Les sables mouvants

Dans mon dernier billet, certains commentateurs sur les 7 du Québec m’ont lancé un petit défi. On m’a dit d’être d’accord avec l’idée d’un marché libre, mais que devrait-on faire maintenant pour défaire le système actuel pour qu’il puisse laisser la place à un système plus juste. Je crois que la question est un peu prématurée parce que s’il y en a qui voient les problèmes auxquels nous faisons face et veulent passer à l’action, la grande majorité de la population ne l’est pas. Et ce n’est qu’en l’éduquant que nous arriverons à mettre la majorité du peuple de notre côté.

Au Québec, malgré le cynisme qui habite le population vis-à-vis de la classe politique présentement, je crois qu’il n’y a qu’une très petite minorité qui comprend vraiment ce qui se passe. Il y en a certainement beaucoup libertariens et libertaires qui contribuent dans les commentaires des 7 du Québec et sur mon propre blogue qui ont définitivement saisi quels sont les vrais ennemis du peuple. Ils savent qui est enrichi et favorisé par le système actuel. Il savent également que ce système doit tomber.

Je réitère ce que je crois être la source de nos maux: les banques en symbiose avec les gouvernements de ce monde et les divers groupes auxquels ils vendent leurs faveurs. Les gouvernements, étant les seuls à avoir l’usage légal de la force, prêtent ce pouvoir aux banquiers, aux corporation, aux syndicats et autres lobbies d’intérêt particulier en échange de financement et d’expansion de leur pouvoir. Ils le font de diverses façons, mais seul le pouvoir de l’état leur donne un air de légitimité qui endort le bon peuple et les rend aveugles à la combine. François Marginean sur les 7 du Québec m’a rappelé cette citation du Baron Nathan Mayer Rothchild, qui a été gouverneur de la Banque d’Angleterre:

« I care not what puppet is placed upon the throne of England to rule the Empire on which the sun never sets. The man that controls Britain’s money supply controls the British Empire, and I control the British money supply. »

Traduction: « Je me fiche quelle marionnette occupe le trône d’Angleterre pour gouverner l’empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. L’homme qui contrôle la monnaie de la Grande-Bretagne contrôle l’Empire Britannique, et je contrôle la monnaie britannique. » Cette citation est en effet lourde de vérité. Le cartel légalisé que forment le système bancaire de tous les pays occidentaux possède un pouvoir immense leur permettant de faire la pluie et le beau temps. Ce système influence législation et règlementation de façon à favoriser qui ils veulent et ceux qui sont favorisés font parti d’un club très exclusif. Il crée des crises financières à volonté, s’enrichissant ensuite des retombées et ayant un parfait bouc émissaire pour couvrir ses traces et détourner l’attention: le libre-marché capitaliste. Ils sont les marionnettistes, les maîtres de jeu. La beauté dans tout ça est que la plupart des gens n’y voient que du feu. Ils arrivent à faire croire au gens que le système que nous avons présentement est un marché libre, qui n’est pas assez règlementé, alors que les règlementations ne cessent de se multiplier. Ils font croire que les récessions sont dues à la cupidité et l’esprit animal des investisseurs et la peur des consommateurs alors qu’elles sont l’ajustement naturel du marché suite à une expansion de crédit insoutenable. Un peu comme un drogué souffre de retrait quand il est privé de sa drogue, en l’occurrence le crédit facile que produit une monnaie qu’on peut conjurer à partir de rien. Nos banquiers ne sont que des faux-monnayeurs auxquels l’état a donné un statut légal. En retour, les politiciens ont une source intarissable d’argent pour assurer l’expansion de l’État-Providence. Mais tout ça n’est qu’un mirage. L’argent ainsi créé n’est pas un gage de richesse et plus on en crée et moins il a de valeur, jusqu’au jour inévitable où il ne vaut plus rien. Sans aucun doute, si la majorité des gens étaient au courant, nous pourrions tous clamer pour une fin à cette fraude, mais ce n’est pas le cas et il y a encore bien des gens à convaincre.

Si vous êtes de ceux qui savent que nous vivons sous ce joug, vous êtes un des chanceux qui pourra être préparé lorsque tout s’écroulera. Mais entre-temps, nous sommes encore trop peu nombreux pour pouvoir faire une différence. Si nous étions capables d’organiser des démonstrations comme la manifestation du 11 avril à Québec à chaque mois, peut-être arriverions nous à pénétrer la carapace des politiciens sourds et aveugles qui sont supposés nous représenter. Le système favorise les groupes bien organisés et le peuple ne l’est pas. Il n’y a qu’à observer les agissement du gouvernement de Jean Charest pour s’en convaincre. Les partis politiques ne sont pas redevables au peuple autant qu’à leur bienfaiteurs. Quel intérêt ont-ils à porter au peuple qui pour la plus grande partie, gobe toute leur salade? Certains comtés éliraient un singe s’il se présentait sous la bonne bannière.

Si vous avez de meilleures idées pour nous sortir des sables mouvants, je suis toute ouïe. Mais je crois qu’avant de pouvoir y faire quelque chose, il faudrait que plus de gens réalisent qu’ils sont dans ce sable mouvant jusqu’au cou et beaucoup ne veulent pas faire face à cette réalité. J’espère seulement que nous arriverons à convaincre les gens de choisir la liberté plutôt que la servitude.

69 pensées sur “Les sables mouvants

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    17 juin 2010 à 3 03 47 06476
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    Salut Philippe,

    Superbe billet. Je n’avais pas eu le temps de vous répondre sous votre dernier billet et je voulais le faire. J’avoue que là, on se rapproche beaucoup au niveau de ce qu’on pense être le noyau du problème de ce système. Dans votre réponse, vous m’aviez dit qu’il fallait être patient, mais il se trouve que ça fait déjà au moins une centaine d’années, sinon carrément 300 ans que nous vivons sous ce joug des banquiers privés internationaux, en concert avec le pouvoir des gouvernements. C’est pourquoi je disais que je cherchais une solution « right now ». (Référence du commentaire)

    Nous avons été plus que patients. Dans l’ouest, il y a le Parti Action Canada qui lutte pour faire connaitre cette situation auprès des gens et qui milite pour changer cela. La conscience des gens monte. Il y a plus de gens que vous ne croyez qui sont éveillés. Toutes les révolutions sont parties d’un petit groupe de 2 à 5% de la population seulement qui en avait marre. N’attendez pas trop longtemps dans votre phase « éducation », car le temps se fait rare et l’horloge arrive bientôt à minuit.

    Nous avons besoin de pistes de solution maintenant pour se préparer à la prochaine étape. Je suis également d’accord que ce système n’est pas réformable et qu’il est en train de s’écrouler lamentablement. Mais cet écroulement, je le perçois comme volontaire et dans le but de créé un chaos tel que leur prochaine « solution » apparaitra comme une panacée alors que ce ne sera que le dernier clou dans le cercueil de l’humanité qui versera dans une des pires tyrannies (technologique, socialiste/communiste) qu’on ait connu.

    Si notre plan de match n’est pas établi, nous allons nous faire voler le roi sur l’échiquier. Une chose est certaine, la prochaine révolution doit être intérieur, de la conscience et spirituelle, sans leader, elle doit être individuelle et de son propre chef. C’est la collection des petits gestes chacun de notre bord qui va faire mal au système et empêcher qu’on nous trompe encore avec l’équation Problème-Réaction-Solution.

    « Nos banquiers ne sont que des faux-monnayeurs auxquels l’état a donné un statut légal. En retour, les politiciens ont une source intarissable d’argent pour assurer l’expansion de l’État-Providence. »

    La première phrase est excellente et historiquement vraie. Mais je dirais plutôt qu’en retour, les politiciens ont une source intarissable d’argent pour assurer l’expansion de leur pouvoir, pas nécessairement de l’État-Providence. Cela n’est qu’un accident de parcours pour l’État. Je ne crois pas que ce soit un mal que de prendre soin de sa population et de ses plus faibles, c’est en fait un acte d’amour, de solidarité et d’humanisme. Le tout est de le faire correctement sans en venir à faire du gaspille tel que ça finit par vous écoeurer et vouloir tout abolir cela. Mais je pense qu’une société doit avoir une certaine cohésion, entraide solidarité avec tous ses membres et avoir certains programmes sociaux financés par tous pour être encore plus fort.

    Mais ce n’est que le point où nous divergeons. Concentrons-nous sur la première étape et lorsque ce système tombera par lui-même, nous pourrons discuter des prochaines tous ensembles, en tant que société.

    Alors voilà, je suis très heureux de vous lire ce matin et je vous demande de ne pas attendre d’avoir la « majorité » de votre côté. C’est inutile et pratiquement impossible. Si j’étais vous, je me pencherais rapidement vers des solutions envisageables à court, moyen et long terme. Nous en sommes déjà là. Le temps presse plus qu’on ne le pense. Obama vient de se donner le pouvoir de déconnecter l’Internet mondial si les USA « sentent » qu’ils sont menacés d’une façon ou d’une autre. L’Internet est l’épine qui est dans le pied de l’élite mondiale en ce moment et ils le savent. Des efforts incroyables sont déployés pour y remédier. Dépêchons-nous avant que quelque chose se passe et que nous ne soyons plus capables d’échanger ici.

    N’attendez pas, Philippe. Ça peut paraitre alarmiste, mais j’aime autant ça que d’être trop tard et désolé.

    Sincèrement,

    François M.

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      17 juin 2010 à 7 07 51 06516
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      @ François M.

      Merci de votre commentaire, nous ne sommes effectivement pas très loin du point de vue de la reconnaissance du problème.

      Nous avons besoin de pistes de solution maintenant pour se préparer à la prochaine étape. Je suis également d’accord que ce système n’est pas réformable et qu’il est en train de s’écrouler lamentablement. Mais cet écroulement, je le perçois comme volontaire et dans le but de créé un chaos tel que leur prochaine « solution » apparaitra comme une panacée alors que ce ne sera que le dernier clou dans le cercueil de l’humanité qui versera dans une des pires tyrannies (technologique, socialiste/communiste) qu’on ait connu.

      Effectivement, je suis d’accord avec vous que cet effondrement est probablement volontaire. Ce qui me donne espoir, c’est le mouvement des Tea Parties aux E-U qui démontre qu’un grand nombre d’américains ont déjà vu ce qui s’en vient et ce mouvement commence à se répandre dans d’autres pays comme en Grande Bretagne. Il y en a qui tentent de démarrer un mouvement similaire dans le ROC. Aussi incroyable que ça puisse paraitre, au Québec, le Journal de Montréal et de Québec font beaucoup pour cultiver la grogne populaire et Pierre-Karl Péladeau tente de partir une sorte de Fox News canadien (en anglais seulement, mais j’espère qu’ils feront aussi un canal similaire francophone un jour). Je ne me fais pas d’illusions sur les motivations de Péladeau, mais ce qu’il fait peu aider tout de même les gens à se réveiller. En attendant l’effondrement, il y a une guerre d’idées qui se joue présentement. Le dénouement final de cette guerre d’idées sera ce qui déterminera la suite des choses. La partie d’échec est déjà commencée mon ami.

      Si notre plan de match n’est pas établi, nous allons nous faire voler le roi sur l’échiquier. Une chose est certaine, la prochaine révolution doit être intérieur, de la conscience et spirituelle, sans leader, elle doit être individuelle et de son propre chef. C’est la collection des petits gestes chacun de notre bord qui va faire mal au système et empêcher qu’on nous trompe encore avec l’équation Problème-Réaction-Solution.

      Le jeu d’échec est un jeu de finesse et pour gagner, il faut savoir bien placer ses pièces pour coincer son adversaire. Effectivement, certaines tactiques de désobéissance civile et de disruption pourraient aider. Comme faire du tapage pendant un discours de Jean Charest, par exemple. Mais il faut aussi faire comprendre aux gens ce qui se passe.

      La première phrase est excellente et historiquement vraie. Mais je dirais plutôt qu’en retour, les politiciens ont une source intarissable d’argent pour assurer l’expansion de leur pouvoir, pas nécessairement de l’État-Providence. Cela n’est qu’un accident de parcours pour l’État. Je ne crois pas que ce soit un mal que de prendre soin de sa population et de ses plus faibles, c’est en fait un acte d’amour, de solidarité et d’humanisme. Le tout est de le faire correctement sans en venir à faire du gaspille tel que ça finit par vous écoeurer et vouloir tout abolir cela. Mais je pense qu’une société doit avoir une certaine cohésion, entraide solidarité avec tous ses membres et avoir certains programmes sociaux financés par tous pour être encore plus fort.

      Ne me méprenez pas, je n’ai rien contre la solidarité. Je ne crois tout simplement pas que cette solidarité doit passer par une armée de bureaucrates. Il y aura toujours plein de gens qui voudront aider leur prochain. Si l’état ne s’en charge pas, d’autres organismes viendront combler ce vide et ils seront probablement plus efficaces. Présentement, l’État-Providence n’est qu’un prétexte pour que l’état puisse s’immiscer dans toutes les facettes de nos vies.

      Alors voilà, je suis très heureux de vous lire ce matin et je vous demande de ne pas attendre d’avoir la « majorité » de votre côté. C’est inutile et pratiquement impossible. Si j’étais vous, je me pencherais rapidement vers des solutions envisageables à court, moyen et long terme.

      J’y réfléchirai plus en profondeur.

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    17 juin 2010 à 8 08 30 06306
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    Génial, j’ai hâte qu’on commence à réfléchir sur ça ensemble.

    « Ne me méprenez pas, je n’ai rien contre la solidarité. Je ne crois tout simplement pas que cette solidarité doit passer par une armée de bureaucrates. Il y aura toujours plein de gens qui voudront aider leur prochain. Si l’état ne s’en charge pas, d’autres organismes viendront combler ce vide et ils seront probablement plus efficaces. Présentement, l’État-Providence n’est qu’un prétexte pour que l’état puisse s’immiscer dans toutes les facettes de nos vies. »

    D’accord, je comprends ce que vous voulez dire. J’abonde dans le même sens.

    À propos du Fox News québécois de Péladeau, je ne vois pas ça d’un très bon oeil: Fox News est un réseau de propagande idéologique de la droite religieuse néoconservatrice aux États-Unis. Les Bill O’Reilly et Glenn Beck de ce réseau sont d’une idiotie et imbécilité tellement grave qu’on se demande pourquoi ils ne sont pas encore traités avec des médicaments puissants. Je n’ai pas hâte de voir ce penchant ici au Canada. C’est loin du journalisme de qualité!

    Avez-vous déjà vu cette vidéo?

    OUTFOXED : Rupert Murdoch’s War on Journalism

    J’ai aussi bien peur que le grassroot movement des Tea Party ne tombe dans le piège que l’Establishment leur tend avec cette « troisième voie politique » qui est mise en place sur la scène politique américaine, qui est créé de toute pièce pour absorber et détourner les gens qui cherchent une solution et qui ont compris que ce système doit tomber.

    Document à lire:

    Is Power Elite Planning New Third Party?

    By Michael Collins Piper

    Grass-roots Americans — fed up with corrupt and incestuous Republican-and Democratic-politics-as-usual — would love to see a genuine “third” party or independent movement rise up to throw the rascals out and restore the Constitution, bring back fiscal sanity and put an end to senseless imperial wars of conquest around the globe.
    However, what many of those grass-roots Americans do not recognize is that there is — even now — a not-too covert effort afoot to bring some sort of “new” party into being in time for the 2012 presidential election. The problem is that those working to conjure up this “new” movement are the very people responsible for the mess that America is in today.

    À suivre…

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      17 juin 2010 à 10 10 45 06456
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      @ François M.

      À propos du Fox News québécois de Péladeau, je ne vois pas ça d’un très bon oeil: Fox News est un réseau de propagande idéologique de la droite religieuse néoconservatrice aux États-Unis. Les Bill O’Reilly et Glenn Beck de ce réseau sont d’une idiotie et imbécilité tellement grave qu’on se demande pourquoi ils ne sont pas encore traités avec des médicaments puissants. Je n’ai pas hâte de voir ce penchant ici au Canada. C’est loin du journalisme de qualité!

      Fox est aussi le réseau qui présente le plus de points de vue libertariens avec des pesonnalités comme Andrew Napolitano (Freedom Watch) et John Stossel. Glen Beck, quoi que moins sérieux, reçoit aussi souvent des pesonnalités libertariennes comme Lew Rockwell et Tom Woods. Une plus grande diversité de points de vues dans les médias serait définitivement un rafraichissant changement ici.

      J’ai aussi bien peur que le grassroot movement des Tea Party ne tombe dans le piège que l’Establishment leur tend avec cette « troisième voie politique » qui est mise en place sur la scène politique américaine, qui est créé de toute pièce pour absorber et détourner les gens qui cherchent une solution et qui ont compris que ce système doit tomber.

      Un grand danger, en effet.

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    17 juin 2010 à 8 08 33 06336
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    Mr David

    Très bon article affichant clairement d’une part la vision Minarchiste, d’autre part une partie des dérives criminelles de notre société.

    Personnellement je crois qu’un conflit mondial se profile à l’horizon, c’est la seule porte de sortie que nos gouvernements puissent trouver .

    Historiquement c’est une constante, logiquement c’est un fait.
    Toujours les réformes radicales du système économique se sont déroulées après la guerre. L’arrivée des pays émergents et la perte de vitesse irrémédiable de l’Occident nécessitent d’inventer de « nouvelles règles du jeu » .
    L’économie écologique est un ballon d’essai désespéré, un cataplasme sur une jambe de bois .

    Quel est le plus grand cauchemar d’un président ?
    Une révolution, une guerre civile !
    Il est bien plus aisé de fédérer les rancœurs contre des ennemis extérieurs, du moins cela permet aux politiques de rester à l’abri en toutes circonstances comme ils l’ont toujours fait .
    La crise économique et les guerres pour le fric, tentent à étayer cette idée phase finale d’une société déviante.

    La mode « anti-terroriste » permet également de gouverner comme une dictature et de pouvoir éliminer les citoyens qui ne se trompent pas de cible, ceux qui risquent de penser à nettoyer nos « ennemis de l’intérieur » .

    Si vous regardez toutes les mesures législatives prises dans les pays Occidentaux ces huit dernières années le signe est très clair.
    La cible choisie est « le terrorisme », inventé de A à Z par l’ennemi de l’humanité GW Bush .
    C’est très pratique d’être en guerre contre une entité impalpable, cela permet d’éliminer tant des étrangers que des citoyens « ennemis de la corruption », c’est nécessaire car jamais une guerre ne se sera produite avec une population si cosmopolite et informée .

    Quand l’économie ne fonctionne plus, quand les lois internationales ne s’appliquent qu’à certains, quand on vole les pauvres pour donner aux riches, quand l’argent permet de passer au dessus de toutes les lois, quand le pouvoir devient autiste et corrompu jusqu’à l’os, quand les médias se transforment en une machine de propagande gouvernementale mondiale, l’espace qui nous sépare d’une guerre mondiale n’est pas plus grand que l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarettes .

    Si je ne me trompe malheureusement pas, nous pouvons être certains qu’il sera plus difficile que par le passé d’envoyer les citoyens se faire tuer pour un pays dirigé par la corruption .

    Certains citoyens éclairés seront tentés de « faire le ménage devant leur porte » avant d’aller le faire chez les autres, d’où l’arsenal législatif « anti-terroriste » qui se monte lentement pièce par pièce partout en Occident.
    En réalité cette fois la guerre sera « officiellement » dirigée vers des ennemis extérieurs alors qu’en réalité elle sera faite pour que tous les corrompus évitent d’être jugés et condamnés .

    Si tel est le cas nous vivrons une guerre mondiale de diversion en vue de protéger les plus pourris de notre société .
    Malheureusement tous les ingrédients sont réunis …

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    17 juin 2010 à 9 09 03 06036
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    «Il y en a certainement beaucoup libertariens et libertaires qui contribuent dans les commentaires des 7 du Québec et sur mon propre blogue qui ont définitivement saisi quels sont les vrais ennemis du peuple. Ils savent qui est enrichi et favorisé par le système actuel. Il savent également que ce système doit tomber.»

    On dirait une omniscience, non? Qui sont ces ennemis? Avez-vous les mêmes que moi? Moi, ce sont les bourgeois minoritaires et parasitaires…

    Le problème avec le capitalisme, c’est qu’il est irréformable. Ses bases sont pourries. Elles permettent à des individus de s’enrichir sur le labeur d’autrui, et elles permettent donc, inévitablement, l’enrichissement plus facile d’une minorité par rapport à la majorité qui use de sa force de travail pour s’en sortir. La cartellisation des richesses devient donc, conséquemment, inévitable.

    Les ennemis du peuple me semblent donc bien identifiés et ce ne sont pas les lucides qui me les pointeront, au contraire. Les plus grands ennemis du peuple lucide, ce sont les besoins naturels du vrai peuple, sa santé, son éducation, etc.. Les Libertariens, quoi qu’on en dise, sont pour une privatisation partielle, sinon totale de l’économie, ne considérant donc pas ces facteurs aggravants que sont les outils de production concentrés dans les mains d’une minorité.

    Les processus expliquent pourtant les autres processus. Et le fait de posséder un moyen de production, devient l’un de ces processus qui expliquera l’enrichissement d’un individu ou d’un groupe d’individus sur le labeur d’autrui.

    «Les gouvernements, étant les seuls à avoir l’usage légal de la force, prêtent ce pouvoir aux banquiers, aux corporation, aux syndicats et autres lobbies d’intérêt particulier en échange de financement et d’expansion de leur pouvoir.»

    L’État n’est pas encore mon problème, sauf évidemment, parce qu’il défend les intérêts de cette minorité parasitaire, ayant concentré chez elle une somme colossale de capitaux, et pouvant se permettre ainsi, l’achat d’une banque. La banque est un de ces outils multiplicateurs des capitaux les plus performants, de par sa nature. Mais ces mêmes banques appartiennent aux mêmes vilains qui exploitent le labeur de mes camarades prolétaires. Les banques ne sont pas un problème dans le système capitaliste, c’est qu’elles appartiennent à des individus mon problème. Elles devraient être nationalisées et leurs profits devraient être versés à même nos services, via l’État mieux contrôlé auquel je rêve.

    Les nouveaux bourgeois ne seraient pas meilleurs que ceux-ci. Un bourgeois, en l’occurrence, profite du labeur d’autrui. Aucun argument ne le rendra plus potable à mes yeux. Il est illégitime. Son mérite n’est que fictif et d’ailleurs, la plupart des capitalistes ne savent pas défendre les droits de ceux-là, tellement l’argumentaire s’est effrité depuis le temps que durent ces débats. Il n’y a ni mérite, ni de risque pris qui dépasserait celui pris par les travailleurs.

    «Le cartel légalisé que forment le système bancaire de tous les pays occidentaux possède un pouvoir immense leur permettant de faire la pluie et le beau temps.»

