéo, Sigaut reviendra trois fois à s’interdire de dire quoi que ce soit sur le Moyen-Âge « parce qu’elle n’est pas médiéviste » (à 9:59, à 1:00:20 et à 1:07:53). Mais sur la question des « Templiers pédophiles », son ton est catégorique et elle n’entend pas à rigoler. Constatez vous-même la face qu’elle nous fait en nous révélant son « punch » :


Voici trois autres captures d’écran qui nous montre dans sa face et sa gestuelle corporelle qu’elle n’entend pas à être contestée là-dessus, que son histoire des « Templiers-pédophiles » est pour elle presque une affaire classée :



Elle préfère rester modeste sur 1789 mais elle ne conserve pas cette préférence à propos de 1314. Prenez le temps de prendre conscience de l’énormité : parce que Marion Sigaut a un ami qui lui a raconté qu’un gars serait allé voir Philippe Le Bel, qu’on ne sait pas ce qu’il lui a dit, et que 24 heures après les Templiers sont arrêtés, je devrais croire que ceux-ci étaient les prédécesseurs de l’Hôpital-Général et des réseaux pédocriminels d’aujourd’hui ? Pour tenter de mettre du poids dans sa « non-argumentation », elle nous dit que « tout ce qu’elle sait, c’est qu’ils (les pédophiles d’élite) ne peuvent pas être arrêtés d’en haut », ce qui ne veut rien dire. C’est du conspirationnisme dans le sens le plus débile et péjoratif du terme.

Si la Sigaut avait abordé le sujet doucement, en nous avouant modestement son hypothèse et les raisons qui y amène, il n’y aurait pas eu de problème. Une hypothèse, ce n’est pas un modèle ou une théorie, ça n’engage à rien. Une hypothèse, ce n’est qu’une orientation pour guider les premiers pas et pratiquement tout peut servir pour la constituer, y compris les extra-terrestres, les fantômes, les voyages dans le temps, la planète Nibiru, les reptiliens, la sorcellerie des élites, la probité d’Alain Soral, etc, etc, etc. Tout peut servir pour constituer une hypothèse, c’est seulement que lorsque viendra les premières vérifications sur le terrain, les hypothèses les plus déconnectées de la réalité devront être écartées. Idem pour les Templiers et les trafics d’enfants. D’ailleurs, Marion Sigaut sait très bien que toute sa construction n’est qu’une vaste hypothèse et qu’elle n’a aucun fondement pour aller plus loin; elle le dit elle-même à un soralien sur le forum d’E&R consacré à cette vidéo : « si mon hypothèse est bonne, elle reste à prouver tout de même » (#369134). Elle le dit également dans la vidéo car elle nous lance : « Non pas à suivre mais à fouiller ».  À fouiller, mais à condition que ce soit pour trouver la réalité historique, car s’il y a les historiens « qui ne veulent pas trouver », il y en a d’autres qui sont prêts à trouver à tout prix, quitte même à le fabriquer avec une extrapolation exagérée des documents et toute une série d’allusions foireuses. « À fouiller », c’est quand même l’aveu qu’on n’a pas respecté le principe de précaution auquel devrait s’astreindre tout historien.

