L’ÉTAT AUTANT QUE NÉCESSAIRE, LE PRIVÉ AUTANT QUE POSSIBLE

MAIS NON L’INVERSE

 

Pendant que dans les pays du nord le refrain des hommes politiques et des oligarchies économiques et financières  clame haut et fort le démantèlement de l’État au profit du « privé »,  dans les pays émergents, le refrain est plutôt de renforcer l’État de manière à lui permettre d’harmoniser toutes les forces productives et toutes les richesses du pays au service prioritaire  du « bien commun » de l’ensemble de la société.  Pour ces derniers l’État est pour la société ce qu’est l’autorité parentale pour la famille. Le patrimoine national doit être géré pour le bien de tous et toutes. 

LES POUVOIRS DE L’ÉTAT SOUS CONTRÔLE OLIGARCHIQUE 

Nous réalisons de plus en plus que derrière les démocraties que nous ventons et dont nous nous faisons les promoteurs à travers le monde se profilent des intérêts privés dont la pleine sécurité repose sur le contrôle des divers pouvoirs dont dispose l’État. Leur main mise sur les pouvoirs politiques, législatifs et judiciaires leur permet de les orienter de manière à ce qu’ils répondent prioritairement à leurs intérêts.  Peu leur importe les incidences négatives que ces intérêts peuvent avoir sur le bien commun de l’ensemble de la société. Comme ils disent, elles ne sont pas là pour faire la charité ou s’occuper du mieux être des populations. Elles sont là pour elles-mêmes et leurs alliés. 

L’histoire de nos démocraties à l’occidentale démontre avec toujours plus de clarté cette prise de contrôle de l’État par des oligarchies, toute dévouées aux intérêts privés de leurs membres. Elles seront là pour financer les partis politiques, pour diriger le choix des candidats acceptables et leur apporter tout le soutien médiatique indispensable à la conquête des diverses fonctions de l’État. 

Elles seront également là pour orienter les législations et la fiscalité de manière à leur assurer l’accès aux richesses du pays et à leur exploitation aux moindres coûts. Elles pourront bénéficier de généreuses subventions et de multiples services d’infrastructure que l’État assumera à même les impôts de ses contribuables. 

Tout cela est évidemment présenté sous des dehors où les principaux bénéficiaires deviennent de véritables bienfaiteurs, assurant du travail à des centaines de travailleurs et permettant le développement économique et industriel des régions et du pays tout entier. 

Le discours officiel ne dira jamais, par contre, que l’État met à la disposition des entreprises l’énergie productive des travailleurs, principaux créateurs de la richesse ainsi qu’un nombre incalculable de bénéfices en subventions, en fiscalité et en infrastructures. 

Lorsqu’arrive les temps de crise, comme ceux que nous vivons actuellement, ces mêmes oligarchies, accrochées aux multiples subsides de l’État et bénéficiaires des lois fiscales les plus généreuses à leur endroit se font les apôtres du démantèlement de l’État social au profit de l’État entièrement privatisé. 

LES POUVOIRS DE L’ÉTAT SOUS CONTRÔLE POPULAIRE 

Dans les pays émergents de l’Amérique latine le balancier du contrôle des pouvoirs de l’État passe du pouvoir des oligarchies à celui des peuples. Ces derniers se réapproprient la démocratie dans son sens le plus vrai « le pouvoir du peuple par et pour le peuple ». Ils passent de la « démocratie représentative » à la « démocratie participative ». Dans les faits ça veut dire que dans le premier cas, une fois les élections terminées, comme c’est le cas dans nos pays,  les élus (es) font à peu près ce qu’ils veulent, d’où la grande latitude de oligarchies pour y régner en maitres. Dans le second cas, des dispositifs constitutionnels et du fait même contraignants, permettent au peuple d’intervenir à tout moment. Il peut le faire soit à travers ses associations, ses regroupements et ses syndicats pour corriger le tir de ses dirigeants, soit directement par référendum, pour les destituer. Il n’y a pas de chèque signé en blanc remis aux élus. Ils doivent rendre des comptes et assumer des décisions en conformité avec la volonté de leur peuple. 