    Ces cartels ne sont pas que dans les banques. Ils existent en fait dans toutes les sphères économiques du capitalisme. On a qu’à penser aux pétrolières, aux minières, etc.. Ou encore, les chaînes d’hôtel, qui ne connait pas les Hilton? C’est le système qui permet cette concentration de richesse. Et c’est simple à expliquer. Prenons un exemple facile…

    – Une femme possède un café/bar avec lequel elle peut tirer des profits.
    – Une autre femme ne possède rien du tout…
    Qui à la fin, aura le plus? C’est le genre de problème mathématique qu’un enfant de cinq ans peut régler.

    «Ce système influence législation et règlementation de façon à favoriser qui ils veulent et ceux qui sont favorisés font parti d’un club très exclusif.»

    On peut tirer la même conclusion des liens entre les pétrolières et les conservateurs.

    La réglementation est une soupape aux ratées du dit libre-marché. Si nous enlevons ces réglementations, au contraire de vos prétentions, le capital se concentrera encore plus vite dans les poches d’une minorité. Le problème, c’est le capitalisme, et non pas ses défauts propres à lui-même.

    «Nos banquiers ne sont que des faux-monnayeurs auxquels l’état a donné un statut légal.»

    C’est un fait, mais qui dirige l’État? Des socialistes? Ou des chums des capitalistes et de ces dits banquiers? Ben coudonc… Encore là, l’État n’est pas notre problème actuel, puisque si le pouvoir change, l’État change aussi. C’est à nous de gagner l’État, par un assaut démocratique. Cela dit, les ratées du système capitaliste sont telles que, chaque parti ne dispose pas des mêmes rentrées de capital. Par exemple, les dons sont permis, à hauteur de 3000 dollars canadiens par individu. Or, tout le monde n’a pas le 3000 dollars en question… Chez Québec-solidaire, nos membres et nos militants, ou ceux qu’on défend et tente de défendre, n’ont certainement pas les moyens de faire des dons de 3000 dollars, c’est d’ailleurs pour cela qu’on existe. Alors les ratées du capitalisme viennent barrer la route à la vraie démocratie. Imaginez, aux États-Unis, pour vous présenter à la présidence, vous devez réunir plus d’un million de dollars pour la course…, toute une démocratie!

    Je le répète, l’État, c’est nous. Comme le disait Trotsky, les prolétaires ne font pas leur travail. C’est à nous d’y voir et de mieux contrôler «notre État». Commençons par cesser d’élire des capitalistes, ce serait un bon départ! L’État est le reflet des intérêts du parti au pouvoir. Notre parti au pouvoir est capitaliste, pro-privé, anti-État, sauf pour imposer son idéologie. Il y a certainement contradiction, mais ça ne les gêne pas. Sauf que, nous reprendrons un jour le contrôle de nos institutions, et ils paieront cher leurs erreurs anti-peuple, pro-bourgeoises. L’état en ce sens, servira nos intérêts, non les leurs, ou ceux de ceux qui les auront achetés! Chacun son tour!

    «Si nous étions capables d’organiser des démonstrations comme la manifestation du 11 avril à Québec à chaque mois, peut-être arriverions nous à pénétrer la carapace des politiciens sourds et aveugles qui sont supposés nous représenter.»

    Votre manifestation de «cols rouges» n’était pas représentative de vos membres libertariens. Les gens de Québec se sont réunis pour chialer contre le gouvernement de ses coupures en services, et de ses ajouts en taxes et impôts. Ils n’ont pas été demander la fin du système de santé public par exemple. Certains des manifestants présents à cette manifestation, étaient des communistes. Je vous prie donc de ne pas conclure trop vite à l’«omniscience» de plusieurs milliers de personnes.

    Organisons plutôt, des manifestations comme celle du premier mai, où les intérêts des travailleurs sans distinction, sont mis en avant plan! Il n’y a pas de classe moyenne, c’est aussi, un mirage. Il n’y a que des travailleurs exploités, des travailleurs tentant d’être autonomes et des exploitants. Mais tous, sont l’exploité ou l’exploitant de quelqu’un, et la majorité est laborieuse, donc représente les travailleurs exploités. Où se trompent les libertariens, c’est de croire que comme par magie, le capitalisme, s’il était réformé en pureté capitaliste, serait meilleur. Ce serait tout le contraire pour une majorité humaine dans les faits. Aucune régulation… ouf! Pas fini de voir des cartellisations!

    «Si vous avez de meilleures idées pour nous sortir des sables mouvants, je suis toute ouïe. Mais je crois qu’avant de pouvoir y faire quelque chose, il faudrait que plus de gens réalisent qu’ils sont dans ce sable mouvant jusqu’au cou et beaucoup ne veulent pas faire face à cette réalité. J’espère seulement que nous arriverons à convaincre les gens de choisir la liberté plutôt que la servitude.»

    Des idées? On en a des tas! Créer des conseils populaires dont les élus seraient révocables en tout temps d’abord. Remplacer, peu à peu, les entreprises privées par des «coop de solidarité», où le travailleur doit quand même donner un bon rendement. Puis peu à peu, laissons les conseils diriger, décider… Ce sera là, une véritable liberté. Et cessons au plus sacrant de nous priver de services ou de soins parce que le capital n’est pas au rendez-vous. Si on écoutait les «lucides», faudrait arrêter de manger, de boire et de respirer faute d’être pauvre… Y a des foutues limites à suivre religieusement des dogmes à la con! Les États-Unis d’Amérique, justement, ont imprimés des tas de billets monopoly, histoire de palier aux ratées du système et des cartels par conséquent.

    Débarrassons-nous des intérêts privés, c’en sera terminé! Élaborons un système où toutes et tous ont intérêt.

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    17 juin 2010 à 11 11 03 06036
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    @ Philippe David:

    Vous faites un excellent réquisitoire, ici et ailleurs, contre un pouvoir financier qui est la véritable gouvernance planétaire… pour bifurquer in extremis vers une critique de l’État qui est dans la dogmatique libertarienne. Un peu dommage…

    Il fut un temps où, ne pouvant battre les enfants du roi, leurs précepteurs les « corrigeaient » en faisant fouetter à leur place un serviteur assigné à cette fonction…

    PJCA

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    17 juin 2010 à 11 11 12 06126
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    J’avoue que Andrew Napolitano (Freedom Watch) est intéressant et a du punch.

    Mais O’reilly…., yeurk!

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    17 juin 2010 à 11 11 31 06316
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    @ Sylvain Guillemette

    Vous refusez de voir la triste réalité que, pour le Capital, l’État est déjà pays conquis. Une parfaite intégration des pouvoirs économique et politique ( Corporatisme) est déjà réalisée en Chine et elle le sera bientôt en Occident, pour résoudre la crise actuelle… que l’on n’a permise que pour ça.

    L’Etat et le capitalisme sauteront en même temps et se noieront ensemble, tendrement enlacés. Détruire le système n’est plus un défi; il est complètement rongé par les termites. La fusion des libertariens et des « solidariens » (ceux qu’on dit de Gauche ) y parviendra en quelques jours !

    Le vrai défi est double: la définition d’une alternative – qui doit être diffusée – et la logistique de sa mise en place, qui exige un minimum de discrétion et dont seule la première page peut être écrite.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/une-nouvelle-societe-12-min/

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/161-un-temps-pour-lanarchie/

    PJCA

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    17 juin 2010 à 11 11 40 06406
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    Désolé pour le hors sujet, c’était de la politique Canadienne je me suis perdu …

    Je constate que nous sommes tellement tous dans la même galère qu’il est possible de transposer ce sujet à la France et au reste de l’Occident .

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      17 juin 2010 à 13 01 10 06106
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      @ Sun Tzu

      Désolé, je n’avais pas encore eu le temps de vous répondre. Il est vrai que jje me réfère à la politique canadienne et québécoise, mais le problème est global. le cartel des banquier transcende les frontières. Je suis entièrement d’accord avec vous quant à l’utilisation du terrorisme comme excuse pour faire taire la dissention. Aux États-Unis, certaines personnes ont été détenues simplement parce qu’elles arboraient un auto-collant de Ron Paul sur leur pare-choc.

      @ Redge

      Je suis certians que pls de gens seraient dans les rues s’ils savaient vraiment qui blâmer.

      @ Gaetan Pelletier

      Les journaux et médias pour la plus grande partie se font le porte-voix de l’état. Les écoles sont contrôlées par l’état. Est-il surprenant que nous soyons ignorants? Je dirais double chiotte!

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        17 juin 2010 à 14 02 45 06456
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        Petite idée comme ça… Si vous avez des idées, aussi farfelues soient-elles, lancez-les. On pourrait faire une sorte de brainstorm…

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    17 juin 2010 à 11 11 40 06406
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    Très bon billet, mais je crois que « convaincre » les gens, ou tenter de les réveiller est une tâche impossible. La réalité est que la majeur partie de la population va comprendre seulement lorsqu’elle aura la corde au cou.

    Tu vois, les gens commencent à sentir l’arnaque. Ils constatent que le coût de la vie augmente sans cesse alors que leur salaire stagne. Ils savent que les prix des maisons sont gonflé à l’hélium. Ils savent qu’ils se font avoir par une certaine « élite » qui manipule l’économie.

    Mais ils endurent, jour après jour. Manifester devant le parlement? Bah! D’autres vont y aller. Je ne veux pas perdre une journée de travail, voyons!

    En gros, ils savent que les choses ne tournent pas rond, mais ils ont leur petite bulle, leur petit confort à s’occuper. Et surtout, ils ont peur de perdre ça, leur confort. Alors la révolution, ben elle attendra!

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    17 juin 2010 à 11 11 41 06416
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    Très bon billet, Philippe!
    « Je crois que la question est un peu prématurée parce que s’il y en a qui voient les problèmes auxquels nous faisons face et veulent passer à l’action, la grande majorité de la population ne l’est pas. Et ce n’est qu’en l’éduquant que nous arriverons à mettre la majorité du peuple de notre côté. »
    Vous n’avez pas idée de l’effet de la propagande… Les gens sont conscient du « mauvais », mais ils ignorent d’où cela provient. Ils se disent que la corruption a toujours fait partie des « systèmes ». Mais dans une vision globaliste, ils sont perdus.
    Le pays.
    Point.
    Et les écoles véhiculent des mièvreries. Pas de quoi sortir un peu la tête de l’eau des grands noyés qui passent par le système.
    Le grand présentoir de « vie » et « carrière » fait partie de « l’engagement » pour le pays.
    Le thème du dernier examen du ministère ( MELS) était justement: l’engagement chez les jeunes.
    C’est insidieusement présenter au citoyen le moyen d’en faire encore plus pour son pays, pendant que des cliques avalent le tout.
    Le présentoir est admirable…
    Tout sur papier glacé…
    Comme dirait ma fille: »chiotte ».

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    17 juin 2010 à 12 12 35 06356
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    Bravo Phillippe, c’est un excellent billet qu résume bien la situation.

    Je crois qu’on perd beaucoup de temps à essayer d »informer des gens qui ne sont tous simplement pas intéressés et qui préfèrent continuer leur trai-train quotidien.

    Ces gens sont les moutons. La seule chose qu’il faut savoir des moutons, c’est qu’ils n’ont aucune importance, mais qu’il faut se tenir loin d’eux quand le troupeau se fait diriger dans une direction ou dans une autre, sans quo on risque d’être écrasé.

    Un mouton est comme un zombie, il n’y a rien à faire avec eux, mais leur comportement est très prévisible, il suffit de savoir ce que les zotorités leur disent de faire ou de penser et ils le feront, à coup sûr.

    L’erreur consiste à penser que l’opinion des moutons est importante. À chaque élection, on va chercher les vieux sous médication dans les résidences pour personnes âgées et on les fait voter, pour atacher les mains du reste de la population trop écourée pour aller voter.

    Voyez-vous comment ça n’a aucun bon sens?

    La seule solution est de s’adresser à ceux qui sont sains d’esprit et de s’attaquer au problème de façon raisonnée, et dans la vérité, et non dans le mensonge.

    Nous tolérons le mensonge et les faussetés, et c’est pour ça que nous en sommes rendus là.

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    17 juin 2010 à 14 02 59 06596
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    Personnellement, je ne crois à rien qui implique un leader, un meneur ou un dirigeant.

    Chacun doit d’abord commencer par prendre le contrôle de sa propre vie et faire son propre cheminement pour comprendre son rôle.

    Toutes les actions prises par un meneur ou groupe de meneurs peuvent être facilement détournées dans la direction opposée et produire l’effet contraire.

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    17 juin 2010 à 15 03 07 06076
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    Monsieur Sun Tsu si vous vous sentez en bas de le track : tchekez-ben.=== Le conflit mondial ne se prépare pas , mais il est. C’est juste qu’en Vieille Europe , ils auraient dû penser faire le ménage devant leur porte pas hier mis voila 2000ans. Les Trous-du-cul n’auraient pas existé , ni le libre échange en 2010.=== Les jeunes soldats QUÉBÉCOIS , n’auraient pas eu besoin d’aller se faire sauter pour protéger la culture de l’opiun et suposément un trans-Afghan , alors que nous le Petit Peuple on croyait que c’était pour donner de la dignité aux Femmes Afghanes.===
    Aimé Laliberté , s’adresser à ceux qui sont sain d’esprit , au Canada ou au Québec ?=== Comment évaluez-vous le sain d’esprit ? 6 Budweiser , 6 joints , 6 lignes de koke , à moitié d’un pot d’ativan etc.etc.ect.===Redge dans les rues ne sert à rien, mas va au conseil de ton village et dénonce-le si ça va pas , mais assûre-toi d’avoir des écrits et des photos.
    J.M.D.S.

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    17 juin 2010 à 15 03 32 06326
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    Jean-Marie,

    Même si quelqu’un consomme une drogue quelconque, ça ne veut pas dire qu’il n’est pas sain d’esprit. Je n’ai pas dit ça.

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    17 juin 2010 à 15 03 42 06426
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    Jean-Marie

    Pour le reste, tu n’as pas complètement tort, mais, nous sommes tous confrontés aux mêmes forces du mal, que ce soit en Europe, au Québec, aux É-U. ou ailleurs.

    Tout le monde est manipulé par les fictions que constituent les gouvernements, les états, les corporations etc…

    Des hommes en chair et en os, dominés par des fictions juridiques! Penses à ça!

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    17 juin 2010 à 16 04 08 06086
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    ‘Petite idée comme ça… Si vous avez des idées, aussi farfelues soient-elles, lancez-les. On pourrait faire une sorte de brainstorm…’

    Refiler les déficits aux partis politiques pis à leurs membres!

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    17 juin 2010 à 16 04 13 06136
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    @ Philippe David

    « Aux États-Unis, certaines personnes ont été détenues simplement parce qu’elles arboraient un auto-collant de Ron Paul »

    Dépossédées de tous leurs biens également, j’ai tout un rapport d’ONG sur le sujet.

    Pour avoir des idées …
    Je ne vois qu’une seule idée pour faire pression sur nos gouvernements et que cela soit efficace :
    Bloquer les transports terrestres et aériens !

    En France nous avons une certaine expérience de la chose, les manifestations sont 100% inutiles mais dès qu’ont touche à l’économie là les négociations aboutissent très rapidement …

    Pour toucher au mastodonte de la corruption politique ET la délinquance économique il faudrait que le même jour et à la même heure la majorité des pays occidentaux organisent des manifestations « opération escargot » .
    (voitures à 15Km/H qui freinent la circulation, véhicules bloqués sur les voies ferrées, blocus des aéroports, blocus des dépôts de carburant etc…)

    La dernière fois que nous avons fait cela Sarkozy nous a envoyé l’armée, c’est là que nous avons découvert que la démocratie était morte , ce sont les intérêts économiques qui commandent .

    C’est bien sur ces intérêts qu’il faut frapper sans pitié pour être crédibles, allons-y sans complexes car les gouvernements n’hésiteront pas à frapper sur le peuple pour les défendre !

    Toucher aux transports c’est la seule chose qui fonctionne, c’est pour cela que les revendications des employés de la SNCF aboutissent toujours, car lorsqu’ils manifestent plus un seul train ne fonctionne .
    (la sncf est à la France ce que les aéroports sont à l’Amérique)

    @ Jean Marie De Serre

    Nous dirons que les Américains et Canadiens étaient Européens à l’époque de laquelle vous parlez.
    L’Europe n’existait qu’en qualité de continent et non en une entité politique qui n’est vieille que depuis 1993.
    Ce n’est qu’une entité politique financière et technocratique bien que les politiques nous aient vendu « l’Europe des peuples ».
    L’Europe est simplement l’institutionnalisation à l’échelle d’un continent de la délinquance en cols blanc.

    Heureusement que l’U.E ne soit pas plus vieille, imaginez donc que si c’était le cas Hitler serait peut-être arrivé à ses fins .

    -« Les jeunes soldats QUÉBÉCOIS , n’auraient pas eu besoin d’aller se faire sauter pour protéger la culture de l’opiun et suposément un trans-Afghan , alors que nous le Petit Peuple on croyait que c’était pour donner de la dignité aux Femmes Afghanes »

    Je vous signale que la France et nombre de pays Européens n’étaient pas d’accord pour aller en Afghanistan.
    Si « in fine » nous y sommes allés, c’est que « l’oncle Sam » a dit clairement que cette guerre était un outil économique et qu’il partagerai le butin avec les pays Européens …

    L’Europe n’existe pas de la façon dont la voient les citoyens Américains, cela ferai l’objet d’un très long article .
    Ce n’est en rien comparable aux USA ni même à la collaboration USA/Canada..

    Si vous ne le savez-pas je vous apprend que l’Europe est anti-démocratique.
    Les citoyens Européens ont dit « non » au référendum sur l’Europe, les politiques l’ont tout de même construite .

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    17 juin 2010 à 16 04 18 06186
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    @ Sun Tzu :

    Même merde, couleur différente.

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    17 juin 2010 à 16 04 27 06276
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    @ Aimé la Liberté

    -« Des hommes en chair et en os, dominés par des fictions juridiques! Penses à ça! »

    Pas tout à fait, les viols de la loi et de la constitution sont quotidiens au sein de nos chers gouvernements.

    Chez-nous les Juges étaient trop indépendants, les affaires politico-financières commençaient à être trop connues, du coup notre nain de président a décidé de détruire le Juge d’instruction indépendant et de le transformer en « Juge de l’instruction » soumis aux désirs du pouvoir politique en la personne du ministre de la justice .

    Il faut dire que Sarkozy et ses amis sont coutumiers des tribunaux, d’ailleurs Chirac que Sarkozy remplace devait être jeté en prison pour abus de biens sociaux .(comme de nombreux amis de Sarkozy qui ont eu à faire à la justice)

    Parcourez donc les liens en bas de cette cette page, catégorie « liens » : http://www.politique.net/2009020404-outil-informatique-3-milliards-d-euros.htm

    Voilà le vrai visage monarchiste de Sarkozy et sa clique !

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    17 juin 2010 à 16 04 36 06366
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    Je suis certains que plus de gens seraient dans les rues s’ils savaient vraiment qui blâmer.

    Pas moi. Comme je l’ai mentionné, la majorité des gens vont bouger quand ils auront la corde au cou. C’est peut-être absurde de dire ça, mais ça ne va pas assez mal pour que les gens se révolte.

    Si tu penses que les gens vont faire la révolution parce qu’ils auront lu tes billets, tu rêves en couleur mon ami. Je ne dis pas ça pour t’offenser ou te décourager, c’est très louable ce que tu fais, mais let’s get real.

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    17 juin 2010 à 16 04 39 06396
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    Sun Tzu…

    Les tribunaux sont des fictions juridiques. Le juge est un homme qui joue un rôle, comme à la télé. Seule une personne (fiction) peut être soumise à l’autorité d’une fiction.

    Moi je ne joue pas.

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    17 juin 2010 à 22 10 51 06516
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    Bon billet, monsieur Philippe.
    L’amplitude et la fréquence des manifestations des Actifs (comme le 11/04/10) sont deux éléments clés à prendre en considération, et à planifier.

    Des pistes de solution ? Bien je dirais d’oublier la venue d’un sauveur. Être méthodiques et synchronisés dans nos actions individuelles me semble être un bon chemin à prendre.

    On parle beaucoup ici des cartels bancaires comme la source du problème. Se synchroniser pour riposter internationalement à ces cartels me semble utopique. Voyons la chose localement ; par exemple, au Québec, dans notre cas. On compte une bonne dizaine de réseaux bancaires ici, chacun ayant une clientèle rentable. Nous savons que la Banque du Canada est elle aussi un réseau des plus grandes banques au pays. Localement parlant, un geste simple et rapide pouvant perturber mortellement tous ces réseaux seraient tout simplement de retirer notre argent et tous nos actifs de notre banque respective. Certains diront, moi le premier, qu’ils ne seraient pas confortables de laisser leurs avoirs à la maison, surtout lorsqu’ils quittent leurs résidences. Une astuce serait que chaque personne ouvre un compte à la même institution bancaire, par exemple, les caisses pop, ce qui à court terme, éliminerait toute l’emprise qu’ont sur nous les autres réseaux bancaires, donc, la fin de la Banque Nationale, CIBC, TD, Banque de Montréal, et surtout, de la Banque Royale sur le sol québécois.

    La concentration de nos avoirs dans la même institution financière aurait comme conséquence, d’un côté, de lui donner une plus grande marge de manœuvre, mais de l’autre, l’institution serait à la merci de ses clients, car chacun de nous pourrions menacer de retirer notre argent à tout moment et de mettre fin à la vie de l’institution. La financière serait finalement à l’écoute de ce que VOUS voulez individuellement, ce qui est contraire à ce que nous vivons aujourd’hui.

    Comme l’a avancé M.Pelletier, si les efforts globalistes, donc, à l’international, avaient à tourner au vinaigre avec le temps, les millions de clients de la seule institution financière encore vivante au Québec auraient à leur portée le pouvoir d’exiger à sa banque des coupons, ou carrément un système de parité-or, où chaque centime de chaque épargnant aurait son équivalent en or physique. Le système de ristournes des caisses pop pourrait très bien cadrer pour cette alternative sécuritaire (parité-or), où sur un temps donné, les centaines de millions en ristournes annuelles pourraient être converties en or physique acheté chez-nous ou sur le marché international, ce qui permettrait à l’institution de posséder des réserves impressionnantes d’or, ce qui sécuriserait chacun de nos placements et nous donnerait la possibilité, à tout moment, d’échanger notre argent (devise) pour de l’or.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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      18 juin 2010 à 10 10 33 06336
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      @ Fraddé

      Excellente suggestion. Votre solution a le mérite d’attaquer les banques directement. Pour compléter le tout, je suggérerais de prendre ces dollars et acheter de l’or ou de l’argent (le métal, bien sûr).

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    17 juin 2010 à 23 11 25 06256
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    Je trouve drôle d’accuser un riche de voleur et de minimiser l’importance , par exemple, d’un vol à l’étalage. C’est habituellement ce que nous faisons.