Ce qui est le plus choquant avec toute cette histoire, c’est que même si je rencontre personnellement madame Sigaut et qu’elle m’avoue « Oui, Charles, tout ceci n’est qu’une hypothèse », le mal est fait. Déjà que les soraliens sont décérébrés au point où ils sont prêt à vouer aux gémonies un grand écrivain comme Aldous Huxley parce que Pierre Hillard a relevé son nom une fois sur une quelconque liste d’invités d’un club sélect, sans même vérifier ce que l’homme a pu affirmer dans les 48 monographies qu’il a écrit (y compris un livre contre les oligarchies, La fin et les moyens, et un autre sur le cardinal de Richelieu, L’éminence grise), il n’en faudra pas plus que l’affirmation tranchante, à voix haute, de la madame pour que la meute se déchaîne et se mette à hurler « Templiers-pédophiles, c’est prouvé, Marion Sigaut l’a dit ! ». Je vois déjà Salim Laïbi et Johan Livernette l’ajouter à leur liste d’élucubrations de la « sorcellerie des élites », comme le reste des soraliens qui enchaînent connerie par-dessus connerie dès qu’il s’agit d’ésotérisme, de magie et d’occultisme. De fait, je serais même tenté d’affirmer que cette histoire de « templiers-pédophiles », lancée sur ce ton catégorique qui n’est pas la formulation modeste d’une hypothèse, est le cadeau de Sigaut à Laïbi, Livernette, ce qui se cache derrière « Pédopolis » et tout ceux qui veulent associer ésotérisme avec pédophilie pour leurs propres visées idéologiques et religieuses (je pense ici notamment à Philippe Ploncard et à ceux qui sont derrière les éditions Saint-Rémi). Cadeau d’autant plus précieux pour Laïbi et cie qu’il remonte loin dans l’histoire de France et leur permet de dire que ce qu’ils affrontent existe depuis la nuit des temps. C’est précisément pour donner une grande dimension historique à ce récit contemporain des réseaux pédo-criminels, pour justifier un « essentialisme pédo-criminel », que Sigaut évoque son hypothèse de « pédo-Templiers ». C’est pourquoi elle revient là-dessus en toute fin de la vidéo et qu’elle va jusqu’à affirmer, à partir de son HYPOTHÈSE : « Souvenez-vous, les réseaux pédo-criminels, ça passe les siècles et même les rois les plus puissants n’ont pas eu jusqu’à présent les moyens de les DÉ-NON-CER » (1:26:30). Nouvelle affirmation complètement injustifiée car elle repose sur la gratuité de son hypothèse et encore une fois ce ton de voix qui indique qu’elle est plus proche de l’exaltation du propagandiste que de la sérénité de l’historien rationnel et rigoureux. Dans la façon de l’exprimer et l’intonation, on voit bien qu’elle fait répéter une leçon aux soraliens, un nouveau conditionnement pavlovien pour associer « templiers » et « pédophilie ». Je suis bien curieux de savoir qui a raconté cette histoire du gars qui a rencontré Philippe Le Bel 24 heures avant l’arrestation des Templiers à Marion Sigaut, et si ce mec n’avait pas lui-même un agenda caché; c’est que la réaction de la madame est tellement grave que oui, on peut légitimement se poser cette question.

Alors que j’avais toujours apprécié « l’amie du marchand de pinard » jusqu’à cette minute et demi, j’ai vraiment été choqué. Je regarde ces captures d’écran que j’ai installé plus haut et j’ai toujours de la difficulté à les supporter tellement la mauvaise foi est présente dans l’attitude de la madame. En parlant de récentisme, elle dit que c’est une chose « très très mal intentionné, très très mal intentionné » (1:00:53). Eh bien, il en est de même de Marion Sigaut envers les Templiers. Ils étaient riches à millions ? L’état réel de la fortune templière reste à confirmer par de véritables médiévistes et même si cela devait être le cas, qu’ils soient aussi fabuleusement riches que la légende l’affirme, cela n’en fait pas pour autant des prédécesseurs de nos Rothschild et Rockefeller actuels.

Peut-être les Templiers étaient-ils réellement coupables de trafic d’enfants à l’époque de Philippe Le Bel. Si cela devait être le cas, on pourra toujours dire que le Moyen-Âge ne fut pas aussi « lumineux » que le prétend « l’amie de Laïbi ». Ceci dit, bien que je ne sois pas moi non plus un médiéviste, je crois savoir que les Templiers avaient un pouvoir sur les terres avoisinantes de leurs commanderies (dispersées à travers l’Europe) et c’est tout. Alors de nous balancer comme ça qu’ils s’occupaient des orphelins « de toute la France », je demande à un vrai spécialiste qualifié de répondre. Si la Sigaut affirme que dans sa région, c’était les Templiers qui avaient cette charge, c’est peut-être simplement parce qu’elle vit dans les environs d’une ancienne commanderie templière ?

