Les Verts face à leur parasitisme

Si l’entente entre le gouvernement et les étudiants est entérinée par ces derniers, cela aura comme conséquence, avec l’aide d’une gestion plus rigoureuse des universités, de produire un gel effectif des frais de scolarité pour les sept prochaines années.

 

La question qui tue : les Verts, ces gens qui ont utilisé les tribunaux pour aller à l’encontre de la démocratie étudiante, ces gens qui ont proclamé sur toutes les tribunes que la hausse était justifiée et qu’ils étaient heureux de payer plus cher pour leurs éducations, ces Verts profiteront-ils de ce gel qui a été obtenu par le sacrifice d’autrui ou auront-ils la cohérence de payer volontairement plus cher que leurs collègues qui se sont battus ?

La question est bien davantage que théorique. Cette victoire pour le mouvement étudiant a été obtenue parce que des milliers d’étudiants se sont mobilisés, qu’ils se sont levés aux petites heures pour bloquer leurs institutions, qu’ils ont manifesté jour après jour. Ils se sont battus quotidiennement contre l’égoïsme d’une minorité de mwa-mwa pour qui la seule liberté qui existe est la liberté individuelle.

Ne faudrait-il pas, alors, que ces étudiants qui ont poignardé le mouvement étudiant dans le dos depuis des mois assument volontairement la hausse et prouvent ainsi qu’ils continuent de préférer la hausse à l’accessibilité ?

Ces 1770$ de hausse qu’ils vont épargner annuellement grâce au travail d’étudiants qu’ils ont trainé dans la boue depuis 82 jours, vont-ils l’assumer ou profiteront-ils du travail d’autrui pour mettre cette somme dans leurs poches ?

Ce conflit aura aussi permis de lever le voile sur cette minorité d’égoïstes centrés sur eux-mêmes, cette génération de mwa-mwa dont la liberté de leur nombril a préséance sur tout le monde, et de démontrer que loin de défendre des idéaux nobles, elle constitue plutôt une sous-classe de parasites vivant sur le bras d’autrui, profitant de leurs victoires, et faisant tout pour y nuire.

Être Arielle Grenier, Laurent Proulx, ou les autres « sans nom » qui se sont battus contre leurs collègues, j’aurais tellement honte ce soir que je ne pourrais pas sortir de chez moi.

Faut dire, j’ai un peu d’estime de moi.

Eux ? Ils vont profiter du gel comme tout le monde, ils vont continuer d’être les parasites de leurs collègues, et ils vont continuer de proclamer la supériorité de leur petit cul sur les idéaux collectifs de tout le monde.

Et ils vont continuer de profiter de la tribune offerte par des médias partageant la même idéologie et tout aussi parasitiques qu’eux.

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