    Malheureusement, l’appât du gain ne réside pas exclusivement chez ceux qui sont pourvus. Elle se trouve même chez les itinérants qui protègent leur « territoire » pour ramasser les bouts de cigarettes.

    Il ne se déroulera absolument rien de positif, quel que soit le système en place, aussi longtemps que l’être humain ne sera pas conscient que de protéger la survie de ceux qui l’entourent, lui donne la protection de sa propre survie par ces mêmes personnes qui l’entourent. De sorte que son unique protection donnée à dix personnes lui vaut la protection de ces dix personnes; et ces la même chose pour chacun d’eux.

    Il est impossible de créer des lois qui empêcheront le vol, l’abus et l’escroquerie. Tout ce que ces lois feront sera de donner la possibilité de punir le vol, l’abus et l’escroquerie. Elles n’empêcheront absolument rien. Le seul rôle d’une loi est de créer un « hors la loi » avec une personnes qui était « honnête » avant la création de cette loi. Instaurer une loi ne change pas ce que les gens sont.

    Par exemple: La loi du .05% ou du .08% de l’alcooltest ne dérange pas du tout les irresponsables qui conduisent en état d’ébriété. Ils sont irresponsables; quelle loi peut les changer?

    Ce sont donc les gens qu’il faut changer et non les lois qu’il faut accumuler.

    Quant au système, quel qu’il soit, si les gens qui y vivent sont centrés sur leur petite personne, il ne fonctionnera pas. La monarchie n’a pas toujours fonctionné, la tyrannie n’a pas toujours fonctionné, le socialisme n’a pas toujours fonctionné et le capitalisme ne fonctionne pas non plus depuis une cinquantaine d’années. Ce n’est pas à cause des systèmes; c’est à cause des gens qui y vivent.

    Tout le monde sera d’accord pour dire que la démocratie est le meilleur système politique qui soit. Et pourtant, nous sommes tous d’accord pour dire que les génies sont moins nombreux que les imbéciles dans une société. Conséquemment, la démocratie est de donner le pouvoir à des représentants de l’imbécilité moyenne de la population.

    Cela rend difficile de trouver un système qui puisse fonctionner parfaitement.

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    18 juin 2010 à 9 09 40 06406
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    @ François

    «Mais cet écroulement, je le perçois comme volontaire et dans le but de créé un chaos tel que leur prochaine « solution » apparaitra comme une panacée alors que ce ne sera que le dernier clou dans le cercueil de l’humanité qui versera dans une des pires tyrannies (technologique, socialiste/communiste) qu’on ait connu.»

    Quelle analyse médiocre. Quel joug socialiste des plus tyranniques? Celui de Staline, le stalinien? Ou celui de Mao, le maoïste? Ou encore, celui de Pol-Pot, financé par Washington, qui massacrait des viets? Ou même, peut-être celui de la Corée du Nord et de sa dictature SUR le prolétariat?

    J’ai bien l’impression que vous êtes incapable , en réalité, de reconnaître le socialisme et les bienfaits qu’il porte, vis-à-vis le libertarisme, qui n’est de fait, qu’un capitaliste plus pur et dur, et où, comme par magie, à l’instar de l’idéologie anarchiste, tout se règle tout seul, sans État.

    Savez-vous ce qu’est le communisme? C’est l’absence de l’État, ce sont les conseils populaires qui remplacent ces derniers. C’est la révocabilité des élus en tout temps. C’est un but final, que les socialistes n’ont jamais atteint. Ce n’est qu’un but, et il n’y a jamais eu de joug socialiste qui soit pire que celui des capitalistes. Et si on s’attarde à Staline, on parlera de stalinisme, pas de socialisme. Et si on parle des autres tarés qui ont brandi l’étendard communiste, qui ont voulu se faire passer pour des moines avec de beaux costumes, sans appliquer les règles élémentaires du moine en question, bien, on ne parle plus que d’imposture. Cuba, peut-être, est ce qui s’en rapproche le plus.

    @ Philippe David

    «Ce qui me donne espoir, c’est le mouvement des Tea Parties aux E-U qui démontre qu’un grand nombre d’américains ont déjà vu ce qui s’en vient et ce mouvement commence à se répandre dans d’autres pays comme en Grande Bretagne. Il y en a qui tentent de démarrer un mouvement similaire dans le ROC. Aussi incroyable que ça puisse paraitre, au Québec, le Journal de Montréal et de Québec font beaucoup pour cultiver la grogne populaire et Pierre-Karl Péladeau tente de partir une sorte de Fox News canadien (en anglais seulement, mais j’espère qu’ils feront aussi un canal similaire francophone un jour).»

    Fallait bien un libertarien pour dire ce genre de bêtises! Fow News! Quand même! Et le troupeau de Sarah Palan, franchement… Le Tea Party! Cette bande d’extrémistes…, et de terroristes étatiques! Mais ce n’est pas étonnant, ce groupe regroupe des millionnaires et d’autres riches, ainsi que des aliénés. Quoi? Faut être aliéné pour être prolétaire, et se battre contre ses propres intérêts de classe! Mais pas à peu près!

    Monsieur David aurait dû prévoir qu’un type comme moi allait débarquer avec ses «clic et ses claques»…, ses claques surtout!

    Péladeau ne cultive pas la grogne populaire, mais l’ignorance crasse de masse et l’abrutissement volontaire. Péladeau cultive également le mensonge, les mythes religieux du capital –il faut y croire pour y adhérer-, la propagande capitaliste pure et dure, l’antisyndicalisme, et j’en passe. Péladeau est un homme antidémocratique également et se fiche éperdument des droits des autres, moins riches que lui. Il pratique le lock-out, les bris de grève, ce qu’il mérite, c’est un cancer généralisé, la Terre en sera débarrassée. Ce ne serait qu’une bonne chose. La demande restera, elle. L’offre aussi! Et les travailleurs n’ont pas besoin de capitalistes, sauf dans un monde capitaliste, pour répondre à leurs propres demandes. Le bourgeois est le chaînon inutile de l’humanité. Un parasite. Il faut s’en débarrasser!

    Au contraire de monsieur David, je voudrais plus de chaînes comme, le Canal S, où l’on peut apprendre de la science, plutôt que de la religion du capital et par cœur, des dogmes à la con.

    Mais je m’arrête un instant, pour dire que, soutenir Fox News, c’est un peu comme soutenir les crimes de guerre de Washington, puisque cette station répétait mots pour mots la propagande du Pentagone. Fox News est une risée journalistique! Des commentateurs qui crient «Yeah! US Army Rocks!», je ne suis pas certains qu’on puisse parler d’impartialité, j’irais même jusqu’à dire le contraire! Et même, Fox News devrait être fermée pour avoir soutenu une guerre illégale, déclenchée rappelons-le pour monsieur David, sur une base mensongère de plus de 900 mensonges proférés par George Bush Jr. Elle a été orchestrée pour piller les ressources irakiennes, plus personne ne peut le nier aujourd’hui (et faire rouler l’industrie de l’armement). Et Fox News a suivi, et défendu cette guerre illégale, où Washington utilisait des ADM, pour en trouver… Où Washington a utilisé la torture, pour arrêter des tortionnaires! Où Washington a fait plus d’un million de morts chez les civils irakiens sans se faire sanctionner de quoique ce soit! Où Washington a commis des tas de crimes de guerre, où Washington a commis des tas de crimes contre l’humanité, sans en payer le prix, comme par exemple l’Iran en paie pourtant le prix pour des ambitions dont nous n’avons aucune preuve! Soutenir Fox News, c’est soutenir les Coups d’État, dont celui du Honduras l’an dernier, orchestré par Washington. Ou celui raté en 2002, contre le président démocratiquement élu Hugo Chavez. Fox News, c’est une chaîne criminelle! La place de certains, comme ceux que nomme François, c’est la prison. Et si vous, monsieur David, soutenez ce genre de crimes, c’est ce que vous méritez aussi.

    N’importe quoi, vous me semblez complaisant de cette bande de tueurs de masse. Bien. Assumez-le par contre. Vous êtes un terroriste par association, selon les logiques propres de ce réseau de propagande du Pentagone. Quoi? Et de toute façon! Vous ne me ferez pas croire que vous n’étiez pas au courant de ce qu’on vous dit tous les deux… même Granma International est à des milliers d’années de distance concernant l’impartialité, la science et le bon sens.

    «Le dénouement final de cette guerre d’idées sera ce qui déterminera la suite des choses. La partie d’échec est déjà commencée mon ami.»

    Ça fait des siècles qu’elle est commencée cette bataille. Ce sont les prolétaires contre les bourgeois, et au travers, quelques ignares qui sans le savoir, défendent les bourgeois, par aspiration à prendre leur place peut-être. Péladeau est l’exemple parfait de ce qui m’écoeure dans ce monde capitaliste. Il est temps de faire le ménage. Vous avez bien raison! Trop de morts déjà! Trop d’injustices sociales! Trop de dégâts sur l’humanité! Faut se débarrasser du capitalisme, et de ses dérives idéologiques. Pourtant, les béats ont eu lieu maintes fois! Mais chaque fois, c’est la même chose! Les capitalistes trafiquent les débats, s’en sauvent, jettent de la démagogie dessus, etc.. Toujours pareil, et ça ne semble pas être sur le point de changer quand je lis les propos de monsieur David. Ça fait déjà plus d’un siècle que le marxisme a détruit, dans les débats, le capitalisme. Mais vous vous mettez la tête dans le sable, vous ne voulez rien entendre. L’exploitation du labeur d’autrui ne s’explique pas, ni ne se mérite donc.

    «Le jeu d’échec est un jeu de finesse et pour gagner, il faut savoir bien placer ses pièces pour coincer son adversaire. Effectivement, certaines tactiques de désobéissance civile et de disruption pourraient aider. Comme faire du tapage pendant un discours de Jean Charest, par exemple. Mais il faut aussi faire comprendre aux gens ce qui se passe.»

    Vos amis cols rouges ont trouvé une bonne façon. Ils ont fait croire à Québec, qu’ils sortaient dans la rue pour aller chialer contre le budget Charest, alors qu’en fait, sans le dire aux manifestants qui s’étaient joints à eux, ils manifestaient pour avoir encore plus de coupures dans le budget Bachand. Hypocrite, mais vous avez eu 50 000 personnes comme ça, dont des communistes et des socialistes que je connais bien, qui se sont fait avoir par les cols rouges et le adéquistes!

    Soyons clairs! Les cols rouges ne défendent pas l’intérêt public, mais leurs intérêts de privilégiés à travers la masse d’exploités. C’est de l’embourgeoisement, tout simplement. Et de l’individualisme par conséquent, donc de l’égoïsme aussi. Les coupures de 62% dans nos services, eh bien ça le dit! Ce sont nos services, qu’on devra se procurer ailleurs au privé –donc plus coûteux par capita-, que le gouvernement nous coupe. Donc, l’effort, on le fait deux fois! On va payer plus, pour avoir moins! C’est ti pas beau la privatisation? De la marde!

    Ce n’est donc pas vous, monsieur David, qui ferez comprendre aux autres, ce que vous ne comprenez même pas vous-même. (Vous faites quoi dans la vie?)

    «Il y aura toujours plein de gens qui voudront aider leur prochain. Si l’état ne s’en charge pas, d’autres organismes viendront combler ce vide et ils seront probablement plus efficaces. Présentement, l’État-Providence n’est qu’un prétexte pour que l’état puisse s’immiscer dans toutes les facettes de nos vies.»

    Ouais…., comme aux États-Unis d’Amérique où on compte des millions d’états-uniens qui n’ont pas accès aux soins de santé par exemple, ou qui font la file d’attente pour avoir une p’tite soupe? Allons Philippe, sortez de vos illusions…… L’État existe parce que le capitalisme ne partage pas les richesses. Chacun a un conditionnement différent, et donc, des conditions différentes. Le capitalisme ne régulera jamais ses propres ratées, et c’est précisément pour cela que nous n’avons pas de vrai capitalisme, et que nous avons encore un État. Vous croyez qu’il est apparu comment, ce système de santé de bureaucrate? Par magie? Ou parce que justement, et précisément, le système n’arrivait pas à s’autoréguler? Eh bien! On ne s’est pas donné l’un des meilleurs systèmes de santé au monde, pour avoir des bureaucrates mon cher Philippe. On l’a fait parce que le capitalisme est incapable de permettre à tout le monde de se faire soigner. Parce que ne vous en déplaise, le capitalisme concentre les richesses sur une minorité parasitaire, via leur conditionnement –qui leur donne leurs conditions-. C’est simple à comprendre pourtant monsieur David! 1+1=2! Si vous avez des moyens de production, vous serez nettement plus riche que celui qui ne possède aucun capital. (Vous ne me direz pas à moi que le bourgeois travaille fort pour obtenir ses moyens de production. à d’autres! Ce serait comme nier le labeur d’autrui! Et il faudrait posséder un méritomètre pour obtenir de telles conclusions, et ce n’est pas demain la veille que vous en trouverez un qui permette de dire que le bourgeois est plus méritant du labeur de son employé, que son employé lui-même! Vous ne serez pas capable non plus d’y conjuguer les risques, puisque les statistiques sur les accidents de travail sont claires à cet effet! Les travailleurs salariés prennent inévitablement plus de risques que les bourgeois, c’est logique après tout! Faut travailler, pour risquer de se blesser! L’argumentaire des capitalistes est pourtant celui-là! Oups!)

    L’État sera là tant qu’il n’y aura pas de partage des capitaux créés par ceux qui les quémandent! Et ceux-ci ne cesseront pas de se plaindre tant que le capitalisme existera, parce que ce système parasitaire permet l’exploitation du labeur d’autrui, via la propriété privée des moyens de production, et que cela permet l’enrichissement d’une minorité parasitaire, ne vous en déplaise.

    Dans la vraie vie mon cher monsieur David, les gens n’ont pas toutes et tous les mêmes conditions. Certains sont riches, d’autres pauvres. Mais ils ont chacun, des conditions différentes, dont des parents plus, ou moins riches, les uns que les autres. Ni le libertarisme, ni le capitalisme n’en tiennent compte. Leur constat se fait sans analyser les processus. Or, on sait bien que les processus en expliquent d’autres. Et là, bien votre capitalisme en fait fi. Il donne donc du mérite à Péladeau, qui n’a fait que reprendre, là où papa avait laissé… Il a hérité de son mérite! Faut le faire, après, de s’en prendre aux travailleurs et aux syndicats…-lui qui se disait marxiste…, pas fort!-.

    @ Sun Tszu

    «Si vous regardez toutes les mesures législatives prises dans les pays Occidentaux ces huit dernières années le signe est très clair.
    La cible choisie est « le terrorisme », inventé de A à Z par l’ennemi de l’humanité GW Bush .»

    Bien avant! Les allemands nazis disaient des juifs polonais qui se défendaient dans le camp de Varsovie, qu’ils étaient des terroristes! Imaginez! Le père de George Bush Sr également l’ait fait en parlant des troupes de Noriega, avec qui, pourtant, quelques temps avant, il buvait du champagne!

    Mais je suis d’accord avec votre constat sur les possibilités d’une éventuelle guerre mondiale, un genre de chaos. D’ailleurs, le milliard de dollars que Harper met dans les services de sécurité me laisse croire qu’il va bien équiper son SCRS pour qu’ils espionnent des types comme moi, des communistes, des socialistes, etc..

    Vous monsieur David, vous ne risquez rien! Ce sont vos amis!

    @ tout le monde

    À ce que je vois, beaucoup semblent croire que le libertarisme, qui serait une forme de capitalisme pur et dur, et non pas le corporatisme –que Marx disait inévitable dans le capitalisme-, pourrait arriver à quelque chose de bien, mais la réalité n’est pas celle-ci.

    Le système capitaliste ne permet pas le partage des richesses, au contraire. Parce que justement, des cartels se créent, mais encore… Chacun de nous avons un conditionnement propre à nous, et chacun de nous, donc, ne peut pas, par exemple, entreprendre, libre qu’il semble être de le faire… Parce que pour entreprendre, ça prend du capital pareil. Et le capital, lui, ne se partage pas dans ce système. Il se concentre chez ceux qui en possèdent déjà, puisque le capital lui-même, peut servir de multiplicateur de capitaux. Bref, un processus en explique un autre. Un parent riche explique un enfant riche, comme un pauvre explique un enfant pauvre. Etc..

    À lire Philippe David, je devrais avoir confiance en un système qui fait fi de cette réalité. Monsieur David voudrait même que je reconnaisse le mérite de monsieur Péladeau, qui pour moi, n’a su que profiter de l’héritage de papa. Péladeau est justement et précisément l’exemple que j’aurais pris pour prouver que le mérite n’est pas nécessaire pour exploiter le labeur d’autrui. Et exploitation du labeur d’autrui il y a, puisqu’il y a création de richesse engendrée par le labeur d’un salarié consentant. Consentant peut-être, mais exploité tout de même! La vache laitière est exploitée pour son lait, et ne s’en plaint pas trop. Bref, rien n’explique les mérites imaginaires des bourgeois, sauf l’imagination et l’affirmation des capitalistes, ou des libertariens. Ça revient au même! Il y a cul de sac idéologique! Il y a idéalisme! Aveuglement volontaire donc, des faits, et des processus expliquant les faits.

    C’est pourquoi je tiens à vous mettre en garde, chers lecteurs. Contre ce qui serait, pour la masse prolétarienne, c’est-à-dire les salariés, une répétition semblable, mais pire encore, d’un capitalisme maintes fois mis à mort et ressuscité. Rien n’y changerait! On serait encore menés par des élites, se disant plus méritants que ceux qui créent la richesse, tout en la quémandant…

    La solution, elle ne passe pas par quatre chemins, c’est le socialisme. Le socialisme n’a jamais eu sa chance, et ceux qui vous diront le contraire, ne pourront que pointer Cuba, cette île isolée, où le capitalisme ne ferait pas mieux s’il y était lui-même isolé. Un système sanguin ne peut pas se développer en une seule jambe, comme un système économique a bien des difficultés à survivre sur une seule île, isolée par un blocus illégal en plus!

    Le socialisme n’a pas eu sa chance et c’est précisément ce que l’on attend chez la masse, un système où les élus sont révocables quand ils ne font pas l’affaire, et un système où personne n’a plus le droit d’exploiter le labeur d’autrui, donc de s’enrichir sur le dos des travailleurs, qu’ils soient d’une classe moyenne imaginaire ou parmi les plus pauvres de ces salariés.

    Par là, je ne dis pas que cela irait jusqu’au communisme, et surtout, pas sur une si petite échelle de temps! Mais ce serait un début! Et toutes nos décisions seraient prises par le peuple, via des référendums, ou des élus, révocables en tout temps.

    Le capitalisme n’est que l’extension de la monarchie. On a changé des rois et des reines pour des mini-rois et des mini-reines.

    Cela dit, je ne suis pas contre que l’on récompense l’entreprenariat! Au contraire! Mais cette récompense doit-elle absolument se traduire par un permis d’exploiter le labeur d’autrui? Je suis certain que non.

    Pour le reste, le lectorat a déjà tout dit. Et je partage les mêmes craintes que François quant à Fox News et ces malades du Tea Party. Moi, parce que j’aime le drapeau Chinois, je ne soutiens pas pour autant cette autocratie qui s’est longtemps prétendue communiste –avec un État, et sans soviets! (soviet = conseil populaire)-.

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      18 juin 2010 à 10 10 20 06206
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      @ Sylvain Guillemette

      Merci beaucoup de débarquer avec tous vos sophismes et attaques ad hominem.

      C’est encore étonnant qu’il y a ait encore des gens tels que vous qui vivent dans le déni de la réalité que le socialisme, c’est la servitude.

      Cuba, peut-être, est ce qui s’en rapproche le plus.

      Quel excellent exemple! Parlons-en:

      http://www.youtube.com/watch?v=Vk4Uur_0UYw

      Votre idéal de société, M. Guillemette est une société où tout le monde est égal dans la pauvreté et où toute dissention est étouffée par la violence. Juste le ton de votre discours le démontre bien. Vous avez beau vous défendre que les exemples du passé ne sont pas représentatifs du véritable socialisme ou du véritable communisme, mais le fait demeure que toutes les tentatives d’implémenter votre idéal ont tous aboutis de la même façon. Si mon idéal peut paraitre utopique à certains, le vôtre a déjà prouvé son impossibilité.

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      20 juin 2010 à 8 08 01 06016
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      @Sylvain Guillemette

      Cher ami, le socialisme, le communisme et l’hyper-capitalisme sont ultimement détournés et contrôlés par les mêmes élitistes. Peu importe le système, le résultat est le même, nonobstant les beaux rêves et utopies qu’on a. L’hyper-capitalisme a fait et continu de faire des ravages extrêmes. Je crois que tous ces systèmes sont inutiles tant que nous n’aurons pas éliminer le coeur du problème: les psychopathes sans coeur qui gère le système, les slave owners, les banquiers internationaux et leur pouvoir de créer la monnaie.

      J’aurais ensuite tendance à prendre le meilleur du socialisme qui a du bon (et du mauvais qu’on laisse), même chose pour le capitalisme et certains principes du communisme et en faire une meilleure version plus humaine. Toutes ces idéologies ont des mauvais et bons côtés. Il s’agit d’être intelligent et humain, de regrouper ce qui fonctionne pour le peuple et de l’appliquer humainement tout en maximisant la liberté du peuple et minimisant le pouvoir de l’élite.

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    18 juin 2010 à 15 03 40 06406
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    Monsieur Phillippe David , savez-vous l’endroit dans lequel il y avait le plus d’or gardé religieusement ?=== Ils l’ont transféré récemment , c’est le seul endroit dans lequel on peut garder l’or sans qu’il s’altère et Séraphin le Québécois le savait.=== À cet endroit par contre , est-ce toujours les gardes Suisses qui vont en assûrer la protection ?
    J.M.D.S.

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    20 juin 2010 à 8 08 43 06436
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    Dans un jugement rendu vendredi par la Cour supérieure du Québec, l’école secondaire privée catholique de l’ouest de Montréal est exemptée de dispenser le cours d’éthique et de culture religieuse dans une perspective laïque, tel que requis par le ministère de l’Éducation.

    « La société démocratique canadienne est fondée sur des principes qui reconnaissent « la suprématie de Dieu » et la primauté du droit, lesquels bénéficient d’une protection constitutionnelle « dit le juge.
    J’ai pensé a toi Aimé lorsque j’ai prit connaissance de cette nouvelle.

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    20 juin 2010 à 17 05 43 06436
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    Alain B.

    Ouais, ça me fais rire. Les journaux vont récupérer cette nouvelle et la spinner dans toutes les directions imaginables.

    Si la madame qui ne veut pas de cours d’éthique obligatoire pour son enfant croyait tant en Dieu que ça, elle s’occuperait elle-même de l’éducation de ses enfants.