Quiconque fait un cursus universitaire pour devenir historien se fera dire dès son entrée qu’il doit se détacher le plus possible de ses prémices personnelles avant d’aborder le sujet qu’il veut étudier. Il faut tendre un maximum vers la réalité objective, bien que l’objectivité pure soit impossible dans ce domaine et que l’Histoire restera toujours une « construction mentale/intellectuelle ». Or, je me pose la question à savoir si Marion Sigaut fait ce travail de se détacher de ses idées personnelles avant d’aborder ses sujets historiques. C’est qu’à 52:35, elle nous avoue qu’elle a commencé à s’intéresser à la pédo-criminalité d’élite AVANT de se lancer dans son cursus universitaire, juste après qu’elle nous ai dit « qu’en général, ce qu’elle ressent, c’est avant que ça se passe » (52:22). Sigaut nous a même dit : « Alerté par les affaires de pédophilie avant l’affaire Dutroux (52:28) (…) J’ai commencé à parler de pédophilie, qui m’ont mené à mes recherches » (52:34). Si elle avait cette préoccupation des trafics d’enfants par la grande criminalité (ce qui est tout à son honneur), n’y a-t-il pas quand même un risque de « contamination » dans les conclusions tirées de ses recherches ? Dans le cas du 18ième siècle, elle peut se justifier avec les documents qu’elle a trouvé, d’où l’intérêt d’écouter ses conférences. Mais le coup des Templiers ne serait-il pas un débordement de ses prémices personnelles ? Une projection psychologique sur cet ordre chevaleresque du « lumineux Moyen-Âge » ? Si oui, cela jette également une ombre à ses travaux des années 1750 car qu’est-ce qui peut bien alors nous empêcher de penser qu’elle puisse commettre ce même genre de débordements dans sa spécialité ? Je n’y voit qu’une seule solution : avoir en main ses bouquins et vérifier minutieusement ses sources, sa bibliographie et ses notes de bas de page (vous savez, tous ces trucs qu’on ne retrouve pas dans le Comprendre l’Empire de « Poupeto-c’est-moi »). Si ce n’est pas moi qui s’en charge, quelqu’un d’autre pourrait le faire, un historien ayant la même spécialité qu’elle mais plus apte à se détacher de ses prémices personnelles.

Après ce dérapage des « pédo-Templiers », le reste de ce qu’il y a dire de Marion Sigaut, c’est de la petite bière. Mais il faut quand même s’y attarder un peu car comme je l’ai déjà dit, elle est « le dernier bastion de respectabilité qui reste à Égalité et Réconciliation » (bien que ce dernier bastion soit désormais sérieusement enfoncé).

Ce qu’il y a de bien avec les explications sur la méthode historique que nous donne madame Sigaut, c’est qu’ils pourront servir pour attaquer avec plus d’efficacité et de virulence le soralisme. Car il n’y a pas que l’Hôpital-Général du 18ième siècle qui soit un objet historique : Alain Soral et son association de « zombis-subversifs » le sont également. Le « boxeur dans la paix des opiacés » peut être localisé dans le temps (fin du 20ième siècle, début du 21ième) et dans l’espace (la France, surtout le Marais parisien et Bayonne), ce qui en fait un objet historique tout-à-fait légitime. Et il y a des documents, des textes, des sources pour parler de cet objet historique. Marion Sigaut, sur un ton de grande affection, nous dit de « Grosal » : « Alain est un homme courageux, un homme de coeur, d’engagement (36:12) (…) Ce n’est pas uniquement parce qu’il m’a tendu la perche. C’est aussi parce que je vois ce qu’il est » (36:25). Ces affirmations de la dame en pâmoison devant « Poupeto-c’est-moi », dans une vidéo lourdement éditée, n’ont aucune valeur historique : ce sont les impressions personnelles subjectives de la personne qui les a prononcées. Par contre, la lettre ouverte qu’a fait paraître Olivier Mukuna en juin 2011 est un document historique : il nous dit ce qu’il pense du « mystique authentique » et se justifie avec des exemples, des citations, des démonstrations (32 notes de bas de page). Lorsqu’un historien dans 100 ans voudra parler du soralisme, l’écrit de Mukuna lui sera plus précieux que l’affirmation exaltée de Sigaut. Et il y a d’autres documents historiques du même genre pour justifier ce qui peut être affirmé du « virtuose du logos ». Par exemple, la vidéo mensuelle d’octobre 2011 est un document historique qui permet d’affirmer sans l’ombre d’un doute que « l’homme qui n’aime pas TOUT ce qui est vengeance » a bel et bien invité sa meute, par trois fois, à s’occuper du cas de Clément Moulin (première partie à 23:10). Je ne donne ici que ces deux exemples de documents historiques contre le soralisme mais pour ceux qui en veulent plus, il n’ont qu’à lire les autres billets de ce blog ou tout autre site anti-Soral sérieux et rigoureux (c’est-à-dire des sites qui vont plus loin que les rumeurs et les « il paraît que… »). De toutes façons, je compte la sortir très souvent dans mes prochains écrits cette affaire de méthodologie historique appliquée au soralisme.