Ce renversement des pouvoirs ne se fait pas sans que les anciens maitres des pouvoirs de l’État fassent des pieds et des mains pour qu’il n’en soit pas ainsi. Tout sera utilisé pour empêcher ces nouveaux venus, que sont finalement les peuples, de reprendre le contrôle de leur État. Leurs dirigeants seront diabolisés, diffamés et même assassinés. Dès que des correctifs seront apportés à des législations qui avaient pour finalité de protéger leurs privilèges, ils crieront à l’atteinte aux libertés fondamentales et mettront à contribution leurs propres commissions des droits de la personne pour élaborer des dossiers fondés sur des demi-vérités si ce n’est sur des mensonges inventés de toute pièce. Dans la majorité des cas, les oligarchies nationales et internationales provoqueront des tentatives de coups d’État militaires. La voie démocratique, prêchée avec tellement de conviction lorsqu’ils en contrôlaient tous les rouages, ne les sert plus là où les peuples ont compris leur mascarade. Ce fut le cas au Venezuela en 2002, en Bolivie, en 2008, au Honduras, en 2009, en Équateur, en 2010. Le seul à avoir réussi est celui du Honduras. Dans les autres cas, la vigilance du peuple a fait échouer ces opérations terroristes menées avec le soutien de Washington. 

QUEL EST DONC LE PÉCHÉ DE CES GOUVERNEMENTS 

Dans tous les cas il s’agit de gouvernements démocratiquement élus avec un fort appui populaire. Leurs dirigeants ont fait allégeance au principe selon lequel l’État est le responsable du Bien commun et qu’il lui revient de prendre tous les moyens mis à sa disposition  pour atteindre cet objectif. Pour faire court, ces objectifs du bien commun portent sur les éléments de base permettant d’assurer la santé, l’éducation, l’alimentation, le logement, la sécurité et le développement de l’ensemble de la société. Il est le garant de la gestion des richesses du pays et de la mise en place des ressources nécessaires à la réalisation de ce mandat.  Sa clientèle prioritaire est et demeure le peuple dans toutes ses composantes. 

Il est évident que le passage d’un « bar ouvert » où les multinationales et les oligarchies puisaient à volonté dans les richesses du pays sans y laisser la rente correspondante aux valeurs de ces  dernières, à un « bar contrôlé » par  l’État qui ne leur permet plus de faire ce qu’ils veulent, n’est pas de nature à leur plaire beaucoup. Ces oligarchies accuseront ces gouvernements de communistes, de marxistes, de dictatoriaux pour le seul fait d’être mis au pas de la justice sociale et des impératifs du Bien commun de la société. 

L’État qui prend au sérieux son mandat de gérer en bonne autorité parentale le bien commun de toute la famille devient suspect dès qu’il fait passer au second plan les intérêts des oligarchies nationales et internationales. Ces dernières préfèreraient que ce soit plutôt « le privé autant que nécessaire et l’État autant que possible ».  Elles devront toutefois se résigner au fait que « le moi, premier servi » des oligarchies devienne le « moi premier servi » du peuple.

Le mouvement des indignés à travers le monde ne fait que relever cette grande tricherie dont sont victimes les peuples. Le seul fait d’en prendre conscience génère déjà les énergies pour en chercher l’élimination. 

 

Oscar Fortin

Québec, le 9 novembre 2011

http://humanisme.blogspot.com 

 

 

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Oscar Fortin

Libre penseur intéressé par tout ce qui interpelle l'humain dans ses valeurs sociales, politiques, économiques et religieuses. Bien que disposant d'une formation en Science Politique (maîtrise) ainsi qu'en Théologie (maîtrise), je demeure avant tout à l'écoute des évènements et de ce qu'ils m'inspirent.