    Déjà que c’est mal parti, quand le juge dit que « La société démocratique canadienne est fondée sur des principes qui reconnaissent « la suprématie de Dieu » et la primauté du droit, alors que

    (1) la Charte canadienne des droits et libertés de 1982 dit ceci :

    CHARTE CANADIENNE DES DROITS ET LIBERTÉS

    http://laws.justice.gc.ca/fra/charte/1.html

     »Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit »

    Donc, la Charte reconnait la suprématie de Dieu, mais ne parle pas de démocratie.

    http://lois.justice.gc.ca/fra/C-12.3/page-1.html#anchorbo-ga:l_I

    Par ailleurs, la déclaration canadienne des droits de 1960, qui est finalement beaucoup plus intéressante, et qui s’applique toujours, dit ceci :

     »Le Parlement du Canada proclame que la nation canadienne repose sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu, la dignité et la valeur de la personne humaine ainsi que le rôle de la famille dans une société d’hommes libres et d’institutions libres;

    Il proclame en outre que les hommes et les institutions ne demeurent libres que dans la mesure où la liberté s’inspire du respect des valeurs morales et spirituelles et du règne du droit; »

    Dans les deux cas, on reconnait la suprématie de Dieu, mais en aucun cas il n’est question de démocratie.

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    21 juin 2010 à 8 08 56 06566
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    @ PJCA

    Je sais bien qu’en ce moment, l’État est conquis et dirigé dans le but de favoriser le capital, le capitalisme donc, et ses possédants. Mais bon, oui, l’État est malmené, il va mal, le cynisme envahit le prolétariat, abruti par les conditionnements bien positionnés, à même l’État et ses outils d’abrutissement de masse, voire les médias, les lignes de pensée, les «études d’experts» commandées pour ce, etc.. Je le vois bien monsieur Allard.

    Seulement, j’espère bien qu’un prolétariat plus conscient de ses propres intérêts de classe, car il existera encore –à moins de zigouiller les bourgeois et les rapports de classes, les classes elles-mêmes, ce que je n’ai pas ouvertement prôné encore…-, saura se donner un outil pour faire répression de la minorité qui lui tiendra tête. L’État, en ce sens, servira, temporairement –peut-être-, les intérêts de masse, plutôt que ceux de la minorité parasitaire en place à notre gouverne.

    Cela dit, vous êtes certains que demain, l’État s’en ira? Qu’est-ce qui vous assure cette idée monsieur Allard? L’État, de quel côté que ce soit, sert toujours les intérêts de quelqu’un et permet à ce quelqu’un, d’imposer ses intérêts, non? Qui voudra s’en départir, sauf à long terme?

    Je peux bien comprendre qu’il est possible que l’ensemble des nations veuille s’en débarrasser de cet État, mais alors, si le cas s’impose, je ne crois pas qu’on échappe à des guerres incestueuses et très sanglantes. Les libertariens ne pourront pas compter sur moi pour adorer à nouveau soit disant méritant. Encore moins compter sur moi pour partager la majeure partie des fruits que je crée en travaillant, à un parasite de fortune, issu de conditionnements bien précis.

    Je veux bien, moi, y croire à la mort de l’État… Mais cela ne garantit rien d’y croire, encore moins pour mes buts escomptés.

    Et quand vous dites «La fusion des libertariens et des « solidariens » (ceux qu’on dit de Gauche ) y parviendra en quelques jours !», je veux bien, mais vous connaissez certainement comme moi, ce qui sépare, entre autre, ce club de «vrais capitalistes» de nous, les socialistes. En partant, vous savez très bien que la conciliation de classes, pour nous, est inacceptable. Et qu’au contraire, les libertariens reconnaissent toujours le «mérite» du bourgeois, ce en quoi, nous, les socialistes ne «croyons» pas. D’ailleurs, nous ne sommes pas croyants. Je le vois plutôt, pour ma part, comme une tentative de faire une sortie honorable pour la bourgeoisie. Et quant à moi, c’est un coup raté. Leur argumentaire est pratiquement le même… Vous avez bien vu, comme moi, les libertariens défendre les mêmes dogmes, exactement, que les capitalistes dits corporatistes. Ce qui est ironique ici, c’est qu’à notre instar –comme on le fait du stalinisme ou du maoïsme…-, ces libertariens qualifient le capitalisme actuel d’imposture –avec justesse-. Sauf que….., ce qu’ils proposent en retour, est ni plus, ni moins, un capitalisme plus dur, plus sauvage.

    Et cher monsieur Allard, la gauche au Québec commence tout juste à se rassembler sous les solidaires, avec difficultés et débats rigoureux! Alors je vois mal comment cette gauche pourrait se satisfaire d’alliés pareils aux libertariens. Je crois, au contraire, que si l’on identifie justement le système prôné par les libertariens, les contribuables verront clair dans leur petit jeu et reconnaîtront un système capitaliste, beaucoup plus souple, certes, mais envers la classe bourgeoise, non envers le prolétariat, qui continuera pour sûr de vendre sa force de travail –à un non-méritant- dans un tel système.

    Cela dit, je partage votre point de vue quant à la prochaine destruction de tout cela… Pour les mêmes raisons? Je en sais pas en fait, il y a tellement de raisons pour lesquelles les États pourraient tomber, et entraîner avec eux cette pourriture bourgeoise. Je crois qu’on pourrait passer quelques semaines sur ce seul sujet en fait…

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    21 juin 2010 à 9 09 22 06226
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    J’avais « prévu » l’effondrement du système il y a 40 ans; et cela ne s’est pas encore produit.

    Remarquez qu’on n’avait pas encore été obligé d’y injecter 1000 milliards de dollars et 4,000 milliards d’Euros encore à l’époque. C’est un très bon signe.

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    21 juin 2010 à 9 09 24 06246
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    Et vous me pardonnerez monsieur Allard, mais je n’éprouve pas du tout le même sentiment que vous à l’égard des rêves de chacun. Je crois, dès le début, que même les rêves sont issus d’un conditionnement. Et en cela, je ne veux pas dire qu’il faille tout brimer…, seulement, si de permettre à quelqu’un de réaliser ses rêves, veut dire entre autre, de lui donner le droit d’exploiter le labeur d’autrui, je décroche.

    «Sa responsabilité de gérant, toutefois, n’est pas de faire, mais que les choses soient faites. Il peut donc s’en acquitter lui même, mais va généralement en déléguer l’exécution. Dans une Nouvelle Société – qui reconnaît la propriété privée – ce sont des entrepreneurs qui produisent la vaste majorité des biens et services. L’État ne peut abdiquer sa responsabilité de développer et d’enrichir, mais il en privilégie la sous-traitance au secteur privé.
    Même quand il s’agit de services dont le consensus social décide que la collectivité doit assumer le coût, c’est chaque fois que possible un fournisseur autonome choisi par l’utilisateur qui rend le service et est rémunéré par un montant mensuel fixe, établi au prorata du nombre de ceux qui l’ont choisi comme fournisseur en s’inscrivant à son registre. Le libre choix de la population demeure ainsi le déterminant final de la rémunération du fournisseur de services payé par l’État.»

    Et là où je ne suis pas d’accord ici, c’est lorsque vous parlez de propriété privée, parce là encore, le débat n’est pas fait à savoir, qui et comment, peut entreprendre. On noie le débat des processus, expliquant celui-ci, la richesse de chacun, donc la possibilité de chacun d’entreprendre. On patauge donc, à nouveau, dans un totalitarisme.

    Pourquoi, tout en tenant les mêmes principes quant à l’État de cette société, ne pas remplacer les entreprises privées par des coopératives, toutes membres d’une toile sociale? Donc, je parle de coopératives de solidarité. Celles-ci sont gérées par les travailleurs y étant présents, et fonctionnent, même si coopératives, semblablement pareil aux entreprises privées. On brime ainsi le droit d’exploiter le labeur d’autrui, tout en pouvant récompenser, de façon démocratiquement choisie, l’entreprenariat d’un ou d’un autre. Car là encore, je crois que les récompenses auxquelles on s’attend, sont elles-mêmes propres à des conditionnements bien en place. Là où jadis on aurait pu se contenter qu’on donne à une université notre nom, il faut aujourd’hui remplacer cette récompense par des millions de dollars…

    Bref, je viens de terminer la lecture de «Société Nouvelle 12 min», et tout ce qui m’agace, ce sont vos références au privé. J’aime bien vos idées, mais je remplacerais ces entreprises privées par des coopératives. Et comme je disais plus haut, je reconnais qu’il faille récompenser les entreprises faites par certaines personnes ayant le conditionnement requis pour en arriver là. Cela par contre, à mes yeux et ceux de mes amis socialistes, ne doit pas permettre au privé de prendre pied. Le privé, c’est le reflet même du mauvais partage des richesses, de la différence entre nos conditions, elles-mêmes soumises à des conditionnements bien différents eux aussi.

    Cela dit, c’est très intéressant. Merci pour vos liens.

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    21 juin 2010 à 9 09 55 06556
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    «Il est impossible de créer des lois qui empêcheront le vol, l’abus et l’escroquerie. Tout ce que ces lois feront sera de donner la possibilité de punir le vol, l’abus et l’escroquerie. Elles n’empêcheront absolument rien. Le seul rôle d’une loi est de créer un « hors la loi » avec une personnes qui était « honnête » avant la création de cette loi. Instaurer une loi ne change pas ce que les gens sont.»

    Je ne suis pas d’accord. Pourquoi? Parce que le système dans lequel on vit, n’est pas assurément pourvu, lui, de capitaux partageables. Où je veux en venir exactement? C’est bien simple! Si je vis dans un système communiste, dépourvu d’État, et de droit d’exploiter le labeur d’autrui, et de propriété privée, comment est-ce que quelqu’un peut avoir, posséder, plus que l’autre? Dès lors que vous l’apercevez, le «différent» des autres, vous le dénoncez.

    Dans un système où les richesses sont mal partagées, comme dans le système capitaliste, il est tout à fait normal qu’on soit en difficulté d’identifier ces voleurs, ces abuseurs et ces escrocs. Le système est totalitaire en soi et fait fi des conditionnements de chacun, donc par conséquent, des conditions de chacun. Le système capitaliste n’a donc que faire de ces escrocs…

    Bref, vos propos sont faux et cette fausseté peut s’observer dans une pièce conçue pour ce, en y faisant l’expérience. Et votre exemple n’est pour moi, que la preuve dont j’avais besoin. Vous dites «Par exemple: La loi du .05% ou du .08% de l’alcooltest ne dérange pas du tout les irresponsables qui conduisent en état d’ébriété. Ils sont irresponsables; quelle loi peut les changer?»… Or, si je mets ici en pratique ce que je viens de dire, l’alcool n’existe pas. Alors comment les conducteurs peuvent-ils dépasser une limite, sans alcool pour ce faire? Voilà!

    Et pour changer les gens, il faut un conditionnement propice aux idées que vous voulez mettre en place. Si le modèle que vous préconisez revient à un modèle où le partage des richesses sera, eh bien, défaites-vous du capitalisme, parce qu’il en est incapable. Il le sera encore moins lorsque les libertariens auront sabré dans les lois permettant ces enrichissements d’une minorité parasitaire, au préalable, seulement méritante d’avoir posséder les moyens de production avec lesquels on peut s’enrichir.

    Les libertariens ne sont que des capitalistes, plus sauvages. Avec un système libertaire, fini de palier aux ratées du système lui-même, et c’est précisément ce que ne comprennent pas les libertariens. Ces lois, qu’ils détestent, sont également celles qui leur auront permis de vivre dans un quasi capitalisme, pendant autant de temps! Sans ces soupapes sociales, la grogne populaire aurait eu, depuis longtemps, raison de ce système parasitaire.

    «Quant au système, quel qu’il soit, si les gens qui y vivent sont centrés sur leur petite personne, il ne fonctionnera pas. La monarchie n’a pas toujours fonctionné, la tyrannie n’a pas toujours fonctionné, le socialisme n’a pas toujours fonctionné et le capitalisme ne fonctionne pas non plus depuis une cinquantaine d’années. Ce n’est pas à cause des systèmes; c’est à cause des gens qui y vivent.»

    Faux, archi faux. Le capitalisme, lui, fait banqueroute seul. C’est le corporatisme que dénoncent les libertariens qui le sauve. Quant au socialisme, vous n’avez point d’exemple de ratée. Cuba se débrouille bien, malgré son isolement. Et se faire croire qu’une économie socialiste peut se développer en un seul pays, sur une île isolée de plus, c’est comme croire aux fantômes, c’est tout aussi pertinent! Et encore! Ce serait nier les faits historiques en plus. Comme par exemple le Blocus illégal contre Cuba… Ou encore, les dizaines de Coups d’État orchestrés par les capitalistes contre les socialistes. Sans parler des assassinats extra-territoriaux, etc..

    Et c’est d’ailleurs le problème avec l’idéalisme des capitalistes et des libertariens, qui sont les mêmes au fond, ces idéologies font fi des processus expliquant telle ou telle situation. On patauge dans le totalitarisme.

    Donc, les gens qui vivent dans un système, vivent sous des conditions, issus eux, de conditionnements précis, conséquemment. On peut donc changer ce que l’on appelle la nature humaine, via un conditionnement différent. Donc, par un modèle économique différent, comme le socialisme.

    «J’avais « prévu » l’effondrement du système il y a 40 ans; et cela ne s’est pas encore produit.
    Remarquez qu’on n’avait pas encore été obligé d’y injecter 1000 milliards de dollars et 4,000 milliards d’Euros encore à l’époque. C’est un très bon signe.»

    En fait, vous vous trompez. Ce système est mort. C’est d’un revenant qu’il s’agit actuellement. Le capitalisme meure aux 30-40 ans, on le fait revivre, aux frais des exploités, sans leur consentement. Le système capitaliste est mort depuis belle lurette. Moi, quand je joue à un jeu et que je perds avec mes amis, pour eux, soyez certains que j’ai bel et bien perdu! Ils ne me redonneront pas des chances aux deux tours!

    Sans l’imprimerie de ces milliers de milliards de dollars, c’en était terminé de ce système parasitaire enrichissant une minorité. Les libertariens devraient donc, en fait, remercier le corporatisme d’avoir sauvé le peu de capitalisme qu’il y avait dans ce système pourri.

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    21 juin 2010 à 9 09 59 06596
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    @ SG:

    On ne changera pas la nature humaine. Le pauvre veut devenir riche et chacun est corruptible. Ce qu’on peut faire de mieux, c’est mettre en place des systèmes qui vont donner le bien commun comme passage obligé vers le bien individuel.

    Il y a toujours eu et il y aura toujours un État pour le faire. Plus ou moins bien, dans la mesure où les pouvoirs sont en équilibre, ce qui limite la corruption. Le « check and balance’ américain est ce qu’on a fait de mieux jusqu’à présent… mais ce n’est plus suffisant.

    Le vrai et le SEUL espoir – ce que je tente de faire comprendre depuis 40 ans – c’est que, la complexité augmentant, chaque individu devenant complémentaire devient indispensable et le pouvoir se diffuse. À la limite toute gouvernance devra donc devenir consensuelle.

    Nous n’en sommes pas là, nous y allons. Les Libertariens, qui ne le comprennent que confusément, souhaiteraient que nous fassions comme si on y était déjà. Les Solidariens, pour leur part, rêvent que la solidarité peut exister au-delà de ce que cette indispensabilité rend incontournable.

    J’aimerais bien qu’on travaille vers ce nouvel équiiibre où l’individu devient plus important, mais, de toute façon, l’évolution technique nous y amènera même si personne ne s’en occupe. On souffrira seulement un peu plus longtemps…

    Je mourrai avant que la lumière ne se fasse et, même quand elle se fera, les uns prétendront que c’est ce que Marx voulait dire … et les autres que c’était implicite dans les textes sacrés de l’école de Vienne…

    En attendand, je continue a cultiver mon jardin…

    Pierre JC Allard

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    21 juin 2010 à 10 10 39 06396
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    @SG: (9:24)

    «  Pourquoi, tout en tenant les mêmes principes quant à l’État de cette société, ne pas remplacer les entreprises privées par des coopératives, toutes membres d’une toile sociale »

    C’et bien l’intention. C »est sur la manière d’y arriver que nous différons. Vous semblez croire que l’individu veut autre chose que son bien personnel. Ce n’est pas vrai. Si, par un conditionnement, vous le faites agir contre sa nature, l’effet est instable… et bien précaire.

    N’avez-vous pas vu qu’en URSS, après 70 ans d’athéisme militant, il a suffi d’un peu de liberté pour que les popes barbus, ignorants et rapaces réapparaissent comme des fourmis sortant d’une souche pourrie ? Et les astrologues sont avec nous depuis la Chaldée..

    Prenez une heure ou deux et lisez les articles 31 à 35 de la série en lien ci-dessous. C’est ainsi qu’on bâtira une « toile sociale de coopératives » dans une Nouvelle Société. En allant dans le sens de ce que veut l’individu, pas en le contrariant.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/production-structure-51/

    PJCA

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    21 juin 2010 à 10 10 59 06596
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    « C’est bien simple! Si je vis dans un système communiste, dépourvu d’État, et de droit d’exploiter le labeur d’autrui, et de propriété privée, comment est-ce que quelqu’un peut avoir, posséder, plus que l’autre? Dès lors que vous l’apercevez, le «différent» des autres, vous le dénoncez.  »

    faudrait demander aux anciesn habitant d’URSS et , tant qu’à y être, aux chinois d’avant la « reprise économique ».

    Ce serait peut-être intéressant que quelqu’un nous décrive le système Suisse; on n’ose jamais en parler. Je me demande pourquoi?

    « Dans un système où les richesses sont mal partagées, comme dans le système capitaliste, il est tout à fait normal qu’on soit en difficulté d’identifier ces voleurs, ces abuseurs et ces escrocs. »

    Alors là, parfaitement d’accord avec vous; c’est beaucoup plus facile dans un système socialiste. Sauf que vous êtes obligé de donner tous les pouvoir à l’État pour « gérer » l’ensemble de ces coopératives.

    « Or, si je mets ici en pratique ce que je viens de dire, l’alcool n’existe pas. Alors comment les conducteurs peuvent-ils dépasser une limite, sans alcool pour ce faire? Voilà! »

    CQFD! Mais que faites-vous des irresponsables au volant ? Plus de voitures pour personne? Que faites-vous des parents irresponsables? Exiger un test qui permette d’avoir des enfants? Que faites-vous du problème d’obésité responsable de maladies? On met tout le monde à la ration? Que faites-vous lorsqu’une catasstrophe comme celle du Golfe du Mexique arrive? Tout le monde paie ou plus de pétrole pour personne? Ainsi de suite…

    « Faux, archi faux. Le capitalisme, lui, fait banqueroute seul. »

    Je ne crois pas. Je constate plutôt dans l’histoire contemporaine que le Capitalisme est le deuxième à faire banqueroute.

    « Cuba se débrouille bien, malgré son isolement. »

    C’est l’hotel où vont les touristes qui est isolée. Personnellement je préfère de beaucoup ma qualité de vie au Québec malgré ses « manques ». (Vous pouvez même inclure:…que presque partout ailleurs en Europe et en Afrique. J’ai vécu les deux. Bon je n’ai pas vécu en Chine ni en Russie, mais…c’est peut-être mieux. N’est-ce pas?)

    « Ou encore, les dizaines de Coups d’État orchestrés par les capitalistes contre les socialistes. Sans parler des assassinats extra-territoriaux, etc.. »

    D’un seul côté n’est-ce pas? Le socialisme du temps de l’URSS n’a jamais tenté de se répendre partout pour remplacer le capitalisme; c’est certainement une fausse information qui a circulé.

    « On patauge dans le totalitarisme. »

    Où ça? Certainement pas à Cuba, ni en Chine, ni en Russie?

    « On peut donc changer ce que l’on appelle la nature humaine, via un conditionnement différent.  »
    Entièrement d’accord avec vous, c’est effectivement ce qu’il faut faire.

    « Donc, par un modèle économique différent, comme le socialisme.  »

    Pas d’accord du tout. On change les gens par une éducation différente axée sur l’altruisme plutôt que sur l’égoisme. Si vous avez des égoistes dans vos coopératives, ça ne marchera pas plus qu’autre chose. Même le « bien de l’ensemble » ne fonctionne pas quand il surpasse le bien individuel.

    « Moi, quand je joue à un jeu et que je perds avec mes amis, pour eux, soyez certains que j’ai bel et bien perdu! Ils ne me redonneront pas des chances aux deux tours! »
    Les miens le font; curieux!

    « Sans l’imprimerie de ces milliers de milliards de dollars, c’en était terminé de ce système parasitaire enrichissant une minorité. »

    Parfaitement d’accord. C’est d’ailleurs ce que n,a pas pu faire l’URSS à l’époque

    ——————-

    « Ce qu’on peut faire de mieux, c’est mettre en place des systèmes qui vont donner le bien commun comme passage obligé vers le bien individuel.  »

    Peut-être…de mieux, mais ça ne fonctionnera pas sans un changement d’optique de l’individu. Autrement dit: changer la « nature humaine » actuelle. L’optique actuel n’est pas « naturel ». Il n’est même pas logique avec la source du développement de l’humanité. Cette source prônait l’entraide mutuelle, la reconnaissance des aptitudes de chacun des individus et la protection de chacun des individus par l’ensemble. la punition pour déroger aux règles était l’exclusion du groupe. Il n’y existait aucun « culte de la personnalité » et tous étaient sur un pied d’égalité. Ensuite est apparu « Dieu » l’être supérieur qui se permettait de faire des choix. Résultat: Ce que nous vivons actuellement. Ce n’est qu’une question de « culture ».

    « …chaque individu devenant complémentaire devient indispensable et le pouvoir se diffuse. À la limite toute gouvernance devra donc devenir consensuelle.  »

    La complémentarité des individus est une toute autre optique que l’actuelle. Et je crois que cela pourrait marcher si l’individu s’y identifie. Sans cela même ce système ne fonctionnera pas. C’est l’individu qui fait l’État et le système; pas le contraire.

    « Je mourrai avant que la lumière ne se fasse et, même quand elle se fera, les uns prétendront que c’est ce que Marx voulait dire … et les autres que c’était implicite dans les textes sacrés de l’école de Vienne…

    En attendand, je continue a cultiver mon jardin…
     »

    Vous avez raison. La preuve: On dit actuellement que « La relativité d’Einstein explique celle de Newton ».
    En fait elle la contredit; mais on ne peut pas l’accepter, cela change trop de choses établies en science.

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    21 juin 2010 à 18 06 15 06156
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    Vu sur CBC ce jour un article de Conrad Black qui raconte la période dite de la ‘révolution tranquille’.

    Voici quelques passages intéressants qui montrent que plus ça change, plus c’est pareil :

    (1)
    Black: It was clear from the previous election, 1966, that there was great resentment of the heavy-handed authority of the new civil service that the Lesage government had imposed on the province.

    There was a clear division between those who thought the tax increases, secularization and bureaucratization required were unjustified, and those who thought them a sensible investment for Quebec’s future.

    There was also the question of rising nationalism.