Dans sa lettre qu’il m’a fait parvenir le 12 avril dernier, André m’écrit :

Cependant depuis qu’elle a fait son « coming out » au sein de l’église catholique, elle l’ancienne gauchiste comme elle nous l’apprend, je la trouve de plus en plus partisane dans sa défense tout azimut du « christianisme catholique » (le bon par rapport à l’autre le protestantisme, le mauvais…).

Par exemple dire que l’Humanisme (des XV-XVIè siècles) c’est le catholicisme et rien d’autre ou réduire Les Lumières et ses philosophes au libéralisme économique, sans rien y trouver de bon, c’est un peu court.

Je dois bien reconnaître que je partage son impression sur « l’ancienne gauchiste ». D’ailleurs, elle-même semble se trahir sur son parti-pris indéfectiblement pro-catholique car elle nous balance : « La France catholique, catholique sincère, les vrais quoi, elle va se réveiller. La France des braves gens » (52:42). Exit le protestantisme, exit Renaud Séchan et Michel Drac, les brave gens qui ne veulent pas que le profit passe avant le bien commun, ce sont les catholiques, point à la ligne (et ce n’est pas une phrase citée hors-contexte).

J’en arrive ici à devoir m’exprimer envers l’Église Catholique. Je suis d’accord avec Marion Sigaut : cette institution ne fut pas le monstre dévorant que nous montre si souvent les mass-médias. Lorsque je rencontre quelqu’un qui ne voit rien de bien à ce que l’Église a apporté dans l’Histoire, je lui répond que l’institution sur cette planète qui en a fait le plus pour les langues et la compréhension des peuples entre eux est l’Église Catholique. Elle peut fournir des traducteurs pour des langues que les Nations Unies n’en soupçonnent même pas l’existence. Celui qui, aujourd’hui, s’intéresse au bouddhisme ou à l’hindouïsme et veut apprendre le pali ou le sanskrit, se retrouvera tôt ou tard avec une grammaire réalisée par un jésuite. L’amérindien qui veut retrouver la langue de ses origines devra passer par les écrits que ces même jésuites ont fait sur le sujet. Ce que j’affirme ici n’est pas une blague : l’Église Catholique est réellement l’institution qui en a fait le plus pour la compréhension des langues de l’humanité. C’est un titre qu’elle devrait réclamer haut et fort.

J’en ai quelques autres exemples comme ça qui m’amène à dire que je suis d’accord avec Marion Sigaut, l’Église Catholique n’est pas ce monstre d’absolue terreur. Mais je ne suis pas prêt à la porter aux nues non plus. Être obligé de passer par un prêtre approuvé par la succession apostolique pour avoir accès à Dieu, ça ne passe pas pour moi; c’est comme si on essayait de me faire croire que Dieu est plus présent dans la succession apostolique qu’ailleurs (j’ai le même problème avec René Guénon et sa « filiation traditionnelle »). J’ai déjà écrit que je ne considérais pas l’Inquisition catholique aussi affreuse que nous en dit la télévision et les films, mais je ne suis pas plus prêt à dire qu’il n’y a eu aucun crime commis par l’Inquisition catholique non plus. Je ne suis pas prêt à affirmer non plus que l’Église Catholique, pré ou post Vatican II, soit incompatible avec le projet mondialiste, contrairement à Pierre Hillard. Je pense même que de nombreux fonctionnaires du Vatican sont davantage préoccupés par l’état des comptes de la Banque du Vatican que de la santé spirituelle des fidèles.