12 pensées sur “L’ÉTAT AUTANT QUE NÉCESSAIRE, LE PRIVÉ AUTANT QUE POSSIBLE

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    11 décembre 2011 à 4 04 03 120312
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    L’Etat devrait être le garant de nos libertés. Le privé devrait être une aide au profit de l’Etat et non à son profit propre, comme le glaive est nécessaire au roi en tant qu’outil et non comme finalité. Ce qui me heurte aujourd’hui, dans nos pays occidentaux, c’est que les intérêts privés ont supplanté toute réflexion sur le devenir des peuples. Ainsi, les instincts les plus vîls prévalent, au nom de la libre entreprise, sur la réflexion nécéssaire à notre futur sur la planète. C’est pour ça que j’affirme que l’Etat doit recouvrer le pouvoir qu’il avait jusqu’à il y a peu, et que les banquiers, par exemple, ne doivent plus être des entrepreneurs lambdas, mais les serviteurs des pays dans lesquels ils sont implantés. Ainsi, nous retrouverons un peu de la quiétude que nous avions au siècle dernier.

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    11 décembre 2011 à 5 05 48 124812
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    Bravo! Oscar.

    Sauf pour un petit bémol de rien du tout:

    « L’État qui prend au sérieux son mandat de gérer en bonne autorité parentale le bien commun … »

    L’État doit gérer selon la volonté du peuple, donc sans aucune autorité quelle qu’elle soit, sauf celle de convaincre le peuple sur chacune des décisions qui sera prise PAR LE PEUPLE. L’État ne fait que « GÉRER » la décision sans la « choisir ».

    DANS CE CAS, L’ÉTAT N’A AUCUN POUVOIR DÉCISIONNEL.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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      11 décembre 2011 à 9 09 00 120012
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      Lartiste, l’État, c’est le peuple, lorsque cet État est gouverné par le peuple. Alors l’«autorité parentale», ce sont les élus révocables en tout temps du peuple, qui l’exercent.

      Oscar ne s’est donc aucunement trompé. Il a vu et dit juste.

      L’État tient son pouvoir décisionnel de ses élus, mais ce pouvoir décisionnel est également assujetti au soutien populaire de cet État, de ses élus surtout, qui doivent absolument être révocables en tout temps.

      C’est du socialisme et si les gouvernements populaires le souhaitent, ils peuvent mettre en branle le plan de transition maximum de la 4e Internationale, puis viser le communisme.

      Le communisme, c’est la dictature totale du peuple travailleur, sans État, mais nous n’y sommes pas. Il y a du conditionnement à mettre en place, via l’État, avant de s’y rendre. Il y aura donc beaucoup de référendums et de chicanes, avant de s’y rendre.

      Solidairement,

      Sylvain Guillemette

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        11 décembre 2011 à 10 10 01 120112
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        « ce sont les élus révocables en tout temps du peuple, qui l’exercent. »

        Situ crois être possible d’enlever le pouvoir à quelqu’un à qui tu l’as donné, tu rêves.

        Mais de toute façon, je suis trop « mature » et « majeur » pour ne faire dire quoi faire par des « parents ».

        Je n’accepte pas l’autorité; point final.

        Amicalement

        Elie l’Artiste

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    11 décembre 2011 à 9 09 06 120612
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    Il faut donc prendre les États, puis mettre en place des lois qui aboliront les droits de propriété privée. il faut, comme Québec-solidaire le proposait dans son congrès cette fin de semaine, nationaliser des secteurs bancaires, des banques et même, créer des sociétés d’État en la matière.

    Il faut renverser les pouvoirs de l’oligarchie, qui se réformera elle aussi en ce sens, puis l’immobiliser, la restreindre au p’tit coin. Il faut que la bourgeoisie sente que son règne est terminé. Nous devons les extirper de nos fondations sociétales, puis les inviter à entrer dans les rangs, sans quoi, leur faire comprendre que ce sera l’exil qui les guettera.

    Il faut se donner les pouvoirs populaires et renverser par exemple, la chambre de commerce, laquelle agit comme une petite dictature dans toutes nos régions. Les chambres de commerce sont un repaire de bourgeois, et un dictat que les médias ne manquent pas de représenter dans leurs couches pleines.

    Il faut obliger les maires de nos villes à composer avec le populaire et leur interdire les rencontres secrètes avec la bourgeoisie.

    Il faut changer toutes nos façons de faire, il faut se donner des moyens et sans l’État pour ce, nous n’y arriverons tout simplement pas.

    Solidairement,

    Sylvain Guillemette

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      11 décembre 2011 à 10 10 08 120812
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      Tu penses exactement comme l’oligarchie actuelle.