    (2)

    ‘What, in your view, were the greatest achievements — and failures — of the Lesage government?

    Black: I think the Lesage government’s greatest achievements were building on Duplessis’s accomplishment in forcing the St. Laurent and Diefenbaker governments to concede Quebec’s concurrent right to direct taxes.

    Also, the successful, and fairly priced, takeovers of the balance of Quebec’s hydroelectric power companies in 1962 on behalf of Hydro-Quebec; and an increase in the post-secondary places available in the province’s education system.

    The greatest failures were that the education and health-care systems were handed over to radical teachers’ and nurses’ unions.

    Essentially Quebec had the same teachers teaching the same curriculum in the same schools, and the same nurses performing the same tasks in the same hospitals.

    Both at 10 times the previous cost when they were mainly members of religious orders.

    The resulting costs led to sharply higher taxes, which caused immense discontent, and the added strength of the public sector unions spread into the private sector and drove a great deal of investment capital away from Quebec.

    Lesage and his ministers didn’t reckon on the cost of their reforms, or the implications of tax increases and chaos in the public sector and industrial unions.

    Source : http://www.cbc.ca/canada/story/2010/06/18/f-quebec-conradblack-interview.html

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    22 juin 2010 à 10 10 55 06556
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    http://www.youtube.com/watch?v=7QDv4sYwjO0

    «Il faut d’autant moins faire l’impasse sur les mouvements de type Black Block, toutefois, que c’est leur composante anarchique qui en fait désormais les seuls mouvements efficaces. Seul un mouvement fluide et dont la motivation et les tactiques sont internalisées peut désormais offrir une parade efficace au pouvoir.»

    Je ne suis pas d’accord. Un groupe parfaitement entraîné peut se déplacer sans tête dirigeante. D’ailleurs, les formations militaires permettent ce genre de manœuvres regroupées, où chacun peut prendre sans exception, le contrôle et la direction du groupe. Les anarchistes n’ont rien inventé ici. On utilise d’ailleurs, des amis et moi, ce principe au Paintball. Ça fonctionne très bien, ça rend tout le monde autonome et apte à leader.

    «La terreur est là en germe, dès qu’un travailleur en grève veut s’opposer par la force à ce que son compagnon travaille. Cette approche à la Germinal est non seulement immorale, mais inefficace. Elle est bête, parce qu’elle n’est pas adaptée à une société complexe d’interdépendance.»

    Et là, certes qu’elle est bête, mais elle est soumise, elle aussi, à un conditionnement bien précis, le capitalisme, donc le droit de posséder des moyens de production, et dès lors, le droit divin de ce propriétaire de jouer des interactions sociales entre travailleurs, faisant pourtant partie d’une même classe, le prolétariat. C’est qu’il y a aliénation, ou simple complaisance vis-à-vis le parasitisme des bourgeois. Et j’entends par bourgeois, ces parasites qui possèdent les moyens de production, de qui, l’humanité n’est pas du tout dépendante, sauf dans un système économique capitaliste –puisque celui-ci explique la concentration de capitaux ici et là…-.

    Dans un système capitaliste, le travailleur s’en remet à la force, comme son ennemi le fait à sa manière. Je suis certain qu’un prolétariat aussi riche que la bourgeoisie paierait l’ouvrier, plutôt que de le contraindre à quoi que ce soit. Il faut juger, justement, la situation propre aux processus qui l’expliquent. Et le capitalisme, ici, explique le salariat. Et ce dernier explique les conflits –Vous savez très bien que la bourgeoisie achète la fidélité…, ce, parce qu’elle en a les moyens, rappelons-le.- entre prolétaires, même entre les cadres et les syndiqués par exemple. Dans les usines, nous n’appelons pas certains de ces cadres les «nez bruns» pour rien.

    Ce qui se passe dans Germinal, c’est un ouvrier conscient de sa classe, et de ses conditions de classe par conséquent, tentant de réveiller une masse de gens endormie, se complaisant dans sa propre exploitation, telle une vache laitière branchée aux machines de traite. Ce n’est pas non plus, sans nous rappeler ce que dit Chomsky d’une bonne part de la population. Qu’elle est tellement conditionnée à se faire abrutir, qu’elle en redemande. On parle ici, d’aliénation, rien de moins. Et dans Germinal, le lèche-cul frustré de la vie qui refuse de faire la grève, agit ainsi parce qu’il est égoïste et qu’il refuse de suivre, autrement dit également, et rappelons-le pour ceux qui n’ont jamais vu Germinal, la démocratie. Parce que rappelons-le, le village est pratiquement unanime. S’il y a dissension, elle est tout de même beaucoup moins importante que le taux de participation électoral du Canada ou que l’appui qu’ont obtenu les conservateurs aux dernières élections…

    Dans Germinal, aussi, le bourgeois achète ses sujets, et définit donc, les conditions de certaines personnes, de façon à ce qu’elles soient supérieures à celles des militants pour leurs droits. Mais c’est également le reflet du pouvoir qu’ont les bourgeois, seulement parce qu’ils possèdent le ô capital.

    L’humanité ne passe pas nécessairement par ces principes dépassés que sont les droits inexpliqués d’exploiter le labeur de quelqu’un d’autre que soi-même. L’exploitation des humains par les êtres humains n’est pas indispensable à notre évolution, et je n’ai jamais vu d’ailleurs, quelconque argumentaire apte à défendre ce genre de dogmes inexplicables.

    @ PJCA

    «On ne changera pas la nature humaine. Le pauvre veut devenir riche et chacun est corruptible. Ce qu’on peut faire de mieux, c’est mettre en place des systèmes qui vont donner le bien commun comme passage obligé vers le bien individuel.»

    Je ne suis pas d’accord, mais pas du tout. La nature humaine est un reflet du conditionnement de cette humanité. Les cultures différentes de chaque nation m’en témoignent. On peut modifier le conditionnement des êtres humains, comme on peut changer leurs habitudes. Du jour au lendemain? Je ne crois pas. Mais est-ce que cela est possible sur plusieurs générations? La mise en place du capitalisme le prouve sans aucun doute! Le capitalisme ne vient pas de la nature humaine, mais de la cupidité de certains humains, privilégiés par le système monarchique de l’époque. Donc, il leur a fallu, à eux aussi, un conditionnement propice à ce qu’ils développent un attachement à ce titre de bourgeois. Ils en ont fait un modèle bien à eux, et des êtres humains par la suite, ont envié, d’espérance d’atteindre le sommet de la pyramide sociale et économique qu’était de fait, ce système parasitaire privilégiant une minorité.

    Ainsi, on ne peut pas nier, vous le premier, le travail qui fut accompli durant toutes ces années à Cuba. Est-ce que ce travail est achevé? Je ne crois pas, et je serais très mal placé pour en juger. Mais y a-t-il eu changement de la nature humaine cubaine, vis-à-vis par exemple, la nature humaine de l’époque de Batista? Je crois pouvoir dire oui. Tout comme des changements de régime, de propagande donc, de conditionnement par conséquent, en ont fait la preuve aussi, dans d’autres pays.

    Et si nous avons cette conversation, c’est déjà que «tous les humains» ne partagent pas cette nature!

    Alors je ne crois que tout ce que nous pouvons faire, soit de faire, à la place des conseils populaires, ce qu’ils pourraient faire eux-mêmes, si conditionnés pour ce. On peut conditionner par exemple, un être humain à remercier quelqu’un qui lui donne une pomme, comme on peut lui apprendre à ne le faire que lorsqu’il reçoit une voiture de luxe. Le conditionnement d’un riche, ou d’un pauvre, n’est certainement pas le même sinon. Ainsi de suite…

    Je crois qu’il faut seulement être réaliste et comprendre que ces conditionnements, dont je parle, comme le socialisme et ses valeurs par exemple, prennent du temps du temps à s’implanter et que cela se fait, évidemment, sur plusieurs générations. D’ailleurs, Cuba a pris beaucoup de temps pour afficher ce changement de nature. Mais aujourd’hui, même si les Cubains veulent plus que ce qu’ils ont, on peut je crois, dire qu’ils ont changé de nature et qu’ils sont désormais, plus internationalistes que les états-uniens par exemple, sauf si on peut considérer l’impérialisme comme une nature internationaliste, ouf!

    Alors d’emblée, sur ce point, nous ne sommes pas d’accords pour dire que les êtres humains ont tous la même nature. Moi, en tout cas, je n’ai pas cette nature dont vous parlez. Je trouve, de dire cela, que c’est aussi pertinent que de dire «tout le monde sait ça…». Ça a autant de valeur scientifique, pas plus.

    «e « check and balance’ américain est ce qu’on a fait de mieux jusqu’à présent… mais ce n’est plus suffisant.»

    C’est effectivement bien loin de la perfection! Même, je dirais que ça a tout à voir avec les ratées… Pour sauver son propre système parasitaire qui ne partage pas les richesses, ils sont de toute façon prêts à tricher et à imprimer des billets par milliers de milliards…

    «Les Solidariens, pour leur part, rêvent que la solidarité peut exister au-delà de ce que cette indispensabilité rend incontournable.»

    Je ne généraliserais pas. Je crois que nous sommes à la veille de réécriture du manifeste du PCC… Dans el sens où, les classes ont changé, quoiqu’il y ait toujours des classes exploitées et exploitantes en général… Mais les choses ont changé légèrement. Et il faut s’adapter. Aussi, il faut tenir compte du fait que, même les Cubains, reconnaissent qu’il faille par exemple, récompenser les efforts supplémentaires, sans pour autant donner le droit d’exploiter le labeur d’autrui.

    Je ne suis donc pas de ceux qui croient à la magie. Je suis internationaliste, et solidarien si vous le dites, et je crois qu’il faut réajuster le tir. Mais je ne cèderai pas sur la question de l’exploitation de l’être humain par l’être humain.

    Et cher monsieur Allard, les conseils populaires ne sont-ils pas sensés être ces repères pour les individus? Dans un Conseil municipal, il y a toujours moyen de régler le cas d’individus… Je ne vois pas pourquoi un soviet n’en serait point capable, sauf si les droits de l’individu viennent brimer les droits de la collectivité. Mais le problème pour ces individus, plus individualistes, c’est que nous vivons sur le même caillou, et qu’en ce moment, nous, les socialistes et les anarchistes etc.., on se le tape, leur système, de gré ou de force.

    Alors, à savoir si on imposera ou non notre pouvoir sur ceux-là, on verra. Mais ils seraient très mal placés aujourd’hui pour critiquer notre prise de pouvoir et notre dictature du prolétariat.

    «Je mourrai avant que la lumière ne se fasse et, même quand elle se fera, les uns prétendront que c’est ce que Marx voulait dire … et les autres que c’était implicite dans les textes sacrés de l’école de Vienne…»

    Je ne suis pas religieusement Marx, mais il avait raison sur bien des points quand même. Ses manifestes, les capitalistes ne les ont pas détruit par des argumentaires, mais par de la démagogie, et vous le savez. Le marxisme demeure d’actualité, précisément parce qu’il est appelé à suivre la science, donc le temps. Un marxiste doit s’adapter de son temps, des nouvelles connaissances aussi. Et aujourd’hui, avec les classes et tout le débat qui les entoure, une réécriture du manifeste me semble obligatoire pour préserver la cohérence et la justesse. Nous y songeons d’ailleurs au CIO.

    Et pour être franc monsieur Allard, j’ai 30 ans, et je crois bien que je vais avoir le temps de cultiver mon potager et mon jardin, moi aussi!

    «C’et bien l’intention. C »est sur la manière d’y arriver que nous différons. Vous semblez croire que l’individu veut autre chose que son bien personnel. Ce n’est pas vrai. Si, par un conditionnement, vous le faites agir contre sa nature, l’effet est instable… et bien précaire.»

    Je n’ai jamais vu l’expérience menée sur un long terme. Je crois que si c’était sur le long terme, on ne pourrait que conclure que la nature humaine est conditionnée par ses conditions. Mais par exemple, sur la question des coopératives, nous sommes sur un projet de la sorte, et savons que dans la région de Lanaudière, il y a beaucoup de ces coopératives. À nos yeux, celles-ci représentent, comme vous le dites, l’intérêt personnel, à travers un réseau social qui s’entraide naturellement. Les travailleurs n’y sont plus qu’exploités que par eux-mêmes, entre eux-mêmes. Mais je préfère de loin la coopérative de solidarité que celle des travailleurs, qui rend moins de compte au «social».

    Notre but? Peu à peu, remplacer le marché privé par des coopératives, qui elles-mêmes, si nombreuses, peuvent replacer l’État dans sa gestion du «social». C’est comme créer un État dans un État, sans définir qu’il y ait véritablement un État. Je le vois comme une toile sociale entrant en compétition avec le marché privé et les dogmes du capitalisme. C’est je crois, la seule et plus concrète des façons que j’ai trouvé, de concrétiser mes valeurs socialistes. Du moins, j’ai l’impression de créer quelque chose…

    @ lartiste

    «faudrait demander aux anciesn habitant d’URSS et , tant qu’à y être, aux chinois d’avant la « reprise économique ».»

    Pas vraiment! Les Russes ont vécu le socialisme durant l’ère de Lénine, pas plus! Ils ont vécu un stalinisme, une dictature SUR le prolétariat, pas le contraire! Le communisme, c’est l’absence de l’État, la mise en place de soviet –conseils populaires dont les élus sont révocables en tout temps-, et surtout, surtout, la dictature DU prolétariat. Pas le contraire! La Russie pour ainsi dire, n’a jamais vécu le communisme. Peut-être le socialisme, et cela, seulement durant l’ère de Lénine, jusqu’à sa mort.

    Quant à la Chine, il faut également être dupe ou rien y comprendre. Elle a vécu le maoïsme, et la dictature d’un seul homme, quoique certains villages tentaient et tentent encore aujourd’hui, de vivre dan un genre de socialisme. Mais d’emblée, l’État chinois n’a pas laissé place aux conseils populaires dont les élus auraient été révocables en tout temps, et n’a surtout pas mis en place la dictature du prolétariat. Au contraire et comme la Russie, elle a exercé une dictature SUR le prolétariat.

    Allez-vous me dire que la Corée du Nord est aussi communiste, ou socialiste? Et Pol-Pot tant qu’à y être? Si la seule prétention d’individu lui donne raison, alors ma foi, Charles Manson était peut-être véritablement la résurrection de Jésus!

    C’est simple lartiste, l’habit ne fait pas le moine!

    «Alors là, parfaitement d’accord avec vous; c’est beaucoup plus facile dans un système socialiste. Sauf que vous êtes obligé de donner tous les pouvoir à l’État pour « gérer » l’ensemble de ces coopératives.»

    Totalement faux. Et cela me permet de dire, que visiblement, vous ne connaissez rien du socialisme, encore moins du communisme. Le socialisme est sensé laisser place au pouvoir, par conseils ouvriers. Ce qui diffère totalement de vos prétentions. L’État n’est sensé que jouer un rôle d’aidant à ces initiatives. Et peu à peu, l’État doit laisser place à ces conseils populaires ou ouvriers, et se diminuer. Pour finalement, dans le but final, disparaître et laisser les conseils gouverner, cela, internationalement.

    Maintenant, n’allez pas croire que Cuba ne veut pas avancer en ce sens. Au contraire, elle a fait beaucoup de chemin en ce sens. Quant aux autres États de ce monde, comme la Corée du Nord, ne juge t-on pas un arbre à ses fruits? Elle n’a rien de communiste, sauf l’étendard.

    «CQFD! Mais que faites-vous des irresponsables au volant ? Plus de voitures pour personne? Que faites-vous des parents irresponsables? Exiger un test qui permette d’avoir des enfants? Que faites-vous du problème d’obésité responsable de maladies? On met tout le monde à la ration? Que faites-vous lorsqu’une catasstrophe comme celle du Golfe du Mexique arrive? Tout le monde paie ou plus de pétrole pour personne? Ainsi de suite…»

    Complètement hors contexte… On parlait du fait que la possibilité existait, de par l’existence de l’alcool… Vous méprisez le débat ici.

    Allons-y, un à un sur vos dires…

    -Les irresponsables au volant? Commencez-donc pas changer la ligne pointillée au milieu de la route par un muret de béton de 4’, et fini les face-à-face! Ce serait un bon début! On peut jaser d’autres solutions que j’ai! Juste une autre! On a des limites de 100km/h? Eh bien! Soyons conséquents et criminalisons les voitures allant plus vite! Ce ne sera pas trop long que Toyota, Mazda, Ford GM et cie, vont vous les arranger vos voitures! Ils vont les limiter, comme ce devrait être depuis longtemps, de pair avec nos limites permises par la loi! Mes solutions sont moins drastiques que les vôtres et n’engagent aucun motif totalitaire!

    -Les parents irresponsables? Il y a déjà des lois pour ce. Mais commencez pas changer les écarts de pauvreté et de richesse, la culture et la nature humaine changeront, j’en suis certain! Donnez égal aux parents pauvres qui bossent aussi dur que des parents riches, et déjà, vous noterez une différence sur leur humeur!

    -L’obésité? Si les mauvais aliments existent, c’est parce qu’on les crée. Mais encore, je ne me suis pas porté garant de faire amincir les populations mondiales, mais de pouvoir partager mieux la richesse, à travers un système économique qui ne fait pas fi des conditions, donc des conditionnements de chacun. Je ne vois pas le lien! Le capitalisme, ne vous en déplaise, est un système économique qui n’enrichit qu’une minorité infime vis-à-vis la majorité laborieuse qui crée la richesse, dont ils sont ensuite les principaux quémandeurs! Aucun lien avec l’obésité, laquelle je n’ai pas prétendu pouvoir l’enrayer… La liberté des uns d’entreprendre, est certes relatives aux capitaux qu’ils détiennent. Vous avez beau avoir de bonnes idées, si le capital n’y est pas –ce qui inclut les prêts, les héritages, etc..-, ça n’ira pas plus loin que dans votre tête. Et encore, il vous faut les conditions pour ce, soit le cerveau, le temps, etc., Mais cela encore, fait office de capital ici.

    «Je ne crois pas. Je constate plutôt dans l’histoire contemporaine que le Capitalisme est le deuxième à faire banqueroute.»

    J’insiste! Le socialisme n’est pas répandu dans plusieurs pays, qui dès lors, pourraient entretenir un commerce entre eux. Le capitalisme, contrairement au socialisme, a eu «ses chances». Mais il fait faillite aux 30-40, puisque nous le réanimons à chaque 30-40 ans, de nos capitaux.

    «C’est l’hotel où vont les touristes qui est isolée. Personnellement je préfère de beaucoup ma qualité de vie au Québec malgré ses « manques ». (Vous pouvez même inclure:…que presque partout ailleurs en Europe et en Afrique. J’ai vécu les deux. Bon je n’ai pas vécu en Chine ni en Russie, mais…c’est peut-être mieux. N’est-ce pas?)»

    Franchement! Vos opinions personnelles versus les constats de l’ONU, de l’UNESCO, de l’OMS, etc..! J’ai fait mon choix!

    Et ne vous en déplaise, Cuba, vis-à-vis les économies de même calibre –Vous osez la comparer avec le Québec, quelle hypocrisie de votre part!-, s’en tire mieux que celles-là. Tous les chiffres m’appuient ici. Allez vous-même lire les constats de l’ONU à ce sujet! Cuba est première sur bien des points, comme la qualité de vie, etc.. , et je le rappelle, cela, quand on la compare à des économies de son calibre, pas à des économies industrialisées comme le Québec! Vous comparez un pays du tiers-monde –selon le FMI et la banque mondiale- avec un pays membre de toutes les organisations des dits pays industrialisés! N’importe quoi! Autant mettre des oranges dans votre panier de pomme à l’épicerie! Des fruits, ce sont des fruits après tout!

    La Chine et la Russie ont vécu des autocraties, je n’y connais pas grand-chose, alors appelez-les, demandez-leur!

    Quant à moi, si j’avais le choix entre tous les pays du calibre économique de Cuba, je choisirais, sans hésiter, Cuba! Avec un taux de mortalité infantile égal à celui des Canadiens, ils n’ont pas à envier les Dominicains, les Ghanéens, les Panaméens, les Colombiens, ni même les États-uniens, qui possèdent un plus haut taux de mortalité infantile que les Cubains! Avec l’accès aux soins de santé universel et près de 60 médecins par tranche de 10 000 habitants (Au Canada, c’est 16 médecins par 10 000 habitants!), ils n’ont pas non plus à envier tous les pays de son calibre où ces soins sont privés, ni même les États-uniens, qui en cachette, viennent désormais s’y faire soigner contre la volonté de Washington!

    Bref, à Cuba, nous n’avons a pas à envier des pays du même calibre. On y est bien, «même si monsieur est mieux au Québec»… Ce qui ne se compare pas! Et le Québec, lui, n’est pas isolé économiquement parlant! L’art de comparer des pommes avec des oranges, ce n’est pas rien ça!

    «D’un seul côté n’est-ce pas? Le socialisme du temps de l’URSS n’a jamais tenté de se répendre partout pour remplacer le capitalisme; c’est certainement une fausse information qui a circulé.»

    Eh bien! Moi, je condamne le stalinisme et bien sûr, pour votre part, vous êtes trop ignare en la matière pour reconnaître que le socialisme n’existait plus depuis longtemps en URSS après la mort de Lénine! Mais qu’importe! Je condamne le stalinisme, le maoïsme et toutes les autres sectes qui se prétendent socialistes! Et Cuba? Elle en a envahit des pays, sites-moi? Mise à part des pays, comme l’Angola ou l’Afrique du sud qu’elle a aidé à se défaire des régimes d’apartheid que défendait, en même temps, Washington, quel autre pays Cuba a-t-elle envahi dites-moi? Il est où, l’impérialisme socialiste?

    Une information qui est juste toutefois, c’est que les États-Unis d’Amérique oint renversé plus de 45 États dans le monde en moins d’un siècle et que ce pays n’a jamais payé pour ses crimes. Et faut-il rappeler à monsieur que, dès la première année d’existence de l’URSS, sous Lénine, le front de bourgeois, dont le Canada faisait partie, a tenté de renverser le socialisme de la Russie? Ils ont raté leur coup, mais quand même!

    En Russie et en Chine, surement. Allez leur demander. Mais faites attention de ne pas avoir l’air d’un imbécile! Ne leur demandez pas comment ils ont vécu leur socialisme, ils ne l’ont pas vécu! Retournez donc lire un peu, ça ne vous fera pas de tort. Vous ne connaissez visiblement rien du tout au socialisme, et je suis étonné que PJCA ne vous ait pas rappelé à l’ordre dans ces circonstances.

    Quant à Cuba, pas plus qu’aux États-Unis d’Amérique. Savez-vous, d’abord, ce que veut dire «totalitarisme», étant donné que vous n’êtes point capable de reconnaître un État socialiste d’une autocratie? Mais chose sûre, à Cuba, on ne croit pas au totalitarisme suivant : «le mérite des bourgeois».