André me dit qu’il la trouve « de plus en plus partisane » depuis « qu’elle a fait son coming-out catholique ». Je ne peux pas dire que j’ai vu la progression mais il est clair que quand elle s’exprime sur l’Église Catholique entre 48:33 et 49:53, elle est assez partisane. Si ce n’était que ça, je ne serais pas trop dérangé. Mais avec le dérapage des « pédo-Templiers », je suis plus méfiant. Aurait-elle un agenda caché, avec quelques proches autour d’elle, pour blanchir l’Église et qui serait l’apport catholique au soralisme ? Pure hypothèse, mais finalement pas aussi débile que la sienne sur 1314.

Le « coming-out catholique » associé avec les « pédo-Templiers » m’amène à une autre hypothèse. En conclusion de mon troisième coup de gueule contre Alain Soral, j’écrivais :

À la suite des travaux de métapsychique que j’ai nommé précédemment, je pense qu’il existe de grandes possibilités inexploitées cachées dans le fond de notre cerveau et de notre psychisme. Je pense également que ce potentiel est un atout inestimable, voire essentiel, pour que les peuples puissent s’affranchir de ces affreux banquiers de Wall Street, ces généraux de l’OTAN et ce sionisme qui n’est autre que le projet d’esclavage de l’humanité pour une poignée d’élus. Mais il n’est pas facile de s’y intéresser lorsqu’il y a quelqu’un autour toujours prêt à hurler « Satanisme ! ». C’est là que je considère que des gens comme Laïbi et Livernette sont des auxiliaires objectifs du système. Avec leurs discours de chasse aux sorcières remake 21ième siècle, leurs dénonciations de « sorcellerie des élites », « magie noire », « new age » et vaudou, ils sont l’autre partie de la tenaille (la première est le déni des mass-médias que ces « pouvoirs » existent) pour empêcher le développement du métapsychique dans la population en général. Et sur ce point, je leur en veux profondément et j’en veux à Soral de cultiver sciemment l’ambiance malsaine où ce zozotérisme putride prolifère. C’était le facteur premier de la discorde lorsque je participais aux forums d’E&R et c’est encore le point le plus important que j’ai à reprocher au soralisme. C’est à partir de là que je peux mesurer à quel point tout ce qui relève de « AS » et sa bande de deux de pique est complice du mondialisme.

Maintenant que je prend conscience du catholicisme de plus en plus revendiqué de Marion Sigaut et sa charge plus proche de la calomnie que de l’argumentaire historique rigoureux contre les Templiers, je me pose encore plus la question à savoir s’il n’y a pas effectivement une volonté chez E&R d’abrutir les gens pour éviter qu’ils aient accès à leur plein potentiel. Car les Templiers sont bien sûr un symbole important de l’ésotérisme occidental. Cet ésotérisme et le métapsychique, l’Église Catholique n’est certainement pas plus intéressée à les voir se développer dans la population en général que les atlantistes et les sionistes. Elle y perdrait ses fidèles qui la délaisserait au profit d’un accès direct à la divinité, sans avoir le passage obligé par une « succession apostolique ». Quand à une filiation entre les Templiers et la « Franc-Maçonnerie satanique luciférienne » d’aujourd’hui, aucun historien peut la certifier. Ce n’est pas parce que les F.:-M.: à la Mélenchon et cie affirment que les Templiers sont des prédécesseurs de leurs loges que c’est une réalité historique.