      Ce sont ce genre pensées qui la font agir.

      Donc, tu n’y changeras rien sauf l’asservissement à quelqu’un d’autre et à une autre idéologie.

      Il faut…il faut…il faut… de sorte que c’est toujours LES AUTRES qui font, ce que tu décides.

      Je n’ai pas confiance à ce genre de « parents ».

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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    11 décembre 2011 à 19 07 30 123012
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    Je m’excuse d’entrer si tard dans le débat. J’ai été absent toute la journée et là je prends connaissance de vos aimables et judicieux commentaires. Pour l’artiste je dirai que ma référence à au bon père de famille, est de une forme d’analogie pour expliquer l’esprit avec lequel ceux et celles (bonne mère de famille) ont à exercer les responsabilités de l’État qui répondent à la volonté du peuple et aux exigences du bien commun de ce dernier.Par exemple, je suis partie à une tutelle à l’endroit d’une tierce personne et on nous dit d’agir dans l’esprit d’un bon père de famille. En somme une manière d’exercer l’autorité autrement que par des ordres et des interventions policières.

    Je pense que Sylvain a donné un début de réponse que je trouve également intéressant en relation avec cette approche du bon père de famille. Sur les autres aspects de son intervention je dirais que le problème n’est pas d’éliminer tel ou tel groupe, oligarchique ou pas. Le problème c’est de leur faire prendre leur place dans les rangs de la société. Qu’il y ait des chambres de commerces, des entrepreneurs, des oligarchies, je n’ai rien à redire. Là où le bas blesse c’est lorsqu’ils s’arrogent le pouvoir de tout décider et qu’ils veulent mettre l’État à leur service. C’est eux qui doivent s’ajuster aux impératifs du Bien commun sur lequel l’État et par lui le peuple ont plein pouvoir.

    Merci pour vos commentaires, c’est toujours un plaisir de vous lire.

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      12 décembre 2011 à 7 07 30 123012
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      Entièrement d’accord avec ton deuxième paragraphe. (B) (Avec un bémol pour les oligarchies 😉 )

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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    12 décembre 2011 à 12 12 09 120912
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    Bonjour Oscar et merci pour cet article.

    Voici un article de La presse qui explique comment il est interdit de cultiver plus qu’un certain nombre de plants de fraises et de framboises sans être membre de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec (APFFQ), et sans payer la cotisation annuelle à cette association.

    La participation obligatoire à cette association (association obligatoire sous peine de sanction = Fascisme)résultent d’une loi adopté récemment par L’Ass. Nationale.

    Cette loi s’inscrit dans un effort soutenu de la part des gouvernements (du Québec, Canada, autres provinces, USA, et le reste du monde) pour prendre le contrôle de la production alimentaire.

    Je trouve ça dégoutant. Les dirigeants de cette association sont des parasites qui méritent un bon coup de pied dans le cul.

    Bonne journée à tous!

    Voici l’article :

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201112/12/01-4476912-crise-chez-les-producteurs-de-petits-fruits.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS3

     »Enterrer 9000 plants de fraises. C’est ce que fera Claude Talbot, propriétaire d’une petite ferme de Donnacona, au moment des labours du printemps. Cette culture n’est plus rentable, juge-t-il. Surtout depuis qu’il a été inscrit «de force», comme il dit, à l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec (APFFQ), qui lui a réclamé 1000$ récemment pour des cotisations impayées depuis 2009. «Ma ferme était un rêve, qui prend fin sous cette forme», a-t-il raconté.

    De nombreux producteurs maraîchers remettent en question leurs cultures de fraises et de framboises, a appris La Presse. «Plusieurs m’ont parlé de la mise en demeure qu’ils ont reçue parce qu’ils n’ont pas payé leur cotisation à l’Association», a indiqué Geneviève Legault, agronome au Club agroenvironnemental de l’Estrie.

    Le problème? En payant la redevance, «ça ne devient pas rentable de cultiver une petite superficie» de fraises ou de framboises, a estimé l’agronome. Déjà, l’été dernier, Mme Legault a dû faire un constat d’arrachage de plants de framboisiers, «à cause de cette loi-là», a-t-elle précisé.