    Mais je ne crois pas que vous sachiez de quoi vous parlez, étant donné déjà, vos propos quant à la Russie et la Chine. Il faut, en ce sens, tout ignorer du socialisme, et du communisme, pour arriver aux conclusions que la Chine et la Russie l’étaient. Comme aujourd’hui, on peut bien voir que le capitalisme n’est pas appliqué selon ses dogmes, mais qu’il est régulé extérieurement par un État, sensé ne plus exister pour parler de véritable capitalisme.

    Pas fort sur les débats vous hein? On va se pratiquer dans les prochaines semaines, vous verrez…

    «Pas d’accord du tout. On change les gens par une éducation différente axée sur l’altruisme plutôt que sur l’égoisme. Si vous avez des égoistes dans vos coopératives, ça ne marchera pas plus qu’autre chose. Même le « bien de l’ensemble » ne fonctionne pas quand il surpasse le bien individuel.»

    Le modèle économique, ne vous en déplaise, et cela sur le long terme, change la nature humaine, j’en suis convaincu. Je ne parle pas d’un changement radical du jour au lendemain, je ne suis pas «croyant». Je parle bien là, d’un conditionnement sur le long terme. Demain, je sais très bien que j’aurais de parfaits égoïstes dans les conseils populaires. Il est impossible de changer la nature humaine sur une courte période, quoique l’individualisme et l’égoïsme ont fait leur apparition plus prononcée avec le système capitaliste. Le travailleur exploité a aussi ses propres intérêts personnels, et je ne parle pas là d’intérêts luxurieux qui rappelleraient l’égoïsme, mais possiblement d’intérêts vitaux. Comme par exemple, le travailleur qui se soucierait d’amasser du capital pour se faire soigner dans un modèle privé de santé… Celui-là, sans se ficher des autres, serait tout de même conditionné à se ficher des autres. Et cela, vous me permettrez, crée un préalable pour changer la nature humaine, non pas sur sa vie à lui m ais sur celles des générations successives, dont peut-être ses enfants, ou ses petits-enfants.

    «« Moi, quand je joue à un jeu et que je perds avec mes amis, pour eux, soyez certains que j’ai bel et bien perdu! Ils ne me redonneront pas des chances aux deux tours! »
    Les miens le font; curieux!»

    Ah oui? Eh bien! Vous savez, je joue à des jeux vidéo, et sur ceux-ci, ils ont même installé ce qu’ils appellent, un «punkbuster», qui fiche le tricheur à la porte des serveurs. Si je me fais mettre dehors de ces serveurs, je ne peux plus m’y connecter, parce que les joueurs n’y acceptent pas les tricheurs. Aussi simple que cela!

    Pourquoi les capitalistes pourraient dire «Regardez le socialisme en Russie! (Comme vous le faites, et dans l’erreur!) Regardez ses multiples débâcles!», et que je ne pourrais pas, moi, à leur instar, en faire autant vis-à-vis les ratées du capitalisme? Il fait faillite aux 30-40 ans ce système et sans les capitaux imprimés en vitesse pour renflouer les banques en 2008, les épargnants auraient tout perdu, et ainsi de suite, tel un jeu de dominons. Les capitalistes trichent et leur système ne partagera jamais les richesses.

    «Parfaitement d’accord. C’est d’ailleurs ce que n,a pas pu faire l’URSS à l’époque»

    Évidemment! Mais l’URSS n’était plus socialiste sous Staline, ni sous ses successeurs. Pareil pour la Chine. Cuba, elle, ne triche pas. Son économie, malgré son isolement, grimpe depuis plus de 10 ans. Lentement, mais elle grimpe néanmoins. Cela dit, dès lors qu’un système économique fait fit des faits, des conditionnements de chacun, il est instable et risque sa propre perte. La concentration de richesse dans les systèmes capitalistes est monnaie courante. C’est en fait inévitable.

    «C’est l’individu qui fait l’État et le système; pas le contraire.»

    Sauf que cet État ne travaille que pour les intérêts de «certains individus», comme la bourgeoisie…

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    22 juin 2010 à 13 01 27 06276
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    « L’humanité ne passe pas nécessairement par ces principes dépassés que sont les droits inexpliqués d’exploiter le labeur de quelqu’un d’autre que soi-même. L’exploitation des humains par les êtres humains n’est pas indispensable à notre évolution,… »

    Sûrement pas; mais le système capitaliste fonctionne ainsi. Ce qui ne veut pas dire qu’il est mauvais. Je donne comme simple exemple celle de mon père qui avait une Cie de construction, il y a 60 ans. Dans sa Cie, il avait une banque d’une douzaine de travailleurs compétents qu’il tenait à garder continuellement. Sa seule et exclusive inquiétude était de ne pas pouvoir leur fournir assez de travail. Il prenait sur lui, l’obligation de fournir des revenus à ces travailleurs qui nourrissaient chacun une famille.
    Il ne « compressait » pas les salaires et ne « diminuait pas le coût de sa main d’œuvre » en diminuant le nombre de ses employés pour faire un travail. Il se contentait de boucler le budget établi dans chacune de ses soumissions sur les contrats obtenus.
    On peut toujours dire que c’était une philosophie « paternaliste », mais cela n’empêche pas que ses employés avaient une qualité de vie très acceptable et qu’ils avaient confiance en cet homme qui n’était pas là pour les « pressuriser » à fin personnelle. Bon! Il n’a jamais été millionnaire mais il est décédé satisfait de lui-même.

    La « nature humaine » qui profite constamment d’autrui, n’est pas celle de tous les humains. Mais il ne reste pas beaucoup d’adepte de la nature « inhumaine » de mon père; malheureusement.

    Par contre, cette nature inhumaine de se responsabiliser pour le bien=être d’autrui, dans quelques système que ce soit, est indispensable à notre évolution. Elle en est même un pas à franchir par ceux de l’actuelle « nature humaine ». Ce combat dure depuis longtemps et même s’il semble sur le point d’être perdu, j’ai l’impression que les événements économiques futurs vont obliger les tenants de cette « nature humaine » à la mode, à rentrer dans le rang. Car leur « nature humaine » leur tire dans le pied.

    «On ne changera pas la nature humaine. Le pauvre veut devenir riche et chacun est corruptible. Ce qu’on peut faire de mieux, c’est mettre en place des systèmes qui vont donner le bien commun comme passage obligé vers le bien individuel.»

    Tous corruptibles? Vous pouvez toujours essayer avec moi. 🙂 Remarquez que si l’individu se limite au stricte nécessaire à sa qualité de vie, pour le bien individuel, il peut bénéficier du bien commun avec tous les autres sans problème.

    « Le capitalisme ne vient pas de la nature humaine, mais de la cupidité de certains humains, privilégiés par le système monarchique de l’époque. »

    Woops! Moi qui croyais que le capitalisme était apparu pour combattre les abus de la monarchie qui ne donnait pas l’occasion à tous de travailler à son propre compte. Remarquez qu’un monarque qui s’assure que ses sujets ont une qualité de vie acceptable sans les « pressuriser » comme des citrons, cela n’est pas si mal.
    Le vrai problème est qu’il faut énormément de sens de responsabilité et de respect des différences pour ne pas abuser d’un pouvoir que l’on détient. Cette question touche la « nature humaine saine» dont on ne parle que rarement et, surtout, on fait comme si elle n’existait pas.

    Aussi longtemps qu’un système ne sera pas géré par une élite consciente de ses responsabilités envers chacun des individus au lieu d’envers l’ensemble qui est perçu comme étant le système lui-même (ce qui est faux), on sera dans la merde. C’est une question d’éducation individuelle.

    « Dans un système capitaliste, le travailleur s’en remet à la force, comme son ennemi le fait à sa manière. Je suis certain qu’un prolétariat aussi riche que la bourgeoisie paierait l’ouvrier, plutôt que de le contraindre à quoi que ce soit ».

    Je ne comprends pas vraiment votre solution. Est-ce que vous dites que de menacer par la force, la bourgeoisie, permettrait à l’ouvrier de ne pas être contraint à quoi que ce soit? Si c’est le cas, vous ne pouvez pas décrier le pouvoir qui vous contraint en vous menaçant par la force. On ne change pas le paysage en regardant par l’autre bout du tuyau.

    « …qu’il faille par exemple, récompenser les efforts supplémentaires, sans pour autant donner le droit d’exploiter le labeur d’autrui. »

    Cette philosophie est celle qui se retrouve derrière l’allocation de bonis faramineux donné à des personnes qui tirent profit du travail des équipes qu’ils dirigent. C’est d’un illogisme indéfendable, et prouve que toute directive semblant bonne au premier abord, peut facilement être détournée vers le « profiteur ». Qu’il soit premier violon ou avant dernier violon. C’est toujours le dernier violon qui écope avec de telles ententes.

    « une réécriture du manifeste me semble obligatoire pour préserver la cohérence et la justesse. Nous y songeons d’ailleurs au CIO. »

    Alors là, si vous changer ce système pour un autre système différents de tous ceux qui sont connus, je ne dis pas non… avant d’en avoir lu la description.
    Il est évident que le système actuel est inadéquat mais c’est beaucoup plus parce que mal géré qu’autre chose.
    Mais je continue de douter quand même, de tout système qui protègera l’ensemble au détriment de l’individu. Parce qu’au fil du temps, chacun des individus passe à la caisse, pour différentes raisons, face à tous les autres individus. De sorte qu’éliminat les individus graduellement,une petite minorité parvient toujours à s’accaparer de tous les pouvoirs par une réduction de nombre qui constitue l’ensemble « officiel ». Actuellement, le niveau de pauvreté se situe autour de $24,000. Ce qui serait un « ensemble » assez acceptable si tout le monde gravitait autour de ce montant. Mais, en réalité, une petite portion d’individus gravite autour de $100,000 et plus, tandis qu’une grosse portion le fait autour de $15,000. Et ceux qui sont au « juste milieu » perdent des plumes constamment pour se rapprocher du $15,000. Cela n’est pas à cause du système; c’est à cause de l’éducation de ceux qui possèdent le pouvoir.

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    22 juin 2010 à 21 09 23 06236
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    Si vous voulez régler en parti les problèmes juridiques du Québec , enlever donc premièrement le mot Reine(Couronne) du vocabulaire juridique Québécois.=== En France , est-ce que dans le système juridique on utilise le mot « COURONNE » ?===Jean-Marie De Serre.

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    22 juin 2010 à 22 10 52 06526
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    Jean-Marie,

    La Reine est le chef d’état et c’est pourquoi son nom apparaît dans les procédures, notamment dans les procédures criminelles.

    Ce n’est pas la Reine qui est la cause des problèmes juridiques. La Couronne dont tu parles, ce n’est pas la couronne qu’elle porte sur la tête, mais ceux qui font les lois et qui se trouvent dans la City of London, soit le Temple Bar.

    La Common Law anglaise est infiniment supérieure au système français, pour une foule de raisons que je n’ai pas la patience de t’expliquer, mais qui comprennent la présomption d’innoncence, l’inviolabilité de ta demeure, le droit au silence, etc..

    Leproblème, c’est que les tribunaux ne fonctionnent plus en Common Law depuis un bon bout de temps, et que la plupart des procédures sont administratives ou les règles traditionnelles ne sont plus du tout les mêmes et ou, essentiellement, tu es présumé coupable et tu dois démontrer ton innocence.

    Si t’as été frustré par un petit fonctionnaire de ta région et un juge qui t’as pas écouté, ça ne veut pas dire que tout le système juridique est pourri et que c’est la faute de la Reine.

    Le système anglais est fondé sur la Bible autorisée du Roi James, laquelle est vraiment la source de tous vos droits innés.

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    23 juin 2010 à 9 09 45 06456
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    Bon! D’accord. Je suis ignare, je ne connais rien au socialisme etc.. Et si la question que vous vous posez est vraiment sérieuse, je n’ai pas été « rappelé à l’ordre » parce que je n’emploi jamais de qualificatifs personnels de la sorte envers un intervenant. Mais à chacun de choisir d’apporter le genre d’arguments pour appuyer solidement sa « thèse ».

    Voyons votre argumentation qui m’a éclairé sur plusieurs points, je vous en remercie infiniment.

    L’URSS n’a pas vécu le socialisme, sauf sous Lénine (Qui n’était pas du Léninisme mais bien du Socialisme). Et vous semblez expliquer vous-même pourquoi le Stalinisme (qui n’était plus du tout du socialisme mais bien du Stalinisme) s’est présenté:

    « Je ne parle pas d’un changement radical du jour au lendemain, je ne suis pas «croyant». Je parle bien là, d’un conditionnement sur le long terme. Demain, je sais très bien que j’aurais de parfaits égoïstes dans les conseils populaires. »

    C’est donc que ce « Stalinisme-non socialiste » est dû à l’arrivée soudaine d’un parfait égoïste pré-nommé « Joseph (Iossif) Vissarionovitch Djougachvili (en russe : ????? ????????????? ??????????prononciation ; en géorgien : ????? ?????????? ?? ?????????, Iosseb Bessarionis dze Djoughachvili), connu sous le nom de Joseph Staline (????? ??????), « . Vous voyez? J’ai compris! Pas si con que ça le vieux; non?

    Bon maintenant voyons les « bienfaits » du socialisme dans le monde.

    Euh… attendez un peu que je trouve…

    Car il faut savoir au départ que partout où on se dit Socialistes, cela ne veut pas nécessairement dire qu’on l’est vraiment. Là où cela ne fonctionne pas, c’est simple: il ne le sont pas! Voilà qui clarifie le paysage.

    Voyons les pays qui se disent socialistes :

    Chine (mais elle ne l’est pas vraiment)
    La Corée du nord (Mais elle ne l’est pas du tout)
    La Mongolie (Vous me direz si elle l’est, je suis ignare sur ce point)
    Vietnam (Si la qualité de vie est excellente là-bas, elle devrait l’être; sinon : Niet!)
    Cuba ( Ah! Voilà un vrai pays socialiste enfin!)

    Voyons ce qu’en disent les gens qui ont vécu là-bas dernièrement :

    « Datant du 4 Dec 2008 :
    Je suis parti a Cuba le 3/11 pour 30 jours que j’ai passé a la Havane. Je ne peux témoigner de mon expérience que dans cette ville,… Cet homme très gentil et sincère m’a loué un petit « studio » non légal donc situation très dangereuse pour lui. Si il se fait attraper c’est 5000cuc d’amende et le risque de se faire jeter dehors avec toute sa famille. (Ce monsieur qui a loué est prof d’Anglais). Sa famille, mère, sœur, femme et 2 filles vivent dans « l’appartement » d’à cote, j’ai donc eu plusieurs discussions avec eux et différentes personnes qui venaient le visiter. Je peux vous dire que tout ce qu’ils m’ont raconté sur leurs moyens d’existence et sur le régime impitoyable qui les écrase de plus en plus n’est pas réjouissant. Mais malgré cela ils gardent le moral, personnellement je ne sais pas comment ils font…posez vous simplement cette question:
    aimeriez vous vivre dans un pays ou vous auriez un carnet de rationnement qui vous donnerait droit a du riz, des haricot, un poulet, un poisson, un bout de viande de porc, une livre de café, des cigarettes 7 paquets, un tube de dentifrice, un savon pour le corps, un savon pour le linge (pas de la lessive),… Les aliments sont pour 1 mois et ne durent qu’ 1 semaine, le reste est pour 2 mois.. … »

    Je n’irai pas plus loin pour ne pas trop vous désabuser.

    Il est indéniable que le service santé à Cuba est reconnu mondialement que la mortalité infantile est à 5.3/1000 habitant (Canada 5.5) , que l’espérance de vie et le ratio de médecin par habitant est plus élevé qu’au USA. La recherche y est à la fine pointe technologique etc…

    D’ailleurs, on n’a qu’à aller sur le site internet ACN Agence Cubaine d’Information pour voir combien la vie en ce pays est formidable.

    Voyons maintenant les conseils pour voyageurs :

    Forte recrudescence de la petite délinquance qui se traduit par des vols à l’arraché; parfois accompagnés de violence, plus particulièrement dans les lieux touristiques de La Havane (Vieille Havane et Malecon) et dans la ville de Santiago de Cuba.

    Une vigilance toute particulière doit par ailleurs être portée aux cartes bancaires car le paiement par carte se fait sans obligation préalable de taper le code secret, ce qui facilite les usages frauduleux en cas de vol.

    Il est fortement déconseillé de prendre des auto-stoppeurs, très nombreux sur les routes cubaines.

    L’introduction sur l’île d’appareils tels que téléphones satellitaires, GPS ou lecteurs de DVD est strictement réglementée. Ces matériels sont généralement retenus à la douane pour être restitués à leurs propriétaires à la fin de leur séjour. Il est recommandé aux voyageurs dont les appareils auraient été retenus à leur arrivée à Cuba de bien vouloir en informer systématiquement l’ambassade.

    Routes principales dans un état moyen. Routes secondaires en mauvais, voire très mauvais état : certaines ne sont que des pistes uniquement praticables en véhicules tout terrain.

    Il est interdit aux touristes étrangers d’utiliser les taxis privés et de se faire transporter par des voitures particulières.
    Veiller à ne pas dépasser la durée du séjour maximum de 30 jours, ne serait-ce que d’une journée, sous risque d’incarcération par les services de l’immigration.(Signification: pas de contact avec le peuple ordinaire; seulement avec ceux qui sont « éduqués pour le tourisme)

    Il est déconseillé de consommer l’eau du robinet. Les pharmacies étant souvent en rupture de stocks, il est recommandé de se munir d’une trousse basique de médicaments. Les personnes allergiques doivent se munir d’un antihistaminique puissant. Les produits répulsifs anti-insectes sont très fortement conseillés. (Mais pas besoin de stock dans les pharmacie, la santé est exemplaire là-bas)

    En cas d’accident de la route ayant des conséquences graves, le responsable peut être retenu, voire emprisonné, à Cuba jusqu’à l’expiration de la procédure judiciaire – qui peut s’avérer très longue – et au-delà s’il y a condamnation à une peine de privation de liberté. (Ils n’ont pas encore installé de mur de ciment au centre de la route ; mais ça viendra).

    Deux monnaies sont en circulation à Cuba:
    Le peso cubain non convertible, monnaie utilisée par les Cubains pour leurs achats et qui n’a pas cours dans les hotels, les supermarchés, les musées, la plupart des boutiques, etc.
    Le peso cubain convertible (CUC) qui est la seule monnaie utilisable par les étrangers.

    Ceci pourrait peut-être nous indiquer l’existence possible de deux « système social » à Cuba : celui qui est « bien » pour les yeux extérieurs et la « réalité cubaine » qui serait autre chose.

    Finalement voyons ce que fait actuellement, depuis la prise en charge de Raoul Castro, le gouvernement Cubain :

    « Lucila Horta
    samedi 1er décembre 2007, mis en ligne par Dial

    Il y a un peu plus d’un an, Raúl Castro prenait la tête d’un gouvernement intérimaire, remplaçant son frère convalescent. Depuis lors, et déjà auparavant, les questions sur le futur – politique, économique etc. – de l’île sont récurrentes. Lucila Horta dans cet article publié dans Noticias Aliadas, le 19 septembre 2007, présente les efforts entrepris par le gouvernement pour tenter de remédier aux problèmes les plus flagrants du pays.
    Après une année de gouvernement intérimaire de Raúl Castro, des actions sont en cours à Cuba pour augmenter la qualité de vie de la population et améliorer le modèle socioéconomique existant.

    (Qui a-t-il à améliorer si les infos que vous nous fournissez sont exact, je me le demande ? Augmenter la qualité de vie ? Elle est supposée excellente).

    Au rang des sujets débattus se trouvent les dispositions à adopter pour éviter la corruption et les délits. Les questions relatives aux sphères des services à la population, à l’autosuffisance alimentaire et à tout ce qui fait obstacle à l’augmentation de la production agricole, pour améliorer l’offre, diminuer les prix de vente et réduire les importations, questions qui ont aussi occupé une place centrale.

    (Corruption, délit, service à la population, l’autosuffisance alimentaire, augmentation de la production agricole, diminuer le prix de vente, tout ça est à être améliorer. Il semble que ce que notre voyageur plus haut a fait comme description est assez exacte de la vie du peuple à la Havane).

    Une avancée sur ce plan est le paiement, d’avril à juin 2007, de 25 millions de pesos (un peu plus d’1 million de dollars) par diverses entreprises d’État qui les devaient à des paysans. Ce mécanisme financier a été maintenu pour éviter que ne se reproduisent de telles anomalies.

    (On doit restructurer pour que l’état paie ses comptes à des paysans ?)

    En août, le prix payé aux producteurs de lait et de viande a été également augmenté de jusqu’à 250%,

    (Ça alors ! On préparait sûrement votre message que vous nous avez livré plus haut sur « Cuba la formidable ! »)

    Le chef du gouvernement intérimaire lui-même a critiqué les fonctionnaires qui se refusent à réaliser des transformations et abordé plusieurs des problèmes actuels du pays pendant son discours du 26 juillet dernier,… « Nous sommes conscients […] de ce que le salaire est toujours clairement insuffisant pour satisfaire toutes les nécessités et, partant, qu’il a pratiquement cessé de remplir son rôle de moteur du principe socialiste selon lequel chacun apporte selon sa capacité et reçoit selon son travail. Cela a favorisé des manifestations d’indiscipline sociale et de relâchement qu’une fois installées il est difficile de déloger », a déclaré Raúl Castro dans son discours.

    (Donc, salaire insuffisant pour satisfaire toutes les nécessités).

    Très important, je crois :

    Invités depuis avril par la revue Temas à se prononcer sur des alternatives applicables, plusieurs universitaires s’accordent pour dire que, pour que l’économie progresse de manière satisfaisante, des changements dans le système de propriété et dans les conditions de possession des ressources sont nécessaires. L’excessive centralisation doit être éliminée.

    Pour la docteure en philosophie Isabel Monal, « la propriété sociale des moyens de production ne fonctionne pas […] Une des difficultés est que les travailleurs ne se sentent pas propriétaires de leurs moyens de production ».
    Aurelio Alonso, politologue, est du même avis : « L’État socialiste doit maintenir une fonction régulatrice, être un investisseur, et être aussi propriétaire des ressources naturelles, des grands services publics […]. Mais il doit aussi légitimer l’économie mixte, en incluant non seulement les investisseurs étrangers, mais également les investisseurs cubains ». Les petits commerces et les entreprises de service n’ont pas de raison de faire partie de la structure étatique.
    Le professeur Pedro Campos est sceptique. Il considère que les grands investissements publics sont réduits à néant, gaspillés par les « mêmes ministères inefficaces ».

    Ramón de la Cruz Ochoa, juriste, place aussi parmi les problèmes graves « la double circulation de monnaie ou la différence entre les salaires et le coût de la vie, qui demeure trop prononcée »,

    On retrouve souvent dans la population l’opinion d’Elíades Consuegra, technicien en chaudières, qui résume quelques inquiétudes : « Raúl n’a pas dit ce qui se fait ou se ferait de nouveau, mais il est encourageant de savoir qu’existe une conscience de la nécessité de changements ».