Il me prend l’envie de pousser encore plus loin cette hypothèse qui semble si débile à première vue : Et si Soral s’acharnait sur les Juifs, « la communauté qu’on n’a pas le droit de nommer » et sur le Talmud pour éviter que les gens s’intéressent de trop près à la qabale ? Je cite ici l’entrevue du mage Jean-Luc Caradeau de 1986 sur ce propos :

Je fais référence au système théorique le plus classique en Occident, à savoir le système théorique qabalistique, qui vient du Talmud et du Zohar, qui vient aussi d’Agrippa, et qui me paraît être le plus pratique pour un occidental. En fait, bon, ça fait quinze cents ans qu’on est chrétiens, le christianisme vient du judaïsme, même si c’est une hérésie par rapport au judaïsme. Du moins ça a été considéré comme tel à l’époque, à la suite de quoi, tout chrétien connaît la Bible. Connaissant la Bible, une des langues anciennes les plus faciles à aborder et les plus pratiques se trouve à être l’hébreu et l’hébreu se trouve à avoir le système de la qabale qui est un système très précis.

Je n’irai pas plus loin dans ce sens pour l’instant car évidemment, le terrain est miné. Mais je suis de plus en plus dubitatif. Il va de soi que le soralisme veut abrutir les gens puisque c’est une secte. Une secte qui veut toujours plus d’adhérents, une secte qui veut que tous soient « sur la même ligne qu’E&R », un petit fan-club en idolâtrie devant son gourou. Mais il me semble que cette nébuleuse soralienne va plus loin que le strict microscosme du destructive cult. Comme l’a affirmé Sigaut à propos des Templiers mais que je reprend ici : « À fouiller ». Je terminerai ce point seulement en rappelant qu’en Allemagne, les nationaux-socialistes ont procédé à une « chasse aux astrologues ». Eux qui ont investi massivement dans la « techno-magie » de l’Ahnenerbe, ils n’ont pas chassé ces astrologues parce qu’ils n’y croyaient pas.

Puisque la « secte » vient d’être évoquée, Marion Sigaut donne des symptômes qui laissent à penser qu’elle est réellement dans un conditionnement sectaire. Il semble qu’elle soit très sensible à cette tactique sectaire caractéristique qu’est le « bombardement d’amour » (en anglais: love bombing). Elle nous a raconté qu’elle a quitté le foyer parental pour se retrouver impliqué dans des organisations gauchistes. Ensuite, déçue de son expérience politique, elle s’en va en Israël et s’intègre dans un kibboutz; elle y vit une forme de coup-de-foudre. Puis elle quitte ce kibboutz à cause de la situation difficile de cette région du monde. Elle apprend l’existence d’Alain Soral (comment ? par les vidéos mensuelles ? par suggestion d’un ami ?), elle lui écrit, il lui fait une place de choix chez E&R, elle se retrouve entourée, elle fait des conférences un peu partout en France et même en Algérie, ses livres se vendent plus que jamais… Il suffit d’écouter la fin de la vidéo (1:17:32) pour se rendre compte qu’elle « ne porte plus à terre ». « Salim Laïbi, tu es super gentil ! ». Rendu gaga à ce point-là, c’est pour ça qu’elle ne se rend pas compte de la débilité des propos du « lieutenant du grand sheikh chauve ». Marion Sigaut aura beau me dire que ce n’est pas seulement par reconnaissance qu’elle est si élogieuse envers Soral et c’est parce que « elle voit ce qu’il est », à chaque fois qu’elle mentionne le « sociologue de la drague », c’est toujours, toujours, toujours pour dire qu’elle lui est reconnaissante pour la visibilité qu’il lui procure. Je suis en droit de me poser la question, hypothétiquement, à savoir si la madame n’est pas soumise à une forme ou autre d’influence, comme dans les sectes « classiques ».