    Au Québec, on peut cultiver bleuets ou canneberges en ne payant qu’une cotisation annuelle de 300$ à l’Union des producteurs agricoles. Mais dès qu’on achète 250 plants de framboises ou 1000 plants de fraises, on doit de plus cotiser à l’APFFQ. «Notre règlement de contribution est bel et bien obligatoire», a confirmé Caroline Thibault, directrice générale de l’Association. Pour se faire payer, l’APFFQ a procédé à des «mises en demeure groupées», a-t-elle reconnu.

    La cotisation se divise en trois parties: la première varie selon le nombre de plants achetés, la deuxième selon le nombre de contenants achetés et la dernière est une contribution annuelle fixe, exigée depuis 2008. «Le problème, c’est que ces règlements ont été votés en l’absence des petits producteurs, qui n’en sont pas membres, a dénoncé Mme Legault. Qui va les défendre?»

    Les agriculteurs «qui choisissent la production de fraises et framboises entrent dans un secteur qui est organisé et dans lequel il y a des occasions, a répondu Mme Thibault. Il y a un prix à payer pour ça.»

    Mise en demeure

    Ces règlements «ne favorisent que les gros», a dénoncé Laurier Chabot, de la ferme biologique Aux couleurs des saisons, de Sainte-Catherine-de-Hatley, qui se bat aussi contre l’APFFQ. Sa faute: avoir acheté 300 plants de framboises pour des amis, chez un fournisseur où il avait un compte, en 2009. «Je viens de recevoir une lettre d’avocat me demandant de payer plus de 600$ à l’Association en moins de 10 jours», a-t-il indiqué.

    Une solution semble en voie d’être trouvée. «Si M. Chabot nous fait la démonstration que les 300 plants de framboises ne sont pas chez lui, on va l’arranger, son dossier», a dit Mme Thibault. Or, l’agronome Geneviève Legault atteste que les framboisiers ne sont pas à la ferme Aux couleurs des saisons.

    «Même si mon cas se règle, plusieurs autres vont détruire leurs framboisiers et leurs fraisiers pour ne pas avoir à payer, a déploré M. Chabot. C’est une injustice totale, pour les petits producteurs comme pour les consommateurs, qui ne pourront plus trouver de petits fruits locaux.»  »

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    12 décembre 2011 à 13 01 57 125712
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    Aime, Vous avez raison de dire qu’il y a parfois de ces incohérences, difficilement compréhensible. Qui sont ceux qui dirigent l’Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec? Sont-ils des élus représentatifs de leurs membres ou des usurpateurs de pouvoirs qu’ils mettent au service de certains groupes privilégiés? Il y a certainement un problème interne à cette association pour que les petits producteurs en nombre plus élevés n’y trouvent leur compte.

    Lorsque des gouvernements convertissent l’état en entreprises oligarchiques et que les associations en font tout autant avec leurs membres on comprend alors que l’on y retrouve ce que vous nous décrivez si bien.

    Dans les deux cas il nous faut des représentants qui soient vraiment responsables auprès de leurs électeurs et électrices. Il semble que ce ne soit pas toujours le cas.

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      12 décembre 2011 à 16 04 13 121312
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      Bonjour Oscar,

      Cette histoire de petits fruits est la pointe de l’iceberg.

      Regardez cet article qui explique comment un projet de loi en Nouvelle-Zélande va interdire la culture d’aliments, qui ne sera plus un droit, mais un privilège consenti par l’état.

      http://www.naturalnews.com/034337_New_Zealand_food_freedom_human_rights.html

      Les USA ont adopté une loi similaire et le Canada tente de faire de même avec une loi sur les produits dangereux qui aurait le même effet.

      Au Québec, et ailleurs, des organisations payent les cultivateurs pour détruire leurs arbres fruitiers centenaires et les remplacer par des espèces venues d’ailleurs qui ne résiteront probablement pas à notre climat.

      Pendant ce temps, les gens payent le gros prix au supermarché pour des aliments bien moindre qualité, produits par Big Agro.

      C’est pour ça que je n’ai aucun repect pour ces sangsues de l’APFFQ et tous les autres parasites du même genre.

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