    Vous pouvez voir l’intégralité de cet article à :
    http://www.alterinfos.org/spip.php?article1763

    En résumé, selon M. Guillemette, les pays qui se disent socialistes ne le sont pas du tout en réalité parce que « cela ne marche pas » à cause de différentes raisons très valables, évidemment. Le seul pays socialiste qui soit, est Cuba. Où, selon les rapports fournis par l’autorité gouvernementale, tout est extraordinairement parfait ou presque. Cependant lorsqu’on regarde les « points à améliorer » fournis par le gouvernement lui-même dans la presse cubaine, on se rend compte que les salaires ne suffisent pas aux nécessités et que la majorité des membres de l’élite sociale exigent des changements sur ce système socialiste pour l’améliorer afin de subvenir adéquatement aux besoins de la population.

    Certain y trouverons une petite suggestion de développer l’entreprise privée (au bas niveau de la société) pour animer le sens de la propriété qui active l’efficacité et toutes sortes de belles choses semblables. Vous pouvez analyser les infos vous-même. Mais attention à ne pas vous faire apostropher par une digne (car il s’indigne facilement le pôvre) représentant de l’élite socialiste si vous éditez un massage ici-même ; car il semble que l’un des changements nécessaire au système socialiste parfait est l’acquisition du savoir-vivre.

    André Lefebvre

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    23 juin 2010 à 15 03 50 06506
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    Bon alors je vais donner quelques exemples de principes que vous chérissez et qui trouvent leur origine dans la Bible autorisée du roi James, laquelle est fondée sur la traduction des Écritures Saintes.

    Vous ne croyez pas que le fruit de votre travail doit être imposé, la Bible VKJ non plus :

    Timothy 5.18
    ‘… the labourer is worthy of his reward.’

    Vous croyez que l’intérêt sur la dette est la cause de bien des maux :

    Deuteronomy 23.19

    ‘Thou shalt not lend upon usury to thy brother; usury of money, usury of victuals, usury of any thing that is lent upon usury ‘

    Vous êtes contre la violence physique, l’infidélité dans le couple, le vol, les déclarations mensongères, ceux qui convoitent votre conjoint ou vos biens.

    Extraits des 10 c0mmandements

    17 Thou shalt not kill.

    18 Neither shalt thou commit adultery.

    19 Neither shalt thou steal.

    20 Neither shalt thou bear false witness against thy neighbour.

    21 Neither shalt thou desire thy neighbour’s wife, neither shalt thou covet thy neighbour’s house, his field, or his manservant, or his maidservant, his ox, or his ass, or any thing that is thy neighbour’s.

    On pourrait continuer un bon bout de temps comme cela.

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    23 juillet 2010 à 8 08 45 07457
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    @ LARTISTE

    (J’aurais aimé qu’on me dise qu’on continuait le débat, par courriel, quelque chose du genre…)

    «C’est donc que ce « Stalinisme-non socialiste » est dû à l’arrivée soudaine d’un parfait égoïste pré-nommé « Joseph (Iossif) Vissarionovitch Djougachvili (en russe : ????? ????????????? ??????????prononciation ; en géorgien : ????? ?????????? ?? ?????????, Iosseb Bessarionis dze Djoughachvili), connu sous le nom de Joseph Staline (????? ??????), « . Vous voyez? J’ai compris! Pas si con que ça le vieux; non?»

    Staline a mis à terre les conseils populaires qui donnent vie au socialisme, pour remplacer la dictature du prolétariat par sa dictature à lui, sur le prolétariat. Pas difficile à comprendre, et je n’ai jamais attaqué votre âge soit dit en passant. PJCA est plus âgé que vous si je ne m’abuse…, et je ne l’attaque pas plus sur cet argument non plus.

    Donc, sous Staline, qui détruit le peu de règles élémentaires pour qu’on puisse parler du socialisme, il n’y a pas de socialisme, il n’y a pas de dictature du prolétariat, mais bien une dictature au-dessus du prolétariat, qui dicte à celui-ci, et qui contrevient aux règles de base pour que l’on parle de socialisme et de réelle démocratie populaire et participative.

    «Car il faut savoir au départ que partout où on se dit Socialistes, cela ne veut pas nécessairement dire qu’on l’est vraiment. Là où cela ne fonctionne pas, c’est simple: il ne le sont pas! Voilà qui clarifie le paysage.»

    LARTISTE n’est pas capable d’accepter la défaite, il change mes dires. Je n’ai pas dit que «où ça ne fonctionnait pas, ce n’était pas du socialisme», mais bien que le socialisme n’était pas présent où on l’appliquait pas. On peut se vanter d’être socialiste, comme Kim-Jong-Il, et appliquer son contraire absolu et diriger les prolétaires d’une main de fer, comme il le fait. On peut aussi se prétendre moine, et porter l’habit. Cela ne fait pas de nous un moine, comme le fameux dicton, «l’habit ne fait pas le moine».

    LARTISTE démontre ici qu’il ne veut pas débattre de ces sujets, il méprise le débat et me met des mots dans la bouche. Il m’invente une position que je ne défendrai jamais. Jamais il ne m’est venu l’idée de défendre des régimes «à la Pol-Pot», qui se prétendaient X, en appliquant une doctrine évidemment Y.

    Tout simplement, ce que j’ai dit à LARTISTE était que, le socialisme, c’est X, et plusieurs pays, se prétendant socialistes, appliquaient l’Y. Une dictature SUR le prolétariat est tout à fait contraire aux prétentions d’un système socialiste, voulant que le prolétariat exerce lui-même sa dictature.

    «Chine (mais elle ne l’est pas vraiment)»

    L’État y est répressif, la dictature de l’État sur le prolétariat y est une évidence également. C’est clair comme de l’eau de roche que la Chine n’est aucunement socialiste, sinon que dans ses prétentions et dans les couleurs de son drapeau. Mais nous l’avons vu, l’habit ne fait pas le moine.

    «La Corée du nord»

    La Corée du Nord exerce une dictature militaire sur le prolétariat, avec un État ultra-répressif, issu d’une junte militaire au fond, tout en se prétendant une dictature du peuple… Mais il n’en est rien.

    «La Mongolie»

    Aucune base du socialisme…

    «Vietnam»

    L’État (déjà l’État vient démentir le «communisme» vietnamien) vietnamien est omniprésent. Il n’y a pas de dictature prolétarienne au Vietnam.

    «Cuba»

    Cuba est ce qui s’en rapproche le plus.

    Mais tous ces pays, comme la Chine par exemple, appliquent des mesures socialistes à l’interne, qu’on ne voit pas toujours à la télévision. Alors, bien que la Chine ne soit pas communiste, ni même socialiste dans son dessein, elle possède quelques villes qui usent du communisme comme base démocratique. Certaines villes, donc ses habitants et la mairie, possèdent les moyens de production et se partagent les profits de ceux-ci, sans qu’aucun bourgeois n’intervienne dans la situation. Ces gens sont riches soit dit en passant…

    «Voyons ce qu’en disent les gens qui ont vécu là-bas dernièrement :»

    Pas fort! Pas fort! Voulez-vous savoir ce que je pense, moi, du Canada? Hé hé!

    Le Canada est un pays terroriste, par association, parce qu’il appuie des actes de terrorisme d’«États amis». Le Canada a participé à l’invasion illégale de l’Afghanistan, y a largué du phosphore blanc offensivement, y a torturé des combattants ennemis, y a même exécuté des combattants ennemis blessés et se rendant, et a fermé les yeux sur la mise en place d’une dictature pétrolière, par Washington. Le Canada a fermé les yeux sur le financement d’al-Qeada par Washington, et celui des Talibans. Le Canada soutient inconditionnellement les crimes de guerre d’Israël et des États-Unis d’Amérique, ainsi que leurs crimes perpétrés contre l’humanité. Le Canada ferme aussi les yeux sur les meurtres extra-territoriaux des États-uniens, par drone. Depuis l’utilisation des drones en Afghanistan, en Irak et dans 70 autres pays depuis les années 2000, Washington a tué, pour 14 militants d’al-Qeada, 687 civils! Etc..

    T’sé LARTISTE, partout dans le monde, dans tous les pays du monde, des gens ne sont pas d’accords avec les règles de leur pays, avec l’État de leur pays. En me présentant le témoignage d’une seule personne, vous ne faites certes pas la moyenne cubaine, qui soit dit en passant, se résume à près de 2% en mécontentement (la dissidence ne représente pas plus de 2%!)!

    Au Canada, vous avez des Canadiens qui détestent ce qu’est devenu le Canada sous les sales conservateurs terroristes par association. Comme moi, par exemple. Je leur souhaite tous un cancer généralisé, et une bonne tumeur maligne. Voilà ce que je pense de mes dirigeants, moi qui suis dans un pays capitaliste! Et j’ai pas mal d’amis qui pensent comme moi! Alors on en fait une moyenne? On prend ma parole, et on en fait une moyenne?

    Maintenant, allons-y sur les faits! L’homme dit que le Cubain voulait lui louer un studio en cachette! Eh bien! Vous devinez où je veux en venir? Comment voulez-vous qu’on fasse fonctionner un système où personne ne possède de moyen de production, si en douce, en cachette, des gens possèdent de ces moyens de production et s’enrichissent, au détriment des autres qui respectent le système par exemple? N’importe quoi! Et il l’avoue! L’homme est dans illégalité! Eh bien! Savez-vous quoi? Ici aussi, je connais des motards qui aimeraient peut-être avoir le droit de louer des appartements! Ah non! C’est vrai! Ils le font déjà! Et me vendent même de la drogue, étant donné qu’il y a demande, mais que ce système soit trop con pour couper l’herbe sous les pieds des «amis du parti»…

    Et encore! Comparez donc l’«île de pauvres» à quelconque pays de son calibre! Faites au moins l’exercice, question de rétablir l’ordre dans votre tête de débateur amateur. On ne compare pas des pommes avec des oranges, sauf si la comparaison en est une de «fruits». Pareil pour Cuba! Comparez-la avec la République dominicaine, comparez les indices de vie, vous m’en donnerez des nouvelles!

    «aimeriez vous vivre dans un pays ou vous auriez un carnet de rationnement qui vous donnerait droit a du riz, des haricot, un poulet, un poisson, un bout de viande de porc, une livre de café, des cigarettes 7 paquets, un tube de dentifrice, un savon pour le corps, un savon pour le linge (pas de la lessive),… Les aliments sont pour 1 mois et ne durent qu’ 1 semaine, le reste est pour 2 mois.. … »»

    Si Cuba n’était pas isolée, et avait des collègues-pays comme voisins, cela changerait la donne. Aucun système économique ne fonctionnerait sur une île, si isolée. Aucun! Encore moins le capitalisme même, qui dépend de la création de richesse, des profits! Le capitalisme serait déjà mort et enterré s’il avait instauré seul, à Cuba, et dans nul autre pays, isolé de tous. Il aurait encore plus de difficultés si on le malmenait, qu’on lui faisait du sabotage (comme ce fut le cas de Cuba, et comme c’est encore le cas d’ailleurs!) , ou si on menaçait sans cesse d’assassiner ses dirigeants… Etc.. Il n’y a rien pour que Cuba puisse s’épanouir, sauf peut-être, justement, la venue d’autres États socialistes dans la région. D’ailleurs, le niveau de vie des Cubains a changé depuis qu’il y a des échanges avec les amis en Amérique latine. Mais encore! Le niveau de vie des Cubains se compare, si vous faites abstraction des bébelles inutiles (tv HD, tv 3d)…, à celui des pays industrialisés! Pas de farce! L’OMS compare la santé des Cubains à celle des États-uniens! Eh bien!

    Pour les rations? Ben voyons! Qui aimerait ça? Mais j’ai quand même une question pour vous, mon cher LARTISTE. Dans un système de consommation (nord-américain) qui demanderait de 5 à 7 planètes «Terre» de rechange pour se voir globalisé, comment expliquez-vous que ce soit Cuba, qui soit dans le champ avec ses rationnements et non pas les autres, qui de fait, participent à un suicide collectif? Ce n’est plus aux pauvres de rattraper les riches, mais aux riches de faire des sacrifices, et de rejoindre les pauvres dans leur faible consommation –plausible toutefois-, quant au système archaïque capitaliste, qui continue de nous diriger à travers des gros primates, ces dos argentés que sont les capitalistes sans mérite quelconque.

    Ah les méchants socialistes! Ils rationnent! Et avant, à Cuba? C’était comment? On devrait, pour faire équitable, aller chercher un témoignage de Cubains sous Batista! Ce serait beau! LARTISTE ferait quoi? Il s’en prendrait au capitalisme? Et en République dominicaine, c’est surement mieux qu’à Cuba? Pas de ration là-bas! Et pourtant! Sinon, y a le Ghana! Pas de ration là non plus! Mais les toilettes sont privatisées sur certains lieux de travail! Eh bien! Crés ghanéens! Les chanceux! Au moins, pas de ration!

    Méchant clown!

    «Je n’irai pas plus loin pour ne pas trop vous désabuser.»

    Avant que vous n’ayez quelconque effet sur moi…, le capitalisme va permettre le partage des richesses, créées par ceux qui la quémandent!

    «Forte recrudescence de la petite délinquance qui se traduit par des vols à l’arraché; parfois accompagnés de violence, plus particulièrement dans les lieux touristiques de La Havane (Vieille Havane et Malecon) et dans la ville de Santiago de Cuba.»

    Ha ha! Cré LARTISTE! Comique celui-là!

    Les vols à l’arraché existent dans tous les pays de l’Amérique latine. Tous les pays! Et même, les capitalistes! Oui, oui! Et devinez quoi! Ces vols à l’arraché existent également à Montréal! Sortez de chez vous!

    Partout où il y a pauvreté, il y a du vol. Cuba est pauvre, et ne s’en cache point. Mais entre vivre pauvre à Cuba, soigné et éduqué, ou en République dominicaine, à mes frais, je préfère de loin Cuba! Le voilà, le choix! Un choix entre deux pays de même calibre économique! Et encore! Cuba n’a pas de soutien financier de Washington, comme la R-d!

    «Une vigilance toute particulière doit par ailleurs être portée aux cartes bancaires car le paiement par carte se fait sans obligation préalable de taper le code secret, ce qui facilite les usages frauduleux en cas de vol.»

    Pauvre clown! On n’arrête pas de se faire copier nos cartes, ici même, au Québec! Faut le faire! Méchant clown! Hey, pas fort!

    «Il est fortement déconseillé de prendre des auto-stoppeurs, très nombreux sur les routes cubaines.»

    Même ici, je n’oserais pas! On a des meurtriers en série, ici aussi! Et la Grande-Bretagne connait également! Les États-Unis d’Amérique aussi! Jeffrey Dhamer, ça ne vous dit rien? Et Gharry Ednik? Et Ted Bundy? Non? Méchant clown!

    «L’introduction sur l’île d’appareils tels que téléphones satellitaires, GPS ou lecteurs de DVD est strictement réglementée. Ces matériels sont généralement retenus à la douane pour être restitués à leurs propriétaires à la fin de leur séjour. Il est recommandé aux voyageurs dont les appareils auraient été retenus à leur arrivée à Cuba de bien vouloir en informer systématiquement l’ambassade.»

    Effectivement, mais savez-vous pourquoi? Car l’île n’offre pas assez d’énergie pour le permettre à tout le monde. Tout simplement! Si ce n’est pas juste pour tout le monde, c’est non, et je suis entièrement d’accord avec cela. Mois d’égoïsme! Moins de LARTISTE!

    «Routes principales dans un état moyen. Routes secondaires en mauvais, voire très mauvais état : certaines ne sont que des pistes uniquement praticables en véhicules tout terrain.»

    Pareil dans les pays pauvres capitalistes! Mais sans la santé! Sans l’éducation! Allez! Patinez LARTISTE! C’est semble t-il, sur ce sujet en tout cas, tout ce que vous savez faire! Car je suis allé en R-d, et les routes! Ouf! Sinon, y a bien des Québécois qui vous demanderaient de venir faire un tour par chez eux!

    «Il est interdit aux touristes étrangers d’utiliser les taxis privés et de se faire transporter par des voitures particulières.
    Veiller à ne pas dépasser la durée du séjour maximum de 30 jours, ne serait-ce que d’une journée, sous risque d’incarcération par les services de l’immigration.(Signification: pas de contact avec le peuple ordinaire; seulement avec ceux qui sont « éduqués pour le tourisme)»

    Vous faussez les faits! Il n’y a pas de monde ordinaire, et de monde touristique qui tiennent. Il y a Cuba, tentant d’aller vers le socialisme plus pur, et vers un communisme éventuellement. En permettant la pratique du capitalisme, Cuba ne s’aiderait pas.

    Quant aux taxis privés, c’est la même chose. Si une chose doit être accessible à quelqu’un, elle doit l’être à tout le monde. C’est aussi simple que cela. Il n’y a que les égoïstes et les ignares que ça dérange. Et dans vos modèles corporatistes, capitalistes en fait, tout le monde ne peut pas se payer un taxi privé. C’est un fait, car la richesse est mal partagée.

    Maintenant, ne dépassez pas les limites de séjour aux États-Unis d’Amérique, car vous aurez de gros problèmes aussi! J’ai travaillé dans le voyage, j’en sais quelque chose! J’accompagnais des gens à Las Vegas, pour le voyage… Je n’ai jamais vu pareil État réactionnaire par avant. Il y aurait peut-être le Texas…, ou l’Arizona… Mais bref, ne dépassez pas vos limites de séjour, sans quoi, on pourrait même vous prendre pour un terroriste.

    Et il y a énormément de pays capitalistes qui vous demanderont de respecter vos limites de séjour. C’est tout à fait normal. Vous êtes maladroit, ce n’est pas possible.

    «Il est déconseillé de consommer l’eau du robinet. Les pharmacies étant souvent en rupture de stocks, il est recommandé de se munir d’une trousse basique de médicaments. Les personnes allergiques doivent se munir d’un antihistaminique puissant. Les produits répulsifs anti-insectes sont très fortement conseillés. (Mais pas besoin de stock dans les pharmacie, la santé est exemplaire là-bas)»

    Le problème mon cher LARTISTE, c’est que la santé est effectivement exemplaire là-bas, pour un pays pauvre, et si on le compare à des pays de son calibre, ce que vous n’êtes pas en mesure de faire on dirait. Ensuite, comme je viens de le dire, je n’ai qu’à prendre quelcon que pays du calibre de Cuba pour démontrer qu’on vit bien à Cuba, comparé aux autres pays capitalistes de son calibre. Vous avez beau rigoler des ruptures de stock, Cuba soigne mieux son peuple que quelconque pays capitaliste de son calibre. Alors votre morale, gardez-vous la pour le miroir, ce soir…

    «En cas d’accident de la route ayant des conséquences graves, le responsable peut être retenu, voire emprisonné, à Cuba jusqu’à l’expiration de la procédure judiciaire – qui peut s’avérer très longue – et au-delà s’il y a condamnation à une peine de privation de liberté. (Ils n’ont pas encore installé de mur de ciment au centre de la route ; mais ça viendra).»

    On n’a pas de mur de ciment sur la route, ici non plus. On a des centaines de kilomètres de route au Québec, et pas de mur au milieu…. Eh bien!

    Ensuite, je ne connais aucune histoire d’horreur, dont vous parlez. Donnez-nous un exemple, mais en cela, cherchez avant, dans les pays capitalistes du calibre de Cuba, si ce n’est pas une norme, et rien d’autre. Vous ne savez vraiment plus quoi dire…

    En République dominicaine, les lumières sont pour les oiseaux, et les avions j’imagine. Jamais, du temps que j’ai pris des transports dominicains, ceux-ci n’ont respecté la signalisation. Tout le monde dépasse n’importe où, et des accidents, il y en a des tas! Au moins, à Cuba, on y est soigné si ça arrive! Pas question dans un pays où les soins dépendent de votre portefeuille!

    «Deux monnaies sont en circulation à Cuba:
    Le peso cubain non convertible, monnaie utilisée par les Cubains pour leurs achats et qui n’a pas cours dans les hotels, les supermarchés, les musées, la plupart des boutiques, etc.
    Le peso cubain convertible (CUC) qui est la seule monnaie utilisable par les étrangers.
    Ceci pourrait peut-être nous indiquer l’existence possible de deux « système social » à Cuba : celui qui est « bien » pour les yeux extérieurs et la « réalité cubaine » qui serait autre chose.»

    Et la monnaie ghanéenne? Et le peso dominicain? Et la réalité capitaliste des dominicains? Et des autres pays satellites de Washington? Franchement! Assurez-vous au moins que la merde ne vous colle pas après avant de dire aux autres que la merde leur colle dessus.

    «(Qui a-t-il à améliorer si les infos que vous nous fournissez sont exact, je me le demande ? Augmenter la qualité de vie ? Elle est supposée excellente).»

    Personne n’a dit que la vie était parfaite à Cuba, encore moins excellente. Vous me mettez des mots dans la bouche. Point final! Ce que je dis, par contre, c’est que le «mal» à Cuba, la pauvreté, etc.., est encore plus palpable dans les pays capitalistes de son calibre! Et voilà! Démentez cela maintenant! Bonne chance!

    «Au rang des sujets débattus se trouvent les dispositions à adopter pour éviter la corruption et les délits.»

    Et en passant, et vous devriez vite aller vous en informer, le crime n’est pas si haut à Cuba. Le taux de criminalité n’est vraiment pas haut, lorsque l’on le compare à celui des États-Unis d’Amérique par exemple! Ou aux autres pays, capitalistes, de son calibre! Mais vraiment, là encore, vous vous êtes planté solide! Cré LARTISTE!

    «Les questions relatives aux sphères des services à la population, à l’autosuffisance alimentaire et à tout ce qui fait obstacle à l’augmentation de la production agricole, pour améliorer l’offre, diminuer les prix de vente et réduire les importations, questions qui ont aussi occupé une place centrale.»

    Ah les méchants! Ils veulent soigner tout un peuple et devenir autosuffisants! Eh bien!

    «(Corruption, délit, service à la population, l’autosuffisance alimentaire, augmentation de la production agricole, diminuer le prix de vente, tout ça est à être améliorer. Il semble que ce que notre voyageur plus haut a fait comme description est assez exacte de la vie du peuple à la Havane).»

    Il semble que ce voyageur, comme vous, fasse abstraction de la pauvreté dans les pays capitalistes du calibre de Cuba! Vous méprisez l’intelligence du lectorat ici je crois…

    «(Ça alors ! On préparait sûrement votre message que vous nous avez livré plus haut sur « Cuba la formidable ! »)»

    On me met encore des mots dans la bouche… Tout un débatteur ce LARTISTE!

    «(Donc, salaire insuffisant pour satisfaire toutes les nécessités).»

    Qui nie? Cuba est isolée… Les salaires dominicains ne sont pas terribles non plus.