Le constat est lourd, très lourd. Je ne sais pas si les « pédo-Templiers » resteront un incident isolé dans la carrière de Marion Sigaut ou si elle se compromettra définitivement dans le soralisme. Je ne sais pas non-plus comment Nicolas Dupont-Aignan réagira à voir sa militante s’enfoncer dans ce soralisme si tel devait être le cas. Tout ce que je sais désormais, c’est que comme tout ce qui touche à l’ancien chroniqueur de mode, il y a un côté sinistre à Marion Sigaut. Cependant, les jeux définitifs ne sont pas encore faits. Je crois qu’elle n’a pas encore franchit la ligne de non-retour, bien qu’elle en soit très proche, et les prochains mois seront déterminants pour l’ensemble de sa carrière d’historienne et de militante politique. Peut-être Debout la République et son aile jeunesse Debout les Jeunes pourront lui donner le petit « coup-de-pouce » nécessaire pour la sortir du bourbier mental soralien (Besancenot n’avait pas si tort que ça en parlant de la « boue qui sort de la bouche de Soral »). À moins que Marion Sigaut soit une devanture, un porte-parole pour un petit groupe qui veut faire passer certaines idées ? Des idées comme renverser l’accusation médiatique de pédophilie envers l’Église contre des élites réellement corrompus, responsables de ces attaques médiatiques, et balayer au passage l’ésotérisme et le métapsychique dans une logique d’une pierre deux coups ?

Beaucoup d’hypothèses aujourd’hui. Mais au moins, ici, les hypothèses sont reconnus pour ce qu’elles sont. « À suivre », « à fouiller » ou simplement s’installer et regarder la suite du « spectacle », le « spectacle » de la décrépitude des USA et du soralisme, le « spectacle » de la rédemption ou de la chute de Marion Sigaut, historienne. Et une dernière précision à André qui m’a écrit. Si les soraliens ont hurlé « quenelle ! » à la vue d’Adolf Hitler dans la vidéo mensuelle 2013, c’est que ça leur a fait le même effet qu’un fist-fucking pratiquée à la Fistinière. Ils ont aimé ça…


Charles Tremblay


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Charles Tremblay

Fondateur de la revue La Jérusalem des Terres Froides. blog : http://jerusalemdesterresfroides.blogspot.ca/

4 pensées sur “Les « pédo-Templiers » : Marion Sigaut emportée par le soralisme

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    7 septembre 2014 à 18 06 12 09129
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    Charles, je pense qu’il faut que tu te calmes.
    Déjà, inventer le terme « soralien », c’est leur donner du crédit.
    D’autre part, focaliser sur eux, c’est leur donner encore plus de crédit.
    Moi, ces gens là, je les ignore. Ils sont ce qu’ils sont, et ne m’intéressent pas.
    Pas plus que Dupont-Aignan ou Asselineau, qui jouent tous sur la même carte de « dépolitisation » et populisme … floue et ambigüe ! Tout comme l’autre clown en Italie avec son mouvement 5 étoiles.
    Egalité et réconciliation, par exemple ne met dans le bandeau de son site, pratiquement que des gens « de gauche » (Guevara, Castro, Chavez, Sankara, Lumumba,…) ; alors que leurs idées vont à 90% à l’encontre de ces pauvres décédés (ou bientôt), mais suivies essentiellement par des gens d’extrême droite, même s’ils n’ont pas la sensation de l’être. C’est là tout l’art du populisme : s’engager dans une faille, en prendre possession et y faire passer ses messages.
    Trop en parler c’est leur faire de la pub. Oublie et zappe, Charles, tu n’en seras que plus interessant !

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      25 octobre 2018 à 11 11 42 104210
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      M. Devie, votre heure est venue. La pédophilie et la calomnie ne passeront pas. Vous êtes démasqué et cuit. À bientôt au tribunal.

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    25 octobre 2018 à 11 11 41 104110
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    Alexandre Palchine est le pseudonyme de Dominique Devie, pédophile notoire déjà condamné, grand calomniateur anonyme et collectionneur de ragots. Ce personnage inculte, infect et raté, âgé de 70 ans (!), sévit depuis de nombreuses années. La solution est simple: porter plainte contre son hébergeur blogspirit et lui couper ainsi l’herbe sous le pied. La seule chose qui fasse peur à cette pourriture antisémite et pédophile: la privation d’argent!!

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