    «Invités depuis avril par la revue Temas à se prononcer sur des alternatives applicables, plusieurs universitaires s’accordent pour dire que, pour que l’économie progresse de manière satisfaisante, des changements dans le système de propriété et dans les conditions de possession des ressources sont nécessaires. L’excessive centralisation doit être éliminée.»

    Des penseurs de droite… Pas des génies.

    «Pour la docteure en philosophie Isabel Monal, « la propriété sociale des moyens de production ne fonctionne pas […] Une des difficultés est que les travailleurs ne se sentent pas propriétaires de leurs moyens de production ».»

    Ah oui? Elle a vu ça où? À Cuba? Alors, j’aimerais bien entendre, ou lire, ce que dirait madame sur des «États-Unis d’Amérique» isolés sur une île, malmenée et bloquée illégalement d’un blocus d’une Cuba impérialiste par exemple? Pas très génie non plus la dame!

    En quoi, est-ce que la propriété collective des moyens de production ne fonctionne pas? Expliquez-moi. Car, la simple affirmation de madame ne me convaincra pas, vous aviez deviné, j’en suis sûr.

    Et madame est un autre penseur de droite. Évidemment! Vendu aux logiques tordues du capital, qui pourtant, font faillite en réalité, dans les faits. Le système capitaliste ne fonctionne pas et doit se «reseter» aux 30-40 ans, à nos frais, pour que se perpétue la comédie exploitante de nos labeurs, au profit d’une minorité de parasites qui n’ont nul mérite. Dites à cette salope qu’elle garde son contenu pour les vôtres, je ne suis pas croyant. Je ne crois pas au mérite «imaginaire» de quelconque être humain, au détriment des autres êtres humains. J’ai passé le stade des primates, désolé.

    «Aurelio Alonso, politologue, est du même avis : « L’État socialiste doit maintenir une fonction régulatrice, être un investisseur, et être aussi propriétaire des ressources naturelles, des grands services publics […]. Mais il doit aussi légitimer l’économie mixte, en incluant non seulement les investisseurs étrangers, mais également les investisseurs cubains ». Les petits commerces et les entreprises de service n’ont pas de raison de faire partie de la structure étatique.»

    Et pourtant! Ce serait du capitalisme. Un autre penseur de droite… Quelle surprise! Et j’ai des livres, pratiquement des briques, d’autres penseurs de gauche, qui disent tout à fait le contraire.

    Ce que prône Alonso ici, c’est la conciliation de classe, et donc, une brèche au privé, qui ne se refermerait plus ensuite. Il le sait, et c’est pourquoi il le prône.

    La solution à mon avis est ailleurs. Il faut, sans privatiser, rendre aux travailleurs leurs moyens de production, comme dans des coopératives par exemple. Cela, mène à la bonne gérance, aux responsabilisations et à la satisfaction de soi-même une fois le labeur accompli. Pas besoin de parasites…

    «Le professeur Pedro Campos est sceptique. Il considère que les grands investissements publics sont réduits à néant, gaspillés par les « mêmes ministères inefficaces ».»

    Tenez! C’est simple! Pour Pedro, seuls les riches bourgeois «savent gérer…». N’importe quoi, et encore des affirmations gratuites.

    «On retrouve souvent dans la population l’opinion d’Elíades Consuegra, technicien en chaudières, qui résume quelques inquiétudes : « Raúl n’a pas dit ce qui se fait ou se ferait de nouveau, mais il est encourageant de savoir qu’existe une conscience de la nécessité de changements ».»

    Questionnés sur ce qu’ils veulent comme changement, les Cubains n’affirment pas vouloir privatiser, mais avoir plus d’accès aux matériaux luxueux. Et c’est normal. Je ne peux qu’être d’accord, même si je remets en question notre mode de consommation qui est à mon avis, suicidaire. Les Cubains ne veulent donc pas la fin du socialisme, mais l’avancée de celui-ci et la fin de la pauvreté. Et la pauvreté existe bel et bien dans des pays capitalistes, ne la résumez pas au socialisme.

    «En résumé, selon M. Guillemette, les pays qui se disent socialistes ne le sont pas du tout en réalité parce que « cela ne marche pas » à cause de différentes raisons très valables, évidemment. Le seul pays socialiste qui soit, est Cuba.»

    Mais là, LARTISTE me mets encore des mots dans la bouche. Je n’ai pas dit que, parce que ça ne fonctionnait pas, ça n’était pas socialiste, mais plutôt, que certains pays se disaient socialistes, en appliquant exactement son contraire. Le socialisme, c’est le chemin menant vers le communisme, sans État, celui-ci remplacé par les conseils populaires dont les Élus sont révocables en tout temps.

    Or, les pays qui se sont dit «communistes» -même pas socialiste!- n’étaient de fait que des impostures, pour la plupart, si on s’arrête aux définitions de ce qu’est le socialisme, et le communisme.

    Bref, LARTISTE préfère s’en remettre aux mots qu’il m’impute qu’à mes véritables dires. Ça arrive souvent avec ce genre de «bons débatteurs»!

    Ensuite, les exemples et récits donnés par LARTISTE ne représentent pas la moyenne cubaine et il est facile de trouver, au Canada même, des gens qui se disent persécutés, malmenés, etc.. Les opinions personnelles sont également faciles à inventer, comme l’a souvent fait la blogueuse Cubaine dont j’ai oublié le nom et qui avait menti –disait qu’elle s’était fait battre par les autorités cubaines…- , etc..

    Et LARTISTE, encore une fois, a critiqué Cuba, tout en ne prenant pas soin de vérifier si ce qu’il critiquait, n’existait pas dans les pays capitalistes du calibre de Cuba. Or, ce qu’il critique à Cuba, est sensiblement pire ailleurs, précisément dans les pays capitalistes du calibre de Cuba.

    «Certain y trouverons une petite suggestion de développer l’entreprise privée (au bas niveau de la société) pour animer le sens de la propriété qui active l’efficacité et toutes sortes de belles choses semblables.»

    La propriété privée, c’est un conditionnement que vous connaissez. Vous n’avez tout simplement pas d’imagination. Une coopérative anime aussi les travailleurs et leur permettent d’apprendre à gérer une entreprise collective. Un sentiment d’appartenance s’y développe, comme au privé. Et sans qu’aucune exploitation autre que celle des machines ne se fasse, au profit de quelqu’un. Sortez de chez vous, il n’y a pas que le capitalisme, et de plus, ce système est encore moins efficace au niveau social que quelconque autre. Alors évitez-nous, s’il vous plaît, les dogmes du capitalisme, on a déjà donné. En 2008 d’ailleurs, tout récemment! Meilleure chance la prochaine fois!

    «Vous pouvez analyser les infos vous-même. Mais attention à ne pas vous faire apostropher par une digne (car il s’indigne facilement le pôvre) représentant de l’élite socialiste si vous éditez un massage ici-même ; car il semble que l’un des changements nécessaire au système socialiste parfait est l’acquisition du savoir-vivre.»

    Vous pouvez également vous informer sur les pays capitalistes du calibre de Cuba, et voir que LARTISTE est un aveugle sélectif. Il ne voit que ce qu’il veut voir. La vie en République dominicaine n’est pas enviée par les Cubains, je parie fort là-dessus!

    En résumé, LARTISTE fait comme tous les autres capitalistes de son calibre à lui, maladroit je dirais, et résume Cuba à sa pauvreté, sans la mettre dans son contexte et sans la comparer aux pays de son calibre –alors que Cuba se qualifie dans certains domaines comme la santé, mieux que des pays industrialisés et riches!-.

    Et bref, LARTISTE véhicule encore les mêmes dogmes comme solution magique, comme si –et c’est précisément ça qu’il fait!- de permettre l’exploitation du labeur d’autrui, changerait quelque chose au bonheur des Cubains! Imaginez! Ce que dit LARTISTE, c’est qu’en partageant moins les richesses, et en permettant l’exploitation du labeur d’autrui par de parfaits non-méritants, règlerait tout par magie à Cuba, comme si dans les pays capitalistes du calibre de Cuba, il n’y avait pas de misère! Or, l’OMS, l’UNESCO, et l’ONU dans son ensemble, reconnait qu’on vit salement mieux à Cuba que dans quelconque pays du tiers-monde! Et que, l’émigration de Cuba est passée en 9e rang en Amérique latine, c’est-à-dire que tous les autres latino-américains se poussent plus de leur pays capitaliste, que ne le font désormais les Cubains! Faut le faire!

    Bref, les statistiques -VS les opinions personnelles de Cubains (peut-être imaginaires! Allez savoir!)- disent toutes, le contraire de ce qu’avancent ici les opinions personnelles des anti-socialistes. Dont l’opinion de LARTISTE! Cuba va salement mieux que les pays capitalistes de son calibre, nettement mieux! Mais y aura toujours des LARTISTE pour nous proposer de tout confier les pouvoirs aux minoritaires et parasitaires bourgeois! Ces parasites sans qui, la vie continuerait!

    Adversairement (Il n’y a pas d’amitié possible entre nous LARTISTE, je dis non à la conciliation de classe!),

    Sylvain Guillemette

    (Oh! Et LARTISTE demandait légitimement ce qu’on pensait des «rations» à Cuba…. J’aimerais ajouter qu’au moins, à Cuba, les Cubains ne sont pas rationalisés sur leurs soins de santé! On ne peut pas en dire autant des pays capitalistes, même riches!)

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    23 juillet 2010 à 9 09 40 07407
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    Revenez quand vous voulez, j’adore débattre! Et plus c’est long, plus c’est bon!

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    23 juillet 2010 à 10 10 05 07057
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    Petit détail:

     » je n’ai jamais attaqué votre âge soit dit en passant. PJCA est plus âgé que vous si je ne m’abuse »

    Je n’ai pas dit que vous m’attaquiez sur mon âge. D’ailleurs je me sens tellement peu souvent attaqué que je m’attaque moi-même; comme je l’ai fais sur mon âge.

    Cela m,arrive assez souvent de m’attaquer moi-même; je me rouve assez « bouché » parfois. Mais, la plupart du temps, lorsque je m’attaque, ça me « débouche ». 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

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    25 juillet 2010 à 6 06 56 07567
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    @ HENGXI

    «les élus auraient été révocables en tout temps»

    «et n’a surtout pas mis en place la dictature du prolétariat»

    Certainement.

    Lorsque le manifeste du parti communiste fut écrit, par Karl Marx et Fredrich Engels, il importait à ces hommes d’expérience qu’on respecte la démocratie. Ainsi, la révocabilité des élus remettait aux mains des prolétaires le véritable pouvoir décisionnel.

    Ainsi, quelconque élu au sein d’un conseil populaire devait être révocable, et par la sorte, devenir perméable aux critiques du prolétariat, véritable dictature sous le communisme.

    Et nous y arrivons. D’abord, il importe que l’on sache ce qu’est un prolétaire. Le prolétaire est celui qui vend sa force de travail. Pour subvenir à ses besoins, le prolétaire vend à celui qui peut l’acheter, en l’occurrence le bourgeois, ou la bourgeoisie, sa force de travail, qui sera conjuguée aux moyens de production de l’employeur, le bourgeois, et des matériaux brutes qui seraient utilisés pour créer la richesse, afin de créer le profit dont se nourrit l’entreprise privée en termes de capitalisme.

    Bref, le communisme, le véritable, celui qui est comme ce qu’ont inventé ces hommes cités ci-haut, c’est la dictature du prolétariat, c’est-à-dire celle des travailleurs salariés, ou «anciennement salariés» -Si le communisme est atteint, car bien sûr, le prolétaire n’en est plus un s’il n’a plus à vendre sa force de travail.-. Or, jamais dans l’histoire une telle pratique n’a été mise en place. La Chine, comme ses semblables, a répété la dictature stalinienne SUR le prolétariat, plutôt que de se soumettre, elle-même, en tant qu’État «chancelant», à une dictature DU prolétariat. Autrement dit, la Chine arguait qu’elle mettait en place une dictature des travailleurs, mais s’en est tenue à mettre celle de Mao au-dessus de tout le monde, avec les dérives idéologiques qui allaient s’imposer avec lui.

    Pareil pour la Russie. Elle n’a jamais connu la dictature du prolétariat, mais bien, celle de Staline et de ses successeurs. Autrement dit, la Russie n’a jamais effleuré le communisme, elle n’a pu que mettre en place les soviets, mais sans que ceux-ci n’aient le temps d’atteindre les pouvoirs escomptés.

    Alors brièvement, on peut aujourd’hui dire, sans risquer de se tromper, que le communisme n’a jamais existé. Et encore, pour qu’il existe, il aurait fallu que les États le prétendant disparaissent, ou «ne soient même pas». Car le communisme impose l’abolition de l’État, au profit d’une dictature locale, répartie en divers soviets (conseils populaires), à travers toutes les régions. Un pouvoir véritablement décentralisé.

    Ça ne s’est pas vraiment vu, et ce qui s’en rapproche le plus, c’est ce qui se passe à Cuba. Car même si l’Assemblée nationale cubaine semble posséder tous les pouvoirs, il faut se détromper et comprendre que les conseils populaires choisissent leurs élus, qui à leur tout –vulgarisé- choisissent leur président. Et les conseils cubains, de plus en plus, sont présents et actifs autour des décisions qui se prennent en leur nom. Ce n’est pas parfait, mais c’est ce qui s’en rapproche le plus. Et il faut aussi relativiser, il n’est pas possible de développer une économie en un seul pays, comme il est impossible pour une seule jambe de pomper toute un système sanguin.

    Quand LARTISTE se moque de Cuba, il le fait en se fiant sur des données de pays riches et industrialisés. Cuba, vis-à-vis des pays de son calibre, se tient nettement mieux que ces autres tant économiquement, que socialement. Cuba n’a rien à envier aux pays de son calibre, en termes économiques ou sociaux. Rien. Nommez-moi un seul pays qui puisse se vanter d’exporter plus de 30 000 médecins, sans en manquer chez soi… Tout ce que savent exporter les États-uniens, et je parle de l’État, et non pas des habitants de ce pays, ce sont les bombes, l’impérialisme et le terrorisme. Si LARTISTE avait été l’ombre d’un sérieux débatteur, il me serait arrivé avec des données qui auraient infirmé mes dires quant au «bienêtre» des Cubains, face au «bienêtre» des pays de son calibre économique. Il ne l’a pas fait, car il ne peut pas le faire. Tout ce qui lui reste, ce sont des moqueries d’adolescent. Des vols à l’arrachée… Des petits problèmes mineurs, qu’on retrouve bref, partout dans le monde, même ici au Québec, ou en Chine ou vous êtes, et en France. Un peu plus, et LARTISTE me parlait de la prostitution juvénile…, et ce aurait été facile pour moi de parler de Robert Gilet de la radio de Québec, ou de quelconque autre pédophile qu’on peut, là encore, retrouver partout dans le monde.

    Ça m’a fait plaisir de vous éclairer, si vous avez d’autres questions, ne vous gênez pas.

    Sylvain Guillemette,

    Solidairement.

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    25 juillet 2010 à 8 08 05 07057
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    « Quand LARTISTE se moque de Cuba, il le fait en se fiant sur des données de pays riches et industrialisés.  »

    Relis ce que j’ai fourni comme info; elles viennent du gouvernement Cubain. Les autres sont des comptes rendus de personnes qui ont vécu quelques temps là-bas.

    Je dirais que c’est plutôt toi qui se sert des infos tirées de l’ONU etc…

    « Cuba n’a rien à envier aux pays de son calibre, en termes économiques ou sociaux. Rien. »

    Le Biafra non plus.

    « Si LARTISTE avait été l’ombre d’un sérieux débatteur, il me serait arrivé avec des données qui auraient infirmé mes dires quant au «bienêtre» des Cubains, face au «bienêtre» des pays de son calibre économique. Il ne l’a pas fait, car il ne peut pas le faire. Tout ce qui lui reste, ce sont des moqueries d’adolescent.  »

    🙂 Pas du tout. En réalité, tu faisais l’éloge de Cuba et je me demandais s’il ne serait pas préférable que je déménage là-bas. Mais comme tu le dis plus haut Cuba n’est pas du « calibre » du Canada. Donc je reste ici.

    « …ou de quelconque autre pédophile qu’on peut, là encore, retrouver partout dans le monde. »

    C’est pourquoi je n’en parle pas. Par contre, ta liste de « reporches » au Capitalisme et au communisme et socialisme qui existent (sauf Cuba)sont des reproches que l’on peut faire partout, à tous. Alors je comprend mal:

    « Des petits problèmes mineurs, qu’on retrouve bref, partout dans le monde, même ici au Québec, ou en Chine ou vous êtes, et en France.  »

    Amicalement

    André lefebvre

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    26 juillet 2010 à 6 06 18 07187
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    «Relis ce que j’ai fourni comme info; elles viennent du gouvernement Cubain. Les autres sont des comptes rendus de personnes qui ont vécu quelques temps là-bas.»

    C’est des commentaires des personnes qui ont vécu là-bas dont je parle. Des opinions personnelles de quelques personnes, ici et là, ça ne vaut rien. Moi, je suis canadien, et déteste ce pays de merde, qui a les mains pleines de sang. Ça vaut quelque chose, ça?

    «Je dirais que c’est plutôt toi qui se sert des infos tirées de l’ONU etc…»

    Qui reconnaissent les capacités de Cuba, vis-à-vis les pays de son calibre…

    «Le Biafra non plus.»

    Voilà ce que je veux dire! C’est de mauvaise foi! LARTISTE est incapable de rester sérieux deux secondes. Cuba, n’en déplaise au capitaliste qu’il est, fonctionne mieux que les pays capitalistes de son calibre, qui sont pourtant soutenus par la maison mère, Washington. Le Biafra n’a rien à voir avec Cuba…, c’est carrément n’importe quoi comme dires.

    «Pas du tout. En réalité, tu faisais l’éloge de Cuba et je me demandais s’il ne serait pas préférable que je déménage là-bas. Mais comme tu le dis plus haut Cuba n’est pas du « calibre » du Canada. Donc je reste ici.»

    Cuba ne sera peut-être jamais du calibre du Canada, parce qu’elle n’est pas impérialiste comme le Canada, elle n’impose pas de dictature pétrolière en Afghanistan par exemple. Les deux pays n’ont pas les mêmes ambitions, surtout depuis que les terroristes –par association au terrorisme qu’ils soutiennent- conservateurs ont pris le pouvoir au Canada. Cuba n’ira jamais assujettir les Irakiens ou les Afghans, à ses «doctrines»… Le Canada, lui, rêve de plus grand, de faire chier les Africains par exemple, au Congo tenez. Noir Canada, ça vous dit quelque chose? Ça explique assez bien la position «avantagée» du Canada sur les questions boursières, je vous conseille cette lecture, pour que vous compreniez que votre beau Canada, il est entre autre beau parce qu’il soumet d’autres nations. Dans un système capitaliste comme le nôtre, les ratées des uns s’expliquent souvent par les réussites des autres.

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    26 juillet 2010 à 6 06 40 07407
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    Oh! Et j’oubliais! Si votre Canada se porte si bien, c’est que ses amis capitalistes sont capables d’imprimer des billets de banque d’urgence aux 30-40 ans, c’est-à-dire à toutes les fois où le système capitaliste plante de lui-même!

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    26 juillet 2010 à 7 07 06 07067
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    « «Le Biafra non plus.»

    Voilà ce que je veux dire! C’est de mauvaise foi! LARTISTE est incapable de rester sérieux deux secondes. »

    Incapable de resté sérieux??? Cette remarque fait suite à votre échelle de valeur stioulant: … »de son calibre ». Est-ce que le Biafra a quelque chose à envier aux pays « de son calibre »?. Je ne crois pas; et je suis très sérieux.

    « Cuba ne sera peut-être jamais du calibre du Canada, parce qu’elle n’est pas impérialiste comme le Canada,… »

    C’est aussi ce que je pense. Vous voyez nous sommes d’accord. Et c’est aussi pourquoi je ne déménage pas, quitte à travailler un peu plus à l’amélioration du « calibre » du Canada.

    « Moi, je suis canadien, et déteste ce pays de merde, qui a les mains pleines de sang. Ça vaut quelque chose, ça? »

    Ça vaut beaucoup! Et cela justifie votre propension à vouloir tout faire basculer. Mais ce n’est qu’une solution parmi tant d’autres, qui sont défendues par d’autres personnes. Et puisque nous sommes, la plupart, démocrates, même si on ne vit pas vraiment une démocratie, l’opinion d’un seul individu n’est adoptable que lorsque la majorité y adhère. C’est-y assez sérieux ça?

    Amicalement

    L’Artiste

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    26 juillet 2010 à 8 08 07 07077
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    @hengxi

    « C’est sans doute là l’aspect le plus détestable de cette « démocratie » dont certains se gargarisent parce qu’ils en ont hérité »

    Nous sommes parfaitement d’accord. C’est ce que voulait dire: « même si on ne vit pas vraiment une démocratie,.. »

    D’ailleurs, à mes yeux, la démocratie résulte à donner le pouvoir aux représentants de l’imbécilité générale de la population. Alors…

    « Je ne suis ni un anti-démocrate (???), ni communiste, mais je peux commencer à comparer deux vécus, ce qui je pense est autre chose que le fait de se forger un avis sur la seule base des récits de nos médias « libres et indépendants » »

    D’où l’importance de votre point de vue.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    29 juillet 2010 à 7 07 48 07487
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    @ André Lefebvre

    «C’est aussi ce que je pense. Vous voyez nous sommes d’accord. Et c’est aussi pourquoi je ne déménage pas, quitte à travailler un peu plus à l’amélioration du « calibre » du Canada.»

    Mais ça n’efface pas la criminalité de cet État dans le reste du monde, je parle du Canada là. Cuba ne fait rien de tel dont elle pourrait se vanter.

    «Ça vaut beaucoup! Et cela justifie votre propension à vouloir tout faire basculer. Mais ce n’est qu’une solution parmi tant d’autres, qui sont défendues par d’autres personnes. Et puisque nous sommes, la plupart, démocrates, même si on ne vit pas vraiment une démocratie, l’opinion d’un seul individu n’est adoptable que lorsque la majorité y adhère. C’est-y assez sérieux ça?»

    Effectivement! Et à Cuba, ils ne sont pas gros à adhérer aux idées des dissidents de «Miami», ces nostalgiques de Batista. Vous avez bien raison! Ils sont tout au plus 2% de la population à cracher sur le socialisme de Cuba. Certes, un très gros pourcentage veut que ça change, mais cela, sans changer du socialisme au capitalisme. Ils ne veulent que plus de matériel inutile –C’est parfaitement normal quand tu es Cubain, et que tu vois les touristes arriver chez toi avec des IPOD, etc.. Et un socialiste ne devrait jamais cracher sur la technologie.-. Allez voir les sondages. Et La Havane a très bien expliqué que pour cela, il fallait avoir plus d’offre énergétique, d’où les partenariats fusant entre Cuba et le Venezuela, riche en pétrole et en gaz naturel.

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